Cannabis et alcool dans le sang du chauffard parisien

L’homme qui a mortellement fauché une mère et sa fille dimanche est un jeune d’origine sri-lankaise, sans permis, par ailleurs connu pour 22 affaires. Il avait déjà été interpellé pour conduite sous l’emprise de stupéfiants.

Le chauffard qui a mortellement renversé dimanche une mère de 36 ans et sa fillette de 11 ans sur un passage piéton dans le XIXe arrondissement à Paris roulait sans permis depuis que ce dernier avait été invalidé après la perte de ses douze points. Les résultats d’analyse de la prise de sang ont révélé par ailleurs la présence de cannabis dans le sang, selon une source judiciaire. L’analyse de sang du conducteur, dont la garde a vue a été prolongée lundi, a également montré une présence «délictuelle» d’alcool au moment de l’accident, c’est-à-dire supérieur à 0,8 gramme d’alcool par litre de sang.Présenté comme un «voyou multirécidiviste», Jiyapirasanthan J. était connu pour 22 affaires. Déjà interpellé pour conduite sous l’emprise de stupéfiants, ce jeune d’origine sri-lankaise né en 1989 en Allemagne s’est distingué dans des affaires de vols avec violences, de menaces et de recels. Installé à Valenton dans le Val-de-Marne, le chauffard était aussi connu pour usurpations d’identité, vol à main armée et aussi par des troubles commis à l’occasion d’une manifestation sportive.

Des passagers connus des services de police

La BMW dans laquelle le jeune homme circulait, de couleur noire et non signalée volée, était un véhicule de location immatriculé dans l’Oise. Son rétroviseur cassé et son avant enfoncé témoignent de la violence du choc. Les victimes ont été fauchées à pleine vitesse alors qu’elles traversaient la chaussée au niveau du 28 avenue de Flandres, précise une source proche du dossier. Selon les premières constatations, la maman et sa fillette ont été projetées à plus de trente mètres. D’une violence inouïe, l’accident s’est déroulé sous les yeux du père et de l’oncle de la fillette «en état de choc».

Le chauffard, qui a pris la fuite, a été intercepté après avoir été coincé dans le flot de la circulation. Il aurait reproché aux policiers de l’avoir malmené au moment de l’interpellation.

L’un des quatre passagers de la BMW accidentée, tous d’origine pakistanaise ou indienne, est connu pour 19 dossiers. Les trois autres, pour un, trois et quatre affaires. Tous ont été placés en garde à vue. Source

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Charte pour la dépénalisation des drogues : 80 % des Français rejettent ce « petit plaisir pour bobos »

La sénatrice communiste Laurence Cohen a présenté jeudi devant le Sénat une charte visant à dépénaliser l’usage des drogues, tout en renforçant la lutte contre celles-ci. Malgré le rejet de cette idée par une majorité de Français, pourquoi s’obstiner dans une voie qui ne résoudra aucun problème ?

Atlantico : Une charte « pour une autre politique des addictions » a été présentée jeudi devant les sénateurs. Soutenu par des associations et experts, le texte est porté par la sénatrice communiste Laurence Cohen. Signant l’échec de la politique de lutte contre les drogues, quelles qu’elles soient – y compris l’alcool, le tabac, voire Internet – la charte prône la dépénalisation de l’usage des drogues, en parallèle au renforcement de la lutte contre ces dernières. Que penser de cette proposition ? Est-elle souhaitable ?

Serge Lebigot : Je suis totalement opposé à la dépénalisation, qui mènerait à une légalisation des drogues. D’ailleurs, je me demande qui sont ces experts. La plupart d’entre eux est pourtant défavorable à de telles mesures… mais on ne les entend jamais. Le consensus des journalistes est aberrant. La plupart d’entre eux saute à pieds joints dans la thèse de la dépénalisation. Mais des quantités de rapports indépendants s’y opposent.

David Vaillant publie un article en faveur de la légalisation du cannabis, évidemment il fait quatre pages dans le Parisien. Sommes-nous dans une république bananière ?

Mais qui a intérêt à ce que le cannabis soit légalisé ?

Ce n’est pas une question d’intérêt. C’est tout simplement pour faire plaisir à tous les bobos qui votent. C’est typiquement parisien. Ni les ouvriers, ni les parents ne défendent la mesure.

Il n’y a qu’en France que les associations pro-légalisation reçoivent des financements, alors qu’on est en pleine crise…

La situation que vous décrivez était-elle la même sous le gouvernement de droite ?

Bien sûr. Je ne fais pas de distinguo. Effectivement, maintenant que la gauche est au pouvoir, certaines associations se disent que ça y est, c’est gagné – je ne pense pas que ce soit le cas. Le gouvernement n’ira pas, je pense, jusqu’à la légalisation ou la dépénalisation. 

Les sondages montrent que plus de 80% des Français y sont opposés. Ce que les internautes écrivent sur les forums de la sénatrice Laurence Cohen est typique de ce que pensent les Français : « Qu’est-ce qu’elle a fumé ? ». Est-ce qu’elle compte endormir la moitié de la population pour gagner les élections ? A-t-elle oublié les écrits des grands révolutionnaires, dont aucun n’a prôné l’usage de drogues ? Est-elle prête à renier leur passé ?

De plus, la France ne peut pas légaliser ces drogues sans contrevenir à ses engagements internationaux.

La sénatrice parle également d’alcool, de tabac, d’Internet… Sont-ce également des drogues selon vous ? Elle demande qu’on s’y attaque sans distinction…

Évidemment, il serait souhaitable de lutter contre l’alcoolisme et le tabagisme. Le tabac et l’alcool, c’est 65 000 morts par an. En veut-on autant avec le cannabis ? Alors qu’on n’a pas le même recul avec les drogues que celui qu’on a avec l’alcool ou le tabac ?

Le tabac et l’alcool, ce sont deux erreurs. Doit-on y ajouter d’autres drogues ? Internet, peut-être, mais peut-on dire sérieusement que c’est une drogue ? On peut être accro au chocolat aussi… Mais cela n’altère pas nos capacités cérébrales…

Pour la sénatrice, la prévention doit passer par les salles de consommation, la livraison de seringues, mais aussi des soins aux plus précaires. Vous retrouvez-vous sur le point de la prévention ?

Ouvrir une salle d’injection signifie que, de fait, vous reconnaissez la légalité de l’héroïne. Dans ce cas-là, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement, et agréer des dealers, nommer des « dealers de l’Etat ».

C’est aberrant. La prévention doit se faire par l’éducation, dès les classes primaires. La Suède est un exemple universellement reconnu. Mais personne ne veut entendre parler de la prévention primaire en France. Pourtant, les 3 piliers pour la lutte contre les drogues sont : la prévention, la répression, et le traitement de la toxicomanie. La Suède a tout axé sur le premier pilier. Parce qu’on sait très bien que maintenant le tabac, l’alcool et le cannabis, entrent en scène dès le collège. Un ami juge pour enfant estime que l’âge moyen du premier essai d’une de ces drogues est onze ans.

La légalisation envoie un message contradictoire aux enfants. Si les adultes y sont autorisés, comment justifier l’interdiction aux adolescents ? Si nous sommes tous égaux face aux lois, créons des quatrièmes voies sur l’autoroute pour les drogués de la vitesse ! Soyons cohérents !  Source

Elton John revient sur ses addictions


Dans une interview accordée au présentateur télé américain, Matt Lauer, Elton John est revenu sur son addiction à l’alcool et à la drogue.

« J’ai gâché une grande partie de ma vie. J’étais toxicomane et égocentrique. J’ai vu des gens mourir à droite, à gauche, autour de moi, des amis. Et pourtant je n’ai pas arrêté la vie que je vivais, c’est ce qui est terrible sur la dépendance. »

Le chanteur a été alcoolique et cocaïnomane et en 1975 il a fait une overdose. Il a commencé à se désintoxiquer dans les années 90 et il estime maintenant que s’il l’avait fait avant il aurait pu mieux profiter de ses premiers succès.

Importante distinction pour le Professeur Jean Costentin

Le Professeur Jean Costentin, Professeur de pharmacologie, Président du CNPERT, a été nommé Professeur émérite des universités. Décerné en considération des travaux et des services rendus, ce titre permet également à son bénéficiaire de continuer à exercer des activités universitaires ou scientifiques, en particulier en ce qui concerne l’encadrement de doctorants.

Les membres du CNPERT adressent leurs vives félicitations au Professeur Costentin pour cette brillante nomination

Le Professeur Jean Costentin est aussi l’auteur de nombreux livres, dont :

DEPENALISER LE CANNABIS : A quel prix ?

Communiqué commun des Académies nationales de médecine et de pharmacie

La légalisation du cannabis est une revendication qui réapparait périodiquement depuis une quarantaine d’années, malgré les données neurobiologiques, cliniques et épidémiologiques validées qui justifient son interdiction, et cela en dépit des statistiques de plus en plus alarmantes d’accidents liés à sa consommation, notamment sur la route et au travail. Surtout, il est avéré que plus son usage est précoce, plus les conséquences sur la santé physique et mentale sont graves, voire irréversibles.

C’est en France que l’on fume le plus de cannabis en Europe ; on peut raisonnablement en déduire qu’une dépénalisation de sa consommation aura des conséquences délétères sur la santé publique dans notre pays, plus particulièrement sur les jeunes, en laissant entendre qu’il s’agit d’une habitude sans conséquences nocives.
C’est pourquoi, l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie renouvellent les mises en garde qu’elles adressent périodiquement depuis 1998 à ceux qui souhaitent dépénaliser le cannabis en France.

Une vraie drogue

  • Le cannabis n’est plus la « fumette » d’antan. Aujourd’hui, il est beaucoup plus concentré en principe actif (tétrahydrocannabinol ou THC) dont la teneur a été multipliée par 5 à 10 depuis 40 ans.
  • La « pipe à eau » est un nouveau mode d’absorption, particulièrement redoutable, qui délivre presque instantanément au cerveau des quantités importantes de THC suscitant délire et hallucinations.

Le cannabis n’est pas une drogue « douce ».

  • Par ses goudrons, il exagère les effets néfastes du tabac, notamment les risques de cancer ;
  • Il est directement à l’origine d’artérites, d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux, de pancréatites ;
  • Il constitue pendant la grossesse un danger majeur pour le développement psycho-moteur de l’enfant à naître: diminution du poids de naissance et troubles du comportement (altération du sommeil, augmentation de l’impulsivité) ;
  • Il déprime l’immunité : fumer de la marijuana peut déclencher une dépression des fonctions immunitaires de l’organisme, ce qui explique que les consommateurs de cannabis sont plus exposés à certains types d’infections et de cancers;
  • Il induit une forte dépendance dans environ 20% des cas et incite au passage à des drogues plus dures et à la polytoxicomanie ;
  • Il altère la mémoire et les capacités éducatives ;
  • Il favorise anxiété et dépression ;
  • Il double le risque de symptômes psychotiques à terme. De nombreux cas de schizophrénie diagnostiqués en France sont liés à la consommation de cannabis qui aggrave la maladie quand elle existe déjà, crée une résistance aux traitements qu’on lui oppose et déclenche de nouveaux épisodes aigus dans les périodes de rémission symptomatique. Le risque de développer ces troubles augmente en fonction de la quantité consommée et de la précocité de la première prise car le cannabis agit comme facteur déclenchant chez des patients d’autant plus fragiles qu’ils sont jeunes et grands consommateurs.

Un faux médicament

Le cannabis n’est pas un médicament, n’en déplaise à ceux qui vont jusqu’à proposer de confier sa commercialisation aux pharmaciens. Cet « alibi » risque d’en accentuer la pénétration dans notre société de plus en plus sujette à des phénomènes de vulnérabilité et de précarité, avec tous les effets délétères qu’on lui connaît.

  • Bien que certaines activités thérapeutiques du cannabis aient été alléguées, la pharmacopée n’est pas dépourvue de véritables médicaments ayant satisfait aux nombreux et rigoureux critères permettant d’accéder à ce statut et développant des propriétés pharmacologiques supérieures à celles du THC.
  • Pour tout médicament, la dose thérapeutique utile doit être connue avec précision. Or, la marijuana (plante du chanvre indien) et le haschich (sa résine) sont des mélanges de nombreuses substances, dont les proportions absolues et relatives peuvent changer considérablement selon la variété, le lieu de culture, le climat, le moment de la récolte. Dans le cas de cannabis fumé, les concentrations en principe actif (THC), sont forcément variables.
  • Mais surtout, ce qui qualifie un médicament est son rapport bénéfice/risque établi par l’analyse des bienfaits que pourra en retirer le patient, comparés aux risques d’effets secondaires et de toxicité. S’agissant du cannabis /THC, alors que les effets pharmacologiques sont d’une intensité modeste, les effets secondaires sont nombreux et très souvent adverses.

Un danger public

Le cannabis entraîne une diminution des connexions neuronales dans l’hippocampe et réduit la capacité de l’usager à effectuer les tâches du quotidien ; surtout, de par l’exceptionnelle lipophilie du THC, c’est, de toutes les drogues, la seule à être stockée, pour des jours ou des semaines, dans le cerveau, organe particulièrement riche en lipides. Cette longue rémanence du THC explique que, même après une à deux semaines sans consommation, les troubles persistent avec des effets imprévisibles, et d’autant plus dangereux.

  • Consommé seul, le cannabis est à l’origine d’un doublement du nombre des accidents de la route ; associé à l’alcool, il multiplie par 14 le risque d’accidents mortels, selon les chiffres de la prévention routière.
  • 15% à 20% au moins des accidents du travail sont provoqués par des conduites addictives; c’est pourquoi le dépistage systématique du cannabis en entreprise, bien qu’il soit interdit (article L. 1121-1 du code du travail), reste toutefois licite pour les postes à risque (transport, nucléaire, métallurgie ou encore métiers justifiant un port d’arme). Si demain la loi venait à évoluer dans le sens d’une dépénalisation, les entreprises pourraient-elles mettre en cause la responsabilité de l’Etat en cas d’accident ?

Un appel à la raison

Le combat contre le tabac est loin d’être gagné ; faut-il y ajouter la toxicité du cannabis avec 8 fois plus de goudrons cancérigènes et passer d’une addiction à une autre, plus dangereuse, puisqu’elle abolit la volonté, annihilant tout effort personnel de désintoxication ? Aligner la législation du cannabis sur celle du tabac multipliera le nombre d’usagers, à égalité avec les sujets tabaco-dépendants, avec le risque fort probable que, comme pour le tabac et l’alcool, la loi ne réussisse pas à protéger les mineurs. Or, certains adolescents inscrivent sa transgression dans leur passage à l’âge adulte. Si cette frontière n’existe plus, c’est d’emblée à la porte de l’héroïne qu’ils iront frapper, d’autant que l’addiction au cannabis rend beaucoup plus facile l’accrochage par l’héroïne.

Comment accepter en conscience une telle banalisation du cannabis et imaginer que la commercialisation, par une régie nationale, d’un produit plus faiblement dosé « calmerait le jeu » … Les quelques pays ayant légalisé le cannabis font discrètement marche arrière. Des coffee shops sont fermés à Amsterdam… au prétexte qu’on y a surpris des fumeurs de tabac ! Sait-on qu’en Suède, le respect des lois associé à une pédagogie efficace produit dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne ?

Alors que la priorité est donnée à l’éducation et à la croissance, peut-on favoriser la diffusion d’une drogue qui empêche d’apprendre et ôte l’envie d’entreprendre ? Le cerveau humain n’atteint sa maturité qu’après vingt ans ; or, le cannabis perturbe cette maturation. Pour notre pays, qui doit compter dans la compétition internationale sur sa richesse humaine, la diffusion en toute légalité du cannabis reviendrait à annihiler les moyens investis à grand frais dans l’éducation.