Ce Quiz a pour objectif de transmettre des informations importantes sur le chanvre indien. Cette drogue a envahi notre Nation, bien plus que dans le reste de l’Europe. Ses méfaits sont nombreux, certains d’une gravité certaine.

Des allégations thérapeutiques sont le faux nez de pressions qui visent à une légalisation qui serait un désastre sanitaire et social.
Ces questions à choix multiples / Q.C.M. sont, en fait, l’énumération de données importantes à mémoriser.

Elles comportent quelques propositions fausses qui permettent d’amorcer des développements supplémentaires.
Ce Quiz est à lire, à relire, jusqu’à s’en imbiber et être alors armé contre cette drogue ; Diffusez-le largement à vos amis et connaissances pour les prémunir de cette sale drogue
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Pr. Jean Costentin
Président du CNPERT

Lisez le paragraphe 1° puis 2° , etc . La réponse est sous la barre rouge qui suit

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1° S’agissant des caractéristiques concernant le « cannabis »,

Y a t’il une proposition fausse ? Si oui laquelle ?

A.il s’agit du chanvre indien

B. Cannabis indica

C. De la famille botanique des cannabinacées

D. De l’ordre des urticales (comme l’ortie qui pique, Urtica dioïca)

E. Avec des fleurs sans pétales et avec autant d’étamines que de sépales

F. Proviendrait à son origine des contreforts himalayens

G. C’est une plante dioïque, avec des pieds mâles et des pieds femelles

H. On ne distingue les pieds mâles des pieds femelles, qu’au moment de leur floraison.

La réponse est ci-dessous

1°  Toutes les propositions sont vraies

La plante est vraisemblablement originaire des contreforts himalayens. Dans ces  régions sèches, pour se prémunir de la dessiccation,  la plante a élaboré une résine dont elle s’est recouverte ;  résine qui concentre des principes actifs psychotropes (le THC en particulier).

Ce qui n’est pas le cas du chanvre textile (Cannabis sativa).

Seules les fleurs permettent de distinguer les pieds mâles des pieds femelles. Il faut donc attendre la floraison pour faire cette distinction.

Les fleurs femelles sont beaucoup plus riches en THC que les fleurs mâles

Question 2

2° Concernant le principe psychotrope majeur du cannabis ;

Y a t’il une assertion fausse ? Si oui laquelle ?

A. Il s’agit du delta 9 tétrahydrocannabinol

B. Habituellement abrégé THC

C. Il est concentré dans des globules de résine

D. Les fleurs femelles sont les plus riches en THC

E. Surtout si elles ne sont pas fécondées

F. Les feuilles comportent également ces globules de résine

G. Ces globules peuvent être détachés par battage de la plante

La réponse 2 est ci-dessous

2° Toutes les propositions sont vraies

La formule chimique du Δ9 tétrahydrocannabinol ou THC, principal constituant psychotrope du chanvre indien / cannabis indica, montre qu’elle ne comporte pas d’atome d’azote, qui aurait été matérialisé par la lettre N.

De ce fait le THC n’est  pas un alcaloïde, même s’il s’agit d’une substance d’origine végétale et bien qu’elle soit biologiquement active. L’expression Δ9 fait référence à la position de la double liaison  =  sur le cycle cyclohexénique  comportant le radical CH3

Question 3

3° S’agissant de la solubilité dans les graisses (lipophilie) du THC

Y a t’il une proposition fausse ?

A – Le THC se partageant entre une phase aqueuse et une phase huileuse est, à l’équilibre, à une concentration dix millions de fois plus élevée dans la phase huileuse (les graisses, le tissus cérébral) que dans l’eau, le plasma sanguin                                                                 

B- Cette lipophilie explique la rétention durable du THC dans les graisses/lipides du cerveau                                                                

C- La grande lipophilie du THC lui permet de franchir très facilement la barrière hémato-encéphalique

D-  Le THC  ne sera éliminé par les urines qu’après sa transformation par le foie en dérivés hydrosolubles, tel le THC-COOH E- Quand le THC disparaît du sang, c’est pour aller se stocker dans le cerveau ou dans les panicules adipeux

La réponse 3 est ci-dessous

3° Toutes les propositions sont vraies

Cette lipophilie peut s’exprimer par le coefficient de partage P entre une phase aqueuse/polaire et une phase  huileuse/apolaire.

Elle  peut l’être aussi par le logarithme décimal  de ce coefficient de partage :  logP, qui avoisine 8  avec le THC. Comparativement il est de 2 avec l’héroïne: logP=2; il est de 3 avec la cocaïne  ; logP = 3; pour le THC logP=8, signifie qu’à l’équilibre la concentration de THC est 108 = 100.000.000 de fois plus élevée dans la phase aqueuse (plasma) que dans la phase huileuse (cerveau).

Ainsi de ces 3 drogues le THC est celui qui accède le plus aisément au cerveau et qui y séjournera le plus longtemps (et en l’occurrence même très longtemps) ; c’est une drogue très lente

Question 4

4° S’agissant des principales formes commerciales de cannabis,

Y en a t il une inexacte ? :

A. La plante elle-même, c’est la marijuana /herbe/ (beuh en verlan) associant fleurs, fragments de feuilles et de rameaux.

B. La résine, obtenue par battage et agrégation  des grains de résine par des ingrédients variés ; c’est le shit/haschisch

C. Le « pollen » correspondant aux trichomes ; avec les grains de résines qui leurs sont appendus

D. « L’huile de cannabis » est obtenue par extraction de la résine par un solvant apolaire/lipophile, suivie de son évaporation

E. Le résidu de l’extraction de la résine par le butane liquide, après volatilisation de ce dernier, est la B.H.O. (Butane Haschisch Oil)

La réponse 4 est ci-dessous

4° Toutes les propositions sont vraies

Les trichomes sont issus des glandes fabriquant la résine du cannabis ; leurs excroissances, d’aspect capillaire, sont surmontées par une bulle de résine. Ils concentrent les cannabinoïdes; le THC principalement.

Par recours à un grinder, (une boite cylindrique dont les deux compartiment supérieurs sont pourvus de dents qui,  par leur rotation,  déchiquètent  la plante) on arrache les trichomes.

Dans le compartiment le plus bas, séparé de celui du dessus  par un tamis, sont recueillis  les trichomes, sous la forme d’une poudre blanchâtre, qui correspond  au «  pollen », très riche en THC. 

Question 5

5° S’agissant de la législation portant sur le cannabis en France,

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Une loi du 31 décembre 1970 le prohibe

B. Cette loi de 1970  réprime son usage, sa détention et son commerce

C. Cette loi de 1970 comporte comme sanctions maximales  une année de prison et/ou 3.500 € d’amende, avec inscription au casier judiciaire

D. Le tribunal peut prononcer une injonction de soin, visant à sevrer le contrevenant

E. Récemment  ce qui était un délit a été transformé en une contravention d’un montant de 200 €, sans inscription au casier judiciaire, sans mesure particulière pour empêcher la récidive

La réponse 5 est ci-dessous

5°) Toutes les propositions sont vraies

En fait la loi  de 1970 est peu connue, excepté de ceux  qui veulent son abrogation.

Elle n’est pas enseignée, pas expliquée, ses justifications ne sont pas restituées ;  elle se présente ainsi tel un oukase ; les tribunaux classent le plus souvent sans suite les consommateurs de cannabis et même relâchent les dealers qui lui sont présentés ; ne choisissant pas, en fonction du contexte, une peine intermédiaire entre la rigueur maximale et le classement sans suite.

Pour que l’infraction ne soit pas dénuée de tout effet, la police, beaucoup plus fiable pour sévir que la justice, dispose du droit d’appliquer une sanction très affadie : une amende de 200 € ; qui d’ailleurs ne sera pas toujours perçue.

Elle ne comporte pas d’inscription sur un registre, ce qui aurait  permis d’accroître le montant de l’amende au prorata des récidives, et ainsi d’exercer un effet préventif

Question 6

6° S’agissant du trafic du cannabis

A. Ce peut être, encore très minoritaire, la pratique de l’auto culture, qui est surtout à l’usage personnel des contrevenants

B. Le haschisch et la marijuana ont essentiellement  pour origine le Maroc (région du Rif)

C. Le cannabis transite par l’Espagne

D. Il est produit par des milliers de paysans du Rif

E. Ces paysans  vendent leur production à quelques centaines de « gros bonnets »

F. Le trafic mobilise en France de l’ordre de 230.000 dealers

G. Les dealers s’adjoignent les services de guetteurs (choufs)

H. Ce trafic utilise pour le transport : avions de tourisme, bateaux, canoës, automobiles dont certaines ultra rapides (Go fast), camions et même caravanes… de retraités

La réponse 6 est ci-dessous

6°) Toutes ces propositions sont vraies

Alors que la culture du cannabis est officiellement interdite au Maroc, elle est pratiquée sur plus de 70.000 hectares.

Les crédits affectés par l’U.E. pour faciliter la reconversion de ces surfaces agricoles à d’autres cultures. Ils ont surtout servis pour pratiquer une irrigation,  qui permet d’augmenter le nombre de pieds de cannabis au mètre carré, privilégiant des cultivars produisant des taux élevés de THC et qui requièrent beaucoup d’eau.

       L ‘actualité porte enfin à la connaissance des citoyens ce que sont devenues certaines villes ou cités gangrénées par le trafic du cannabis (Marseille, Sevran…).

Question 7

7° S’agissant des pays producteur de cannabis,

Y  a t’il parmi les nations suivantes certaines qui ne le sont pas ?

A. Afghanistan

B. Liban

C. Albanie

D. Pays Bas

E . Maroc

A. Canada

B. Colombie

C. Certains Etats des U.S.A., Californie, Colorado..

D. Jamaïque

E. Mexique

F. Nigéria

La réponse 7 est ci-dessous

7° Toutes les propositions sont vraies

En France, près de 90% de la marijuana et du haschisch proviennent du Maroc.

La légalisation du cannabis dans certaines Nations stimule sa production nationale qui, s’amplifiant, ne tarde pas à dépasser la consommation, les rendant alors exportatrices (Californie, Colorado, Canada…)

Question 8

8° S’agissant des différentes modalités de consommation du cannabis ,

Y en a t’il d’inexactes ?

A. Les « joints » sont  des cigarettes obtenues en mélangeant de la résine de cannabis / haschisch à du  tabac

B. Les « pétards » sont des cigarettes grossières obtenues en roulant de la marijuana  (« herbe » « beuh » fleurs et  feuilles, du cannabis) dans des feuilles de papier à cigarette  de grand format

C. Par dépôt d’« l’huile de cannabis »  sur une cigarette de tabac

D. Par cuisson du cannabis avec un corps gras (huile, beurre) qui, se chargeant  de THC,  sera incorporé à des pâtisseries orientales, ou autres « space cakes », ainsi que dans le dawamesk

E. Par détournement des cigarettes électroniques en recourant à des recharges contenant de « l’huile de cannabis »

F. En utilisant une pipe à eau, associant dans son foyer du tabac  et du haschisch  (chicha/shilom/bang/bong)

La réponse 8 est ci-dessous

8° Toutes ces propositions sont exactes

Les feuilles de papier à cigarette grand format n’ont d’autres usages que de rouler des « pétards » ; elles sont en vente libre chez les buralistes alors que la consommation du cannabis est interdite en France….

Les préparations culinaires à base de cannabis comportent parfois des taux très élevés de THC; elles ont, à plusieurs reprises, conduit leurs consommateurs aux urgences d’un hôpital.

Le dawamesk, était cette sorte de « confiture verte » (musc, miel, amandes pilées, huile ayant concentré du THC…), consommée par des membres du courant romantique réunis dans le club des haschischins, sous la conduite du docteur J.-J. Moreau de Tours, en l’hôtel Pimodan à Paris. Sa consommation lui a permis étudier chez ses amis leurs troubles délirants, à l’instar de ceux présentés par les patients aliénés qu’il soignait. Ce fut la substance de son livre « Du haschisch et de l’aliénation mentale » paru en 1843.

Question 9

9° S’agissant de la pipe à eau pour consommer du cannabis,

Y a t’il une proposition fausse ?

A. Elle permet le refroidissement de la fumée

B. Elle permet en une seule inspiration d’inhaler un beaucoup plus grand volume de fumées que la bouffée d’un « joint » ou d’un « pétard » (jusqu’à 4000 mL au lieu de 40 mL), car elles sont refroidies

C. Elle élimine les substances de la fumée qui sont  irritantes et ainsi tussigènes car, étant solubles, elles sont retenues dans l’eau de la pipe (chicha, shilom, bang, bong…)

D. Elle permet que les fumées soient conservée plus longtemps dans les poumons, sans tousser, allongeant le temps de diffusion du THC depuis les alvéoles pulmonaires dans le torrent circulatoire Elle permet de piéger le THC  de la fumée dans l’eau

E. Elle permet de piéger le THC de la fumée dans l’eau

La réponse 9 est ci-dessous

9° la proposition E est fausse

  Le volume aspiré d’une bouffée de cigarette se limite spontanément à une 40aine de ml, en raison de l’échauffement de la cavité buccale par la fumée ; cette limite n’existe plus si les fumées sont refroidies. Après une expiration forcée, une inspiration maximale permet d’inhaler d’un seul trait jusqu’à 4.000 ml (4 litres) de fumées

  Le THC, virtuellement insoluble dans l’eau, n’est pas retenu par celle-ci lors du barbotage des fumées dans l’eau.Par contre l’eau retient les substances irritantes présente dans les fumées, en raison de leur grande solubilité.

Sans cela elles déclencheraient au niveau des voies respiratoires le réflexe de toux, qui abrégerait le séjour des fumées dans les poumons et ainsi le temps de cession du THC au torrent circulatoire, au travers de la membrane des alvéoles pulmonaires, amincie par leur dilatation maximale en fin d’une inspiration maximale

Question 10

10° Quel est l’ordre de grandeur de la concentration sanguine de tétrahydrocannabinol (THC) pour laquelle surviennent des effets psychotropes :

A-  Du gramme par litre : g/l

B-  Du décigramme  par litre : 0,1 g/l

C-  Du centigramme par litre : 0,01 g/l

D-  Du  milligramme par litre :   mg/l

E-  Du millionième de gramme par litre : microgramme/l : µg/l

F-  Du milliardième de gramme par litre : nanogramme/l : ng/l

La réponse 10 est ci-dessous

10° La réponse E est seule exacte

Le THC agit à de très faibles concentrations, un million de fois plus faible que l’alcool (1g/l), mille fois plus faible que la morphine (quelques mg/l).

En fait la concentration sanguine n’est pas représentative de la concentration dans le cerveau, car quand le THC disparaît du sang il va se concentrer dans le cerveau. Alors que sa concentration diminue dans le sang, ses effets cérébraux se développent et bientôt culminent

Question 11

11° Au cours des  40 dernières années, de quel facteur s’est accru  le taux moyen de THC dans le cannabis proposé à la vente, tant dans la plante (marijuana) que dans sa résine (haschisch)  ?

A-   d’un facteur 2

B-   d’un facteur 4

C-   d’un facteur 6

D-   d’un facteur 8

La réponse 11 est ci-dessous

11° En affinant, la réponse pourrait être de  6,5 au cours des 25 dernières années.

Cette inflation s’est effectuée à la demande des consommateurs qui demandent, comme pour les autres drogues, des produits toujours « plus forts ».

De même qu’il devient difficile de trouver des vins ayant un degré alcoolique inférieur à 12°5.

Pour dépasser les effets devenus beaucoup plus intenses qu’autrefois du cannabis,  sont maintenant proposés des cannabinoïdes de synthèse dont la puissance d’action est de 10 à 100 fois supérieure à celle THC.

Question 12

12°  Par quels procédés accroît on le taux de THC dans le cannabis en circulation ?

A. Par la mise au point d’engrais performant

B. Par des sélections génétiques

C. Par des cultures sous serres, réunissant des conditions optimales d’illumination, de température, d’hygrométrie, de cycle jour-nuit..

D. Par des manipulations génétiques créant de nouveaux cultivars

E. Par la castration des pieds mâles

La réponse 12 est ci-dessous

12° Toutes ces propositions sont vraies

Les « grow shops » installées dans toutes les villes de France vendent des matériels permettant l’auto culture d’un cannabis ayant des taux élevés de THC.

La culture hydroponique (sans terre) s’effectue sur des billes de polystyrène imbibées de jus à la composition étudiée (évitant de salir la moquette de la salle de bain)..

S’agissant de la proposition E, la castration des pieds mâles consiste en l’élimination de leurs fleurs. Elles ne pollinisent plus dès lors les fleurs femelles. Ces dernières évoluent alors sans former de graines (sans semence = « sinsemilla ») ; elles comportent de ce fait  des taux énormes de THC (≈ 60%).

Question 13

13° S’agissant des graines du cannabis,

Y a t’il une proposition fausse ?

A. C’est le chènevis

B. Elles sont dépourvues de THC

C. Elles peuvent être utilisées pour nourrir les oiseaux

D. Elles sont riches en un acide gras polyinsaturé

E. Elles peuvent être utilisées pour l’alimentation humaine

F. Leur huile ne doit pas être chauffée

G.Après cuisson dans l’eau elles peuvent servir d’appâts pour la pêche

La réponse 13 est ci-dessous

13° Toutes les propositions sont vraies

L’huile qui peut être obtenue à partir des graines ne doit pas être confondue avec « l’huile de cannabis » qui est le produit d’extraction, par des solvants apolaires / lipophiles, de la résine, suivi de leur évaporation. 

Cette « huile de cannabis » comporte des taux très élevés de THC (60%), ce n’est pas le cas de l’huile obtenue en pressant les graines de cannabis, puisque ces graines sont dépourvues de THC.

Question 14

14°  Dans quel organe de la plante cannabis le taux de THC est-il le plus élevé ?

A. Les racines

B. Les feuilles

C. Les rameaux

D. Les fleurs mâles

E. Les fleurs femelles

F. Les fleurs femelles non fécondées

La réponse 14 est ci-dessous

14° La réponse F est exacte

En l’absence de cette proposition F, c’est la proposition E qu’il eut fallu choisir.

La proposition F correspond à la « sinsemilla » qui comporte des taux très élevés de THC

Tous les organes aériens de la plante comportent, mais à des degrés bien moindres que les fleurs femelles, des grains de résine et, partant, du THC.

Question 15

15° Parmi les assertions suivantes la ou les quelle(s) sont exactes ?

A. Le haschisch correspond à la résine  de cannabis

B.  Haschisch et shit sont des  expressions synonymes

C.  La marijuana correspond à divers fragments de la plante

D. Les graines correspondent au chènevis

E.  Les graines sont riches en THC

La réponse 15 est ci-dessous

15° Seule la proposition E est fausse

Les graines de cannabis sont dépourvues de THC ;

 Pourtant le fait d’empêcher la fleur femelle du chanvre indien d’être fécondée par le pollen de la fleur mâle, confère à cette fleur femelle une teneur très élevée en THC ; ce qui correspond à la « sinsemilla »  (sans semence).

Question 16

16° Quelles sont les propositions vraies : ?

A. Le chanvre textile pour être autorisé à la culture en France doit comporter un taux de THC inférieur à 0,2 %

B. Le cannabis  contient plusieurs dizaines  de cannabinoïdes qui ont entre eux d’évidentes parentés chimiques mais qui présentent de grandes disparités d’effets sur l’organisme

C. Le delta-9 tétrahydrocannabinol (T.H.C.) est  le principal constituant aux effets psychotropes du chanvre indien

D. Certains cultivars sont presque dépourvus de THC

E. Le cannabigérol (CBG) est un cannabinoïde

F. Le cannabidiol (CBD) est très présent dans certains cultivars

G. Le  tétrahydrocannabiphorol  (THCP) est encore plus puissant que le THC

La réponse 16 est ci-dessous

16° Toutes les propositions sont vraies

Dans le chanvre indien ont été identifiés plus de 100 cannabinoïdes qui présentent entre eux des parentés chimiques.

L’un d’eux, le cannabigérol / CBG, se transforme dans le chanvre indien en cannabidiol / CBD et en tétrahydrocannabinol /THC. Il est chez l’Homme intrinsèquement dénué des effets psychotropes du THC.

D’aucuns s’appliquent à en faire un succès commerciale, s’inspirant de celui très lucratif du CBD ; ils  lui décrivent des propriétés variées, et bien sûr toutes bienfaisantes.

Certains cultivars, presque dépourvus de THC,  sont utilisés comme source de CBD.

Le tétrahydrocannabiphorol / THCP a une affinité près de 30 fois supérieure à celle  du THC pour les récepteurs CB1, il est plus puissant que ce dernier, mais il est en bien plus faible concentration dans la plante.

Question 17

17° S’agissant du « rapport Roques » sur le cannabis,

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Il a été commandé par Bernard Kouchner, alors secrétaire d’état à la santé du gouvernement Jospin, (cohabitation avec le Président J. Chirac)

B. Il a été rendu public en juin 1998.

C. Signataire de « l’appel du 18 juin 1976 », du journal « Libération » B. Kouchner milite pour la légalisation du cannabis (ainsi  d’ailleurs que des autres drogues)

D. Bernard Roques était professeur de pharmacochimie, pharmacien, non médecin,  assez étranger à l’épidémiologie, à l’addictologie et à la toxicologie

E. Ce rapport  s’appliquait à montrer, à partir de critères arbitraires et restreints, que le cannabis (selon ces critères)  était moins dangereux que l’alcool et le tabac

F. L’alcool et le tabac étant drogues licites,  selon sa logique le cannabis devait être  légalisé Abondamment relayé par divers médias, il a contribué à faire progresser dans l’opinion la banalisation de cette drogue

La réponse 17 est ci-dessous

17° Toutes les propositions sont vraies

Ce rapport s’inscrivait dans une stratégie de légalisation du cannabis, qui avait fait nommer à la présidence de la MILDT- la mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (oui de lutte, cherchez l’erreur) madame N. Maestracci, qui s’est révélée prolégalisatrice. Militante chez les étudiants Trotskyste, puis figure du syndicat de la magistrature, elle avait à la MILDT la possibilité de faire accorder des crédits  à des laboratoires de recherche et  à des services d’addictologie.

Plusieurs de leurs responsables, par intérêt (ou par conviction) lui  manifestaient leur reconnaissance en accourant  dans les médias pour épauler ses déclarations banalisant cette drogue. Son attitude était simultanément épaulée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (dirigé par J.-M. Costes). Il accompagnait  de commentaires rassurants la montée du péril cannabique en France,  alors que notre Nation devenait sa toute première consommatrice parmi les nations européennes.                                              

 La publication de ce rapport a été hâtée pour « couper l’herbe sous le pied » du Président Chirac qui devait s’exprimer publiquement

Question 18

18 °Quelles sont les propositions vraies ?

A – Une bouffée d’une pipe à eau permet d’inhaler un volume de fumée jusqu’à 100 fois supérieure à celle d’un « joint » ou d’un « pétard »

B – « l’huile de cannabis » est obtenue à partir de la graine du chanvre indien (« chènevis »)

C  – « L’huile de cannabis »  est presque dépourvue de THC.

D – Le « dabbing »utilise le produit d’extraction de la résine de cannabis par du butane à l’état liquide

E-  le cannabidiol / CBD, au contact de l’acidité gastrique, peut se transformer  en tétrahydrocannabinol / THC

La réponse 18 est ci-dessous

18° Les propositions B et C sont fausses

Ce que l’on appelle « l’huile de cannabis » n’est pas l’huile obtenue à partir des graines du chanvre, mais le produit d’extraction de la résine/haschisch/shit par des solvants lipophiles.

Alors que l’huile de graines de chanvre/chènevis est dépourvue de THC, « l’huile de cannabis » en comporte des taux très élevés (60%).

Tel un solvant apolaire/lipophile, le butane liquide extrait de la résine de cannabis les substances insolubles dans l’eau, THC en tête ; le butane se volatilisant spontanément laisse un résidu qui a une très haute teneur en cannabinoïdes.

Le CBD administré à partir d’un vapoteur, shuntant donc la traversée de l’estomac ne se transforme pas significativement en THC.

Question 19

19°- S’agissant du THC

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Le THC stimule les récepteurs CB1, qui sont la variété de récepteurs  les plus abondants du cerveau

B. Les récepteurs CB1 sont présents dans presque toutes les structures cérébrales (ubiquistes)

C. Le THC stimule les récepteurs CB1 qui sont ceux de substances endogènes, issues de l’acide arachidonique

D. Les récepteurs CB1 interviennent dans une régulation très fine de la communication entre différents neurones cérébraux

La réponse 19 est ci-dessous

19° Toutes les propositions sont vraies

Les récepteurs CB1 présents dans toutes les structures cérébrales sont impliqués dans la régulation des transmissions inter neuronales ; de là leur caractère diffus et les effets multiples qui résultent de leur stimulation simultanée par le THC.

Ce n’est pas impunément que  l’on perturbe intensément, durablement, un système (celui des endocannabinoïdes) au service d’une régulation subtile du fonctionnement cérébral, en introduisant dans l’organisme le THC,  qui stimule intensément, durablement et partout à la fois les récepteurs CB1.

Le THC ne mime pas l’action des endocannabinoïdes, il la caricature, à la façon « d’un éléphant dans un magasin de porcelaine ».  La demi douzaine d’endocannabinoïdes identifiés sont tous des  dérivés de l’acide arachidonique,  constituant abondant des membranes cellulaires.

Question 20

20°- Concernant le devenir du THC dans l’organisme (sa pharmacocinétique)

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Peut être administré par inhalation

B. Peut être pulvérisé par voie nasale

C. Peut être administré par voie orale

D. Il franchit  aisément la barrière hémato-encéphalique

E. Il se stocke dans les lipides cérébraux, pouvant y persister pendant plusieurs semaines

F. Il est métabolisé par le foie, qui forme des dérivés solubles dans l’eau, et sont éliminés dans l’urine (cannabinoides urinaires)

G. Il devrait pouvoir être administré par voie percutanée

La réponse 20 est ci-dessous

20° Toutes les propositions sont vraies

La lipophilie très importante du THC, jointe à son action pour de très faibles doses,  devraient lui assurer une résorption percutanée intense.

Notre cerveau est pour le THC telle une grande plage de sable sec, où à la marée montante chaque vague est bue par le sable sans repartir ; à marée basse des filets d’eau sont libérés par le sable pour regagner le large.

Chaque joint supplémentaire vient accroître la quantité de THC retenue par le cerveau ; le cannabis est une drogue très lente qui persiste, selon l’importance des consommations, des jours et même des semaines dans les masses lipidiques de l’organisme et tout spécialement le cerveau,  intensément perfusé par le sang et qui est très riche en substances lipidiques.

Au rythme lent où le THC est libéré du cerveau il passe par le foie qui le métabolise en dérivés plus hydrophiles, qui peuvent être éliminés par le rein dans les urines (cannabinoïdes urinaires).

Question 21

21°-  S’agissant de la toxicité cardio-vasculaire du cannabis

Y a-t-il une proposition fausse ?

Si oui, laquelle ?

A. Il est à l’origine, chez le fœtus dont la mère le consomme, de malformations cardiaques

B. Il est la troisième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde

C. Il est à l’origine d’artérites des membres inférieurs chez des sujets jeunes

D. Il est à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux chez des sujets jeunes

E. Il accroit le risque de mortalité d’un facteur 4,5 chez les sujets porteurs de fibrillation auriculaire/atriale

La réponse 21 est ci-dessous

21° Toutes les propositions sont vraies

Ces effets sont la conséquence non seulement  de l’action du THC sur les vaisseaux , mais aussi de l’oxyde de carbone  engendré par la combustion de l’élément végétal (le  cannabis lui-même et le tabac quand le haschisch est mélangé à ce dernier).

Les artérites sont plus précoces  que celles dues au tabac, ayant un temps fait imputer ce trouble à la maladie génétique  de Léo Buerger.

Les A.V.C. sont de type ischémique, ils ne se reproduisent pas si la consommation de cannabis est définitivement stoppée ;  sinon ils peuvent se reproduire.

Question 22

22° S’agissant  de la pharmacocinétique du THC

Quelle est la proposition fausse ?

A-  La disparition du THC du sang  correspond à son élimination de l’organisme

B-  Le THC est assez soluble dans l’eau

C- Le THC  est exceptionnellement soluble dans les graisses / lipides ; tels ceux du cerveau

D- Chaque nouveau joint accroit la quantité  de THC stockée dans l’organisme

E -Le THC est rapidement éliminé de l’organisme par le foie.

La réponse 22 est ci-dessous

22° les propositions A, B et E sont fausses

Lorsque le THC disparaît du sang c’est pour aller se stocker dans les tissus  riches en lipides, au prorata de leur perfusion sanguine, et non par élimination de l’organisme.

Cette élimination procède effectivement d’une transformation par le foie du THC  en métabolites plus hydrosolubles : le THC-OH et le THC-COOH ; mais cette transformation est lente, comme est lente, de ce fait, son élimination de l’organisme.

Le THC n’est pas une drogue « douce » c’est une drogue « lente » qui s’attarde des semaines et même plus de 2 mois dans l’organisme.

Question 23

23° Quels troubles, parmi les suivants, peut présenter un bébé dont la maman fumait du cannabis pendant sa grossesse ?

A. Prématurité

B. Risque accru d’effet tératogène (malformations)

C. Petite taille, petit poids de naissance

D. Mort subite « inexpliquée »

E. Hyperactivité et déficit de l’attention dans l’enfance

F. Retard de son développement staturo-pondéral

G. Retard de son développement psycho-moteur

H. Plus grande vulnérabilité  aux toxicomanies à l’adolescence

I. Risques accrus de trouble autistiques ou schizophréniques

La réponse 23 est ci-dessous

23° Toutes les propositions sont vraies

La grossesse est abrégée en moyenne d’une quinzaine de jours, avec des réductions du poids et de la taille plus marquées que ne le ferait une prématurité ayant une autre origine. La responsabilité de certaines anomalies est difficiles à distinguer de celles dues au tabac auquel il est souvent associé.

Trois  femmes sur 4 qui fumaient du tabac et du cannabis avant d’être enceintes sont incapables d’arrêter leur consommation quand elles le deviennent, et c’est pour leur fœtus la double peine.

Différentes anomalies sont la conséquence des effets épigénétiques du THC (cf. infra).

Question 24

24° S’agissant de l’escalade des drogues à laquelle incite le cannabis,

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Elle a été longtemps contestée par ceux qui militent pour sa légalisation

B. Elle procède en partie de la tolérance au THC qui, après  avoir conduit à accroître ses doses et la fréquence de ses usages, incite à y ajouter une, puis d’autres drogues

C. Un usage parental de cannabis  par un effet épigénétique dont hérite leur enfant,  installe une diminution des récepteurs dopaminergiques D2 dans le noyau accumbens ; l’anhédonisme qui en résulte l’incitera à  consommer des drogues pour y palier.

D. L’exposition au cannabis, par un effet épigénétique, accroit les effets de récompense/appétitifs des morphiniques ou de la cocaïne, i.e. leur pouvoir addictif

La réponse 24 est ci-dessous

24° Toutes ces propositions sont vraies

Accepter l’idée de cette escalade  aurait conduit ceux qui militaient pour la légalisation du cannabis à y renoncer.

Les preuves épidémiologiques et plus encore neurobiologiques ont rendu cette escalade irréfragable, d’ailleurs, de façon plus grave, il ne s’agit pas de substituer une drogue au cannabis, mais y ajouter une autre, puis bientôt plusieurs autres drogues ; installant ainsi  ces poly toxicomanies constatées de plus en plus fréquemment.

Question 25

25° Un adolescent qui fume du cannabis peut présenter quel(s) trouble(s) parmi les suivants ?

A. artérite des membres inférieurs

B. accident vasculaire cérébral

C. dépression de l’humeur

D. Schizophrénie

E .perturbations cognitives perturbant sa scolarité

F. escalade vers la cocaïne et / ou les morphiniques (héroïne)

G. anorexie

La réponse 25 est ci-dessous

25° La proposition G est fausse

Le cannabis, par son THC, a des effets orexigènes (il accroît l’appétit). La stimulation des récepteurs CB1 par les endocannabinoïdes accroit l’appétit.

A l’opposé, c’est pour réduire l’appétit qu’a été développé un antagoniste des récepteurs CB1, le rimonabant (Acomplia®) dont les effets secondaires ont conduit à son retrait du marché ; ce n’est pas impunément que l’on perturbe la fonction des endocannabinoïdes.

A l’opposé de cet effet orexigène est décrite « l’hyperémèse cannabique » ; il s’agit d’épisodes de vomissements incoercibles qui s’observent chez certains consommateurs de cannabis.

Question 26

26°  Quels sont parmi les troubles suivants, ceux qui peuvent être impartis au cannabis ?

A. Diminution de l’éveil

B. Baisse de l’attention

C. Perturbation des réflexes

D. Effets ébriants

E. Effets désinhibiteurs avec prise de risques

F. Altération de la mémoire à court terme

G. Multiplication par 3 du risque d’accident mortel de la route

H. Multiplication par 14 du risque précédent  (G) quand il est associé à l’alcool

La réponse 26 est ci-dessous

26°  Toutes ces propositions sont exactes

S’il est consommé isolément le cannabis peut multiplier par 3 le risque d’accident mortel de la route, son association à l’alcool accroit le risque d’accident mortel d’un facteur 14 (dans l’étude déjà ancienne « Stupéfiants et accidents mortels de la route /SAM ».

Des études plus récentes font état d’un facteur 29.

Les effets A, B, C, D, E et F participent au danger que le cannabis constitue sur la route et dans diverses activités professionnelles.

Cela justifie l’attention qui doit lui être portée par la gendarmerie sur la route et par la médecine du travail à cette intoxication de plus en plus commune.  

Question 27

27° Sur la consommation du cannabis en France, parmi les assertions suivantes, lesquelles sont vraies ?

A. On dénombre 1.500.000 usagers réguliers de cannabis

B. Parmi eux 900.000 en consomment quotidiennement

C. L’expérimentation du cannabis débute fréquemment au Collège, parfois dès l’âge de 12 ans

D. La France s’est vue décerner un carton rouge par l’Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT) pour ses carences éducatives en matière de prévention

E. La France est la toute première consommatrice de cannabis parmi les 28 Etats membres de l’Union Européenne

F. Le nombre des dealers de cannabis (et simultanément d’autres drogues) est estimé à 230.000

La réponse 27 est ci-dessous

27° Toutes les propositions sont vraies

La France est la toute première nation européenne consommatrice de cannabis. Les  marijuana et haschisch  en circulation, avec des taux de THC de plus en plus élevés, sont expérimentés de plus en plus précocement par les adolescents, parfois dès la classe de cinquième.

Cette situation très particulière résulte d’une carence majeure de la prévention, qui a été dénoncée par l’OEDT. Ce phénomène est aggravé par de nouveaux modes de consommation qui accroissent la cession du THC à l’organisme et la dépendance à cette drogue.

Sa diffusion est assurée par près de 230.000 dealers ; elle pourrit la vie de certains quartiers, désociabilise ces dealers ; elle affecte d’autant plus la santé mentale des ses consommateurs qu’ils sont plus jeunes.

Question 28

28° S’agissant des effets épigénétiques du cannabis (en fait de son THC)

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Ils peuvent résulter d’expositions relativement modérées au THC

B. Ils peuvent affecter les gamètes (ovules, spermatozoïdes) du consommateur

C. Ils peuvent être transmis aux enfants que concevront ses consommateurs

D. Cette transmission peut s’effectuer à distance (semaines, mois) des dernières consommations

E. Ils correspondent à des modifications du support de certains gènes (des histones de leur chromatine)

F. Ils affectent quantitativement (et non qualitativement) l’expression du/des gène(s) concernés par ces modifications épigénétiques (ne modifiant pas la nature de l’image, mais sa tonalité)

G. Ils ne modifient pas la séquence des bases de l’ADN, même si certaines cytosines peuvent subir une méthylation

La réponse 28 est ci-dessous

28° Toutes ces propositions sont vraies

L’épigénétique correspond à la modification de l’expression de certains gènes sans modification de la succession des bases (adénine, guanine, thymine, cytosine) qui constituent l’ADN.

L’exposition à certains facteurs ou à certaines substances,  opère une méthylation de certaines cytosines de l’ADN ou de protéines (histones) associées au ruban d’ADN, dont elles constituent le support dans la chromatine.

Il s’ensuit une modification de la présentation du gène aux enzymes qui réalisent sa copie en  ARN messagers, ce qui retentit sur la quantité  de la protéine  correspondante qui sera formée ; ce qui modifie le caractère (phénotype) codé par ce gène.

 Ces modifications épigénétiques peuvent concerner les consommateurs eux-mêmes ; elles peuvent aussi être transmises à l’enfant qu’ils concevront.

Question 29

29° Quelles sont parmi les méfaits suivants  du cannabis/THC ceux qui résultent d’une modification épigénétique ?

A. Effet tératogène

B .Induction d’une vulnérabilité à certaines drogues chez le consommateur

C. Induction de troubles du spectre de l’autisme chez l’enfant issu de parents consommateurs de cannabis

D. Induction d’une vulnérabilité à toutes les drogues chez l’adolescent  issu de parents consommateurs de cannabis

E. Induction d’une vulnérabilité à la schizophrénie

F. Induction d’une vulnérabilité à des déficits cognitifs

G. Induction de déficits immunitaires

La réponse 29 est ci-dessous

29° Tous les méfaits cités peuvent procéder d’un mécanisme épigénétique promu par  le THC

Au Colorado qui fut un des premiers états américains à légaliser le   cannabis, le nombre de femmes enceintes qui en consomment concerne près de 10% d’entre elles. En relation avec cette consommation on a vu croître de façon importante le nombre de malformations fœtales.

 Par une modification épigénétique affectant une protéine (GLAP2) ayant un rôle dans la transmission  synaptique de l’influx nerveux,  survient une vulnérabilité à l’autisme ainsi qu’à la schizophrénie.                                

La consommation parentale de THC induit chez leur enfant une diminution des récepteurs dopaminergiques D2 du noyau accumbens, faisant naitre des troubles que l’adolescent s’appliquera à  apaiser en consommant des drogues, n’importe lesquelles puisqu’elles intensifient toutes la stimulation de ces récepteurs.

Question 30

30° Concernant les effets du cannabis  sur la cognition,

Quelles sont les propositions exactes : ?

A. Le THC  accroît l’éveil

B. Le THC permet de concentrer l’attention

C. Le THC facilite le traitement des informations reçues

D. Le THC réduit la mémoire de travail

E. Le THC fait oublier les souvenirs stressants

F. Le THC réduit la motivation, très  utile à l’apprentissage

G. Le THC réduit les performances intellectuelles

La réponse 30 est ci-dessous

30° Ne sont exactes que les propositions  D, E, F, G

Le cannabis / THC est psycholeptique, i.e. sédatif, mais non pas hypnotique (même s’il peut faciliter l’entrée dans le sommeil et potentialiser l’effet des hypnotiques).

Il défocalise l’attention, avec une vision cinématoscopique ; ceci joint à une ébriété, à une démotivation, à une altération de la mémoire à court terme sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme, une culture, explique les déficits cognitifs induits par le cannabis « drogue de la crétinisation », « la fumette ça rend bête », pétard du matin, poil dans la main, pétard du soir, trou de mémoire »

Sans cette intrusion du cannabis dans notre système éducatif,  notre classement au concours PISA qui compare les performances éducatives de différentes nations, ne serait pas aussi lamentable (27ième rang).

Question 31

31° S’agissant du cannabis consommé en France

Quelles sont les propositions exactes ?

A. La résine de cannabis  (haschisch) est 8 fois plus consommée  en France que la plante (marijuana)

B. L’origine principale de la résine ou de la plante  est le Maroc  où près de 80.000 ha en sont plantés (« illégalement ») dans le Rif,  région située entre le fleuve Moulaya et la mer Atlantique)

C. L’autoculture  du cannabis qui se développe ne concerne qu’environ 10% du cannabis consommé en France

D. Les « Grow shops » vendent le matériel qui  permet cette culture du chanvre en chambre.

E. Les feuilles de papier à cigarette grand format, en vente libre, ne servent qu’à confectionner des « pétards » de marijuana.

F. Certains cannabinoïdes de synthèse, commandés sur le Web,  induisent des effets 100 fois plus puissants que le THC.

G. Le cannabis compte parmi les drogues les moins chères du marché.

La réponse 31 est ci-dessous

31°  Toutes ces propositions sont exactes

Les « grow shops », à l’enseigne THC (qu’il faudrait traduire Tout pour l’Horticulture Contrôlée) narguent littéralement la législation française.

Elles vendent tout le matériel nécessaire à la culture du cannabis (graines exceptées, qui seront commandées sur le Net et livrées à domicile par la Poste.

On y trouve des billes de polystyrène et des engrais pour effectuer une culture sans terre / hydroponique ; des lampes à vapeur de sodium, des nébuliseurs, des thermostats, des régulateur du cycle jour/nuit…

La barrette de shit  est vendue selon les jours et les lieux de 5 à 10 €.

Question 32

32° A propos de la schizophrénie, Quelles sont les propositions exactes ?

A. La schizophrénie est une psychose grave

B. Elle se traduit par des délires et des hallucinations

C. Elle apparaît à partir de l’adolescence

D. Elle affecte près de 1% de la population

E. On ne sait pas la guérir ; au mieux en apaiser ses troubles.

F. Elle fait appel à des médicaments antipsychotiques, dont  les neuroleptiques, ayant des effets adverses  fréquents et parfois très perturbants

G. Elle peut être liée à la consommation de cannabis

La réponse 32 est ci-dessous

32° Toutes ces propositions sont exactes

Cette affection peut se manifester à des degrés divers, avec des épisodes aigus plus ou moins fréquents ; plus nombreux si le patient ne suit pas rigoureusement son traitement. Il correspond à un  trouble neuro développemental, qu’on ne sait corriger/guérir. Les causes sont diverses et pour nombre d’entre elles mal identifiées. L’empreinte du cannabis est cependant très nette.

Ce cannabis peut avoir été consommé par les parents avant la conception, ils transmettent alors à leur progéniture une vulnérabilité à la schizophrénie,  par un mécanisme épigénétique. Le cannabis/THC  peut aussi avoir été consommé pendant l’adolescence ; période de maturation cérébrale  (12-24 ans) la perturbant en laissant persister des synapses qui auraient du être éliminées, et éliminant des synapses qui auraient du perdurer.

Dans l’étude  Néo-Zélandaise  de M.-L. Arsenault ; 10% des enfants ayant débuté entre 12 et 15 ans une consommation de cannabis étaient diagnostiqués schizophrènes à 18 ans.

Question 33

33° Concernant les manifestations  de la psychose cannabique aigue

Quelles propositions sont exactes ?

A. Modifications de l’humeur (fous rires incoercibles)

B. Stimulation psychique, désordonnée

C. Désorientation spatio-temporelle

D. intensification  des perceptions

E. Dépersonnalisation, pouvant provoquer une attaque de panique

F. Sentiment d’étrangeté

G. Déréalisation, délire, hallucinations

H. Peut constituer une expression précoce de la schizophrénie

I. Sensible aux antipsychotiques/neuroleptiques

La réponse 33 est ci-dessous

33° Toutes les propositions sont exactes

Ce peut être un coup de tonnerre dans un ciel serein,  rien ne laissait présager cet accès psychotique jusqu’à ce que l’on découvre une consommation de cannabis, avec  souvent  un accroissement récent de la consommation.

Sous l’action du traitement antipsychotique tout peut se normaliser, et ne jamais se reproduire si le sujet cesse définitivement toute consommation de cannabis.

 Mais c’est parfois le premier épisode d’une entrée dans la schizophrénie ; affection chronique dont on ne guérit pas ; affection qui rend encore plus difficile le fait d’arrêter la consommation de cannabis, et dont la poursuite de la consommation intensifie les troubles et  induit leur résistance au traitement antipsychotique. 

Question 34

34°  Concernant la schizophrénie dans ses rapports avec le cannabis,

Quelles sont les propositions vraies ?

A. La consommation de cannabis pendant l’adolescence accroit le risque de développer la schizophrénie

B. Le cannabis peut l’induire « de novo » à partir de facteurs de vulnérabilités

C. Elle peut la décompenser, faisant apparaître une affection qui aurait pu rester latente, ou anticiper son apparition

D. Le cannabis accroît l’intensité et la fréquence des accès.

E. C’est  le THC du cannabis qui est le fauteur de troubles

F. Le cannabidiol / CBD pourrait, à un certain degré, diminuer les effets du THC à cet égard

La réponse 34 est ci-dessous

34° Toutes les propositions, sont exactes

Plus la consommation est précoce (or désormais elle peut débuter au collège, dès la classe de 5ième), plus les doses de THC sont élevées (elles se sont multipliées d’un facteur 6,5 en 30 ans dans les produits en circulation) de nouveaux modes de consommation qui accroissent la cession du THC  à l’organisme, accroissent le risque d’induire une schizophrénie.

          Ce risque  est accru par des effets épigénétiques s’exerçant sur les gamètes parentaux, quand ils  affectent la synthèse d’une protéine synaptique (GLAP2) ; il est accru également par des mutations du gène codant la COMT  (catéchol O-méthyl transférase), une enzyme impliquée dans l’inactivation des catécholamines (dopamine, noradrénaline).

Des effets protecteurs du cannabidiol / CBD ont été décrits, mais sont peu validés ; il a été prêté d’une façon fantaisiste tant de propriétés au CBD que cette donnée est à prendre avec circonspection.

Question 35

35° Concernant les relations entre le cannabis et la schizophrénie,

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Les risques sont d’autant plus grands que la rencontre avec le cannabis survient à un âge plus précoce

B. Les risques sont d’autant plus grands que la concentration de THC est plus élevée dans les produits consommés

C. Le risque  est accru chez l’individu dont un des parents ou les deux parents ont consommé du cannabis avant sa conception

D. Dans certaines études (coupe transversale d’un service de psychiatrie) près de 60% des sujets schizophrènes sont ou ont été consommateurs de cannabis, alors que dans la population générale les consommateurs représentent 12 à 15 % de la population

E. Un des antipsychotiques les plus efficaces dans la schizophrénie, la clozapine (Léponex®), est le seul de cette classe thérapeutique à bloquer les récepteurs CB1 sur lequel agit le THC

F. S’il est difficile d’arrêter de consommer du cannabis, cette difficulté est redoublée chez le schizophrène

G. La consommation de cannabis induit une résistance aux traitements antipsychotiques, avec pour corollaire un accroissement de la durée moyenne de séjour hospitalier

H. Les reprises évolutives sont accrues par une augmentation des doses de THC consommées

I. Les comportements agressifs et certains drames subséquents sont souvent associés à un accroissement de la consommation de cannabis 

La réponse 35 est ci-dessous

35° Toutes ces propositions sont vraies

La sur représentation des consommateurs de cannabis chez les schizophrènes correspond au fait que ceux qui sont devenus schizophrènes étaient plus nombreux à en consommer  que dans la population générale et que l’affection étant déclarée ils étaient totalement incapables  d’arrêter leur consommation. Cette consommation a des effets inducteurs de l’affection et de plus elle en aggrave l’évolution, en accroissant la fréquence et l’intensité des épisodes aigus, en  créant une résistance aux traitements qu’on leur oppose, avec pour corollaire, un allongement de leur durée moyenne de séjour hospitalier. Les comportements agressifs des schizophrènes dont les conséquences défraient la chronique portent souvent la marque d’un accroissement de leur consommation de cannabis.

Comment s’étonner qu’une drogue  qui induit intrinsèquement  des troubles délirants et des hallucinations, qui sont les expressions principales  de la schizophrénie,  ne puisse déclencher cette affection ; surtout  sur le fond d’une vulnérabilité  génétiquement conditionnée (éventuellement par la consommation parentale de cannabis, avant la procréation, ou maternelle pendant la gestation),  induise de novo une schizophrénie. Cette drogue, en dehors d’une vulnérabilité intrinsèque, peut induire une psychose cannabique aigue qui, sous traitement anti psychotique peut disparaître sans séquelle, sous la réserve que le sujet abandonne complètement  la consommation de cannabis qui l’a provoquée

Question 36

36° Concernant le cannabis et la dépression,

Quelles sont les propositions vraies ?

A. Les endocannabinoïdes, par la stimulation des récepteurs CB1 contribuent à un niveau élevé de l’humeur, de la thymie

B. Des troubles dépressifs pourraient  procéder d’une insuffisance de cette stimulation

C. Le THC  en aigu peut redresser une humeur dépressive

D. Cet effet pseudo-antidépresseur peut être à l’origine de l’abus de cette drogue

E. L’abus du THC désensibilise les récepteurs CB1

F. L’effet de type antidépresseur donne lieu à une tolérance,

G. Les endocannabinoïdes, déjà défaillants  chez le déprimé, deviennent inopérants  et la dépression devient plus vive qu’elle était primitivement (avec en embuscade un risque suicidaire)

La réponse 36 est ci-dessous

36° Toutes ces propositions sont vraies

  On a vu s’accroître la suicidalité des sujets jeunes, comme s’accroissait leur consommation de cannabis, mais deux courbes évoluant en parallèle ne sont pas inéluctablement corrélées. L’analyse de questionnaires présentés au cours des journées d’appel pour la défense (JAPD) a montré une corrélation significative entre les idées suicidaires, les tentations suicidaires, les tentatives de suicide avec l’importance de la consommation de cannabis.

  Le blocage des récepteurs CB1 peut-être réalisé  par leur antagoniste le  rimonabant. Il fut commercialisé sous le nom de Acomplia® pour ses effets anorexigènes ; il était indiqué dans l’obésité hyperphagique chez des patients ayant des risques cardio-vasculaires. Après quelques mois seulement de commercialisation il fut retiré du marché en raison de la survenue de troubles dépressifs, comportant même des tentatives de suicide.

 La désensibilisation des récepteurs CB1 par abus de cannabis, ou le blocage de ces récepteurs par le rimonabant, conduit à des troubles dépressifs.

Question 37

37° Concernant les effets du cannabis sur l’anxiété,

Y a t’il une ou des assertions fausses ?

A- Lors de ses premiers usages le cannabis peut être perçu comme anxiolytique

B- Cet effet est particulièrement net chez l’anxieux

C- Cet effet anxiolytique s’atténue au fil d’usages répétés, au point de disparaître

D- Après un usage au long cours l’anxiété réapparait plus vive qu’elle n’était avant d’en abuser

E- Cette anxiété est un motif fréquent de consultation

F- Cette anxiété justifie la prescription d’une benzodiazépine

La réponse 37 est ci-dessous

37° L’assertion F est fausse

La prescription d’une benzodiazépine pourrait certes apaiser les troubles anxieux d’un consommateur de cannabis au long cours, mais alors qu’il est devenu dépendant du THC, il ajouterait à cette addiction une dépendance aux benzodiazépines.

Le recours à des antihistaminiques H1 ayant une action centrale, ou encore à  la buspirone, seraient plus opportun.

Question 38

38° Concernant les effets du cannabis sur les performances cognitives,

Quelles sont les assertions vraies ?

A. Le THC perturbe la cognition

B. Il est sédatif

C. Il induit une ébriété

D.Il défocalise l’attention

E.Il perturbe la mémoire à court terme sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme

F. Il induit des troubles délirants

G. Il induit un syndrome amotivationnel

La réponse 38 est ci-dessous

38° Toutes ces propositions sont vraies

Ces perturbations de la cognition ont des effets désastreux sur les performances éducatives. L’envahissement de l’espace éducatif par le cannabis, affecte de trop nombreux élèves et même des enseignants, a des conséquences de plus en plus perceptibles sur le niveau des élèves.

Il explique largement le très mauvais rang des élèves français  dans le classement international PISA (27ième), alors que les moyens matériels consacrés à leur éducation sont d’un très haut niveau.

Le cannabis est la drogue de la crétinisation.

« La fumette ça rend bête ; le chichon ça rend con ! ».

« Pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire ».

Question 39

39° Concernant les effets du cannabis sur la conduite des engins à moteur,

Quelle sont les assertions vraies ?

A. le cannabis est responsable d’accidents routiers

B. il induit une ivresse

C. il induit une sédation

D. il allonge le temps de réaction

E. il perturbe la coordination des mouvements

F. On lui impute, à lui seul,  300 accidents mortels chaque année

G. Son association à l’alcool multiplie d’un facteur 14 le risque d’un accident mortel (des études récentes font état d’un facteur 29)

H. Il perturbe les réflexes

I. Il fait oublier le panneau qui annonçait un danger pendant le temps où l’on s’en rapproche

La réponse 39 est ci-dessous

39° Toutes ces assertions sont vraies

Outre des accidents professionnels portant la responsabilité du cannabis, en 2019, 730 personnes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise d’un stupéfiant ; dans 90% des cas le cannabis était présent.

Dans l’étude déjà ancienne « Stupéfiants et accidents mortels de la route » (S.A.M .) la rencontre du cannabis avec l’alcool multipliait par 14 le risque d’accidents mortels, alors que des études plus récentes font état d’un facteur 29).

Ses effets désinhibiteurs incitent le conducteur à prendre des risques « j’ai le temps de doubler », «  il n’y aura pas de voiture en face »

Question 40

40° Par lesquels de ces agents les effets du THC peuvent ils être potentialisés ?

A. L’alcool

B. Les benzodiazépines anxiolytiques

C. Les hypnotiques

D. La caféine

E. Les antagonistes des récepteurs muscariniques de l’acétylcholine (atropiniques)

F. Le rimonabant (qui fut commercialisé sous le nom d’Acomplia®)

La réponse 40 est ci-dessous

40° les réponses correctes sont : A, B, C, E

La caféine du café noir,  celle du Redbull ou contenue dans  d’autres boissons s’oppose aux effets sédatifs du cannabis, ainsi d’ailleurs qu’a ceux de l’alcool. Ces deux dernières drogues provoquent une libération d’adénosine qui, en stimulant des récepteurs du type A2a, induit une sédation. Celle-ci est prévenue par le blocage de ces récepteurs par la caféine.

 Le blocage des récepteurs cholinergiques muscariniques cérébraux, par des molécules atropiniques, majore les troubles délirants du cannabis.

 Le rimonabant, qui est un antagoniste des récepteurs CB1, cible de l’action du THC, ne peut pas potentialiser son action, mais au contraire l’antagoniser

Question 41

41° Sur les circonstances de la létalité dont le cannabis peut être responsable,

Quelles sont les assertions vraies ?

A. Par accident de la route

B. Par accident professionnel

C. Par auto ou hétéro-agressivité

D. Par suicide (conséquence de l’induction d’une dépression)

E. Conséquence de la survenue d’une schizophrénie (espérance de vie diminuée de 20 ans en moyenne, 10% de morts violentes)

F. Par une toxicité somatique liée à ses effets cardio-vasculaires, cancérogènes, liés à la  production d’oxyde de carbone et de goudrons, à l’instar du tabac

La réponse 41 est ci-dessous

41° toutes ces assertions sont vraies

Elles doivent faire tordre le cou à ce stéréotype « le cannabis, lui, ne tue pas ».

Il est en fait le détournement d’un constat fait de longue date, indiquant que des doses même très élevées de cannabis/THC, à la différence des surdoses/overdoses de morphiniques, ne sont pas létales.

 Mais cet arbre cache la forêt des multiples causes par lesquelles le cannabis peut être létal.

Ces causes sont restituées, pour les plus importantes, dans l’énumération de ce Q.C.M..

Question 42

42° Parmi les critiques suivantes sur le cannabis dit « thérapeutique » lesquelles peuvent lui être imparties ?

A. Activités multiples, sans spécificité d’organe ou de pathologi

B. Mélange de substances variées (« soupe ») quand la thérapeutique fait désormais appel à des substances pures

C. Très longue durée d’action

D. Efficacité inférieure ou égale à celle de médicaments avérés disponibles

E. Multiples effets latéraux et souvent adverses

F. Mauvais rapport bénéfices / risques

G. Efficacité  mal documentée

H. Effets latéraux nombreux, souvent adverses

La réponse 42 est ci-dessous

42° Toutes ces critiques sont justifiées s’agissant du cannabis à prétention thérapeutique

  Non seulement le cannabis est une « soupe » végétale ; mais la concentration de chacun de ses composants varie en fonction du cultivar, du lieu  de sa croissance, de la saison ou des conditions ambiantes, du moment de la récolte, des conditions de conservation… ;  « végétal varie, bien fou qui s’y fie » ; 

La persistance du THC dans l’organisme se mesure en jours, voire semaines, ce qui rendrait difficiles les choix posologiques.

Le critère majeur pour émettre un jugement  thérapeutique sur un  candidat médicament, est son  rapport bénéfices / risques.

Quels bénéfices thérapeutiques pourraient tirer le patient et sa pathologie de sa prescription, et à quels risques il s’expose en y recourant.  Pour toutes les pathologies ciblées les bénéfices sont modestes, parfois égaux mais jamais supérieurs  à ceux développés par les médicaments disponibles.

Question 43

43° Concernant le cannabidiol,  quelles sont les assertions vraies ?

A. Cannabidiol est souvent abrégé CBD

B. Le cannabidiol est chimiquement très voisin du THC

C. Au contact de l’acidité gastrique le cannabidiol pourrait se transformer en THC

D. Il paraît s’opposer à certains effets du THC

E. Il lui est prêté de multiples effets bienfaisants

F. La publicité, pour le démarquer du THC, lui dénie des effets psychotropes.

G. Il a des  effets significatifs sur certaines formes d’épilepsies infantiles  (syndromes de Dravet et de Lennox Gastaut), qui sont assez bien documentés

La réponse 43 est ci-dessous

43° Toutes ces assertions sont vraies

La multitude des effets bienfaisants qui lui sont décrits ne laisse d’être suspecte ; les moyens publicitaires considérables pour sa promotion commerciale et la multiplication des bienfaits rapportés dépassent les limites de l’entendement, en faisant une nouvelle panacée, une thériaque d’antan, en rupture avec la science Pharmacologique.

Le CBD est mis à toutes les sauces, même culinaires.

Le THC étant déconsidéré, après avoir  été présenté comme irremplaçable, le CBD semble  lui avoir  été substitué à des fins purement commerciales.

Question 44

44° Parmi ces activités multiples prêtées au cannabidiol,

laquelle est la mieux documentée ?

A. Anxiolytique

B. Sédatif

C. Antipsychotique

D. Analgésique

E. Anti-inflammatoire

F. Actif contre les addictions

G. Antiépileptique

H. Anticancéreux

I. Antimicrobien, y compris contre le coronavirus de la COVID 19

J. Anti-Alzheimer

K. Antidépresseur Antidiabétique

La réponse 44 est ci-dessous

44° La proposition G (anti-épileptique)

Cette liste des propriétés alléguées est incomplète, on pourrait y ajouter anti acnéique, antipsoriasique, orexigène, antiprostatite, actif dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)….

Tout cela est trop beau pour être vrai ; cette confusion est fabriquée par une publicité mensongère.

S’agissant d’effets anti-épileptiques dans des formes infantiles, rares et graves du syndrome de Dravet et de la maladie de Lennox-Gastaut, l’efficacité démontrée de l’Epidiolex® ne l’est pas isolément, mais en maintenant les autres traitements déjà utilisés. Il est constaté alors un accroissement de leur efficacité globale (par une réduction de la fréquence des crises ; ce qui est intéressant mais n’est pas à la hauteur de l’enthousiasme déployé pour communiquer sur cet effet d’un niveau somme toute modeste.

Question 45

45° Concernant les « nouveaux cannabinoïdes de synthèse »,

Quelles sont les assertions fausses ?

A. Sont apparus à partir des années 1970

B. Ont pour cible les récepteurs CB1, et souvent CB2 des endocannabinoïdes

C. Ils ont une plus grande affinité pour ces récepteurs CB1 que le THC

D. Un délai de plusieurs années sépare leur diffusion sur le marché de leur interdiction ; manne pour leurs promoteurs et toxicité pour leurs utilisateurs

E. Ils donnent lieu  à des intoxications, dont certaines ont été fatales

F. Il s’agit pour beaucoup de dérivés indoliques

G. Ils appartiennent en fait à une 15aine de familles chimiques

La réponse 45 est ci-dessous

45° Toutes ces assertions sont vraies

Leurs noms font référence : soit au chimiste qui les a synthétisés:  AM avec un numéro  pour Alexandros  Makriyannis ; JWH avec un numéro pour John William Huffman ; soit à l’université hébraïque de Jérusalem HU avec un numéro ; ou le laboratoire Carl Pfizer CP suivi d’un numéro ; ou encore les initiales de leur formule chimique par exemple APICA, APINACA.

Ce sont le plus souvent des poudres blanches, ou des produits d’aspect huileux ; ils peuvent être vaporisés sur des supports végétaux, pour être consommés dans des « pétards », ou peuvent constituer des recharges de vapoteurs, ou être brulés dans l’atmosphère d’une pièce confinée.

Question 46

46° S’agissant des endocannabinoïdes ;

Quelles assertions sont exactes ?

A. les endocannabinoïdes sont des substances synthétisées par le cerveau et plus largement par l’organisme

B. Ils sont synthétisés au niveau des membranes cellulaires

C. Ils sont synthétisés à partir de l’acide arachidonique (acide gras polyinsaturé présent dans l’huile d’arachide, abondant dans les membranes cellulaires)

D. Ils sont formés extemporanément et non pas stockés.

E. Ils stimulent les récepteurs cannabinoïdes du type 1 (CB1) et du type 2 (CB2)

F. Le THC du cannabis agit, comme eux, sur ces mêmes récepteurs CB1 et CB2

G. Ils sont libérés en fonction du niveau de stimulation de certains récepteurs portés par la membrane cellulaire.

H. Ils sont rapidement détruits/inactivés

I. Ils participent à une régulation très fine du niveau de libération des médiateurs par les boutons présynaptiques

La réponse 46 est ci-dessous

46° Toutes ces assertions sont exactes

Ces endocannabinoïdes, au niveau des synapses, participent à une très subtile régulation du niveau de libération du médiateur pré synaptique.

Ce sont des acteurs majeurs de la plasticité synaptique.

Question 47

47° s’agissant des endocannabinoïdes,

Quelles sont les assertions exactes :

A. Le plus abondant d’entre eux est le diarachidonoyl glycérol = DAG

B. L’anandamide fut le tout premier à être découvert

C. Le noladin ether est un endocannabinoïde

D. La N arachidonoyl dopamine = NADA en un endocannabinoïde

E. La virodhamine aussi un endocannabinoïde

F. ils agissent dans la proximité du lieu de leur libération cellulaire

G. Ils sont inactivés par une capture opérée par des cellules voisines ou par des actions enzymatiques

H.  leur durée d’action est brève, à l’instar de leur survie

La réponse 47 est ci-dessous

47° Toutes ces assertions sont exactes

 Ces endocannabinoïdes ont pour nom : anandamide, diarachidonoyl glycérol (DAG), N-arachidonoyldopamine (NADA), Noladin ether, vihodhamine.

Le plus abondant d’entre eux est le DAG.
L’anandamide, du sanscrit « ananda » /  béatitude a été ainsi nommée par celui qui l’a découvert dans le cerveau – Raphael Mechoulam qui,  20 années auparavant, avait caractérisé la présence du THC dans le cannabis.

Leur disparition du milieu extracellulaire après leur libération procède d’une capture par les cellules de voisinage et d’une inactivation/hydrolyse enzymatique opérée, entre autres enzymes, par la  fatty acid amide hydrolase / FAAH.

Des inhibiteurs de cette enzyme sont étudiées dans le but de prolonger la durée d’action et la concentration  des endocannabinoïdes qui sont ses substrats, pour  faire ainsi « la courte échelle » à la transmission endocannabinoïdergique.

  Question 48

48° Quelles caractéristiques distinguent l’action du THC de celles des endocannabinoïdes ?

A. Il agit simultanément partout à la fois dans le cerveau

B. Il a une durée d’action très supérieure à celle des endocannabinoïdes

C. Il se stocke très durablement dans les lipides, ce qui est suivi de sa libération  / de son relargage au long cours

D. Il s’associe aux récepteurs CB1 et CB2 avec une plus grande affinité et pour une plus longue durée

E. Il peut désensibiliser au long cours les récepteurs CB1 et CB2

La réponse 48 est ci-dessous

48° Toutes ces propositions sont exactes

Loin de mimer les effets subtiles des endocannabinoïdes, le THC les caricature, agissant partout à la fois, intensément, durablement.

Il stimule les récepteurs CB1 « à l’aller » ( au sortir du sang et de la traversée de la barrière hémato-encéphalique ; frontière  très perméable au THC, interposée entre le sang et le tissu cérébral), puis dans les jours suivants, « au retour » vers le torrent circulatoire, en étant libéré des lipides dans lequel il s’était stocké après avoir accédé au cerveau.

Question 49

49° Concernant  le « buddha blue »

Y a-t-il des propositions fausses, si oui, lesquelles ?

A. Il s’agit d’un cannabinoïde de synthèse

B. C’est une molécule fluorée

C. Cette fluoration décuple l’intensité d’effet de la molécule mère (APINACA)

D. Apparu sur le marché en France en 2013

E. C’est une poudre blanche

F. Il s’achète sur le Net

G. Il coûte autour de 15 € le gramme

H. Il est essentiellement fumé

I. Il peut, en solution, être utilisé comme recharge pour des e-cigarettes / cigarettes électroniques

J. Plusieurs centaines de décès lui ont déjà été rapportés

La réponse 49 est ci-dessous

49° Toutes ces propositions sont exactes

Question 50

50° S’agissant du dopage sportif  avec le cannabis, 

Y a t’il une proposition fausse ?

A. Le cannabis est, après l’alcool, la seconde drogue la plus  consommée des sportifs

B. Il est inscrit sur la liste des substances interdites par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), il relève de la classe S8, dont l’usage est interdit en compétition

C. Le seuil du taux des cannabinoïdes  (carboxy THC) trouvés dans les urines a été relevé au cours de ces dernières années, passant de 50 ng/L à 150 ng/L

D. Il est demandé maintenant dans la lutte antidopage de distinguer le reliquat d’un usage festif antérieur à l’épreuve, de sa présence en relation avec un usage récent en vue d’agir sur les performances lors de la compétition

E. Son effet analgésique peut être mobilisé dans des sports douloureux

F. Son effet anti trémulant, anti stress, peut être mobilisé dans le tir à l’arc ou à la carabine

G. La vision de type panoramique qu’il induit peut être appréciée par un gardien de but

H. Ses effets relaxants après une compétition, peuvent être mobilisés quand une autre compétition suit de près la précédente

I. Produisant une levée d’inhibition, il peut modifier le psychisme au cours de sports anxiogènes

La réponse 50 est ci-dessous

50° Toutes ces propositions sont exactes

L’A.M.A.-  agence mondiale antidopage, au lieu de mettre le sport au service de la prévention des toxicomanies accompagne au contraire la libération des mœurs et l’expansion des toxicomanies. Elle distingue  l’usage des drogues à des fins dites récréatives, d’un usage destiné à accroître les performances sportives. La distinction n’est pas toujours aisée. D’autant que, conseillés par des avocats, nombre de sportifs testés positifs à la cocaïne prétendent que c’est à leur insu que de la cocaïne a été introduite dans leur  boisson.

L’A.M.A. a accru, par deux fois, le niveau répréhensible des cannabinoïdes dans les urines, après  50 ng/mL d’urines , on en est arrivés  à 150 ng ;  tandis qu’est même évoquée l’idée de reconsidérer le caractère illicite  de la consommation du cannabis par les sportifs.

Pourtant par certains de ses effets le cannabis/THC  est de nature à améliorer certaines performances, par ses effets anxiolytiques, désinhibiteurs, anti trémulants, myorelaxants entre deux épreuves  consécutives, facilitant le sommeil, analgésique.

Le siège de l’agence mondiale antidopage (AMA) est maintenant à Montréal, au Canada qui légalise le cannabis dit « récréatif » .  « O tempora,  ô mores » disait Cicéron

Question 51

51° S’agissant des moyens de détection  d’une consommation de cannabis,

Y a t’il une proposition fausse ?

A. Recherche du THC dans la salive

B. Recherche du THC dans l’air recueilli au cours d’une toux

C. Recherche du THC dans le sang

D. Recherche du THC dans les cheveux

E. Recherche de métabolites du THC dans l’urine

La réponse 51 est ci-dessous

51° Toutes les propositions sont exactes

Le THC que l’on trouve dans la salive n’est pas sécrété par les glandes salivaires, il correspond au THC s’est impacté sur les muqueuses de la bouche et qui sera lavé en quelques heures par la sécrétion salivaire (dont l’abondance d’ailleurs est diminuée par le THC), la vitesse d’élimination est assez parallèle à la vitesse de décroissance du THC dans le sang.

Lors de la toux, survient une nébulisation de gouttelettes des sécrétions bronchiques (gouttelettes de Pflügge) qui peuvent comporter du THC, si  du cannabis a été récemment fumé.

La présence de THC dans le sang exprime une consommation récente de cannabis. Le THC quand il disparait du sang ne disparaît pas de l’organisme. Au prorata de l’importance de leur perfusion, il se stocke dans les tissus ayant une haute teneur en lipides ; le cerveau en tout premier rang, avec une très longue durée  de stockage (semaines).

Question 52

52° s’agissant des cannabinoïdes urinaires, quelle est la ou quelles sont les propositions fausses

A. Ils sont représentés majoritairement par le THC

B. Il s’agit très largement du dérivé carboxylique du THC, le THC-COOH.

C. Ils sont beaucoup plus hydrophiles que le THC

D. Ils sont  essentiellement formés par le foie

E. On peut en trouver plusieurs semaines après l’arrêt de toute consommation de cannabis

F. Leur présence ne permet pas d’affirmer une consommation récente

G. Un  rapport élevé entre la concentration du  THC-OH  et celle du THC-COOH est en faveur d’une consommation récente

La réponse 52 est ci-dessous

52°  la réponse A est fausse.

Le THC étant très lipophile et corrélativement très hydrophobe ne peut  filtrer le glomérule rénal et ainsi ne  se retrouve pas dans l’urine.

Il doit être transformé par des enzymes hépatiques en des métabolites hydrosolubles le 11-OH THC, et en une forme encore plus oxydée le 11 THC-COOH (dérivé carboxylique du THC  – métabolite principal ).  

Question 53

53° Les peines encourues par celui qui s’adonne au trafic de stupéfiants (dont le cannabis) diffèrent selon la nature du délit

Mettez en regard celui-ci avec la peine encourue

Les peines encourues

1.- 5 ans de prison   et 75.000 € d’amende

2.- 10 ans de prison et 7.500 € d’amende

3.- 10 ans de prison et 7.500.000 € d’amende

4.- 20 ans de prison et 7.500.000 € d’amende

A. Production    :

B. Fabrication

C. Importation

D. Exportation :

E.Transport

F. Détention

G. Acquisition

H. Offre

I. Cession

La réponse 53 est ci-dessous

53° Les peines encourues par celui qui s’adonne au trafic de stupéfiants (dont le cannabis) diffèrent selon la nature du délit

A. Production  : 20 ans de prison et 7.500.000 € d’amende

B. Fabrication : 20 ans de prison et 7.500.000 € d’amende

C. Importation ; 10 ans de prison et 7.500 € d’amende

D; exportation  : 10 ans de prison et 7.500 € d’amende

E. Transport : 10 ans de prison et 7.500 € d’amende

F. Détention : 10 ans de prison et 7.500 € d’amende

G. Acquisition ; 10 ans de prison  et 75.000 € d’amende

H; Offre : 5 ans de prison  et 75.000 € d’amende

I. Cession : 5 ans de prison  et 75.000 € d’amende

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