Cannabis : l’exposition prénatale modifie la structure cérébrale

Les enfants ayant été exposés au cannabis avant leur naissance présentent des modifications du cortex préfrontal, selon une étude danoise.

Cannabis : l'exposition prénatale modifie la structure cérébrale

Cannabis et grossesse ne font pas bon ménage. Selon une étude publiée dans la revueBiological Psychiatry, les enfants ayant été exposés avant leur naissance au cannabis sont pourvus d’un cortex préfontal plus « épais ». Des études antérieures avaient déjà identifié des conséquences comportementales à court terme, mais les effets sur la morphologie du cerveau demeuraient inconnus. Les spécialistes estiment que 2 à 13 % des femmes dans le monde fument du cannabis pendant leur grossesse.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont fait appel à l’IRM (Imagerie par résonance magnétique). Ils ont réuni 54 enfants danois âgés de 6 à 8 ans. Parmi eux : des enfants exposés au cannabis ou au tabac durant la période prénatale. Un groupe témoin était constitué d’ enfants qui n’avaient été exposés à aucunes de ces deux substances. Les chercheurs ont ensuite analysé la structure cérébrale de tous les enfants, observant les éventuels effets du cannabis sur sa morphologie.  

Une morphologie cérébrale différente 

Après analyse, les chercheurs ont noté des différences dans l’épaisseur corticale.

Le cortex préfontal étais plus « épais ». Cette région du cerveau, particulièrement importante, coordonne notamment la capacité de prendre une décision et joue sur la mémoire.
Cependant, les chercheurs n’ont pas conclu sur des conséquences fonctionnelles. 
« Cette étude suggère uniquement que l’exposition prénatale au cannabis entraine des anomalies structurelles du cerveau », souligne le rédacteur en chef de la revue Biological Psychiatry, le Dr John Krystal. « Comprendre ce qui se passe dans le cerveau peut nous donner un aperçu sur la façon dont les enfants se développent après avoir été exposés au cannabis », explique le Dr El Marroun. Pour l’auteure principale de l’étude, la consommation de cannabis pendant la grossesse est « relativement courante » et l’ignorance règne quant aux « conséquences potentielles que peut avoir cette substance pendant une grossesse, mais aussi sur le cerveau de la mère et de son bébé ».

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L’addiction au chocolat est-elle une réalité ?

Vous aimez le chocolat, vous aimez en consommer chaque jour, et vous en consommez parfois des quantités importantes. Cette envie d’en consommer est si forte, ce besoin de le laisser fondre sur votre langue est si pressant que vous vous demandez si vous n’en êtes pas addict ?

Voici la réponse à une telle question !

Peut-on devenir addict au chocolat ?

Femme qui mange du chocolat©

Femme qui mange du chocolat©
De nombreuses personnes se disent chocolatomanes, c’est-à-dire qu’elles affirment être addict au chocolat. Pour ces personnes-là, cette friandise est une vraie drogue qui réduit leur stress, leur angoisse, et leur procure un plaisir divin.

C’est vrai, ces personnes-là éprouvent un besoin difficilement contrôlable d’absorber chaque jour des quantités importantes de cet aliment-plaisir ; et leur comportement apparemment compulsif ressemble à celui d’une personne addict à une drogue, d’un toxicomane.

Pire, exactement comme les toxicomanes, les chocolatomanes donnent l’impression d’avoir besoin de leur friandise pour se sentir apaisés.

Mais peut-on vraiment en être addict ?

L’addiction se caractérise certes par une envie irrépressible et l’incapacité répétée à contrôler le besoin de l’objet addictif ; et la personne addict, bien qu’ayant conscience des risques liés à ses abus, ne peut s’empêcher de poser des comportements addictifs. Et en ce sens, on pourrait penser que le chocolat crée donc de l’addiction.

Mais, contrairement aux drogues, cette friandise ne crée dans les faits aucune dépendance, qu’elle soit physique ou psychologique.

La dépendance physique se caractérise par un organisme qui assimile à son propre fonctionnement un produit et qui développe des troubles parfois graves en cas de manque. Quant à la dépendance psychologique, elle se traduit par de vraies douleurs physiques.

À ce jour-ci, il n’existe aucun cas connu de chocolatomane ayant vécu de telles dépendances. Le chocolat n’est pas une drogue ; et c’est ce que tente d’expliquer le nutritionniste Dr Hervé Robert lorsqu’il dit :

« Selon la définition de l’OMS, une drogue correspond à une dépendance et à une accoutumance. Or avec le chocolat il n’y a pas de dépendance vraie. Quand on part dans un pays tropical, on n’amène pas des tablettes de chocolat. Il n’y a pas de syndrome de manque, il n’y a pas d’accoutumance, il ne faut pas augmenter les doses au fil des semaines et des mois pour avoir le même plaisir ».

C’est dans ce même sens que va Jean-René Cardinaux, neurobiologiste moléculaire et chercheur au Centre de Neurosciences Psychiatriques, lorsqu’il affirme :

« Les termes de dépendance et d’addiction décrivent des réalités autrement préoccupantes qu’il ne faudrait pas banaliser. En effet, ces notions ne s’appliquent pas au chocolat, du moins si l’on considère qu’elles impliquent l’expérience du manque lorsqu’on en est privé ».

Ce neurobiologiste moléculaire va d’ailleurs plus loin dans ses analyses : il démontre que ni la théobromine du chocolat, ni son tryptophane, ni sa sérotonine ne peuvent être considérés comme les responsables d’une quelconque dépendance à cet aliment-plaisir. Une des preuves qu’il avance, c’est que personne ne se dit dépendant des œufs ou du maïs alors que ces aliments contiennent par exemple plus de tryptophane que cette friandise.

Par ailleurs, il a également observé que les chocolatomanes n’arrivaient pas à assouvir leur envie de manger de cette friandise même après avoir ingéré une capsule contenant les mêmes substances psychoactives que ladite friandise.

Et ce n’est pas tout : parce que les cannabinoïdes du cannabis (une drogue) agissent sur l’humeur, on soupçonne également ceux du chocolat d’en faire de même. Mais comme le dit si bien ce neurobiologiste moléculaire, « Il faudrait qu’une personne de 70 kilos consomme sur place 25 kilos de cette friandise pour parvenir à l’effet équivalent sur l’organisme à celui d’un joint de cannabis. Chose impossible à faire car même avec beaucoup de bonne volonté, notre estomac aurait du mal à le supporter ».

Le chocolat n’est donc pas une drogue ; et il n’est pas possible d’en être addict. Mais dans ce cas, qu’est-ce qui explique que certaines personnes aient beaucoup de mal à s’empêcher d’en consommer des quantités importantes chaque jour ?

Si cette envie presque irrépressible de consommer chaque jour du chocolat n’est pas une addiction, qu’est-ce que c’est alors ?

L’envie irrépressible de consommer chaque jour de cette friandise n’est donc pas une addiction. C’est juste lié au désir de se faire plaisir chaque jour, de se faire du bien au quotidien.

Le nutritionniste Dr Hervé Robert l’explique très bien :

« Quand on aime un produit, cela fait sécréter des endorphines, cela favorise la stimulation des circuits de récompense dans le cerveau. On sait donc, par expérience, que quand on consomme du chocolat, on va avoir un plaisir que l’on attend … Quand quelque chose nous fait plaisir, on y retourne. Si une musique nous plaît, on va la réécouter. Faire l’amour fait aussi déclencher des endorphines, donc on y retourne… Dans ce cas, il n’y a pas de produit »

Voilà, maintenant que vous savez qu’un chocolatomane consomme du chocolat au quotidien pour se faire plaisir et non parce qu’il en est addict, qu’allez-vous décider de faire ? Aller en déguster, n’est-ce pas

Lutte contre le trafic de cannabis: le Pentagone envisage de déployer des hélicoptères au Maroc

L’ex-secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, a plaidé en faveur de l’Espagne pour le déploiement de forces américaines dans le cadre de la lutte contre le trafic de cannabis.

Les Etats-Unis veulent lutter contre le trafic du cannabis au Maroc. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo, a récemment révélé que les Etats-Unis étudiaient la possibilité de déployer des hélicoptères militaires américains dans une base appartenant à l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) afin de contrôler le trafic de drogue dans la région, rapporte le quotidien Al Massae, dans son édition de ce week-end des 11 et 12 juin.

D’après le journal, le Pentagone avait envisagé, dans un premier temps, de déployer des hélicoptères dans le ciel du Maroc, avant que l’Espagne ne réussisse à détourner la décision américaine en sa faveur.

Des sites d’information espagnols rapportent ainsi que le ministre espagnol des Affaires étrangères a déclaré avoir réussi à convaincre l’ancienne secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, de mettre en place un projet de cellule américaine de lutte contre le trafic de drogue au sein de l’OTAN en Espagne, au lieu de le faire au Maroc. Le ministre espagnol a également révélé que les Etats-Unis allaient choisir, dans un premier temps, le royaume pour la mise en oeuvre de ce projet fort ambitieux. Hillary Clinton ambitionnait de pourvoir le Maroc d’une unité militaire composée de plusieurs hélicoptères avant que le ministre espagnol n’entre en lice dans les négociations.

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La Lettre du CNPERT N° 43

Cliquez sur Lettre du CNPERT de Juin 2016 pour lire notamment :

  • Bonheur, plaisir, ont peu et même rien à voir avec les drogues Pr. Jean Costentin
  • Dépénalisation du cannabis l’Académie de Pharmacie dit NON, preuves à l’appui !
  • Des proviseurs envisagent d’autoriser les élèves à fumer à l’intérieur des lycées, afin de les protéger des balles des terroristes. Ou le degré zéro de l’imagination à l’éducation nationale. Pr. Jean Costentin
  • Le CNPERT va interroger les candidats à « la primaire », afin de vous informer de leurs engagements sur les drogues et toxicomanies
  • Fraîcheur de mots d’enfants Pr. Jean Costentin
  • Quels journaux français font la publicité de « La marche mondiale du cannabis » ?
  • Pourquoi ne fument ils pas de cannabis ?

Drogues en Europe: le cannabis toujours en tête

Hausse de la consommation d’un cannabis toujours plus puissant, résurgence de l’ecstasy et développement des marchés en ligne, ce sont les principales conclusions du rapport 2016 de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, rappelle l’OEDT dans son rapport annuel, publié mardi à Lisbonne.

« L’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique », note Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour les Affaires intérieures, cité dans l’étude.

Le marché des drogues illicites dans l’UE est estimé à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38%, le cannabis (importé ou produit localement) représente la plus grande part de ce marché et sa production est devenue « un générateur de revenus majeur pour la criminalité organisée », selon l’OEDT. Viennent ensuite l’héroïne (28%), la cocaïne (24%), les amphétamines (8%) et l’ecstasy (3%).

Le cannabis représente aussi les trois quarts des saisies de drogue en Europe (50% pour l’herbe et 24% pour la résine), très loin devant la cocaïne et le crack (9%), les amphétamines (5%), l’héroïne (4%), l’ecstasy (2%)… L’observatoire estime à environ 1% la part des adultes européens consommateurs quotidiens ou quasi quotidiens de cannabis.

Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe (8% à 12% de tétrahydrocannabinol, THC) et de la résine de cannabis (12% à 18% de THC) sont historiquement élevés, « une hausse peut-être due à l’émergence de techniques de production intensive en Europe et, plus récemment, à l’introduction de plants à forte teneur en principe actif au Maroc« .

– « Marketing sophistiqué » –

Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois), l’OEDT constate que l’éventail disponible est toujours plus diversifié, avec notamment une « résurgence » de l’ecstasy, « tant auprès des consommateurs de stimulants classiques qu’auprès d’une nouvelle génération de jeunes usagers ».

« Des poudres, cristaux et comprimés fortement dosés, avec toute une série de logos, de couleurs et de formes, sont disponibles, de même qu’une production à la commande et un recours à un marketing sophistiqué et ciblé. Il pourrait s’agir d’une stratégie délibérément mise en oeuvre par les producteurs afin d’améliorer la réputation de cette drogue après une longue période pendant laquelle sa piètre qualité » et les nombreux faux ont fait diminuer sa consommation, note-t-il.

Les producteurs d’ecstasy « se battent pour attirer davantage de consommateurs et certains comprimés sont produits pour des évènements spécifiques, comme des gros concerts ou des festivals », a précisé Paul Griffiths, directeur scientifique de l’observatoire lors d’une conférence de presse à Lisbonne.

Des disparités régionales peuvent être observées sur le marché des stimulants, la consommation de cocaïne étant plus élevée dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, tandis que les amphétamines sont plus présentes au Nord et à l’Est. Tous ces produits ont vu une amélioration de leur pureté, avec des prix stables.

L’observatoire souligne que « le potentiel d’expansion de l’offre de drogue en ligne semble considérable », avec le marché des « darknets » (réseaux clandestins non référencés), les échanges de pair-à-pair, le cryptage des données et des techniques de paiement difficiles à retracer (utilisation demonnaie électronique type bitcoin), même si la plupart des transactions se déroulent hors ligne.

Enfin, l’OEDT met en garde contre les nouvelles substances psychoactives (cannabinoïdes et opiacés de synthèse notamment), parfois toxiques: « les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus ». Pas moins de 98 nouvelles substances ont été signalées en 2015, 101 en 2014.

Au moins 6.800 décès par surdose, principalement associés à l’héroïne, ont été recensés dans l’UE en 2014, avec des hausses « préoccupantes » enIrlande, Lituanie, Suède et au Royaume-Uni.

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