Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?

  • Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Les conducteurs jugés après une récidive pourraient se voir obligés d’installer le dispositif.

    Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Christophe Mounet, gérant de Franc Diesel, fait une démonstration de l’éthylotest antidémarrage.

    TIPHANIE NAUD
  • Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Les conducteurs jugés après une récidive pourraient se voir obligés d’installer le dispositif.

    Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Christophe Mounet, gérant de Franc Diesel, fait une démonstration de l’éthylotest antidémarrage.
L’éthylotest antidémarrage va se généraliser pour les particuliers après un contrôle avec une alcoolémie délictuelle. Le seul centre agréé périgourdin est à Saint-Laurent-des-Vignes.

« Prêt pour test, s’il vous plaît soufflez ». Impossible de lancer le moteur de la voiture sans s’exécuter. L’éthylotest antidémarrage (EAD), posé sur le tableau de bord, y veille. « L’appareil est branché sur le système de démarrage, entre la partie contact clé et le démarreur », explique Christophe Mounet, gérant de la société Franc Diesel à Saint-Laurent-des-Vignes, seul centre agréé du département à installer des EAD sur des véhicules légers.

Si le conducteur a dépassé le seuil d’alcool autorisé (0,5 g/l et 0,2 g/l de sang pour les permis probatoires), l’écran affiche « test non ok » et l’engin bloque l’alimentation électrique. Un nouveau test est demandé cinq minutes plus tard.

Difficile à tromper

L’éthylotest est capable de reconnaître un souffle d’adulte ou d’enfant, explique Christophe Mounet pour qui le système est « impossible à tromper ». Il fait aussi la différence entre l’alcool en bouche (un bonbon ou un gâteau à l’alcool peut fausser le test) et l’alcool dans l’air expiré. Le conducteur ivre peut toujours demander à une personne sobre de souffler à sa place. Mais pour contrer cette possibilité, un deuxième souffle est demandé lors d’un long trajet. « C’est aléatoire. Ça peut être au bout de 5 minutes comme de 30. On a alors 20 minutes pour se garer et souffler. Sinon, on repart pour un cycle de 20 minutes. Et si on ne respecte pas cette demande, prévient Christophe Mounet, le contact est coupé, la voiture est bloquée. Il faudra la ramener sur un plateau dans un centre agréé ». L’EAD n’arrête donc pas le moteur en route mais il enregistre le manquement, qui pourra être transmis aux autorités.

Voilà pour la théorie. Car en pratique, « pour l’instant, aucun particulier n’est encore venu, le dispositif est encore en cours de validation », raconte le gérant de l’entreprise, qui pose et contrôle les EAD sur les bus depuis 2012.

Dispositif en cours

En test depuis 2016 dans trois départements, l’éthylotest antidémarrage arrive désormais en Dordogne, quelques mois avant son entrée en vigueur au niveau national. Seul un recours à l’EAD a, jusqu’à présent, été prononcé par le parquet de Bergerac « il y a trois ou quatre semaines », selon le vice-procureur Charles Charollois. Une personne qui n’est pas encore passée chez Franc Diesel.

Le coût des EAD reste un frein à une généralisation : « 1 830 euros TTC à l’achat, détaille l’entrepreneur. L’achat est préconisé pour les décisions d’incarcération supérieures à 18 mois. »

Le dispositif peut également être loué, pour 136 euros par mois, après s’être acquitté de 390 euros pour la pose. L’entreprise Franc Diesel a formé trois techniciens supplémentaires pour répondre à la future demande. « Nous souhaiterions faire entre une et quatre installations par mois pour rentabiliser notre investissement », estime le gérant.

Une fois mais plus deux

Le gouvernement veut rendre obligatoire l’emploi des éthylotests anti-démarrage en cas de récidive d’infraction de conduite en état d’ivresse

Si l’efficacité de l’éthylotest anti-démarrage (EAD) pour lutter contre l’alcoolémie au volant est largement reconnue, sa sous-utilisation est avérée. Le gouvernement est bien décidé à réduire le fossé qui existe entre obligation théorique et mise en œuvre pratique. Le 9 janvier dernier, le Comité interministériel de la sécurité routière présidé par le premier ministre a proposé de favoriser son usage.

D’une part, l’EAD, accompagné d’un suivi médico-psychologique, serait rendu obligatoire en cas de récidive d’infraction de conduite en état d’ivresse. Une obligation qui, seule, serait gage d’efficacité selon certains experts. Autre avantage : la baisse significative du coût d’installation, à l’heure actuelle très élevée, ce qui constitue un frein à son utilisation.

D’autre part, un conducteur contrôlé avec un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l, dont le permis aurait été suspendu par décision préfectorale, pourrait quand même conduire si son véhicule est équipé du dispositif. « Il est nécessaire de prendre en compte les conséquences sociales d’une suspension de permis. Dans les départements ruraux comme la Dordogne, se faire suspendre son permis, c’est très souvent perdre travail », avait souligné le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, lors de sa dernière visite dans le département fin avril.

À noter que l’utilisation de l’EAD – obligatoire sur les bus et les autocars depuis le 1er septembre 2015 – n’est pas une nouveauté pour les particuliers. Depuis la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2), adoptée en 2011, toute personne contrôlée avec plus 0,8 g/l peut se voir interdire par un juge de conduire tout véhicule qui ne soit pas équipé d’EAD, et ce, pendant cinq ans. Depuis 2011, seuls quelques dizaines d’EAD ont été installées sur l’ensemble du territoire. Faire intervenir uniquement le préfet en lieu et place d’un juge, comme l’envisage le gouvernement, devrait faciliter et multiplier l’emploi de ce dispositif.

Source

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LE CANNABIDIOL (CBD) TENTE DE VOLER AU SECOURS DU CANNABIS

Outre les intoxiqués par cette drogue, on trouve à la manœuvre des investisseurs, sans autre morale que l’espoir de revenus considérables.

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies
(CNPERT).

Après des années de déni, la nocivité du tétrahydrocannabinol (THC), principe actif majeur du cannabis, est enfin bien démontrée. Cela justifie pleinement que, dans une démarche sanitaire, soit maintenue sa prohibition, dont le législateur avait perçu les dangers dès les années 1970.

Les consommateurs ne voulant pas être privés de leur drogue ont usé de stratagèmes variés pour obtenir sa légalisation. Ils ont mis en exergue quelques activités pharmacologiques pour l’ériger en médicament. Le libéralisme américain a, sur un temps très court, autorisé le « cannabis médical », dans lequel se sont engouffrés nombre d’utilisateurs physiquement bien portants, qui ont bientôt appuyé la revendication d’une autorisation du « cannabis récréatif » (oubliant que la « récré » peut tourner au drame). As expected, les premiers constats font apparaître un accroissement du nombre des consommateurs et des accidents sous l’empire de cette drogue.

Outre les intoxiqués par cette drogue, on trouve à la manœuvre des investisseurs, sans autre morale que l’espoir de revenus considérables. Un de leurs récents subterfuges met en exergue des propriétés pharmacologiques du cannabidiol (CBD) qui coexiste, en des proportions très variables, avec le THC dans le cannabis.

Miracle de la phytothérapie à destination des gens crédules, ce CBD non seulement corrigerait les méfaits redoutés du THC, mais même en accroîtrait les effets bienfaisants. Aussi-a-t-il été proposé d’associer les deux molécules dans un médicament : le Sativex®. Les miracles thérapeutiques annoncés par des médias et la pression de lobbies cannabinophiles avaient convaincu un ministre de la Santé (Marisol Touraine) d’autoriser, d’une façon accélérée, sa mise sur le marché. Quatre ans plus tard, le médicament n’est toujours pas disponible dans les officines nationales ; cherchez l’erreur. Le prix demandé par le laboratoire espagnol a été jugé beaucoup trop élevé (s’il était effectivement « irremplaçable », il n’aurait pas de prix). Son remboursement ne serait, de surcroît, que d’un très bas niveau, parce que la commission de transparence a jugé « très faible » le service médical rendu (SMR) et « insignifiant » l’amélioration du service médical rendu (ASMR, de niveau V).

On méconnaît les cibles biologiques du CBD qui déterminent ses actions.

Précédant les démonstrations scientifiques, indispensables en matière de pharmacologie et de thérapeutique, une campagne bien orchestrée, relayée par une presse complaisante et des publicités largement diffusées, vante les effets mirobolants du CBD ; une thériaque à lui seul, une véritable panacée.

Alors que certains insistent sur l’absence d’effets psychotropes (pour bien le distinguer du THC), d’autres lui décrivent des effets antistress, anxiolytiques, antipsychotiques, antidépresseurs. Ne sont-ce là (si les mots veulent encore dire quelque chose) autant d’effets psychotropes ?

Mais l’énumération ne s’arrête pas là, nécessitant une profonde respiration pour les lire d’un seul tenant. On lui prête des effets : analgésiques (modestes), anti-épileptiques (dans le syndrome de Dravet, forme grave d’épilepsie infantile), anxiolytiques, antidépresseurs, et même antipsychotiques (cf. supra). Avec enthousiasme et à partir de données expérimentales encore plus ténues, il lui est attribué des effets : contre l’insomnie (sans en faire un hypnotique), anti-émétiques, anti-inflammatoires, anti-oxydants, anti-athéroscléreux, neuroprotecteurs, anticancéreux (sein), antipsoriasiques, stimulateurs du développement osseux. De cette énumération, qui n’est pas exhaustive, émerge un vrai problème pour le pharmacologue et pour le thérapeute : « beaucoup, c’est beaucoup trop ».

Telles des mouches attirées par le miel, des laboratoires se sont jetés à publicité déployée dans la commercialisation d’huiles à hautes teneurs en CBD. Des cultivars ont été développés pour produire des taux élevés de CBD et très peu de THC.

Ainsi, ceux qui avaient misé pour faire fortune sur le THC, désormais très dévalorisé par son rapport bénéfices/risques (bénéfices thérapeutiques que pourrait en retirer le patient mis en relation avec les risques qu’on lui ferait encourir en le lui prescrivant), pourraient, à partir des mêmes types de cultures sous serre ou dans les champs, mais en recourant à d’autres cultivars, empocher quand même la mise qu’ils avaient escomptée. C’est le type même du recyclage d’un concept à haute valeur ajoutée.

Voilà les derniers enfumages/entourloupes/manips/roulages dans la farine… dans la longue histoire du cannabis. L’enthousiasme des crédules est inusable, tout comme est intacte leur véhémence à fustiger ceux qui (comme l’auteur de ce billet) s’appliquent à leur ouvrir les yeux.

EXCLUSIF – Quel est votre niveau de dépendance à l’alcool ? Faites le test

Europe 1 publie en exclusivité un rapide test validé par l’OMS pour mesurer votre niveau d’addiction à l’alcool.

TESTLes Français consomment beaucoup trop d’alcool. C’est ce que révèle l’enquête Constances « Consommation d’alcool, conditions de travail et risques professionnels » présentée jeudi lors d’un colloque organisé par la Mildeca, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et dévoilée en exclusivité par Europe 1. En plus de cette étude d’ampleur réalisée auprès de 200.000 Français de plus de 18 ans, Europe 1 vous propose de faire un rapide test validé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour connaître votre niveau de dépendance à l’alcool.

1. A quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l’alcool ?
– Jamais (0 point)
– 1 fois par mois ou moins (1 point)
– 2 à 4 fois par mois (2 points)
– 2 à 3 fois par semaine (3 points)
– Au moins 4 fois par semaine (4 points)

2. Combien de verres standard buvez-vous au cours d’une journée ordinaire où vous buvez de l’alcool ?
– 1 ou 2 (0)
– 3 ou 4 (1)
– 5 ou 6 (2)
– 7 à 9 (3)
– 10 ou plus (4)

3. Au cours d’une même occasion, à quelle fréquence vous arrive-t-il de boire six verres standard ou plus ? 
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

4. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous constaté que vous n’étiez plus capable de vous arrêter de boire une fois que vous aviez commencé ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

5. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence le fait d’avoir bu de l’alcool vous a-t-il empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

6. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence, après une période de forte consommation, avez-vous dû boire de l’alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

7. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ? 
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

8. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s’était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

9. Vous êtes-vous blessé ou avez-vous blessé quelqu’un parce que vous aviez bu ?
Non (0)
Oui, mais pas au cours de l’année écoulée (2)
Oui, au cours de l’année (4)

10. Est-ce qu’un ami ou un médecin ou un autre professionnel de santé s’est déjà préoccupé de votre consommation d’alcool et vous a conseillé de la diminuer ?
Non (0)
Oui, mais pas au cours de l’année écoulée (2)
Oui, au cours de l’année (4)

Résultat du test

  • Vous avez un total inférieur à 8 points : niveau de risque faible

Intervention : prévention primaire
Rôle du médecin généraliste : éducation pour la santé, soutien de la politique de santé vis-à-vis de l’alcool, exemplarité.

  • Vous avez un total compris entre 8 et 15 points : niveau de risque dangereux

Intervention : conseil simple
Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, conseil bref

  • Vous avez un total compris entre 16 et 19 points : niveau de risque problématique

Intervention : conseil simple plus intervention d’aide brève et surveillance continue
Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, conseil bref, suivi

  • Vous avez un total égal ou supérieur à 20 points : niveau de risque élevé (alcoolo-dépendance)

Intervention : traitement spécialisé
Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, orientation vers un spécialiste, suivi

Comparez votre niveau de dépendance avec celui des Français mis en lumière par l’enquête de grande ampleur de la Mildeca, où l’on découvrez que 30,7% des hommes de 18 à 35 ans ont un niveau de risque élevé, voire dangereux pour 5,8%. C’est dans cette même catégorie d’âge que la plus grande proportion de femmes ayant des comportements « dangereux » (12,9%) et problématique (1,6%) est recensé.

Source Europe 1

Top 5 des substances les plus addictives

Elles ont des effets dévastateurs sur notre cerveau et rendent rapidement dépendant. Ce sont les drogues « dures » comme la cocaïne ou l’héroïne mais aussi des produits courants comme l’alcool et le tabac. Voici les 5 plus addictives.

Le phénomène d’addiction met en jeu de nombreux mécanismes physiques et psychologiques. Le site The Conversation a néanmoins publié en 2017 un classement des drogues les plus addictives établi à partir d’une étude publiée dans The Lancet, en fonction de leur dangerosité, de leur faculté à rendre dépendant et de leur impact social.

1. L’héroïne

Cette drogue de la famille des opiacés agit très rapidement, surtout lorsqu’elle est administrée par injection. Son passage dans le cerveau est ainsi 100 à 1.000 fois plus facile qu’avec la morphine. Elle procure une sensation de plaisir très intense immédiatement, le « rush », suivie d’une période de « high », dans lequel l’individu éprouve une sensation de flottement un peu comme dans un rêve. C’est surtout sa dangerosité qui la place en premier sur la liste : la dose létale est seulement 5 fois supérieure à la dose nécessaire pour obtenir l’effet de « high ».

 2. La cocaïne

Extraite des feuilles de coca, la cocaïne est consommée pure ou sous forme de crack (chauffée avec du bicarbonate de soude et de l’eau). Elle entraîne une période d’euphorie, suivie d’une phase de dépression. Au fil du temps, la durée de la phase d’euphorie diminue, ce qui oblige à prendre des doses croissantes de drogue. À forte dose, la cocaïne entraîne des crises de paranoïa et de psychose, qui peuvent aller jusqu’au coma.

3. La nicotine

Le tabac, dont la nicotine est le principal addictif, est responsable de la mort de sept millions de personnes dans le monde d’après l’OMS. Il tue la moitié de ceux qui en consomment. L’addiction au tabac est d’autant plus forte qu’elle est liée à des comportements sociaux. La nicotine se fixe sur des récepteurs du cerveau et induit un effet sédatif ou stimulant selon les individus et les doses. Au fil du temps se produit un phénomène de désensibilisation des récepteurs qui conduit à la dépendance.

4. Les barbituriques

Ancêtres des somnifères, les barbituriques ont pour effet d’éteindre certaines régions du cerveau. À faible dose, ils agissent comme des tranquillisants, mais à de très fortes doses, ils peuvent être mortels car ils inhibent les réflexes de respiration. Ils ne sont plus très utilisés en tant que médicaments du fait de la très forte dépendance et du syndrome de sevrage particulièrement sévère qu’ils induisent. Les barbituriques sont dangereux du fait de la différence minime entre une dose qui cause la somnolence et une dose qui cause la mort.

5. L’alcool

L’alcool est non seulement néfaste pour celui ou celle qui le consomme en excès, mais il génère aussi une lourde facture sociale : un tiers des morts sur la route serait ainsi attribuable à l’alcool d’après la Direction de la sécurité et de la circulation routières (DSCR). L’alcool agit notamment en inhibant les récepteurs d’un neurotransmetteur nommé NMBA et en augmentant la libération de dopamine. À terme, il entraîne cancersmaladies cardiovasculaires et cirrhoses.

Par Céline Deluzarche

Alcool et tabac ont coûté 255 millions d’années de vie à l’humanité

Le rapport 2017 sur l’usage des drogues licites et illicites l’affirme :  alcool et tabac sont les substances qui font le plus de dégâts sur la santé humaine
alcool et tabac

Alcool et tabac : les drogues les plus nuisibles pour l’humanité

© UNIVERSITY OF MISSOURI

 Selon le dernier rapport sur l’usage des drogues licites et illicites paru dans la revue Addiction, l’alcool et le tabac sont les drogues les plus consommées dans le monde et celles qui font le plus de dégâts sur la santé  humaine.

En analysant les données 2015 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime  ainsi que de l’Institut pour les chiffres de santé et l’évaluation,  dix-sept chercheurs de plusieurs universités notamment celles de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie), de Bristol, et l’University College de Londres (Grande-Bretagne) ont établi les statistiques de la mortalité et de la morbidité (maladies) associées à l’utilisation des différentes drogues licites ou illicites.

Le constat est sans appel : alcool et tabac sont sur le podium des substances les plus utilisées. La prévalence (nombre de cas d’une maladie dans une population donnée) estimée parmi la population adulte est, en effet, la plus élevée pour la consommation excessive d’alcool épisodique (au cours des 30 derniers jours) avec 18,3 % (un adulte sur cinq) suivi de près par le tabagisme quotidien (15,2 %) soit  un adulte sur sept. Le cannabis arrive loin derrière avec 3,8 %, suivi des amphétamines (0,77%), des  opioïdes (héroïne…) (0,37%) et de la cocaïne(0,35 %).

Comparée au reste du monde, l’Europe centrale, orientale et occidentale enregistre une consommation d’alcool par habitant toujours plus élevée (respectivement 11,61, 11,98 et 11,09 litres par an). Ces mêmes régions européennes font état de la plus forte prévalence du tabagisme. En revanche, l’usage de drogues illicites semble beaucoup moins courant. Le rapport estime que moins d’une personne sur vingt a consommé du cannabis au cours de la dernière année (2015), et des estimations encore plus faibles ont été observées pour les amphétamines, les opioïdes et la cocaïne.

États-Unis et Canada qui affichent, eux, l’un des taux les plus élevés de dépendance au cannabis, aux opioïdes et à la cocaïne. L’Australie et Nouvelle-Zélande étant plus tournées vers les amphétamines.

Certaines régions (par exemple l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine, les régions d’Asie) disposent de peu ou pas de données sur la consommation de substances et les conséquences sur la santé. “Ce sont généralement des pays à revenus faibles ou intermédiaires qui ont souvent des politiques punitives en matière de drogue et qui peuvent connaître de graves troubles politiques et sociaux. Ces pays ont besoin d‘une surveillance renforcée, car ils risquent de connaître une escalade rapide de la consommation de substances et de la charge de santé qui en découle”, estiment les auteurs du rapport. 

En matière de dégâts sur la santé humaine, les chiffres donnent le tournis. Le rapport chiffre “les années de vie ajustées sur l’incapacité” (DALY en anglais), une mesure qui correspond au nombre d’années de vie en bonne santé perdues à cause d’une maladie, d’un handicap ou d’une mort précoce.

Résultat :  au niveau mondial,

  • 170,9 millions d’années de vie en bonne santé sont perdues à cause du tabac
  • 85 millions d’années du fait de l’alcool et
  • 27,8 millions d’années en raison des drogues illicites !

En résumé donc, en 2015, l’alcool et le tabac ont coûté à la population humaine plus d’un quart de milliard d’années de vie en bonne santé, les drogues illicites coûtant des dizaines de millions supplémentaires.

Enfin, le taux de mortalité attribuable à ces substances est également le plus élevé pour le tabac (110,7 décès pour 100 000 personnes), suivi de l’alcool et des drogues illicites (33,0 et 6,9 décès pour 100 000 personnes, respectivement).

Ces nouvelles données ont-elles surpris les chercheurs ? “Non parce que nous suivons la situation depuis un certain temps, commente Robert West, coauteur de l’étude, mais l’ampleur du problème de l’alcool et du tabac et le fait qu’il soit tellement plus important que celui des drogues illicites est assez choquant.  Nous avons fini par l’accepter mais je me demande comment on laisse faire cela depuis si longtemps.”

Le chercheur explique que si l’alcool et de tabac sont plus consommés que les drogues illicites, c’est en partie dû à leur disponibilité, mais aussi “parce que leur consommation est culturellement considéré comme parfaitement normale dans les pays occidentaux. L’acceptabilité culturelle joue un rôle énorme”.

Et Robert West de conclure :  “En Occident, nous aimons penser que nous avons des sociétés civilisées, mais des comportements que nous pensons tout à fait normaux tuent beaucoup plus de gens et causent plus de misère que des choses qui nous bouleversent comme le terrorisme. Les gouvernements doivent assumer cette responsabilité et en faire une question électorale.”

Les auteurs souhaitent également que les méthodes de collecte des données soient mieux standardisées et plus rigoureuses afin de pouvoir évaluer avec précision les tendances géographiques et temporelles de la consommation de substances et ses conséquences.

Les psychotropes : La grande menace

 11.615 personnes prises en charge pour désintoxication, alors qu’en 2015, ce nombre est passé à 85.777 et en 2016, il  a grimpé pour atteindre 21 507 personnes.

Peut-on dire que l’explosion de la violence dans les stades, les écoles, contre les femmes et les enfants, et en milieu familiale soit liée à la consommation de la drogue, qui  connait une fulgurante ascension chez les jeunes ?

Une question que se sont posés hier, les participants au séminaire sur la toxicomanie et la violence, organisé à Alger, par l’Onlcdt (Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie), sans pour autant donner une réponse claire.

Cependant beaucoup d’entre eux s’accordent à reconnaitre que les violences et l’abus de drogue est un couple qui fait bon ménage en se nourrissant l’un de l’autre. Expert, Salah Abdennouri, met l’accent sur « le danger mortel » que constitue la prolifération de la drogue en rappelant les quantités énormes de résine de cannabis saisies par les services de sécurité, et qui ont connu une hausse de 235 %,  de 2011 et 2015, avec un pic de 211,5 tonnes, en 2013.

« Si durant ces dernières années, le volume de drogue saisi a diminué moitié, en raison de l’implication des unités de l’ANP dans les opérations de lutte au niveau des frontières notamment à l’ouest du pays, celui des psychotropes a quand à lui, connu une hausse inquiétante.

Il est passé de 637.961 comprimés en 2015 à 1,072 million, en 2016 puis à 2,201 millions en 2017… », déclare l’intervenant. Il précise que cette hausse concerne aussi  le nombre de consommateurs 2010,  il y a eu 11.615 personnes prises en charge pour désintoxication, alors qu’en 2015, ce nombre est passé à 85.777 et en 2016, il  a grimpé pour atteindre 21 507 personnes.

Abdennouri, rappel les résultats d’une enquête menée en 2016 par l’Office sur la consommation d’alcool, de tabac et de drogue, et qui a touché 12.103 élèves du primaire et du collège, qui montrent que  13,3 % des enfants ont fumé au moins une fois durant les douze derniers mois,  2,3 % ont consommé des psychotropes, 2,3 % ont bu de l’alcool, 3,6 % ont pris du cannabis et 1,9 ont gouté à l’ecstasy.

Le conférencier met en avant le phénomène de la violence sous toutes ses formes, mais sans pour autant donner d’indice qui lie l’explosion de cette violence et à l’addiction à la drogue, regrettant au passage,  « l’absence » d’un système de données centralisé qui « permet à tous les intervenants d’y avoir accès », car dit-il, « le problème de la drogue et de la violence est multisectoriel ».

Les représentants de la sureté national, Salim Djenah, et de la gendarmerie nationale, Youcef Dahmani, parlent des actions de prévention et de lutte contre la drogue,  citant les volumes de saisies, sans toute fois, donner un aperçu sur le traitement des personnes impliquées, en matière de procédure, depuis leur arrestation  jusqu’à leur présentation notamment lorsque les délits de consommation de drogue, sont aggravés par le recours à la violence

Poursuivre la lecture « Les psychotropes : La grande menace »

Alcool : l’inquiétante consommation des femmes

Les femmes boivent de plus en plus. Les conséquences sur leur santé sont encore plus graves pour elles que pour les hommes.

Pour le Pr Michel Reynaud, un des précurseurs de l’addictologie en France, l’un des faits marquants de ces dernières années est l’alcoolisme au féminin, indique Libération. « Entre un quart et un tiers de nos patients sont des femmes. Le plus impressionnant est la banalisation. (…). Il y a une normalisation sociale. Les femmes ont le droit de se saouler, de prendre une cuite. Cela ne choque plus personne », constate ce médecin.

Après le tabac, c’est donc l’alcool. Dans les années 70-80, note Libération, les femmes se sont mises à fumer autant que les hommes. Désormais, elles boivent malgré une baisse constante de la consommation depuis les années 60. Il y aurait entre 500.000 et 1,5 million buveuses excessives en France, selon Michel Reynaud, en colère contre l’inaction des pouvoirs publics en la matière. « Les nouvelles autorités sanitaires n’arrêtent pas de dire qu’il faut (…) mettre l’accent sur la prévention. Là, rien. Pas même des discours… »

« L’alcoolisme au féminin est différent de celui des hommes, souligne le quotidien. Il touche plus particulièrement les classes aisées. Sur le plan de l’âge également, la consommation d’alcool diffère : chez les hommes, elle est la plus forte vers 18 ans, chez les femmes autour de 27 ans. Ces dernières associent plus souvent alcool et médicaments. Lorsqu’apparaissent des symptômes physiques (comme les tremblements) liés à une consommation excessive d’alcool, les femmes vont se rendre plus rapidement chez le médecin… sans pour autant évoquer leur problème d’alcool.

« Il y a deux types de consommation problématique, explique le Pr Reynaud, dans Libération. (…) D’abord, le binge drinking, cette alcoolisation massive un soir donné. Au début c’était un monopole des jeunes garçons. Aujourd’hui, ces ados filles complètement saoules le vendredi soir ne surprennent plus personne. »

« Cette consommation juvénile diffère de l’alcoolisme des femmes adultes. » Pour ces dernières, les causes sont multiples : certains l’expliquent par le stress, par la « charge mentale » qui pèse sur ces femmes surchargées par le travail, les enfants, les tâches ménagères… Leur cerveau, leur cœur et leur foie sont bien plus fragiles que ceux des hommes face à l’alcool. « Le risque de mortalité due à l’alcool augmente plus rapidement chez les femmes que chez les hommes », rappelle l’Institut national du cancer (Inca).

Que font les autorités sanitaires face à ce fléau ? Les industriels de l’alcool dépensent 100 fois plus pour la publicité que les campagnes officielles de prévention. Le 15 avril dernier, des médecins et des associations de lutte contre l’alcoolisme ont plaidé pour des mesures fortes, comme l’instauration d’un prix plancher par unité d’alcool, afin de lutter contre la consommation excessive. Un plan proposé par la filière viticole, celle des alcools et les brasseurs doit être soumis au gouvernement « d’ici l’été ». Outre l’indication pour les femmes enceintes, il devrait aussi porter sur la consommation d’alcool par les mineurs, la conduite de véhicules et la consommation abusive. « Bref, en matière de prévention de l’alcoolisme, féminin ou pas, on progresse à très petit pas », conclut Libération.

Source

VIDEO. Petit tour des lois sur la consommation d’alcool dans le monde

Plus ou moins apprécié, de renommée mondiale, désinhibiteur avéré, l’alcool n’est pas accessible à tous, dans toutes les conditions. D’un pays à l’autre, les lois relatives à la consommation d’alcool peuvent différer sensiblement. 

Cliquez ici pour voir la video

C’est un produit très prisé mais aussi responsable de comportements dangereux. Si l’alcool est légal dans la plupart des pays, les conditions pour le consommer diffère d’un pays à l’autre.

Un montant minimum en Ecosse

Au pays des châteaux hantés, c’est bien le prix de l’alcool qui peut faire peur. Depuis peu, les Ecossais déboursent au moins 15,90€ pour une bouteille d’alcool. Une première mondiale destinée à limiter la consommation excessive d’alcool. La mesure pourrait faire des émules puisque le Pays de Galle et l’Irlande du Nord voudraient en faire de même.

Interdit de séjour en Iran

La problématique de la consommation excessive touche également l’Iran alors même que l’alcool y est tout bonnement interdit. Dans ce pays à majorité chiite, où l’alcool est interdit pour des raisons religieuses, consommer et boire de l’alcool est passible de la peine de mort.

Deuxième cause de mortalité en France

En France, consommation d’alcool va de paire avec majorité. En effet, depuis 2009, c’est à 18 ans et non plus à 16 ans que les plus jeunes peuvent commencer à consommer de l’alcool. Un durcissement qui peut s’expliquer par le fait que la consommation excessive d’alcool est l’une des premières causes de décès sur les routes de France ainsi que la deuxième cause de décès prématuré. Les professionnels de santé voudraient bien faire appliquer des mesures plus restrictives mais le gouvernement s’y oppose.

Source France info

Quand un « philosophe » se décrédibilise ….

Quand un « philosophe » se décrédibilise par des arguments aberrants pour la légalisation du cannabis

Pr. Jean Costentin , Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies

Dans le Journal du Dimanche (J.D.D.) le « philosophe » Gaspard Koenig (GK),
président d’un think tank (boite à idées) « Génération libre », entonne un hymne de plus pour la légalisation du cannabis. Il reprend à son compte tous les poncifs usés depuis deux décennies ; l’originalité ne serait-elle plus une caractéristique de la philosophie ?

Notre « philosophe » a l’honnêteté d’avouer d’emblée qu’il a abandonné l’usage
du café, alors qu’il continue de consommer épisodiquement du cannabis. Voilà l’ineptie suprême qui fait préférer la « fumette » qui rend bête, à la caféine qui rend plus intelligent*).

Peu importe la fréquence de sa consommation, qu’il ne précise pas, quand on sait qu’en raison de l’exceptionnelle persistance dans l’organisme du THC (principe psychotrope du cannabis), fumer un joint tous les trois jours installe une imprégnation permanente par cette drogue, avec des effets déplorables sur les facultés cognitives (et vraisemblablement les siennes).

Répondons ici, point par point, à ses assertions.

« Parce que 17 millions de français auraient déjà goûté au cannabis, et qu’ainsi un quart de la population aurait contrevenu à la loi, s’exposant à ses foudres maximales (jamais appliquées) d’une année de prison », GK explique «qu’il faut supprimer la loi ».
Un quart de la population s’étant sans doute aussi livré à des indélicatesses, allant du petit larcin au braquage de banque, cela justifierait-il la suppression de la loi interdisant le vol ?

« La légalisation permettrait une consommation plus responsable ».

Voilà une assertion gratuite ; la suppression de la responsabilité légale ne réduirait pas celle du toxicomane vis à vis de sa santé.

« Elle éliminerait les trafics ».

Les deux cent cinquante mille dealers se reconvertiraient peut-être dans la vente du muguet, mais quid en dehors du 1er Mai ?

« Cela permettrait de faire de véritables campagnes de prévention ».

Laissons agir d’abord ceux qui devraient assurer cette prévention ; si leurs actions s’avéraient efficaces on pourrait peut-être entendre alors les sollicitations de ceux qui militent pour la légalisation de la drogue. L’action de ces premiers ne saurait être conçue pour rattraper les errements engendrés par ces derniers.

« Cela permettrait de mieux soigner ceux qui peuvent l’être ».

On est soulagé de constater que GK n’ignore pas tout des méfaits psychiques et physiques du cannabis, mais il vaut mieux les prévenir que les guérir, d’autant qu’on est actuellement incapables de le faire.

« Les produits en circulation seraient de meilleure qualité ».

Quels sont les critères de qualité quand on parle d’un poison ? Quelle que soit la pureté de la drogue, le deal se portera toujours sur les produits plus dosés en THC ; ils sont depuis toujours les plus recherchés.

« La légalisation au Colorado n’a pas entraîné une explosion du nombre  des consommateurs ».

Néanmoins leur accroissement très manifeste a été constaté, à tel point que sur une plus longue période, cette diffusion pourrait s’apparenter à une pandémie. 

Les données de deux États américains ayant légalisé le cannabis en 2014 démontrent une hausse des accidents mortels dans lesquels sont impliqués des chauffeurs ayant consommé cette drogue. Les expériences du Colorado et de Washington inquiètent.  source

« Chacun doit avoir la liberté de vivre sa vie, à condition d’être majeur et informé ».

N’oubliez pas GK, que dans la société d’assistance (à crédit) qu’a choisie la
société française, ceux que la drogue fait sombrer sont à la charge de tous. N’ayant pas les moyens d’assurer avec nos seules ressources la prise en charge des détresses inévitables de la vie, tout doit être fait pour ne pas en recruter de supplémentaires.
Sachez, en outre que la permissivité que s’arrogent les adultes ne tarde pas à gagner les mineurs. Le « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », ne tient pas bien longtemps.

« Il faut réorienter l’agriculture française » 

« La France rate le coche ; alors qu’elle pourrait devenir leader, du fait du poids de son marché intérieur ».
Exit les cultures vivrières, aussi indispensables que peu rémunératrices ; avec le cannabis (qui intoxique) la valeur ajoutée sera considérable. D’autant que la libération du produit en décuplera la consommation et la demande. A votre place GK je serais très honteux d’avoir écrit cela…

«Cela fera rentrer l’argent du marché noir dans le circuit classique ».

Ainsi, en toute impudence, la France (à la demande de l’U.E.) pourra s’offrir quelques points de P.I.B. supplémentaires en intégrant le chiffre d’affaires du commerce des drogues pour son calcul.

«Les petits dealers hors la loi deviendraient des entrepreneurs agréés ».

Ce n’est pas beau cela ? C’est tout simplement honteux ! Je dénie à GK, pour maintenir la haute image que j’ai encore des philosophes, le droit d’exciper de ce titre. « Il n’est de richesse que d’Hommes » ; en bonne santé, visant à un esprit sain, dans un corps sain ; ni shootés, ni camés ; ni paumés.

Reprenez du café* GK, avec modération, et arrêtez immédiatement le cannabis qui vous fait proférer des énormités.

*Café, thé, chocolat- Leurs bienfaits pour le cerveau et pour le corps. J. Costentin et P. Delaveau, Editions Odile Jacob, 2013

Recommandations concernant l’alcool….

Dix recommandations concernant l’alcool, formulées par un groupe de médecins.

Le CNPERT en ajoute d’autres.

Pr. Jean Costentin

Des médecins* de différentes disciplines ont signé récemment un ensemble de recommandations, destinées au législateur, qui visent à réduire les effets désastreux de l’alcool sur la santé d’un grand nombre de nos compatriotes

Rappelons : que 4 à 5 millions de français sont incapables de se priver complètement de boisson alcoolique un jour par semaine ; que nous sommes les champions de la consommation de vin en Europe ; que 6% des alcoolo-dépendants absorbent à eux seuls la moitié de l’alcool consommé en France (ce sont les « alcooliques », terme dénué de connotation péjorative, car il s’agit de grands malades, victimes des insuffisances de la prévention et des subterfuges des alcooliers.

L’abus de l’alcool à un haut niveau en fait une drogue dure, très dure même, au point qu’un sevrage brutal mettrait en jeu le pronostic vital (ce n’est pas le cas de l’héroïne).

L’alcool tue chaque année 49.000 Français. Il est la cause de nombreux handicaps, qui ne se résument pas aux cirrhoses hépatiques. Il est à l’origine de multiples dégâts sociaux ; l’intempérance per gravidique est à l’origine du syndrome d’alcoolisation fœtale (S.A.F., qui n’a rien de safe) chez un nouveau-né sur 1000 ; ce risque est annoncé par un pictogramme, en fait quasi illisible.

Les recommandations émises par ce collectif de médecins empruntent à l’Académie de médecine beaucoup de celles qu’elle a exprimées de longue date. C’est dire notre complète adhésion à celles-ci.

Elles correspondent à la demande :
1 – d’une indication claire, lisible, contrastée, sur les flacons de la quantité en gramme d’alcool (beaucoup plus explicite que le degré°) et de sucre, ainsi que de la quantité de calories qu’ils apportent. Un pictogramme bien visible et lisible indiquant la contre-indication de la consommation de boissons alcooliques pour la femme enceinte ;
2 – du remplacement de la mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » par celle « L’alcool est dangereux pour la santé » ;
3 – de la suppression de la mention «  à consommer avec modération » ;
4 – d’interdiction de la publicité des boissons alcooliques, sur tous supports ;
5 – de la très large diffusion de la recommandation de ne pas consommer plus de dix verres standards de boisson alcoolique (apportant chacun 10 grammes d’alcool) par semaine et pas plus de deux verres standards par jour ;
6 – d’une taxation au prorata du contenu en grammes d’alcool de chaque flacon beaucoup plus explicite que le degré° ;
7 – d’un prix minimum de vente par unité d’alcool, pour toutes les formes de boissons alcooliques.

8 – que les taxes perçues servent au financement de programmes de repérage précoce de l’intempérance alcoolique, ainsi qu’au soutien apporté aux recherches sur cette drogue, pour qu’elles soient indépendantes des lobbies alcooliers.

Le CNPERT salue, sans réserve, ce manifeste qui appuie opportunément les efforts déployés dans le passé par l’Académie de Médecine. Il espère que certains de ces signataires, qui mesurent les dégâts provoqués par le statut licite de l’alcool, seront bientôt aussi clairs dans leurs expressions sur le cannabis.

Aux recommandations précédentes le CNPERT en ajoute cinq :

1 – L’interdiction de vente des « premix » ou « alcopops » destinés à piéger enfants et adolescents à l’alcool, cachant sa saveur, initialement peu agréable à leur palais, derrière le sucre, les bulles du gaz carbonique, les saveurs et arômes de fruits.
2 – L’application à dissocier dans l’esprit des jeunes la notion de vraies fêtes et la consommation d’alcool. Des boissons comme le Champomy conditionnent dès l’enfance à une telle association d’idées. Sa dénomination de « boisson sans alcool » doit être remplacée par « boisson dont le titre alcoolique est réduit »
3 – La répression de l’ivresse publique des mineurs en impliquant la responsabilité parentale, traduite par une amende.
4 – Une mise en garde, très médiatisée sur les dangers du « binge drinking » / « biture expresse » / « alcoolisation aiguë », dont la pratique se développe d’une façon inquiétante.
5 – L’exigence d’une alcoolémie nulle chez les jeunes titulaires de permis, afin de créer le stéréotype « Boire ou conduire, il faut choisir ».

* parmi les 20 signataires on relève les noms de A. Benyamina, M. Reynaud ; I.
Frachon, A. Grimaldi….

 

L’Ecosse introduit un prix minimal pour l’alcool

L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

LE MONDE | 

 Dans une boutique d’Edimbourg, en Ecosse.
Dans une boutique d’Edimbourg, en Ecosse. JANE BARLOW / AP

L’Ecosse est devenue, mardi 1er mai, la première nation au monde à introduire un prix minimal pour l’alcool, avec l’entrée en vigueur d’une loi après des années de bataille juridique. « Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici », a déclaré à l’Agence France-Presse la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l’Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.

Le prix minimal par unité d’alcool est désormais fixé à 50 pence (57 centimes), une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 % pas moins de 4,69 livres (5,30 euros).

Le texte, qui vise à combattre les méfaits liés à l’alcool, a été salué par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Cette loi sauvera des vies », a déclaré Alison Douglas, directrice générale de l’organisation caritative Alcohol Focus Scotland.

1 265 morts liées à l’alcool en 2016

En 2016, 1 265 morts étaient liées à l’alcool en Ecosse, où vivent 5,3 millions de personnes, une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.

Les commerçants ont déclaré qu’ils s’attendaient à des pertes minimes et avaient depuis longtemps anticipé la mise en place de la mesure. Linda Williams, propriétaire d’un magasin à Edimbourg, estime que la mesure pourrait même contribuer à « mettre au même niveau les supermarchés et les commerces indépendants »« Il ne pourra plus y avoir les gros rabais sur les spiritueux et les gros packs de bière qui ont vraiment été à l’origine de tous les problèmes avec l’alcool », a-t-elle souligné.

La première ministre Nicola Sturgeon à la Royal Infirmary d’Edimbourg, le 30 avril.
La première ministre Nicola Sturgeon à la Royal Infirmary d’Edimbourg, le 30 avril. JANE BARLOW / AFP

La loi, votée en 2012 par le Parlement écossais, entre finalement en vigueur après des années de querelles judiciaires. La Cour suprême a soutenu l’initiative du gouvernement écossais l’an dernier, rejetant l’appel constitué par l’Association du whisky écossais (Scotch Whisky Association, SWA) et d’autres représentants de cette industrie pour l’annuler.

Sept juges à Londres ont unanimement déclaré que la mise en place d’un prix minimal était « un moyen proportionné d’atteindre un but légitime » et ne violait pas les lois européennes. Cela a mis fin à une bataille juridique qui était allée jusqu’à la Cour européenne de justice en 2015.

Malgré l’échec de son appel, un porte-parole de la SWA a déclaré que l’industrie avait travaillé « en coopération » avec le gouvernement pour mettre en œuvre la mesure.

Nicola Sturgeon a déclaré qu’elle n’avait jamais cru que la mesure nuirait à l’industrie lucrative du whisky en Ecosse, soulignant que « les whiskys haut de gamme pour lesquels l’industrie écossaise est si renommée ne figurent pas parmi les produits alcoolisés qui seront les plus touchés par les prix minimaux »

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L’alcool affecte les bactéries de la bouche

La consommation d’alcool, particulièrement en grande quantité, nuit au microbiote de la bouche en détruisant les bonnes bactéries, tout en permettant aux mauvaises de proliférer, montre une étude américaine.

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont analysé la salive de 1044 adultes américains divisés en trois catégories, en fonction de leur consommation d’alcool (nulle, modérée ou élevée).

En moyenne, quelque 700 espèces de bactéries vivent naturellement dans une bouche humaine. Ce microbiote est, à la fois, composé de mauvaises bactéries, qui peuvent causer des maladies, et de bonnes bactéries, qui aident à contrôler leur prolifération.

Or, les patients considérés comme ayant une consommation d’alcool élevée (plus de deux verres par jour pour les femmes, trois pour les hommes) présentaient un peu moins de bonnes bactéries et, surtout, affichait une surabondance de mauvaises bactéries dans leur bouche vis-à-vis des personnes qui ne boivent pas.

Les chercheurs ont notamment identifié, chez les buveurs, des taux anormalement élevés de microorganismes issus, entre autres, des familles de bactéries Neisseria, Actinobactéries et Leptotrichia buccalis. Ces bactéries peuvent causer des problèmes de santé, notamment au niveau des gencives (gingivite, parodontite).

Les amateurs d’alcool avaient aussi un taux plus faible de bactéries de la famille des Lactobacillales, qui aide à réduire l’inflammation des gencives.

L’épidémiologiste Jiyoung Ahn, l’une des responsables de l’étude, a expliqué à la chaine CNN que les chercheurs n’ont pu identifier à partir de quelle quantité d’alcool le microbiote de la bouche commence à changer. Par contre, une consommation importante cause plus de dégâts, a-t-elle souligné.

Les auteurs de l’étude n’ont pas non plus déterminé pour quelle raison l’alcool affecte le microbiote de la bouche. Les acides contenus dans les boissons alcoolisées pourraient empêcher la croissance de certaines bactéries ou, encore, des sous-produits créés par la dégradation de l’alcool pourraient jouer un rôle, a évoqué Mme Ahn en guise de pistes de réponse.

Des études récentes ont montré que le microbiote de la bouche pourrait jouer un rôle sur le développement de certains cancers, comme ceux de la cavité buccale et de l’œsophage.

L’étude a été publiée dans le journal spécialisé «Microbiome» le 24 avril dernier.

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0,05g/l d’alcool : permis retiré ! …..

…..en Australie !

A partir du 30 avril, la réglementation dans l’Etat du Victoria change et des sanctions plus strictes attendent les contrevenants.

 Quelles sont les sanctions ?

Si lors d’un contrôle le conducteur a un taux d’alcool dans le sang égal ou supérieur à 0,05 g/l, son permis lui sera retiré et il devra :

  • – payer une amende,
  • suivre un programme spécifique avant de récupérer son permis,
  • – installer un éthylotest anti-démarrage dans chaque véhicule qu’il conduira (une fois qu’il aura récupéré son permis) pour au moins six mois.

Ceci s’appliquera également aux conducteurs professionnels qui commettront leur première infraction de conduite en état d’ivresse et qui seront contrôlés avec un taux d’alcool dans le sang inférieur à 0,05 g/l.

Si lors d’un contrôle le conducteur est sous l’emprise de stupéfiants, son permis lui sera retiré pour au moins six mois (au lieu de trois jusqu’à présent) et il devra également suivre un programme spécifique avant de récupérer son permis.

A partir du 30 avril, en cas de conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants, le conducteur contrôlé devra obligatoirement suivre un programme spécifique avant de récupérer son permis.

Le type programme à suivre dépendra de l’infraction mais il s’agira de sessions sur plusieurs jours.

Source

Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels

Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels dans les états de Washington et du ColoradoPr J.-P. Goullé

Un rapport de 9 pages tire la sonnette d’alarme concernant la conduite sous l’influence de drogues aux États-Unis. Il considère qu’elle constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique. Or, cet aspect est largement occulté dans la pandémie qui touche cette consommation. Selon des estimations prudentes, 20% des accidents de la route seraient causés
par des conducteurs sous l’emprise de drogues, ce qui se traduirait chaque année par des milliers de décès, des centaines de milliers de blessés et des milliards de dommages matériels.
Après des années de baisse constante, une récente augmentation importante des décès routiers est constatée dans le pays. Il est donc urgent de réduire la conduite sous l’influence de drogues, en particulier avec des facultés amoindries par le cannabis. www.StopDruggedDriving.org.

Des études récentes menées au Colorado et dans l’état de Washington, qui ont légalisé l’usage de la marijuana, montrent une nette augmentation de la conduite sous l’;influence de cette drogue.
Dans l’état de Washington, en 2014, le nombre de conducteurs sous l’emprise du cannabis tués dans un accident mortel de la circulation a plus que doublé après la légalisation de la drogue, pour atteindre 17% selon les statistiques officielles.

Quant à l’état du Colorado, en 2015, ce sont 21% des conducteurs tués qui ont été testés positifs au cannabis. Les décès liés à cette drogue ont augmenté de 48% en moyenne sur trois ans (2013-2015), comparativement à la période avant la légalisation de la marijuana à des fins récréatives (2010-2012), période au cours de laquelle le nombre total de morts sur la route a augmenté de 11%.

Dépénalisation : Pour Agnès Buzyn : « On ne peut pas donner le signal que le cannabis est sans danger. »

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Santé et cannabis ne feraient pas bon ménage. Agnès Buzyn explique pourquoi la dépénalisation du cannabis n’est pas envisagée. 

Ne pas minimiser les conséquences du cannabis sur les plus jeunes. Pour Agnès Buzyn, ce serait un des raisons qui pousse les gouvernement successifs à ne pas poursuivre le débat sur la dépénalisation.

Un danger pour les plus jeunes 

La ministre estime que le cannabis est un véritable problème de santé publique, un « fléau« . Un observatoire du ministère de la Santé aurait observé une baisse du tabagisme mais une augmentation de la consommation de cannabis chez les plus jeunes.

L’utilisation du cannabis provoquerait même des troubles d’ordre cognitifs chez les jeunes des Français. L’apprentissage serait plus difficile chez ces consommateurs. « Ce sont des enfants qui vont avoir du mal à l’école, à l’université avec potentiellement une mise en danger de leur avenir professionnel du fait de l’utilisation du cannabis.« , d’après Agnès Buzyn.

Pour les jeunes qui « l’utilisent abondamment » et parce qu’il serait à l’origine de beaucoup d’accidents de la route, le cannabis ne risque donc pas d’être dépénalisé de sitôt.

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