Le cannabis : une drogue aux effets pervers (Le Figaro)

Zone Interdite consacre un reportage au cannabis, une drogue qui a la faveur de nombreux consommateurs – plus d’un million de réguliers et plus de cinq cent mille quotidiens en France – pour ses effets relaxants… Mais qui se révèle très perverse à long terme.

Le cannabis séduit car ses effets sont moins violents que ceux de l’héroïne. Pas de risque d’overdose non plus. En revanche, ses conséquences sont dangereuses et très pernicieuses à long terme. « Le principe actif du cannabis, le tétrahydrocannabinol, ou THC, est très diffusible dans les graisses, et donc dans les organes riches en graisse comme le cœur, le cerveau, et les vaisseaux, le foie », explique François Chast, chef du service pharmacologie-toxicologie de l’Hôtel-Dieu à Paris.

« Sur le plan cardiovasculaire, sa prise augmente le risque d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus du myocarde, poursuit-il. En particulier, le cannabis contribue à la constitution de la maladie de Buerger, qui attaque les vaisseaux sanguins et entraîne une nécrose artérielle des mains et des pieds. » Les effets du cannabis ont été étudiés depuis le XIXe siècle, grâce au savant français Moreau de Tours, qui a nommé son addiction « cannabisme ». Dans les années 1980 en Suède, en 2007 en Grande-Bretagne, et, plus récemment, en Nouvelle-Zélande ont été publiées des études menées sur le long terme concernant des « cohortes » de population consommant du cannabis et comparées à d’autres n’en consommant pas.

« L’équipe néo-zélandaise a ainsi publié dans le très respecté journal américain Proceedings of the National Academy of Sciences des résultats démontrant que les consommateurs de cannabis ayant commencé à fumer dès l’âge de 13 ans ont un quotient intellectuel altéré de 8 % par rapport aux sujets « sains », et que tous ces consommateurs ont un niveau social et culturel inférieur aux autres. » Autrement dit, « le cannabis a un impact prouvé sur le développement du cerveau. Or, il est consommé très souvent chez les écoliers ou des étudiants, qui risquent de sombrer à long terme, en cas de consommation régulière, dans la dépression, et de développer des psychoses ou bien des cas de schizophrénie », conclut François Chast. Drogue considérée comme douce, le cannabis pose en fait un vrai problème de santé publique.

À savoir
Selon des études menées dans différents pays depuis quarante ans, il a été prouvé que la consommation d’une cinquantaine de joints par mois multiplie par six le risque de développer une psychose à l’âge adulte et augmente de 40 % les possibilités de tomber dans la schizophrénie.

Une réflexion au sujet de « Le cannabis : une drogue aux effets pervers (Le Figaro) »

  1. Et à toutes ces joyeusetés, ne pas oublier d’ajouter le cancer des testicules !

    Amicalement

    Sophie

    « L’Université de Californie du Sud vient de montrer que la marijuana a d’indéniables effets cancérigènes sur les cellules testiculaires. Les chercheurs californiens ont suivi l’usage de drogues de 163 jeunes hommes diagnostiqués avec un cancer des testicules et l’ont comparé avec celui de 292 hommes en bonne santé du même âge pour mener cette étude. Les antécédents de consommation de cannabis aussi bien récréatif que thérapeutique double le risque d’avoir certains types de cancer des testicules. Les effets cancérigènes seraient indéniables malgré une certaine méconnaissance de derniers.

    « Nous ignorons comment le cannabis conduit au cancer mais nous supposons que le système qui intervient dans la formation du sperme, répond à l’ingrédient actif de la marijuana », explique le Dr Cortessis, qui a dirigé les chercheurs.

    Le cancer des testicules est rare mais il touche une population jeune (entre 15 et 34 ans). Cette catégorie est aussi la plus exposée à la consommation de cannabis. Il ne faut pas oublier les autres facteurs qui favorisent l’apparition de tels cancers. Au-delà d’une étude qu’il faudra corroborer, le cannabis thérapeutique est fustigé dans un état pionner de cette légalisation contrôlée. En outre, le cannabis médicinal représente plusieurs dizaines de millions de dollars dans l’économie californienne, sans compter la revente parallèle des prescriptions au marché noir.

    Ce holà contraste avec les dernières avancées concernant ce médicament naturel. Le Parlement Européen, quant à lui, ouvre le débat sur ce sujet sensible . »

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