Yannick Moreau, député de la Vendée littorale et Secrétaire national « Les Républicains », s’inquiète d’une recommandation de la Fédération Française d’Addictologie, parue dans son rapport rendu public le 18 avril. Celle-ci préconise en effet « d‘autoriser la consommation de drogues dans les centres d’accueil pour toxicomanes ».

Particulièrement impliqué comme orateur du groupe Les Républicains lors des débats sur l’expérimentation des « salles de shoot », qui s’avère être une légalisation déguisée, le député dénonce « un nouveau recul de la santé publique, glissant un peu plus vers la dépénalisation de l’usage de stupéfiant ». Selon lui « une telle mesure serait tout simplement irresponsable et contre-productive ».

Pour le député « La réponse face à la toxicomanie n’est pas l’accompagnement dans l’enfer de la dépendance mais bien le soin. C’était le sens des amendements que j’ai défendus à l’Assemblée nationale pour soutenir les centres de désintoxication et de sevrage, une méthode qui a fait ses preuves ».

Le député rappelle que « selon les estimations pour l’année 2015 de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, 25% des accidents mortels sont liés à la consommation de stupéfiants. Alors que la semaine dernière nous apprenions une dramatique hausse du nombre des tués sur la route de +14%, la ligne Gouvernementale doit être extrêmement claire et ferme », pointant du doigt les propos irresponsables de Jean-Marie LE GUEN, Secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

A moins de 400 jours de la fin du mandat de la majorité socialiste, Yannick Moreau appelle le Gouvernement à ne pas céder aux sirènes des partisans de la dépénalisation de la consommation de drogues.

Selon Yannick Moreau « Cette surenchère idéologique permanente en période pré-électorale est aussi irresponsable qu’indécente ; irresponsable car le message d’une dépénalisation progressive de la consommation de drogue est catastrophique pour notre jeunesse et la santé publique. Indécente car l’énergie de nos dirigeants serait mieux employée à œuvrer pour le redressement des comptes publics, la libération du marché du travail et le retour de la croissance.

 

Fumer tue et tout le monde le sait maintenant. Toutefois, le tabac n’est pas le produit le plus dangereux. Les gros fumeurs de cannabis ne feraient pas de vieux os non plus et c’est précisément ce que révèle une nouvelle étude conduite sur plusieurs années par des chercheurs suédois, une étude qui risque de faire grincer quelques dents.

L’étude en question s’appuie sur le dossier médical de 50 000 hommes suédois et elle a été publié dans le American Journal of Psychiatry. Le texte complet est disponible à cette adresse mais il n’est pas gratuit et il coûte ainsi une trentaine de dollars.

L’étude a porté sur 50 000 hommes suédois

Cette université médicale est basée à Stockholm et il s’agit de l’un des plus gros centres de recherche médicale de l’Europe et du monde. Il profite en outre d’une solide réputation auprès de la communauté scientifique et il est réputé pour son sérieux et sa rigueur.

D’après cette étude, donc, le cannabis auraient de lourdes conséquences sur l’organisme des fumeurs. Ils seraient généralement en moins bonne santé et ils développeraient plus fréquemment des bronchites ou même des laryngites.

Difficile d’être surpris, bien sûr, mais ce n’est pas fini car ces scientifiques ont aussi pu déterminer en croisant les données médicales de ces 50 000 personnes que les personnes ayant commencé tôt avaient 40% plus de risques de mourir à 60 ans par rapport à des gens n’ayant jamais fumé ne serait-ce qu’un seul joint.

Alors bien sûr, tout est une question de proportion et les personnes les plus touchées sont celles qui ont consommé beaucoup de cannabis avant leur majorité.

Les gros fumeurs ayant commencé à l’adolescence auraient 40% plus de risques de mourir à 60 ans

Que veulent-ils dire par beaucoup ? Plus d’une cinquantaine de fois. En outre, l’étude indique aussi qu’il est très difficile de mesurer l’impact réel de la plante puisque les fumeurs de joints consomment généralement plus de cigarettes que les autres.

Pour ne rien arranger, une consommation excessive de cannabis peut aussi entrainer des troubles alimentaires et même entraîner des névroses ou des psychoses.

Pire, cela aurait en plus un impact sur l’intelligence des sujets et certaines personnes ont ainsi perdu pas moins de huit point de QI au fil des années.

En approfondissant leurs analyses, les chercheurs se sont aussi rendus compte que les personnes ayant commencé à fumer des joints avant 16 ans présentaient un cortex préfrontal sous-développé. Cette partie du cerveau est notamment responsable du jugement, de la raison et de la pensée complexe.

ÇA NOUS CONCERNE. Comment prévenir et guérir les addictions ?

Un site internet a été lancé pour aider les personnes accros à la drogue, l’alcool ou les jeux.

Conçu comme un « village des addictions », Addict’aide propose aux utilisateurs de nombreux liens vers des associations ou des structures prenant en charge les patients.

Dominique Deffis était l’invitée de LCI ce lundi. Après une dépression, son fils addict au cannabis, est devenu schizophrène ? Aujourd’hui, elle est membre de « La Luciole », une association de parents concernés par la toxicomanie

Voir la vidéo

La présidente de la région Ile-de-France l’avait promis durant sa campagne.

Aujourd’hui, elle cherche donc à mettre en œuvre les tests salivaires dans les lycées afin de dépister les élèves consommateurs de drogue.

Le Saint-Siège rejette fermement l’utilisation des drogues et la légalisation de l’usage de certaines d’entre elles. C’est ce qu’a rappelé Mgr Bernardito Auza, le représentant permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies à New York. Le diplomate était invité à s’exprimer le 21 avril 2016 au cours d’une session de l’assemblée générale de l’ONU consacrée au problème de la drogue dans le monde.

Mgr Auza a expliqué qu’on ne pourra réduire l’influence des drogues et l’addiction qu’elles provoquent en libéralisant l’utilisation de drogues douces.«Il est en revanche nécessaire de promouvoir une plus grande justice et d’œuvrer à l’éducation des jeunes, dans la transmission de valeurs qui permettent de bâtir la vie d’une société, et d’accompagner ceux qui sont en difficulté, leur donner un avenir», a souligné le diplomate. Pour le Saint-Siège, les tentatives, même limitées de légaliser les drogues « récréative » ne posent pas seulement des questions très discutables d’un point de vue législatif, mais sont un échec par rapport aux résultats escomptés. «Le Pape a rappelé que la lutte contre les drogues ne pouvait se gagner avec les drogues», a souligné Mgr Auza. «Les drogues sont un mal, et avec un mal on ne peut faire de compromis.»

«La drogue enferme» a poursuivi le diplomate du Saint-Siège. «En lui disant « non », il faut dire en même temps « oui » à la vie, à l’ouverture aux autres, à l’éducation et à la création d’emplois.» Mgr Auza a aussi rappelé l’importance cruciale de la famille dans la prévention, le traitement et la réintégration des personnes victimes de la drogue, précisant que quand une personne souffrait d’une addiction, c’est toute la famille qui en souffrait également. Si la drogue affecte une famille, c’est un mal qui touche toute la société civile. «Le fléau de la drogue existe par la demande d’individus en manque», a noté le représentant du Saint-Siège. «L’éducation des jeunes sur les dangers des abus de la drogue est ainsi essentielle pour lutter contre le marché même et la demande de ces substances.»

Mgr Auza a enfin plaidé pour que les personnes dépendantes de la drogue soient mieux assistées dans la société, que les services sociaux et de santé leur soient facilités. Il a enfin appelé à un renforcement de la coopération internationale pour lutter contre le problème du trafic international, afin de protéger tous les citoyens de ce fléau.

Source

Aspects médicaux Pr. Jean Costentin Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Le premier ministre, le ministre de la ville, la ministre du travail et la ministre de l’éducation nationale ont annoncé diverses mesures destinées à éteindre l’embrasement naissant de lycéens et d’étudiants qui manifestent contre un projet de modification du code du travail.

Depuis Mai 1968 et les manifestations contre le C.P.E., le « pouvoir » est tétanisé par les sursauts de la jeunesse. Aussi, il s’est empressé d’engager des concertations et de signer quelques chèques, tandis que le secrétaire d’état aux relations avec le parlement, J.-M. Le Guen, cerise sur ce gâteau, a ranimé la perspective d’une légalisation du cannabis.

Dans un récent billet (« Acte I »), j’ai analysé les raisons de l’inefficacité de la prohibition du cannabis, attestée par la consommation record des jeunes français en Europe. Cette analyse faisait apparaître, en creux, ce qu’il faudrait changer pour qu’elle fonctionne.

Dans cet « Acte II », j’aborde les conséquences sanitaires qu’aurait la légalisation de cette drogue requise par M. Le Guen.

Ses lointaines études médicales, n’ayant manifestement pas bénéficié d’une actualisation de ses connaissances quant aux méfaits sanitaires du cannabis et de son tétrahydrocannabinol (THC). Pour pallier cela, nous allons énumérer les données qu’il devrait connaitre, avant de jeter en pâture à l’opinion sa proposition irresponsable de légalisation.

Soulignons en préambule, que ce n’est pas lorsque les produits en circulation sont exceptionnellement dosés en THC (taux multipliés d’un facteur 5, au cours des 20 dernières années) ; que ce n’est quand se développent de nouvelles modalités d’administration de cette drogue, qui permettent une cession bien plus que décuplée du THC à l’organisme (vapoteur, nébuliseur et la pipe à eau, appréciée des plus jeunes encore malhabiles à rouler des « joints ») ; que ce n’est pas au moment où apparaissent sur le marché de très puissants cannabinoïdes de synthèse ; que ce n’est pas maintenant qu’on dispose des preuves des multiples méfaits physiques, psychiques et psychiatriques du cannabis et de son THC, qu’on doit laisser s’abattre les murailles de la prohibition, fissurées par les prolégalisateurs qui soufflent pour la septième fois dans leurs trompettes de Jéricho, afin de donner libre cours au tsunami cannabique.

Détaillons les principaux méfaits du cannabis :

1-Les goudrons produits par la combustion de la résine de cannabis sont 6 à 8 fois plus abondants que ceux produits par le seul tabac, de là ses effets cancérigènes, supérieurs à ceux du tabac, pour la sphère O.R.L. et pour l’appareil respiratoire;

2-Le THC (via les macrophages et certains lymphocytes) déprime l’immunité ; il diminue les défenses antimicrobiennes, ainsi que les capacités d’éradication des cellules devenues cancéreuses ;

3-La combustion de la résine de cannabis (haschich) accroit de 200°C la température de combustion de l’élément végétal, engendrant davantage d’oxyde de carbone (CO) que la combustion du seul tabac. Ce gaz, très toxique, trouble le transfert d’oxygène opéré par l’hémoglobine de nos globules rouges, depuis les poumons qui le captent jusqu’aux tissus qui le consomment. Cette combustion génère aussi 5 à 8 fois plus de goudrons cancérigènes que celle du tabac.

4-Le cannabis est reconnu comme la 3 ième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde.

5-Le cannabis est toxique pour les vaisseaux des membres inférieurs, déterminant des artérites (de telles artérites chez des sujets jeunes n’étaient jusqu’alors connues que chez ceux atteints d’une maladie génétique-la maladie de Léo-Buerger).

6-Le cannabis est à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux, chez des sujets jeunes ; pour éviter leur récidive les victimes doivent impérativement cesser leur consommation;

7-Le THC se concentre dans les testicules. Il réduit au long cours la sécrétion de l’hormone mâle – la testostérone – . Il s’ensuit : une diminution de la libido, une moindre densité des spermatozoïdes dans le liquide séminale et de son potentiel fécondant ; une régression, à un certain degré, des caractères sexuels masculins. De plus, il apparaît responsable d’un type particulier de cancer du testicule, qui s’est récemment développé, le germinome non séminome.

8-Le cannabis abrège la durée de la grossesse, engendrant un nouveau-né de plus petite taille et de plus petit poids que le ferait attendre cette seule prématurité. Il est observé un risque accru de mort subite inexpliquée du nourrisson. Il est constaté durant l’enfance un risque accru d’hyperactivité avec déficit de l’attention et, à l’adolescence, une plus vive appétence pour les drogues (dont l’explication neurobiologique est connue – cf. infra) ;

9-Le THC perturbe la phase de maturation cérébrale qui s’étend de 12 à 20 ans. C’est malencontreusement dans cette période que débute sa consommation. Il est alors à l’origine de connexions anormales entre les cellules nerveuses / neurones ; qui peuvent être à l’origine de troubles délirants et hallucinatoires ; manifestations caractéristiques de la schizophrénie. Dès 1853 l’aliéniste J.-J. Moreau (de Tours) consacrait un livre (« Du haschisch et de l’aliénation mentale ») aux relations entre le cannabis et ce que l’on appellera bien plus tard la schizophrénie. Dix pour cent des adolescents ayant commencé à consommer du cannabis entre 12 et 15 ans sont diagnostiqués schizophrènes à 18 ans (M.-L. Arsenault – Nouvelle Zélande). Chez les conscrits suédois de 1971 qui n’étaient pas schizophrènes à 18 ans, il a été constaté que ceux qui avaient fumé plus de 50 « joints » avant cet âge, présentaient un risque 3 de devenir schizophrène, multiplié par six, dans les dix années suivantes (S. Andreasson – Suède).

10-Le THC par ses effets sédatifs, enivrants, délirants, hallucinatoires, défocalisateurs de l’attention, perturbateurs de la mémoire à court terme (sans laquelle ne peut s’édifier une mémoire à long terme), par ses effets amotivationnels, par l’altération de la volonté (aboulie) est à l’origine d’importantes altérations de la cognition et des capacités éducatives. Son abus, au long cours, aboutit à une diminution importante et irréversible du quotient intellectuel (Q.I.), qu’une étude récente a estimé à 10 points. Alors que notre pays est de ceux qui consacrent le plus de moyens à l’éducation de ses jeunes, ceux-ci n’apparaissent qu’en 27ième position dans le classement international PISA des performances éducatives. Ce hiatus a été très justement interprété par madame V. Pécresse qui prévoit, dans les établissements d’enseignement secondaire d’Ile de France, de détecter les intoxications cannabiques.

11-Le THC, qui apaise l’anxiété de certains consommateurs, les incite à en user, puis bientôt à en abuser ; mais ses effets s’épuisent et l’anxiété réapparait, bien plus vive qu’elle n’était primitivement.

12-De la même façon, le THC peut être perçu par un sujet dépressif comme antidépresseur, ce qui l’incite à en user puis bientôt à en abuser. L’effet qu’il en attend s’épuise et sa dépression réapparaît bien plus intense qu’elle était avant l’usage de la drogue. Cette situation comporte, en embuscade, des tentations et des tentatives de suicide, dont certaines hélas aboutissent. Le cannabis est un des facteurs qui rend compte de l’accroissement de la suicidalité de nos adolescents qui a été constaté au cours des dernières décennies.

13-Le THC, dans une étude déjà ancienne, s’avérait responsable, sur une seule année, de 300 morts sur les routes de France. Cette étude (Stupéfiants et Accidents Mortels de la route), montrait aussi que l’association de l’alcool au cannabis multipliait d’un facteur 14 le risque d’accident mortel de la route. Maintenant que cette détection est devenue systématique, la rubrique des faits divers relate de façon quasi hebdomadaire les drames de la route sous l’empire du cannabis

14- L’ivresse et les effets désinhibiteurs du THC, recrutent des comportements dangereux, agressifs, des rixes, des relations sexuelles, sans contraception, non consenties, non protégées des maladies sexuellement transmissibles (dont le SIDA).

15- Les dénégations de ceux qui réfutaient l’incitation à l’abus d’autres drogues suscité par l’usage du cannabis, « l’escalade », sont tellement démenties qu’ils ont dû trouver un autre terme pour ne pas se déjuger ; de là le terme polytoxicomanies pour désigner cette situation devenue si commune. Elle concerne désormais dans notre pays plus de 250.000 victimes d’une dépendance aux morphiniques (héroïne en tête) ; avec plus de 170.000 d’entre eux pris en charge, pour un coût très élevé, par les traitements de substitution à l’héroïne (Subutex© et méthadone), par ailleurs très largement détournés ; ce qui recrute de nouveaux sujets dépendants aux morphiniques.

16- Ajoutons deux études récentes, pour la réflexion du docteur Le Guen. L’une établit que l’administration de THC à des rats, de façon très antérieure à leur accouplement, modifie chez les ratons issus de leur croisement, leur système glutamatergique, impliqué dans l’appétence pour les drogues (Watson et coll. 2015). Paraphrasant la Bible, les parents ont consommé du cannabis (les « raisins verts ») et leurs enfants en ont eu leur système de récompense modifié (les « dents agacées »). L’autre étude montre que les fœtus de femmes enceintes qui consommaient du cannabis et qui ont avorté lors de la vingtième semaine, présentaient une diminution des récepteurs D2 de la dopamine, dans une structure de leur système de récompense (le noyau accumbens), pouvant expliquer à l’âge adulte leur appétence accrue pour les drogues.

17- De toutes les drogues le cannabis, par son THC, est la seule à se stocker très durablement dans l’organisme, sur des jours et même des semaines. Ce n’est pas une « drogue douce », c’est une drogue lente. Si, comme le tabac, le cannabis ne donne pas lieu à des overdoses mortelles, il est, en cas d’abus chronique, plus toxique que le tabac ; ce tabac dont la licéité a permis qu’il soit la première cause de mort évitable (78.000 morts annuellement en France, soit 213 chaque jour). Ceux qui militent pour la légalisation du cannabis, permettraient que sa consommation s’envole vers celle de l’alcool (4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants, 49.000 morts) et même vers celle du tabac (13 millions de fumeurs, ses 78.000 morts et ses multiples estropiés).

Si ceux qui prônent la légalisation du cannabis, en persistant dans leur folle entreprise, finissaient par convaincre des politiques irresponsables de légaliser cette drogue, ils ne pourraient plus prétendre que les conséquences étaient inattendues. Ils savent maintenant à quoi ils exposent les victimes de leur démagogie idéologique. Ils devraient assumer, devant les victimes, leurs familles, leurs collègues, leurs concitoyens, les tribunaux peut-être et devant l’histoire leur responsabilité.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine estime, vendredi que la légalisation du cannabis en France ne permettrait pas de faire baisser la consommation chez les jeunes.
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a affirmé vendredi que la légalisation du cannabis, piste envisagée par son collègue du gouvernement Jean-Marie Le Guen, ne permettra pas de « réduire la consommation des jeunes de ce produit mauvais pour leur santé ».

« Contrairement à ce qu’on imaginait il y a quelques années, le cannabis est néfaste pour la santé », a déclaré Marisol Touraine sur Radio Classique et Paris Première.

« Les risques pour la santé sont là et c’est à partir de là que nous devons raisonner », a-t-elle ajouté. La ministre a affirmé qu’il y avait en France « trop de jeunes qui consomment du cannabis (…) un produit qui est mauvais pour leur santé ».

Source

 

59% des Français se disent opposés à une légalisation du cannabis, selon un sondage Elabe pour le site d’information Atlantico.

L’enquête réalisée sur internet les 12 et 13 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Ce sondage fait écho aux propos du député socialiste Jean-Marie Le Guen qui avait souhaité sur BFMTV que le PS « ouvre un débat sur la prohibition » du cannabis.

58% des sympathisants PS contre la légalisation du cannabis

 Le pourcentage d’opposants à la légalisation du cannabis augmente avec l’âge. Parmi les personnes sondées, les 18-24 ans y sont opposés à 50%, les 25-34 ans à 54%, les 35-49 ans à 56%, les 50-64 ans à 57% et les 65 ans et plus à 71%. En ce qui concerne les bords politiques, les sympathisants de gauche sont très légèrement majoritairement pour une légalisation de cette substance (51%), notamment parmi ceux d’Europe Écologie-Les Verts (64%) et du Front de Gauche (63%). Du côté du Parti socialiste, ils sont cependant contre à 58%. A droite et au centre, 64% des sondés se disent opposés à légalisation du cannabis. Les sympathisants des Républicains sont les plus nombreux à y être défavorables (68%), devant ceux du Front National (62%), de l’UDI (62%) et du Modem (52%).

………………….

Source

 

Pourquoi la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas

Pr. J. Costentin

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Pourquoi donc la prohibition

Ne remplit-elle pas sa fonction ?

Veuillez remarquer tout d’abord

Que ceux-là même qui le déplorent

Se trouvent parmi les tous premiers

à avoir ruiné ses effets

 

Arguant que la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas en France, le secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement, J.-M. Leguen, relativisant ses méfaits sanitaires (ce qui est malencontreux s’agissant d’un médecin), prône la légalisation de cette drogue. En politicien roué il assortit évidemment sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le citoyen réprobateur, « le bigot de la prohibition » selon ses termes. C’est à sa déclaration qu’un tel bigot répond ici.

On peut constater avec lui que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les français de devenir, parmi les 28 états membres de l’Union européenne, les recordmans de consommation de cette drogue. Mais ensuite l’analyse des « bigots de la prohibition » s’oppose à la sienne. Ils estiment qu’avant d’envisager de renoncer à cette prohibition il est urgent de déterminer pourquoi, et par la faute de qui, cette prohibition ne fonctionne pas ; on saura alors ce qu’il faut faire pour quelle fonctionne.

Remarquons tout d’abord qu’en matière de toxicomanies, outre le cannabis, les français entretiennent des rapports singuliers avec les drogues, battant d’autres records de consommation ; ainsi pour le tabac (13 millions de fumeurs) et pour l’alcool (4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants ; deux drogues dont le statut licite n’a pas empêché ces records. Records aussi pour le détournement des produits de substitution aux opiacés (codéine, Subutex, méthadone…), pour l’héroïne (250.000 morphino-dépendants), pour l’usage / l’abus des hypnotiques, ou encore des benzodiazépines….Cette propension nationale aux abus justifie les contraintes visant à les contenir.

La loi de prohibition du cannabis est largement méconnue des adolescents. Elle l’est aussi de leurs parents, hormis après qu’ils soient allés chercher au commissariat leur rejeton, pris en flagrant délit de consommation, d’achat ou de vente d’herbe (marijuana) ou de résine (haschisch) de cannabis.

Cette loi est méconnue des adolescents parce qu’elle n’est pas enseignée (excepté lors des rares interventions de la gendarmerie dans les collèges et lycées) ; qu’elle n’est pas rappelée par les médias qui majoritairement (dans le sillage entre autres de « Libération » qui en 1976 lança « l’appel du 18 joints » ou du « Monde ») militent impudemment, impunément et imprudemment pour le cannabis pour tous.

Cette loi est incomprise, à défaut d’être expliquée et plus encore justifiée à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; expliquant pourquoi le cannabis est délétère tant pour la santé physique que psychique ; ces aspects sur lesquels on a désormais tant à dire. A défaut de cet argumentaire la loi apparait tel un oukase de « papys grognons », conçu pour « emmerbéter les mômes ». On voit croître le nombre des parents qui l’ignorent, qui y contreviennent eux-mêmes et qui se mettent ainsi hors-jeu pour en faire la pédagogie.

Les enseignants, qui voient leurs efforts ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves et les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pasformés pour en parler.

Dans mes actions pour mettre en garde vis-à-vis du cannabis et décrire ses méfaits, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maitres (IUFM) de mon académie. Cette

obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes parait délibérée. A aucun moment on ne s’enquiert de la consommation éventuelle de drogues de ces apprentis éducateurs.

Instituer au cours d’une visite médicale de recrutement, la recherche de drogues dans l’urine des candidats éclairerait sur ce point. « Vous n’y pensez pas », fut-il répondu à ma suggestion, comme si elle était totalement incongrue. Pourtant,-il semble évident de ne pas confier à des toxicomanes le soin d’enseigner à nos jeunes et de leur parler des drogues et des toxicomanies.

Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte quelques cent mille dealers de cannabis, que ne les a-t-on prévenus beaucoup plus tôt ?

Nos jeunes sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées : L. Jospin dans la campagne présidentielle d’il y a 16 ans ; récemment de membres du gouvernement : C. Duflot, V. Peillon, J.-M. Baylet, J.-M. Leguen ; un ancien ministre de l’intérieur D. Vaillant ; Le groupe Europe Ecologie les Verts du Sénat déposant un projet de loi visant à la légalisation du cannabis, (E. Benbassa), ou à l’assemblée nationale d’une députée (Y. Le dain). On est donc aux antipodes d’une dissuasion systématique….

La mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (MILDT) ; a eu pour directrice N. Maestracci, puis pour directeur D. Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs. Ils mobilisèrent pour banaliser cette drogue quelque supplétifs obligés (B. Roques et son fallacieux rapport, J.-P. Tassin, W. Lowenstein…..).

Ces directions de la MILDT ont même poussé leur activisme jusqu‘à entraver l’action des préventeurs (dont j’étais) qui intervenaient bénévolement, dans les lycées et collèges, pour décrire les méfaits du cannabis. Leur opposition à nos actions nous a fait revisiter leur acronyme, devenu Mission Interministérielle de Lutte contre les Détracteurs des Toxicomanies.

Quand, à un prix exorbitant, la MILDT, dirigée alors par E. Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant la drogue, clip abscons pour les esprits embrumés de cannabis, il se trouvait, dans les jours suivants, une chaîne de TV pour présenter une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans faire allusion au moindre de ses méfaits.

Qui peut, dans un tel contexte, s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. C’est le contraire qui étonnerait. La pandémie cannabique, en France, est le résultat de manipulations  délibérées, entretenues, périodiquement ranimées ; la déclaration de J.-M. Le Guen en étant le plus récent avatar.

Cette situation n’est pas irréversible, si l’on veut bien se référer à l’exemple Suédois, curieusement très peu cité et partant ignoré. Il devrait pourtant inspirer, de toute urgence, nos politiques publiques. Dans les années 1970 le cannabis (pourtant bien moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse Suédoise. Il a été montré alors (S. Andreasson, 1983) ses relations avec la survenue de la schizophrénie. La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède, elle, a fait respecter, l’accompagnant d’une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats, sur les méfaits des drogues.

Aujourd’hui la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne. « Où il y a une volonté il y a un chemin » (en l’occurrence les résultats suédois), mais où prévalent la méconnaissance, la négligence, l’indifférence, les biais, l’enfumage, la complaisance, on aboutit au calamiteux record français.

Les raisons invoquées par les jeunes qui ne consomment pas de cannabis tiennent pour 60% d’entre eux à la toxicité de cette drogue et pour 40% à l’interdiction du produit. Autoriser cette drogue, fera croire à ces premiers que ce n’est pas toxique et lèvera l’interdit qui retenait les autres.

N’en déplaise à M. Menucci (député Marseillais), les vingt malfrats qui tombent annuellement, sous les balles de kalachnikov tirées par leurs concurrents sur le marché de la drogue, pèsent bien peu comparés aux dizaines de milliers de victimes du cannabis (accidents routiers et professionnels, suicides, surdoses, toxicité cardio-vasculaire, cancers, rixes….) et toutes les situations de déchéance sociale qu’il recrute. Voilà encore un exemple typique d’argument fallacieux mais récurrent.

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ne nous y trompons pas, ceux qui aujourd’hui requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Il est vrai qu’ils ont plébiscité les « salles de shoots » destinées à accueillir les multiples victimes de leurs choix irresponsables.

Réponse à la légalisation du cannabis proposée par J.-M. Le Guen, Acte II

Publié par : cnpert | 14 avril 2016

Cannabis et grossesse : les futurs nourrissons trinquent

En France, les femmes enceintes sont de plus en plus nombreuses à fumer du cannabis.  Or au cours de la grossesse cette substance psychotrope exposerait les enfants à naître à de nombreuses complications comme un faible poids de naissance. Une fragilité nécessitant des soins intensifs au cours des premiers jours de vie. 

 Les conséquences du cannabis chez la femme enceinte et l’enfant à naître ont fait l’objet d’une méta-analyse menée par une équipe de scientifiques américains.
L’équipe du Dr Cara Christ duDepartment of Health Services de Phoenix dans l’Arizona s’est intéressée à 24 études réalisées sur ce sujet.

Les données concernant une éventuelle anémie de la future mère, un faible poids de naissance, la taille du nouveau-né, les besoins de soins intensifs, la circonférence crânienne ont été collectées dans l’ensemble des études.

Les femmes adeptes du cannabis pendant leurs grossesses présentaient 36% de risque en plus de souffrir d’une anémie. Quant aux nouveau-nés intoxiqués par la substance pendant leur vie fœtale, ils étaient exposés à un faible poids de naissance.

Les scientifiques tiennent à nuancer leurs résultats. « Il s’agit d’études observationnelles qui ne nous permettent pas de tirer des conclusions définitives sur le sujet. Toutefois, les données dont nous disposons montrent clairement que l’exposition in-utéro au cannabis est délétère ».

Manuel Valls revient enfin sur la proposition de Jean-Marie Le Guen, qui a relancé le débat de la légalisation du cannabis lundi.

Le Premier ministre explique que la position du secrétaire d’Etat est « personnelle. » « J’ai la conviction, comme le président de la République, que toute société doit savoir fixer des interdits. Je crois que la consommation du cannabis, parce qu’elle a un impact sur la santé publique, doit en rester un« , a souligné Manuel Valls.

Source

Au cœur de cette étude italienne, un récepteur cannabinoïde, appelé « CB2, » qui en fait, contribue aussi à réguler la production de sperme. Les chercheurs montrent ici que l’exposition au cannabis peut affecter la chromatine du sperme et avoir un impact sur la fertilité, le développement de l’embryon et la santé des enfants. En décryptant le processus en cause, dans le FASEB Journal (Revue de la Federation of American Societies for Experimental Biology), cette équipe apporte non seulement des preuves supplémentaires du rôle perturbateur du cannabis sur la fertilité des hommes, mais suggère aussi une nouvelle stratégie thérapeutique pour le traitement de l’infertilité masculine.

On sait que les effets pharmacologiques du cannabidiol, l’un des composés actifs du cannabis, sont médiés par des récepteurs cannabinoïdes de type I et II (CB1 et CB2), fortement exprimés dans l’hippocampe et d’autres zones du système nerveux central (SNC). On ne savait pas, avant cette étude que les cannabinoïdes pouvaient avoir un impact sur la spermatogenèse.

Avec l’objectif de développer de nouveaux traitements contre l’infertilité masculine, dont la prévalence est tout de même estimée à près de 15% des couples, les chercheurs de l’Université de Rome ont mené une étude sur 3 groupes de souris soumis à différents traitements sur 14 à 21 jours :

–         Traitement par activateur spécifique du récepteur CB2.

–         Traitement par inhibiteur spécifique du récepteur CB2.

–         Placebo.

Le groupe traité avec l’activateur CB2 présente une accélération de la spermatogenèse, tandis que le groupe traité avec l’inhibiteur montre un processus très ralenti. Ce qui suggère la nécessité d’un équilibre l’activation du CB2 pour un bon déroulement de la spermatogenèse. Or, il serait possible de réguler cet équilibre, via un agoniste des cannabinoïdes…

Bref l’étude montre que le déséquilibre de cette voie cannabinoïde via l’usage de cannabis peut en effet réduire la fertilité chez l’homme, mais suggère une nouvelle piste prometteuse pour la traiter.

Source: The FASEB Journal April 2016 doi:10.1096/fj.15-279034 Type 2 cannabinoid receptor contributes to the physiological regulation of spermatogenesis

 

Paris, le vendredi 8 avril 2016 – L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de publier une étude sur les « infractions à la législation sur les stupéfiants » (ILS). Bien que s’intéressant tout à la fois aux infractions pour « usage simple », « usage revente », «trafic local » et « trafic international », ce rapport permet cependant de voir confirmées certaines tendances concernant la consommation de drogues dans notre pays.

Explosion du cannabis, reprise à la hausse de l’héroïne, progression de la cocaïne

L’explosion du cannabis est ainsi rappelée : le nombre « d’affaires d’usage simple liées au cannabis » a été « multiplié par deux entre 1990 et 1995 ». Néanmoins, un ralentissement apparaît depuis quelques années. Les interpellations concernant l’héroïne connaissent pour leur part une courbe inverse : après avoir connu une forte baisse dans les années 90, le nombre d’affaires liées à ce produit « repart (…) à la hausse depuis le début des années 2000 ». La cocaïne est pour sa part également de plus en plus fréquemment retrouvée dans les affaires d’usage simple : on comptait 1 700 affaires à la fin des années 2000, contre moins de 400 au début des années 1990. Néanmoins, plus souvent consommée dans la sphère privée que le cannabis et l’héroïne qu’il n’est pas rare de repérer sur la voie publique, la cocaïne est plus fréquemment retrouvée dans les affaires de trafic. Autre indice concernant la consommation, mis en évidence par l’analyse des affaires d’usage simple, les drogues de synthèse, même si elles restent marginales, « ont néanmoins connu une expansion au début des années 2000 » : elles ont été retrouvées dans 900 affaires en 2000 contre quelques dizaines au début des années 90. On retiendra par ailleurs que les consommateurs interpellés sont majoritairement des hommes (93 % des cas), ce qui s’explique sans doute par une plus grande fréquence de consommation, mais probablement également par des habitudes différentes (les femmes sont sans doute moins enclines à un usage sur la voie publique). Le rapport indique encore que 15 % des interpellés pour usage simple sont mineurs.

La lutte contre les trafics pas forcément dopée

D’une manière générale, entre 1990 et 2010 « le nombre d’affaires liées à une infraction à la législation sur les stupéfiants a été multiplié par près de six ». Cette progression est le reflet non seulement de la progression de la consommation, mais aussi de la «mobilisation des services de polices ». Doit-on donc se féliciter et y voir une lutte plus efficace contre la drogue ? Pas si sûr. En réalité, l’augmentation constatée est en grande partie liée aux interpellations pour usage simple. « La répression du trafic est devenue très compliquée car elle nécessite des enquêtes longues, internationales, avec des moyens technologiques comme les écoutes qui sont difficiles à mettre en place » observe Christophe Rouget, du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, cité par la Croix.

Des peines rarement prononcées, mais un traitement chronophage

Face à cette situation, les spécialistes seraient-ils favorables à une dépénalisation de la consommation du cannabis (retrouvé dans neuf affaires d’usage simple sur dix), ce qui permettrait éventuellement de se concentrer davantage sur la lutte contre le trafic, alors que le traitement des affaires d’usage simple est très « chronophage » ? Christophe Rouget n’est pas favorable à une complète légalisation, mais serait favorable à une «contraventionnalisation » pour des raisons pratiques. « C’est une question de pragmatisme : il serait beaucoup plus efficace vis-à-vis du consommateur, comme pour le policier, de faire payer une grosse amende tout de suite, plutôt que de renvoyer à un hypothétique procès ». De son côté, interrogé par le Parisien, le chef de l’ONDRP, Christophe Soullez abonde lui aussi dans ce sens. Soulignons cependant que si l’usage illicite est en théorie passible d’un an de prison et de 3 700 euros d’amende, les peines d’emprisonnement sont rarement prononcées. « La loi prévoit également une alternative aux poursuites et précise que la prise en charge sanitaire et sociale doit prévaloir sur la sanction pénale. Ces dispositions ont été renforcées par la mise en œuvre successive de différentes circulaires visant à privilégier l’injonction de soins ou les mesures alternatives mais également à graduer la réponse pénale au regard de la situation individuelle de l’usager » rappelle le rapport.

Aurélie Haroche 

Source

Cliquez sur la photo pour écouter le député sur RTL

16-04-04 Ph GoujonAprès un énième règlement de compte lié au trafic de marijuana qui a fait trois morts à Marseille samedi 2 avril et un ce lundi 4 avril, le député socialiste de Marseille Patrick Mennucci a réclamé la légalisation du cannabis. Une proposition à laquelle Philippe Goujon est complètement opposé. Pour le député-maire Les Républicains du XVe arrondissement de Paris, légaliser n’aidera pas à endiguer le commerce. Il est clairement opposé à l’ouverture de ce débat : « C’est complètement illusoire de penser dans ce sens, nous avons 6 millions de consommateurs en France! »

Le parlementaire préfère pointer les défaillances des services concernés : « Ce n’est pas parce que la Police et la Justice sont en échec à Marseille qu »il faut faire et dire n’importe quoi ! » Pour lui, prévention et interdiction vont de paire : « Si nous avons pu contenir le trafic en France c’est parce que notre pays est basé sur l’interdiction, c’est l’élément principal de la prévention. »

Ce n’est pas parce que la Police et la Justice sont en échec à Marseille qu’il faut faire et dire n’importe quoi ! Philippe Goujon

La France est pourtant le plus gros consommateur d’Europe. « Si nous enlevons aux mafias la résine de cannabis, elles s’attaqueront à d’autres drogues plus dures encore comme la cocaïne ou l’héroïne » croit savoir Philippe Goujon. Pour appuyer son propos, le député-maire donne un exemple : « les cigarettes sont en vente libre et pourtant il existe un commerce parallèle. » « L’interdit est indispensable » reprend t-il, fustigeant au passage la promesse électorale du Premier ministre canadien Justin Trudeau de légaliser le cannabis au cours de son premier mandat, « il fait fausse route » conclut l’édile.

Votre avis

Pour mieux lutter contre les trafics, faut-il légaliser le cannabis ?

Oui : 28%   –     Non : 68%

Ne se prononce pas : 4%

Nombre de votes : 5690

Publié par : cnpert | 3 avril 2016

Coup d’arrêt au trafic de cannabis dans les lycées

Vague d’interpellation chez les trafiquants de cannabis. Huit suspects, âgés de 17 à 25 ans, ont été déférés vendredi au palais de justice de Versailles. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à un réseau de revente de résine de cannabis dans plusieurs lycées des Yvelines, à Villiers-Saint-Frédéric, Trappes, Montigny-le-Bretonneux et Guyancourt, entre novembre et mars derniers.

Prévu vendredi, le procès en comparution immédiate des quatre principaux animateurs du trafic, âgés de 18 à 20 ans, a été renvoyé au 28 avril prochain. Un seul d’entre eux a été incarcéré dans l’attente de ce procès. Les quatre autres suspects ont été convoqués devant la justice à une date ultérieure.

L’affaire avait commencé il y a environ six mois, lorsque des parents d’élèves du lycée Viollet Le Duc de Villiers-Saint-Frédéric ont alerté le proviseur de l’existence de ce trafic. A partir du mois d’octobre, les gendarmes de la brigade de recherche de Rambouillet ont placé trois hommes sous surveillance après avoir découvert qu’ils fournissaient une vingtaine de petits revendeurs. Grâce à leurs filatures et aux écoutes téléphoniques, les militaires se sont rendu compte qu’ils ravitaillaient leurs clients une fois par semaine, à domicile et dans des lycées proches de chez eux.

Mercredi dernier, les gendarmes sont passés à l’action, interpellant les huit suspects à Jouars-Pontchartrain, Villiers-Saint-Frédéric et Trappes. Au total, quarante militaires, assistés de chiens renifleurs, ont pris part aux opérations.

Loin de l’image des petits caïds de cité, ces dealeurs présumés vivent en famille, dans des zones pavillonnaires. « Certains travaillent comme intérimaire, cariste ou sont encore étudiants ou lycéens et ne vivent pas la grande vie. Leur trafic servait surtout à arrondir leur fin de mois » précise une source proche de l’enquête. Durant les perquisitions, les forces de l’ordre ont mis la main sur du cannabis, des petits sachets de conditionnement, des sommes de 100 à 200 €, des couteaux portant des traces de résines, des balances de précision et un carnet de compte.

En plus des huit personnes interpellées, une vingtaine de clients ont été entendus. Lors des auditions, seul un suspect a reconnu les faits.

Source

Older Posts »

Catégories

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 145 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :