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C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Alcool, tabac, drogue : le top des professions qui en consomment le plus

La consommation d’alcool, de tabac ou de drogue varie selon les milieux professionnels, d’après le dernier baromètre de Santé publique France. On vous dévoile la liste des corps de métiers où la consommation de ces substances est la plus élevée.

Le 4 mai, Santé publique France a publié son dernier baromètre portant sur la consommation de substances psychoactives en milieu professionnel. Cette nouvelle enquête a analysé les données de 25.000 adultes âgés de 18 à 75 ans. Ces derniers ont été interrogés en 2017 sur leur consommation de drogues licites et illicites.

D’après les résultats de Santé publique France, la prise d’alcool, de tabac ou de cannabis varie selon les activités professionnelles. « Nos résultats révèlent des disparités entre secteurs d’activité, mettant ainsi en lumière les risques accrus au sein de certains secteurs en vue d’une éventuelle prévention ciblée », a souligné Viêt Nguyen-Than, responsable de l’unité addictions à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé de Santé publique France, à nos confrères de Top Santé.

Tabac : quelles sont les professions en consomment le plus ?

La consommation de tabac est par exemple plus élevée chez les hommes travaillant dans les secteurs de la construction, de l’hébergement, de la restauration et de l’immobilier. Les femmes occupant des emplois dans la restauration et l’hébergement consomment également plus de tabac que la moyenne. « L’analyse selon les catégories socioprofessionnelles montre que, chez les hommes comme chez les femmes, la proportion de fumeurs quotidiens est moins élevée parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures et plus élevée parmi les ouvriers », ont souligné les chercheurs.

Quels sont les secteurs qui consomment le plus d’alcool ?

Dans leur recherche, les scientifiques ont indiqué que « parmi les personnes en emploi, 11,7 % des hommes et 9,1 % des femmes déclarent que la consommation d’alcool au travail fait partie de la culture de leur milieu professionnel« . Ces proportions sont plus importantes dans les milieux de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche, de la construction, de l’hébergement et de la restauration. Les activités professionnelles liées aux arts, aux spectacles et aux activités récréatives ont également une consommation importante d’alcool. Ces données concernent aussi bien les hommes que les femmes.

Les chercheurs ont constaté que les professionnels travaillant dans l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale ont une consommation d’alcool moins élevée que la moyenne« La majorité des personnes en emploi ont affirmé ne jamais consommer d’alcool au déjeuner les jours de travail », ont précisé les auteurs de l’enquête, avant d’ajouter que « respectivement 22,3 % des hommes et 6,8 % des femmes en consomment au moins une fois par mois. »

Cannabis : quelles sont les professions les plus concernées ?

En 2017, 44,8 % des Français âgés de 18 à 64 ans ont déclaré avoir déjà consommé du cannabis selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Dans son dernier rapport, Santé publique France a observé que la proportion d’expérimentateurs masculins de cannabis est plus importante dans les milieux de l‘hébergement, de la restauration, des arts, du spectacle et des activités récréatives« Parmi les femmes en emploi, la proportion d’expérimentatrices de cannabis est supérieure à la moyenne dans les secteurs de l’information et communication, des activités spécialisées, scientifiques et techniques, des arts, des spectacles ainsi que des activités récréatives », ont complété les chercheurs.

Alcool, tabac, drogue : des disparités selon les métiers

« Cette étude met en évidence des disparités d’usages de substances psychoactives parmi les actifs occupés et quelques tendances sont observées. Les différents indicateurs suggèrent des niveaux d’usage plus élevés que la moyenne dans le secteur de l’hébergement et restauration pour pratiquement tous les produits (hors alcool quotidien), chez les hommes comme chez les femmes », peut-on lire dans le document de Santé publique France.

Selon les produits, certains secteurs d’activités ont cependant des niveaux de consommation inférieurs à la moyenne. C’est notamment le cas de l’administration publique, des activités scientifiques et techniques ainsi que de l’enseignement avec la consommation de tabac.

Source

Le cannabis récréatif met la Macronie en pétard

Alors que des Marcheurs envisagent la légalisation du cannabis récréatif, l’exécutif se montre réticent et la division gagne le gouvernement.

Un manifestant pro-légalisation en 2018 brandissant une banderole
Un manifestant pro-légalisation en 2018 brandissant une banderole « Macron paye ton joint »

POLITIQUE – Si Gérald Darmanin estime que le cannabis “c’est de la merde”, la politique française en la matière relève clairement de l’échec. Malgré une législation répressive, la France demeure le pays où la consommation est la plus élevée d’Europe et où les dégâts causés par les trafics ne cessent de s’aggraver. Sans compter le fait que les substances consommées échappent à tout contrôle, avec tous les risques sanitaires que cet angle mort comprend.  

Partant de ce constat, une mission d’information sur “la réglementation et impact des différents usages du cannabis” a été lancée à l’Assemblée nationale en novembre dernier. Présidée par le député LR Robin Reda et réunissant des élus de sensibilités différentes, celle-ci rend son rapport ce mercredi 5 mai. Parmi ses membres, plusieurs députés LREM penchent clairement pour la légalisation. À l’image des élus macronistes Jean-Baptiste Moreau, Ludovic Mendes ou encore Caroline Janvier. Rapporteure du volet “récréatif” de cette mission, cette dernière, députée du Loiret, se dit même “convaincue” que la substance sera, un jour ou l’autre, légale en France.  

N’y cherchez pas une forme de fracture Ambroise Méjean, délégué général des « Jeunes avec Macron »

Elle n’est pas la seule au sein du parti présidentiel à pencher du côté de la légalisation. Dimanche 25 avril, les Jeunes avec Macron ont publié dans le JDD une tribune en faveur d’une autorisation encadrée du cannabis… le jour où le ministre de l’Intérieur déclarait la guerre à cette substance dans ce même journal.

“Il ne faut pas croire qu’on fait un coup politique, on travaille sur le sujet depuis plus d’un an. Je partage sa vision de la sécurité, n’y cherchez pas une forme de fracture”, démine auprès du HuffPost le patron des “JAM” Ambroise Méjean, qui jure que “la seule finalité de cette prise de position, c’est de montrer qu’il y a un débat dans la majorité”. Pourtant, le discoursrésolument anti-fumette martelé par Gérald Darmanin vient jeter le trouble dans une famille politique qui vante une approche progressiste des questions sociétales. D’autant que le chef de l’État lui-même semblerevenir sur ses orientations de 2017 à ce sujet. 

“L’ADN d’En Marche!”

“Je vois des positions diverses, ça ne me choque pas que sur les questions de société on puisse avoir différentes sensibilités qui s’expriment, comme pour la fin de vie”, tempère au HuffPost le patron de LREM Stanislas Guérini. Or, plus que des positions diverses, ce sont carrément des contradictions qui s’expriment. Ainsi, quand le ministre de l’Intérieur entend “lutter contre le soft-power des pro-légalisation mené sur certaines plateformes Internet”, on trouve sur la plateforme d’idées lancée par LREM unerésolution appelant justement à “légaliser le cannabis”. 

Pour le député LREM Sacha Houlié (ex-patron des “JAM”), “il est temps de mettre fin à cette forme d’hypocrisie” qui entoure la consommation de cannabis. D’autant que pour l’élu de la Vienne, “la dimension progressiste et libérale” du parti présidentiel impose de faire évoluer la législation.

C’est également ce que pense Caroline Janvier. “Le fait d’aborder les sujets de façon pragmatique, et non idéologique, en dehors des ‘prêts-à-penser’, c’est justement dans l’ADN d’En Marche! On a beaucoup reproché ce travers à la droite et à la gauche avant que nous arrivions aux responsabilités. Et c’est justement à cause de ces postures idéologiques que l’on s’est longtemps trompé de débat. En entretenant une confusion entre légalisation et promotion. Or, ce n’est pas le sujet. L’idée, c’est de mieux contrôler et protéger les mineurs. L’enjeu est purement sanitaire”, détaille l’élue du Loiret.    

“J’ai un avis que je vais garder pour moi…”

Au sein du gouvernement, le sujet divise. Mais pas au point d’aller au clash avec l’omniprésent Gérald Darmanin. Plusieurs ministres favorables à une ”évolution de la législation” préfèrent ne pas s’épancher sur un sujet jugé “un peu trop touchy” et font promettre de ne rien en dire. Même dans la majorité, certains préfèrent l’esquive pour ne pas se retrouver dans l’embarras. “J’ai un avis que je vais garder pour moi”, sourit une cadre du groupe macroniste, pourtant connue pour porter haut ses convictions. Quoi qu’il en soit, la remise du rapport ce 5 mai marquera forcément une nouvelle étape dans l’appréhension de cette question en France. 

“La question que l’on doit se poser, c’est: veut-on faire partie des pays progressistes, comme les États-Unis ou le Canada, qui avancent sur cette question, ou veut-on rejoindre le camp de la Russie et de la Chine qui ont une position très réactionnaire sur le sujet?”, interroge Caroline Janvier. Chez Gérald Darmanin en tout cas, c’est pour l’instant la deuxième option qui domine. Sûrement pas en ces termes. 

Une campagne de sensibilisation contre la drogue lancée « avant la fin de l’été »

Une semaine après la proposition d’Emmanuel Macron d’ouvrir un « grand débat » sur le sujet, le gouvernement lancera une nouvelle campagne de sensibilisation contre la drogue « avant la fin de l’été ».

Le gouvernement va lancer « avant la fin de l’été » une compagne de sensibilisation contre la drogue, a annoncé Gérald Darmanin dans un entretien au Journal du dimanche.

« La dernière campagne de sensibilisation contre la drogue date de 30 ans ! Le gouvernement en lancera une nouvelle avant la fin de l’été sous l’autorité du Premier ministre », a déclaré au JDD le ministre de l’Intérieur, qui a fait de la lutte contre les trafics de stupéfiants sa priorité.

70 000 amendes pénales

Sur le volet répressif, Gérald Darmanin a affirmé que les services de police avaient mené depuis janvier « plus de 1 300 opérations de démantèlement des points de deal », avec « des saisies importantes et régulières » à la clef.

Par ailleurs, « plus de 70 000 amendes pénales » ont été délivrées à des consommateurs depuis le 1er septembre, date de leur généralisation.

Dans une interview fleuve au Figaro lundi dernier, Emmanuel Macron avait souhaité le lancement d’« un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères » sans détailler comment cette consultation pourrait être menée.

« La France est devenue un pays de consommation et donc, il faut briser ce tabou », avait estimé le chef de l’État. La France est le premier pays d’Europe en nombre de consommateurs de cannabis avec 1,5 million d’usagers réguliers

« Le cannabis est devenu une drogue dure », a déclaré Gérald Darmanin au JDD, rappelant la hausse « considérable » du niveau de THC, la molécule psychotrope du cannabis.

Patients atteints de troubles du rythme cardiaque : ne touchez pas au cannabis !

Les consommateurs de cannabis souffrant de troubles du rythme cardiaque auraient un risque de décès beaucoup plus important que les usagers n’ayant pas d’arythmie. 

  • Les effets du cannabis sur les patients atteints de troubles du rythme cardiaque étaient mal connus
  • On sait aujourd’hui qu’en cas de fibrillation atriale, le risque de décès est 4,5 fois supérieur
  • En dehors de ses effets psychotropes, le cannabis est mauvais pour le coeur, la circulation sanguine et les poumons

Les personnes souffrant d’arythmie cardiaque et consommant du cannabis auraient un risque de mortalité à l’hôpital 4,5 fois plus élevé que ceux n’ayant pas arythmie, selon une étude présentée à l’EHRA 2021, un congrès scientifique en ligne de la Société européenne de cardiologie (ESC) qui a lieu jusqu’au dimanche 25 avril. Les chercheurs ont voulu évaluer les répercussions de la consommation de cannabis chez les patients atteints de troubles cardiaques. Pour cela, ils ont analysé sur les données de 2 457 544 adultes consommateurs de cette substance et ayant été hospitalisés entre 2016 et 2018. Parmi ceux-ci, 187 825 – soit 7,6% – souffraient d’une arythmie. “Les gens doivent être conscients de cet effet néfaste et rester prudents lorsqu’ils consomment du cannabis s’ils souffrent d’un problème cardiaque”, souligne Sittinun Thangjui, l’un des auteurs de l’étude. 

1,5 million de français consomment régulièrement du cannabis

L’arythmie est une perturbation du rythme cardiaque normal, dans sa fréquence et dans sa régularité. Il existe plusieurs types de troubles du rythme, très différents quant à leur retentissement sur le fonctionnement du cœur. Les personnes analysées au cours de cette étude souffraient principalement de fibrillation atriale, un trouble cardiaque qui peut être responsable de palpitations. Ensuite, certains avaient une fréquence cardiaque anormalement lente ou, à l’inverse, trop rapide. Jusqu’à présent, les connaissances sur les effets de la consommation de cannabis chez ces patients était limitée. 

Le cannabis, substance aussi appelée marijuana, renferme un principe actif hallucinogène, le tétrahydrocannabinol, ou THC. On en trouve sous trois formes : l’herbe séchée, la résine et l’huile. Les deux premières se fument tandis que la troisième est plus généralement consommée avec une pipe. Ses effets comportent une phase d’euphorie, puis d’extatique et enfin de sommeil. En France, le cannabis est considéré comme un stupéfiant, rendant sa consommation condamnable. Pourtant, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies estime qu’il y aurait cinq millions d’usagers avec au moins une prise dans l’année, dont 1,5 million ayant une consommation régulière. 

Un risque élevé de mortalité et des hospitalisations plus longues

Lors de leurs travaux, les scientifiques ont séparé les patients consommateurs de cannabis en deux groupes : ceux souffrant d’arythmie – qui étaient plus âgés – et ceux n’ayant pas de troubles cardiaques.  En moyenne, ils avaient respectivement 50,5 ans contre 38,8 ans. Ainsi, les chercheurs ont pu analyser les décès survenus à l’hôpital dans chacun de ces deux groupes et les comparer.

Selon leurs résultats, les consommateurs de cannabis souffrant d’arythmie avaient un risque de mortalité à l’hôpital 4,5 fois plus élevé que ceux sans arythmie. De plus, ces patients étaient aussi hospitalisés plus longtemps : 5,7 jours contre 5,1 jours pour ceux n’ayant pas de troubles cardiaques. “Notre étude souligne que les troubles du rythme cardiaque peuvent alerter sur un risque de décès plus important chez les personnes qui consomment du cannabis, explique Sittinun Thangjui. D’autres études seront nécessaires pour confirmer nos résultats. En attendant, il semble judicieux de dépister les arythmies de ces patients lorsqu’ils se présentent à l’hôpital afin que ceux ayant un problème de rythme cardiaque puissent être davantage surveillés. »

L’an dernier, dans la revue Circulation, l’American Heart Association pointait déjà les effets néfastes de la consommation de cannabis sur le cœur, les poumons et les vaisseaux sanguins. Un enjeu de santé publique puisque 45 % des français de 18 à 64 ans auraient déjà expérimenté, au moins une fois, cette substance.

Affaire Sarah Halimi : le temps de la légitime défonce


Professeur Jean Costentin


La décision récente de la Cour de cassation confirmant l’absence de procès pour le meurtre sauvagement perpétré sur la personne de Madame Sarah Halimi par Kobili Traoré suscite, dans le public, une vive émotion, à la mesure de sa désapprobation. Je ne parlerai ici que du rôle du cannabis, que l’assassin avait largement consommé avant de commettre son crime.


La responsabilité de cette drogue (par son THC) dans la survenue de bouffées délirantes est très bien documentée ; elle est décrite comme « psychose cannabique ». Observée de longue date par les médecins, cette psychose partage avec la schizophrénie des troubles délirants et hallucinatoires qui peuvent être apaisés par les médicaments
antipsychotiques ; ils disparaissent sans séquelles après quelques mois, mais peuvent aussi se prolonger, devenant alors la psychose chronique (ad vitam) qu’est la schizophrénie.


Ce n’est pas par accident que l’on consomme du cannabis. Le statut illicite (depuis 1970) de cette drogue est justifié par ses méfaits physiques mais plus encore psychiques. Ceux qui veulent obtenir sa légalisation s’échinent à en minimiser voire même à en dissimuler la gravité.
L’absence de procès de Kobili Traoré évitera de débattre de deux points très sensibles : l’antisémitisme violent d’un musulman « chauffé » dans une mosquée salafiste et la description des effets psychotogènes du cannabis.


La bouffée délirante mise en exergue par des experts psychiatres est consécutive à la consommation de cette drogue illicite, aux effets désinhibiteurs, libérateurs des pulsions agressives. Selon la légende, les fidawis de la secte des haschischins, depuis la forteresse d’Alamut (1.600 m d’altitude, dans l’Iran actuel), étaient envoyés par le vieux de la montagne, shootés de cannabis, pour tuer les victimes qu’il leur avait désignées (Marco Polo, 1323).


Arrivant à Alexandrie, Bonaparte (juillet 1798) fut atteint dans sa botte par une balle tirée par un fanatique musulman en état d’ivresse cannabique, ce qui l’amena à interdire la consommation de cannabis (sous peine d’un emprisonnement de trois mois).
La perte du jugement de Traoré n’amendait pas la séquence de ses comportements : son agressivité a duré, ses coups portés au visage de la victime se terminant par sa défenestration. Ces actes étaient dirigés contre une dame juive par un homme de religion musulmane capable de lancer « Allah akbar ».


L’arrêt de la Cour de cassation, par une interprétation étroite de la loi, admet en l’occurrence qu’un crime commis sous l’empire d’une drogue, consommée délibérément, permet d’échapper au procès. Ce procès aurait pourtant permis d’approfondir deux points essentiels : l’antisémitisme et la responsabilité individuelle et qui deviendrait collective si le cannabis était légalisé.


Quant à l’assassin, placé en internement psychiatrique, il pourra, si son état psychique vient à s’amender, après de nouvelles expertises psychiatriques, recouvrer sa liberté. Dans le cas où sa consommation de cannabis aurait ouvert la porte d’une pathologie psychiatrique chronique de type schizophrénique, il devrait alors être astreint à des soins
continus.
De toute façon, le cas Traoré aurait justifié une large attention sur deux réalités de notre société : l’antisémitisme renaissant que l’on dissimule et le risque lié à l’usage du cannabis. Ceci survient pendant qu’une mission parlementaire, s’appuyant sur une consultation citoyenne « bidon », emmenée par les députés Robin Reda, Jean-Baptiste Moreau
et Caroline Janvier, s’active pour légaliser le « cannabis récréatif » (on voit ici un de ses types de récréation).


En la circonstance présente, s’être défoncé avec une drogue dispense un individu d’être poursuivi pour ses agissements criminels imputables à sa libre consommation de cannabis ; d’où le titre de ce billet et notre exaspération.

Drogues douces et Drogues dures

Résumé

Par le Professeur Costentin


On qualifie de « drogue douce », une substance addictive, qui ne donne lieu qu’à une dépendance psychique, comme le tabac ; alors qu’on qualifie de « drogue dure » une substance addictive qui ajoute à une dépendance psychique une dépendance physique, comme l’héroïne.

L’association des troubles physiques aux troubles psychiques rend l’abstinence presque intolérable ; elle incite sa victime à faire n’importe quoi pour la faire cesser. Ce haut degré d’addiction, avec une détérioration psychique et physique, peuvent être à l’origine d’actes délictueux.


Par conséquent, à partir de cette distinction, imparfaite mais néanmoins pertinente, la loi a conféré un statut licite aux drogues jugées « douces » et illicite aux drogues « dures ». Depuis longtemps, certains s’ingénient à présenter le cannabis comme une « drogue douce » afin de le faire accéder au statut licite de l’alcool et du tabac. Mais le cannabis n’est pas une drogue « douce » : c’est une drogue très lente, aux multiples méfaits bien établis mais mal connus du grand public du fait d’occultations délibérées.


La facilité, la démagogie, les impatiences mercantiles constituent des tentations fortes pour légaliser cette drogue. Cependant, sachant la multitude de ses méfaits et leur gravité, cette légalisation serait criminelle. Le cannabis peut tuer et, à divers autres égards, détruire des individus et notre société

INSÉCURITÉ: MACRON VEUT « UN GRAND DÉBAT NATIONAL SUR LA CONSOMMATION DE DROGUE »

 18 Avril 2021

  • Dans une interview au Figaro, le chef de l’État s’insurge contre les « effets délétères » de la consommation de drogue et leurs effets sur la délinquance.

Emmanuel Macron appelle, dans un entretien au Figaro dimanche soir, à « lancer un grand débat national sur la consommation de drogue » et à « ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue » afin de « faire reculer la délinquance ».

« La France est devenue un pays de consommation et donc, il faut briser ce tabou, lancer un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères », déclare le chef de l’Etat, à la veille d’un déplacement à Montpellier sur le thème de la sécurité du quotidien.

Car « ceux qui prennent de la drogue – et cela concerne toutes les catégories sociales – doivent comprendre que non seulement, ils mettent leur santé en danger, mais qu’ils alimentent aussi le plus grand des trafics. On se roule un joint dans son salon et à la fin on alimente la plus importante des sources d’insécurité… », ajoute-t-il.

Emmanuel Macron reconnaît que les trafics de stupéfiants « explosent » et « forment la matrice économique de la violence dans notre pays ».

« Les éradiquer par tous les moyens est devenu la mère des batailles, puisque la drogue innerve certains réseaux séparatistes mais aussi la délinquance du quotidien, y compris dans les petites villes épargnées jusqu’ici. Ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue, c’est faire reculer la délinquance partout », souligne-t-il.

Haceler les traficants

Il affirme que le gouvernement passe « à la vitesse supérieure » avec l’objectif de « harceler les trafiquants et les dealers ». « Sur les 4.000 points de deal répertoriés récemment, plus de 1.000 opérations coup-de-poing ont été réalisées ces dernières semaines. Et chaque jour, nous fermons un point de deal. Allez voir dans les quartiers comment cela change la vie! », selon lui.

Il ajoute que « 70.000 amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées depuis septembre ». « Ça veut dire quelque chose de clair: si vous vous faites prendre comme consommateur, vous savez que vous allez devoir payer et que vous n’allez pas y échapper. Ça change le rapport de force », explique-t-il.

Selon lui, « dire que le haschisch est innocent est plus qu’un mensonge »: « Sur le plan cognitif, les effets sont désastreux. Combien de jeunes, parce qu’ils commencent à fumer au collège, sortent totalement du système scolaire et gâchent leurs chances? Et je ne parle même pas des effets de glissements vers des drogues plus dures ».

27 Mars 2019 : Le Figaro

La lutte contre la drogue, une priorité pour Macron

Dix mois après un discours très ferme du chef de l’État, les premières mesures sont en préparation dans les ministères de l’Intérieur et de la Justice. Par Jean Chichizola

«Ce qui est clair, c’est qu’on a perdu la bataille du trafic dans de nombreuses cités.» Comme à son habitude, Emmanuel Macron ne prend pas de gants en présentant, le 22 mai 2018, ses mesures pour les banlieues. Il parle «d’embrasement», d’organisations «au moins nationales, et bien souvent internationales, qui sont derrière ces trafics et qui conduisent au pire des crimes». Et conclut: «Pour le mois de juillet, je veux qu’on ait finalisé un plan de mobilisation sur la lutte contre les trafics de drogue.»

L’été s’en est allé sans plan. En février dernier, à Évry, le président revient sur le sujet et parle d’un «objectif pour les prochaines semaines, que j’ai assigné au ministre [de l’Intérieur], sur la lutte contre les stupéfiants et les trafics, de reprendre le combat avec de nouvelles méthodes». Et d’évoquer quelques pistes: «remonter les filières et ceux qui se font vraiment de l’argent, qui amènent la production et qui arrivent à entretenir cette économie parallèle», «éviter que les policiers, les gendarmes, les juges soient complètement “thrombosés” pour éviter d’avoir des procédures devenues inutiles, donner un pouvoir contraventionnel, aller plus vite sur celui qui détient, pour se concentrer plutôt sur celui qui trafique».

À LIRE AUSSI :La France confrontée à une explosion du trafic de drogue

La Place Beauvau planche sur le sujet et doit proposer un plan prochainement. La Place Vendôme, quant à elle, a d’ores et déjà posé les premières briques avec le vote de la loi justice portée par la ministre, Nicole Belloubet. Ainsi de l’extension, «pour aller plus vite sur celui qui détient», de l’amende forfaitaire délictuelle aux délits d’usage de stupéfiants (200 euros). Magistrat et porte-parole du ministère de la Justice, Youssef Badr, souligne que la loi prévoit aussi de «nouveaux moyens créés pour lutter contre les trafiquants».

Comme la mesure d’interdiction de paraître dans le lieu où l’infraction a été commise ou dans lequel réside la victime, ce qui permettrait d’écarter pour un temps les petits dealers pourrissant la vie des quartiers. Face au développement des ventes sur Internet, la loi prévoit aussi de faciliter la «cyber-infiltration» sous pseudonyme. Par ailleurs, la compétence de la juridiction interrégionale spécialisée de Paris est étendue à l’ensemble du territoire national pour les affaires de criminalité et délinquance organisées d’une très grande complexité qui, note Youssef Badr, «dépassent largement l’échelle régionale». Un moyen supplémentaire pour toucher les «organisations criminelles» dénoncées par le chef de l’État. Tout en sachant que «la bataille du trafic» est très loin d’être gagnée.

22 Mai 2018

Macron veut changer de méthode sur les banlieues

Le président n’a pas annoncé mardi un plan détaillé, préférant dévoiler sa conception de la politique de la ville. Par François-Xavier Bourmaud et Marcelo Wesfreid Publié le 22/05/2018 à 20:54

Ni fleurs, ni couronnes, juste un long discours. Comme ses proches le laissaient entendre depuis quelques jours déjà, Emmanuel Macron a enterré sans états d’âme le rapport Borloo sur les quartiers difficiles. Mardi à l’Élysée, c’est en récusant la méthode de l’ancien ministre de la Ville de Jacques Chirac que le président de la République a démarré son propos devant 600 acteurs de la ville et l’ensemble du gouvernement rassemblés dans la salle des fêtes de l’Élysée pour l’écouter.

«Je ne vais pas vous annoncer un plan villes, un plan banlieues ou je ne sais quoi parce que cette stratégie est aussi vieille que moi, a démarré le président de la République. Nous sommes au bout de ce que cette méthode a pu produire […] et pour tout vous dire, je n’y crois pas.» Au cas où Jean-Louis Borloo n’aurait pas bien compris, le chef de l’État a ensuite précisé sa pensée: «Cela n’aurait aucun sens que deux mâles blancs, ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent l’un et l’autre un rapport en disant: “on m’a remis un plan, je l’ai découvert”. Ce n’est pas vrai, ça ne marche plus comme ça.» Exit donc le rapport Borloo et «l’ancien monde» avec lui.

À la place, Emmanuel Macron a longuement tenté d’exposer sa méthode, s’égarant parfois dans les méandres de sa pensée complexe, s’exprimant durant une heure et demie, des fiches en désordre étalées devant lui. Emmanuel Macron a navigué entre deux approches parfois opposées. D’un côté, il a abordé le sujet des banlieues comme celui d’un territoire à part, nécessitant des mesures spécifiques (aides de l’État pour trouver des stages, création de places en crèche, poursuite du dédoublement des classes, emplois francs pour les salariés issus des quartiers les plus difficiles, police de sécurité du quotidien). De l’autre, il s’est dit opposé à toute «politique spécialisée», qui pourrait stigmatiser les habitants des quartiers, et a assumé l’absence de ministère de la Ville au profit d’un ministère de la Cohésion des territoires.

Les banlieues «ne demandent pas d’assistance» mais leur «place dans la République», a argumenté le chef de l’État. «Pour Emmanuel Macron, il n’y a pas de politique spécifique à mener en direction des quartiers dans la mesure où toutes les politiques du gouvernement doivent s’intéresser aux quartiers, explique un conseiller du président. Mais cela n’interdit pas d’aller plus loin sur certains points lorsqu’il y en a besoin.»

Accélérer le tempo

Plus que de nouvelles mesures, Emmanuel Macron a surtout annoncé un nouveau tempo. «La première année, nous n’étions pas au rendez-vous (de la rénovation urbaine, NDLR). C’est de ma faute», a assumé Emmanuel Macron, à propos de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), dont le doublement des crédits a tardé à être effectif. Sans doute aiguillonné par la colère de certains maires de banlieue, le chef de l’État promet désormais d’accélérer. Il a ainsi annoncé un «engagement de rendez-vous tous les deux mois» avec des maires et des associations. Une sorte de «comité de suivi» sur l’avancement des diverses mesures. Premier rendez-vous en juillet donc, date à laquelle le chef de l’État compte également réunir les 120 plus grandes entreprises françaises pour la signature d’une série «de chartes concrètes» en faveur des 1500 quartiers labélisés «politique de la ville».

Le président de la République veut manifestement élargir le spectre de ses interlocuteurs. En plus des élus de terrain et des organismes habituels, il compte également s’appuyer sur le tout nouveau «conseil présidentiel de la ville» de 25 personnalités, dont les membres ont été choisis par l’Élysée, et qui compte des participants comme l’humoriste controversé Yassine Belattar.

Emmanuel Macron a également abordé le thème de la radicalisation dans les quartiers. Autour de lui, on déplorait que le rapport Borloo n’ait pas abordé ce sujet que le chef de l’État considère comme essentiel. «Nous devons suivre un chemin de crête, a-t-il expliqué. Lutter contre la radicalisation sans stigmatiser la religion musulmane.» Pour y parvenir, il a appelé à «la reconquête républicaine des esprits» et à la construction de «héros républicains qui viennent des quartiers».

Au passage, il a aussi rappelé les trois fermetures de mosquées opérées par le ministre de l’Intérieur pour leurs dérives radicales. Outre la radicalisation, «qui dans certains quartiers a gagné, est en train de gagner», Emmanuel Macron a aussi dénoncé les discours racistes et antisémites «en train d’empirer». Des sujets sur lesquels il était très attendu et sur lesquels il a, pour l’heure, déçu.

La consommation d’alcool a-t-elle un impact sur l’efficacité du vaccin ?

Covid-19

La consommation d’alcool a-t-elle un impact sur l’efficacité du vaccin ?

Photo d’illustration. © Stéphanie Para

La recommandation des autorités sanitaires russes de ne pas boire d’alcool deux mois avant et après une injection d’un vaccin contre le Covid-19 continue de faire réagir. Mais quel est l’impact de la consommation d’alcool sur la vaccination ?

Deux mois sans boire d’alcool avant et après avoir reçu un vaccin contre le Covid-19 ? La question ressurgit, en Amérique latine notamment, où la campagne vaccinale s’accélère pour tenter de juguler une importante deuxième vague de l’épidémie dans la région.

Elle trouve son origine en décembre dernier, en Russie, quand Anna Popova, cheffe des autorités sanitaires du pays avait déclaré que les personnes devant se faire vacciner devraient arrêter de boire de l’alcool au moins pendant deux semaines avant l’injection, et ensuite s’abstenir 42 jours supplémentaires après la première dose du vaccin russe, Spoutnik V. Quelles sont les recommandations à ce sujet ?

Un destructeur du système immunitaire

Le tollé provoqué par cette déclaration avait déjà poussé le laboratoire derrière la fabrication du vaccin à répondre en préconisant une abstinence beaucoup moins longue, de l’ordre de trois jours après chaque injection.

Le responsable de ce laboratoire, Alexander Gintsburg, avait par ailleurs précisé que cet avertissement sur une limitation de la consommation d’alcool « ne s’applique pas uniquement au vaccin Spoutnik V, mais à tous les vaccins contre le Covid-19 et même à tous les autres vaccins ».

« L’alcool est un destructeur du système immunitaire et c’est connu depuis longtemps » nous éclaire Laurent Gerbaud, chef du service de santé publique au CHU de Clermont-Ferrand. « Quand les capacités naturelles d’élimination de l’alcool par le foie sont dépassées, c’est là qu’apparaît sa toxicité et qu’on désarme le système immunitaire » poursuit-il.

Ainsi, un organisme, dégradé par une consommation quotidienne d’alcool ou par des consommations irrégulières mais importantes (comme le binge drinking), peut inhiber la réponse du système immunitaire après l’injection d’un vaccin, le rendant inefficace.

Le professeur Gerbaud nous explique ainsi que les deux mois d’abstinence prônés par Anna Popova correspondent probablement à préparer le corps à l’injection puis pour ne pas perturber la production d’anticorps spécifique qui peut durer quatre semaines après chaque injection.

Cet avertissement sur la limitation de la consommation d’alcool n’apparaît pas dans les recommandations d’autres vaccins comme le Pfizer-BioNTech ou l’AstraZeneca. Le site The New Scientist s’est toutefois procuré une fiche d’information distribuée aux participants aux essais cliniques du vaccin suédo-britannique qui précise que les personnes ayant une « dépendance actuelle à l’alcool ou aux drogues, soupçonnée ou connue » ne peuvent pas participer à l’étude, sans en préciser la raison.

L’avantage d’une consommation modérée ?

À contre-courant, une étude américaine de 2013 conclut que la consommation modérée d’alcool rend plus efficace la réponse du système immunitaire à une vaccination de rappel. Mais elle montre également qu’une consommation excessive inhibe très fortement cette réponse.

Des conclusions vivement débattues au sein de la communauté scientifique, mais qui restent une hypothèse partagée par de nombreux spécialistes du rapport entre santé publique et alcool.

Vaccination : avec Spoutnik V, la Hongrie fait-elle mieux que la France ?

« Le problème, c’est quelle est la définition que l’on donne de « consommation modérée » interroge Laurent Gerbaud. En termes de santé publique, on parle d’un verre de vin par jour et pas tous les jours, c’est peu. Mais pour la plupart des gens qui ont tendance à fortement sous-estimer leur consommation, c’est plus une incitation à boire davantage qu’autre chose… »

Pour la vaccination et comme pour tout, la conclusion est donc la même : l’alcool, oui, mais avec modération.

Julien Jégo

Les nouvelles formes de cannabis inquiètent les autorités sanitaires

Entre produits de synthèse et plus forte concentration de THC, le marché du cannabis évolue et inquiète, rapporte « le Monde ».

Par L’ObsPublié

Plusieurs Agences régionales de Santé (ARS) s’alarment ces derniers mois de l’apparition de nouveaux produits liés au cannabis. Entre augmentation du taux de THC (le tétrahydrocannabinol, réputé pour ses effets psychotropes) et produits de synthèse arrivant sur le marché, ce phénomène comporte un risque de dépendance accrue et parfois d’hospitalisation, rapporte « le Monde » ce lundi 12 avril.

Selon le service national de la police technique et scientifique, le taux moyen de THC dans la résine de cannabis a triplé en vingt ans : il était autour de 6 % et 8 % jusqu’aux années 2000 pour atteindre 28 % en 2019, explique au quotidien Céline C., experte juridique en produits stupéfiants, ingénieure et chef de la section stupéfiants du laboratoire de police scientifique de Lyon.« Une source de revenus comme une autre » : ce trafic de cannabis qui fleurit dans les campagnes

Dans le cas du BHO (« butane hash oil »), une huile extraite du cannabis avec du gaz butane, ce chiffre peut atteindre 80 %. La pureté est désormais très recherchée par les clients comme par les vendeurs, qui ont modifié leur mode de production pour s’en rapprocher, selon « le Monde ».

Une molécule de synthèse inquiète les ARS

Egalement dans le viseur des autorités sanitaires : l’augmentation de la diffusion des drogues de synthèse, qui imitent et amplifient les effets de certains produits. Les cannabinoïdes de synthèse ont été identifiés dans des produits de synthèse au niveau mondial au début des années 2000, mais selon la Direction générale de la Santé, ces produits connaissent « une dynamique soutenue de production et de diffusion, à partir de laboratoires chinois principalement », explique la DGS.Ces articles peuvent également vous intéresser Millionnaires, puissants et dangereux : sur la piste des plus gros narcos français Riche à millions et à la tête d’un réseau tentaculaire : « Mouf », l’insaisissable roi du shit

Des cas de consommateurs de cannabis accueillis à l’hôpital avec, entre autres, des sueurs, vertiges et tremblements, ont ainsi attiré l’attention à l’automne dernier de l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur et, en décembre, du centre d’addictovigilance de Bordeaux et de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

Des analyses n’ont pas révélé la présence de THC dans ces produits mais de CBD ainsi que de la molécule « MDMB-4en-Pinaca », un cannabinoïde de synthèse censé reproduire les effets du THC. Sous forme de poudre, il peut notamment être vaporisé sur des résidus végétaux ou être intégré à des produits à vapoter. « Il s’agit de substances qui, pour des doses largement inférieures, sont beaucoup plus fortes. C’est le cannabis puissance 100 », selon la docteure Joëlle Micallef, présidente du réseau français d’addictovigilance et directrice du centre Paca, auprès du « Monde ».Cannabis, cocaïne… Enquête sur des trafics qui explosent

Le quotidien précise que selon le dosage, les effets peuvent aller, dans les cas les plus graves, jusqu’à des AVC, infarctus, et décès.

Un phénomène difficile à évaluer

Douze cas de décès liés à la consommation de MDMB-4en-Pinaca ont été déclarés en 2019 et 2020 à l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies en Hongrie au Royaume-Uni et en Suède. En France, la molécule a été identifiée pour la première fois à Mayotte et à La Réunion. Début février 2021, il avait été identifié dans 21 collectes d’échantillons en Bretagne, en Bourgogne, dans le Centre, dans les Hauts-de-France, en Ile-de-France, en Nouvelle-Aquitaine, en Paca et en Auvergne-Rhône-Alpes. La hausse des signalements est toutefois « difficile à interpréter », selon la DGS.TRIBUNE. « Après la crise du Covid-19, il faut légaliser le cannabis, vite ! »

Comme l’expliquait l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies en février, il n’existe pour l’heure « pas d’éléments permettant d’évaluer la proportion de produits de ce type circulant en France », soulignant la nécessité de différencier le phénomène de celui des produits de cannabis à forte teneur, et donc d’effectuer des analyses pour déterminer leur nature.

Une analyse et une évaluation du phénomène difficile, alors que tous les consommateurs de ces produits ne sont pas hospitalisés et voient leur drogue étudiée.

Ces nouveaux produits, plus chargés en THC et plus puissants, inquiètent d’autant plus que, comme le souligne « le Monde », ils augmentent le risque de dépendance.

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