Cannabis et pratique de la plongée sous-marine. À propos de 2 accidents aux conséquences fatales

La découverte et l’aventure sont inhérentes à l’humanité. La technologie du 21e siècle permet désormais de visiter des régions inaccessibles jusqu’alors.

Voilà pourquoi la plongée fait partie des sports d’aventure et des domaines scientifiques ayant connu une forte croissance ces dernières années. La notion de plongée-loisir, développée par l’organisme américain Professional association of diving instructors (PADI), inclut des exigences précises en matière de limites, de formation et d’équipement.

Par définition, le plongeur doit pouvoir continuer à respirer sous l’eau. La plongée sous-marine consiste à explorer le monde sous-marin équipé d’un scaphandre autonome composé d’un gilet stabilisateur, d’un masque, de palmes, d’une bouteille de plongée et d’un détendeur. Ce sport, dont les lois et règles sont différentes selon les pays, est en plein essor.

Compte tenu du nombre croissant de consommateurs de cannabis dans de très nombreux pays, il n’est pas surprenant d’être confronté aujourd’hui aux conséquences possibles de cette pratique sur la sécurité des plongeurs.

Cette addiction est une contre-indication absolue à la pratique de la plongée.

Tout comme sur terre, les effets psychoactifs délétères peuvent avoir des conséquences fatales. Les auteurs rapportent 2 accidents de plongée chez des pratiquants aguerris où l’expertise toxicologique a mis en évidence du cannabis, avec des concentrations sanguines de Δ9-tétrahydrocannabinol à 0,8 et 1,4ng/mL.

Bien que la littérature scientifique soit pauvre sur ce sujet, les rares articles disponibles font état d’une prévalence de consommation de cannabis non négligeable chez les plongeurs. Les conséquences de la consommation de cannabis sur les performances en plongée seront discutées.

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Elections 2017 : La réponse de Benoit Hamon

Positions des candidats sur plusieurs aspects des toxicomanies.

A l’approche de cet événement très important de notre vie démocratique qu’est l’élection présidentielle, le CNPERT a voulu interroger les cinq candidats crédités par les sondages d’un score supérieur à 10% des suffrages exprimés, à savoir : Madame M. Le Pen, messieurs F. Fillon, B. Hamon, E. Macron et J.-L. Mélanchon.

Notre questionnaire comportait 7 questions : Etes-vous :

  • Pour l’interdiction du  tabac aux mineurs ?
  • Pour un renforcement des actions contre l’alcoolisme ? 
  • Pour un contrôle de la consommation de cannabis au collège et au lycée
  • Pour la légalisation du cannabis ? 
  • Pour la suppression des « salles de shoots » pour les toxicomanes ?
  • Pour ériger la lutte contre les toxicomanies en une grande cause nationale ? 
  • Pour exercer un véritable contrôle de l’usage fait de l’argent publique par les associations censées « œuvrer » dans le domaine des toxicomanies.

Principales objections à la légalisation du cannabis par le Docteur Jean Costentin

L_HUMANITE_11_AVRIL_2017 Principales objections à la légalisation par le Docteur Jean Costentin Professeur émérite, membre des académies nationales de pharmacie et de médecine

La loi de 1970 a décidé du caractère illicite du cannabis. Sa nocivité démontre qu’elle a conservé sa pertinence. Son principe actif, le tétrahydrocannabinol (THC), induit dépendance psychique et dépendance physique. Son taux dans les produits en circulation a été multiplié d’un facteur 4 à 8 en trente ans ; or « le poison est dans la dose ». 300 000 de nos collégiens l’ont déjà expérimenté ; or, plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer ; 15 % de ses expérimentateurs en sont devenus dépendants, or on ne dispose d’aucun traitement pour les en détacher. Le THC est la seule drogue qui se stocke dans l’organisme, par dissolution dans les graisses du cerveau et du corps. Un joint perdure huit jours dans la tête ; plein de joints, plus de deux mois dans le cerveau et le corps. C’est une drogue lente. C’est un passage vers d’autres drogues. Il incite à la consommation d’alcool (association qui multiplie par 14 le risque d’accidents mortels de la route). Associé au tabac, il accroît sa toxicité chronique, responsable en France de 79 000 morts annuelles et de nombreux estropiés. Dans la lutte contre le tabac, légaliser le cannabis serait aberrant.

Le THC induit une ivresse, avec des comportements dangereux (plus de 300 morts de la route lui sont imputables) ; une désinhibition incite à des relations sexuelles non consenties, ou sans contraception, ou sans prophylaxie des maladies sexuellement transmissibles (hépatites B ou C, sida, etc.). Le THC fait mauvais ménage avec la grossesse et l’enfant qui en naîtra. La fumée du cannabis est plus agressive que celle du tabac pour les voies respiratoires ; davantage d’oxyde de carbone (poison de l’hémoglobine) et sept fois plus de goudrons cancérigènes (pour gorge, bronches et poumons). Sa toxicité cardio-vasculaire en fait la troisième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ; il induit, chez des sujets jeunes, artérites des membres inférieurs et accidents vasculaires cérébraux. L’anxieux, qu’il a apaisé, en use, puis en abuse ; l’effet s’efface et l’anxiété réapparaît, bien plus vive. Il en va de même avec les troubles dépressifs. Après leur apaisement, l’effet s’efface et la « déprime » revient plus intense, avec un risque suicidaire accru.

Le cannabis altère les performances éducatives. La France, qui dépense beaucoup pour l’éducation de ses jeunes, voit ses efforts ruinés par cette drogue (27e place au classement Pisa). Plus grave encore est sa relation avec le développement de la schizophrénie (la folie). Sans le cannabis, la France compterait 80 000 schizophrènes de moins. Le drame que représente cette affection invite à des efforts pour s’affranchir de cette fraction évitable du nombre de schizophrènes. Alors stop ! Trêve de permissivité, d’ignorance, d’indifférence et de complaisance.

Pour affronter la mondialisation, il faut développer l’intelligence de nos jeunes et non leur faciliter l’accès à ce qui rend apathique, démotivé, anxieux, dépressif, voire fou. Alors sus au cannabis .

La France est au premier rang des 28 États européens pour sa consommation ; avec 1 600 000 usagers réguliers et 600 000 usagers quotidiens. Notre jeunesse se consumant au feu de cette saleté, on ne saurait renoncer aux extincteurs de la loi. Avertis des dégâts des drogues licites (quatre millions d’alcoolo-dépendants, treize millions de fumeurs), on sait que le nombre des fumeurs de cannabis s’envolerait si cette drogue était légalisée.

Professeur Costentin Auteur de Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis, Éditions Odile Jacob, 2012.

Légalisation du cannabis : le bilan « légèrement » mitigé du Colorado

MARDI 18 AVRIL 2017

Le Colorado a légalisé le commerce de la marijuana « à usage récréatif » il y a un peu plus de deux ans. De quoi faire un premier bilan.

Après Le Parisien, c’est au tour des Échos de publier un article annonçant la réussite de l’expérience américaine de légalisation du cannabis. Je dis « annonçant » car, étant tout de même sérieux, le journal est bien obligé de rendre compte que ces avantages se limitent à « ça rapporte », chose dont nous n’avions d’ailleurs jamais douté.

Le Colorado est le premier État américain à avoir légalisé le commerce de la marijuana « à usage récréatif », il y a un peu plus de deux ans. De quoi faire un premier bilan.

D’abord, et c’est le plus « important » bien sûr, grâce à cette légalisation, l’argent entre à flot dans les caisses de l’État : 200 millions de dollars « alloués depuis à des causes d’intérêt général comme l’éducation, la santé… », nous assure-t-on, comme s’il y avait là quelque chose d’extraordinaire. Encore heureux puisque, a priori,, c’est précisément à ça que doivent servir les recettes publiques. Ensuite, les choses deviennent un petit peu plus nuancées. Oh, il est bien fait mention du « tourisme festif » qui attire les consommateurs d’un peu partout, mais il n’échappera à personne que cet avantage ne vaudra que tant que le Colorado sera un des seuls États à appliquer un régime aussi libéral (ils sont huit, aux États-Unis…).

Le reste ne sera que relativisation des inconvénients nettement plus nombreux, et encore sont-ils loin des tous les citer.

En premier lieu, on apprend que la consommation des jeunes n’a pas trop augmenté (quelques dixièmes de pourcent), c’est déjà ça, mais enfin, elle n’a pas baissé non plus.

Et puis, elle a seulement grimpé de quelques pourcents chez les adultes ; et on passe de 7 à 12 pourcents chez les plus de 26 ans, presque le double, tout de même, mais bon, n’oublions jamais les 200 millions. Oh, et puis, « un incident, une bêtise », comme dit la chanson, juste un petit problème qui ne mérite pas que vous vous en inquiétiez… Vous voulez vraiment savoir ? Rien de bien méchant : une augmentation de 150 % des intoxications au cannabis chez les jeunes enfants à cause des gâteaux et bonbons bourrés de THC qu’on vend depuis la légalisation… Ah, et puis, aussi, les habitants d’un patelin qui ne peuvent plus boire l’eau du robinet ni se laver à cause d’une concentration trop forte en THC dans l’eau.

L’article se termine étrangement sur ce constat un peu plus mitigé que ce que les première lignes ne le laissaient espérer. Il y avait pourtant de quoi noircir du papier.

D’après Serge Lebigot, président de Parents contre la drogue, dans un entretien donné récemment à l’IPJ (Institut pour la Justice), les cas d’admission aux urgences d’overdose de mineurs (à qui la vente est pourtant toujours interdite) ont augmenté de 50 %. Quant aux trafiquants censés, d’après les prédictions radieuses des partisans de la légalisation, être désormais réduits à faire la manche, ils se sont fort bien adaptés : profitant du sanctuaire Colorado, ils y cultivent leur cannabis et l’exportent soit en dehors du territoire, soit à des gens à qui la vente est toujours interdite. En outre, ils bradent l’héroïne, la vendant parfois au même prix que le cannabis, dans le but de se reconstituer une clientèle captive, d’où une recrudescence de cette drogue aux États-Unis.

On voit, d’ailleurs, la même chose à Paris dans le quartier de la fameuse salle de shoot : les dealers se postent tout simplement dans la zone de non-droit qui entoure de sa bienveillance le local, les consommateurs viennent acheter puis entrent dans la salle pour consommer. Marges plus faibles peut-être, mais risques réduits à néant et recettes probablement tout aussi importantes, donc très bonne opération sur le plan comptable. On ne mentionnera évidemment pas la détérioration de la sécurité dans ce quartier autrefois paisible qui voit des bagarres éclater constamment.

Tant que ça rapporte…

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« Rambo » mieux vaut le mater que le fumer

cannabis

Si je te dis « île Maurice » j’imagine que tu penses tout de suite aux plages paradisiaques, aux cocotiers et aux lagons bleu turquoise. Tu n’es pas si loin puisque le tourisme est la principale source de revenus de l’île. Pourtant, ce décor de carte postale est aussi le paradis des trafiquants de drogue. De vrais cartels s’y organisent de génération en génération pour récupérer les drogues produites en Asie et les exporter ensuite vers les destinations clefs du trafic de stupéfiants. Cependant, l’île Maurice n’est pas une « simple » plaque tournante de la drogue, c’est aussi un gros commerce local. En effet, l’île compterait plus de 20 000 consommateurs de drogues injectables et la demande ne ferait que de croître…

cannabis

La drogue de choix des Mauriciens est de loin l’héroïne. Pourtant, ces derniers temps, un nouveau cannabis synthétique appelé « Rambo » gagne du terrain. Les jeunes de moins de 15 ans sont les premiers concernés en raison de son prix très bas. En effet, elle serait moins chère que le cannabis classique. Cependant, ses effets n’ont rien de comparable: vomissements, sentiment de mort imminente, angoisse, violences ou somnolences pour les plus chanceux… Pour résumer, Rambo agit sur les mêmes récepteurs du cerveau que le THC mais il est plus abondant que dans la plante de cannabis. Cette drogue est alors beaucoup plus addictive que la weed naturelle et pourrait même s’avérer mortelle prise à forte dose…

cannabis

Rambo est en train de détruire la jeunesse mauricienne. À certains endroits comme à Plaine-Verte, les jeunes affluent par centaines pour prendre leur dose qu’ils se paient souvent à plusieurs. Le poste de police se trouve pourtant à quelques centaines de mètres. Ils disent ne pas pouvoir agir, par manque d’effectifs bien que le problème inquiète de plus en plus les autorités. Rambo a d’ailleurs déjà coûté la vie à un adolescent de 21 ans. Une chose est sûre, l’Etat ne va pas pouvoir continuer longtemps de faire la sourde oreille. Affaire à suivre.

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Drogue au volant : tolérance zéro et nouveaux tests salivaires

Comme nous le révélons, les contrôles de stupéfiants vont être renforcés avec de nouveaux kits salivaires. Les accidents impliquant des conducteurs sous l’emprise de drogue augmentent.

Lorsqu’il remonte des files de voitures, Maxime, motard au sein de la police parisienne, repère parfois «à l’odeur» un conducteur en train de fumer du cannabis, détectant de loin les effluves qui s’échappent depuis les fenêtres ouvertes du véhicule. Ce comportement, de plus en plus commun, est pourtant loin d’être anodin : d’après les dernières données officielles de la sécurité routière, 23 % des personnes décédées sur les routes en 2015 ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de stupéfiants.

Alors que ce lundi de Pâques est classé rouge dans le sens des retours, et que le mois de mars s’est traduit par une nette hausse du nombre d’accidents mortels, le ministère de l’Intérieur a décidé de renforcer les contrôles de drogue au volant

«Dans les prochaines semaines, les commissariats et les brigades de gendarmerie vont recevoir les nouveaux kits de tests salivaires», nous annonce un haut responsable de la sécurité routière. Ces tests permettent de détecter en quelques minutes si un conducteur a consommé du cannabis, de la cocaïne, des opiacés, de l’ecstasy ou des amphétamines. Mais la vraie nouveauté est que les contrôles seront désormais bien plus rapides qu’auparavant

 Une nouvelle campagne télévisée de la sécurité routière

A l’heure actuelle, un peu plus de 100 000 contrôles de stupéfiants sont effectués chaque année contre plus de 11 millions de contrôles d’alcoolémie. «Alors que nous ne faisions quasiment pas de dépistage de la drogue au volant il y a dix ans, on mesure désormais systématiquement si le conducteur est sous l’emprise de stupéfiants lorsque le test d’alcoolémie est positif», explique Maxime, le policier parisien. C’est que le risque d’avoir un accident mortel est multiplié par quinze si l’automobiliste a mélangé cannabis et alcool.

«Le seul fait de conduire sous l’emprise du cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel car cela réduit la vitesse de réaction aux situations d’urgence et provoque des effets sur la vigilance, souligne Didier Jayle, médecin addictologue et ancien président de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie. J’ai déjà entendu des chauffeurs routiers me dire qu’ils prennent du cannabis car on n’a plus le droit de boire.»

«Beaucoup de conducteurs ne savent pas qu’il est interdit de conduire après avoir pris de la drogue et que c’est un délit passible de deux ans de prison», explique le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. Ce rappel de la loi et des dangers encourus fera d’ailleurs l’objet d’une nouvelle campagne télévisée de la sécurité routière dans les semaines à venir. L’occasion aussi de rappeler que tout refus de se soumettre au test est équivalent à un test positif et que tous les usagers de la route sont concernés, y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur en conduite accompagnée.

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Une drogue 80 fois plus forte que le cannabis retrouvée en Espagne

Une drogue très puissante, quoi que pour l’instant peu connue, a été retrouvée à l’aéroport d’Alicante par la garde civile espagnole. Deux personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

La garde civile espagnole a découvert à l’aéroport d’Alicante, dans le sud-est du pays, une drogue peu connue mais cependant très puissante, selon les informations du quotidien ABC.

La drogue, sous forme de café, serait arrivée sur le territoire espagnol de Hong Kong. Pour avoir une idée de son effet sur le consommateur, il a été annoncée qu’elle était 80 fois plus forte que, par exemple, le cannabis. Plus de 12 kg de cette substance a été confisquée par les forces de l’ordre tandis que deux personnes, soupçonnées du trafic, ont été interpellés.

D’après ABC, le prix de ce lot pourrait atteindre quelque 3,5 millions d’euros au marché noir.

Le cannabis est une plante connue pour ses effets psychoactifs et médicinaux qui peuvent durer entre quelques minutes et quelques heures.

Par ailleurs, des doses plus fortes peuvent entraîner une augmentation de la perception auditive et visuelle ainsi qu’engendrer des hallucinations

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La « chimique », la drogue qui transforme les jeunes de Mayotte en zombies

À Mayotte, une partie de la jeunesse est ravagée par une drogue de synthèse, la « chimique », apparue en 2011. Dans ce département français, situé au large de Madagascar, la police affirme que l’augmentation de la délinquance est en partie liée à ce produit, bien plus fort et dangereux que le cannabis. Selon les associations, le chômage et la pauvreté sur l’île contribuent à accroitre sa consommation.

Plusieurs vidéos publiées sur Facebook et YouTube ces derniers mois montrent des personnes très mal en point, souvent complètement amorphes. Allongées en pleine rue, elles sont présentées par les internautes mahorais comme des drogués sous l’emprise de la « chimique ». La rédaction des Observateurs de France 24 a choisi de flouter leurs visages.

Un jeune homme, visiblement atteint par la « chimique », est filmé en pleine rue. Les personnes autour de lui sont hilares et se moquent de lui. Vidéo publiée sur Facebook le 2 avril.

Bave et somnolence

Toutes les personnes filmées présentent plus ou moins les mêmes symptômes : hagardes, semblant ne plus maîtriser leur corps, bavant parfois, ou sinon complètement amorphes ou somnolentes, allongées et immobiles sur le sol.

Ces points communs ne faisant pas office de vérification, la rédaction des Observateurs de France 24 a souhaité montrer ces vidéos à un médecin mahorais pour recueillir son avis, bien qu’un diagnostic médical soit impossible. Les responsables du Centre hospitalier de Mayotte n’ont pas autorisé le Dr. Youssouf, médecin au Centre d’addictologie de l’hôpital, à le faire. Mais les symptômes qu’il décrit correspondent à ceux que l’on voit dans les vidéos.

« La personne reste hébétée, comme un zombie »

Dr. Ali Mohammed Youssouf

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Le Dr. Ali Mohammed Youssouf a néanmoins pu s’exprimer en détail sur l’étendue du phénomène dans le département.

Les consommateurs recherchent un sentiment de bien-être, d’euphorie. Ils veulent oublier leurs soucis. Mais, souvent, la personne reste en fait hébétée, comme un zombie. Parfois, des effets d’agitation, de paranoïa, de désinhibition, d’anxiété et de panique apparaissent.

La « chimique » a vu le jour sur notre île en 2011. Ce produit se présente sous forme de poudre blanche, commandée sur internet puis livrée ici. Il n’est pas répertorié dans la liste des produits stupéfiants, les forces de l’ordre sont donc impuissantes. La poudre est diluée, souvent dans de l’alcool, avant d’être mélangée à des feuilles de tabac par exemple. Le tout est séché et fumé sous forme de joints.

Deux hommes ayant pris de la « chimique » sont visiblement ailleurs dans le quartier dit « Jamaïque » de Mamoudzou. Capture d’écran d’une vidéo publiée sur Facebook le 29 avril 2016.


« Un trafic profitable »

La poudre est achetée entre 5 et 10 euros le gramme à l’importation. Le produit fini coûte à l’arrivée 200 euros le gramme, et les prix montent parfois jusque 400 euros. C’est un commerce très profitable, d’où l’engouement pour cette filière.

Les premiers cas sont arrivés dans notre service en 2013 et le phénomène a explosé en 2015. Des cas de consommation de ce produit étaient alors recensés un peu partout dans les collèges et lycées.

« Une drogue bien plus dangereuse que le cannabis »

Cette drogue est bien plus dangereuse que le cannabis. La dépendance physique arrive bien plus rapidement, parfois en moins d’un an. Nous suspectons deux décès récents d’être liés à cette drogue, mais il n’y a pas eu d’autopsie permettant de le prouver.

Un homme sous l’emprise de « chimique » est allongé sur le sol, entouré d’une foule venue assister à la scène. Capture d’écran d’une vidéo amateur largement relayée dans la presse locale en août 2015.

Des consommateurs très jeunes

Aujourd’hui, 19 % de nos patients viennent nous consulter pour la « chimique », juste après l’alcool et le tabac. En 2015, nous avions comptabilisé 54 cas. Les patients sont presque exclusivement des hommes, plutôt jeunes, entre 12 et 30 ans. Le plus jeune avait 9 ans, il avait commencé à fumer à 8 ans…

Pourquoi ces jeunes se droguent-ils ? On remarque qu’il y a toujours une précarité sociale, un désinvestissement de la famille. Le facteur qui favorise le plus l’addiction c’est le chômage, très élevé à Mayotte (27,1 % en 2016, 49 % chez les jeunes).

« La « chimique » est un produit banal

Fatiha Djabourg

Fatiha Djabourg

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Pour notre Observatrice Fatiha Djabourg, du service Maison des adolescents de l’association mahoraise TAMA, la consommation de drogue et la délinquance s’expliquent avant tout par ce contexte social.

Les jeunes ne voient pas d’issue, il y a énormément de déception. Les addictions interviennent parce qu’on n’est pas bien, on veut fuir quelque chose, il y a une certaine forme de rage aussi. Les parcours de ces adolescents sont souvent compliqués. Et la « chimique » est un produit banal, disponible. C’est très facile de s’en procurer.

On essaie de les encourager, de leur apporter des réponses, mais parfois ça ne suffit pas. Ils se disent : « À quoi bon travailler pour réussir, ça ne va pas marcher ». Ça me fait penser à ce qui se passe dans les banlieues de métropole…

Un système éducatif à bout de souffle

La consommation ou la violence sont les symptômes des problèmes sociaux locaux. À Mayotte, il y a énormément de jeunes – environ 60 % de la population a moins de 25 ans – et les infrastructures pour les encadrer sont insuffisantes. Il n’y a pas assez de professeurs et de places dans les collèges et lycées. L’éducation nationale fait de son mieux, mais les niveaux sont hétérogènes et les besoins énormes. L’associatif vient combler un vide.

Nous avons par exemple accompagné un groupe de huit adolescents dans la réalisation d’un court-métrage sur la consommation de « chimique », en juin 2016. Ils ont écrit ensemble le scénario, sous l’impulsion d’un adolescent qui avait un ami mort à cause de la drogue.

De 2013 à 2015, on est passés de 1 500 à 2 900 faits de violence par an. Les drogues « dures » telles que la cocaïne ou l’héroïne sont très rares à Mayotte. Le Dr. Youssouf se souvient avoir traité deux personnes pour de l’héroïne et une seule pour de la cocaïne. Le cannabis, dit « bangué », et la « chimique » ont le monopole. En 2015, la police a saisi 114 kg d’herbe de cannabis et 99 doses de « chimique », soit 112 grammes.

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Fentanyl : une drogue de synthèse surpuissante et épidémique qui sévit au Canada

Le Canada, avec en premier lieu, la province de Colombie-Britannique, située à l’ouest du pays, est confronté à une grave crise de surdoses d’opioïdes, qui sont surtout imputables au fentanyl, un analgésique qui rend immédiatement et gravement addict : cette drogue est, source d’inquiétude vraiment légitime, 50 fois plus puissante que l’héroïne et 100 fois plus que la morphine. Afin de faire face à cette épidémie d’overdoses, hécatombe sans aucun précédent, les autorités canadiennes ont débloqué une enveloppe de 45,5 millions d’euros.

Qu’est-ce que le fentanyl, cet analgésique de synthèse aux effets semblables aux opiacées qu’il dépasse même par sa puissance ?

Le fentanyl est un médicament antidouleur utilisé notamment dans de graves cas de cancer. Il est distribué depuis les années 1960 en patch ou en pastille, et n’a pas tardé à circuler dans la rue sous forme d’un cocktail dévastateur de fentanyl-héroïne. Mais récemment, les ventes se sont multipliées (les Etats-Unis ne sont pas non plus épargnés). Il est vendu pur, comme substitut idéal d’héroïne, ou parfois en prétendant qu’il s’agit vraiment d’héroïne, sans que le consommateur ne soit au courant de la duperie. Ses effets sont immédiats et peuvent tuer dès la première prise, déclenchant une addiction vraiment grave.

Une crise aux opioïdes qui sévit dans l’ensemble du Canada mais qui touche principalement la province de Colombie-Britannique

Si la crise d’opioïdes dévastatrice touche l’ensemble du pays, il est reconnu à juste titre et à juste mesure que c’est la Colombie-Britannique qui est de très loin la province la plus durement affectée. Des statistiques le prouvent : plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière, ce qui équivaut à une augmentation de 80 % par rapport à 2015. La Colombie-Britannique a d’ailleurs décrété l’état d’urgence sanitaire dès l’année dernière mais avec des chiffres qui ne faiblissent pas pour autant : en février 2017, 4 décès par jour ont été à relever dans cette province de « seulement » 4,2 millions d’habitants.

Une crise sanitaire dont le gouvernement canadien mesure la gravité avec une injection combattive de 65 millions de dollars

Dans un communiqué de presse, en date du 17 février 2017, le gouvernement canadien a affiché des moyens ambitieux mais réalistes. « La crise des surdoses actuelle a une incidence dévastatrice sur de nombreuses collectivités » a-t-il reconnu. « Un financement additionnel de 65 millions de dollars sur cinq ans pour des mesures nationales d’intervention contre la crise des opioïdes et la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement pour lutter contre le mauvais usage des opioïdes » ont été jugés nécessaires. « Plus 10 millions de dollars en soutien urgent à la Province de la Colombie-Britannique pour l’aider à lutter contre les effets écrasants de la situation d’urgence dans cette province » sont aussi à retenir parmi ses résolutions.

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Ceux qui veulent légaliser le cannabis sont naïfs ou diaboliques !

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Les « légalisateurs du cannabis » demandent l’ouverture d’un débat sur ce thème.Avancer leur revendication sans avoir restitué les méfaits de cette drogue tient de l’aberration. Ses méfaits physiques sont supérieurs à ceux du tabac (responsable de 79.000 décès chaque année en France). Ses méfaits psychiques sont majeurs (perturbations éducatives, accidentalité routière et professionnelle, démotivation, désinhibition avec prise de risques, anxiété, dépression, schizophrénie, incitation à l’abus de drogues encore plus « dures »).

 

Faire croire que la légalisation dissuaderait de facto les 120.000 dealers et leurs 10.000 grossistes de se livrer à son trafic relève d’une effarante naïveté ou plutôt d’un diabolique « faire feu de tout bois ». Ces trafiquants se reporteront sur la vente d’un cannabis plus attractif que le produit d’État, de par son plus faible prix et sa teneur plus élevée en THC.

Affirmer que la légalisation permettrait de faire « enfin une vraie prévention » confine au « foutage de gueule ».

On a sous les yeux le tableau de chasse du tabac avec ses 13 millions de Français piégés, et celui de l’alcool avec ses 4,5 millions d’alcoolo-dépendants ; voilà les résultats de leur prévention facilitée par la licité de ces deux drogues.

Fantasmer sur l’efficacité de l’interdiction de vente aux mineurs méconnaît que 70 % des buralistes ne respectent pas l’interdiction de vente de tabac.

Légaliser serait adresser un épouvantable message de banalisation du cannabis à notre jeunesse. Un État (digne de ce nom) ne saurait faciliter l’accès de ses citoyens à un agent toxique. Par des enquêtes réalisées en collèges et en lycées, à la question posée aux potaches abstinents « Pourquoi ne consommez-vous pas de cannabis ? », 40 % répondent « Parce que c’est toxique » et 60 % « Parce que c’est interdit ». Lever l’interdiction ferait croire aux premiers que ce n’est pas dangereux et serait, pour les seconds, un encouragement du type « allons-y gaiement ».

Oser affirmer, toute honte bue, que cette légalisation rapporterait de l’argent au budget de la nation française, c’est faire fi de la santé de nos concitoyens ; c’est la brader aux relents truffiers de rentrées fiscales.

Déplorer que vingt malfrats trafiquants de drogue tombent chaque année sur le pavé marseillais devrait moins émouvoir que les dizaines de milliers de victimes du cannabis : par accidents de la route et du travail (la rencontre du cannabis et de l’alcool multipliant par 14 le risque d’accidents mortels de la route), par cancers, par infarctus, par accidents vasculaires cérébraux, par suicide/dépression, par auto ou hétéro-agressivité, par schizophrénie (10 % des schizophrènes meurent de mort violente et les autres ont une espérance de vie significativement abrégée), par le passage à l’héroïne et ses overdoses ; sans oublier, pour ceux qui n’en meurent pas, les estropiés/handicapés sociaux, intellectuels, et les séquelles sanitaires (amputations d’artérites, séquelles d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’une insuffisance pulmonaire).

Notons encore que dans ce processus de mondialisation où les nations qui tireront « leur épingle du jeu » sont celles qui gagneront les olympiades des performances intellectuelles et techniques, le cannabis s’affirme comme un anesthésiant, un réducteur d’ambition, un incapacitant.

Ajoutant à leur impatience de légaliser le cannabis, ces « légalisateurs » expriment déjà leur demande de légaliser toutes les drogues. Il est vrai qu’ils ont déjà préparé les scandaleuses « salles de shoot », bassins de décantation pour la pollution qu’ils infligent à nos concitoyens.

Elections présidentielles 2017 : Marine Le Pen

Positions des candidats sur plusieurs aspects des toxicomanies.

A l’approche de cet événement très important de notre vie démocratique qu’est l’élection présidentielle, le CNPERT a voulu interroger les cinq candidats crédités par les sondages d’un score supérieur à 10% des suffrages exprimés, à savoir : Madame M. Le Pen, messieurs F. Fillon, B. Hamon, E. Macron et J.-L. Mélanchon.

Notre questionnaire comportait 7 questions : Etes-vous :

  • Pour l’interdiction du  tabac aux mineurs ?
  • Pour un renforcement des actions contre l’alcoolisme ? 
  • Pour un contrôle de la consommation de cannabis au collège et au lycée
  • Pour la légalisation du cannabis ? 
  • Pour la suppression des « salles de shoots » pour les toxicomanes ?
  • Pour ériger la lutte contre les toxicomanies en une grande cause nationale ? 
  • Pour exercer un véritable contrôle de l’usage fait de l’argent publique par les associations censées « œuvrer » dans le domaine des toxicomanies.

Elections présidentielles 2017 ; François Fillon

 Positions des candidats sur plusieurs aspects des toxicomanies.

A l’approche de cet événement très important de notre vie démocratique qu’est l’élection présidentielle, le CNPERT a voulu interroger les cinq candidats crédités par les sondages d’un score supérieur à 10% des suffrages exprimés, à savoir : Madame M. Le Pen, messieurs F. Fillon, B. Hamon, E. Macron et J.-L. Mélanchon.

Notre questionnaire comportait 7 questions : Etes-vous :

  • Pour l’interdiction du  tabac aux mineurs ?
  • Pour un renforcement des actions contre l’alcoolisme ? 
  • Pour un contrôle de la consommation de cannabis au collège et au lycée
  • Pour la légalisation du cannabis ? 
  • Pour la suppression des « salles de shoots » pour les toxicomanes ?
  • Pour ériger la lutte contre les toxicomanies en une grande cause nationale ? 
  • Pour exercer un véritable contrôle de l’usage fait de l’argent publique par les associations censées « œuvrer » dans le domaine des toxicomanies.

Trois réponses étaient possibles : Oui, Non, Ne se prononce pas ; un espace restreint  permettait de donner quelques précisions ou justifications ; il était indiqué qu’un bref commentaire pouvait être annexé au questionnaire.

Ce questionnaire était adressé par lettre recommandée avec accusé de réception ; la date limite de réponse était fixée au 23 Mars.

Chaque candidat(e), à l’exception de Mr. Mélanchon a accusé  réception de notre questionnaire.

Une seule réponse nous est parvenue, émanant de Monsieur F. Fillon, sous une forme rédigée, s’affranchissant de notre questionnaire.

Il nous dit en substance :

 « Dans mon projet sur la Santé, j’ai prévu de lancer un grand plan Santé à l’école, débutant dès l’école maternelle et reposant sur l’éducation à la santé des enfants  (nutrition, activité physique, sommeil) et sur la prévention des addictions (écran, tabac, alcool, cannabis et autres drogues).

Je souhaite accompagner ce plan d’une revalorisation de la médecine scolaire dont l’importance est décisive pour orienter les comportements sanitaires des enfants et des adolescents.

Je  vous invite à consulter mes propositions sur mon site (« Mon projet » page 39) cliquez ici

Nous sommes sensibles à sa lettre aimable de réponse, même si nous regrettons qu’il se soit affranchi du cadre de notre questionnaire

Jean Costentin, Président du CNPERT

Bernard de la Villardière « parano » et « agressif » sous cannabis,

il se confie dans C à Vous (Vidéo)

Bernard de la Villardière raconte ses… par nonstopzappingofficiel

Lundi 27 mars sur « M6 », Bernard de la Villardière présentera un nouveau numéro de « Dossier Tabou ». Et cette fois-ci, le journaliste s’est intéressé aux effets du cannabis et son trafic. Pour les besoins d’une séquence, il n’a d’ailleurs pas hésité à fumer un joint. Vendredi soir dans « C à Vous », il s’en est expliqué.

Avant même la diffusion de l’émission de Bernard de la Villardière « Dossier Tabou », consacrée au cannabis, le programme fait déjà le buzz. En effet, lors d’une séquence qui a fait le tour des médias, Bernard de la Villardière fume un joint de marijuana avant de prendre le volant.

Une scène plutôt surprenante.

Dans « Télé-Loisirs », le journaliste a tenu à s’expliquer. « Cela a été très instructif sur les conséquences de la prise de cannabis sur l’état d’esprit du conducteur et la manière de gérer le risque et les réflexes. » Et d’ajouter : « Je ne me suis pas prêté à cet exercice pour le plaisir de faire le buzz mais parce qu’il peut avoir un effet dissuasif, notamment auprès des jeunes conducteurs. Le cannabis, c’est comme l’alcool, ça altère les réflexes au volant. »

LES CONFIDENCES DE BERNARD DE LA VILLARDIÈRE

Invité sur le plateau de « C à Vous » vendredi soir, Bernard de la Villardière a bien évidemment été questionné sur cette séquence. « On dit souvent que ça altère les réflexes, ça altère aussi le discernement, ça fait que vous vous concentrez sur ce qui est devant et pas du tout ce qui se passe sur les côtés. Il y a un renversement des priorités. Ce qui était accessoire quand vous étiez dans un état normal devient essentiel et inversement ». Puis, il a avoué avoir fumé du cannabis pour la première fois lors d’un concert de David Bowie en 1978. « Moi j’ai pas beaucoup fumé parce que ça me rendait un peu parano en fait, je m’enfermais dans ma bulle et j’étais de moins en moins sociable, encore moins que d’habitude. Et je devenais agressif même… », a-t-il expliqué.

Par Nicolas Cardinale

Source

Un dérivé du cannabis en vente libre ?

Cannaphytol

Mars 2017

Au hasard de lectures, l’un de nous a découvert  une préparation de Cannabis Sativa appelée Cannaphytol°  commercialisée sous forme de capsules, proposée en traitement chronique et en vente libre !

Bigre, cette préparation aurait-elle passé au travers des mailles du filet réglementaire et échappé à notre vigilance ?

Sa présentation commerciale rassemble de nombreux témoignages de satisfaction, plus de 3000, parfois très enthousiastes, tous très élogieux pour des raisons diverses. Les meilleurs résultats sont obtenus sur des douleurs, on s’en doutait ! De localisations diverses, vertébrales, articulaires, un cas d’hernie discale. D’autres évoquent la suppression de  crampes intestinales, une disparition d’angoisse et  le retour d’un tonus perdu, et même d’une certaine vigueur masculine bien placée.

Quelle est donc cette substance ? Une huile extraite de différentes variétés de graines de Cannabis Sativa. Mais alors pourquoi est- elle autorisée ? L’explication est donnée par sa teneur affichée en THC (Tetra hydrocannabinol) qui est très faible, inférieure à 0,2% ce qui en fait une dose exonérée. Cela veut dire que l’administration sanitaire considère qu’elle est  inférieure au seuil d’activité, considérée comme inactive.

Autant de témoignages de satisfaction, même si nous savons leur fragilité, oblige à accepter que cette « cure » a été satisfaisante, sinon utile, à ses utilisateurs.

Pour nous,  force est de constater que l’effet placebo a encore de beaux jours devant lui.

Jean-Paul Tillement et Jean-Pierre Goullé

Une addiction pour une autre: les ados américains se drogueraient moins grâce à leur smartphone

Les jeunes américains consomment de moins en moins de drogues, en ce compris l’alcool.

Pour expliquer ce constat, les avis divergent.

Mais une équipe de chercheurs y voit un lien avec l’utilisation accrue de smartphones et d’écrans d’ordinateurs ou de tablettes. 

On répète aux ados à longueur de journée qu’ils doivent un peu lâcher leur smartphone. Pourtant, une équipe de scientifiques voit une corrélation entre les stimulations constantes de nos appareils avec une diminution de la consommation de drogue.

Cette diminution s’observe depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis sans trop qu’on sache pourquoi. Certains experts pensent que cela peut être lié à la chute de de la consommation de cigarettes, qui fait presque toujours office de premier pas avant l’essai d’autres drogues.

Le New York Times s’est penché sur la nouvelle théorie de ces scientifiques, et il est intéressant de constater que la période qui correspond à la diminution de prise de drogues chez les ados s’emboîte parfaitement avec la montée de l’utilisation des smartphones.

Ton écran est une drogue

Les médias interactifs joueraient en fait le même rôle que les drogues et stimuleraient les mêmes impulsions, notamment au niveau de la recherche de sensations et le désire d’indépendance. Les smartphones bouffent aussi pas mal de temps, et du coup, les ados ne s’ennuient plus vraiment.

Nora Volkow, la directrice du National Institute on Drug Abuse, trouve l’étude des scientifiques « intéressante » et prévoit de faire des recherches complémentaires à ce sujet dans les prochains mois. La diminution de cette consommation de drogue a encore été remarquée l’année dernière: l’étude « Monitoring the Future » a établi un constat clair: l’utilisation de drogues, excepté la marijuana, a atteint son niveau le plus bas pour les ados en 40 ans.

Dans les détails, la consommation de marijuana a augmenté chez les ados de 18 ans mais a diminué chez les 14-16 ans. Tandis que la prise de cocaïne, d’hallucinogènes, d’ecstasy et de crack a baissé parmi toutes les catégories d’âges. Il en est de même pour l’héroïne alors que le LSD reste constant.

Les jeux vidéos te font planer

« Il se passe quelque chose », a jouté le Docteur Volkow, « les adolescents peuvent littéralement planer en jouant à ces jeux (sur leur smartphone ou tablette) ». Le Docteur Silvia Martins de l’université de Columbia va dans le même sens: « Jouer à des jeux-vidéo, utiliser les réseaux sociaux, remplit le besoin de recherche de sensations. » Même si « tout cela doit encore être prouvé, conclut-elle.

Donc voilà, maintenant tu sauras quoi répondre quand on te demandera d’arrêter de faire le geek sur ton smartphone…

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