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Côtes-d’Armor : deux enfants hospitalisés après avoir léché la casserole d’un gâteau au cannabis

Transportés en urgence à l’hôpital de Rennes, les deux enfants âgés de deux et cinq ans sont en bonne santé. Leur père, placé en garde à vue, sera convoqué au tribunal.

Avec France Bleu Armorique – 

Cette madeleine de Proust avait un arrière-gout amer. Qui ne se souvient pas, enfant ou même adulte, d’avoir plongé ses doigts dans la pâte à gâteau ?

Cette fois, l’expérience aurait pu mal tourner, comme le raconte France Bleu Armorique mardi 9 novembre. 

Dimanche 7 novembre à Trémorel (Côtes-d’Armor), deux enfants âgés de deux et cinq ans ont été pris de malaise après avoir léché la casserole dans laquelle leurs parents avaient préparé un alléchant gâteau… au cannabis !

Comprenant très vite ce qu’il se passait, les parents ont immédiatement appelé les secours qui ont décidé de transporter les enfants par hélicoptère au CHU Pontchaillou, à Rennes. Après une nuit passée à l’hôpital, les deux enfants ont pu retrouver leurs parents en bonne santé.

Le père sera prochainement convoqué au tribunal après avoir été placé en garde à vue à la gendarmerie de Merdrignac (Côtes-d’Armor). Choquée, la mère sera entendue prochainement.

Près d’un quart de la population française consomme trop d’alcool

selon Santé publique France

Près d’un quart de la population française consomme trop d’alcool, selon Santé publique France

AU RAPPORT – Selon la dernière étude de l’Agence nationale de santé publique, près d’un Français sur quatre dépasse les repères fixés en matière de consommation d’alcool. Et une part non négligeable d’entre eux semble minimiser les risques liés à ce comportement.

Maelane LOAEC

Si la proportion de Français qui boivent trop n’a pas augmenté depuis 2017, elle plafonne encore à un haut niveau. Selon le dernier baromètre de Santé publique France, publié ce mardi 9 novembre, 23,7% des 18-75 ans déclarent avoir dépassé les repères de consommation délimités par l’institution en 2017, avec l’aide de l’Institut national du cancer.

À savoir : pas plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de deux par jour, en se réservant donc des jours sans une goutte d’alcool dans la semaine. Ce serait donc près d’un adulte français sur quatre qui aurait une consommation excessive d’alcool.

Cette proportion n’a pas beaucoup augmenté par rapport à celle de 2017, lorsque le niveau montait à 23,6%. À noter également, cette étude a été interrompue lors du premier confinement de mars, « modifiant ainsi la période usuelle de recueil des données » : aucune interview n’a été réalisée entre mi-mars et juin 2020, mais il y a eu davantage d’entretiens pendant l’été, période davantage propice à la consommation. Conséquences :  ces données pourraient être « surestimées » par rapport à 2017.

Un risque pour la santé parfois sous-estimé

Santé Publique France rappelle dans cette étude que la consommation excessive d’alcool cause plus de 40.000 décès par an, et coûterait 118 milliards d’euros par an. Des risques dont de nombreux Français ne semblent pas conscients. Parmi les sondés, 17% des personnes affirmant dépasser les repères de consommation estiment que boire quotidiennement ne représente pas de danger pour la santé. Un avis partagé par 8% de ceux qui ne consomment pas au-delà des recommandations. 

Si 84% de ceux ayant une consommation excessive de l’alcool reconnaissent en revanche que cette consommation peut aggraver le risque de cancer, ils sont 23% seulement à se dire prêts à boire moins, la faute à « des comportements très ancrés » déplore Santé Publique France.  

Les hommes et les actifs davantage concernés par une consommation excessive

L’étude révèle aussi que les hommes sont les plus susceptibles de multiplier les verres : 33,2% boivent trop, contre 14,7% pour les femmes. Un ratio inchangé par rapport à 2017. Parmi les adultes qui déclarent trop consommer, 68,1% sont des hommes, alors que parmi ceux qui affirment ne pas dépasser les repères, ils ne sont que 42,5%.  

Santé Publique France note également que si cette consommation « n’est pas très marquée socio-démographiquement »,  « le niveau de diplôme et le niveau de revenu » a tout de même une influence. Les personnes qui gagnent les plus hauts revenus dépassent souvent les repères de consommation, ainsi que plus largement les personnes actives : 57,6% des hommes et 59,2% des femmes qui ont un emploi déclarent trop boire, contre 9,4% et 7,2% pour les personnes au chômage.

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Philadelphie : les trottoirs de l’enfer

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Crack à Paris: «Anne Hidalgo refuse l’hospitalisation des toxicomanes par dogmatisme»

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Le crack est une drogue particulièrement addictive, explique le conseiller LR de Paris Rudolph Granier. Par conséquent, les mesures d’éloignement géographique et d’enfermement sont selon lui des mesures efficaces.


  • Rudolph Granier est conseiller Les Républicains du XVIIIe arrondissement de Paris.

Le FIGARO. – Quel regard portez-vous sur la décision d’édifier un mur entre Paris et Pantin pour empêcher les «crackers » de circuler ?

Rudolph GRANIER. – Le préfet de police a expliqué très clairement que le tunnel, occupé auparavant par des mineurs isolés et par des dealers, constituait un obstacle très clair au maintien de la sécurité publique. Il y aurait pu y avoir un incendie. De plus, ce tunnel est sombre, et peu accessible à la police, c’est un endroit dangereux. L’édification de ce mur va donc dans le bon sens.

Comment expliquer que le fléau du crack se cristallise dans la capitale ?

Historiquement, Paris a toujours été une ville où des publics plus ou moins fragiles sont concentrés dans un même arrondissement.

Les socialistes parlent de «quartiers populaires» pour désigner ces territoires. Ce sont des quartiers qui concentrent beaucoup de problèmes: l’intégration, la scolarité, l’emploi, la sécurité, ou même l’environnement. Ce sont les quartiers densifiés, où l’on bétonne de plus en plus. Ces lieux méritent mieux que l’adjectif cache misère de «populaire».

Pourriez-vous établir un profil type du toxicomane de crack à Paris ? Qui sont-ils ?

Les profils sont très variés. Il n’y a pas forcément que des SDF ou des personnes en décrochage économique ou social. Ils ont, pour la plupart, un logement. C’est un public très varié qui rend difficile le travail des forces politiques.

Dans un entretien publié dans nos colonnes, François Diot affirmait que multiplier les salles de shoot ne servait à rien à partir du moment où il n’y avait pas une politique de soin adaptée et cohérente. Partagez-vous ce constat ?

Je partage complètement son avis. Lors d’une réunion qui s’est tenue ce matin [jeudi 30 septembre] en présence de parlementaires, de maires d’arrondissement, de l’Agence régionale de santé, et de la préfecture de police de Paris, le mot «médical» n’a jamais été prononcé, et je n’entends pas par ce terme «aider les gens à se droguer».

Nous demandons la création de lieu de prise en charge globale: médicale, psychiatrique, sociale. Des structures transversales comme celles-ci n’existent toujours pas.Rudolph Granier

Le mot «sevrage» n’est pas assez présent dans le dernier rapport de l’INSERM, au sujet des personnes qui s’injectent de la drogue, et il traite peu du crack. Cette étude se base sur des données de santé publique tirées des salles de shoot. Or, le crack s’injecte très peu, il se fume. Le sevrage n’est donc jamais étudié correctement dans ce rapport, qui est un rapport militant.

Les salles de shoot, qui existent dans d’autres pays, répondent à un objectif: la réduction des risques liés à l’injection de drogue (hépatites, VIH, infections…). En France, on a un réseau efficace pour lutter contre ces risques, comme les CAARUD, les Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues. Notre politique sanitaire fait le choix de s’appuyer sur ces CAARUD afin de garder une cohérence juridique car, dans ces centres, on ne pratique pas d’injections. La consommation de drogue et l’aide à la consommation de drogue sont punies par la loi. Nous n’acceptons pas d’aider des personnes à se détruire. Le risque, c’est que les CAARUD soient à terme transformés en salle d’inhalation. Nous souhaitons que ces centres puissent être des endroits où on assiste les personnes pour les soigner.

Par ailleurs, les salles de shoot ne sont d’aucune utilité car le crack est fumé et non pas injecté. Et ces salles de consommation ne proposent pas de soins médicaux ni de soins psychiatriques. À la salle de shoot de Lariboisière, à Paris, il n’y a plus de médecin depuis 18 mois.

Pourquoi ?

Parce qu’un médecin n’est pas fait pour inciter les gens à se tuer. L’ordre des médecins n’est absolument pas favorable aux salles de shoot. En revanche, on peut comprendre que des associations subventionnées par la mairie de Paris le soient…

Je ne comprends pas qu’on puisse à avoir envie d’aider les gens à mourir petit feu, mais c’est ce que préconise la mairie de Paris avec ces salles de shoot. C’est irresponsable. Nous, nous demandons la création de lieux de prise en charge globale: médicale, psychiatrique, et sociale. Des structures transversales comme celles-ci n’existent toujours pas, pourquoi ?

Par ailleurs, je ne comprends pas que la municipalité se pose la question de l’augmentation des capacités d’hébergement des toxicomanes alors que le préfet de police a lui-même dit que les trois quarts des drogués au crack sont déjà logés. L’hébergement n’a rien à voir avec cette problématique-là.

L’éloignement physique est la seule façon, pour certains, de se défaire de l’addiction.Rudolph Granier

Comment l’expliquez-vous ? La mairie de Paris est-elle dans une démarche purement idéologique ?

C’est une démarche purement dogmatique puisque, derrière cette question, se pose la banalisation du cannabis. La maire du XIIIe arrondissement Anne Souyris et les écologistes ne se cachent d’ailleurs pas de plaider en faveur de la dépénalisation du cannabis. Nous refusons de banaliser la consommation de drogue.

Selon vous, faut-il hospitaliser d’office les toxicomanes ?

L’addiction au crack est, immédiate, elle a lieu dès la première injection. Aussi, il s’agit d’une démarche plutôt collective d’où les regroupements auxquels on assiste et le fait que les toxicomanes se rendent rarement dans les salles de shoot pour inhaler du crack).

Il est compliqué de sortir de l’addiction au crack. Par conséquent, les mesures d’éloignement géographique sont très importantes. Quand la justice prononce des interdictions de paraître sur des territoires, cela fonctionne bien. Mais une personne qui a été sevrée pendant 10 ans et qui repasse à l’endroit où elle consommait de la drogue peut replonger instantanément. L’éloignement physique est donc la seule façon, pour certains, de se défaire de l’addiction. Dans d’autres cas, des mesures d’enfermement peuvent également être efficaces.

N’est-ce pas une atteinte au droit de ces personnes ? Pourquoi la mairie de Paris s’y refuse?

Parce que la gauche ne considère pas l’enfermement comme une mesure de soin psychiatrique. L’hospitalisation d’office est une mesure encadrée et parfois demandée par la famille. Quand vous allez voir des crackers, eux-mêmes demandent des mesures d’éloignement.

À l’inverse, aider quelqu’un à prendre du crack, ce n’est pas le soigner. La question à se poser est: «quand les soigne-t-on» ?

Mais Hidalgo crée le chaos pour servir son dogmatisme.

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«Méconnaissable», cette star a sombré dans l’alcool

Une chanteuse célèbre a partagé un cliché datant de 2017 pour montrer dans quel état elle était à cause de l’alcool.

«Une version méconnaissable» d’elle-même. C’est ainsi que Jessica Simpson a décrit la photo qu’elle a postée sur Instagram, le 1er novembre 2021, pour évoquer son combat contre l’alcoolisme.

La chanteuse de 41 ans, qui a prouvé en 2020 qu’elle avait toujours un corps de jeune femme, fêtait ce jour-là 4 ans de sobriété et elle en a profité pour se confier sur les raisons qui l’avaient poussée à se reprendre en main parce qu’elle était épuisée.

«Il y a tellement de stigmatisation autour du mot alcoolisme ou de l’étiquette d’alcoolique. Le vrai travail que je devais faire dans ma vie était d’accepter l’échec, la douleur, la vulnérabilité et l’auto-sabotage. La consommation d’alcool n’était pas le problème.

C’était moi le problème. Je ne m’aimais pas. Je ne respectais pas mon pouvoir. Aujourd’hui, je le fais. J’ai accepté mes peurs et les parties tristes de ma vie», a écrit la maman de trois enfants et adepte des manteaux de fourrure avant de conclure: «Je suis libre».

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Contre le fléau de la drogue, il n’y a pas de solution miracle.

Guillaume Roquette. Le Figaro

À chaque explosion de violence dans les banlieues, contre la police ou entre trafiquants de drogue, la proposition revient sur le tapis: et si on légalisait le cannabis? La question mérite en effet d’être posée, au vu de la barbarie qui règne dans ce que l’on appelle pudiquement «les zones de non-droit». Et pas seulement à Marseille, puisque toutes les métropoles sont désormais le théâtre des règlements de comptes et des batailles rangées avec la police. Cette semaine encore, les forces de l’ordre se faisaient tirer dessus aux abords d’un point de deal à Lyon.

À découvrir

  • L’objectif de la légalisation est évidemment de faire baisser le niveau de la délinquance en normalisant le commerce du cannabis comme cela a été fait ailleurs, au Canada, en Uruguay ou dans plusieurs États américains. Le problème est que le résultat n’est pas vraiment probant: un marché noir demeure et les trafiquants se sont rabattus sur les drogues dures pour combler le manque à gagner.
  • Comme le dit pertinemment le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin: «Pensez-vous que des voyous qui gagnent 100.000 euros par jour vont monter une petite échoppe et payer des cotisations?» Et il est à craindre que les petits dealers, souvent très jeunes, qui peuplent les territoires perdus de la République soient bien trop marginalisés pour pouvoir revenir vers une activité professionnelle licite mais payée au smic. Ils préféreraient sans doute les braquages ou le racket. À moins qu’ils ne continuent à dealer du cannabis: la vente de cigarettes a beau être parfaitement légale, un paquet sur quatre est vendu au noir dans notre pays.

Refus d’une vraie politique de répression

Et puis, on néglige la dimension transgressive d’une institutionnalisation des drogues «douces». Ceux qui affirment que «presque tous les adolescents en consomment» mentent: 70 % des jeunes Français de moins de 16 ans et plus de la moitié des 15/64 ans n’ont jamais touché un joint de leur vie. Sans doute parce que le respect de l’interdit signifie encore quelque chose pour eux.

Comment les parents pourraient-ils convaincre leurs enfants de la dangerosité du produit si celui-ci est en vente libre ?

L’argument de la légalisation sert trop souvent à masquer le refus d’une vraie politique de répression. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il est surtout brandi par des responsables politiques de gauche ou écologistes. Ils en usent comme ils prônaient autrefois la rénovation urbaine, supposée être le remède absolu à la délinquance dans les quartiers.

Or, on constate quotidiennement qu’il n’en est rien: le quartier de la Duchère à Lyon, où des policiers ont failli se faire tuer cette semaine, a bénéficié de plus de 700 millions d’euros d’argent public pour sa réhabilitation! Mais ni le gymnase, ni la bibliothèque municipale, ni les stades, ni la halle d’athlétisme, ni la piscine d’été, ni les centres sociaux n’ont fait reculer d’un centimètre le trafic de drogue. Contre ce fléau, il n’y a pas de solution miracle.

Les 5 choses terribles que l’ abus d’alcool fait à votre corps et à votre insu

De l’ADN aux hormones, une consommation excessive d’alcool peut modifier la biologie de votre corps de manière importante.

Marie Desangeil

Les boissons alcoolisées peuvent s’additionner plus rapidement que vous ne le pensez. Lorsque vous vous réveillez avec une gueule de bois, il est évident que les boissons de la nuit dernière ne vous ont pas fait beaucoup de bien.

Mais malgré ce que vous entendez sur les bienfaits pour la santé d’un verre de vin occasionnel, une consommation excessive d’alcool peut avoir un impact bien plus important sur votre corps qu’une seule journée de misère. On oublie, souvent que l’alcool est un dépresseur.

De plus, il y a quelques années, les effets cumulatifs d’une consommation excessive d’alcool ont été révélés dans une étude à grande échelle portant sur près de 600 000 buveurs dans 19 pays. Les chercheurs ont constaté que les buveurs qui consommaient entre 14 et 25 verres par semaine environ avaient une durée de vie moyenne jusqu’à deux ans plus courte que ceux qui buvaient un maximum d’environ sept boissons alcoolisées par semaine.

Les résultats, qui ont été publiés en avril 2018 dans The Lancet, ont également révélé que plus la consommation hebdomadaire d’alcool augmentait, plus le risque d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque et de décès dû à l’hypertension ou à l’anévrisme aortique augmentait.

Quelle quantité d’alcool est excessive ?

La consommation excessive d’alcool se définie comme étant supérieure à 8 verres par semaine pour les femmes et à 15 verres pour les hommes. Une consommation modérée d’alcool se définie apr deux verres par jour pour les hommes et un verre par jour pour les femmes.

Souvent, les gens ne réalisent pas la quantité d’alcool qu’ils consomment sur une base mensuelle. Si l’on considère que quelqu’un peut prendre quelques verres le week-end, un verre de vin avec les dîners ou une bière (ou deux ou trois) en regardant du sport, cela s’additionne. De plus, si vous ne buvez qu’une ou deux fois par mois, il est facile de penser que vous n’en faites pas trop. Mais en ce qui concerne la consommation excessive d’alcool, le principal problème pour la plupart des gens est la consommation excessive d’alcool en une seule occasion, appelée « binge drinking ». Cela signifie quatre verres ou plus pour les femmes, et cinq ou plus pour les hommes, sur une période de deux à trois heures.

Prendre un verre tous les jours de la semaine n’est pas la même chose que prendre sept verres un samedi. Il est important de savoir exactement quelle quantité d’alcool vous consommez.

Quels autres effets l’alcool peut-il avoir sur votre organisme ?

En plus de vous faire perdre des années de vie, l’excès d’alcool peut avoir d’autres effets importants sur votre corps et votre esprit. En voici cinq que la recherche a mis en évidence :

1. L’alcool peut modifier votre ADN et vous donner envie de consommer davantage d’alcool

Oui, vous avez bien lu. Tant le binge drinking que la consommation excessive d’alcool peuvent réellement modifier votre patrimoine génétique et vous faire désirer plus d’alcool, plus souvent, selon une étude publiée en décembre 2018 dans Alcoholism : Clinical & Experimental Research.

Lorsque les chercheurs ont comparé des groupes de binge drinkers et de gros buveurs à des buveurs modérés (un verre par jour pour les femmes et jusqu’à deux pour les hommes), ils ont constaté qu’un processus de modification génétique induit par l’alcool, appelé méthylation, a changé deux gènes dans le corps des personnes du premier groupe.

L’un de ces gènes, appelé PER2, affecte l’horloge biologique du corps, et l’autre, POMC, régule le système de réponse au stress. Le résultat de ces changements est un désir accru d’alcool. Cette découverte apporte la preuve que la consommation excessive d’alcool peut réellement modifier vos gènes et que ces changements épigénétiques spécifiques dans ces gènes spécifiques sont associés à une augmentation du désir de boire de l’alcool. Cela pourrait contribuer à expliquer pourquoi le trouble de la consommation d’alcool est si puissant et touche tant de personnes.

2. L’alcool augmente le risque de certains cancers

Une méta-analyse de 572 études a montré que l’alcool augmente le risque de certains cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, du foie et du sein. Comme vous pouvez l’imaginer, ce risque monte en flèche chez les gros buveurs. Ils ont cinq fois plus de risques que les non-buveurs de contracter un cancer de l’œsophage.

Mais même une consommation modérée d’alcool double presque les risques de cancer de la bouche et de la gorge. La consommation d’un seul verre par jour peut également augmenter le risque de cancer du sein. Des recherches antérieures publiées dans l’International Journal of Cancer ont montré que l’alcool contribuait à environ 5,5 % des cas de cancer et à près de 6 % des décès par cancer dans le monde.

3. L’alcool modifie la composition des organismes dans l’intestin, ce qui nuit à l’immunité

La recherche axée sur l’équilibre délicat des micro-organismes qui résident dans le tractus gastro-intestinal a révélé que les perturbations de ces colonies bactériennes peuvent affecter non seulement la digestion mais aussi d’autres aspects de la santé, notamment l’immunité.

Il a été démontré que la consommation d’alcool affecte cet équilibre bactérien. Selon une analyse publiée en juillet 2021 dans l’International Journal of Molecular Sciences,les alcooliques présentent un équilibre différent des bactéries intestinales et des impacts sur leur barrière intestinale. Il a été démontré que la consommation chronique d’alcool a des effets néfastes sur les cellules du système immunitaire.

4. L’alcool affecte la mémoire à long terme et la structure du cerveau

Une nuit de beuverie peut entraîner des trous de mémoire qui effacent le souvenir d’événements et de détails importants. De plus, une consommation régulière d’alcool peut affecter les fonctions cérébrales à long terme. Les personnes qui boivent beaucoup pendant une longue période risquent de modifier le « câblage » du cerveau. Ce qui peut entraîner des problèmes cognitifs même après la sobriété.

Une forte consommation d’alcool peut également avoir un impact sur le cerveau à long terme et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral et de dépression. Des recherches menées en mai 2021 à l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, ont montré que même une consommation modérée d’alcool diminue la matière grise et la matière blanche du cerveau. Les résultats ont conclu qu’il n’existe « aucun niveau de consommation d’alcool sans danger pour la santé du cerveau. »

5. L’alcool provoque des perturbations hormonales

Une consommation excessive et chronique d’alcool peut également causer des ravages dans le système endocrinien, qui constitue l’une des principales lignes de communication entre les organes et les autres systèmes (comme les systèmes nerveux et immunitaire).

De la même manière que l’alcool crée un déséquilibre dans l’intestin, il déséquilibre également le système endocrinien en perturbant la libération d’hormones importantes, créant des perturbations hormonales qui peuvent s’infiltrer dans tous les organes et tissus du corps.

Ces perturbations peuvent aller jusqu’à provoquer des dysfonctionnements de la reproduction, des problèmes de thyroïde, des anomalies du système immunitaire, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des troubles psychologiques et comportementaux.

Des recherches suggèrent également que l’alcool augmente la production de cortisol, l’hormone du stress, pendant et après la consommation d’alcool, ce qui a pour conséquence d’augmenter la pression artérielle et de provoquer une augmentation du stress.

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Neuf magasins sur dix vendent de l’alcool aux mineurs, selon une étude

Par Le Figaro Publié il y a 7 heures

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, pointe l’association Addiction France.

«Les chiffres sont affligeants», juge, lapidaire, le communiqué de l’association Addictions France.

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, en vigueur pour les moins de 18 ans depuis 2009, l’âge étant fixé à 16 ans auparavant.

Pour arriver à ce résultat, l’association a recruté des «clients mystères», des mineurs de 16 et 17 ans. Plus de huit fois sur dix, la carte d’identité n’est pas demandé, et lorsqu’elle est demandée la vente s’effectue dans six cas sur dix.

«Ce qui m’a marqué c’est quand on nous demandait la carte d’identité et qu’on nous laissait passer», témoigne une cliente mystère qui a opéré dans le Finistère.

Boire une bière après le sport, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

La bière permet-elle vraiment d’étancher la soif, après un effort physique ? Est-il recommandé de boire une mousse après le sport ? Des scientifiques se sont penchés sur la question, moins anodine qu’il n’y paraît.

Après l’effort, le réconfort… Envie de boire une bière fraîche après un jogging ? On se dit que cela étanche la soif et permet de se détendre, pendant que les muscles se remettent lentement de la dépense physique… Certains soutiennent même que boire de la bière serait bon pour le corps, car une bonne mousse, ce n’est au fond que des céréales fermentées et de l’eau… Vrai ou faux ?

Des scientifiques de l’Université Northwestern de Chicago, aux États-Unis, ont mené une enquête, sur les liens entre consommation d’alcool et activité physique. D’après les chercheurs, peu importe l’âge, la situation professionnelle ou le niveau d’activité physique : ils ont constaté que nous buvons plus d’alcool les jours où nous faisons du sport.

Développement de nouveaux muscles

Or consommer une boisson alcoolisée après un effort sportif, ce n’est pas une bonne idée. Cela pourrait annihiler une partie des bénéfices induits par l’effort, voire être nocif à la santé.

À court terme, faire du sport endommage les muscles. Eh oui ! Le corps souffre pendant l’effort et il lui faut donc augmenter ses capacités, qui ne sont de toute évidence pas assez développées : il envoie donc le signal qu’il faut « fabriquer » davantage de muscles. C’est ainsi que l’on développe peu à peu sa masse musculaire et c’est pour cela que la phase de récupération est très importante.

Seulement voilà : l’alcool fait baisser la capacité des muscles à utiliser le glucose et les acides aminés, tous deux essentiels pour construire de nouvelles fibres musculaires et des vaisseaux sanguins. Une fois consommé, l’alcool réduit l’activité et le stockage de sels minéraux importants (sodiums, potassium, calcium, magnésium) dans l’organisme. À plus long terme, l’alcool perturbe en partie la production d’hormones, dont la testostérone – qui aide au développement des muscles.

Et puis l’alcool déshydrate. Quand on a beaucoup transpiré, il est important de bien se réhydrater. Boire une bière, même à faible degré d’alcool, n’est pas un choix très judicieux : la bière est particulièrement diurétique (elle augmente la production urinaire).

Une exception qui confirme la règle

Cependant, il y a bien une part de vérité dans le mythe « la bière, c’est bon après le sport » : des chercheurs de l’Université technique de Munich, en Allemagne, ont mené une enquête sur 277 marathoniens en 2009, en leur faisant boire – ou pas – de la bière blanche sans alcool. Ils ont découvert que la consommation de celle-ci avait un impact positif sur la santé post-marathon des sportifs.

Courir un marathon est un vrai défi pour le corps humain et porte un coup au système immunitaire. L’athlète est donc plus sujet à des infections respiratoires et des infections mineures. La bière blanche non alcoolisée contient beaucoup de polyphénols, des molécules antioxydantes. Le risque d’infections a été trois fois moindre chez les coureurs qui avaient consommé 1,5 litre de bière blanche sans alcool chaque jour pendant trois semaines avant et deux semaines après l’épreuve. Leurs inflammations étaient également moindres de 20 % par rapport au groupe test.

Au final, même s’il est important de se réhydrater, il est déconseillé de boire très au-delà de sa soif. Si la mort par déshydratation est peu probable chez les athlètes, certains sont cependant morts de surhydratation. En 2014, un joueur star d’une équipe de foot d’une université américaine est décédé à l’entraînement. Il avait bu plus de 7 litres d’eau et 7 litres de boisson énergisante…

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