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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Neuf magasins sur dix vendent de l’alcool aux mineurs, selon une étude

Par Le Figaro Publié il y a 7 heures

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, pointe l’association Addiction France.

«Les chiffres sont affligeants», juge, lapidaire, le communiqué de l’association Addictions France.

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, en vigueur pour les moins de 18 ans depuis 2009, l’âge étant fixé à 16 ans auparavant.

Pour arriver à ce résultat, l’association a recruté des «clients mystères», des mineurs de 16 et 17 ans. Plus de huit fois sur dix, la carte d’identité n’est pas demandé, et lorsqu’elle est demandée la vente s’effectue dans six cas sur dix.

«Ce qui m’a marqué c’est quand on nous demandait la carte d’identité et qu’on nous laissait passer», témoigne une cliente mystère qui a opéré dans le Finistère.

Boire une bière après le sport, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

La bière permet-elle vraiment d’étancher la soif, après un effort physique ? Est-il recommandé de boire une mousse après le sport ? Des scientifiques se sont penchés sur la question, moins anodine qu’il n’y paraît.

Après l’effort, le réconfort… Envie de boire une bière fraîche après un jogging ? On se dit que cela étanche la soif et permet de se détendre, pendant que les muscles se remettent lentement de la dépense physique… Certains soutiennent même que boire de la bière serait bon pour le corps, car une bonne mousse, ce n’est au fond que des céréales fermentées et de l’eau… Vrai ou faux ?

Des scientifiques de l’Université Northwestern de Chicago, aux États-Unis, ont mené une enquête, sur les liens entre consommation d’alcool et activité physique. D’après les chercheurs, peu importe l’âge, la situation professionnelle ou le niveau d’activité physique : ils ont constaté que nous buvons plus d’alcool les jours où nous faisons du sport.

Développement de nouveaux muscles

Or consommer une boisson alcoolisée après un effort sportif, ce n’est pas une bonne idée. Cela pourrait annihiler une partie des bénéfices induits par l’effort, voire être nocif à la santé.

À court terme, faire du sport endommage les muscles. Eh oui ! Le corps souffre pendant l’effort et il lui faut donc augmenter ses capacités, qui ne sont de toute évidence pas assez développées : il envoie donc le signal qu’il faut « fabriquer » davantage de muscles. C’est ainsi que l’on développe peu à peu sa masse musculaire et c’est pour cela que la phase de récupération est très importante.

Seulement voilà : l’alcool fait baisser la capacité des muscles à utiliser le glucose et les acides aminés, tous deux essentiels pour construire de nouvelles fibres musculaires et des vaisseaux sanguins. Une fois consommé, l’alcool réduit l’activité et le stockage de sels minéraux importants (sodiums, potassium, calcium, magnésium) dans l’organisme. À plus long terme, l’alcool perturbe en partie la production d’hormones, dont la testostérone – qui aide au développement des muscles.

Et puis l’alcool déshydrate. Quand on a beaucoup transpiré, il est important de bien se réhydrater. Boire une bière, même à faible degré d’alcool, n’est pas un choix très judicieux : la bière est particulièrement diurétique (elle augmente la production urinaire).

Une exception qui confirme la règle

Cependant, il y a bien une part de vérité dans le mythe « la bière, c’est bon après le sport » : des chercheurs de l’Université technique de Munich, en Allemagne, ont mené une enquête sur 277 marathoniens en 2009, en leur faisant boire – ou pas – de la bière blanche sans alcool. Ils ont découvert que la consommation de celle-ci avait un impact positif sur la santé post-marathon des sportifs.

Courir un marathon est un vrai défi pour le corps humain et porte un coup au système immunitaire. L’athlète est donc plus sujet à des infections respiratoires et des infections mineures. La bière blanche non alcoolisée contient beaucoup de polyphénols, des molécules antioxydantes. Le risque d’infections a été trois fois moindre chez les coureurs qui avaient consommé 1,5 litre de bière blanche sans alcool chaque jour pendant trois semaines avant et deux semaines après l’épreuve. Leurs inflammations étaient également moindres de 20 % par rapport au groupe test.

Au final, même s’il est important de se réhydrater, il est déconseillé de boire très au-delà de sa soif. Si la mort par déshydratation est peu probable chez les athlètes, certains sont cependant morts de surhydratation. En 2014, un joueur star d’une équipe de foot d’une université américaine est décédé à l’entraînement. Il avait bu plus de 7 litres d’eau et 7 litres de boisson énergisante…

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Alcool et boissons énergisantes, un cocktail aussi nocif que la cocaïne

Chez les adolescents, le mélange d’alcool et de boissons énergisantes semble aussi dangereux pour le cerveau que la cocaïne. L’impact est tel que des séquelles cérébrales sont repérées à l’âge adulte chez les adeptes de cette consommation à risque pendant leur jeunesse.

Des résultats prouvés… chez la souris.

En mélangeant ces deux produits, certains adolescents essaient d’atteindre le lâcher-prise et l’euphorie (grâce à l’alcool), tout en tenant toute la nuit grâce au pouvoir « booster » de la boisson énergisante. Illustration Adobe Stock

Les boissons énergisantes sont bien souvent disposées à côté des bouteilles d’alcool dans les supermarchés.

En mélangeant ces deux produits, certains adolescents essaient d’atteindre le lâcher-prise et l’euphorie (grâce à l’alcool), tout en tenant toute la nuit grâce au pouvoir « booster » de la boisson énergisante.

Malgré leur popularité, ces produits ne sont pas bien connus par la science. En 2016, des chercheurs de la Purdue University (West Lafayette, États-Unis) ont recherché, chez des souris « ado », d’éventuels effets neurochimiques de ce cocktail sur le cerveau.

Résultat, « certains de ces breuvages sont 10 fois plus concentrés en caféine que les sodas ». explique le Pr Richard van Rijn*, principal auteur de l’étude. Et lorsque le mélange (alcool-boissons énergisantes) est consommé régulièrement, « les souris atteignent des niveaux d’excitation très élevés. »

Aussi nocif que la cocaïne

Et les dommages ne s’arrêtent pas là. « Cette combinaison présente le même effet sur le cerveau de l’adolescent que la cocaïne », alertent les chercheurs.

Ainsi, ont-ils ont noté la présence d’une protéine particulière (AlphaFosB) dans le cerveau. Il s’agit en fait d’un biomarqueur des dégâts cérébraux liés à la consommation de drogues dures.

« Les modifications cérébrales sont telles que les souris étaient plus susceptibles d’abuser de ce cocktail une fois adulte ». En effet, selon les chercheurs, à l’image de la cocaïne « les souris, pour continuer à ressentir les effets des boissons ont augmenté les doses ».

Ces dommages repérés plusieurs années après la consommation à risque « expliquent la difficulté connue chez les usagers de drogue à se départir de leur addiction ».

Pour des raisons éthiques, ces expériences ne peuvent évidemment être menées chez l’être humain. Mais ces résultats prouvent l’équivalence de nocivité entre des substances addictives légales et illégales.

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Connaissez vous le CBD ?

Cliquez ici :Début du sujet à 29’35 »

Le cannabis sur la route

Cliquez ici : début du reportage à 19:08

Benjamin Sire : Pourquoi la légalisation du cannabis est une illusion

Si le tout-répressif en matière de drogues est une impasse, la légalisation n’a rien d’une solution idéale, comme le prouvent les exemples étrangers ou l’essor de la cocaïne.

La drogue, je connais… 

Cannabis, cocaïne, MDMA, peyotl, morphine, et j’en passe. 

Au fil des années, pour de bons et de très mauvais prétextes. Au fil des années, parfois pour répondre à la douleur nue, au handicap et aux aléas d’une vie davantage sortie des pages d’un roman que d’une froide réalité. Au fil des années pour oublier les coups, les viols, les traumas, les décès et ce diagnostic sans issue ni importance qui se cache derrière le syndrome borderline, qui semble être concomitant aux addictions… 

Au fil des années jusqu’à la rédemption, qui ne résout pourtant rien, parce que toute addiction est si vite remplacée par une autre, parce que le café, la cigarette et l’apéro ne sont que les avatars légaux des stupéfiants dont le parfum d’interdit se dissipe vite, ne laissant plus que s’installer le triste face à face avec la dépendance. 

La drogue, eux, ils ne connaissent pas, ou trop peu.  

Pourtant ce sont eux qui en parlent, légifèrent et qui jugent. 

Politiciens éloignés des réalités, médecins plus ou moins empathiques, services sociaux décharnés, souvent superbes de nudité impliquée, parfois exaspérants d’idéologie, pouvoir judiciaire dépassé, exsangue, et parfois trop perméable aux interprétations politiques. 

Ce sont eux qui ont à traiter des questions de dépénalisation, de légalisation, de répression, ou à organiser le statu quo, tandis que les forces de l’ordre gèrent l’impossible, dans un perpétuel salut à Sisyphe. 

En matière de drogue, et particulièrement concernant le cannabis, les expériences se multiplient, les échecs aussi, et nul n’est en mesure de savoir placer le curseur entre la carotte et le bâton, pour la simple et bonne raison qu’un juste équilibre sera toujours impossible à trouver avant la résolution de certains problèmes sociaux et sociétaux, propres à notre temps, à commencer par la peur d’un avenir sans horizon et de la perte de sens qui irrigue une époque ultra individualiste et concurrentielle. Le crime et la drogue prolifèrent sur le mal être et la tentation, la tentation se nourrit du vide de sens et d’utilité…. et la drogue à son tour refabrique du vide en aspirant l’âme des consommateurs. 

Des dizaines de milliers « d’emplois »

La légalisation est-elle la plus mauvaise solution à l’exception des toutes les autres, ou un pire parmi les autres ? 

De quoi s’agirait-il donc, si ce n’est d’une défaite des plus amères ? Jusqu’où peut aller la logique mortifère considérant que si un produit illégal et dangereux – parce que oui, le cannabis l’est dangereux, à l’image d’autres drogues et produits jugés plus sévèrement – est massivement consommé, il doit être légalisé ? C’est un puits sans fond… 

Réfléchissons bien et regardons s’ouvrir la boite de Pandore.  

Jeunes, en nombre, et moins jeunes, consomment en masse du cannabis, nourrissant un marché parallèle fondé sur un banditisme des plus violents, mais assurant des dizaines de milliers « d’emplois », faisant vivre des quartiers entiers et générant, en France, un chiffre d’affaire de près de 3,5 milliards d’euros selon l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies). Rien que cette phrase révèle son lot de problématiques qui sont autant de casse-têtes. 

C’est un secret de polichinelle que les autorités ne peuvent trahir trop ouvertement. L’une des craintes liées à une éventuelle légalisation, supposée entraîner un assèchement de la criminalité, notamment dans les cités, tient à la possible explosion de celles-ci, par la suppression de dizaines de milliers de boulots plus ou moins bien rémunérés qu’elle provoquerait. Dans des environnements déjà précaires, où l’échec scolaire est endémique et les mentalités gangrenés par la ghettoïsation, nulle mesure ne pourrait rapidement permettre aux populations concernées de combler un manque à gagner qui est pour beaucoup le salaire de la survie. Loin des revenus mirifiques des trafiquants qui occupent le haut de la pyramide économique du secteur, la plupart des « salariés » du cannabis, sont des « intérimaires » qui jouent les petites mains en échange de pourboires aux montants variables. D’une certaine manière, aussi cynique soit-il de l’écrire, le statu quo est censé assurer une forme de paix sociale, même s’il s’agit toujours de reculer pour mieux sauter. 

Un très relatif assèchement du marché criminel

Pourtant, les choses ne se passeront pas ainsi, parce que partout où la légalisation a été instaurée, l’assèchement du marché parallèle et criminel du cannabis a été des plus relatifs, après, généralement, une période de flottement à laquelle a succédé une forte reprise.  

Plusieurs pays ou États de nations fédérales ayant fait l’expérience de la légalisation depuis plusieurs années peuvent ici nourrir notre réflexion. Il s’agit des Pays-bas, de l’Uruguay, du Canada, des États du Colorado et de Washington aux Etats-Unis (1), et de l’Espagne, dont la législation est plus tortueuse puisque seule la production à des fins de consommation personnelle y est autorisée, tandis que l’usage publique et le commerce restent prohibés. 

Auteur d’une tribune remarquée dans le Figaro au mois de juin, François Jolivet, député LREM de l’Indre est clairement hostile à la dépénalisation, bien que, comme moi, fervent partisan du cannabis thérapeutique. Comme il le confie : « J’ai une phrase pour résumer cela : je ne suis pas contre ce qui soulage, je suis contre ce qui tue. Je fais bien la différence ».  

Comme d’autres, le député de l’Indre a observé la situation aux Pays-Bas, plus vieux pays où la consommation est autorisée, jusqu’à produire un important narco-tourisme que nul n’ignore en France. 

Dans le pays des tulipes, l’État, qui autorisait la vente et la consommation de longue date, s’est lancé à titre expérimental dans la production afin d’alimenter les coffee shop, jusque-là approvisionnés par le marché parallèle et l’étranger. Cette expérience vient de s’étendre et le pays s’avère le premier de l’Union européenne à légaliser la production.

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Découverte d’une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre les addictions

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Lorsque une personne présente une addiction à une ou plusieurs drogues, sa seule obsession est de chercher à se procurer sa prochaine dose, quelles que soient les conséquences. Aucun traitement pharmacologique avec une réelle efficacité dans le temps n’est disponible aujourd’hui. Les taux de rechute après un sevrage sont souvent importants. Pourtant, la recherche avance ! Une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre les addictions a été découverte.

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Contrefaçon : gare aux médicaments vendus sur Internet  La contrefaçon touche tous les secteurs, même celui des médicaments.

Des copies imitent le nom et la forme des traitements existants mais ne contiennent pas de principe actif. Pire, certaines peuvent même être dangereuses. L’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) nous en parle durant cette vidéo. 

Toutes les drogues addictives ont la particularité d’augmenter le taux de dopamine dans le striatum, une région du cerveau impliquée dans le circuit neuronal de la récompense. Cette augmentation de dopamine modifie la libération de glutamate et exacerbe ses effets excitateurs. L’équilibre glutamate – dopamine est perturbé ; et ceci altère durablement le comportement du consommateur. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents a permis d’identifier une nouvelle cible thérapeutique.

Des travaux sur la souris …

De la cocaïne a été injectée à des souris plusieurs fois par jour pendant suffisamment longtemps pour qu’elles deviennent dépendantes à la substance. Les souris ont ensuite été sacrifiées et le cerveau des souris a été observé en microscopie. Le récepteur de la dopamine et le récepteur du glutamate sont physiquement proches dans le cerveau ; ils sont tous les deux situés au niveau du striatum. Grâce à des anticorps marqués, les auteurs ont pu mettre en évidence la formation d’un complexe entre les deux récepteurs. Ce complexe est appelé hétérodimère.Le récepteur de la dopamine et le récepteur du glutamate sont physiquement proches dans le cerveau

Un traitement capable d’empêcher l’hétérodimérisation des récepteurs a ensuite été mis au point. Celui-ci n’altère pas les fonctions individuelles de chacun des récepteurs. De la même façon que précédemment, des souris ont été rendues dépendantes à la cocaïne. Un groupe a reçu une solution saline (contrôle) tandis que l’autre groupe a reçu le traitement empêchant l’hétérodimérisation.

Dans le groupe traité, l’équilibre glutamate – dopamine n’était pas perturbé par la prise de cocaïne ! Des tests ont également été réalisés pour vérifier que le traitement n’altérait pas les comportements naturels de la souris.

… à la confirmation chez l’Homme !

Des études complémentaires ont pu être menées chez l’humain. Des échantillons de cerveaux humains ont pu être récupérés après leur décès. Les patients sélectionnés avaient un historique de consommation de psychostimulants et des psychostimulants ont été détectés dans leur sang au moment du décès. Des échantillons contrôles étaient également disponibles.

L’expression du récepteur à la dopamine était moins importante dans le groupe de patients dépendants tandis que l’expression du récepteur au glutamate était identique entre les deux groupes. Grâce à des anticorps marqués, l’hétérodimère récepteur du glutamate – récepteur de la dopamine a également pu être observé en plus grande quantité dans les cerveaux des patients dépendants à une drogue, en dépit de la diminution de l’expression du récepteur à la dopamine. Encore plus intéressant : les sujets qui présentaient les plus faibles concentrations en récepteur à la dopamine avaient les concentrations en hétérodimères les plus élevées !

Ces résultats chez l’humain confirment que l’hétérodimère récepteur au glutamate – récepteur à la dopamine est une cible pharmacologique pertinente dans le traitement des addictions. Ces travaux ouvrent également des perspectives intéressantes dans le traitement d’autres pathologies psychiatriques dépendantes de l’équilibre glutamate – dopamine comme la schizophrénie, l’autisme ou les troubles du déficit de l’attention.

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Mon enfant se drogue : comment l’aider à se libérer de son addiction ?

Sur les jeunes, le fléau de la drogue peut être encore plus dévastateur. Comment faire quand cela arrive à notre enfant ? Comment l’aider ?

Frédérique Le Teurnier reçoit Roselyne Febvre, une journaliste qui raconte la descente aux enfers de son fils dans un livre.

Un sachet de drogue caché dans la proche d'un jean
Un sachet de drogue caché dans la proche d’un jean © Getty

Les battements de cœur du colibri, c’est le titre du livre de Roselyne Febvre publié aux éditions du Rocher. Elle est journaliste et cheffe du service politique de France 24. Elle est aussi la maman d’Arthur, 26 ans et toxicomane. 

Dans son ouvrage, elle raconte la terrible descente aux enfers de son fils à cause de son addiction. Elle revient sur la spirale infernale dans laquelle il a sombré en évoquant ses accès de folie, son passage au commissariat, son séjour à l’hôpital psychiatrique et son sevrage difficile. 

Dans C’est déjà demain, cette maman partage son expérience pour aider les milliers de parents qui traversent la même épreuve avec leur enfant. 

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Le poids de la culpabilité

« Quelle est ma part de responsabilité dans tout cela ? » est la première question que l’on se pose lorsque l’on découvre que son enfant prend de la drogue. Pour Roselyne Febvre, si chaque parent est responsable de son enfant, il ne peut pas être coupable de tout ce qui lui arrive. Il faut accepter de ne pas être un parent parfait. 

Il n’y a pas assez de suivi derrière (une hospitalisation), et pour les parents non plus. Le jour où il va prendre plus d’indépendance et qu’il va recommencer à sortir, ça va être l’angoisse – Catherine

Elle explique que le plus grand cadeau qu’on peut faire à son enfant quand on se rend compte qu’il va mal, c’est de s’occuper d’abord de soi-même. Aller voir un psychologue permet de se confier et d’être guidé en tant que parent. 

De nombreuses psychothérapies sont efficaces. Elles sont utiles pour mettre des stratégies en place pour opérer délicatement sans braquer son enfant. Dire à un jeune « ce n’est pas bien, tu ne devrais pas fumer » ne fonctionne pas. Il faut être plus subtil. 

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Comprendre le trouble de l’usage de l’alcool

* Le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA) définit le « binge drinking » (alcoolisation ponctuelle importante) comme un mode de consommation d’alcool qui amène la concentration d’alcool dans le sang (CAB) à 0,08 %, soit 0,08 gramme d’alcool par décilitre, ou plus.

Pour un adulte typique, il correspond à la consommation de cinq verres ou plus pour les hommes ou de quatre verres ou plus pour les femmes, sur une durée d’environ 2 heures. **

Le NIAAA définit la consommation excessive d’alcool comme la consommation de plus de quatre verres par jour pour les hommes ou de plus de trois verres pour les femmes. Le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) est une affection médicale caractérisée par une altération de la capacité à arrêter ou à contrôler la consommation d’alcool malgré des conséquences négatives sur le plan social, professionnel ou sur la santé. Ce terme englobe les affections que certaines personnes désignent comme l’abus d’alcool, la dépendance à l’alcool, l’addiction à l’alcool et le terme courant, l’alcoolisme.

Considéré comme une affection cérébrale, le TUA peut être léger, modéré ou sévère. Les changements durables dans le cerveau causés par l’abus d’alcool contribuent à maintenir le TUA et rendent les individus vulnérables aux rechutes. La bonne nouvelle est que quelle que soit la gravité du problème, un traitement fondé sur des preuves avec des thérapies comportementales, des groupes d’entraide et/ou des médicaments peuvent aider les personnes souffrant de TUA à obtenir et à maintenir leur rétablissement.

Selon une enquête nationale, 14,1 millions d’adultes âgés de 18 ans et plus1 (5,6 pour cent de ce groupe d’âge2 ) ont eu un TUA en 2019. Parmi les jeunes, on estime que 414 000 adolescents âgés de 12 à 17ans1 (1,7 pour cent de ce groupe d’âge2 ) ont présenté un TUA pendant cette période.

Qu’est-ce qui augmente le risque de TUA ? Le risque qu’une personne développe un TUA dépend en partie de la quantité, de la fréquence et de la vitesse à laquelle elle consomme de l’alcool.

L’abus d’alcool, ce qui comprend le binge drinking* et la consommation excessive d’alcool, augmente avec le temps le risque de TUA. D’autres facteurs augmentent également le risque de TUA, par exemple : **

• Boire à un âge précoce. Une récente enquête nationale a révélé que parmi les personnes âgées de 26 ans et plus, celles qui ont commencé à boire avant l’âge de 15 ans étaient plus de 5 fois plus susceptibles de rapporter avoir eu un TUA au cours de l’année passée que celles qui ont attendu jusqu’à l’âge de 21 ans ou plus pour commencer à boire. Le risque pour les femmes de ce groupe est plus élevé que pour les hommes.

• Antécédents génétiques et familiaux de problèmes liés à l’alcool. La génétique joue un rôle, avec une héritabilité d’environ 60 pour cent ; cependant, comme d’autres maladies chroniques, le risque de TUA est influencé par l’interaction entre les gènes d’une personne et son environnement. Les habitudes de consommation d’alcool des parents peuvent également influencer la probabilité qu’un enfant développe un TUA un jour.

SPECTRE DU TROUBLE DE L’USAGE DE L’ALCOOL MODÉRÉ LÉGER SÉVÈRE

Le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) est une affection médicale caractérisée par une altération de la capacité à arrêter ou à contrôler la consommation d’alcool malgré des conséquences négatives sur le plan social, professionnel ou sur la santé. Considéré comme une affection cérébrale, le TUA peut être léger, modéré ou sévère. Comprendre le trouble de l’usage de l’alcool • Affections mentales et antécédents de traumatisme.

Un large éventail d’affections psychiatriques, y compris la dépression, le trouble de stress post-traumatique et le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, sont des comorbidités du TUA et sont associées à un risque accru de TUA. Les personnes qui ont des antécédents de traumatismes infantiles sont également vulnérables au TUA. Quels sont les symptômes du TUA ? Les professionnels de santé utilisent les critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinquième édition (DSM-5) pour évaluer si une personne présente un TUA et pour en déterminer sa sévérité, le cas échéant. La sévérité est basée sur le nombre de critères qu’une personne satisfait en fonction de ses symptômes : léger (2 à 3 critères), modéré (4 à 5 critères) ou sévère (6 critères ou plus). Un professionnel de santé pourrait poser les questions suivantes pour évaluer les symptômes d’une personne.

Au cours de l’année passée :

• Avez-vous eu des moments où vous avez fini par boire plus, ou plus longtemps, que prévu ?

• Avez-vous, à plusieurs reprises, voulu réduire ou arrêter de boire, ou avez-vous essayé, mais sans succès ?

• Avez-vous passé beaucoup de temps à boire ? Ou à être malade ou à vous remettre d’autres effets secondaires ?

• Avez-vous eu tellement envie d’un verre que vous ne pouviez penser à rien d’autre ?

• Avez-vous constaté que la consommation d’alcool, ou le fait d’être malade à cause de la consommation d’alcool, interférait souvent avec le fait de prendre soin de votre foyer ou de votre famille ? Ou était source de problèmes professionnels ? Ou de problèmes scolaires ?

• Avez-vous continué à boire même si cela causait des problèmes avec votre famille ou vos amis ?

• Avez-vous abandonné ou réduit des activités qui étaient importantes ou intéressantes pour vous, ou qui vous donnaient du plaisir, afin de boire ?

• Plus d’une fois vous êtes-vous retrouvé(e) dans des situations pendant ou après avoir bu qui ont augmenté vos chances de vous blesser (comme conduire, nager, utiliser des machines, marcher dans une zone dangereuse ou avoir des rapports sexuels non protégés) ?

• Vous avez continué à boire même si cela vous faisait vous sentir déprimé(e) ou anxieux(-se) ou aggravait un autre problème de santé ? Ou après avoir eu un blackout ?

• Avez-vous dû boire beaucoup plus qu’auparavant pour obtenir l’effet désiré ? Ou trouvé que votre nombre habituel de verres avait beaucoup moins d’effet qu’auparavant ?

• Avez-vous constaté que lorsque les effets de l’alcool s’épuisaient, vous présentiez des symptômes de sevrage, tels que des troubles du sommeil, des tremblements, une agitation, des nausées, des sueurs, une accélération du rythme cardiaque ou des convulsions ? Ou senti des choses qui n’étaient pas là ?

Chacun de ces symptômes peut être source d’inquiétude.

Plus les symptômes sont nombreux, plus le besoin de changement est urgent. Quels sont les types de traitement du TUA ? Plusieurs approches de traitement fondées sur des preuves sont disponibles pour le TUA. Une solution unique ne convient pas à tout le monde et une approche thérapeutique qui peut fonctionner pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. Le traitement peut être ambulatoire et/ou hospitalier et être assuré par des programmes spécialisés, des thérapeutes et des médecins.

Médicaments Trois médicaments sont actuellement approuvés par la Food and Drug Administration des États-Unis pour aider les personnes à arrêter ou réduire leur consommation d’alcool et prévenir les rechutes : la naltrexone (par voie orale et injectable à longue durée d’action), l’acamprosate et le disulfirame.

Tous ces médicaments sont non addictifs et peuvent être utilisés seuls ou associés à des thérapies comportementales ou à des groupes d’entraide. Thérapies comportementales Les thérapies comportementales, également appelées psychothérapie de l’alcoolisme ou « thérapie par la parole », fournies par des thérapeutes agréés, visent à modifier le comportement de l’alcool.

Les exemples de thérapies comportementales sont les interventions brèves et les approches de renforcement, les traitements qui renforcent la motivation et enseignent les compétences pour faire face aux rechutes et les prévenir, et les thérapies basées sur la pleine conscience. Groupes d’entraide Les groupes d’entraide fournissent un soutien par les pairs pour arrêter ou réduire la consommation d’alcool.

Les réunions de groupe sont disponibles dans la plupart des communautés, à peu de frais ou gratuitement, à des heures et des endroits pratiques – y compris une présence croissante en ligne. Cela signifie qu’ils peuvent être particulièrement utiles aux personnes qui risquent de rechuter. Les groupes d’entraide, associés aux médicaments et à la thérapie comportementale fournis par les professionnels de santé, peuvent offrir un soutien supplémentaire précieux.

Veuillez noter : Les personnes atteintes d’un TUA sévère peuvent avoir besoin d’une aide médicale pour éviter le sevrage alcoolique si elles décident d’arrêter de boire. Le sevrage alcoolique est un processus potentiellement mortel qui peut survenir lorsqu’une personne qui a beaucoup bu pendant une période prolongée arrête soudainement de boire.

Les médecins peuvent prescrire des médicaments pour traiter ces symptômes et rendre le processus plus sûr et moins pénible. Les personnes souffrant d’un TUA peuvent-elles s’en remettre ? De nombreuses personnes atteintes de TUA se rétablissent, mais les revers sont fréquents chez les personnes sous traitement. Le recours précoce à l’aide d’un professionnel peut prévenir une rechute dans la consommation d’alcool.

Les thérapies comportementales peuvent aider les personnes à développer des compétences pour éviter et surmonter les facteurs déclenchants, comme le stress, qui peuvent conduire à la consommation d’alcool. Les médicaments peuvent également aider à dissuader la consommation d’alcool pendant les périodes où les personnes peuvent présenter un risque accru de rechute (par ex., divorce, décès d’un membre de la famille).

Besoin d’aide ? Si vous êtes préoccupé(e) par votre consommation d’alcool et que vous souhaitez savoir si vous pourriez présenter un TUA, veuillez consulter le site Internet

Repenser la consommation d’alcool.

Pour en savoir plus sur les options de traitement de l’alcoolisme et rechercher des soins de qualité près de chez vous, veuillez consulter le NIAAA Alcohol Treatment Navigator. National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism NIH . . . Turning Discovery Into Health® National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism https://www.niaaa.nih.gov • 301-443-3860 Mai 2021

Pour plus d’informations sur l’alcool et votre santé, veuillez consulter : https://niaaa.nih.gov 1 Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA), Center for Behavioral Health Statistics and Quality. 2019 National Survey on Drug Use and Health. Table 5.4A—Alcohol Use Disorder in Past Year Among Persons Aged 12 or Older, by Age Group and Demographic Characteristics: Numbers in Thousands, 2018 and 2019.

https://www.samhsa.gov/data/sites/default/files/reports/rpt29394/NSDUHDetailedTabs2019/NSDUHDetTabsSect5pe2019.htm?s=5.4&#tab5-4a. Accessed November 6, 2020. 2 SAMHSA, Center for Behavioral Health Statistics and Quality. 2019 National Survey on Drug Use and Health. Table 5.4B—Alcohol Use Disorder in Past Year Among Persons Aged 12 or Older, by Age Group and Demographic Characteristics: Percentages, 2018 and 2019.

https://www.samhsa.gov/data/sites/default/files/reports/rpt29394/NSDUHDetailedTabs2019/NSDUHDetTabsSect5pe2019.htm?s=5.4&#tab5-4b. Accessed November 6, 2020.

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