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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Alcoolisme passif, quel est ce problème qui concerne 1 personne sur 5 ?

Alcoolisme passif, quel est ce problème qui concerne 1 personne sur 5 ?© GettyImages

Si on connaît bien le tabagisme passif, l’alcoolisme passif est au contraire plutôt méconnu. Pourtant, il concernerait 1 personne sur 5 et peut avoir un impact dramatique.

Une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Journal of Studies on Alcohol and Drugs revèle qu’un adulte sur cinq serait concerné par l’alcoolisme passif. Selon les chercheurs, ce phénomène est « un problème de santé publique ». « Une chose est à réaliser avec le chiffre une personne sur cinq, c’est qu’il est limité à un an dans le temps. Donc, il y a probablement plus de gens qui ont été touchés par la consommation de boissons alcoolisées de leur entourage », a déclaré Katherine Karriker-Jaffe, auteure de l’étude et scientifique senior à l’Alcohol Research Group au Public Health Institute, à CNN.

Qu’est-ce que l’alcoolisme passif ?

L’alcoolisme passif est tout simplement le fait de subir des troubles liés à l’état d’ivresse d’une autre personne.

Une personne sur cinq assure avoir été victime d’un préjudice attribuable à la consommation d’alcool d’une autre personne au cours de la dernière année que ce soit des dommages matériels ou des blessures physiques. « Il pourrait donc s’agir d’une sous-estimation des effets négatifs de l’alcool sur les personnes autres que le buveur. », a expliqué Katherine Karriker-Jaffe.

Les différents types de préjudice comprenaient le harcèlement, se sentir menacé ou effrayé, la détérioration ou le vandalisme de biens, être poussé, frappé ou agressé, être physiquement blessé, être victime d’un accident de la circulation, être passager d’un véhicule avec un conducteur ivre, avoir des problèmes familiaux ou conjugaux et avoir des problèmes financiers.

Les chercheurs ont constaté que 21% des femmes et 23% des hommes révèlent avoir subi au moins un de ces préjudices au cours de la dernière année. Selon les données, le préjudice le plus répandu est le harcèlement. Pour les femmes, on retrouve ensuite « les problèmes familiaux et conjugaux ou des problèmes financiers dus à l’alcool de quelqu’un d’autre et […] des préjudices liés à la conduite – donc rouler avec un conducteur ivre ou avoir un accident causé par quelqu’un qui avait bu », a précisé l’auteure de l’étude. Quant aux hommes, ils seraient plutôt confrontés au vandalisme.

Les jeunes adultes seraient les plus susceptibles de faire l’expérience de l’alcoolisme passif. « Nous savons maintenant que les personnes âgées de 18 à 25 ans affichent les taux d’alcoolisme les plus élevés« , a rappelé Aesoon Park, professeur agrégé de psychologie à l’Université Syracuse de New York. « Ce qui est intéressant dans cette étude, c’est que non seulement il s’agit de troubles liés à la consommation d’alcool, mais aussi de la façon dont l’effet secondaire de l’alcool affecte également ce même groupe d’âge. La deuxième partie intéressante est l’inégalité entre les sexes.« , a-t-elle expliqué en ajoutant que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de boire excessivement.

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Le risque de la « réduction des risques

Face aux problèmes de toxicomanie, la tendance dominante est à la « réduction des risques », une approche de santé publique qui accepte la consommation de drogue à grande échelle et essaye d’en atténuer les conséquences négatives. La « réduction des risques » a commencé avec l’échange de seringues et les cliniques de méthadone et se poursuit aujourd’hui avec des sites dits « d’injection supervisée » où les toxicomanes peuvent prendre des drogues sous la supervision de professionnels de la santé.

C’est, par exemple, la politique suivie par la ville de Paris, qui prévoit d’ouvrir une deuxième « salle de consommation à moindre risque » prochainement.

La ville de Vancouver, au Canada, est souvent citée comme étant la référence en matière de « réduction des risques ». Au cours des 30 dernières années, Vancouver a mis en œuvre l’intégralité des stratégies de « réduction des risques ».

Cependant, ce qui se passe à Vancouver peut difficilement être considéré comme une réussite. Si la « réduction des risques » a apporté certains avantages, comme la diminution de la transmission du VIH, elle a également aggravé les problèmes de toxicomanie, multiplié le nombre des sans-abris et augmenté la délinquance et les incivilités.

Le problème de la toxicomanie exige une réponse, mais l’expérience montre que la « réduction des risques » n’en est pas une.

Accédez à l’étude en suivant ce lien : https://bit.ly/3foJ6aM

Covid-19 : isolement et conditions de travail favorisent les conduites addictives

Flash info19/11/2020
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Depuis le premier confinement instauré en mars dernier, l’isolement au travail, l’augmentation des objectifs en matière de performance ainsi que la charge de travail ont joué un rôle dans l’augmentation des consommations de substances psychoactives. C’est ce que montre l’enquête publiée ce jour par la MILDECA et ses partenaires
Pour documenter l’évolution des consommations de substances psychoactives et les conditions de travail en période d’épidémie de Covid-19, la MILDECA et ses partenaires – ANSES, Anact, INRS, OFDT, Santé Publique France et le COCT * – ont commandité une enquête réalisée par Ipsos en septembre 2020 auprès d’environ 4 000 salariés et agents publics sur la période écoulée depuis le 1er confinement. Il éclaire sur l’évolution des conditions de travail, des consommations de substances psychoactives (tabac, cigarette électronique, alcool, cannabis, médicaments psychotropes) des travailleurs et permet d’envisager les mesures à favoriser pour améliorer la prévention en période de crise épidémique.

Stress, isolement, état de santé
Si plus des trois quarts des travailleurs (à distance ou sur site) portent un regard globalement positif sur la période écoulée, un nombre non négligeable d’entre eux déclare un stress accru, un sentiment d’isolement ou encore une dégradation de leur état de santé :31% des personnes interrogées ont ressenti un sentiment d’isolement par rapport à leurs collègues de travail ;34% ont ainsi vu leur niveau de stress augmenter par rapport à la période précédant le confinement (en particulier les personnes ayant vu leur charge de travail, leurs horaires, ou leurs objectifs de performance augmenter, les personnes souffrant d’isolement au travail) ;13% ont déclaré un état de santé dégradé (en particulier les agents de la fonction publique hospitalière, les travailleurs qui ont ressenti un sentiment d’isolement par rapport à leurs collègues de travail et ceux dont la charge de travail a été plus importante).Être en télétravail ou en travail sur site influe peu sur l’aggravation de l’état de santé ou l’augmentation du stress.

Évolutions contrastées des consommations de substances psychoactivesLa crise sanitaire s’est traduite par des évolutions de consommations de substances psychoactives à la hausse et à la baisse. Parmi les répondants qui déclarent leur consommation de substances psychoactives en hausse, 75% estiment que c’est en raison de leurs conditions de travail.
Les facteurs liés à la baisse de consommation relèvent, eux, majoritairement de la vie privée :Dans les 12 derniers mois (y compris la période de crise sanitaire) l’alcool est de loin la substance la plus consommée, rapportée par 65% des salariés et agents ;Pendant le confinement, la consommation de tabac, de cigarette électronique et de médicaments psychotropes est en hausse : 30% ont augmenté leur consommation de tabac, 30% leur usage de cigarette électronique et 20 % leur consommation de médicaments psychotropes ;La consommation globale d’alcool et de cannabis est en baisse : 18 % des travailleurs ont diminué leur fréquence de consommation ou arrêté l’alcool, 30 % pour le cannabis.
Les facteurs de hausse de consommation les plus cités sont le sentiment d’isolement par rapport aux collègues (31%), les évolutions des conditions d’emploi et de travail (29%) et la charge de travail (26%).Les facteurs de baisse de consommations les plus cités sont la volonté de se maintenir en bonne santé (29%), la qualité du sommeil (28%), le poids (26%), le niveau ou la fréquence de l’activité physique (21%).

Enseignements pour la deuxième vague de Covid-19 et le reconfinement

L’analyse des résultats de cette enquête ouvre plusieurs champs de réflexion et d’actions tant au niveau des employeurs que des pouvoirs publics et partenaires sociaux, sur l’anticipation de l’organisation du travail, ses conditions de réalisation en temps de pandémie ou en période «normale» ainsi que sur la prévention des conduites addictives :Elle pointe en premier lieu la nécessité d’agir sur les relations professionnelles et l’organisation du travail pour améliorer les conditions de travail. Il s’agit notamment pour les organisations de soutenir et outiller les manageurs pour les aider à adapter la charge de travail et les objectifs aux conditions de réalisation de l’activité ainsi qu’aux situations particulières ;Elle montre aussi que le contexte nécessite de renforcer le dialogue social dans la période actuelle et plus particulièrement le lien direct entre représentants du personnel et salarié.

Les questions de stress et du sentiment d’isolement dans une période anxiogène doivent aussi faire l’objet d’une attention particulière de l’ensemble des acteurs concernés (directions, manageurs, Rh, préventeurs, IRP…) avec l’appui des services de santé ;L’attention doit notamment porter sur les facteurs professionnels (conditions et organisation du travail) qui favorisent l’augmentation des conduites addictives identifiées dans l’enquête, en particulier pendant les périodes de confinement ;Des messages de prévention doivent par ailleurs être diffusés à tous les salariés et agents. Les personnes en difficultés avec leur consommation doivent faire l’objet d’un accompagnement par les services de santé au travail (consultation à distance si nécessaire).Le contexte actuel est propice à l’émergence de solutions innovantes en termes de santé au travail et de qualité de vie au travail sous réserve de ne pas se focaliser uniquement sur les risques les plus apparents liés à l’épidémie.

Une seconde phase d’investigation comprenant une enquête qualitative est en cours pour compléter ces premiers résultats. TRAVAIL ET COVID-19 : DES SITUATIONS HETEROGENES ET DES INEGALITES SOULIGNEES PAR LE SONDAGE
Le télétravail a concerné 40% des personnes interrogées pendant le confinement (mais 81% des cadres et 7% des ouvriers), puis 27% en période de reprise ;
– Le travail sur site a concerné 46% des salariés et agents (56 % des ouvriers) pendant le confinement et 87% pendant la période qui a suivi ;
– Quant au chômage partiel ou les ASA (autorisations spéciales d’absence) dans la fonction publique, il a concerné 40% des actifs (et 54% des ouvriers) pendant le confinement puis, à l’issue, 19% dans le secteur privé et 8% dans la fonction publique ;
– 37% des ouvriers ont connu une baisse de rémunération contre 18% des cadres ;
– Pendant le confinement, la charge de travail a augmenté pour 36 % des cadres et a diminué pour 51 % des ouvriers. Les horaires de travail ont augmenté pour 24 % des cadres, mais n’ont pas évolué pour 46 % des ouvriers.

La chasse au cannabis

Cliquez sur la photo pour aller sur la vidéo de TF1.

Le sujet commence à 19′ 52″

Pourquoi l’alcool et le cannabis sont mauvais pour le sommeil

Par Dr Claire Lewandowski

Si l’alcool et le cannabis peuvent faire somnoler, ils ne permettent pas un sommeil de bonne qualité.

Pourquoi l'alcool et le cannabis sont mauvais pour le sommeilSARAH PENDER/ISTOCK



L’alcool et le cannabis sont des faux amis en matière de sommeil. Nombreux sont ceux ayant expérimenté une « gueule de bois » avec une fatigue le lendemain d’une soirée arrosée. S’ils ont tendance à détruire complètement les cycles du sommeil, ils peuvent aussi altérer l’horloge biologique.

Une action sur le sommeil profond

Autant le cannabis que l’alcool ont tendance à provoquer une somnolence du fait de leur activité dites « dépressive du système nerveux central », c’est-à-dire qu’ils ralentissent les fonctions du cerveau. Cependant, au cours du sommeil, ils réduisent le temps passé en sommeil profond, entraînant davantage de réveils et un sommeil de mauvaise qualité.

Au final, il est normal de se sentir fatigué et de manquer de concentration le lendemain d’une consommation, en particulier si elle est régulière, et même avec une petite quantité.

Une action sur l’horloge biologique

Le cannabis empêche la sécrétion de mélatonine, l’hormone produite le soir, en particulier dans la pénombre, qui permet de favoriser l’endormissement et le maintien du sommeil. Le consommateur décale ainsi progressivement son rythme du sommeil, surtout en cas de consommation fréquente.

Finalement, l’usage régulier de cannabis provoque des problèmes d’insomnie, allant à l’encontre des effets recherchés par les consommateurs et le poussent parfois à augmenter les doses consommées.

L’altération de la qualité du sommeil lorsque l’on consomme de l’alcool et/ou du cannabis joue un rôle fondamental à long terme sur la qualité de vie et le risque potentiel d’addiction.

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Cannabis : quand augmentation de la consommation rime avec légalisation

Une étude sur la consommation de produits stupéfiants chez les jeunes réveille les ardeurs des promoteurs de la légalisation du cannabis. Un combat qui se situe principalement chez les forces de gauche et d’extrême gauche, avec en tête d’affiche des personnalités telles que Benoît Hamon et Éric Cocquerel.

Publié ce jeudi par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, en collaboration avec l’Union européenne, le rapport établit un constat alarmant pour la population française des 15-16 ans. Il relève une augmentation de 50 % de fumeurs entre 1995 et 2019.
De fait, 16 % des jeunes de cet âge disent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie, contre 11 % en 1995. Au niveau de l’usage fréquent (une fois par mois), les jeunes Français culminent à la deuxième place avec un niveau quasiment deux fois supérieur à la moyenne européenne (12 % vs 7 %).

La stratégie prohibitionniste française de la lutte contre la consommation de stupéfiants se retrouve donc sous le feu des critiques. C’est l’occasion pour une partie de la gauche et de certains maires de droite de remettre sur la table la question de la légalisation du cannabis récréatif. À ce titre, Boris Ravignon, maire LR de Charleville-Mézières, se positionne en faveur de « la légalisation de la consommation récréative de cannabis ». En Bretagne, Laurent Loas, maire de la commune morbihanaise de Ploemeur, juge que « la politique répressive n’a plus aucune efficacité », dans les colonnes de Libération. Chez les écologistes, même refrain. Julien Bayou, candidat EELV aux élections régionales, milite pour « une question de santé publique »« Il faut avancer sur le cannabis thérapeutique et même expérimenter la légalisation du cannabis », martèle-t-il sur le plateau de BFM Paris, en septembre dernier.

Les arguments n’en restent pas moins bancals. Tout d’abord, il faudrait légaliser car la répression montre beaucoup de failles. Sophisme pur, car cela fonctionne de la même manière pour la cocaïne, les champignons hallucinogènes ou le LSD, et pourtant il n’est pas question de légaliser les drogues dites dures. Aussi, demain, devra-t-on légaliser le vol de vélo, puisque la police a tant de mal à l’endiguer ? L’autre argument tout aussi pernicieux est de faire la comparaison avec l’alcool. Tout le monde s’accorde pour dire que sa consommation outrancière est mauvaise pour la santé et développe de nombreux cancers. Mais le mettre sur le même pied d’égalité que le cannabis est un mensonge. L’effet recherché par la consommation occasionnelle de cannabis n’a rien à voir avec celui engendré par l’absorption d’un verre de vin à table ! Et ce qui diffère est bien évidemment l’effet recherché.

Plusieurs sont déjà tombés dans le panneau. Jean-Michel Aphatie, dont l’honnêteté n’a d’égale que sa profondeur d’esprit, se moque des opposants à la légalisation du cannabis : « La drogue est un poison qu’il faut combattre, écrivent ces élus Les Républicains opposés à la légalisation du cannabis. Les apéritifs, les digestifs, les vins rouges, blancs, rosés, sont aussi des poisons, de nombreux cancers en témoignent. Quand est-ce qu’on les interdit ? »

De plus, comme chacun sait, une “avancée sociale” en entraîne toujours une autre. À partir de la légalisation du cannabis thérapeutique, la gauche et les écolos demandent la légalisation du cannabis récréatif… Pour la prochaine étape, pourquoi pas les champignons hallucinogènes, comme dans certains États nord-américains ? Parler de “question de santé publique” quand on milite pour la légalisation du cannabis, c’est comme parler d’“ordre public” tout en voulant désarmer les policiers municipaux.

Source : Valeurs actuelles

« Ils transportaient 2 kg de cocaïne, les suspects libérés pour vices de procédure. »

Ouest-France le 4 novembre.

Deux jeunes Guyanais, âgés de 20 et 21 ans, ont été interceptés par la douane en gare d’Angers vendredi 30 octobre.

Conduits en rétention, ils ont subi des examens médicaux qui ont démontré qu’ils avaient ingéré des ovules de cocaïne en grande quantité.

Autrement dit, ces deux Guyanais étaient des passeurs de drogue.

Placés en garde à vue pendant quatre jours, les deux hommes ont expulsé par la voie naturelle les pochons remplis de cocaïne qu’ils avaient avalés : il y en avait près de deux kilos, d’une valeur marchande d’au moins 150 000 € !

Une belle prise pour les douanes, pas vrai ? Et un beau succès dans la lutte anti-drogue. C’est sans doute ce que vous pensez. Et moi aussi je le pensais.

Seulement voilà : devant le tribunal correctionnel d’Angers, les avocats des deux hommes ont fait valoir que leur interpellation par des douaniers à la descente du train était irrégulière car aucun délit n’était directement constaté à ce moment.

Impossible donc de retenir les éléments à charge mis à jour par l’enquête : le casier judiciaire d’un des prévenus, le passé pénal du père de l’amie des deux hommes, l’absence de titres de transport, la découverte des deux kilos de cocaïne… 
Le tribunal a tout annulé et les deux prévenus sont ressortis libres comme l’air.

Bien que nous n’ayons pas tous les éléments du dossier, ce qui s’est passé se laisse facilement deviner. Les forces de l’ordre et les douaniers ne peuvent interpeller quelqu’un que s’ils ont de bonnes raisons de penser que la personne a commis un délit ou un crime. Ce qui est tout à fait normal.

Et tout laisse penser que les douaniers n’ont, en effet, pas interpellé par hasard ces deux Guyanais. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit la douane en gare d’Angers ! Ils avaient très probablement des informations leur permettant de savoir que ces hommes transportaient de la drogue en grande quantité.

Mais ils n’ont pas dû remplir correctement leur procès-verbal et, par conséquent, l’interpellation étant insuffisamment motivée aux yeux de la loi, le tribunal a été contraint d’annuler leur enquête.

C’est ce qu’on appelle un vice de procédure. Et c’est ce dont les avocats des criminels font leurs délices.

Un papier mal rempli, une signature oubliée, une erreur dans une date, et vous pouvez espérer faire annuler toute une procédure, en dépit des preuves accumulées contre votre client.

Bien évidemment, il est indispensable qu’il y ait des procédures et que ces procédures soient appliquées. La justice doit respecter certaines formes et donner aux personnes accusées la possibilité de se défendre, pour éviter autant que possible que des innocents soient condamnés.

Mais il y a un moment où les procédures deviennent tellement nombreuses et tellement compliquées qu’elles se transforment en une véritable aubaine pour les délinquants.

Malheureusement, c’est là où nous en sommes aujourd’hui. Les policiers, les gendarmes, de nombreux magistrats le disent depuis longtemps : la procédure pénale est devenue trop complexe, trop chronophage, les règles aboutissent parfois à des résultats absurdes et qui suscitent une indignation légitime.

La procédure pénale doit certes protéger les innocents, elle ne doit pas pour autant permettre aux criminels d’échapper au châtiment !

Le cannabis au Pays Bas : un narco-état ?

CLIQUEZ SUR : le sujet commence à 28′ 52″

JT de TF1 le 11 Novembre 2020

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