Pétition contre les salles d’injection

Sans doute avez vous eu connaissance, cet été, des menées, manifestement concertées, des prosélytes des drogues et toxicomanies, qui ont occupé le terrain médiatique pour requérir l’ouverture, en France, de salles d’injections de drogues (particulièrement d’héroïne), pour les toxicomanes. Une réprobation forte nous paraît nécessaire afin d’apporter une contradiction audible. C’est pourquoi le C.N.P.E.R.T. prend l’initiative d’une campagne nationale en adressant à de nombreuses personnes un manifeste justifiant différentes raisons de s’élever contre ce déplorable projet. Sa mise en oeuvre effondrerait une des dernières digues, visant à contenir le « tsunami » des toxicomanies en extension, spécialement dans notre pays.

Associé à la liste de ses signataires, ce manifeste sera transmis aux “décideurs”, “leaders d’opinions” et médias, afin de leur faire connaître nos arguments, leur montrant que nombre de nos concitoyens ne se reconnaissent pas dans les opinions bruyamment exprimées à cet égard.

Aussi, nous vous prions, non seulement de signer ce manifeste, mais aussi de le diffuser largement aux membres de vos associations, à vos collègues de travail, aux membres de votre famille, à vos amis…

Sur les problèmes cruciaux chacun(e) de nous sait faire l’effort de réagir, je vous convie à considérer qu’en la circonstance, il s’agit d’un problème crucial.

Avec l’espoir de votre concours déterminé, je vous exprime mes sentiments cordiaux et dévoués.

Jean Costentin – Président du CNPERT

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« Drogue – Le cri d’alarme des policiers contre les salles de shoot » (Le Figaro)


Le Figaro fait savoir que « depuis que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est déclarée prête à tester «assez rapidement» les salles d’injection de drogue sous contrôle médical, les policiers affichent au mieux une certaine circonspection. Au pire, une vraie colère ».
Le journal continue : « Alors que quelques villes comme Paris, Marseille, Toulouse ou Saint-Denis étudieraient la possibilité d’un tel dispositif, les critiques se multiplient tant sur son efficacité que sur les risques possibles de troubles à l’ordre public ».

Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie Officiers, estime ainsi que « ces lieux, qui sont peut-être bons d’un point de vue sanitaire et pour les drogués eux-mêmes, entraîneront inéluctablement une situation apocalyptique dans les quartiers. L’afflux programmé de toxicomanes provoquera au bout de quelques semaines le cauchemar des riverains. Ils seront en proie à des comportements asociaux de toute une faune que l’on connaît, hélas, trop bien et qui n’hésite pas à se livrer à des vols, des agressions ou à se prostituer pour se fournir leur produit ».

Le ministère de l’Intérieur précise de son côté qu’« il s’agit de bien distinguer la lutte contre les trafics, qui doit rester intraitable, de la problématique de santé publique et de prévention ».
Le Figaro constate par ailleurs que la question « divise également médecins et professionnels de santé. […] Certains spécialistes se refusent à condamner a priori ce genre d’initiative ».

Le Pr Michel Lejoyeux, addictologue et chef du service de psychiatrie à l’hôpital Bichat (Paris), note ainsi que « les salles d’injection ne sont certainement pas la panacée. Mais si cela permet à certaines personnes dépendantes, marginalisées, qui refusent de se faire soigner, d’entamer une démarche thérapeutique, alors cela mérite d’être essayé. […] Si de tels centres sont ouverts uniquement pour des raisons d’hygiène ou de sécurité publique, si c’est juste pour acheter la paix sociale, alors on sera très loin du respect dû à ces malades ».

Salles de shoot : une majorité de Français n’en veulent plus

Publié sur Le Quotidien du Medecin (http://www.lequotidiendumedecin.fr)

55 % des Français se déclarent opposés à l’ouverture de lieux légaux de consommation de drogue sous contrôle médical et sanitaire, selon un sondage IFOP pour le magazine Valeurs actuelles à paraître jeudi. 31 % s’y disent « très opposés », et 24 % « plutôt opposés ». À l’inverse, 45 % sont favorables à de tels lieux, dont seulement 8 % « très favorables ».

Les résultats de cette enquête contrastent fortement avec ceux d’un autre sondage IFOP publié en 2010 : 53 % de Français se disaient alors favorables aux salles de shoot. Ce revirement d’opinion intervient alors que le gouvernement de Jean-marc Ayrault a justement annoncé son intention d’expérimenter très prochainement ces lieux de consommation, une mesure à laquelle l’UMP est opposée

Le cannabis : une drogue aux effets pervers (Le Figaro)

Zone Interdite consacre un reportage au cannabis, une drogue qui a la faveur de nombreux consommateurs – plus d’un million de réguliers et plus de cinq cent mille quotidiens en France – pour ses effets relaxants… Mais qui se révèle très perverse à long terme.

Le cannabis séduit car ses effets sont moins violents que ceux de l’héroïne. Pas de risque d’overdose non plus. En revanche, ses conséquences sont dangereuses et très pernicieuses à long terme. « Le principe actif du cannabis, le tétrahydrocannabinol, ou THC, est très diffusible dans les graisses, et donc dans les organes riches en graisse comme le cœur, le cerveau, et les vaisseaux, le foie », explique François Chast, chef du service pharmacologie-toxicologie de l’Hôtel-Dieu à Paris.

« Sur le plan cardiovasculaire, sa prise augmente le risque d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus du myocarde, poursuit-il. En particulier, le cannabis contribue à la constitution de la maladie de Buerger, qui attaque les vaisseaux sanguins et entraîne une nécrose artérielle des mains et des pieds. » Les effets du cannabis ont été étudiés depuis le XIXe siècle, grâce au savant français Moreau de Tours, qui a nommé son addiction « cannabisme ». Dans les années 1980 en Suède, en 2007 en Grande-Bretagne, et, plus récemment, en Nouvelle-Zélande ont été publiées des études menées sur le long terme concernant des « cohortes » de population consommant du cannabis et comparées à d’autres n’en consommant pas.

« L’équipe néo-zélandaise a ainsi publié dans le très respecté journal américain Proceedings of the National Academy of Sciences des résultats démontrant que les consommateurs de cannabis ayant commencé à fumer dès l’âge de 13 ans ont un quotient intellectuel altéré de 8 % par rapport aux sujets « sains », et que tous ces consommateurs ont un niveau social et culturel inférieur aux autres. » Autrement dit, « le cannabis a un impact prouvé sur le développement du cerveau. Or, il est consommé très souvent chez les écoliers ou des étudiants, qui risquent de sombrer à long terme, en cas de consommation régulière, dans la dépression, et de développer des psychoses ou bien des cas de schizophrénie », conclut François Chast. Drogue considérée comme douce, le cannabis pose en fait un vrai problème de santé publique.

À savoir
Selon des études menées dans différents pays depuis quarante ans, il a été prouvé que la consommation d’une cinquantaine de joints par mois multiplie par six le risque de développer une psychose à l’âge adulte et augmente de 40 % les possibilités de tomber dans la schizophrénie.

Preuve de la neurotoxicité du cannabis chez l’homme : une première mondiale !

Persistent cannabis users show neuropsychological decline from childhood to midlife. M. H. Meier et al.

Proceedings of the National Academy of Sciences (New York), August 27, 2012, doi: 10.1073/pnas. 1206820109.

Il s’agit de la première étude qui prouve la neurotoxicité du cannabis chez l’homme. On ne disposait jusqu’alors que de nombreux indicateurs péjoratifs sur les effets délétères du cannabis, mais sans que l’on puisse prouver sa neurotoxicité. Cependant, chez l’animal, des travaux avaient mis en évidence des altérations neurochimiques persistantes du cerveau au cours de la période correspondant à celle de l’adolescence chez l’homme.

Les participants à cette étude princeps (Dunedin en Nouvelle Zélande), ont été recrutés dans une cohorte de 1037 enfants de 3 ans suivis depuis leur naissance en 1972 et 1973 jusqu’à l’âge de 38 ans. L’évaluation neuropsychologique a été réalisée à 7, 9, 11 et 13 ans, avant le début de la consommation de cannabis (7 enfants ont consommé avant 13 ans), puis à 38 ans pour mesurer les effets d’un usage continu.

Le diagnostic de dépendance au cannabis au cours de l’année précédant l’interview a été établie au cours de 5 périodes à 18, 21, 26, 32 et 38 ans selon les critères du « Diagnostic and Statistical Manual of Mental  Disorders », en excluant les sujets ayant manqué 3 évaluations (3 % de la cohorte). Cinq groupes ont été constitués : un premier pour lequel le diagnostic de dépendance n’a pas été porté et qui n’a jamais consommé ; le second sans diagnostic de dépendance, mais qui aurait pu le devenir en raison d’une consommation déclarée ; les troisième, quatrième et cinquième groupes pour lesquels le diagnostic de dépendance a été porté à 1, 2 ou 3 reprises respectivement.

L’usage régulier de cannabis (défini par la consommation au moins 4 jours par semaine) estimé sur la base de la consommation déclarée au cours de l’année précédente a permis de constituer 5 groupes : ceux qui n’ont jamais consommé ; ceux qui en ont fait usage mais jamais régulier ; les 3 derniers groupes sont des consommateurs réguliers au cours d’une, de deux ou de trois des cinq périodes étudiées.

L’examen des résultats obtenus sur cette cohorte « Dunedin » montre :

  1. Un lien étroit entre un usage prolongé du cannabis et la baisse du quotient intellectuel (QI) :
Dépendance au cannabis

n

QI 7-13 ans

QI 38 ans

Variations du QI

Jamais diagnostiquée, pas d’usage

242

99,84

100,64

0,05

Jamais diagnostiquée, usage

479

102,32

101,25

-0,07

Diagnostiquée 1 fois

80

96,40

94,78

-0.11

Diagnostiquée 2 fois

35

102,14

99,67

-0,17

Diagnostiquée ≥ 3 fois

38

99,68

93.93

-0.38

Usage régulier de cannabis
Jamais consommé

242

99,84

100,64

0,05

Usage, jamais régulier

508

102,27

101,24

-0,07

Usage, régulier  1 période

47

101,42

98,45

-0,20

Usage, régulier 2 périodes

36

95,28

93,26

-0,13

Usage, régulier ≥ 3 périodes

41

96,00

90,77

-0,35

Ainsi, chez les sujets de 38 ans présentant une dépendance au cannabis diagnostiquée au moins à trois reprises, la baisse globale du QI est de -0,38, ce qui correspond à une perte de QI d’environ 6 points.

  1. L’atteinte neuropsychologique liée à la dépendance, évaluée par l’étude de cinq fonctions mentales, montre qu’elle touche principalement le fonctionnement exécutif (p < 0,0001), ainsi que la vitesse de traitement de l’information (p =  0,0003).
  2. La baisse du QI persiste chez les sujets dépendants poursuivant des études, tant dans la cohorte totale (p < 0,0001), que chez les sujets ayant acquis uniquement un diplôme d’études secondaires (p < 0,0009).
  3. Le cannabis chez les sujets présentant une dépendance, est associé à une perturbation neuropsychologique qui affecte la vie quotidienne. La réponse de l’entourage à un questionnaire destiné à l’évaluer, révèle principalement des problèmes cognitifs touchant à l’attention (p < 0,0001) et à la mémoire (p < 0,0001).
  4. Les adolescents sont particulièrement vulnérables, cela était bien admis, mais cette étude le prouve, puisque les enfants sont suivis depuis leur plus jeune âge. En effet, ceux qui ont été initiés tôt et chez lesquels le diagnostic de dépendance est établi avant l’âge de 18 ans auront davantage tendance à poursuivre leur consommation (p = 0,02). De plus, ces adolescents sont affectés par une baisse plus importante du QI que les sujets ayant débuté leur consommation à l’âge adulte. Cette baisse du QI est de 8 points en moyenne pour les adolescents dépendants avant l’âge de 38 ans.
  5. L’arrêt de la consommation de cannabis ne restaure pas complètement le fonctionnement neuropsychologique chez les sujets initiés à l’adolescence et qui ont poursuivi leur consommation.

Toutes ces constatations prouvent pour la première fois les effets neurotoxiques du cannabis chez l’homme.

Remarque : Il convient de souligner que cette étude ne semble pas comporter de biais. S’agissant de l’aspect déclaratif de la consommation objet du travail, les auteurs insistent sur le fait que les enfants de cette cohorte ont été convaincus au fil des ans de la garantie de confidentialité de leurs réponses, ce qui évite un éventuel biais de sous déclaration.

Professeur Jean-Pierre GOULLE

Faculté de Médecine & Pharmacie

De Rouen & Laboratoire de Toxicologie

Du Groupe Hospitalier du Havre

Pourquoi nous sommes opposés à « l’expérimentation » des salles d’injection de drogues

Par le Professeur  Jean Costentin Président du CNPERT

1) Pour réduire les craintes soulevées par l’actuel projet, il n’est fait état que d’expérimentation à réaliser en France. Mais, puisque des essais sont pratiqués dans neuf Etats à travers le monde, dans plus de 80 salles, pourquoi ne pas attendre la publication de leurs résultats, pour les analyser de façon critique, les mettant en perspectives avec divers autres aspects importants des toxicomanies ? Entrouvrir imprudemment de telles portes, dans ce contexte gravissime, risque leur ouverture définitive.

 2) Le grand argument des prosélytes, consommateurs ou non de ces drogues, est de lutter contre la propagation du SIDA et des hépatites virales. Rappelons qu’il existe, depuis longtemps, un libre accès et même, en certains lieux, une gratuité des seringues servant à pratiquer ces injections toxiques. Lorsque des héroïnomanes gravement dépendants accéderaient à ces salles, les virus de ces affections auraient déjà atteint ceux qui négligent toute attitude prophylactique ; cette contamination hélas fréquente intervenant précocement dans le parcours du toxicomane.

 3) Institutionnaliser ces salles d’injections biaiserait davantage l’image des drogues puisque, sous tutelle médicale, elles s’apparenteraient à des médicaments. C’est là un procédé habituel de désinformation des prosélytes des drogues ; il se développe aux Etats-Unis avec le cannabis présenté comme un médicament, afin d’en assurer l’essor. La jeunesse de notre pays doit bénéficier sur les toxicomanies d’une pédagogie claire et, pour reprendre son expression, « sans embrouille ».

En organisant ces salles d’injection, on pratiquerait, de façon toute officielle, une désobéissance à la loi, puisque les drogues illicites, c’est-à-dire interdites (héroïne, cocaïne…) y seraient administrées dans des structures officiellement organisées, gérées et financées par les pouvoirs publics, supervisées par des médecins et des infirmier(e)s, appointés par des deniers publics, en des zones de non droit… Le ministère de la santé français créerait ainsi des « squats de la santé », où ne s’exerceraient plus les lois de la République !

4) Pour endormir l’opinion, il est souligné que les toxicomanes apporteraient leur drogue, les autorités de santé se contentant, sous l’autorité de médecins et de leurs collaborateurs professionnels, d’offrir le gîte, le couvert et le service. Mais quel médecin accepterait de présider à l’administration de drogues de pureté incertaine, quand on sait combien les drogues qui circulent actuellement  sont additionnées d’ingrédients variés et parfois toxiques ? Alors, bientôt, seraient vendues, sur place, des drogues d’une pureté irréprochable – le terme d’« héroïne médicale » a déjà été utilisé… Mais pour les acquérir le toxicomane ne pourrait plus jouer du « coupage » habituel qui lui permet de prélever sa dîme lors de la revente d’une partie de la drogue qu’il a achetée. Il faudrait donc la lui offrir, comme la méthadone et la buprénorphine à haut dosage (Subutex®). Ainsi se trouveraient exaucées les dernières exigences de l’héroïnomane : la liberté d’accès et la gratuité de sa chère héroïne.

5) On s’émeut du manque de moyens dévolus à la prévention des toxicomanies, mais des crédits pourraient être brusquement dégagés au service de cette abdication médicale et sociétale, pour satisfaire, enfin, ces dernières exigences du toxicomane.

6) Une émission télévisée récente mettait en exergue le désordre et la saleté créés par la pratique des injections de drogues, dans certains quartiers. La solution de ces désagréments pour les riverains passe plus sûrement par l’intervention de la police et/ou des éboueurs que par l’afflux régulier de toxicomanes vers ces « salles de shoot ».

7) La réduction des risques infectieux ne doit pas conduire à l’installation du confort des addictions, sous peine de les voir exploser. Le toxicomane effectue un malencontreux arbitrage entre les effets aversifs et les effets appétitifs des drogues. Diminuer ces premiers (par la légalisation de l’usage des drogues et par le confort de leur administration) reviendrait à accroître les seconds (le « shoot, à volonté, calme, au calme, sous le regard bienveillant des bailleurs de fonds »…) aboutirait à transformer en autoroutes les sentiers encore escarpés de la toxicomanie.

Nulle intoxication ne saurait être guérie par le produit qui l’a créée. L’objectif à privilégier, c’est le sevrage, en s’aidant, entre autres moyens, de produits de substitution, à doses progressivement dégressives (méthadone, buprénorphine à haut dosage), en étant toutefois très attentif à empêcher les importants détournements constatés qui, outre qu’ils contribuent à recruter de nouveaux adeptes des agents morphiniques, permettent à l’héroïnomane, aux frais de la Sécurité sociale, d’acquérir sa chère héroïne.

Le toxicomane a abdiqué sa volonté et ses désirs sont exacerbés. L’urgence est de l’aider à en reprendre les commandes, de lui faire partager cette conviction qu’on peut le guérir et que l’on s’en donne les moyens, en se gardant bien de leur détournement trop fréquent. L’empathie nécessaire pour sa prise en charge ne saurait être une abdication, une coupable démagogie, un renoncement à cet objectif authentiquement médical et sociétal.

Bradley Cooper ne boit plus et ne se drogue plus depuis huit ans (Le HuffPost)

Bradley

PEOPLE – Bradley Cooper, belle gueule du cinéma et star montante d’Hollywood, a connu un passé moins glamour et nettement plus chaotique. Actuellement à l’affiche de Hit and Run, l’acteur s’est confié au magazine américain spécialisé, The Hollywood reporter.

Aujourd’hui bien dans ses baskets et acteur reconnu, Bradley Cooper avoue avoir été alcoolique et accro à la drogue, avant de tirer un trait sur ses addictions il y a huit ans alors qu’il voyait sa vie défiler.

« Un jour, j’étais à une fête et je me suis volontairement cogné la tête sur le sol. Je voulais montrer ‘hey, regardez comme je suis solide’. Quand je me suis levé, le sang coulait… », se souvient l’acteur alors sous l’influence de l’alcool et de la drogue. « J’ai recommencé, poursuit-il, et cette fois, j’ai passé la nuit à l’hôpital de St-Vincent avec une poche de glace en attendant que les médecins me recousent ».

À l’âge de 29 ans, Bradley Cooper se rend compte de la situation dramatique dans laquelle il se trouve et décide de tirer un trait sur tout ça. « Whoua je suis en train de ruiner ma vie, je vais vraiment tout gâcher si je continue ainsi », se souvient -il avoir pensé au moment où il était au plus bas.

Si depuis huit ans, l’acteur de 37 ans ne touche plus à une goutte d’alcool et a arrêté avec la drogue, il est volontiers perçu comme un bel homme un peu trop sûr de lui. Pourtant, le réalisateur Todd Phillips avec qui il tourne Very bad trip 3, assure que Bradley Cooper est finalement très vulnérable. « Pas sûr de lui n’est pas le bon terme pour expliquer qu’il est finalement l’inverse de ce qu’il joue, mais il est très chaleureux et ça, on ne le voit pas forcément ».

Prochainement, on retrouvera Bradley Cooper dans The Words, au côté de son ex-copine, l’actrice Zoe Saldana, connue pour son rôle de Neytiri dans le film Avatar.

Découvrez  un film dans lesquels Bradley Cooper a joué:

« Drogue – Le cri d’alarme des policiers contre les salles de shoot » Le Figaro

Le Figaro fait savoir que « depuis que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est déclarée prête à tester «assez rapidement» les salles d’injection de drogue sous contrôle médical, les policiers affichent au mieux une certaine circonspection. Au pire, une vraie colère ».
Le journal continue : « Alors que quelques villes comme Paris, Marseille, Toulouse ou Saint-Denis étudieraient la possibilité d’un tel dispositif, les critiques se multiplient tant sur son efficacité que sur les risques possibles de troubles à l’ordre public ».

Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie Officiers, estime ainsi que « ces lieux, qui sont peut-être bons d’un point de vue sanitaire et pour les drogués eux-mêmes, entraîneront inéluctablement une situation apocalyptique dans les quartiers. L’afflux programmé de toxicomanes provoquera au bout de quelques semaines le cauchemar des riverains. Ils seront en proie à des comportements asociaux de toute une faune que l’on connaît, hélas, trop bien et qui n’hésite pas à se livrer à des vols, des agressions ou à se prostituer pour se fournir leur produit ».

Le ministère de l’Intérieur précise de son côté qu’« il s’agit de bien distinguer la lutte contre les trafics, qui doit rester intraitable, de la problématique de santé publique et de prévention ».
Le Figaro constate par ailleurs que la question « divise également médecins et professionnels de santé. […] Certains spécialistes se refusent à condamner a priori ce genre d’initiative ».

Le Pr Michel Lejoyeux, addictologue et chef du service de psychiatrie à l’hôpital Bichat (Paris), note ainsi que « les salles d’injection ne sont certainement pas la panacée. Mais si cela permet à certaines personnes dépendantes, marginalisées, qui refusent de se faire soigner, d’entamer une démarche thérapeutique, alors cela mérite d’être essayé. […] Si de tels centres sont ouverts uniquement pour des raisons d’hygiène ou de sécurité publique, si c’est juste pour acheter la paix sociale, alors on sera très loin du respect dû à ces malades ».

Salle d’injection à moindre risque : la réflexion toujours en cours au ministère de la Santé

Paris, le vendredi 31 août 2012 –

Interpellé par le député socialiste, Jean-Marie Le Guen au sujet de l’ouverture de centres d’injection à moindre risque pour les toxicomanes, le ministre de la Santé, Marisol Touraine a indiqué que le sujet était actuellement traité par ses services.

« Nous allons voir dans quelles conditions il est envisageable d’expérimenter de telles salles mais il faut que le travail se poursuive avec des élus, avec des associations concernées en particulier », a-t-elle précisé sur LCI.

Elle a par ailleurs témoigné d’une grande prudence sur le sujet en notant : « Nous regarderons les exemples qui existent, la manière dont ils peuvent être améliorés (…). Il ne s’agit pas de s’engager tête baissée dans un dispositif qui serait a priori défini pour toujours, il faut expérimenter le cas échéant avec des associations et des élus qui sont disposés à le faire ». Source

Principales réactions à la proposition « Salle de shoot » Août 2012

Cliquez sur le sujet qui vous intéresse

Polémique sur les salles d’injection de drogue
Boursier.com
PARIS (Reuters) – La proposition du député socialiste Jean-Marie Le Guen de légaliser les salles d’injection de drogue a provoqué mercredi une levée de …
Jean-Marie Le Guen (PS) demande la création de salles d’injection …
Twitter : Il faudrait autoriser, comme cela se fait à l’étranger, des salles de consommation de drogue, mais de façon très encadrée. C’est sur ces paroles que …
www.meltybuzz.fr/jean-marie-le-guen-ps-demande-la-creation…
Salles d’injection de drogue : le débat – Vivolta.com
La consommation d’héroïne à Paris serait en hausse. Face à ce problème, l’ adjoint au maire de Paris Jean-Marie Le Guen appelle le gouvernement à autoriser …
www.vivolta.com/…/salles-dinjection-de-drogue-le-debat.html
Seringues pour s’injecter la dose d’héroïne. – galerie article de …
seringues salle d’injection salle de shoot france paris suisse jean marie le guen santé député drogue héroïne politique – visite la galerie article de…
www.melty.fr/politique-des-salles-de-shoot-dans-la-capitale-po…
polémique sur les salles d’injection de drogue en france – France Inter
polémique sur les salles d’injection de drogue en france. Soumis par admin le mer, 29/08/2012 – 13:26. polémique sur les salles d’injection de drogue en …
www.franceinter.fr/content-polemique-sur-les-salles-d-injectio…
Polémique sur les salles d’injection de drogue – COMBourse.com
Polémique sur les salles d’injection de drogue – Le Guen relance le débat sur les salles de shoot – Jean-Marie Le Guen appelle le gouvernement à autoriser les …
www.combourse.com/…/Polemique_sur_les_salles_d_injection…
Drogue : le débat relancé sur les salles de shoot
Le Point
Cela devrait, selon lui, permettre un usage encadré de la drogue et aboutir à une réduction de sa consommation. Mais dès hier, un communiqué commun – signé à la fois par Act Up-Paris, Aides, la Fédération Addiction, Gaïa, Médecins du monde, le Réseau 
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Le Point
Salles de « shoot »: des associations parlent d' »urgence sanitaire »
Le Nouvel Observateur
Les salles d’injection de drogue sont « validées dans de nombreux pays » et permettent de toucher les usagers de drogues « les plus précaires », affirment mercredi plusieurs associations, dont Médecins du Monde et Act-Up, parlant d' »urgence sanitaire 
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Un sniffons, des petites marionnettes ?
Mediapart
Quant à l’aspect scientifique, une question trouve sa réponse immédiatement : la foi est uneaddiction et les écritures saintes sont des drogues. La voie d’introduction n’est pas l’essentiel, seul compte le résultat. A quand des textes saints 
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Salles de consommation à moindre risque : que disent les études ?
Doctissimo
Mais globalement, la fréquentation de ces centres n’influe pas vraiment sur l’intensité de la prise dedrogue. Par contre, le fait d’être en contact avec des professionnels de santé, dont des « conseillers en addiction« , permet d’améliorer l’accès aux 
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Marisol Touraine évoque des tests de « salles de shoot »

PARIS (Reuters) – La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé jeudi que les conditions seraient réunies « assez rapidement » pour des expérimentations de salles d’injection de drogue.

Interrogée sur LCI, elle a exclu toutefois un feu vert rapide, invoquant la nécessité d’un travail préalable avec les élus et les associations.

« Je travaille sur cette question depuis maintenant déjà plusieurs semaines », a-t-elle dit. « Il n’y aura pas de décision dans les jours qui viennent mais je pense que nous serons prêts assez rapidement. »

« Nous allons voir dans quelles conditions il est envisageable d’expérimenter de telles salles, mais il faut que le travail se poursuive avec des élus, avec des associations concernées en particulier », a indiqué Marisol Touraine.

Le débat sur les « salles de shoot », qui permettraient d’encadrer la consommation de drogue, avait divisé le précédent gouvernement de droite en 2010.

Il a été relancé mercredi par le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen, qui a demandé au ministère de la Santé d’en autoriser dans la capitale du fait de l’augmentation de la consommation d’héroïne.

L’UMP a accusé le gouvernement d’avoir déjà préparé en secret des ouvertures de centres, le député Bernard Debré évoquant dans cette affaire un « Etat dealer ».

L’ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot a fait savoir pour sa part par twitter qu’elle était « toujours une militante des salles d’injection surveillée, démarche de santé publique nécessaire« .

n autre ancien ministre de Nicolas Sarkozy, le président du Nouveau Centre Hervé Morin, s’est lui aussi déclaré jeudi favorable à l’ouverture de salles d’injection.

 

 

Debré/salles de shoot : « mentalité stupide »

Par Europe1.fr

Publié le 30 août 2012 à 07h27Mis à jour le 30 août 2012 à 08h10

« Il faut se réveiller un peu! » Bernard Debré, député UMP de Paris et médecin, réagissait jeudi matin sur Europe1 à la proposition du socialiste Jean-Marie Le Guen de mettre en place des salles de shoot pour toxicomanes. « Aux États-Unis et en Suisse elles existent et elles ferment. En Suisse, elles attiraient des étrangers. Puis on a fait des jardins et il y avait des crimes et des drames. C’est indéfinissable comme idée », a-t-il critiqué.

« Si quelqu’un fait une overdose mortelle, qui est responsable ? Si un drogué sort de la salle de shoot et tue quelqu’un, qui est responsable ? L’État ! Avec ces salles, un drogué pourra très bien attaqué l’État et l’accuser de l’avoir poussé vers la drogue », s’inquiète le député médecin.

« En plus de ça le signal vis à vis des citoyens est aberrant. C’est une mentalité stupide », renchérit-t-il. Concluant : « il faut lutter contre la drogue au niveau mondial et instruire les jeunes. Elle est mortelle la drogue. J’ai un proche qui est tombé dedans. Il a fallu l’enfermer. Il s’en est sorti. Maintenant il a écrit un livre pour prévenir et expliquer. »

Drogue : le débat relancé sur les salles de shoot

Le Point.fr – Publié le 30/08/2012 à 13:00

Ces structures doivent permettre de limiter le nombre de consommateurs d’héroïne et les problèmes de santé liés à l’usage de seringues.

En demandant au gouvernement d’autoriser la création de salles d’injection de drogue, le député PS et adjoint au maire de Paris en charge de la santé, Jean-Marie Le Guen, vient de relancer un débat qui n’est pas nouveau en France. Et qui a toujours, pour l’instant, tourné en faveur des opposants à ce type de pratique. Or cette fois, la vague soulevée par le Dr Le Guen semble grossir sous l’effet de vents favorables provenant de divers bords. Et la tempête pourrait finir par balayer les arguments des « anti-salles de shoot ». D’autant que les expériences étrangères semblent plutôt positives. Et que le candidat Hollande avait fait part, pendant la campagne présidentielle, de son intérêt pour ce genre d’expérimentation.

Ce matin Jean-Vincent Placé, le président du groupe EELV au Sénat, a souhaité – sur LCI – une expérimentation rapide de salles de moindre risque à Paris et à Marseille. Cela devrait, selon lui, permettre un usage encadré de la drogue et aboutir à une réduction de sa consommation. Mais dès hier, un communiqué commun – signé à la fois par Act Up-Paris, Aides, la Fédération Addiction, Gaïa, Médecins du monde, le Réseau réduction des risques, le Sidaction et SOS Hépatites – parlait de « dispositif validé par la science et l’expérience de terrain ».

Pas d’augmentation de délits

Leur document explique que si les actions de réduction des risques existants ont fait leurs preuves en diminuant la transmission du sida, de l’hépatite C, les overdoses et les abcès liés à l’injection de drogue, les usagers les plus précaires et les plus exclus ne peuvent en bénéficier pleinement. Expérimentées et validées dans plusieurs pays – la Suisse, l’Allemagne et le Canada -, les « salles de consommation à moindre risque » (terme préféré à celui de « salles de shoot », jugé méprisant) permettent justement de toucher ce public. En plus, elles instaurent un contact avec ces personnes exclues, leur permettant d’intégrer un parcours de soins et des dispositifs sociaux. « L’intérêt de l’action va donc bien au-delà de la mise à disposition, par ailleurs nécessaire, d’un environnement sécurisé », précise le communiqué.

Il faut rappeler qu’une récente expertise collective de l’Inserm – qui s’est appuyée sur la littérature scientifique mondiale et les expériences des salles déjà existantes – a déjà validé scientifiquement l’intérêt des salles d’injection de drogue. Ce travail a également montré que la consommation diminuait dans les lieux publics, et qu’il n’y avait pas d’augmentation de délits associés à l’usage de drogues aux alentours. Dans certaines structures, comme à Vancouver, leur ouverture a même entraîné une augmentation des inscriptions dans des programmes de substitution. Et une étude canadienne publiée dans le Lancet en avril 2011 concluait à une réduction de 35 % du nombre de décès par overdose (qui est l’une des premières causes de mortalité prématurée en Amérique du Nord), après l’ouverture de telles salles.

Banalisation ?

En France, alors que plusieurs municipalités s’étaient précédemment déclarées intéressées par l’expérimentation de salles d’injection, leur démarche avait été repoussée par l’ancien Premier ministre,François Fillon. Toutefois, le clivage droite/gauche et médecins/associations semble aujourd’hui dépassé. Des personnalités de droite comme Roselyne Bachelot-NarquinJean-Claude GaudinNadine Morano ouMichel Heinrich apportent leur soutien à l’idée d’une expérimentation. Quant au ministère de la Santé, il se borne à indiquer qu’une réflexion est en cours.

Reste quand même de vives oppositions, notamment au Front national, qui a qualifié cette proposition d' »aussi délirante qu’irresponsable ». Quant à l’Académie nationale de médecine, elle avait estimé, début 2011, que la mise à disposition de salles d’injection aurait pour effet de « sortir, de facto, les drogues les plus détériorantes du statut illicite où elles sont actuellement, et de remettre ainsi en question l’image répulsive qu’il convient de leur conserver pour éviter toute confusion dans la population dans son ensemble et, en particulier, chez les jeunes »…

France 2 : Etude sur les effets du cannabis chez les jeunes

Fumer régulièrement du cannabis quand on est mineur, peut réduire les capacités intellectuelles une fois adulte. C’est ce que conclut une étude publiée ce lundi par une revue scientifique américaine. Elle a été effectuée sur 1000 Néo-Zélandais qui ont été suivis pendant 40 ans. L‘étude compare le quotient intellectuel des fumeurs et des non-fumeurs à 13 ans et à 38 ans et montre un écart de 8 points.

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Le cannabis perturbe durablement le cerveau (Le Figaro)

La consommation durant l’adolescence a un retentissement jusqu’à l’âge adulte.

Il est des études qui demandent du temps. Par exemple, estimer l’impact persistant de la consommation de cannabis sur les performances du cerveau aura pris près de quarante ans. C’est grâce à l’étude de Dunedin, du nom de la petite ville de Nouvelle-Zélande où elle a été conduite, que l’on en sait plus aujourd’hui sur les effets d’une drogue, finalement pas si douce que ça. Une cohorte de 1 037 enfants nés en 1972-73 y a été testée régulièrement à 5, 7, 9, 11, 13, 15, 18, 21, 26, 32 et 38 ans!

Les résultats sont inquiétants, car les scientifiques néo-zélandais, aidés de chercheurs de l’Université de Duke (États-Unis) et du King’s College de Londres, confirment la plus grande vulnérabilité du cerveau des jeunes à la neurotoxicité du cannabis. On le suspectait, c’est désormais prouvé.

À 38 ans, ceux qui ont commencé à consommer du cannabis à l’adolescence ont en effet perdu quelques points de QI (quotient intellectuel). Jusqu’à huit points de QI en moins pour les enfants de l’étude de Dunedin qui se sont avérés les consommateurs les plus réguliers au fil des ans. Ce n’est évidemment pas le cas pour ceux qui n’ont jamais fumé d’herbe.

Et cette fois, impossible de soutenir que la diminution des performances du cerveau des fumeurs de cannabis viendrait d’une différence déjà présente antérieurement à la consommation, puisque les enfants sont suivis depuis leur plus jeune âge.

Autre point fort de ce travail publié aujourd’hui dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), la fiabilité des réponses. Comme les enfants de Dunedin sont habitués à la confidentialité de leurs réponses, on évite le biais de sous-déclaration habituel dans ce genre d’enquête. Les chercheurs ont aussi pris la précaution d’éliminer d’autres facteurs qui auraient pu perturber la validité des tests, par exemple la consommation de cannabis dans la semaine précédente, la dépendance à l’alcool ou une autre drogue, le nombre d’années de scolarité. Chaque fois se confirme une différence significative entre les consommateurs de cannabis et les autres, à l’avantage des abstinents.

Mais les anomalies ne se cantonnent pas aux tests psychométriques, elles semblent aussi se traduire dans la vie de tous les jours. Ainsi dans la cohorte de Dunedin: «Les personnes ayant déclaré consommer régulièrement du cannabis étaient aussi ceux qui rapportaient, à 38 ans, le plus de problèmes de mémoire ou d’attention.»

Séquelles irréversibles

De plus, commencer à fumer à l’adolescence, au moment où la maturation du cerveau n’est pas encore terminée, entraîne une plus grande perte de QI par rapport à ceux qui ont débuté à l’âge adulte. Enfin, les séquelles irréversibles ne sont pas exclues puisque, remarquent les auteurs, «l’arrêt ne restaure pas complètement les fonctions neuropsychologiques de ceux qui ont commencé à l’adolescence». Or, les statistiques montrent que c’est à l’adolescence qu’il y a le plus de risque de commencer à fumer du cannabis (voir encadré).

Déjà, en 2008, des études avaient montré des altérations neurochimiques persistantes du cerveau de rats soumis au cannabis dans une période correspondant à l’adolescence humaine. Les chercheurs évoquaient alors l’existence d’un intervalle de vulnérabilité neurale accru à l’exposition au cannabis. Il y a deux ans, c’est le Pr John Churchwell et ses collègues neurobiologistes de l’Université de l’Utah qui identifiaient chez des adolescents, grâce à l’IRM, une diminution du volume du cortex préfrontal des consommateurs de cannabis. En outre, cette zone, qui joue un rôle dans la planification, la prise de décision et le contrôle de l’impulsivité, était d’autant plus touchée que les fumeurs avaient commencé tôt.

L’an dernier, c’est une étude publiée dans la revue Behavioural Brain Research qui revenait sur le virage crucial de l’adolescence, sur le plan de la maturation neurologique: «Même si des anomalies structurales n’impliquent pas toujours des anomalies fonctionnelles, ­elles suggèrent que les anomalies du cortex et de l’insula observés chez les adolescents qui prennent du cannabis peuvent affecter leurs capacités de décision et accentuer la pulsion à consommer en dépit de ses conséquences négatives.» Pour les chercheurs néo-zélandais, les mesures de prévention dirigés vers les adolescents devraient être renforcées.


En France, plus d’un ado sur cinq a fumé un joint au collège

Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies,la France compterait 3,9 millions de consommateurs, dont 1,2 million réguliers. Quant au volet drogues de l’enquête européenne Health Behaviour in School Aged Children, menée sur plus de 11 000 adolescents en France (nos éditions du 3 mai 2012), il montre que, en troisième, un garçon sur quatre et plus d’une fille sur cinq a déjà consommé du cannabis.L’usage régulier concerne 3 % des adolescents de 15 ans et, depuis 2006, la consommation reste stable pour les élèves de cet âge, comme d’ailleurs pour ceux de 11 ans. Les experts notent cependant une augmentation inquiétante à l’âge de 13 ans: de 4,8 % en 2006 à 6,4 % en 2010