Les Français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe

Plus de 40,9% des Français ont déjà goûté au cannabis au moins une fois dans leur vie, bien au-dessus de la moyenne en Europe.

Les Français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les Français restent les plus gros consommateurs de cannabis sur le Vieux Continent… Le rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies dévoilé par ‘Capital’ montre que chez les 25-34 ans, 22,1% de la population a consommé du cannabis sur les 12 derniers mois. C’est plus que les jeunes italiens (19%), allemands (13,3%) ou anglais (11,3%). Pour cette tranche d’âge, la moyenne en Europe se situe à 13,9%.

Les 35-64 ans aussi

Les Français âgés de 35 à 44 ans aussi ont fumé un joint lors des 12 derniers mois, à hauteur de 8%, de même que les 45-54 ans (4,4%) et les 55-64 ans (1,6%). « Au total, 40,9% des Français ont déjà goûté au cannabis au moins une fois dans leur vie », affirme le magazine, 26,3% en moyenne pour l’ensemble de l’Union européenne.

La France se situe en revanche dans la moyenne en ce qui concerne les drogues dures, puisque 5,4% de la population a déjà consommé de la cocaïne au moins une fois dans sa vie, alors que la moyenne européenne se situe à 5,2%.

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TOXICOMANIE : LA SOUFFRANCE DES PROCHES

 MÉGANE VALÈRE 

Quand quelqu’un devient accro à la drogue, l’impact sur les autres membres de la famille est indéniable. Cela laisse parfois des cicatrices indélébiles sur les relations interpersonnelles. Témoignages de proches ébranlés par ce fléau.

Il n’y a pas que le corps qui souffre des effets de la dépendance à l’alcool, aux drogues ou aux médicaments. Il y a aussi les proches de la personne dépendante. En effet, qu’il s’agisse de notre conjoint, de notre famille, nos amis ou collègues, la dépendance aux drogues ou aux autres substances chimiques peut avoir des effets néfastes sur nos relations professionnelles et personnelles

Culpabilité

Essayer d’aider un toxicomane n’est pas si facile.

Dans certains cas, les personnes qui entourent un proche toxicomane ont le sentiment  qu’elles ont une part de responsabilité dans le développement de l’addiction et ressentent de la culpabilité. C’est le cas de Marie-Christine, 27 ans, dont le conjoint est dépendant depuis quelques années. « Au début de notre rencontre, je savais que mon conjoint se droguait car il ne me l’avait pas caché. Je lui ai dit tout ce que j’en pensais même s’il ne le faisait pas devant moi ni quand il venait me retrouver. Quand nous sommes allés vivre ensemble, je n’appréciais pas qu’il le fasse même en dehors. Malgré cela, je l’aimais beaucoup. C’est quelqu’un de bien », raconte-t-elle. Après quelque temps, elle commence à se remettre sérieusement en question dans la manière dont elle s’est comportée envers son conjoint. Elle constate qu’elle souffre autant que lui de cette dépendance. « Je me rends compte que le fait de lui en parler n’a rien changé. Je sais que j’aurais dû agir, faire plus. Je n’ai pas su comment lui venir en aide. C’est très lourd à gérer. »

Cette douleur, Kaliani R. la ressent aussi. Son fils, qu’elle appelle affectueusement Moune, se shoote à la drogue dure depuis trois ans. Elle estime que c’est de sa faute.

« Après la mort de mon époux, il était très affecté d’autant que nous nous sommes retrouvés seuls. Il sortait beaucoup et parfois, il ne rentrait pas. Je ne soupçonnais pas qu’il puisse se droguer, je voyais qu’il fréquentait des gens bizarres mais je ne l’en ai pas empêché, dit-elle tristement. En voulant être une bonne mère, j’ai tout fait de travers. Je ne voulais pas que mon fils me repousse si j’essayais de mettre de l’ordre dans sa vie. Je savais qu’il ne lui restait personne à part moi. J’ai manqué d’autorité et je le regrette. »

Épuisement

Tout comme Marie-Christine et Kaliani, Jenny porte ce fardeau émotionnel depuis quelques années. Essayer d’aider une personne qui souffre de dépendance n’est pas une mince affaire. La culpabilité l’a aussi rongée pendant un moment avant que l’épuisement ne la rattrape. «  Je m’occupe du fils de ma sœur depuis qu’il est tout petit et comme s’il était mon enfant. Sa mère est décédée d’un cancer et son père est parti refaire sa vie. La nouvelle qu’il fumait du gandia a eu l’effet d’une bombe sur la famille. Je me suis dit que quelque part, j’avais failli à ma responsabilité de veiller sur lui », regrette-t-elle. Peu à peu Jenny a sombré dans la dépression. « J’ai essayé par tous les moyens de l’aider à s’en sortir. Je me suis oubliée, j’ai mis mes projets de côté mais avec le temps, je me suis épuisée physiquement et psychologiquement », confie la tante.

Éclatement de la cellule familiale

La prise de drogues peut altérer le comportement

Le comportement et l’attitude de la personne qui est sous l’emprise de médicaments, de la drogue ou de l’alcool, peuvent nuire considérablement à la qualité de ses rapports avec autrui. Rajen ne reconnaissait pas son fils quand il était sous l’emprise des drogues car il était désagréable. Au début, il a tout fait pour venir en aide à son fils. Puis, il a fini par laisser tomber. Il raconte. « J’ai d’abord essayé de lui parler avant de l’emmener dans un centre. Après quelque temps, je devais presque l’y traîner de force. On se disputait de plus en plus. Notre famille ne voulait pas le rejeter, mais ce n’était pas si facile », souligne Rajen.

Les proches étaient las de sa façon d’agir. Il ne voulait pas se prendre en main. « Il ne voulait pas guérir de sa dépendance. Il lançait des paroles blessantes, il était agressif. Il volait, il mentait, il se comportait mal envers sa mère et ses sœurs. Un jour, je l’ai chassé de la maison. Je le regrette mais j’avais deux autres enfants qui étudiaient et qui avaient besoin d’une famille stable », explique ce père de famille.

Bien qu’elles comprennent les raisons de leur père, Anu et Diya ne l’acceptent pas. En colère contre leur père, elles finissent par  quitter le toit familial après quelques mois. Actuellement, elles sont en bons termes seulement avec leur mère et tentent de retrouver leur frère.

Rapprochement

Chez les Dookit, c’est tout le contraire qui s’est produit. Dans cette famille de quatre enfants, le malheur les a rendus plus solidaires. L’aîné raconte : « Notre petit frère s’est laissé tenter par ce fléau, il y a tout juste un an. Bien que nous étions tous en colère et déçus par lui, nous avons décidé de le sortir de cette impasse. Je dois dire que cela nous a vraiment rapprochés. Non seulement avec lui, mais aussi le reste de la famille. Notre petit frère avait beaucoup de volonté car sans cela, il serait peut-être encore dans la dépendance », précise-t-il. Pour ce grand frère, Il faut toujours garder espoir. « Il y a des familles qui essayent d’encadrer et d’aider un proche toxicomane. Le sevrage est long et difficile, mais il y a toujours un espoir. Il ne faut surtout pas abandonner mais continuer à entourer la personne malade. »


Témoignage

Adrien, 32 ans : «Ils souffrent par ma faute»

Adrien est conscient que sa dépendance aux drogues nuit à sa famille. Toutefois, c’est plus fort que lui. Il s’explique. «  Je n’aurais pas de cœur si je disais que je ne sais pas que mon attitude blesse profondément mes parents. Je n’ai rien contre eux. Je ne le fais pas pour les ennuyer ou même leur faire du mal. J’ai essayé plusieurs fois de m’en sortir. Cela fait trois fois que je replonge dans mon addiction. »

Pour éviter à sa famille de souffrir Adrien a quitté le toit familial. « Je suis parti de chez mes parents, il y a deux ans. Je vais les voir aussi souvent que possible, mais j’essaye de faire comme si j’allais bien. Je sais qu’ils souffrent par ma faute et je ne veux pas les faire souffrir davantage. Ils sont vieux. Je regrette tout cela. »

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Algorithme Pharma propose des études cliniques pour mieux évaluer les effets du cannabis au volant

 14/08/2017 05:30

SESTOVIC VIA GETTY IMAGES

QUÉBEC – L’une des plus importantes compagnies d’études cliniques en Amérique du Nord propose de ralentir la cadence, le temps de mener des études approfondies sur la conduite avec facultés affaiblies sous l’influence du cannabis.

 Il reste encore beaucoup de travail à faire pour étudier l’impact du cannabis sur la conduite automobile, soutient Chris Perkin, PDG d’Altasciences, dans une entrevue exclusive avec le HuffPost Québec. La compagnie, qui regroupe Algorithme Pharma, a offert au palier fédéral et provincial de mener des études cliniques pour faire le tour de la question.

« Nous savons qu’il n’y a pas d’études scientifiques complètes sur l’impact du cannabis sur les facultés de conduite, soutient M. Perkin. Il y a beaucoup de données anecdotiques et d’études à petite échelle mises ensemble, mais il n’existe pas de données défendables qui résisteraient à une contestation juridique. Alors il serait beaucoup plus difficile de renforcer des standards de sécurité sans de bonnes données. »

 Je pense que tout le monde reconnaît que le Canada va trop vite Dr. Johannes Ramaekers

Les effets du cannabis sur la conduite sont connus : la drogue affecte les fonctions cognitives au volant. Pendant la période d’intoxication, les conducteurs sont plus lents à réagir, ont plus de problèmes avec la coordination et leur mémoire, explique Johannes Ramaekers, professeur de psychopharmacologie à l’Université de Maastricht aux Pays-Bas. Il étudie la question de la conduite avec facultés affaiblies depuis les 30 dernières années.

 Or, cela n’empêche pas le professeur Ramaekers de mettre un bémol sur les ambitions du gouvernement Trudeau. « Je pense que tout le monde reconnaît que le Canada va trop vite, admet-il en entrevue. Je pense que le gouvernement a décidé à un moment donné que le cannabis devra être légalisé, sans réaliser quelles seraient les conséquences réelles. »

Il dit aussi avoir remarqué que le gouvernement canadien pose beaucoup de questions aux experts de cette question, dont lui-même. « Bien sûr, ce devrait être le contraire : d’abord poser des questions, puis résoudre les problèmes et ensuite légaliser. Alors oui, c’est précipité. Je ne dis pas que c’est une mauvaise décision, mais rien ne presse. »

«Le temps presse»

Le rapport final du Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabisrecommandait d’«investir dans la recherche afin de mieux relier les niveaux de THC avec l’affaiblissement des facultés et le risque d’accident » pour appuyer la limite qui sera fixée par le gouvernement.

Altasciences propose donc de mener une série de tests sur l’influence du cannabis, à différentes doses, mais aussi la combinaison d’alcool et de cannabis, avec des participants sur une période de 18 mois. M. Perkin croit qu’à terme, le gouvernement aura toutes les données en main pour prendre des décisions éclairées sur la quantité de THC – la substance euphorisante du cannabis – qu’un conducteur pourra avoir dans le corps au moment de prendre le volant.

Or, les délais sont serrés pour le gouvernement Trudeau, qui veut rendre la drogue légale à temps pour le 1er juillet 2018. « Le temps presse, admet M. Perkin. On ne peut pas accélérer des bonnes données scientifiques. Nous menons de nombreuses études, et 18 mois est un délai raisonnable. Si vous coupez là-dessus, vous nuirez à la qualité des résultats. »

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a déposé ce printemps le projet de loi C-46 pour lutter contre la conduite avec facultés affaiblies. Une fois la loi adoptée par le Parlement, le Canada aurait l’un des régimes les plus robustes au monde, a fait valoir la ministre par courriel.

Le projet de loi prévoit des infractions pour les conducteurs retrouvés avec du THC dans le sang, mais aussi pour ceux qui ont consommé une combinaison d’alcool et de cannabis.

Un conducteur retrouvé avec 5 nanogrammes ou plus de THC dans le sang, aurait une amende de 1000$. Les peines seraient de plus en plus sévères en cas de récidive et pourraient aller jusqu’à 10 ans de prison dans le pire des cas.

Les conducteurs qui auront bu de l’alcool et fumé du cannabis seraient également punis aussi sévèrement. Ils ne pourront pas dépasser un taux d’alcoolémie de 0,05, en plus d’un niveau de THC supérieur à 2,5 nanogrammes dans les deux heures de la conduite.

Moment «mal choisi» pour s’attaquer au 0,05?

Plus récemment, la ministre Wilson-Raybould a sollicité l’avis de ses homologues des provinces pour abaisser le seuil d’alcoolémie à 0,05 partout au Canada. Si cette mesure n’est pas contenue dans C-46, sa lettre envoyée à la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, laisse croire que le projet de loi fédéral pourrait être amendé, selon La Presse.

Cette révélation a fait bondir CAA-Québec, entre autres, qui est d’avis que si l’idée d’abaisser la limite d’alcool dans le sang au volant est « louable », le moment est « mal choisi » avec la législation du cannabis dans moins d’un an.

« On sait que la légalisation du cannabis nécessitera des investissements importants en prévention, en sensibilisation et en coercition. Et on peut déjà s’inquiéter de l’avancement des efforts déployés, de la suffisance et des sommes prévues », a fait valoir le directeur de la Fondation CAA-Québec pour la sécurité routière, Marco Harrison, la semaine dernière.

Québec, de son côté, a tenu un forum d’experts sur le cannabis en juin « dans le but d’alimenter les réflexions du gouvernement ». Il s’apprête également à mener des consultations publiques sur le cannabis à travers la province qui déboucheront sur une loi-cadre déposée à l’automne

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PR. JEAN COSTENTIN : « LA LÉGALISATION DU CANNABIS EST PLUS QU’UNE FAUSSE BONNE IDÉE, UNE VRAIE MAUVAISE IDÉE »

Récemment, le procureur de la République de Grenoble a tapé du poing sur la table en déclarant qu’il n’avait « jamais vu une ville aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue ».

Derrière ce constat, la question de la légalisation du cannabis est relancée. Une mesure défendue par le maire EELV de Grenoble lui-même. Boulevard Voltaire a demandé au professeur Costentin ce qu’il faut penser de ce débat. (cliquez sur le bouton rouge ci dessous, haut parleurs ouverts)

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Lettre au Président de la République

Pr. Jean COSTENTIN                                                              Rouen le  3  Juin 2017

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies

4 Place Pomme d’Or

76.000  – R O U E N 

 à  Monsieur le Président de la République

Monsieur le Premier Ministre

Monsieur le ministre de l’Education nationale

Monsieur le ministre de l’Intérieur

Monsieur le ministre de la Justice

Madame la ministre de la Santé

Madame la ministre des Sports

Le C.N.P.E.R.T. s’efforce, depuis plus de 20 ans, d’informer nos concitoyens sur les méfaits physiques ainsi que psychiques du cannabis et des autres drogues qui intoxiquent notre société. L’académie nationale de Médecine, tout comme l’académie nationale de Pharmacie s’y sont également employées, mais les médias n’ont voulu ni les entendre, ni diffuser leurs mises en garde.

Nous en arrivons au stade, préparé de longue date par les prosélytes des drogues illicites, de l’effondrement des derniers remparts législatifs, opposés au cannabis et aux autres drogues. C’est à vous Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, qu’ils demandent aujourd’hui d’assurer un accès encore plus facile à ces drogues, alors que nous sommes en Europe la Nation la plus consommatrice de ce cannabis et de diverses autres drogues.

A l’heure où la puissance publique s’avère impuissante contre le tabac (avec ses 79.000 morts par an et ses multiples estropiés), impuissante contre l’alcool (avec ses 49.000 morts par an), alors qu’elle s’applique à réduire davantage l’accidentalité sur route et dans les activités professionnelles, alors qu’elle œuvre résolument contre le dopage sportif, alors qu’elle s’applique à améliorer nos faibles performances éducatives (26ième rang du classement PISA, marqué à l’évidence par l’intrusion du cannabis dans la sphère éducative), la simple « contraventionnalisation » de l’usage et de la détention de cette drogue constituerait un déplorable signal. En effet, une enquête effectuée auprès d’adolescents ne consommant pas de cannabis nous a appris que c’est en raison de la dangerosité de la drogue que 40% d’entre eux y renoncent et que pour les 60% autres, c’est en raison de son interdiction. Cette plus grande permissivité donnera à penser aux premiers qu’un Etat responsable ne pouvant baisser la garde vis à vis d’un produit toxique, il ne l’est pas ; et aux autres que l’interdiction étant toute relative, ce ne sera plus franchir un Rubicon que de s’y adonner.

Cette dépénalisation interviendrait au stade où l’on dispose de maintes précisions sur les multiples méfaits du cannabis et de son tétrahydrocannabinol (THC), restitués en apostille.*

Les justifications comptables, publicitaires ou «jeunistes» qui sous tendraient une telle  dépénalisation, sont de peu de poids face aux conséquences très graves qu’elle aurait pour notre société et pour sa jeunesse. Le très éminent Pr. P. Deniker, il y a près de 30 ans, l’avait exprimé en des termes forts**

Nous ne pouvons imaginer que, dans votre dessein sincère de soigner notre Nation de ses nombreux maux, vous aggraviez les toxicomanies, dont elle est déjà si gravement atteinte, et qu’historiquement vous attachiez vos signatures à ce très malencontreux faux pas.

Si d’aventure vous passiez outre à notre supplique, acceptez au moins d’atténuer la portée de votre décision en y associant les amendements suivants :

– la mise en place d’un fichier informatisé de ces contraventions, pour informer le policier du nombre de récidives lui permettant de déterminer en conséquence le montant de l’amende.

– que l’infliction de ces contraventions soit portée à la connaissance des parents du mineur, qui seraient garants de son paiement, ou qui la feraient commuer en des travaux d’intérêt général.

– la remise systématique aux parents d’un livret les informant des risques que fait encourir la consommation de ce cannabis et des autres drogues illicites.

– au delà de trois récidives le contrevenant devrait suivre un stage (payant) d’information sur les méfaits des drogues, validé par un examen ; avec redoublement du stage en cas d’échec.

– le dossier des infractions pourrait être communiqué aux services de recrutement pour l’accès à certains métiers incompatibles avec une consommation irrépressible de cette drogue.

– le développement d’une véritable information et prévention (d’une quarantaine d’heures, de l’école jusqu’à l’Université) sur les méfaits des drogues et toxicomanies, impliquant des praticiens du corps médical, préparés à cet exercice par un document unique et validé par un collège pluridisciplinaire.

Ceci dit dépénaliser, avant d’avoir fait fonctionner et vérifié l’efficacité d’un dispositif de prévention, reviendrait à mettre la charrue avant les bœufs.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, l’expression de ma plus haute considération.

Pr. Jean Costentin

N.B. – Le CNPERT se tient à la disposition de vos services pour leur exposer les bases neurobiologiques, cliniques, pharmacologiques et épidémiologiques qui fondent sa position sur le cannabis.

*La toxicité physique du cannabis l’emporte sur celle du tabac, en générant 7 fois plus de goudrons cancérigènes et 5 fois plus d’oxyde de carbone, avec : des cancers buccaux, laryngés, pharyngés, broncho-pulmonaires, des bronchites aigues puis chroniques ;  une toxicité cardio-vasculaire (artérites, maladies coronariennes, accidents vasculaires cérébraux..) ; des retentissements sur la grossesse et l’enfant qui en naîtra ; la suspicion d’effets épigénétiques (i.e. transmissibles à sa descendance) ; des effets perturbateurs endocriniens…

Au-delà du tabac, le cannabis induit de nombreux méfaits cérébraux : ivresse, désinhibition, délires, hallucinations, perturbations de la conduite des véhicules et des activités professionnelles ; altération de la cognition ; syndrome amotivationnel ; anxiété ; dépression, avec risque suicidaire ; induction, décompensation, aggravation de la schizophrénie; incitation au passage à d’autres drogues, avec l’installation de poly toxicomanies…

** « Du point de vue médical et sanitaire, il n’est pas question d’accepter le développement d’un mal nouveau sous prétexte qu’il ressemble à celui dont nous souffrons déjà. Les dégâts produits par l’alcoolisme et le tabagisme ne nous disposent pas, au contraire, à subir passivement ceux des toxicomanies. Il ne s’agit pas de choisir entre la peste et le choléra qui sont déjà là. Il s’agit bien d’empêcher l’extension d’une troisième épidémie, sorte de lèpre… »                                                                           

Communiqué du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

La consommation de cannabis par les adolescents s’est amplifiée avec ses risques de survenue de pathologies physiques diverses, d’altération irréversible de leurs facultés intellectuelles et de maladies psychiatriques graves.

Les en prémunir constitue un impératif catégorique. Or une banalisation récurrente et des mesures de prévention très modestes expliquent la situation calamiteuse de notre pays, puisqu’il est en Europe le premier consommateur de cette drogue, avec pour corollaire un classement pitoyable (27ième) au critérium international PISA des performances éducatives.

Loin d’effectuer cette prévention indispensable, alors que le modèle suédois a prouvé son efficacité, c’est maintenant une dépénalisation sournoise de cette drogue qui est envisagée dans notre pays.

Au lieu des peines de prison, prévues par la loi de 1970 et pratiquement jamais appliquées, ce sont des contraventions qui sont envisagées lors de la détention de cannabis « en deçà d’une certaine quantité » comme l’avait prôné Monsieur E. Macron dans son programme présidentiel : « Révolution – réconcilier la France ».

Cette sombre perspective incite le CNPERT à émettre des propositions sur les modalités de ces contraventions.

Il déplore que la pénalisation des seuls détenteurs de grandes quantités  de cannabis revienne de fait à tolérer puis à autoriser l’usage de quantités modérées. Cette dépénalisation est hautement dangereuse pour la santé publique, alors qu’il convient de sanctionner très significativement tout usager du cannabis.

Pour être dissuasives les modalités de ces contraventions devraient être conduites avec rigueur, grâce à la création d’un fichier informatisé relevant le nombre et les conditions des récidives. Le montant de la première contravention ne devrait pas être inférieur à 100 euros, il doublerait  pour la seconde infraction et triplerait pour la troisième.

L’infliction des contraventions devrait être portée à la connaissance des parents ou des tuteurs du mineur, qui seraient garants de leur paiement ; ils auraient la faculté de la faire commuer en une peine de travaux d’intérêt général. Lors du contact établi avec eux, ils se verraient remettre un livret d’information sur les dangers de cette addiction.

Au-delà de trois récidives, l’usager devrait suivre un stage payant, destiné à l’informer sur les méfaits du cannabis et des autres drogues ; il comporterait à son terme un examen de contrôle des connaissances dont les résultats insuffisants pourraient justifier la réitération de ce stage.

Dans l’exercice de certaines professions, cette addiction peut mettre en danger la vie d’autrui. Aussi, les services de ressources humaines concernés devraient pouvoir être informés des amendes infligées pour toxicomanie, à partir du fichier informatisé détenu par les forces de l’ordre.

Le CNPERT insiste sur la nécessité : de punir, comme le prévoit la loi, toute démarche de banalisation du cannabis ; de développer une véritable information préventive, donnée depuis l’école jusqu’à l’Université, par des médecins s’appuyant sur un document unique, validé par un collège pluridisciplinaire et de rendre réellement dissuasives les contraventions liées à la consommation de cannabis.

Contact : jeanhenri.costentin@orange.fr  (président du CNPERT)

 

 

Donald Trump promet d’anéantir l’épidémie de drogues, sans déclarer d’état d’urgence

Le président américain Donald Trump promet des actions policières plus sévères pour contrer l’épidémie d’usage d’opiacés dans son pays qui tue des dizaines de milliers d’Américains chaque année, une crise sans précédent.

« C’est un problème d’une ampleur jamais vue. Entre temps, les poursuites pour stupéfiants ont baissé ces dernières années », a déclaré le président américain depuis son club de golf au New Jersey mardi, accompagné par le secrétaire d’Etat à la Santé, Tom Price, selon CNN.

Selon ses chiffres, il y a quatre fois plus d’overdoses depuis 1999 alors que les poursuites ont baissé de 23% ces 5 dernières années. « Je suis confiant qu’en œuvrant avec nos soins de santé et services d’application de la loi nous allons combattre cette épidémie mortelle et que les Etats-Unis vont gagner », a-t-il déclaré à Bedminster où il s’est octroyé 17 jours de vacances.

« La meilleure façon d’éviter une addiction à la drogue et une overdose est d’empêcher les gens d’en abuser avant toute chose. S’ils ne commencent pas, ils n’auront pas de problème. S’ils commencent, c’est horrible d’arrêter« , a poursuivi le président, qui a nommé M. Price pour mener des actions face au problème.

Donald Trump a mis en cause tant l’héroïne tant que les antidouleurs sous prescription, des antalgiques opiacés puissants et addictifs, comme responsables de l’épidémie. M. Price a indiqué que 52.000 personnes avaient succombé à une overdose de toutes drogues confondues depuis 2015. « Quand on voit l’équivalent d’un stage mourir chaque année cela nécessite de l’attention. » En dépit de ces chiffres, et d’une recommandation d’une commission mise sur pied à ce sujet, le président Trump n’a pas déclaré l’état d’urgence au sujet de la crise des opiacés ni annoncé de nouvelles mesures.

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Succès de la réalité virtuelle pour traiter les toxicomanes

La Chine a utilisé avec succès la technologie de réalité virtuelle pour traiter la toxicomanie, a-t-on appris d’un média chinois.

Le Bureau de gestion de la désintoxication de la province chinoise du Zhejiang (est) indique avoir testé à 1.008 reprises le traitement par réalité virtuelle sur les toxicomanes, selon un article publié sur le site Internet thepaper.cn.

D’après le bureau, le traitement par réalité virtuelle est « très efficace » dans 98,1% des cas d’addiction moyenne à la méthamphétamine, et 67,3% des toxicomanes ayant une addiction grave à cette drogue ont présenté une certaine amélioration, note l’article.

Wang Yongguang, responsable du projet, explique que le système de réalité virtuelle peut évaluer la gravité de la dépendance du toxicomane à la méthamphétamine en lui montrant des clips vidéo de consommation abusive de drogue, note le site.

Selon M. Wang, leur analyse des 1.008 échantillons montre que le traitement est efficace dans une certaine mesure sur 73,7% des addictions à la méthamphétamine et que le taux de sevrage est de 37,6%, soit un niveau assez satisfaisant.

« Nous avons accordé beaucoup d’attention aux détails dans la réalisation de la vidéo de réalité virtuelle […] Si les toxicomanes peuvent résister à la dépendance aux drogues via la vidéo de réalité virtuelle, ils peuvent aussi résister dans la réalité », déclare M. Wang.

Ce type de thérapie de réalité virtuelle pour l’évaluation et le traitement de la toxicomanie sera introduit dans d’autres provinces au cours des prochains mois, et une méthodologie spéciale de thérapie de réalité virtuelle adaptée aux femmes sera également développée, ajoute l’article.

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ArcelorMittal passe un pacte avec ses salariés dépendants aux drogues

Le géant de l’acier aide ses employés à se défaire de leur dépendance aux drogues en leur proposant de s’engager par contrat avec leur manager et le médecin du travail.

DES JEUX VIDÉO PEUVENT ATTAQUER LA MATIÈRE GRISE

Bang, bang et re-bang. Les adeptes de jeux de tir à la première personne descendent les ennemis à un rythme impitoyable. Ce qu’ils ignorent toutefois, c’est qu’ils risquent ainsi d’attaquer également… leur propre matière grise. Des chercheurs montréalais viennent en effet de découvrir que certains jeux vidéo peuvent atrophier l’hippocampe, une région dont la faiblesse prédispose à la maladie d’Alzheimer. Explications.

Meilleure attention visuelle, meilleure motricité fine, meilleure mémoire à court terme : les jeux vidéo ont plusieurs bénéfices sur le cerveau. Mais certains d’entre eux peuvent avoir des effets sournois. Selon une recherche publiée dans la revue Molecular Psychiatry, les jeux de tir à la première personne, dans lesquels le joueur voit l’action à travers les yeux du tireur, peuvent provoquer une perte de matière grise dans l’hippocampe chez certaines personnes. Cette région du cerveau s’occupe notamment de la visualisation spatiale et de stocker les souvenirs. « Aucune étude n’avait montré qu’une activité, quelle qu’elle soit, peut mener à la détérioration de l’hippocampe. Alors on estime que c’est grave et sérieux », a dit à La Presse Véronique Bohbot, coauteure de l’étude, professeure à l’Université McGill et chercheuse à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. L’étude a été menée conjointement avec des chercheurs de l’Université de Montréal, notamment le professeur Gregory West.

CALL OF DUTY C. SUPER MARIO

Le premier indice d’un problème est venu en examinant le cerveau de 33 volontaires. Ceux qui se disaient adeptes de jeux de tir à la première personne (la moitié du groupe) avaient moins de matière grise dans leur hippocampe que les autres. Pour déterminer si les jeux vidéo sont vraiment responsables de cette différence, les chercheurs ont ensuite recruté 64 non-joueurs. Certains d’entre eux ont joué pendant 90 heures à des jeux de tir à la première personne comme Call of Duty ou Killzone. Les autres ont plutôt joué à des jeux dits « de plateforme » comme Super Mario 64. Après l’exercice, les scientifiques ont noté qu’un sous-groupe important de participants ayant joué à des jeux de tir avait subi une atrophie de l’hippocampe. Aucun changement ne s’était produit chez ceux ayant joué à Super Mario 64.

DÉSÉQUILIBRE

Mais par quel mécanisme un jeu vidéo peut-il atrophier l’hippocampe ? L’explication n’est pas simple. La professeure Bohbot explique que, dans le cerveau, l’hippocampe est en compétition avec une autre structure, qu’on appelle les noyaux caudés. « Il y a vraiment une corrélation inverse entre la matière grise des noyaux caudés et celle de l’hippocampe. Les gens qui ont de gros noyaux caudés ont un petit hippocampe, et vice-versa », dit-elle. Or, les jeux de tir à la première personne stimulent massivement les noyaux caudés, notamment parce qu’ils activent à répétition et de façon immédiate le système de récompense du cerveau. L’hippocampe, lui, est très peu sollicité et s’atrophie, conduisant à un déséquilibre. Ce phénomène ne survient pas avec un jeu comme Super Mario 64 parce qu’il stimule aussi l’hippocampe. Les chercheurs croient que c’est parce qu’il demande aux joueurs de se faire une carte mentale de l’environnement virtuel où ils se trouvent.

TEST DU LABYRINTHE

La compétition entre l’hippocampe et les noyaux caudés a des implications importantes parce que chacune de ces structures nous aide à nous orienter dans notre environnement… mais de façon bien différente. Quand nous prenons le métro sans trop réfléchir pour aller au bureau, ce sont nos noyaux caudés qui nous guident. On dit souvent que nous sommes alors « sur le pilote automatique ». Lorsqu’on se fait plutôt une carte mentale des lieux pour s’orienter, c’est l’hippocampe qui travaille. En faisant naviguer les participants de l’étude dans un labyrinthe virtuel, les scientifiques ont découvert que 83 % des adeptes de jeux de tir à la première personne naviguent sur le pilote automatique, contre 50 % pour la population en général. Ils ont aussi découvert que ce sont ceux qui utilisent cette stratégie pour s’orienter qui subissent une atrophie de l’hippocampe en jouant à des jeux de tir à la première personne. La minorité de joueurs qui utilisent leur hippocampe pour s’orienter semble donc immunisée contre la perte de matière grise, même lorsqu’ils jouent à ces jeux.

ALZHEIMER

Le point le plus troublant de l’étude est qu’on sait que plus l’hippocampe est atrophié, plus le risque de développer la maladie d’Alzheimer est grand. Jouer à des jeux de tir à la première personne peut donc faire courir un risque à certaines personnes. L’étude recommande ainsi la « prudence » à ceux qui voudraient utiliser les jeux vidéo pour prévenir l’alzheimer. Le danger est de surstimuler les noyaux caudés, puis de voir ceux-ci nous mettre trop souvent sur le pilote automatique. « Si vous entrez dans une pièce et que vous ne vous souvenez plus pourquoi vous vous y êtes rendus, par exemple, vous êtes sur le pilote automatique », illustre la professeure Bohbot. Si cela se répète trop souvent, le cerveau peut sombrer dans la démence. Pour forcer l’hippocampe à reprendre le dessus, la chercheuse recommande de se faire des cartes mentales de notre environnement, de minimiser l’utilisation du GPS et d’apporter des changements à sa routine. L’exercice et une bonne nutrition peuvent aussi aider.

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Un réquisitoire implacable et des faits indiscutables mais oubliés?

Nos lecteurs connaissent bien  Jean-Paul Bruneau, ex policier, président fondateur d’EDVO, qui assure l’accompagnement des toxicomanes de façon aussi efficace que bénévole.

Il nous livre son témoignage dans la lutte contre le cannabis, à lire, à méditer, à diffuser.

Le débat est à nouveau relancé, peut-être pour récompenser  le vote de plus de 2 millions de cannabiculteurs  ou d’usagers ou d’usagers revendeurs de cannabis.

Sous prétexte de liberté ou de guerre perdue contre la drogue, il est toujours possible  de manipuler les  plus influençables. La loi de 1970 n’est plus appliquée depuis longtemps ; en 2004 ; les consignes ministérielles ont  permis à tout le système répressif de pratiquer le simple avertissement pour tout usager de drogues et l’incitation aux soins. Se servir de l’argument d’emprisonnement des usagers est une grosse manipulation puisque moins de 100 usagers multirécidivistes sont incarcérés et presque tous  pour des faits antérieurs où la peine de prison avec sursis tombe ou l’aménagement de peine n’a pas été respecté.

Les brigades de lutte contre les stupéfiants sont les services les moins pourvus en effectifs et en équipements spécialisés, depuis plus de 20 ans !  La suppression de la police de proximité dans nos cités, depuis 15 ans  et l’avertissement plutôt que la sanction recommandé par notes ministérielles depuis 2004 pour le simple usage de cannabis, fait qu’il est ridicule de parler de résultats dans cette lutte ! L’application d’une sanction comme pour le défaut de port de ceinture de sécurité permet très rapidement de parler de résultat !

S’appuyer sur la  liberté de vendre et fumer du tabac n’est pas crédible ; ce produit est légalisé, vendu sous contrôle d état, mais cela n’empêche pas les mineurs d’y accéder ou la vente de tabac de contrebande. (1 cigarette sur 4 est vendue illégalement et surtout depuis l’instauration du paquet neutre).

En France 78 000 morts évitables par an liés aux maladies du fumeur (fumeur de tabac et/ou de cannabis). Aucun des « experts » prônant la légalisation ne dit que fumer du cannabis est plus cancérigène que le tabac ; alors que la mortalité et le nombre de malades  fumeurs augmentent chaque année !

Aucun ne dit que fumer du cannabis est aussi dangereux que l’abus d’alcool pour  la conduite des véhicules alors que l usage de tabac seulement ne modifie ni les réflexes ni le comportement des conducteurs.

On ne parle pas non plus des victimes « innocentes » des fumeurs de  cannabis en termes d accident de la route ou au travail. (www.association-marilou.org).

Ces 50 dernières années les politiques ont fait évoluer nos mœurs en réduisant la liberté de vente et de consommation d’alcool ou de tabac en utilisant la voie répressive. Donc libéraliser l’usage d une drogue supplémentaire, serait  en opposition à  ce principe de précaution.

Dans cette logique libertaire, pourquoi pas supprimer tous les contrôles de vitesse et ne compter que sur la sagesse des conducteurs !

Dire que la légalisation du cannabis est la meilleure solution est d’une naïveté grotesque et dangereuse dans un pays latin comme le notre car une liberté acquise ne se reprend pas.

Arguments  de propagande:  la légalisation de cannabis permet de neutraliser le trafic et génère des emplois et  des profits pour l’Etat.  faux !

Le trafic est solidement organisé en France, surtout dans les cités de toutes les villes et nous sommes devenu le Pays  le  plus gros consommateur d Europe. Vendre le cannabis légal taxé en officine avec accès aux adultes seulement sous prétexte de protéger les mineurs reste du domaine de l’utopie.

Le cannabis  » herbes ou résine ou cannabis synthétique ?  » vendu en officine sera moins puissant en THC que les variétés vendues sur le darknet ou dans les cités. sémilla. skunk. Spip… Les dealers de nos cités n’ont pas attendu la légalisation ; ils sont tous multicartes à présent en proposant tous les produits stupéfiants.  Le dealer  ne paie ni taxe ni charge donc il sera en concurrence, avec des  produits plus puissants, en quantité non limitée,  moins chers.

Une  officine comme le Coffee Shop en Hollande, interdit l’accès aux mineurs, et permet pour l’adulte l’achat avec limitation à détention de 5 grammes pour un usage privé … avec une carte de membre pour limiter l’accès à l’officine (interdit aux étrangers) et un  contrôle pour les usagers cannabiculteurs? Même si la consommation de cannabis est nettement moindre chez les jeunes hollandais, il faut prendre en considération le côté strict de l’éducation et la prévention précoce dans ce pays nordique, comme en Suède. La légalisation en Hollande n’a pas neutralisé le trafic des stupéfiants (plaque tournante la plus importante d’Europe depuis la dépénalisation) et la criminalité liée  à l’usage des drogues.

Dans notre Pays, les mineurs étant  les plus ciblés par l’offre illicite de cannabis, il faudra toujours autant de policiers et de gendarmes pour les protéger. Les dealers n’iront pas pointer davantage au chômage, le cannabis n’étant que le produit d’amorçage pour vendre le reste.  Il faudra plus de contrôles dans les cités pour limiter la vente  cannabis illicite et plus de dépistages car il y aura plus de conducteurs adultes  attirés par ce produit plus exotique que le tabac. Donc davantage de répression pour limiter l’accidentologie sur les routes et au travail.

Dans notre Société où faire fortune compte plus que l’intérêt général,  les startups cannabis comme aux USA  dans leurs nouvelles boutiques, avec toutes les variétés de cannabis ou les moyens d’en produire et avec plus de mille produits ou supports (dentifrice, shampooing, chewing gum, bière au cannabis, vêtements en fibre de chanvre cannabis, etc…) auront bientôt leurs boutiques en France. Les taxes seront insuffisantes pour prendre en charge les conséquences de cet usage dangereux pour la santé 10 à 20 ans plus tard comme nous l’avons vu pour le tabac. Ce seront encore les non fumeurs qui seront là pour payer !

Utile pour soigner :  faux !

On ne fait pas fumer de l’opium pour soulager la douleur des malades ; on  extrait, à des dosages bien précis certaines molécules de l’opium pour en fait la morphine, la codéine, la buprénorphine,… idem pour le cannabis qui a permis la fabrication de médicaments comme le sativex ou le marinol prescrits de façon très limitée à des malades atteints de sclérose en plaques par exemple . La fumée  d’opium ou du cannabis, entre autres méfaits,  est toxique pour les poumons jusqu’à preuve du contraire !

Si l’ont veut réduire efficacement et durablement  le problème  drogues en France qui gangrène  la vie dans nos cités et plus particulièrement la vie des jeunes, il faut remettre en place l’ilotage avec ses cinq missions tel qu’il avait été conçu initialement, avec une police de proximité au contact de la population, surtout partout où les dealers exploitent les cités.

Il faut simplifier la répression pour le simple usage de cannabis  avec  une amende à paiement immédiat proportionnelle à l’infraction. Il ne faut pas retirer le caractère délictuel de l’usage dès qu’il y a soupçons d’usage revente ; ce qui permet au policier, au gendarme et au magistrat de poursuivre les investigations pour lutter contre le trafic, mais aussi, quand il y a accident derrière cet usage (piéton imprudent sous effet, conducteur de 2 roues ou autres véhicules ou engins de travail).

En matière d’appréciation des conduites à risques, l’usage des drogues doit  être considéré  pas moins que le défaut de port de casque ou de ceinture de sécurité ou d’abus d’alcool,  et permettre une interpellation et une sanction immédiate.  Si il y a dépénalisation du simple usage pour le cannabis, produit psychotrope qui à faible dose  modifie durablement le comportement, il faudra  attendre l’accident ou des faits plus graves, pour permettre le dépistage et la sanction !

Pour sauver des vies, les pouvoirs publics sont de moins en moins tolérants vis-à-vis de l’usage d’alcool et du tabac. Nous savons que l’effet d’un simple  joint de cannabis associé à l’usage d’alcool au seuil de tolérance, multiplie par 14 le risque d’accident ; alors, dépénaliser ou légaliser l’usage du cannabis serait le plus mauvais signal dans l’évolution de nos mœurs alors que nous sommes devenus champion d’Europe pour cette pratique.

La majorité des parents, même ex-consommateurs, sont hostiles à une libéralisation de cet usage, surtout face aux difficultés scolaires et aux troubles de comportement de leurs ados « dits consommateurs festifs » qui ont généralement, sous cet effet,  une consommation d’alcool aussi « libérée » !

Jean-Paul BRUNEAU

Ex-policier formateur anti drogue – double DU en addictologie – président fondateur d’EDVO ayant accompagné plus de deux milles toxicomanes dans leur rétablissement en 29 ans de bénévolat.

www.edvo-addictions.fr

 

Cette paille inventée par des lycéennes vous sauvera des drogues versées par un violeur

Aujourd’hui, les viols lors de soirées étudiantes ou de rendez-vous amoureux, causés par des drogues dans les boissons sont encore monnaie courante. Beaucoup de jeunes femmes en sont victimes, au lycée ou à l’université. Pour contrer ce problème, trois lycéennes ont créé une paille qui permet de savoir s’il y a des substances dans son verre.

UNE PAILLE INTELLIGENTE 

Victoria RocaSusana CappelloCarolina Baigorri sont toutes les trois inscrites à l’école préparatoire Gulliver à Miami en Floride. C’est lors d’un cours d’entreprenariat que les trois jeunes filles ont décidé de créer une paille singulière, Smart Straws. Lorsque que celle-ci est placée dans une boisson, elle indique si son contenu est sans danger ou si il y a une drogue à l’intérieur. Cette idée leur a permis de gagner le Business Plan Challengedans la catégorie Lycée.

Les trois lycéennes à l’origine du projet.

 PRÉVENIR LES RISQUES DE VIOLS 

La paille a été mise au point pour réagir aux drogues du violeur les plus communément utilisées contre les femmes. Elle permet donc de détecter les drogues comme le Rohypnol, le GHB ou encore le spécial K. Si l’extrémité de la paille devient bleue alors de la drogue a été versée dans la boisson. Si le test ne révèle rien, la boisson peut être consommée car les pailles ne les contaminent pas. Les trois lycéennes souhaiteraient que leur paille soit également eco-friendly. Elles sont actuellement en train de faire une demande pour breveter leur produit, ce qui permettrait de le commercialiser et elles ont mis en place un crowdfunding afin de financer sa production.

Plusieurs tests ont été effectués avant de présenter la paille.

DES TAUX DE VIOLS TOUJOURS IMPORTANTS

Selon le bureau des statistiques de la justice, les viols qui sont orchestrés pendant des rendez-vous amoureux sont parmi les plus nombreux. La plupart des personnes touchées ont entre 16 et 24 ans. Ces actes sont souvent perpétrés sur les campus des universités, pendant des soirées de fraternité. La paille est un objet qui est facilement stockable et distribuable dans ce genre de lieux. Les cliniques de santé au sein des universités peuvent également en distribuer. Bien que ce concept ne résout pas les problèmes de viol, c’est une initiative qui pourrait aider à sensibiliser et permettre aux étudiantes de se protéger.

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Cocaïne, cannabis : un nouveau kit salivaire à disposition des gendarmes

Depuis mi-juillet, les gendarmes de Loire-Atlantique utilisent un tout nouveau kit salivaire lors de leurs contrôles routiers. Il permet d’éviter les prises de sang en cas de test positif aux stupéfiants.

Par Fabienne Béranger Publié le 06/08/2017

« Ce test salivaire remplace la prise de sang, et il permet en huit minutes seulement, d’établir si le conducteur a consommé du cannabis, mais encore de la cocaïne ou tout autre forme de drogue. » expliquent les gendarmes sur leur page Facebook.

Traces de cannabis, cocaïne mais aussi opiacées, amphétamines et méthamphétamines peuvent ainsi être détectés grâce à ce kit salivaire dernière génération. Les contrôles en sont facilités.

« Les enquêteurs ne sont plus obligés de quitter le terrain. il y a un gain de temps énorme, y compris pour la personne qui est contrôlée. Il y a également un gain d’ordre pécuniaire car les tests sont beaucoup moins onéreux qu’auparavant » explique  le capitaine Yves Mainguet, de l’escadron de sécurité routière de Loire-Atlantique.

Comme par le passé, les conducteurs ont le droit de refuser le prélèvement de leur salive. Mais leur permis de conduire est alors confisqué et ils repartent avec une convocation au tribunal.

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TOXICOMANIE : LA SOUFFRANCE DES PROCHES

04 AOÛT 2017 PAR MÉGANE VALÈRE 

Quand quelqu’un devient accro à la drogue, l’impact sur les autres membres de la famille est indéniable. Cela laisse parfois des cicatrices indélébiles sur les relations interpersonnelles. Témoignages de proches ébranlés par ce fléau.

Il n’y a pas que le corps qui souffre des effets de la dépendance à l’alcool, aux drogues ou aux médicaments. Il y a aussi les proches de la personne dépendante. En effet, qu’il s’agisse de notre conjoint, de notre famille, nos amis ou collègues, la dépendance aux drogues ou aux autres substances chimiques peut avoir des effets néfastes sur nos relations professionnelles et personnelles

Culpabilité

Essayer d’aider un toxicomane n’est pas si facile.

Dans certains cas, les personnes qui entourent un proche toxicomane ont le sentiment  qu’elles ont une part de responsabilité dans le développement de l’addiction et ressentent de la culpabilité. C’est le cas de Marie-Christine, 27 ans, dont le conjoint est dépendant depuis quelques années. « Au début de notre rencontre, je savais que mon conjoint se droguait car il ne me l’avait pas caché. Je lui ai dit tout ce que j’en pensais même s’il ne le faisait pas devant moi ni quand il venait me retrouver. Quand nous sommes allés vivre ensemble, je n’appréciais pas qu’il le fasse même en dehors. Malgré cela, je l’aimais beaucoup. C’est quelqu’un de bien », raconte-t-elle. Après quelque temps, elle commence à se remettre sérieusement en question dans la manière dont elle s’est comportée envers son conjoint. Elle constate qu’elle souffre autant que lui de cette dépendance. « Je me rends compte que le fait de lui en parler n’a rien changé. Je sais que j’aurais dû agir, faire plus. Je n’ai pas su comment lui venir en aide. C’est très lourd à gérer. »

Cette douleur, Kaliani R. la ressent aussi. Son fils, qu’elle appelle affectueusement Moune, se shoote à la drogue dure depuis trois ans. Elle estime que c’est de sa faute.

« Après la mort de mon époux, il était très affecté d’autant que nous nous sommes retrouvés seuls. Il sortait beaucoup et parfois, il ne rentrait pas. Je ne soupçonnais pas qu’il puisse se droguer, je voyais qu’il fréquentait des gens bizarres mais je ne l’en ai pas empêché, dit-elle tristement. En voulant être une bonne mère, j’ai tout fait de travers. Je ne voulais pas que mon fils me repousse si j’essayais de mettre de l’ordre dans sa vie. Je savais qu’il ne lui restait personne à part moi. J’ai manqué d’autorité et je le regrette. »

Épuisement

Tout comme Marie-Christine et Kaliani, Jenny porte ce fardeau émotionnel depuis quelques années. Essayer d’aider une personne qui souffre de dépendance n’est pas une mince affaire. La culpabilité l’a aussi rongée pendant un moment avant que l’épuisement ne la rattrape. «  Je m’occupe du fils de ma sœur depuis qu’il est tout petit et comme s’il était mon enfant. Sa mère est décédée d’un cancer et son père est parti refaire sa vie. La nouvelle qu’il fumait du gandia a eu l’effet d’une bombe sur la famille. Je me suis dit que quelque part, j’avais failli à ma responsabilité de veiller sur lui », regrette-t-elle. Peu à peu Jenny a sombré dans la dépression. « J’ai essayé par tous les moyens de l’aider à s’en sortir. Je me suis oubliée, j’ai mis mes projets de côté mais avec le temps, je me suis épuisée physiquement et psychologiquement », confie la tante.

Éclatement de la cellule familiale

La prise de drogues peut altérer le comportement

Le comportement et l’attitude de la personne qui est sous l’emprise de médicaments, de la drogue ou de l’alcool, peuvent nuire considérablement à la qualité de ses rapports avec autrui. Rajen ne reconnaissait pas son fils quand il était sous l’emprise des drogues car il était désagréable. Au début, il a tout fait pour venir en aide à son fils. Puis, il a fini par laisser tomber. Il raconte. « J’ai d’abord essayé de lui parler avant de l’emmener dans un centre. Après quelque temps, je devais presque l’y traîner de force. On se disputait de plus en plus. Notre famille ne voulait pas le rejeter, mais ce n’était pas si facile », souligne Rajen.

Les proches étaient las de sa façon d’agir. Il ne voulait pas se prendre en main. « Il ne voulait pas guérir de sa dépendance. Il lançait des paroles blessantes, il était agressif. Il volait, il mentait, il se comportait mal envers sa mère et ses sœurs. Un jour, je l’ai chassé de la maison. Je le regrette mais j’avais deux autres enfants qui étudiaient et qui avaient besoin d’une famille stable », explique ce père de famille.

Bien qu’elles comprennent les raisons de leur père, Anu et Diya ne l’acceptent pas. En colère contre leur père, elles finissent par  quitter le toit familial après quelques mois. Actuellement, elles sont en bons termes seulement avec leur mère et tentent de retrouver leur frère.

Rapprochement

Chez les Dookit, c’est tout le contraire qui s’est produit. Dans cette famille de quatre enfants, le malheur les a rendus plus solidaires. L’aîné raconte : « Notre petit frère s’est laissé tenter par ce fléau, il y a tout juste un an. Bien que nous étions tous en colère et déçus par lui, nous avons décidé de le sortir de cette impasse. Je dois dire que cela nous a vraiment rapprochés. Non seulement avec lui, mais aussi le reste de la famille. Notre petit frère avait beaucoup de volonté car sans cela, il serait peut-être encore dans la dépendance », précise-t-il. Pour ce grand frère, Il faut toujours garder espoir. « Il y a des familles qui essayent d’encadrer et d’aider un proche toxicomane. Le sevrage est long et difficile, mais il y a toujours un espoir. Il ne faut surtout pas abandonner mais continuer à entourer la personne malade. »


Témoignage

Adrien, 32 ans : «Ils souffrent par ma faute»

Adrien est conscient que sa dépendance aux drogues nuit à sa famille. Toutefois, c’est plus fort que lui. Il s’explique. «  Je n’aurais pas de cœur si je disais que je ne sais pas que mon attitude blesse profondément mes parents. Je n’ai rien contre eux. Je ne le fais pas pour les ennuyer ou même leur faire du mal. J’ai essayé plusieurs fois de m’en sortir. Cela fait trois fois que je replonge dans mon addiction. »

Pour éviter à sa famille de souffrir Adrien a quitté le toit familial. « Je suis parti de chez mes parents, il y a deux ans. Je vais les voir aussi souvent que possible, mais j’essaye de faire comme si j’allais bien. Je sais qu’ils souffrent par ma faute et je ne veux pas les faire souffrir davantage. Ils sont vieux. Je regrette tout cela. »

Imran Dhannoo, responsable du Centre Idrice Goomany : «Le système familial est perturbé»

Vivre avec un toxicomane: quelles sont les répercussions sur la famille ?
Un toxicomane est quelqu’un qui dépend physiquement et psychologiquement d’une substance. Le premier impact sur la famille quand elle découvre la dépendance d’un des membres de la famille, c’est le choc. Dans certains cas, les proches passent parfois dans une phase de déni, ils refusent d’accepter cette réalité. Il y a souvent aussi les étapes de la colère, de l’incompréhension et de l’angoisse. Certaines familles rejettent parfois la personne dépendante. Bien sûr, il y a aussi l’énorme souffrance émotionnelle des proches. Certains ressentent même de la honte vis-à- vis de la société. Ils se sentent stigmatisés et se recroquevillent sur eux-mêmes.

Ces proches ont eux aussi besoin de l’aide d’un professionnel ?
Oui, définitivement car le système de la famille est très perturbé voire déstabilisé. Les relations sont modifiées de façon négative et parfois, les proches ne savent pas comment réagir. Certains n’ont jamais vécu cette expérience.

Comment soutenir ces proches ?
Il faut les guider et les accompagner mais aussi les informer. Il ne faut pas oublier que la famille joue un rôle important dans le processus de sortie de la dépendance. Elle devra à son tour accompagner et soutenir le dépendant. Il y a plusieurs séances de rencontres et de face-à-face pour aborder ce sujet.

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