L’échec de la Guerre contre la drogue

Un éditorial de The BMJ estime que la Guerre contre la drogue est un échec retentissant. Il faut une réforme complète qui inclut la décriminalisation de la drogue et de meilleurs politiques pour réduire l’addiction plutôt que de considérer l’aspect purement criminel et punitif.

 

L’échec de la Guerre contre la drogue

La Dre Fiona Godlee, rédactrice en chef de BMJ et Richard Hurley expriment leurs doutes sur le concept de la Guerre contre la drogue.

Cette guerre coute environ 100 milliards de dollars par année, mais elle n’a pas réussi à réduire la demande ou l’approvisionnement, l’addiction ou la violence. Au contraire, la production et la consommation de la drogue ont explosé ces dernières années. En 2014, 250 millions de personnes dans le monde ont consommé une drogue illégale telle que le cannabis, la cocaïne ou l’héroïne tandis qu’un quart des jeunes de 15 ans au Royaume-Uni ont déjà consommé une drogue illégale. Dans ces conditions, une réforme est plus que nécessaire et pendant l’assemblée générale de l’ONU en avril 2016, de nombreux pays veulent axer les priorités sur les droits humains et ceux de la santé par rapport aux réponses punitives.Certains pays ont déjà supprimé les pénalités criminelles pour la possession personnelle de drogue selon Godlee et Hurley. Par exemple, le Portugal a remplacé les sanctions criminelles sur l’utilisation de la drogue avec des pénalités civiles et des interventions sanitaires il y a plus de 15 ans. La nouvelle loi Psychoactive Substances Act au Royaume-Uni criminalise l’approvisionnement, mais pas l’utilisation des drogues synthétiques tandis que certains états américains comme la Californie ont des marchés légaux du cannabis et les Pays-Bas tolèrent le cannabis régulé depuis des décennies.

Une analyse internationale récente a conclu que les gouvernements doivent décriminaliser les infractions mineures sur les drogues et renforcer les alternatives sociales et sanitaires sur les sanctions criminelles. Ensuite, il faut que les gouvernements progressent vers des marchés légaux et évaluent scientifiquement les résultats afin de proposer une politique rationnelle et pragmatique.

La santé doit être au centre de la lutte contre la drogue et donc, c’est le personnel de santé qu’on doit écouter selon ces deux chercheurs. Les médecins doivent utiliser leur autorité pour appeler à des réformes pragmatiques qui est justifié par la science et l’éthique. Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Suisse et présidente de la Global Commission on Drug Policy, estime qu’il y a un besoin urgent pour des politiques plus humaines contre la drogue. Elle appelle à une approche pragmatique pour réformer la politique de la drogue. Et par pragmatisme, on doit admettre qu’une société sans aucune drogue est un fantasme. La réforme doit donc privilégier les problèmes sur la santé publique, l’intégration sociale et la sécurité tout en respectant les droits de l’homme et le processus judiciaire.

La décriminalisation doit atteindre de nouveaux paliers selon Dreifuss. Dans un rapport qui sera publié prochainement, la Global Commission incite les gouvernements à réguler toutes les drogues illégales. Cela permettra de réduire le revenu qui est généré par le trafic illégal de drogue. Actuellement, ce trafic illégal représente la bagatelle de 320 milliards de dollars. Baroness Molly Meacher et Nick Clegg, membres du parlement britannique, estiment que la politique de la drogue au Royaume-Uni a été irrationnelle depuis 55 ans et qu’il est plus que temps de repartir sur de nouvelles bases. Ces parlementaires incitent le gouvernement à reporter l’utilisation médicale du cannabis et à revoir la politique sur les traitements basés sur l’héroïne. Ce dernier montre déjà des résultats positifs en Suisse tels qu’une baisse sur l’utilisation de la drogue et du crime et une amélioration sur la santé et la réhabilitation.

Les parlementaires appellent également à mettre fin aux sanctions criminelles concernant la possession et l’utilisation de toutes les drogues. Les politiciens britanniques devraient envisager sérieusement d’introduire une version du modèle portugais au Royaume-Uni. Et le Royaume-Uni montre déjà de bons signes pour améliorer totalement sa politique. La Psychoactive Substances Act 2016 est une preuve que les politiciens ont compris que la punition systématique n’est pas la solution pour lutter contre la drogue.

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Un bébé dans le coma après avoir ingéré une boulette de shit

Le petit garçon s’est saisi d’une boulette de résine de cannabis que son père de 34 ans avait laissé traîner sur la table du salon du domicile, à Lagny-sur-Marne. Le garçonnet a été transporté en urgence au Kremlin-Bicêtre.

Un bébé d’un an est tombé dans le coma après avoir avalé une boulette de résine de cannabis que son père avait laissé traîner sur la table du salon du domicile familial de Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, rapporte Le Parisien.

Les faits remontent au 5 novembre. Après avoir roulé son joint, le père, âgé de 34 ans et fumeur régulier, s’était éloigné, laissant son fils sans surveillance. Une vingtaine de minutes plus tard, l’enfant convulsait, ses yeux se révulsaient et il perdait connaissance.

Positif au THC

Le garçonnet a été transporté en urgence au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne.

Les résultats des tests sanguins ont révélé que le bébé est positif au THC, le tétrahydrocannabinol, le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis.

Placé en garde à vue, le père a reconnu les faits.

Déféré mercredi, il est poursuivi notamment pour abandon matériel et moral sur son fils et administration de substance illicite.

Ce vendredi, on ignore si l’état de santé de l’enfant s’est amélioré.

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Addictions: l’expertise reconnue des anciens malades (Le Figaro)

Une dizaine de personnes sorties de la dépendance viennent de recevoir le premier diplôme universitaire validant leur statut de «patient-expert».

Vincent a connu l’enfer de la dépendance pendant vingt-cinq ans. «Dix ans d’héroïne, dix ans de cocaïne et enfin, l’alcool, énumère-t-il d’un ton neutre. J’ai essayé de décrocher de nombreuses fois avant de trouver enfin une structure me correspondant.» Depuis bientôt trois ans, il n’a plus touché à rien. Devenu bénévole pour l’association qui l’a accompagné dans son sevrage, cet ex-agent immobilier a rapidement souhaité faire de la prévention en milieu scolaire son métier. «Mais mon responsable avait besoin que j’aie un diplôme universitaire. Je suis tombé sur le DU de Paris Sud, j’ai trouvé ça passionnant.»

Fraîchement diplômé, il se félicite de ce «cadeau mérité». «J’ai arrêté les études en terminale, je n’ai pas eu mon bac: à l’époque, j’étais déjà consommateur de drogue. Alors ce diplôme, même à 53 ans, c’est une grande fierté. J’ai énormément travaillé, certaines notions médicales étant difficiles à maîtriser. C’est la valorisation de ma reconstruction.»

Première promotion mondiale

Avec huit autres personnes ayant connu les affres de la dépendance destructrice, Vincent forme la toute première promotion française, et même mondiale, de «patients-experts»diplômés en addictologie. L’idée de créer un diplôme universitaire pour des malades chroniques investis auprès de leurs pairs, afin d’élargir et valider leurs compétences dans l’accompagnement et la représentation des malades notamment, est une innovation française lancée en 2009 au sein de l’université Pierre et Marie Curie à Paris.

À peine sept ans plus tard, le modèle commence déjà à essaimer puisque c’est dans un autre établissement, l’université Paris Sud, qu’a été créée, à l’initiative du Fonds Actions Addictions, la formation de «Reconnaissance des compétences du patient expert dans les addictions».

«Une parole plus forte»

Le monde de l’addictologie y a vu une opportunité pour mieux faire entendre ses besoins. «L’addiction est encore souvent associée à la notion de péché, déplore Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions. C’est une maladie qui suscite moins d’empathie que d’autres. J’espère qu’en étant reconnus comme patients-experts, avec des connaissances fiables et non critiquables, les personnes diplômées porteront une parole plus forte auprès des institutions et des autorités.»

Le programme de ce DU est en grande partie le même que celui qui était déjà proposé aux médecins ou infirmiers: formation aux différentes addictions (alcool et drogue bien sûr, mais aussi jeux, sexe, psychotropes…), thérapies possibles, neurobiologie, pharmacopée… Les étudiants ont suivi des cours via une plateforme Internet et validé le tout par des examens.

«Gage de sérieux»

«Ça m’a permis d’apprendre de nouveaux savoir-faire et de formaliser des choses que je savais déjà par l’expérience», résume une autre diplômée. Chantal a sombré dans l’alcoolisme il y a une trentaine d’années quand son couple s’est mis à aller mal. Six ans de dépendance forte, marqués par la honte et le secret. Elle s’en est sortie grâce à l’association La Croix-Bleue, dont elle est devenue d’abord bénévole, puis, grimpant les échelons, responsable régionale pour le sud-est de la France.

Âgée de 59 ans aujourd’hui, elle caresse le projet d’ouvrir un jour un centre de cure pour les femmes. Son nouveau diplôme, «gage de sérieux», sera un atout. «Le statut de patient-expert va leur permettre de mieux collaborer avec certains acteurs, notamment les assistantes sociales, qui mettent parfois en doute leur sérieux», confirme Jean-Paul Tomczak, président de la Camerup, coordination de cinq associations cumulant 100.000 membres, qui a cofinancé la formation de certains étudiants.

«Visibles et formés»

Les débouchés ouverts aux patients diplômés en addictologie sont divers: accompagnement des patients dans les centres, les hôpitaux et les associations, formation professionnelle y compris de soignants, et représentation des intérêts des malades et de leurs proches auprès des instances décisionnaires (agences régionales de santé, hôpitaux…).

«Ce DU leur donne un label de sérieux: plus les patients seront visibles et formés, moins on pourra leur dire qu’ils sont militants et pas compétents», explique le Pr Reynaud. La formation théorique vise aussi à compléter les connaissances acquises par l’individu souvent de façon empirique, au gré de son parcours. «Certaines associations sont attachées à une méthode particulière comme l’abstinence, alors que la recherche médicale montre qu’on peut aussi viser une consommation maîtrisée, illustre Michel Reynaud. D’autres associations revendiquent une dimension spirituelle, voire religieuse, qui peut s’avérer très utile pour certains malades mais peut être en décalage avec le monde laïc et scientifique des soignants. Nous souhaitons apprendre aux diplômés qu’il existe plusieurs réponses possibles à une situation.»

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Quelques nouvelles d’EDVO au 10 novembre 2016

Déjà deux mois et demi depuis l’incendie. La reconstruction s’organise lentement, « trop lentement pour le moral de l’équipe », mais les démarches se font au gré des échanges et réunions en concertation avec l’expert MMA, l’assureur MMA, l’architecte et le cabinet de contrôle.
Depuis septembre, notre structure neuve de 9 places, épargnée par l’incendie, est remise en service après travaux de sécurisation et d’alimentation électrique. Cette partie de l’établissement est devenue le point de rassemblement principal pour l’équipe et les résidents en attendant mieux.

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Nos autres activités se poursuivent presque normalement, sur nos 6 appartements de Paris et du Val d’Oise , sur nos 2 épiceries sociales à Epinay sur Seine et Groslay, sur nos missions nationales de préventions en milieux scolaires, sur le groupe « écoute Parents », sur les collectes alimentaires pour nos résidents et les épiceries, sur nos actions partenariales.
Le permis de réhabilitation de la structure sinistrée va être déposé la semaine prochaine « je l’espère » ; donc les entreprises vont pouvoir être consultées et missionnées dans le délai des deux mois qui viennent. L’évacuation des débris et des démolitions devrait se terminer ce mois ci.

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Les deux extrémités de la structure sont nettement moins endommagées que la partie centrale, en conséquence, nous allons pouvoir réintégrer en décembre 4 bureaux du rez de chaussée. L’arrêté d’interdiction d’accès au site, après travaux de sécurisation, nous autorise à réhabiliter cette première partie. Nous espérons poursuivre ces travaux sur une seconde tranche pour reprendre le fonctionnement de 7 places d’hébergement vers mars 2017 ; pour le reste il faut compter huit mois de travaux.
Dans l’attente, nous avons assuré le suivi et logé nos 26 pensionnaires dans un hôtel à Cergy Pontoise jusqu’en Octobre et nous avons enfin pu faire des locations de grands appartements dans le secteur privé pour rapprocher tous nos résidents sur Montmagny et Deuil la Barre. L’accompagnement thérapeutique et social de nos résidents est donc plus aisé pour nos salariés qui occupent des locaux mis à notre disposition par la Municipalité de Montmagny.

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Les dons en mobilier et électroménager nous permettent d’équiper ces nouveaux logements et nous nous organisons pour rendre la situation la plus confortable possible pour nos pensionnaires en rétablissement et nous reprenons les admissions des sortants de cure et poste cure.
Par ailleurs, le programme initial de développement d’EDVO est respecté ; par conséquent, la Maison Relais de 35 logements, en construction face à notre structure principale, va nous être confiée en gestion à partir du 7 décembre.

Nous allons accueillir début Janvier, 37 personnes en grande difficulté répondant aux critères d’admission de cette nouvelle structure.
Nous sommes en pleines démarches de recrutement pour constituer l’équipe de salariés qui va suivre ce public et pour préparer l’ameublement des 35 appartements et parties communes de cet établissement

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Comme vous pouvez l’imaginer, beaucoup de travail pour le bénévole que je suis, mais avec l’importante aide de mon équipe j’ai confiance en l’avenir.
Depuis le sinistre, notre assureur nous garantit une reconstruction de la structure à l’identique. Pour la perte du contenu des chambres et des parties communes, nous aurons plus de difficultés et les dons seront les bienvenus, surtout pour nos résidents qui pour certains, ont tout perdu.

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Merci de votre soutien dans cette période compliquée, merci à ceux et celles qui nous ont fait des dons ; les besoins en vêtements ont été largement comblés et ce sont les matelas en 90cm, couettes et oreillers qui manquent encore et les moyens financiers, ainsi que des ordinateurs pour recréer notre atelier informatique entre autre.
A bientôt pour vous informer de l’évolution de notre situation ; nous allons mettre sur notre site www.edvo-addictions.fr quelques photos pour vous faire partager les changements au fur et à mesure des travaux.

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Voici quelques dates à retenir pour venir nous soutenir :

  • Le samedi 3 décembre , journée brocante organisée par nos bénévoles au Pôle social d’Epinay sur Seine 1 Rue de l’Abbé Pierre, au profit d’EDVO.
  • Le Vendredi 16 Décembre de 16h à 22h,
  • le Samedi 17 décembre de 11h à 22h,
  • le Dimanche 18 décembre de 11h à 18h,
  • nous tenons un stand de vente au profit d’EDVO, au marché de noël sur le parvis de la salle des fêtes à Montmagny.
    Deux autres manifestations sont prévues en février et nous vous en informerons prochainement.

    Jean-Paul Bruneau, Président fondateur d’EDVO

    jean-paul.bruneau@laposte.net

Questionnaire d’Auto-Évaluation de la Consommation de Cannabis

« Je m’étonne que l’ANPAA, puisse prôner simultanément la légalisation du cannabis, la légalisation de toutes les drogues, ainsi qu’applaudir aux  « salles de shoots ».

ANPAA étant l’acronyme de Association Nationale de Prévention en Alcoologie et  autres Addictions, le jeu consiste sans doute à rechercher l’erreur… « 

Professeur Jean Costentin

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Questionnaire d’Auto-Évaluation de la Consommation de Cannabis

Cet auto questionnaire a été validé en Nouvelle Zélande.

  • Il permet à chaque consommateur de cannabis de faire le point sur sa relation au produit et d’explorer les effets sur son comportement .
  • Ce test peut mettre en évidence un usage nocif du produit consommé régulièrement.
  • Il explore surtout la nocivité psychologique, psychiatrique et sociale d’une consommation répétée dans le temps.

Pour lire ce test cliquez ICI

La dernière campagne de la Sécurité routière va vous passer l’envie de consommer des stupéfiants avant de prendre le volant

La Sécurité routière lance une campagne de sensibilisation grand public sur les risques encourus par la conduite après l’usage de stupéfiants. D’ici la fin de l’année, un nouveau kit de prélèvement salivaire sera généralisé.

Deux spots radio, diffusés depuis ce vendredi jusqu’au 22 novembre sur 13 radios nationales et régionales, mettent en scène les tourments de deux fumeurs de cannabis: l’un a tué sa compagne en voiture, l’autre a été lourdement condamné pour avoir renversé une jeune fille au volant de sa camionnette.

La Sécurité routière a également confié à Philippe Squarzoni, auteur de Saison Brune (ouvrage primé à plusieurs reprises), la réalisation d’une bande dessinée pédagogique qui met en image la galère d’un jeune conducteur contrôlé positif au cannabis un vendredi soir. Un film d’animation construit à partir des images de la bande dessinée sera diffusé sur les réseaux sociaux.

Le slogan: « Fumer du cannabis est illégal. Sur la route ça peut être fatal ». La Sécurité routière le martèle, les chiffres confirment.

Une nouvelle dimension pour l’hygiène

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Parmi les 3.461 personnes décédées sur les routes en 2015, l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière estime que 23% d’entre elles, soit 790 personnes, ont trouvé la mort dans un accident impliquant un conducteur contrôlé positif aux stupéfiants.

En France, s’agissant du cannabis, plus de 13 millions d’individus reconnaissent y avoir goûté au moins une fois, et 1,2 million en consomment régulièrement.

STUPÉFIANTS ET CONDUITE: CONNAISSEZ-VOUS LES RISQUES?

Diminution des facultés visuelles et auditives, état d’excitation intense, perte de la conscience du danger… Si les effets physiologiques du cannabis, de la cocaïne, de l’ecstasy ou de l’héroïne sont différents d’une substance à l’autre, toutes diminuent la performance de la conduite, particulièrement en situation d’urgence.

1. Perdre ses réflexes au volant

Le cannabis entraîne une baisse de vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction et une diminution des facultés visuelles et auditives.

L’ecstasy crée un état d’éveil et d’excitation qui masque la fatigue, elle donne un sentiment d’assurance, de contrôle de soi et provoque un comportement irrationnel au volant.

La cocaïne entraîne une conduite agressive qui s’associe à des erreurs d’attention ou de jugement et peut provoquer la perte de contrôle du véhicule.

Les opiacés (opium, morphine) provoquent une perte d’attention, des réflexes et de la conscience du danger et des obstacles.

2. Être contrôlé positif

La police et la gendarmerie disposent d’un test salivaire qui a la capacité de détecter les différents types de drogues en quelques minutes. Ce dépistage peut être effectué à l’occasion de n’importe quel contrôle routier. En fonction des drogues et des modes d’usage employés, le test peut s’avérer positif plusieurs heures après la prise de stupéfiants (voire plusieurs jours, pour des amphétamines par exemple).

Refuser de s’y soumettre rend passible de 2 ans d’emprisonnement et de 4.500 euros d’amende, les mêmes peines que dans le cas d’un contrôle positif.

3. Être condamné à une peine très lourde

Un contrôle positif engendre automatiquement une perte de 6 points sur son permis de conduire. C’est aussi passible, au maximum, de 3 ans de suspension de permis, voire son annulation avec interdiction de le repasser durant au moins 3 ans, ainsi que deux ans d’emprisonnement et 4.500 euros d’amende. Cette peine peut aller jusqu’à 3 ans et 9.000 euros d’amende en cas de consommation simultanée d’alcool.

En cas d’accident mortel, le conducteur risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

4. Payer des dommages-intérêts

En cas d’accident, les réparations du véhicule ne sont pas prises en charge par l’assurance et le conducteur perds le bénéfice des garanties complémentaires souscrites auprès de celle-ci, qui peut également résilier le contrat. Les personnes qui auraient été blessées dans l’accident peuvent demander en justice des dommages et intérêts très importants.

5. Se tuer ou tuer quelqu’un

Conduire sous l’emprise du cannabis c’est doubler le risque d’être responsable d’un accident mortel. Un risque multiplié par 15 si le cannabis est combiné avec de l’alcool.

UN NOUVEAU TEST DE DÉPISTAGE D’ICI FIN 2016 

Jusqu’à présent, si le dépistage s’avère positif, le conducteur est transporté auprès d’un médecin pour un prélèvement sanguin. L’analyse en laboratoire permet de caractériser et confirmer l’infraction. Une démarche très chronophage pour les forces de l’ordre autant que pour les services hospitaliers.

D’où la généralisation, d’ici la fin 2016, du prélèvement salivaire de confirmation effectué sur place par les forces de l’ordre.

Il sera ensuite envoyé, comme l’est à présent le prélèvement sanguin, à un laboratoire pour analyse.

Cette mesure contribue à multiplier et faciliter les contrôles, dans la droite ligne de la loi de janvier 2016 qui autorise les contrôles même en l’absence d’infraction ou d’accident.

Pour rappel enfin, les accompagnateurs d’élèves conducteurs peuvent être soumis à ces dépistages.

QUI SONT CES CONSOMMATEURS CONDUCTEURS?

Très majoritairement des hommes, qui représentent 94% des conducteurs contrôlés positifs aux stupéfiants dans les accidents mortels.

Très majoritairement des jeunes aussi: parmi les 18-24 ans, 23 % des conducteurs contrôlés dans les accidents mortels sont positifs, contre 19% chez les 25-44 ans et 4% chez les 45-64 ans.

Il s’agit aussi souvent de conducteurs de cyclomoteurs: près d’un tiers d’entre eux se sont avérés positifs pour au moins un stupéfiant lors des contrôles. Cette catégorie d’usagers est la plus problématique, avec les motocyclistes, dont les conducteurs contrôlés sont 18 % à être positifs aux stupéfiants.

La moitié des conducteurs contrôlés positifs a également un taux d’alcool illégal.

En 2015, 118.476 dépistages de stupéfiants ont été réalisés. 58.247 délits pour conduite après usage de stupéfiants ont été relevés.

La consommation de stupéfiants a augmenté entre 2010 et 2014: la proportion d’usagers actuels de cannabis (au moins un usage durant les 12 mois précédant l’enquête) parmi les 18-64 ans est passée de 8% à 11% entre 2010 et 2014, les usages réguliers ont également augmenté de 2,2% à 3,1%.

L’image de la consommation de cannabis a évolué depuis quelques années. Selon une enquête de l’Office français des drogues et toxicomanies, la proportion des personnes enquêtées trouvant que l’usage du cannabis, même une fois dans sa vie, diminue (54% en 2014 contre 62% en 2008).

Source

25% des tués sur la route le sont par la drogue !!

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La Sécurité routière lance une nouvelle campagne sur les dangers de la drogue au volant, et notamment le cannabis. La plupart des fumeurs n’ont pas forcément conscience du danger.