Coup d’arrêt au trafic de cannabis dans les lycées

Vague d’interpellation chez les trafiquants de cannabis. Huit suspects, âgés de 17 à 25 ans, ont été déférés vendredi au palais de justice de Versailles. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à un réseau de revente de résine de cannabis dans plusieurs lycées des Yvelines, à Villiers-Saint-Frédéric, Trappes, Montigny-le-Bretonneux et Guyancourt, entre novembre et mars derniers.

Prévu vendredi, le procès en comparution immédiate des quatre principaux animateurs du trafic, âgés de 18 à 20 ans, a été renvoyé au 28 avril prochain. Un seul d’entre eux a été incarcéré dans l’attente de ce procès. Les quatre autres suspects ont été convoqués devant la justice à une date ultérieure.

L’affaire avait commencé il y a environ six mois, lorsque des parents d’élèves du lycée Viollet Le Duc de Villiers-Saint-Frédéric ont alerté le proviseur de l’existence de ce trafic. A partir du mois d’octobre, les gendarmes de la brigade de recherche de Rambouillet ont placé trois hommes sous surveillance après avoir découvert qu’ils fournissaient une vingtaine de petits revendeurs. Grâce à leurs filatures et aux écoutes téléphoniques, les militaires se sont rendu compte qu’ils ravitaillaient leurs clients une fois par semaine, à domicile et dans des lycées proches de chez eux.

Mercredi dernier, les gendarmes sont passés à l’action, interpellant les huit suspects à Jouars-Pontchartrain, Villiers-Saint-Frédéric et Trappes. Au total, quarante militaires, assistés de chiens renifleurs, ont pris part aux opérations.

Loin de l’image des petits caïds de cité, ces dealeurs présumés vivent en famille, dans des zones pavillonnaires. « Certains travaillent comme intérimaire, cariste ou sont encore étudiants ou lycéens et ne vivent pas la grande vie. Leur trafic servait surtout à arrondir leur fin de mois » précise une source proche de l’enquête. Durant les perquisitions, les forces de l’ordre ont mis la main sur du cannabis, des petits sachets de conditionnement, des sommes de 100 à 200 €, des couteaux portant des traces de résines, des balances de précision et un carnet de compte.

En plus des huit personnes interpellées, une vingtaine de clients ont été entendus. Lors des auditions, seul un suspect a reconnu les faits.

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Les salles de shoots –  la suite mais pas l’épilogue

Dr CostentinProfesseur Jean Costentin,

Président du centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

 

L’arrêté portant sur le fonctionnement des « salles de consommation de drogues à moindre risque », ou « salles de shoots » a été publié au J.O. du vendredi 25 Mars 2016.

Ainsi, les objections, critiques et oppositions exprimées de nombreux côtés à ce projet n’ont pas été entendues. Elles émanaient pourtant : de l’Académie nationale de Médecine, de l’Académie nationale de Pharmacie, du Conseil national de l’Ordre des médecins, d’un important groupe de députés et de sénateurs de l’opposition, d’un collectif d’associations engagées dans la prévention des toxicomanies, auquel participait notre CNPERT, d’une très grande majorité des riverains de la gare du Nord….

L’ajustement vers le bas des politiques publiques sur les toxicomanies, le laxisme, la démagogie, l’idéologie, ont à nouveau prévalu.

Devant nous souvenir du rôle moteur joué dans l’instauration de ces salles de shoots par la ministre de la Santé, madame Marisol Touraine, nous nous appliquerons à maintenir vivace le souvenir de sa responsabilité à cet égard. Cela ne devrait pas la déranger, puisqu’elle l’assume pleinement : « J’ai porté ce projet avec conviction et j’y crois » (interview au journal « Le Parisien » du 26 Mars 2016).

Pourtant, les principaux arguments qui avaient été invoqués par les défenseurs de ce projet, ont été démentis les uns après les autres :

  • La contamination par le virus du SIDA que devait maîtriser la création de ces salles ne résiste pas au constat établissant que la contamination par le VIH n’est plus liée à l’injection des drogues ; l’accès libre et souvent gratuit aux seringues et aiguilles d’une part et l’information bien diffusée sur les dangers du prêt du matériel d’injection d’autre part, font que désormais la contamination VIH est essentiellement due à des relations homo- et hétéro-sexuelles.
  • La nécessité de lieux médicalisés permettant d’intervenir immédiatement pour secourir des surdoses d’opiacés a perdu de sa pertinence depuis que l’on dispose de sprays d’un antagoniste des morphiniques – la naloxone. Ce médicament permet à quiconque de secourir,  sans délai, en tout lieu, un morphinomane victime d’overdose.
  • La création de ces salles de shoots, pour capter des toxicomanes en errance et les orienter vers une prise en charge médicale est dénuée de pertinence en France. Notre pays s’est  en effet doté, de longue date (avec un coût considérable), de structures justement conçues à cette fin :
  • les CAARUD (centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues ; on en comptait 135 en 2010) ;
  • les CSAPA (centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie ; on en dénombre 260) ;
  • les CCAA (centres de cure ambulatoires en alcoologie, qui doivent se fondre avec les CSAPA ; comme il y en a 250, cela fera 510 CSAPA) ;
  • les bus méthadone et autres centres méthadone ;
  • les lits hospitaliers d’addictologie ;
  • les très coûteux traitements de substitution aux opiacés avec : la buprénorphine à haut dosage – Subutex® (scandaleusement détourné, sur une grande échelle, de l’usage qui justifiait sa commercialisation) et la méthadone.
  • citons encore les unités d’hospitalisation spécifiques pour toxicomanes (publiques) avec leurs lits de sevrage, des centres type Croix Rouge….

L’instauration de ces salles de shoots revient à admettre la faillite de ces ruineux dispositifs d’amont. Quand il n’y a jamais assez de moyens et que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous, il faut toujours se demander si l’on n’en a pas fait trop. Cela devrait inciter la ministre à faire analyser d’une façon minutieuse, par ses services, le cahier des charges, le fonctionnement, les coûts et les résultats de ces dispositifs.

  • Il avait été expliqué que ces salles amélioreraient l’image, l’ambiance du quartier dans lequel elles seraient implantées. Les riverains du quartier de la gare du Nord, dans une « votation citoyenne » ont répondu à cet argument par une opposition frôlant l’unanimité.
  • On ne trouverait plus sur les trottoirs de seringues ni d’aiguilles menaçant les enfants (argument médiatisé très au-delà de la réalité), or ces salles de shoots ne seront ouvertes que durant 4 à 7 heures par jour, ce qui évidemment ne couvrira pas tous les moments auxquels les héroïnomanes ont un besoin irrépressible de s’injecter leur drogue et risquent encore d’abandonner sur la voie publique leur matériel d’injection.
  • Les expériences étrangères de ces salles de shoots ont été abondamment citées. Leur existence même rendait inutile de les refaire en France, quand il eut suffi de les analyser soigneusement. Parer les salles de shoots décidées par la loi du vocable d’« expérimentation », n’est qu’un subterfuge visant à apaiser les réprobations. La durée de 6 ans qui a été retenue pour cette « expérimentation » est délibérément longue, dans le dessein de la rendre irréversible.

Les arguments opposés par les académies et / ou par les associations précitées doivent être rappelées :

Cette mesure démolit, de fait, la loi qui prohibe l’usage des drogues ; loi qui prévoit la possibilité d’injonctions thérapeutiques, qui réprime l’usage ainsi que le commerce des drogues illicites. Cette loi est bafouée par les pouvoirs publiques et la ministre de la santé qui, non seulement autorisent, mais aussi financent ces salles de shoots, abritant des activités qui contreviennent à la loi. Le toxicomane accueilli dans ces salles arrivant avec sa drogue doit se la procurer à l’extérieur ; il semble prévu que la force publique devra fermer les yeux sur ce négoce alentour.

Quel médecin, qui veut rester fidèle au serment d’Hippocrate qu’il a prêté, pourra accepter de contribuer à corrompre les mœurs, par l’envoi de déplorables signaux en direction des toxicophiles qui hésitent à s’engager dans l’impasse des morphiniques, les assurant qu’au bout de ce terrible parcours ils sont attendus dans ces salles de shoots.

Quel médecin, digne de ce titre, pourra s’affranchir de la logique médicale qui exclue de traiter une intoxication par l’administration du produit qui l’a provoquée.

Si un toxicomane, au sortir d’une salle de shoots, ivre de la drogue qu’on vient de l’aider à s’injecter, se livre à quelque exaction, ne pourrait-il retourner sa responsabilité sur les responsables de cette salle qui l’auront aidé à se retrouver dans un état ne lui permettant plus de se contrôler ? Même si la loi dégage le médecin d’éventuelles poursuites, il n’est pas dans sa culture de s’affranchir, au moins moralement, des conséquences de ses actes.

Quel médecin pourrait assister à l’injection d’une drogue de nature incertaine, de concentration inconnue, coupée d’ingrédients non identifiés ; en une solution ni stérile, ni apyrogène. La suite, la ministre ne peut l’ignorer, mais « elle ne nous a pas tout dit ». La présidente de la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), se préoccupe déjà du développement d’une forme injectable de buprénorphine à haut dosage ; tandis que d’autres inspirateurs de la ministre suggèrent la mise à disposition d’une « héroïne médicale » (pure de qualité, définie en quantité, stérile et apyrogène). Les héroïnomanes, privés des revenus de leurs trafics et de leurs coupages, ne pouvant s’acheter cette héroïne, se la verront offrir (comme déjà la buprénorphine à haut dosage et la méthadone). Ainsi se verra réalisé le vœux suprême de l’héroïnomane : « Ma drogue, quand je veux, de la meilleure qualité, à la dose la plus forte possible, puisque l’on veille autour de moi pour rattraper les effets d’une overdose ; injectée au calme, au chaud, allongé même, sous le regard protecteur du médecin et celui maternel de l’infirmière ; avec une douche (facultative) et une bonne collation »; le chien qui accompagne le toxicomane pourra pendant ce temps être gardé au chenil (et, peut-être, vu de temps à autres par un vétérinaire..). Qui voit dans ces éléments de quoi inciter l’héroïnomane à rompre avec ses démons ?

« Quand on aime on ne compte pas » ; mais, comme nous n’aimons pas du tout cette disposition, nous avons compté et abouti (sur la base d’une salle de shoots par bassins démographiques de 300.000 habitants) à une dépense annuelle de l’ordre de 250 millions d’euros. La Mairie de Paris vient de voter un budget de 850.000 euros pour la seule installation de la salle de shoots au sein de l’hôpital Lariboisière.

Ces chiffres sont à mettre en perspective avec la pauvreté des moyens consacrés à une prévention des toxicomanies, digne de ce nom, dans notre pays qui collectionne des records internationaux en matière de tabagisme, d’alcoolisme, de cannabisme, d’ascension des cocaïniques et amphétaminiques et de morphino-dépendance. A cette dernière sont consacrés aussi les très dispendieux traitements de substitution aux opiacés (T.S.O.) dont le seul prix de la buprénorphine à haut dosage et de la méthadone avoisine, là aussi, près de 200 millions d’euros, pour s’adresser à près de la moitié des 250.000 individus désormais dépendants des morphiniques).

Face à ces aberrations de nos « décideurs », nous allons continuer d’exprimer avec force notre désapprobation de ces salles de shoots. Nous conservons l’espoir de mobiliser des femmes et des hommes politiques courageux, afin de revenir sur cette folie, bien avant les six ans prévus pour cette « expérimentation ». Ne laissons pas s’incruster dans le paysage glauque des toxicomanies cette « expérimentation ». Tant que l’on n’a pas renoncé on n’a pas perdu.

A l’approche de l’élection présidentielle de 2017, le CNPERT aura à cœur d’interroger les prétendants à la magistrature suprême, sur leurs projets concernant divers aspects des toxicomanies, dont ces « salles de shoots ».

Nous vous restituerons leurs réponses ou leurs silences, afin d’éclairer votre choix et de vous inciter à les faire connaître très largement autour de vous.  

 

Soirée théâtrale de l’EDVO

Nos lecteurs connaissent bien notre ami  Jean- Paul Bruneau , Président de l’ EDVO, association qui accueille et prend en charge des toxicomanes.

Il nous demande aujourd’hui de signaler une pièce de théâtre organisée par le Lions Club au profit de son association.

C’est bien volontiers que nous relayons l’annonce de ce spectacle en lui souhaitant un grand succès

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Confucius contre la toxicomanie

L’ouverture d’un Institut Confucius dans un centre de désintoxication obligatoire de Jinan, la capitale provinciale, a lancé un débat sur la façon dans la philosophie antique chinoise peut aider à traiter la toxicomanie.

Le confucianisme prône des valeurs, comme les liens familiaux, les devoirs filiaux et le respect mutuel, dont les autorités pensent qu’elles pourraient avoir un impact positif sur les personnes en cours de traitement.

Selon Wang Daqian, le secrétaire général de la China Confucius Foundation à l’origine de l’Institut Confucius : « Le confucianisme aidera les toxicomanes à renforcer leur confiance dans la désintoxication et à rebâtir leur monde spirituel ». Les autorités espèrent que cette philosophie antique aidera les toxicomanes à changer leurs perceptions et leurs comportements, afin qu’ils puissent « se débarrasser complètement de leur addiction à la drogue et réintégrer la société ».

Dans une salle de lecture de l’Institut, les toxicomanes peuvent étudier autours d’une longue table. Un portrait de Confucius est accroché au mur, avec deux rouleaux présentant des inscriptions prônant la bonne humeur, l’amour, le respect, la frugalité et l’humilité.

L’un des toxicomanes explique : « En dehors de la lecture, il est également possible d’apprendre la calligraphie. Plus on apprend, plus on peut ressentir une sensation profonde de calme. »

La calligraphie nécessite des gestes méticuleux et attentifs. Selon Cui Dongzheng, le directeur adjoint du centre, elle peut aider à « purifier l’âme des toxicomanes ».

A Jining, dans l’Institut Confucius d’un autre centre, les toxicomanes ont accès à des salles de classe, une bibliothèque et un centre de calligraphie. Le centre incorpore la culture confucéenne de « toucher émotionnellement ».

Un toxicomane de 24 ans, nommé Zhang, a dans ses mains Les Entretiens de Confucius. Il raconte : « Depuis que j’ai quitté l’école, je n’avais jamais retouché à un livre et je pensais que ce n’était pas si grave de prendre de la drogue. Aujourd’hui, je vois le mal que ça fait et je suis déterminé à m’en débarrasser. »

Sui Shanjian, le directeur du centre, estime qu’il est facile pour les toxicomanes d’arrêter la drogue « physiquement », mais difficile d’arrêter « psychologiquement » : « Il est courant de voir les toxicomanes replonger après leur cure de désintoxication. »

Mais le confucianisme – qui prône l’introspection et la responsabilité – construit de manière effective un « mécanisme d’impulsion », qui aide les anciens toxicomanes à éviter la drogue.

Une série de concours de calligraphie, de conférences culturelles et de concours d’élocution ont été organisés dans le centre, renforçant la volonté des patients de se débarrasser de leurs addictions.

Grâce à l’éducation confucéenne, de nombreux anciens toxicomanes sont devenus plus confiants et moins violents.

« Certains toxicomanes ne pesaient que 45 kg, lorsque nous les avons reçus. Mais après deux à trois mois d’une telle éducation, beaucoup ont repris du poids », explique un responsable.

Avec plus de trois millions de toxicomanes recensés, la Chine doit faire face à la lourde tâche de combattre la toxicomanie, explique Qi Yan’an, le directeur adjoint du Département de la Justice du Shandong.

Pour Wang Daqian, derrière chaque toxicomane, il y a « un manque d’amour et de responsabilité ».

« Comme le dit un proverbe chinois :  »Il est facile d’attraper le voleur dans les montagnes, mais il est plus dur d’attraper le voleur dans son cœur. » J’espère que les toxicomanes en cure de désintoxication pourront apprendre la culture traditionnelle, afin de cultiver leurs propres valeurs et de devenir une bonne personne pour leurs familles et notre société. »

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Ardèche : Le succès de son miel bio était dû à la plantation de cannabis de son voisin

850 pots sur liste d’attente : Rémy P est un apiculteur dépassé par son succès, où plutôt était car sa production vient d’être stoppée net par les autorités ardéchoises. Son miel contenait en effet une quantité importante de THC (tétra-hydro-cannabinol), le composé psycho-actif du cannabis, estimée selon un expert local à « un quart de joint bien chargé par tartine ». D’où provenait cette substance illégale ? De la plantation tout aussi illégale de son voisin, qui sous couvert de cultiver la châtaigne maintenait également un cheptel de près de 200 pieds de cannabis, cachés parmi les arbres et autres végétaux de son domaine de plusieurs hectares. « Les abeilles devaient butiner les plantes du voisin, au lieu de butiner les châtaigners.. » conjecturait le jeune apiculteur lors d’un point presse.

Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois
Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois

Un café, du pain… et de la Skunk !

C’est un père de famille albenassien qui a découvert le pot-aux-roses en faisant passer un bilan sanguin à ses deux enfants de 7 et 9 ans. « Théo et Théa sont habituellement des enfants très excités, leur mère et moi avons beaucoup de difficultés à canaliser leur énergie. Mais depuis quelques temps, ils étaient très calmes… Trop calmes même; Théo s’est mis à écouter du Sinsemilia dans sa chambre et un dimanche, Théa a regardé une motte de beurre fondre pendant 3 heures d’affilé, en rigolant. On s’est beaucoup inquiétés » déclarait-il, admettant que lui-même et sa femme avaient également développé « un certain penchant » pour ce miel…….

Information ommuniquée par un lecteur

CONSOMMATION DE CANNABIS : MÉDAILLE D’OR POUR LA FRANCE

Une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé un classement de la consommation de cannabis par pays et par âge. Devinez qui arrive à la première place.

 

L’étude s’intéressait plus globalement au comportement des jeunes de quinze ans face à la drogue, et ce, dans plus de quarante-deux pays (en Europe, au Canada et en Israël). Alors que la moyenne internationale situe à 15% la part de la population âgée de quinze ayant déjà consommé du cannabis, la France explose le record avec un taux moyen de 29% pour les garçons et 26% pour les filles. Il n’est pas simplement question d’expérimentation dans ces chiffres mais bien de consommation régulière, puisque là encore les petits français, à savoir 16% de garçons et 14% de filles, sont les plus nombreux a avoir fumé de l’herbe au cours des trente derniers jours.

Proportion de filles ayant déjà fumé du cannabis à 15 ans :

Proportion de garçons ayant déjà fumé du cannabis à 15 ans :

Si les Gaulois ne s’arrêtent pas une fois qu’ils ont commencé, ils ne remportent pas la Palme de la jeunesse la plus précoce quand il s’agit de tester le cannabis : ils se placent bon septième avec 4% de filles et 6% de garçons déclarant avoir fumé leur premier joint à treize ans ou moins. La seule tendance assez éloquente se dessinant au creux de cette étude est que les garçons fument plus que les filles (exception faite pour la Hongrie) et que la consommation de cannabis semble entretenir un lien avec la catégorie socio-professionnelle des parents.

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Le « purple drank », un cocktail qui fait des ravages chez les adolescents

ADDICTION – Les autorités sanitaires françaises sont en état d’alerte. Le « purple drank », un cocktail mêlant sirop antitussif, comprimés, alcool et soda fait des ravages chez les adolescents. Il peut engendrer une forte addiction en particulier chez les jeunes.

En matière de mélange douteux, on pensait avoir tout vu. Force est de constater que l’imagination des adolescents est sans limite, lorsqu’il s’agit de trouver un nouveau moyen de se défoncer. Le « purple drank », ce cocktail issu d’un mélange à base de sirop contre la toux à la codéine (dérivé de la morphine), d’antihistaminiques, d’alcool et de boisson énergisante, est la nouvelle drogue à la mode parmi les jeunes

Venu des États-Unis où il est apparu dans les années 1990, le « purple drank » gagne en popularité chez nos voisins français, de quoi inquiéter les autorités sanitaires, comme le rapportent de nombreux médias français, tels que Metronews ou 20 Minutes. En effet, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) prévient des nombreux dangers de ce funeste cocktail.

Les symptômes peuvent aller des troubles de la vigilance (somnolence) et du comportement (agitation, délires) jusqu’à des crises de convulsion généralisée. Les cas recensés par les membres du corps médical concernent aussi bien les garçons que les filles. Si de nombreux jeunes adultes sont touchés, de adolescents, parfois dès 12 ans, s’adonnent aussi au « purple drank ».

Selon Europe 1, le problème est d’autant plus aigu que la codéine engendre une addiction très forte chez les jeunes. Le « purple drank » ouvre la voie à une dépendance plus forte. En outre, la consommation excessive de produits qui associent paracétamol et codéine présente un risque de toxicité pour le foie avec des risques d’hépatite fulminante pouvant conduire au décès.