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Double féminicide dans l’Hérault

Le suspect était sous l’emprise de la drogue et pensait qu’on voulait le tuer

MIDI LIBRE

Deux jeunes femmes ont été tuées ce vendredi soir par un homme de 22 ans qui a reconnu en garde à vue consommer du cannabis. Les victimes avaient 21 et 25 ans.

Amélie avait 21 ans, elle était élève infirmière en seconde année. Caroline, sa voisine était âgée de 25 ans. Ambulancière, elle avait pris son service en tant que pompier volontaire la semaine dernière dans la caserne de Pézenas.

Toutes les deux ont été tuées de plusieurs coups de couteau par le compagnon d’Amélie, âgé de 22 ans et qui a été interpellé par les gendarmes alors qu’il s’était rendu dans le restaurant, en face des lieux du double homicide, de ses parents. Ces derniers le voyant arriver les vêtements ensanglantés avaient prévenu les gendarmes après s’être rendus chez le couple et ayant découvert les corps des deux victimes.

Il avait fumé du cannabis

Le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, a confirmé ce samedi 15 janvier : « Le suspect affirme qu’il présente des problèmes psychologiques pour lesquels il aurait débuté un suivi ; qu’il se sentait très mal depuis plusieurs jours. Il affirme avoir fumé plusieurs joints de cannabis dans l’après-midi avec sa concubine et s’être ensuite senti particulièrement mal.

Il commençait à avoir très peur, ayant l’impression qu’on voulait le tuer. Il aurait alors voulu se rendre chez un psychologue mais sa concubine l’en aurait empêché. Ils se seraient alors battus et il aurait porté plusieurs coups de couteau à sa concubine, notamment au niveau du cou. »

La voisine se trouvait là par hasard

La voisine se trouvait là par hasard. Elle s’est présentée devant la porte et a proposé son aide. Le suspect l’a fait entrer dans son appartement et l’a tuée, elle aussi de plusieurs coups de couteau. « La voisine de l’étage supérieur serait ensuite arrivée devant leur appartement, a précisé encore le procureur Balland, alors qu’elle s’apprêtait à descendre dans la rue pour promener son chien. Elle aurait alors proposé son aide en sa qualité d’ambulancière, mais une fois entrée dans l’appartement, ils se seraient également battus et il aurait de nouveau porté plusieurs coups de couteau à cette seconde victime. Réalisant son geste, il aurait ensuite décidé de se rendre dans le restaurant familial en face de chez lui. »

Il avait l’impression de sortir de son corps

Le père du jeune qui travaillait au Super U de Roujan a expliqué que le comportement de son fils avait changé depuis qu’il consommait du cannabis environ depuis le mois de juillet dernier.

Devant les gendarmes, il a décrit son fils comme une personne plutôt renfermée sur elle-même depuis plusieurs années. Il passait énormément de temps devant son ordinateur, notamment pour jouer à des jeux vidéo violents. Il était aussi passionné de films d’horreur. Depuis qu’il consommait du cannabis, son fils aurait affirmé à sa famille qu’il avait parfois l’impression de sortir de son corps. 

Jusqu’à ce drame, ni les forces de l’ordre, ni les autorités judiciaires, ni même la famille de la concubine, n’avaient eu connaissance de l’existence d’éventuelles menaces ou violences de la part de cet homme à l’encontre de sa concubine.

D’une manière générale, cet homme était inconnu de des forces de l’ordre et de la justice. Le parquet de Béziers envisage d’ores et déjà de requérir l’ouverture d’une information judiciaire criminelle dans la journée de dimanche à l’issue de laquelle un nouveau communiqué de presse sera diffusé.

JEAN-PIERRE AMARGER

Les députés rejettent la légalisation du cannabis

Sans surprise, l’Assemblée nationale a rejeté, jeudi 13 janvier, la proposition de loi des Insoumis qui voulait légaliser le cannabis en France.

C’est un hémicycle clairsemé qui a rejeté, jeudi 13 janvier, la proposition de loi n°4746. Les députés de l’Assemblée Nationale ont voté contre le texte visant « la légalisation de la production, de la vente et de la consommation du cannabis sous le contrôle de l’État ».

Le principal article, le premier, autorisait « la production, la fabrication, le transport, l’importation, l’exportation, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi et, d’une manière générale, les opérations agricoles, artisanales, commerciales et industrielles relatifs au cannabis« . Quatre amendements qui demandaient la suppression de cet article ont été soumis au vote des députés. Sur les 80 élus, 53 ont voté pour, 24 contre.

Un texte transpartisan

La proposition de loi, rédigée par la France Insoumise, se voulait être au-dessus des clivages politiques. Des députés d’autres bords politiques ont cosigné le texte, comme la députée LREM du Loiret Caroline Janvier. Elle est favorable à « une légalisation encadrée – qui n’est pas une porte ouverte à la banalisation, encore moins à la promotion de la consommation du cannabis ».

Pour elle, les politiques de répression menées depuis cinquante ans sont inefficaces. « Les Français sont les champions d’Europe de la consommation de cette drogue ; ils occupent également une place sur le podium pour la consommation par les jeunes », a-t-elle rappelé lors des débats en séance publique.

A contrario, son collègue du groupe LREM François Jolivet, auteur de deux amendements de suppression adoptés par l’Assemblée Nationale, a redit son opposition à la légalisation du cannabis. « Les enjeux financiers sont tellement importants que ceux qui en profitent actuellement n’accepteront jamais de tout perdre. Les trafiquants reviendront et, comme leurs produits, ils seront plus forts », écrit le député de l’Indre dans son exposé sommaire qui accompagne un de ses amendements.

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Détente …. un feu d’artifice extraordinaire

Chez les collégiens, moins d’alcool, de tabac et de cannabis, mais de nouvelles addictions

par Julien Baldacchino publié le 12 janvier 2022

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies publie ce mercredi les résultats d’une enquête menée tous les quatre ans chez les jeunes en classe de 3e. Si les consommations de tabac, d’alcool et de cannabis sont en nette baisse, l’OFDT se montre vigilant sur l’essor de la e-cigarette ainsi que du gaz hilarant.

La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu'elle soit régulière ou non
La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu’elle soit régulière ou non © Maxppp / Christophe Petit Tesson

C’est une enquête menée tous les quatre ans (cinq cette fois-ci, Covid oblige) sur les élèves en classe de troisième : l’enquête EnCLASS, menée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies sur la santé et l’usage de substances par les adolescents, porte ses premiers enseignements, après que 1 972 élèves ont répondu début 2021 à une série de questions sur leurs pratiques. 

Ainsi, en 2021, 64,1% des élèves de 3e disent avoir déjà consommé de l’alcool au moins une fois dans leur vie, et 31,8% en ont consommé dans le mois précédant l’enquête. Si ce chiffre semble conséquent, c’est toutefois le plus faible depuis 2010, année du début de l’enquête. Et il en est de même pour tous les indicateurs, qui sont au plus bas en 2021 : 29,% des élèves de 3e ont déjà fumé des cigarettes, 3,7% en fument régulièrement. Et sur le cannabis, on est passé en dix ans de 23,9% des collégiens de 3e qui l’avaient expérimenté en 2010 à seulement 9,1% (et 3,9% qui en ont fait un usage récent) en 2021.https://e.infogram.com/e1b0019e-d98d-4ed5-803f-756628647bcb?parent_url=https%3A%2F%2Fwww.franceinter.fr%2Fsociete%2Fchez-les-collegiens-moins-d-alcool-de-tabac-et-de-cannabis-mais-de-nouvelles-addictions&src=embed#async_embed

Une baisse qui mérite toutefois que l’on prenne en compte le contexte particulier de ces deux dernières années, où les élèves se sont moins vus et où l’effet d’entraînement a pu être réduit. Malgré tout, cette baisse s’inscrit dans un mouvement déjà amorcé dès 2010. 

Cigarette électronique, gaz hilarant et jeux d’argent

Cependant, derrière cette bonne nouvelle se cachent d’autres chiffres moins encourageants. C’est le cas des chiffres liés aux cigarettes électroniques notamment, qui pour la première fois passent devant les cigarettes classiques : 34,2% des élèves de 3e disent avoir expérimenté la « vapoteuse » en 2021, contre 29,1% qui ont essayé la cigarette. Même tendance pour ceux qui ont fumé au moins une fois dans le mois précédent le sondage (10,2% pour la cigarette, 13,9% pour la « vapoteuse »). Il n’y a que chez les fumeurs réguliers que le tabac surpasse encore la cigarette électronique. L’usage de la chicha est aussi en net recul. 

L’autre information alarmante, c’est l’apparition de nouvelles addictions : pour cette édition 2021 de son enquête, l’OFDT a interrogé les collégiens sur deux nouveaux éléments. D’une part, le protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant., souvent consommé sous forme de cartouches pour siphon à chantilly. Il apparaît que 5,5% des élèves de 3e disent avoir déjà testé cette substance. 

À écouter  –  ÉCONOMIELa consommation de tabac a reculé d’un quart en 5 ans ! 2 min

L’autre élément pris en compte, ce sont les jeux d’argent et de hasard : une première enquête en 2017 montrait que plus d’un tiers des jeunes de 17 ans avait déjà joué à un jeu d’argent… alors que ceux-ci sont interdits aux mineurs. L’OFDT a alors décidé de se saisir de cette question et de l’intégrer à l’enquête. Résultat : un collégien de 3e sur quatre a déjà joué à un jeu d’argent, 9% le font au moins une fois par mois et 3% au moins une fois par semaine. Sur ces données, qui viennent d’être intégrées à l’enquête, on ne peut toutefois pas constater d’évolution par rapport aux années précédentes.

Alcool, tabac, cannabis : la pandémie accélère la chute des usages chez les élèves de troisième

Par Le Figaro avec AFP Publié il y a 9 heures, mis à jour il y a 6 heures

La pandémie, avec son cortège de confinements et de restrictions sanitaires, a réduit la vie sociale des adolescents en France et engendré une «baisse importante» de la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de troisième, selon une étude publiée mercredi 12 janvier.

Confinements successifs, couvre-feux, classes en demi-groupes… La pandémie a créé un contexte où «il y a eu moins de fêtes, moins d’occasions de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations», explique à l’AFP Julien Morel d’Arleux, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui dévoile une enquête réalisée auprès de 2000 élèves de troisième lors du premier trimestre 2021.

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L’épidémie de Covid-19 a ainsi «accentué les tendances baissières qu’on observe depuis une dizaine d’années» chez les plus jeunes, ajoute-t-il. Une évolution «encourageante», alors que la France reste parmi les premiers pays consommateurs de substances psychoactives en Europe. Selon l’étude réalisée par questionnaire anonyme, le nombre d’élèves de troisième n’ayant jamais bu d’alcool a doublé entre 2010 et 2021, passant de 16,8% à 35,9%. La consommation d’une boisson alcoolisée au cours du dernier mois, déclarée par 31,8% des élèves, atteint elle aussi son plus bas niveau depuis 2010.

«Effet protecteur chez les jeunes»

L’alcool reste la substance psychoactive la plus populaire chez ces collégiens avec 64,1% d’expérimentateurs en 2021, contre 75,3% trois ans auparavant. De plus en plus ringard, le tabac séduit aussi beaucoup moins: 29,1% des adolescents de troisième déclarent avoir déjà fumé une cigarette, contre 37,5% en 2018 et 51,8% en 2010. Le tabagisme quotidien chez les jeunes de cet âge a lui été divisé par quatre au cours des onze dernières années.

L’usage du cannabis est également en «net recul», même si son expérimentation «reste précoce», selon l’OFDT. Moins d’un élève de troisième sur dix (9,1%) en a déjà fait l’expérience, contre 16,1% en 2018 et 23,9% en 2010. L’usage au cours du mois précédant l’enquête a lui été divisé par trois en l’espace de onze ans.

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Accentué par la pandémie, le recul de l’âge d’expérimentation de ces substances «a un effet protecteur chez les jeunes», reprend M. Morel d’Arleux, car la recherche a démontré que plus les consommations de substances psychoactives démarrent tard dans la vie, moins le risque de basculer dans l’addiction est important. L’OFDT alerte toutefois sur «l’accessibilité élevée» de ces produits: 19,5% élèves de troisième estiment que s’approvisionner en cannabis est assez ou très facile, une proportion qui grimpe à 31,5% concernant le tabac. Quant à l’alcool, un élève sur six a déjà connu un épisode d’ivresse.

Cocaïne : la France face aux ravages concrets de la déferlante

La baisse des prix et l’augmentation de la qualité de la cocaïne permettent au marché de la drogue d’être en forte expansion en France et en Europe. L’addiction à la cocaïne et les ravages du crack chez les toxicomanes représentent un vrai défi de santé publique.

Pour retrouver le premier article de Xavier Raufer sur le « tsunami » de cocaïne qui déferle sur la France et en Europe : cliquez ICI

Le 24 juin 2021, l’ONUDC (DC : Drogues & crime) alerte : « Les chaînes livrant la cocaïne vers l’Europe se diversifient, ce qui fait baisser les prix, monter la qualité et menace l’Europe d’une nouvelle expansion du marché de la cocaïne ». De fait, depuis au moins trois ans, cette drogue inonde les ports d’Europe : Anvers, Rotterdam, Hambourg ; désormais, Le Havre, Dun­kerque. Du cône nord de l’Amérique du Sud, via les Caraïbes et l’Afrique, les cartels ont ciblé l’Europe comme marché N°1. Au prix de gros, le kg de coke s’y vend bien plus cher qu’à Miami ou au nord du Mexique. Plus, un marché énorme : 4 millions de cocaïnomanes plus ou moins ré­gu­liers dans l’Union européenne – 600 000 en France.

Côté « accumulation primitive du capital » (comme dit Karl Marx), la cocaïne, sa production et son trafic, sont explosifs : la fortune à portée de main. Une tonne de cocaïne pure à ± 90% (cas fréquent, à présent) vendue sans encombre en Europe aux demi-gros­sistes, bénéfice : 60 mil­lions d’euros. Trois aller-retour Colombie-Europe, on est multi­millionnaire. Trois ans sans ré­pression, milliardaire.

Bien sûr, ces milliards à portée de bandits primitifs et brutaux déchaînent une folle violence : enlèvements, séquestrations, homicides, tortures, attentats ; d’autant que, si les papys de la French Connection ne touchaient jamais à leur héroïne, les caïds de la coke usent fort d’une poudre qui les enrage à plus de crimes encore. Rappel : quand le crack (cocaïne du pauvre) dé­ferle aux États-Unis vers 1987, le carnage de jeunes dealers (surtout Noirs, de 1988 à 1993) s’entretuant pour saisir ou protéger des fiefs, est terrible – 15 homi­cides par JOUR :

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Désormais, la cocaïne est partout en France, à échelle quasi-industrielle. Octobre passé à Mar­seille 10e, un labo clandestin de coupage/emballage est trouvé par hasard : presses hy­drau­liques, bassines, paquets prêts à vendre – décorés d’un joli papillon. Signe que les gros­sistes (Colombiens… Mexicains…) sont à pied d’œuvre, comme au Havre, 2 300 dockers, 3 mil­lions de conte­neurs par an – dont ± 6 000 inspectés à fond… Là, ou à Dunkerque, les émis­saires des car­tels font comme chez eux : intimidation, violence, assassinat : au Havre, de 2016 à 2020, 26 kid­nappings ou tentatives, de complices rétifs ou apeurés.

Sortant du port du Havre (septembre et octobre 2021) un camion frigorifique, puis une four­gonnette, sont braqués en plein jour par des commandos en noir, armés et ca­goulés, tirant en plein jour sur leurs cibles, genre attaque de la diligence. Dans un des véhi­cules, 690 kg de co­caïne. Rapide calcul : en boîte de nuit, à 40 euros le « rail » d’1/2 gramme, ces braqueurs pal­paient 55 millions d’euros… Or de tels bracos ont forcément réussi – com­bien ? Mystère : les narcos ont le succès modeste.

Pire, Dunkerque : port prétendu inviolable (hauts grillages, barbelés, caméras…), en octobre passé. À quai sous scellés judiciaires, un gros minéralier où l’on a saisi une tonne de cocaïne. Un com­mando d’une dizaine d’hommes y surgit, malmène longuement l’équipage cosmopolite de 20 marins, fouille le navire de fond en comble, puis s’évapore. Ils avaient « un accent slave » dit le capitaine Roumain. Que cherchaient-ils ? Mystère. La sécurité portuaire n’a rien vu.

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Concrètement, cette versatile cocaïne achève son périple dans les beaux quartiers certes – mais surtout, comme crack, dans l’enfer des portes du nord de Paris, Clignancourt, la Chapelle, Aubervilliers, la Villette. Là, les habitants vivent terrés, traqués ; les femmes sortent, bombe lacrymogène en main ; les salariés du cru sont escortés au métro par des vigiles. Tous ou presque Sahéliens et clandestins, les dealers squattent les trottoirs ou se battent à la ma­chette. Sur leur petit nuage, les bobos-Hidalgo déplorent un « espace public désorganisé ».

Pour se défoncer au crack, le caillou est à 5 euros, la galette, à 10-15 €. Une addiction brutale voire fatale – nul traitement n’existe. Au nord de Paris, donc, un millier de « crackeux » cer­veau grillé, hagards, yeux vitreux, en guenilles ou dénudés. Souffrant le martyre en cas de manque, ils peuvent voler, agresser, se prostituer pour le prochain caillou.

Depuis trente ans, diverses autorités (Préfecture de police, Mairie de Paris, etc.) déshabillent Pierre pour habiller Paul, baladent les « crackeux » de « colline du crack » en Jardins d’Éole ou en square Forceval ; se renvoient les zombies, façon patate chaude. Comme on verse de l’eau dans un trou, un récent plan anti­crack-Pa­ris a gaspillé 25 millions d’€ en 3 ans. Le 24 sep­tembre, M. Darmanin promettait que les crackeux resteraient square Forceval (Paris XIXe, côté Pantin) « quelques heures ou jours ». Bientôt 100 jours plus tard, ils y croupissent toujours.

Le cannabis décrété médical alors que démarre l’expérimentation qui doit en décider

Professeur Jean Costentin

            Un psychiatre  (Nicolas Authier),  reconverti à la pharmacologie, a été promu président du comité scientifique de l’agence de sécurité du médicament (ANSM) pour l’expérimentation du cannabis médical. Très vite on a perçu qu’il avait l’échine souple, mais maintenant cela confine au syndrome d’Ehlers-Danlos  (hyperlaxité ligamentaire), comme on pourra en juger.

Voici ce qu’il vient de déclarer dans le journal de l’INSERM

Pourquoi l’alcool, les drogues et la conduite ne font pas bon ménage

Jean-François Giraud 7 janvier 2022Addictions et conduite

©DedMityay

Malgré les campagnes de prévention et les mesures répressives, la conduite sous alcool ou stupéfiants est encore très répandue en France. L’alcool est en cause dans un accident mortel sur trois. Les stupéfiants représentent 21% des cas d’accidents aux conséquences irréversibles. Jean-François Giraud est allé à la rencontre de deux professionnels travaillant dans la recherche ou auprès de personnes dépendantes aux addictions. La consommation de drogues et d’alcool varie selon les personnes

Les jeunes plus particulièrement addicts

Arnaud Carré est enseignant et chercheur en psychologie à l’université de Savoie à Chambéry. Selon lui, le public le plus consommateur de produits illicites est celui des adolescents et des jeunes adultes. Un âge où l’on cherche à repousser ses limites, à voir de quoi l’on est capable. Consommer des stupéfiants, c’est aussi défier l’autorité parentale ou sociétale.

Suivre l’influence des copains est également une tendance très répandue. Selon Arnaud Carré, les parents ne doivent pas chercher à réprimer leurs jeunes ados mais plutôt à dialoguer et si besoin, demander de l’aide auprès de spécialistes (éducateurs, psychologues, médecins). Cette période de transgression peut être brève mais peut également s’installer dans le temps. C’est alors plus compliqué de s’en sortir mais des solutions existent pour permettre aux jeunes de décrocher. 

Aucune addiction ne peut faire bon ménage avec la conduite

Anne-Sophie Badin est chargée de prévention au sein de l’association chambérienne, Le Pélican. Cet organisme accompagne les publics qui souhaitent décrocher de leurs addictions. Elle connait bien les effets que chaque drogue peut avoir sur la conduite automobile : somnolence, perte de connaissance ou excitation incontrôlée. Encore plus dangereux, ce sont les mélanges entre différentes drogues ou accompagné d’alcool. Les effets ne s’additionnent pas mais se multiplient ! Une notion qui n’est pas forcément connue des consommateurs. Le gaz hilarant

©Steeve Medle

Le gaz hilarant de plus en plus consommé

Le gaz hilarant, nouveau venu dans la planète « addictions »

Une autre drogue a fait son apparition depuis quelques années : le protoxyde d’azote. Ce gaz hilarant est en vente libre puisqu’il entre dans la composition de ces petites cartouches qui permettent de faire de la crème chantilly. En inhalant ce gaz, on obtient un effet immédiat de bien-être et d’euphorie. De quoi déclencher des rires incontrôlés durant une minute ou deux. L’effet retombe immédiatement mais on peut évidemment recommencer l’opération.

D’apparence anodine, le protoxyde d’azote a pourtant des effets aussi dangereux que la cocaïne ou le LSD. Perte d’attention et de la maitrise de soi. On imagine largement les conséquences négatives sur la conduite automobile ! A l’automne dernier, une jeune fille de 20 ans ayant pris du gaz hilarant en conduisant, a traversé le rond-point de l’Arc de Triomphe à Paris. Après plusieurs tonneaux, sa voiture a terminé sa course en percutant cinq piétons. C’est tout de suite moins drôle !

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Consommer du cannabis avant 16 ans double le risque de connaître le chômage à l’âge adulte

Par Paul-Emile François

L’expérimentation précoce du cannabis a un impact très fort sur l’avenir professionnel. Le risque de connaître une ou plusieurs périodes de chômage à l’âge adulte est fortement augmenté en cas de consommation avant 16 ans.

Consommer du cannabis avant 16 ans double le risque de connaître le chômage à l'âge adulteLANASTOCK/ISTOCK



L’ESSENTIEL

  • 40% des jeunes de moins de 17 ans en France déclarent avoir consommé du cannabis
  • Les conséquences de cette consommation sont une perte de concentration et de motivation qui pèsent sur la réussite scolaire
  • Elle augmente fortement le risque de rencontrer des difficultés d’insertion professionnelle à l’âge adulte

Fumer du cannabis à l’adolescence n’est pas seulement augmenter le risque d’une moins bonne réussite scolaire en raison des difficultés de concentration et de motivation liées à cet usage. Cela impliquerait aussi de devoir affronter plus tard des situations de chômage.

C’est ce qu’indique une étude réalisée par l’INSERM et publiée dans la revue Drug and Alcohol Dependance.

Alors que 40% des jeunes de moins de 17 ans en France déclarent avoir consommé du cannabis durant l’année écoulée et que notre pays connait l’un des plus hauts niveaux de consommation de cette drogue, l’étude établit un lien entre l’expérimentation du cannabis dite précoce (avant 16 ans) et les difficultés d’insertion professionnelle à l’âge adulte. C’est en analysant la situation de près de 1 500 jeunes adultes sur une période de 9 ans entre 2009 et 2018 que les chercheurs sont parvenus à cette conclusion.

Un risque de chômage deux fois plus élevé pour ceux qui ont consommé avant 16 ans

En entrant davantage dans le détail, leur étude précise que d’avoir débuté la consommation de cannabis avant 16 ans multiplie par deux le risque de connaître une période de chômage à l’âge adulte par rapport à ceux qui n’ont jamais consommé ce stupéfiant, un risque qui n’augmente que de 39% si la première consommation de cannabis n’a eu lieu qu’après 16 ans.

Toujours sur le registre de l’impact négatif de l’usage du cannabis à l’adolescence sur l’emploi à l’âge adulte, celui-ci multiplie par trois le risque de connaître plusieurs périodes de chômage pour ceux qui ont consommé avant 16 ans et l’augmente de 51% pour ceux qui ont consommé après 16 ans.

L’impact du cannabis sur la vie sociale et économique

« Ces résultats montrent que l’âge de la première expérience du cannabis est associé à des conséquences néfastes non seulement sur la santé mais aussi sur la vie sociale et économique des personnes et que reporter le plus tard possible cette expérimentation devrait être un objectif des politiques publiques », souligne Maria Melchior, directrice de recherche à l’INSERM et auteure de l’étude.

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