Salles de shoot: la polémique relancée (Le Figaro)

La fin de non-recevoir opposée par un récent rapport parlementaire à la dépénalisation du cannabis et aux salles d’injection supervisées scandalise les partisans d’un débat sur ces sujets controversés, qui y voient un document « à charge », dans la ligne du gouvernement.

Selon ce pré-rapport parlementaire d’information sur les toxicomanies, à paraître demain, et dont l’AFP a obtenu des extraits, la dépénalisation de l’usage du cannabis constitue « une impasse éthique et juridique » et les salles de consommation de drogue une « option hasardeuse ». Ces conclusions, tirées au terme de dizaines d’auditions menées depuis janvier, rejoignent les positions officielles du gouvernement.

Concernant le cannabis, « il faut lutter contre la drogue et ce n’est pas en facilitant l’accès que l’on réduira la consommation », avait résumé mardi dernier le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Une réponse sans appel au débat récemment relancé par un groupe de travail de députés de gauche, présidé par l’ancien ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant, qui a préconisé mi-juin une « légalisation contrôlée du cannabis ».

« Ce pré-rapport nous choque et nous déçoit », a réagi Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction qui rassemble des professionnels de la santé, de l’éducation et de la prévention. « On pouvait espérer non pas une réponse positive sur la dépénalisation », à laquelle près de six Français sur dix (58%) restent opposés selon un récent sondage, « mais une réflexion sur la façon de faire évoluer l’interdit pénal, qui n’a pas rempli son rôle », souligne-t-il, en assurant que « les niveaux d’usage (de drogue) progressent ».

Même déception chez les partisans des salles de consommation de drogues, une expérimentation rejetée par les rapporteurs de la mission parlementaire, qui proposent plutôt de « recourir davantage à des +maraudes+ de contact » pour « intervenir auprès des toxicomanes les plus vulnérables et précaires ». « C’est un document à charge qui ne se préoccupe que de défendre la position gouvernementale », déplore Pierre Chappard, porte-parole du Réseau français de réduction des risques, en dénonçant « approximations » et « mauvaise foi ». « Il existe déjà des +maraudes+ et cela n’a pas résolu les problèmes », souligne-t-il, en rappelant que ce sont d’ailleurs les équipes au contact des usagers dans la rue qui ont réclamé la création de salles d’injection.

En outre, poursuit-il, « le rapport fait le constat que tout va mal, que la toxicomanie s’installe en France. Pour autant, le seul chapitre sur la réduction des risques est celui sur les salles de consommation. Ils ne disent rien sur la réduction des risques en milieu festif, dans les banlieues, les campagnes… » La veille, le député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen, membre de cette mission d’information parlementaire, avait le premier critiqué ce pré-rapport rédigé « sans délibération » par « deux rapporteurs de la majorité ». Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (Mildt), n’a pas souhaité commenter le document avant sa publication officielle.

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Drogues : que disent les religions (Direct 8)

Drogues : que disent les religions ? C’est un cri d’alarme qu’a lancé la semaine dernière le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), où le trafic de drogue rend la vie des habitants infernale, comme l’illustre cette école, menacée par des tirs à balles réelles. Stéphane Gatignon demande l’envoi de l’armée pour protéger les habitants. Présentée par Mikaël Guedj, l’émission aborde le sujet sensible de la drogue, des trafics à la banalisation du cannabis en passant par les questions de santé, avec Jean-Pierre Couteron, psychologue spécialiste des addictions, et l’écrivain Nicolas Rey, passé par les affres des stupéfiants

Pour voir cette vidéo, cliquez ci dessus sur « TEMOIGNAGES »

Jean-Pierre Goullé nommé à l’Académie nationale de médecine

Jean-Pierre Goullé a été nommé membre titulaire dans la troisième division, section des sciences pharmaceutiques, de l’Académie nationale de médecine.

Âgé de 63 ans, Jean-Pierre Goullé est pharmacien biologiste diplômé de la Faculté de médecine et pharmacie de Rouen en 1971, docteur en pharmacie en 1975, professeur des Universités en janvier 2007, professeur associé à mi-temps (disciplines pharmaceutiques) auprès de l’université de Rouen depuis 2008.

Biologiste des hôpitaux au laboratoire de pharmacocinétique et de toxicologie clinique du Groupe hospitalier du Havre, alternativement praticien hospitalier et chef de service par périodes quinquennales, il a été président de la commission médicale de cet établissement de 1986 à 1991…

Jean Pierre Goullé est Editeur en Chef Adjoint de ce blog , Jean Paul Tillement en est l’Editeur

Les drogues chez les jeunes sont leurs affaires (Sud Ouest.fr)

Une association propose des consultations pour prévenir les risques d’addiction.

« L’idée est d’intervenir dans la dépendance » précise Johann Dintras, le directeur départemental du Comité d’étude et d’information sur les drogues et les addictions (Ceid). Selon cette association spécialisée, une étude dit qu’un tiers des jeunes de 15 ans consomment plus ou moins régulièrement du cannabis. Il faut aussi parler du tabac, de l’alcool…
Et Sarlat n’est évidemment pas épargnée.

Dans cette optique de prévention, le Ceid vient d’ouvrir des consultations spécifiques pour les jeunes en libre accès et pour les parents des jeunes consommateurs sur rendez-vous (lire ci-dessous). Ces consultations sont assurées par la psychologue Anouk Pichat. « La consultation jeunes a pour but de proposer aux consommateurs de produits psycho actifs d’effectuer des bilans des consommations, de recevoir une information et un conseil spécialisés, de les aider, si possible en quelques consultations, à réduire ou arrêter ces consommations et de les orienter, si la situation le justifie, vers une prise en charge à long terme », explique le directeur. LIRE LA SUITE

 

Le cannabis : une consommation importante mais en cours de stabilisation

Le tabac, l’alcool et le cannabis sont toujours les 3 drogues les plus consommées par les Français, mais d’autres, comme la cocaïne, progressent. Retour sur les premiers résultats de l’édition 2010 du baromètre de l’Inpes et sur les annonces d’Etienne Apaire, le président de la Mildt

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Le cannabis, drogue illicite la plus consommée en France, est devenu culturel, au même titre que le tabac et l’alcool, comme en témoigne le nombre important et stable d’usagers réguliers (plus d’un million). Cependant cette consommation concerne surtout les hommes de moins de 55 ans :

Il semblerait également que l’expérimentation diminue chez les jeunes, comme l’a souligné Etienne Apaire, président de la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie).

Certes la prévention et la sensibilisation des acteurs de santé progressent sur cette drogue et ses conséquences, mais la gestion du cannabis reste essentiellement policière en France et les problèmes -sanitaires, sécuritaires, mafieux, discriminatoires- persistent… (cf. l’analyse de Didier Jayle, l’ancien président de la Mildt, et de Simone Weil).

La cocaïne, en hausse mais toujours marginale
La cocaïne se situe au deuxième rang des produits illicites les plus consommés, mais « très loin derrière le cannabis et les produits psychotropes licites« , comme le soulignent l’Ofdt (observatoire français des drogues et des toxicomanies) et l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé).

Cependant la hausse de sa diffusion est très nette, traduisant une certaine démocratisation (baisse des prix, élargissement des populations touchées) qui nécessite vigilance et, là aussi, prévention (meilleure connaissance du produit par les professionnels de santé, sensibilisation aux risques, etc.). Lire l’article

La Lettre N°12 ( Mars-Juin 2011)

Une prévention interactive  en matière de cannabis :  Le modèle Suédois par Madame S. Gonnet – Docteur J.-L. Saladin

A)    Le contexte Français :

Alors que la notion « d’école promotrice » est encore expérimentale et que sa mise en œuvre dépend uniquement de l’engagement du chef d’établissement , alors que se mettent en place lentement des actions d’éducation à la santé dans le cadre du programme commun de compétences et de connaissances  au collège , alors que le développement des compétences collectives est  encore à l’état embryonnaire, la connaissance du modèle suédois de prévention et de réduction des risques en matière de cannabis incite à une réflexion en vue ( après une adaptation éventuelle) de son application dans les écoles primaires de France.

Il existe plusieurs conditions pour cette mise en œuvre : Lire la suite en cliquant sur CNPERT N°12 juin 2011

Lettre adressée par J. Costentin au directeur de FR2, à la suite de l’émission « Et si on légalisait le cannabis »

Monsieur le Directeur , Permettez-moi d’attirer votre attention sur un problème sanitaire et sociétal de première importance, la « pandémie cannabique ». Lire la suite en cliquant sur CNPERT N°12 juin 2011

Le cannabis, une drogue dure pour le cerveau

Les auteurs décrivent le cas d’un patient de 29 ans, fumeur, et consommateur régulier de cannabis (10 à 15 joints par jour), ayant présenté deux infarctus cérébraux à 6 ans d’intervalle et un accident ischémique transitoire en 2010, qui s’est produit immédiatement après la consommation de 4 joints. La recherche de cannabis était positive dans les urines et le diagnostic de vascularite au cannabis a été retenu, en particulier devant l’aspect des artères cérébrales à l’imagerie et l’addiction au cannabis. Pour les auteurs, la recherche de cannabis urinaire devrait être réalisée chez les patients jeunes présentant un AVC.

Dr Emmanuel Cuzin

Brunot S et coll. : Infarctus cérébraux récurrents chez les sujets jeunes : pensez au cannabis. Journées de Neurologie de Langue Française (Paris) : 26-29 avril 2011.Article

Article publié avec l’aimable autorisation de JIM.fr ( http://www.jim.fr) copyright jim.fr

APPEL DU DIX HUIT JUIN 2011 : LES PARENTS PARLENT AUX PARENTS

commentaire extrèmement intéressant à propos de l’article du Figaro  » “Cannabis : 63 % des Français contre la dépénalisation » de Claire MOSCICKI – LE PHARE,  familles face à la drogue  – http://drogues.familles.free.fr

Alors que la bataille électorale fait de nouveau rage entre les tenants de la légalisation des drogues et ceux qui s’y opposent, l’association le Phare-Familles face à la drogue est régulièrement interpellée par des médias, des parents, des associations familiales et autres groupements bénévoles qui nous demandent de prendre position
POUR ou CONTRE les salles de shoots,
POUR ou CONTRE la dépénalisation du cannabis,
POUR ou CONTRE la légalisation des drogues,
et depuis la sortie du livre « Pour en finir avec les dealers» de Monsieur Gatignon, écologiste et maire de Sevran, on nous sert un,
POUR ou CONTRE la réinsertion des dealers.

Face à ces POUR OU CONTRE MANICHEENS qui ne tiennent pas compte  de la réalité du terrain de tous ceux qui aident, soutiennent les familles et les malades, qu’ils soient PRO ou bénévoles, il nous a semblé opportun de vous faire part de notre point de vue qui se réfère à 2 constats :

1er constat : lire la suite de l’article 

Cannabis : 63 % des Français contre la dépénalisation (Figaro.fr)

Alors que l’ancien ministre Daniel Vaillant propose de créer une filière d’Etat du haschich dans l’Hexagone, 63% des Français se disent opposés à cette idée, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche.

Vivement débattue au sein de son parti, rejetée par François Fillon, la proposition du socialiste Daniel Vaillant de créer une filière d’Etat du cannabis ne remporte pas de succès auprès des citoyens. Près de deux Français sur trois sont opposés à la dépénalisation des drogues douces, selon un sondage Ifop réalisé pour Sud-Ouest Dimanche et publié ce samedi.

En détail, 63% des personnes interrogées au cours de cette enquête se sont exprimées contre la dépénalisation de substances telles que le cannabis, contre 36%. Les réponses varient toutefois en fonction de l’âge, de l’orientation politique et du sexe. Ainsi, la proportion s’inverse chez les sondés âgés de moins de 35 ans, qui se disent favorables à 51% à une dépénalisation du cannabis, contre 49%. La tendance est la même chez les sympathisants de gauche, qui s’expriment en faveur de cette mesure à 48%, contre 20% seulement à l’UMP et 28% au FN. Dernier clivage, celui du sexe : 43% des hommes sont pour, contre seulement 30% des femmes.  lire la suite

Contribution de la science au débat sur les salles d’injection (Libération.fr)

Tribune Par PIERVINCENZO PIAZZA Neurobiologiste Inserm U862, Françoise BARRÉ SINOUSSI Prix Nobel de médecine, MARIE JAUFFRET-ROUSTIDE Sociologue, Inserm U988, LAURENT MICHEL Médecin psychiatre, Inserm U669, PERRINE ROUX Pharmacienne, Inserm U992, PATRIZIA CARRIERI Epidémiologiste Inserm U992

Le débat public sur les salles d’injection de drogues médicalement supervisées a émergé l’été dernier après la remise aux pouvoirs publics d’une expertise collective de l’Inserm préconisant d’expérimenter et d’évaluer, en France, cet outil de réduction des risques. Ce débat est aujourd’hui relancé.

Le 18 avril, la publication d’un article dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet apporte de nouvelles données scientifiques confirmant les bénéfices en santé publique observés après l’ouverture d’une salle de consommation supervisée à Vancouver. L’étude menée par l’équipe de chercheurs canadiens montre que la proportion d’overdoses mortelles a chuté de 35% dans le périmètre de la salle de consommation depuis son ouverture en 2003. Cette salle montre ainsi qu’elle permet de sauver des vies après avoir offert de nombreux bénéfices aux usagers de drogues, tels que l’accès aux soins et une passerelle vers le sevrage. Cette publication confirme d’un point de vue épidémiologique que l’implantation des salles d’injection a un réel impact de santé publique sur la baisse de la mortalité liée à l’usage de drogues.

L’initiative de Vancouver a pu voir le jour grâce à une réelle volonté de collaboration entre les milieux politiques, associatifs et scientifiques. Dans le quartier de la salle de consommation, plutôt que de réprimer les usagers de drogues qui consommaient dans la rue ou de les envoyer en prison, la police s’est donné pour mission de les référer à cette structure de réduction des risques. A une réponse essentiellement répressive s’est substituée une réponse sanitaire se traduisant concrètement par une porte d’entrée vers le système de soins pour une population qui en restait privée ; et une réponse sociale permettant de pacifier les relations entre les usagers de drogues et les riverains en limitant les comportements de consommation et en particulier les pratiques d’injection visibles dans l’espace public.

Encore une fois, à l’instar  lire la suite

Le commentaire du Professeur Tillement :

Contribution Scientifique ?

L’expérience de Vancouver est positive mais d’un intérêt limité. Elle a été menée dans un périmètre géographique où les toxicomanes étaient livrés à eux-mêmes, sans soutien ce qui n’est pas le cas en France.

Notre Pays offre des structures d’accueil publiques et privées, peut-être à compléter mais efficaces.

L’expérience de Vancouver n’est pas validée par le Gouvernement Fédéral du Canada pour des raisons que nous développons dans ce blog.

Le même prestigieux journal, The Lancet, cité par les auteurs a publié une autre information que nos lecteurs doivent connaître.

La cocaïne est une des causes majeures d’infarctus du myocarde. Cette toxicité cardiaque est amplifiée par l’injection intraveineuse flash ; la totalité de la dose arrive au cœur avant le cerveau et avant dilution dans le sang, une overdose est possible voire probable.

L’attitude des opposants aux salles de shoot n’est pas idéologique, elle est médicale

Un rapport pointe l’échec de la guerre contre la drogue (Le Monde)

La lutte antidrogue a « échoué » et des changements sont « urgents » dans ce domaine, indique un rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy). Plusieurs personnalités ayant participé à l’élaboration de ce rapport, dont des anciens présidents latino-américains, préconisent une dépénalisation des drogues et une légalisation du cannabis. « Cinquante ans après la signature de la Convention de l’ONU sur les drogues et quarante ans après que le président [Richard] Nixon eut lancé la guerre antidrogue du gouvernement nord-américain, il est urgent de réformer les politiques nationales et mondiales de contrôle des drogues », indique le document qui sera présenté jeudi à ….. suite

Commentaire du Professeur Tillement

Ce  rapport aberrant émane d’anciens  décideurs internationaux dont certains ont représenté  ou dirigé des pays où la drogue est synonyme de violence et de crime.

Est-ce une raison pour ouvrir les vannes et capituler sans condition ?

Le rapport affirme que :

La lutte contre la drogue a échoué…car les consommations de drogue augmentent !

Cette lutte a t’elle été à la hauteur de l’enjeu ? Dans notre pays sûrement pas, comme nous l’avons dénoncé à maintes reprises

On n’a pas la contre-expérience, mais néanmoins on pense qu’en France, on en a limité la progression, mais :

La lutte a t elle véritablement commencé, lui a-t-on donné une chance ?  NON, les fournisseurs développent une politique commerciale agressive multipliant les offres quantitatives : héroïne, cocaïne (prix sacrifiés !), cannabis…et qualitatives variées, produits de synthèse, amphétamines et dérivés..  dans un silence médiatique impressionnant, minimisant ou ridiculisant les opposants, présentés comme ringards, idéologues, moralistes..  Les média sélectionnent  de façon toute biaisée les intervenant sur ce sujet   

Les politiques répressives vis-à-vis des consommateurs de drogue ont surtout mis à mal les actions de santé publique  ……système purement répressif !

Comment peut- on oublier l’action courageuse, quotidienne et efficace de tous ceux qui en France et à l’étranger luttent contre la drogue ? Quelles punitions sont prononcées contre et véritablement effectuées par les trafiquants ?

La légalisation du cannabis couperait « l’herbe sous les pieds des trafiquants » !

Quelle naïveté, pour ne pas dire plus, de ne considérer parmi les drogues que le seul cannabis, sachant que l’offre est de plus en plus diversifiée. Accepter le cannabis serait ouvrir les vannes à toutes les autres drogues, qu’il faudra à leur tour légaliser. Qui peut imaginer que n’ayant plus accès aux ressources du commerce du cannabis, ces dealers s’engageraient aussitôt dans des métiers honnêtes payés au SMIC?

 Sait-on que les toxicomanes injecteurs d’héroïne ont pratiquement tous commencé par la triple association, alcool, tabac, cannabis. Seul le dernier est interdit, maintenons le.

La transgression qui se faisait chez l’adolescent au niveau du cannabis s’effectuerait alors un ou deux barreaux au dessus ; au niveau de la cocaïne ou de l’héroïne

A l’heure où le tabac, , et l’alcool continuent de faire des dégâts; que l’on est incapable d’en prévenir l’usage chez les plus jeunes qui peut imaginer que l’on ferait mieux avec le cannabis ?

Ressortir en 2011 les vieilles lunes « soixantehuitattardées » de la légalisation du cannabis, c’est faire fi des multiples informations scientifiques et épidémiologiques accumulées depuis quarante ans ; attitude aberrante sinon criminelle.. Quelle place est faite dans ces envolées démagogiques aux toxicités physique et psychique du cannabis désormais bien cernées (toxicité O.R.L. et broncho-pulmonaires par cancers, affaiblissement de l’immunité, infarctus du myocarde, artérites, accidents vasculaires cérébraux, perturbations de la grossesse et du bébé qui en est issu, perturbations de la mémoire, des capacités éducatives, anxiété, dépression, relation de mieux en mieux établies avec les psychoses (folie), perturbation de la conduite des véhicules, induction d’autres toxicomanies….

Que deviendrait la pédagogie de la lutte contre le tabac, alors que l’ on autoriserait pire que lui?

Le rapport vante les «  résultats » du Portugal, le plus mauvais élève de l’Europe qui a tout permis avec des consommations record mais qui n’augmenteraient plus (ce qui ne nous apprend rien en l’absence des chiffres absolus). Pourquoi ne pas citer les bons exemples, la Finlande et la Suède (Voir CNPERT N°12)

Le rapport propose aussi une prise en charge Médicale et Psychologique ; n’est ce pas ce qui est déjà fait en France et dont nous souhaitons le développement, mais sur un mode mieux encadré et évalué. Un toxicomane avant d’être considéré comme délinquant est un malade qu’il faut soigner ; offrons lui ces soins; mais surtout développons une prophylaxie sans laxisme; Soins aux drogués, guerre à la drogue et à ses dealers

On pourrait citer beaucoup d’autres arguments, certains ont déjà été développés dans le blog .

Ce rapport indique manifestement qu’il recherche la paix à n’importe quel prix, en particulier dans les pays où l’appât des profits de la drogue entretient un climat de terreur ; On ne l’obtiendra pas en cédant à la violence et en oubliant que toute politique doit d’abord protéger les citoyens des véritables maux et non de leurs conséquences 

Prophylaxie sans laxisme !

          

Danger, drogue au bureau (Le Point)

« Deux grammes pour un séminaire. » Christophe raccroche et note dans son petit carnet la commande. Une scène surréaliste dans la salle de sport d’une école de commerce du quartier de la Défense. Entre les bancs de musculation et les haltères, derrière les tapis de course et les vélos, Christophe vaque à sa seconde activité. Étudiant en dernière année, il est aussi, à ses heures perdues, dealer. « J’ai toujours un peu revendu. Au départ, c’était du cannabis sous toutes ses formes, puis avec le temps, c’est devenu de la cocaïne. Je n’ai qu’une vingtaine de clients. Tous des copains de copains, des rencontres de stages. »

Ce futur diplômé ne vend quasiment qu’aux résidents des tours…. suite

Addictologie clinique

Résumé

L’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, les nouvelles drogues de synthèse, et même la nourriture sont autant de supports aux addictions. Mais, les jeux d’argent, les jeux en ligne, l’Internet et le visionnage des séries télévisées se sont révélés être devenus aussi de redoutables produits toxiques. Même les activités sportives et le travail que l’on pouvait penser être des remèdes peuvent devenir des drogues de choix tout aussi redoutables ! Voilà autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre. Voici un livre conçu pour  lire la suite

Une information objective sur les méfaits du cannabis…au Royaume Uni :

Quand les Anglais découvrent ses ravages

 

L’histoire commence en 1997 lorsque l’opinion publique anglaise, portée par ses media, déclenche une violente campagne pour obtenir la dépénalisation du cannabis, considéré comme inoffensif. Elle force le gouvernement de l’époque à déclassifier cette drogue la rendant plus facile d’accès

La manchette d’un journal « The Independant » est éloquente (28 septembre 1997) :

  Pourquoi pensons nous qu’il est temps de dépénaliser le cannabis

Cliquez ici pour lire l’article

Dix ans plus tard,  (18 mars 2007) le même journal, mieux renseigné, découvre les ravages du cannabis chez les jeunes anglais et publie en première page :

 Cannabis, des excuses. Si seulement nous avions su ce que nous pouvons révéler aujourd’hui       

Cliquez ici pour lire l’article  

Qu’ont-ils appris :

  • Un nombre inquiétant d’adolescents (teenagers) sont intoxiqués et doivent être traités
  • Le Skunk qu’ils fument est 25 fois plus actif que la résine utilisée 10 ans plus tôt,
  • Il est alors aussi toxique que la cocaïne et l’héroïne, il provoque de multiples atteintes    pathologiques en particulier neurologiques, les plus graves étant des états psychotiques 

Nous savons que les effets du cannabis sont dose-dépendants, leur intensité croit avec la dose mais d’autres effets peuvent apparaître (psychoses)

Le journal fait depuis campagne contre l’usage du cannabis et pour sa re-pénalisation

Bel exemple de réalisme, de courage et d’information responsable.

N’est-il pas possible de le suivre en  France ?

Jean-Paul Tillement

Cannabis : ce que les parents doivent savoir

L’expérience d’un homme de terrain 

L’auteur est le Président de l’Association Parents contre la Drogue. Il appartient au milieu associatif  qui lutte inlassablement pour sortir les toxicomanes de l’enfer de la drogue.

Il le fait avec efficacité et réalisme

Son livre est focalisé sur le cannabis dont il décrit tous les dangers, depuis la supercherie de le présenter comme une « drogue douce » jusqu’aux lésions graves irréversibles neurologiques et cardio-vasculaires en passant par la fréquence des accidents automobiles qu’il provoque et des suicides qu’il peut entrainer.

Beaucoup d’autres informations sont rassemblées, quelques unes très éloquentes : le cannabis facilite le passage à la cocaïne. « Les adolescents qui consomment du cannabis entre 12 et 17 ans sont 85 fois plus susceptibles que les autres de passer ensuite à la cocaïne ». Mais, lorsqu’ils associent  les trois drogues de passage : alcool, tabac et cannabis, le risque est 266 fois plus grand ! La vente des deux premiers est réglementée, qu’arriverait-il si le troisième était en vente libre. Facile à imaginer !

Dans un langage simple, direct, compréhensible de tous, l’auteur s’adresse aux parents auxquels il décrit les risques encourus par leurs enfants, en particulier au moment de l’adolescence.

Il propose des lignes de conduite adaptées à ces situations, parler sans braquer, expliquer sans asséner, convaincre et indiquer comment se libérer de l’emprise de la drogue.

Cet ouvrage apporte aussi une note d’espoir par des témoignages d’anciens toxicomanes qui ont réussi leur sevrage. Tous témoignent de la nécessité d’être aidé, entouré, de vouloir guérir, d’accepter les soins. On doit recommander ce livre à tous ceux et celles qui sont confrontés  à une toxicomanie, ils y trouveront les informations utiles pour être efficace.

Jean-Paul Tillement

Pour acheter le livre (16,15€)