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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

L’alcool prenait trop de place dans ma vie, un matin, j’ai décidé d’arrêter

Quand on devient sobre, on n’a pas d’autre choix que d’apprendre à s’aimer.

Par Stéphanie Braquehais Écrivaine et traductrice

SANTÉ – La bouche pâteuse, des marteaux piqueurs dans la tête, l’impression d’avoir la joue cousue à l’oreiller. Et cette conviction d’être la plus nulle et la plus moche de la terre. Cette tempête du corps et de l’âme a un nom. La gueule de bois. GDB pour les intimes.

J’ai connu mon lot de GDB. Je ne buvais jamais seule, je pouvais passer des semaines sans boire. Mais quand je buvais, pendant des fêtes, des soirées, c’était souvent trop. Jusqu’au jour où j’en ai eu assez. Les inconvénients dépassaient les avantages. J’ai décidé d’arrêter. Et de tenir un journal.

Comprendre le mécanisme de la dépendance

J’ai voulu comprendre ce qui se passait dans le cerveau quand on boit. Je me suis intéressée aux neurosciences. Nous sommes tous, en tant qu’êtres humains, conditionnés par le circuit de la récompense, qui nous pousse à rechercher le plaisir et à éviter ce qui nous fait du mal. La dépendance envers un produit, que ce soit l’alcool ou autre chose, le cannabis, le shopping, les jeux vidéo, les réseaux sociaux n’est qu’une question de degré.

Plus nous buvons, plus nous renforçons les chemins neuronaux qui renforcent une habitude, un comportement. L’addiction va s’installer en raison d’un ensemble de paramètres: antécédents familiaux, facteurs génétiques, contexte social, économique, personnalité, etc.

Le petit verre à la fin de la journée pour se détendre après une journée stressante, celui qu’on boit pour se sentir plus confiant dans une soirée où on ne connaît personne. Si on est vraiment honnête avec soi-même, est-il possible, à tout moment, de faire la différence entre un verre-plaisir et un verre nécessaire?

La zone grise

Je suis partie en quête des mots qui me définiraient correctement. Je ne me reconnais pas du tout dans le mot alcoolique. Je n’étais pas malade. Je n’ai pas eu besoin de médicament ni d’aller voir un médecin pour arrêter de boire. Comme des millions de personnes, j’avais une consommation souvent excessive, ce qu’on appelle une consommation à risque.

Je me suis penchée sur la zone grise, ceux qu’on nomme les bons vivants, les fêtards ou les gros buveurs, ceux qui –et ils sont nombreux– ne voient pas l’intérêt de s’arrêter à “deux verres par jour (et pas tous les jours)” comme le recommandent les messages de santé.

L’alcool tient une place énorme dans nos relations sociales. La réaction des gens quand j’annonçais que j’avais arrêté de boire me le confirmait. “Ah bon? T’es enceinte? T’es malade?”. Ma sobriété les gênait et avait un effet miroir. Bien malgré moi, je les forçais à se poser des questions sur leur propre consommation.

Ma consommation a été un acte féministe, tenir l’alcool autant que les hommes, les battre à leur propre jeu, séduire, me libérer sexuellement. Puis, je me suis aperçue que ce que je prenais comme une libération était en fait une forme d’emprisonnement. Je me croyais chasseuse et j’étais devenue proie.

Apprendre à s’aimer

J’ai arrêté depuis deux ans et demi et je constate que ma personnalité a changé. Je suis devenue (relativement) plus sûre de moi, plus forte à l’intérieur. Je n’ai plus besoin de béquille pour fuir les situations difficiles.

L’autre jour, une amie qui a aussi arrêté me disait: quand on devient sobre, on n’a pas d’autre choix que d’apprendre à s’aimer. Ça paraît un peu cul-cul, mais il y a quelque chose de cet ordre-là.

J’étais une fêtarde. Je le suis toujours. La seule différence, c’est que je me couche plus tôt et que le lendemain, je n’ai pas de GDB, j’ai l’esprit clair et je suis pleine d’énergie.

Je ne dis pas que l’abstinence est la seule solution pour régler une consommation problématique. Dans mon livre, Jour Zéro (Ed. L’Iconoclaste), j’ai voulu partager une expérience et décortiquer notre relation à l’alcool. Elle est souvent plus bien plus compliquée qu’on le ne croit.

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Cher lecteur …

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Heureux de commencer cette nouvelle année avec vous, nous vous offrons tous nos vœux de
bonheur, de succès dans une santé préservée et une liberté de mouvement retrouvée.

La covid ne doit pas camoufler nos autres préoccupations et en particulier le danger des toxicomanies.
Une année chasse l’autre, les cannabinophiles, les amateurs d’autres drogues, leurs prosélytes et
leurs profiteurs sont toujours là.

NOUS AUSSI, ensemble avec une détermination sans faille.
Nous poursuivrons avec vous la diffusion d’une information scientifique et médicale validée à
laquelle s’ajouteront des évidences de santé publique et ce qui manque aussi un peu de bon sens.
Ce message est le 1500 ème paru depuis la création du blog : le chemin est tracé, n’hésitez pas à le
poursuivre avec nous.


Bonne année

Professeur JP Tillement, Professeur JP Goullé

Nouvel An : comment savoir si l’on est intolérant à l’alcool

Certaines personnes sont intolérantes ou allergiques à l’alcool. Certains symptômes, comme le rougissement de la peau, doivent vous alerter.

Le réveillon du Nouvel an est souvent synonyme d’une importante consommation d’alcool. Un comportement qui peut-être dangereux : en France, on estime que l’alcool est responsable d’environ 40.000 morts par an. Mais parfois, la quantité d’alcool bue n’a pas forcément à voir avec l’état dans lequel on est. Particulièrement lorsqu’on est intolérant, voire allergique, à l’alcool. Certains symptômes doivent interpeler, et un seul peut suffire.

Avoir le visage qui rougit quand on boit de l’alcool peut par exemple être un indice. Ce peut être le signe qu’il y a un problème du côté du foie : il a du mal à métaboliser l’alcool, à le changer en acide acétique pour mieux l’éliminer. 

Si vous avez les yeux ou le nez qui piquent quand vous buvez, c’est peut-être que vous réagissez aux histamines, aux sulfites ou à d’autres composantes de l’alcool comme la levure, le houblon, le blé, ou encore le seigle. Avoir le cœur qui s’accélère, des migraines ou des diarrhées peut également vous alerter.

Dans le doute, on peut essayer de déterminer si un type d’alcool déclenche les symptômes plutôt qu’un autre, en buvant par exemple uniquement de la bière ou uniquement du vin pendant une soirée. Avec modération, évidemment. En identifiant quel alcool ou quel allergène cause vos symptômes, vous pourrez arrêter d’en consommer.

Des tests existent aussi pour vérifier si on est intolérant à certains alcools. Il sont réalisés sur la peau ou par une prise de sang, après avoir consulté un médecin. Rappelons toutefois que le meilleur moyen de ne pas faire d’allergie à l’alcool, c’est peut-être de ne pas en consommer.

50 ans de ministres de l’Intérieur qui déclarent la guerre à la drogue

Par Aurélien BERNARD
Ministres de l'Intérieur et guerre à la drogue

Un total de 3.952 lieux de vente de stupéfiants a été recensé en France métropolitaine et en Outremer par le ministère de l’Intérieur, a indiqué dimanche Gérald Darmanin dans une interview au Parisien. En sus, il a annoncé la création d’une nouvelle rubrique sur le site de la police nationale pour permettre aux citoyens de signaler un point de deal.

« Je souhaite que la police et la gendarmerie s’attaquent à chacun d’entre eux. Je communiquerai tous les mois le nombre de points de deal démantelés sur le territoire », a déclaré le ministre de l’Intérieur.

50 ans de guerre à la drogue

La prohibition des stupéfiants en France fête ses 50 ans le 31 décembre 2020. 50 années qui nous placent aujourd’hui au rang de 1er consommateurs de cannabis en Europe, avec une consommation annuelle valorisée à plus de 3 milliards € rien que pour le cannabis.

Et si l’on peut suspecter Gérald Darmanin de faire de la communication, mettant sur le même pied islamisme radical et consommation de stupéfiants, voulant à la fois libérer les citoyens du diktat des trafics et, terrible en même temps, les impliquer dans la lutte contre le trafic, il poursuit finalement 50 ans d’intensification de la guerre aux stupéfiants portée par le costume de l’Intérieur.

Le précédent ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait lui aussi déclaré la guerre au trafic de stupéfiants lors d’un déplacement à Marseille de 4 ministres et l’annonce d’un « nouveau plan stup’ ». Il en avait également profité pour renommer l’OCRTIS en OFAST, sans doute pour faire oublier que la précédente DEA française était accusée d’être un des principaux importateurs de cannabis en France. Avant cela, c’était l’amende Poulliat qui était inaugurée en grande pompe, après une fausse expérimentation qui n’aura même pas attendue d’être évaluée pour être généralisée, tout en perpétuant une grande tradition raciste française née le 31 décembre 1970.

Raymond Marcellin, alors ministre de l’Intérieur, déclarait le 26 juillet 1971, que pour punir les trafiquants de drogue « il faudra aller jusqu’à la peine de mort si les peines actuelles ne sont pas suffisamment dissuasives. »

« Le ministre veut ainsi que soit renforcée la répression du trafic des stupéfiants dont la sévérité avait déjà été accrue par une loi du 31 décembre 1970. Il reprend ainsi une proposition de M. Gaston Defferre. maire de Marseille – l’un des principaux carrefours de la drogue en France, – qui le 8 juin dernier avait réclamé, lui aussi, la peine de mort. En déclarant que la lutte contre les stupéfiants est une  » affaire nationale « ,

M. Marcellin retrouve l’ expression qu’avait employée récemment le président des Etats-Unis pour qualifier une menace, aux proportions de plus en plus alarmantes » peut-on lire dans un article du Monde du 28 juillet 1971.

Tous ses successeurs iront aussi sur un vocabulaire martial pour envisager la lutte contre les stupéfiants, soit contre les consommateurs soit contre le trafic, exception faite de Bruno Leroux et Mathias Fekl qui ne sont restés respectivement que 4 puis 3 mois en poste. En voici une sélection :

  •  Michel Poniatowski (1977)  : « Il y a un problème en Hollande, a-t-il dit, c’est que les lois ne permettaient pas une action suffisamment pressante sur les drogués. »
  • Christian Bonnet (1980) : « En fait, il n’y a pas de drogues douces et de drogues dures. De la drogue douce on glisse fatalement à la drogue dure… « . Christian Bonnet a également dédié 200 fonctionnaires de police à la lutte exclusive contre les stupéfiants 600 autres « avaient été formés à la lutte contre le trafic de drogue, et, enfin, qu’une collaboration suivie avec les polices des pays voisins et lointains portait ses fruits dans le démantèlement des laboratoires et des réseaux »
  • Jacques Chirac et Charles Pasqua (1987) : « Le gouvernement Chirac a en effet mené une politique plus stricte en la matière (entre autres sous l’influence de Charles Pasqua, Ministre de l’Intérieur) que les gouvernements socialistes qui l’ont précédé. Albin Chalandon, à l’époque Garde des Sceaux, aurait lui-même annoncé une croisade contre la drogue, qui visait surtout l’usager de drogue. »
  • Paul Quiles (1989) : « le ministre a lancé  » une véritable guerre à la drogue « , qui devient la  » priorité  » de son action ministérielle ». Et déjà l’apparat d’une « fermeté » française : « Faut-il légaliser l’usage de drogues pour mieux contrôler leur consommation et leur trafic ? […] A ces questions qui intéressent tout autant les services chargés de la santé publique, le ministre de l’intérieur entend apporter des réponses policières. Il a engagé la police à appliquer sans faille le plan à dominante nettement répressive proposé par le préfet Broussard.  » La France n’a qu’une seule attitude face à ce fléau mondial qu’est la drogue : la fermeté « , a confirmé M. Quilès.  » Cette fermeté s’appuie sur une loi _ la loi du 31 décembre 1970 _ qui n’a jamais été remise en cause et qui condamne aussi bien l’usage, la revente que le trafic, a poursuivi le ministre. Drogues douces et drogues dures, le même régime répressif s’applique. »
  • Philippe Marchand (1991) : « La lutte contre la drogue reste une priorité qui justifie les moyens importants qui lui sont consacrés ainsi que le développement constant de la coopération internationale. L’effort sera maintenu en particulier sur la surveillance de la circulation des capitaux issus du trafic des stupéfiants. »
  • Jean-Louis Debré (1997) : Jean-Louis Debré pointait une « attitude laxiste à l’égard de la drogue » et déclarait : « Je me demande si après avoir connu la gauche caviar, nous ne sommes pas en train de voir arriver la gauche pétard. »
  • Jean-Pierre Chevènement (2000): « Il conviendra de lutter plus efficacement encore contre le trafic de stupéfiants. »
  • Dominique de Villepin (2004) : « C’est pourquoi la lutte contre les stupéfiants constitue une priorité absolue pour la sécurité en France. Face à cette menace nouvelle, nous devons mettre en place des moyens nouveaux. »
  • Nicolas Sarkozy (2007, alors président) : « Il faut renforcer la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogues qui fait des ravages dans un certain nombre de nos quartiers. Il faut renforcer la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogues qui fait des ravages dans un certain nombre de nos quartiers. L’économie souterraine est une menace pour notre société, elle impose une non-société, dépourvue de droits et de devoirs. Elle aboutit à la ghettoïsation de zones et à la prise en otage de populations entières qui sont les premières victimes des voyous. C’est pourquoi, elle doit être combattue vivement. »
  • Michèle Alliot-Marie (2008) : « Michèle Alliot-Marie déclare la guerre aux trafiquants et à l’économie souterraine dans les quartiers. « 
  • Brice Hortefeux (2010) : « Brice Hortefeux intensifie la lutte contre la drogue »
  • Claude Guéant (2011) : « Guéant veut «nettoyer» St-Ouen des deals de drogue »
  • Manuel Valls (2012) : « le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a rappelé lundi que la lutte contre le trafic de drogue était une « guerre de tous les instants qui ne peut souffrir aucune faiblesse »
  • Bernard Cazeneuve (2015) : « Bernard Cazeneuve intensifie la lutte contre le trafic de drogue à Saint-Ouen »

Manque d’originalité

La guerre à la drogue française est née un 31 décembre 1970, dans un contexte international, scientifique et politique complètement différent. Nixon était au pouvoir aux Etats-Unis et avait lancé la guerre à la drogue notamment pour discréditer la communauté noire. La France, comme tout le monde, avait suivi les Etats-Unis dans cette vision prohibitionniste.

Gérald Darmanin n’a rien inventé mais ne s’est pas non plus renouvelé. Si ses prédécesseurs ont échoué, arrivera-t-il à faire mieux en reprenant les mêmes recettes ?

Dry January : quels sont les bienfaits de ce défi de passer un mois sans alcool ?

31 jours sans alcool ; vous êtes prête à relever le challenge ? On parie que oui quand vous connaîtrez tous les bienfaits du dry january.

Le foie gras, les chocolats, le champagne, les vins rouge et blanc, les cocktails… Chaque année, c’est la même chose, on termine décembre avec un foie et un corps en vrac. Et si on ne regrette pas vraiment ces excès (après tout, on ne vit qu’une fois), on ressent généralement le besoin d’une bonne détox.

Perdre du poids : voici les alcools les moins caloriques à siroter lors du réveillon

Depuis quelques années, le « Dry January« , lancé outre-Manche en 2013, gagne de plus en plus d’adeptes. Le concept : ne pas boire d’alcool (du tout) pendant tout le mois de janvier.

En général, votre portefeuille vous dit merci et votre corps aussi ; voici pourquoi.

Dry January : des effets sur le poids

Alcool = sucre. Même une boisson alcoolisée peu calorique reste une bombe qui sera métabolisée en priorité par l’organisme.

D’autant plus que le rhum ou la petite vodka qui font plaisir sont rarement consommés seuls. Et qui dit cocktail dit sodas, sirops et autres diluants, ce qui revient à multiplier la mise.

L’arrêt de l’alcool pendant un mois devrait donc vous permettre de perdre un peu de poids. On ne vous parle pas de 10kg, mais peut-être 1 à 4kg, selon les métabolismes. Et c’est déjà pas mal.

Dry January : des bienfaits pour votre sommeil

Cela peut sembler étonnant ; on s’est tous vu après trois verres de rouge, et clairement, on ne rêve que d’une chose : retrouver les bras de Morphée. Mais vous avez beau tomber comme une masse, la qualité de votre sommeil en pâtit et vos batteries ne sont pas pleinement rechargées le lendemain.

L’arrêt de l’alcool pendant quelques semaines permet d’améliorer nettement la qualité de votre sommeil.

Dry January : des effets sur le foie

Une période d’excès comme celle des fêtes de fin d’année est un danger pour le foie, qui peut se retrouver surchargé en graisses. On appelle ça la stéatose. Le fait de ne pas boire pendant quelques temps permettra heureusement à votre corps de s’en remettre.

Vous retrouverez un foie sain, ce qui vous permettra de renforcer votre système immunitaire. Pas de refus par les temps qui courent…

Dry January : des effets sur votre consommation de l’alcool tout au long de l’année

Le fait de ne plus boire d’alcool fait prendre conscience de sa consommation et permet de se déshabituer. Après un dry january, il est donc fort probable que vous consommiez moins d’alcool tout au long de l’année.

Pour information, afin de limiter les risques liés à l’alcool, la consommation maximum conseillée est de 10 verres d’alcool standard par semaine, sans dépasser 2 verres par jour. Maximum. Surtout, pas tous les jours : il faut garder minimum trois jours d’abstinence par semaine.

Alors, prêt(e) ?

Source

19/2/2020 : Assemblée Nationale

Cliquez ici pour voir la vidéo PUIS sur le nom d’un orateur

Elle prépare pour Noël des biscuits au cannabis, ses parents sont hospitalisés

SPACE CAKE Ils ont été pris de vertiges, nausées, palpitations et problèmes circulatoires et ont dû recevoir un traitement

Il ne s’attendait pas à fêter Noël de cette façon. Un couple allemand originaire de Wismar a été hospitalisé jeudi 24 décembre, après avoir mangé des biscuits préparés par sa fille. Cette dernière avait visiblement trouvé géniale l’idée d’ajouter du cannabis dans sa préparation, rapporte Swissinfo. Ce que ses parents n’ont visiblement pas digéré.

Le père a été le premier à ressentir des symptômes. Pris de vertiges, nausées, palpitations et problèmes circulatoires, il a dû être pris en charge par les secours. Ces derniers sont ensuite revenus pour transférer la mère de famille à l’hôpital, elle aussi se sentant mal à son tour. Tous deux hospitalisés, les parents ont reçu un traitement complémentaire.https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/src/fm5x8f/zone/1/showtitle/1?tagparamdecoded=actu%2Fvideo_actu/

Une enquête ouverte pour lésions corporelles graves

C’est en revenant au domicile familial cette deuxième fois que les secouristes ont compris les symptômes du couple avaient été provoqués par la recette des biscuits concoctés par leur fille. Cette dernière pourrait être poursuivie pour lésions corporelles graves et violation de la loi sur les stupéfiants. Une enquête a ainsi été ouverte.

Quant aux biscuits, ils ont été confisqués par la police.

France : hospitalisés après avoir consommé un puissant cannabis

Quatre consommateurs réguliers de drogue originaires de la Gironde, ont eu la mauvaise idée de prendre un puissant cannabis appelé MDMB-4en-PINACA. La drogue de synthèse a fait son effet, et les quatre hommes se sont retrouvés à l’hôpital. Selon le Centre d’addictovigilance de Bordeaux, ce cannabinoïde de synthèse décuple la puissance des effets du THC, le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis.

« Les effets apparaissent à des doses particulièrement faibles (une bouffée de cigarette suffit), cela explique d’ailleurs qu’ils soient utilisés en pulvérisation sur de l’herbe vendue pour du cannabis » ajoute le Centre d’addictovigilance. Les médecins ont pu constater chez les quatre infortunés, des vomissements, des nausées, des hallucinations, un malaise, de la tachycardie avec hypotension, un sentiment de mort imminente ou encore une amnésie. Des symptômes qui se présentent rarement chez les consommateurs réguliers de cannabis.

Une drogue qui aurait déjà causé des décès

Selon le quotidien régional Sud-Ouest qui a rapporté l’information, ces girondins auraient pu mourir parce que cette drogue de synthèse apparue en Europe en 2017 aurait déjà causé des décès du fait de sa dangerosité. Pour rappel, c’est le laboratoire de pharmacologie toxicologie du CHU de Bordeaux qui a analysé l’herbe consommée par les quatre individus. Il a découvert dans cette plante le « MDMB-4en PINACA » en question.

Aux États-Unis, la légalisation du cannabis dope la corruption

POLITICO (ARLINGTON) En donnant à des élus locaux le pouvoir de réguler une activité qui se chiffre en millions de dollars, de nombreux États américains ont créé un terreau fertile pour la corruption et le favoritisme, rapporte Politico.

En 2015, Jasiel Correia était une étoile montante du Parti démocrate. Ce fils d’immigrés capverdiens était devenu maire de Fall River, ville portuaire ouvrière du Massachusetts, à seulement 23 ans, ce qui lui avait valu les félicitations de la sénatrice Elizabeth Warren et du député Joe Kennedy. Mais quatre ans plus tard, des agents fédéraux l’ont fait sortir de chez lui menottes aux poignets : Correia était accusé d’avoir tenté d’extorquer près de 600 000 dollars à des distributeurs de cannabis “en échange de l’octroi de licences lucratives pour vendre de l’herbe dans sa ville”, indique Politico.

Pour le site américain, la chute du jeune maire de Fall River est loin d’être un cas isolé. Elle est emblématique “d’un boom de la corruption liée au cannabis à travers tout le pays, du Massachusetts à la Californie en passant par l’Arkansas” :

Ces dix dernières années, 15 États ont légalisé le marché de la marijuana récréative pour les adultes de plus de 21 ans, et 17 autres ont légalisé la marijuana médicale. Mais dans leur empressement à limiter le nombre de vendeurs agréés et à donner aux municipalités le contrôle de l’emplacement des dispensaires, ils ont créé autre chose : un marché pour la corruption locale.”

Presque tous les États qui ont légalisé la marijuana donnent à des élus locaux le pouvoir d’approuver des licences ou de contrôler leur nombre, souligne Politico. Ces élus, aux mandats souvent modestes, doivent prendre des décisions dont les conséquences se chiffrent en millions de dollars, et ces restrictions ont incité les entrepreneurs du marché du cannabis à faire de grosses contributions aux campagnes des élus ou à engager des lobbyistes :

Pour certains entrepreneurs, les paiements peuvent être vus comme un ticket d’entrée vers le prospère marché du cannabis. Pour certains politiciens, l’attrait d’un pot-de-vin ou d’une faveur peut être irrésistible.”

À Fall River, ville de 90 000 habitants, la mairie de Jasiel Correia facturait les lettres d’approbation locale entre 100 000 et 250 000 dollars de pots-de-vin. En mai, deux élus de Calexico, près de la frontière californienne avec le Mexique, ont été accusés d’avoir sollicité des pots-de-vin auprès d’un agent du FBI infiltré. Un mois plus tard, José Huizar, conseiller municipal de Los Angeles, était arrêté, accusé lui aussi de corruption dans le cadre de marchés immobiliers et de distribution du cannabis.

La solution : moins de restrictions ?

Des allégations de corruption ont également été signalées dans les administrations de certains États, poursuit Politico. Une ancienne élue du Maryland, Cheryl Glenn, a ainsi été condamnée à deux ans de prison en juillet dernier pour avoir accepté des pots-de-vin en échange du vote d’une loi favorable à des entreprises de cannabis médical.

À lire aussi : États-Unis. En Californie, le confinement fait les affaires des producteurs de cannabis

Selon Politico, ces affaires ne sortent pas de nulle part. Le FBI a en effet mis en garde l’ensemble des États américains contre les problèmes de corruption liés à l’industrie du cannabis. Les États progressistes comme la Californie et le Massachusetts ne sont en outre pas les seuls concernés. Des programmes de distribution du cannabis à des fins médicales dans des États plus conservateurs comme l’Arkansas et le Missouri ont également fait l’objet d’allégations de corruption.

Certains États semblent pourtant être restés à l’abri des polémiques sur la corruption liée au cannabis. Leurs points communs ? Ils attribuent un nombre limité de licences par un système de loterie, comme l’Arizona, ou ils n’en limitent pas le nombre, comme le Colorado ou l’Oklahoma. La preuve, pour de nombreux acteurs du secteur, que les autorités devraient simplement laisser le marché réguler lui-même l’activité, conclut Politico.

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