Drogue dans le métro à Paris: le ras-le-bol des usagers et des conducteurs

Par  

Crack dans le métro parisien : certaines stations ne sont plus desservies
Des conducteurs de métro décident volontairement de ne pas marquer l’arrêt à certaines stations du nord de Paris, pour assurer la sécurité des voyageurs.

L’association «SOS Usagers» et le syndicat Unsa RATP fustigent les agressions liées au trafic de drogue dans le métro parisien. Certains conducteurs reconnaissent même parfois ne plus s’arrêter à certaines stations. Un mouvement de grève est prévu sur la ligne 12 ce vendredi afin de protester contre l’insécurité.

Les conducteurs du métro parisien et certains usagers tirent le signal d’alarme. Un mouvement de grève est prévu sur la ligne 12 du métro parisien ce vendredi afin de protester contre l’insécurité. «Beaucoup de conducteurs veulent marquer le coup pour que le problème évolue», nous confie une source syndicale, qui estime que 40% des conducteurs participeront à ce mouvement.

Vendredi dernier, l’association «SOS Usagers» et le syndicat Unsa RATP avaient dénoncé les trafics de drogue dans le métro dans un communiqué commun. «Depuis des années, le métro est envahi par des groupes de dealers qui attirent des toxicomanes souvent agressifs et dangereux. Après avoir séjourné sur la ligne 4, actuellement en travaux, ces groupes d’individus se sont déplacés en masse sur la ligne 12 et ses environs», indiquaient les deux organisations. «Le nombre d’agressions sur les voyageurs et sur le personnel RATP est en constante augmentation et prend des proportions de plus en plus dramatiques», était-il aussi précisé.

«SOS Usagers» et Unsa RATP avaient également interpellé par courrier le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la maire de Paris Anne Hidalgo, ainsi que la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

Bagarres, agressions et traversée des voies

Damien Villette, 29 ans, est conducteur de métro sur la ligne 12 et délégué syndical FO. Contacté par Le Figaro, il évoque la présence d’une «quarantaine de SDF toxicomanes essentiellement installés aux stations Marx Dormoy, Marcadet-Poissonniers et porte de la Chapelle», au nord de Paris. Ces toxicomanes sont «très mobiles» car ils vont régulièrement se «ravitailler» auprès de dealers de crack et «font de nombreux allers-retours», nous précise un policier de la brigade des réseaux franciliens (BRF). Ces dealers, que ce policier qualifie de «modous» (un mot d’origine sénégalaise, NLDR), sont très présents aux stations Saint-Lazare, Strasbourg Saint-Denis, gare du Nord et gare de l’Est.

Mais que se passe-t-il concrètement au quotidien sur la ligne 12? «Les toxicomanes se piquent avec des seringues et fument du crack sur le quai ou dans les rames», explique Damien Villette. Le conducteur évoque également des bagarres sur les quais entre eux, des agressions verbales ou physiques envers les passagers, des malaises nécessitant l’intervention des secours ou encore la traversée intempestive des voies, ce qui oblige les machinistes à «couper le courant» et provoque de nombreux retards sur la ligne.

«Lorsqu’il y a 15 ou 20 toxicomanes sur le quai, il arrive qu’on ne s’arrête pas» Damien Villette (conducteur de métro sur la ligne 12)

Ce n’est pas tout. Parfois, les conducteurs de métro ne marquent même plus l’arrêt à certaines stations. «Lorsqu’il y a 15 ou 20 toxicomanes sur le quai, il arrive qu’on ne s’arrête pas», poursuit Damien Villette. Avant de préciser: «Le collègue précédent nous informe de la situation et on dit aux passagers que la station suivante ne sera pas desservie: ça se fait de plus en plus, notamment en journée». L’objectif est de «préserver l’intégrité physique des voyageurs».

Quant aux usagers que nous avons rencontrés au nord de la ligne 12, ils ne sont pas avares en anecdotes. Il y a tout d’abord Cécile, une mère de famille de 36 ans, qui vit dans le quartier de Château Rouge depuis 2015. «J’évite la ligne 12 au maximum, notamment avec mes enfants», nous confie-t-elle. Avant d’enchaîner sur un ton fataliste: «Je suis dégoûtée car l’an dernier j’étais avec ma fille de 4 ans et nous avons vu un mec avec une seringue dans le bras à la station Marcadet-Poissonniers». C’était à 16h, en plein après-midi. Elle évoque aussi ce trajet ubuesque – toujours sur la ligne 12 – au cours duquel elle a vu «un mec préparer tranquillement sa pipe à crack juste à côté de moi sur son strapontin». Cécile se dit aujourd’hui «choquée»: «Cela fait des mois que les usagers sont face à ce problème et que personne ne réagit», s’indigne-t-elle. Il y a aussi Emma, 23 ans, qui habite près de la station Jules Joffrin et «prend la 12 tous les matins». Si elle estime que «les toxicomanes ne sont pas méchants», elle raconte tout de même avoir dû un jour tirer le signal d’alarme du métro car l’un d’entre eux «était en train de faire une overdose dans la rame».

D’autres se montrent un peu moins alarmistes. C’est le cas de Robert, 70 ans, qui sort tout juste du métro Marcadet-Poissonniers et évoque «un quartier calme». Le retraité, qui vit là depuis 35 ans, concède toutefois un «afflux de gens en provenance de la Chapelle» et explique qu’il ne «passe plus par le tunnel souterrain qui relie la ligne 4 à la ligne 12 le soir». Ce tunnel – devenu un véritable terrain de jeu pour les dealers -, beaucoup nous diront le craindre. Quant à Yvonne, 65 ans, elle nous explique que «le quartier a toujours été un peu ‘craignos’ mais qu’elle n’a rien vu de particulier dans le métro concernant les dealers». Ce qui la préoccupe davantage, ce sont les «vols de portable».

«Toi, je vais te tuer», Un toxicomane s’adressant à un voyageur (station «Grands Boulevards»)

Lors de nos déplacements sur la ligne 12, nous n’avons pas pu constater la non-desserte de certaines stations par les conducteurs de métro. En revanche, nous avons observé la présence de nombreux toxicomanes, en particulier à la station Marcadet-Poissonniers. Une dizaine d’individus – les yeux injectés de sang – occupent le quai. Certains sont assis tandis que d’autres arpentent les lieux en fouillant dans les poubelles ou en demandant de l’argent aux voyageurs. Plus ou moins agressifs – certains se mettent parfois à hurler sans raison -, ils ont tous une pipe à crack à la main. Ces toxicomanes sont également présents à d’autres stations. Nous avons notamment pu en apercevoir une petite dizaine sur le quai de la ligne 9, à la station Grands Boulevards (en direction de Pont de Sèvres). Lors de notre passage, l’un d’eux a hurlé – sans motif apparent – «Toi, je vais te tuer» en s’adressant à un usager qui attendait son métro. Plus loin, une agent de la RATP nous confiait: «Ça craint ici, ça fait un moment. Pourtant, on fait remonter les informations».

La RATP «partage l’inquiétude de ses agents»

De son côté, la direction de la RATP semble pleinement consciente de la présence de toxicomanes sur certains quais du métro. «On partage l’inquiétude de nos agents et on se mobilise depuis plusieurs mois», explique au Figaro Stéphane Gouaud, directeur de la sécurité à la RATP. «On a un axe répressif avec la présence accrue du GPSR (groupe de protection et de sécurisation des réseaux, NLDR) aux stations les plus sensibles, en lien avec la préfecture de police», détaille-t-il. Au total, la RATP compte 1.000 agents de sûreté pour tout le réseau.

Quant à l’aspect préventif, «la RATP a signé une convention en décembre 2017 avec la préfecture d’Île-de-France pour une meilleure prise en charge des toxicomanes». Le dispositif prévoit notamment des maraudes dans les stations avec des acteurs associatifs. De son côté, la préfecture de police explique au Figaro que «la question de la consommation et du trafic de stupéfiants dans le métropolitain est une préoccupation constante (…) et tout particulièrement sur les lignes 4 et 12». «Celles-ci font l’objet d’un plan d’action spécifique axé principalement sur l’interpellation des vendeurs par des policiers en civil et en tenue de la brigade des réseaux franciliens (BRF), avec l’appui d’un patrouilleur vidéo», poursuit la préfecture de Police. Selon elle, du 14 janvier 2016 au 15 décembre 2017, 283 vendeurs et 406 consommateurs ont été interpellés. La préfecture de police indique enfin une accentuation, actuellement en cours, de la présence des effectifs de la préfecture de police et du GPSR (groupe de protection et de sécurisation des réseaux de la RATP) sur ces lignes afin de sécuriser les usagers mais également les conducteurs des lignes concernées.

Afin de répondre aux inquiétudes grandissantes des agents de la RATP et des usagers, une table ronde aura lieu ce vendredi avec les syndicats, la direction et la police pour «avancer des pistes».

Source

 

 

Publicités

Un spray nasal contre l’addiction au jeu

 Sciences et Avenir Camille Gaubert le 11.01.2018 à 10h06

Un spray nasal pour enrayer l’envie de jouer chez les joueurs compulsifs grâce à une molécule indiquée dans le traitement d’urgence des overdoses, c’est le projet d’une nouvelle étude finlandaise.

Roulette

Le jeu pathologique est une addiction compulsive aux jeux et aux paris malgré les conséquences négatives ou le désir d’arrêter.

Une pulvérisation dans les narines et l’envie de jouer disparaît : des chercheurs finlandais ont annoncé lundi 8 janvier 2018 lancer une étude unique en son genre pour mesurer l’efficacité d’un spray nasal contre l’addiction aux jeux de hasard. Le spray contient du naloxone, un traitement d’urgence des overdoses aux opiacés qui permet d’agir sur la production de neuro-transmetteurs liés au plaisir et au besoin, au rôle central dans les addictions.

La naloxone, indiquée depuis juillet 2017 dans le soin d’urgence des overdoses

La naloxone, principe actif du médicament Nalscue, bloque l’action des opiacés sur l’organisme en occupant leur place sur les récepteurs responsables de leurs effets. Titulaire d’une autorisation de mise sur le marché en France depuis juillet 2017 après avoir été sous distribution restreinte pendant un an, le Nalscue est indiqué comme traitement d’urgence en cas d’overdose aux opiacées (héroïne, morphine, opium) par intraveineuse ou spray nasal, le nez étant une zone fortement vascularisée permettant une action rapide du médicament. Objectif : sauver la vie des personnes prises en charge en cours d’overdose, et ce sans nécessiter d’actes médicaux techniques du fait de son mode d’administration. Avec son autorisation définitive de mise sur le marché en France, elle peut aujourd’hui élargir sa distribution aux pharmacies et aux structures d’accueil des toxicomanes.

Le naloxone pour enrayer les comportements addictifs ?

Comme dans le cas des troubles liés à l’usage de drogues, l’addiction au jeu semble dépendre de neurotransmetteurs spécifiques produits par l’activation des récepteurs aux opioïdes : la sérotonine est supposée être liée au contrôle des impulsions, la dopamine aux comportements liés aux récompenses, la norépinéphrine à l’excitation, et les opioïdes endogènes (comme l’endorphine) aux motivations et aux envies, selon une publication américaine. Comme c’est le cas pour les troubles liés à la consommation d’alcool, les bloqueurs des récepteurs opioïdes peuvent ainsi agir en réduisant le besoin de jouer. « Jouer répond à un comportement très impulsif (…). Le besoin de jouer est immédiat, c’est pour cette raison que nous cherchons un médicament à effet rapide (…). Le spray nasal agit en quelques minutes« , a expliqué à l’AFP Hannu Alho, professeur de toxicologie à l’Institut national de la santé et du bien-être de Helsinki.

C’est l’efficacité de la naloxone sur l’envie compulsive de jouer que veulent vérifier les chercheurs dans une nouvelle étude dans laquelle chaque volontaire – M. Ahlo compte en rassembler 130 – pourra utiliser son spray pendant trois mois. La moitié d’entre eux recevra un spray placebo. Selon le chercheur, l’étude est la première en son genre. Des scientifiques avaient auparavant essayé d’utiliser une substance similaire au naloxone sous forme de gélules, mais le traitement n’était pas efficace car au moins une heure s’écoulait avant que le médicament ne fasse effet. Les résultats de l’étude devraient être connus dans un an et demi.

Source

ALCOOL AU VOLANT : LES PÉNALITÉS

Quelles sont les pénalités en cas d’alcool au volant ?

Les sanctions si vous atteignez une concentration d’alcool autorisée (0,25 mg/litre d’air, mesurés par l’éthylomètre) peuvent être très importantes, car les effets de l’alcool sur la conduite peuvent mener à de graves accidents de la route.

Alcool au volant :

– de 0,25 à 0,39 mg/litre d’air expiré mesurés à l’éthylomètre
La teneur maximale autorisée dans l’air expiré mesurée à l’éthylomètre est inférieure à 0,25 mg/litre d’air expiré, correspondant à 0,50 g/litre dans le sang (le rapport est un multiple de deux sans tenir compte des unités, en réalité il est de 2000). Si vous présentez une concentration de 0,25 mg/litre d’air, ou supérieure, correspondant à 0,50 g/litre dans le sang, vous perdrez alors automatiquement six points sur votre permis de conduire, et vous risquez même jusqu’à trois ans de suspension de permis s’il s’agit d’une récidive, avec 90€ d’amende.
Votre véhicule sera évidemment immobilisé !

– au-delà de 0,40 mg/litre d’air expiré mesurés à l’éthylomètre
Si vous présentez une concentration mesurée à l’éthylomètre de 0,40 mg/litre d’air expiré, ou davantage, correspondant à 0,80 g/litre dans le sang, les sanctions sont très lourdes.
Vous perdrez 6 points sur votre permis de conduire, avec une possible suspension jusqu’à trois ans, voire une annulation de permis, avec jusqu’à 4500€ d’amende et même deux ans de prison.
En outre, vous serez obligé(e) de participer à un stage de sensibilisation sur l’alcool au volant, entièrement à vos frais !

Effets de l’alcool : et en cas d’accident ?
En cas d’accident, les sanctions se multiplient pour le conducteur en état d’ébriété :
– jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, 75 000€ d’amende, une perte de six points sur le permis de conduire, et même une suspension ou une annulation du permis pouvant durer jusqu’à dix ans.
– En cas de décès de tiers, le conducteur risque jusqu’à sept ans de prison et 100 000€ d’amende, un retrait de six points et un retrait de permis pouvant durer jusqu’à dix ans.

Les lycéennes bretonnes consomment de plus en plus d’alcool

Par Céline Guétaz,  France Bleu

En Bretagne, trois adolescentes sur quatre boivent de l’alcool au moins une fois par mois. Comme les garçons, elles se distinguent dans leur consommation excessive et régulière d’alcool. C’est le constat alarmant dressé dans la dernière enquête de l’Observatoire régional de santé publiée ce lundi.

La bière est la boisson la plus consommée par les lycéens bretons
La bière est la boisson la plus consommée par les lycéens bretons © Maxppp – Maxpp

En Bretagne, les lycéens consomment de l’alcool à des niveaux bien plus élevés qu’ailleurs en France. Particulièrement inquiétante, la consommation d’alcool chez les jeunes filles.

94% des lycéennes bretonnes ont consommé de l’alcool au moins une fois

C’est le chiffre le plus alarmant, comme les garçons, trois lycéennes sur quatre boivent de l’alcool au moins une fois par mois. C’est très au-dessus de la moyenne nationale. Même constat inquiétant pour les soirées d’ivresse ou de consommation de plus cinq verres en quelques heures, les lycéens bretons, garçons et filles se distinguent très nettement. C’est ce qui ressort de l’enquête de l’Observatoire régional de santé.

Les consommations d'alcool, tabac et cannabis / rapport Observatoire régional de santé - Aucun(e)
Les consommations d’alcool, tabac et cannabis / rapport Observatoire régional de santé – Observatoire régional de santé / capture d’écran

Les jeunes et l’alcool en Bretagne : même constat depuis 10 ans 

Finalement enquête après enquête, depuis 10 ans, le constat reste le même, alors que la tendance nationale est plutôt à la baisse, les lycéens bretons ont une consommation d’alcool parmi les plus importantes mesurées en France.

Pourquoi ? L’Observatoire régional de santé tente quelques explications. En Bretagne, il y a plus jeunes diplômés, ce serait l’un des facteurs. La tradition festive entre festoù-noz et festivals est également importante et puis la Bretagne est la troisième région productrice de bière, avec de très nombreuses brasseries locales, ce qui pourrait aussi expliquer cette appétence pour la bière, de loin le premier alcool consommé par ces lycéens.

Source

Inquiétante épidémie de décès par overdose aux États-Unis

Le NIH (National Institute on Drug Abuse – Institut national sur les toxicomanies, américain) a publié la progression des taux de décès par overdose entre 1999 et 2016. Le moins qu’on puisse en dire est qu’elle est profondément inquiétante. Établie à partir des données du National Center for Health Statistics, des Centers for Disease Control and Prevention et de la base de données du CDC (Center for Disease Control, fédéral), elle concerne aussi bien les drogues licites qu’illicites.

En 2016, le nombre total de décès par overdose s’est élevé à 42.249. Il s’élèverait à plus de 64.000 pour 2017. Il a presque doublé en dix ans. Les états les plus concernés sont ceux de l’Est, du Middle West et du Sud.

Plus de 20.000 de ces décès sont corrélés à l’usage d’opiacés, licites ou non. Leur nombre s’est accru de 2,8 fois entre 2002 et 2015. Cette augmentation est due essentiellement aux opioïdes illégaux, y compris le fentanyl fabriqué clandestinement : le nombre de décès a augmenté de 5,9 entre 2002 et 2015. Parmi ces produits illégaux, le principal responsable est l’héroïne, associée à une augmentation de 6,2 fois de la mortalité par overdose. Cependant, la progression des décès associés à une prescription d’analgésiques opiacés est également préoccupante, puisqu’elle a été de 1,9 fois entre 2002 et 2011. Le nombre de ces décès est resté relativement stable depuis.

La mortalité associée à la cocaïne a augmenté de 1,6 fois entre 2010 et 2015 (un peu moins de 7.000 morts cette année). Cependant, la progression n’est que de 9% quand la cocaïne est utilisée seule, alors qu’elle fait plus que doubler quand elle implique aussi un opiacé. La mortalité associée aux benzodiazépines a été multipliée par un peu moins de 5 entre 2002 et 2015 quand elles sont utilisées avec un opiacé. Au total, elle a été multipliée par 4,3 pendant la même période.

Source

Journée sans alcool:

Comment une ancienne alcoolique se bat pour une meilleure prévention

Ni tabou, ni honte. « Il y a quinze ans, à 10 heures du matin, j’aurais pris un verre de vin », confie Laurence Cottet devant son jus d’orange. Carré blond, chaussures à talons et silhouette fine, cette femme de 57 ans dévoile son passé d’alcoolique sans détour. Mais surtout sa rédemption et comment elle transforme la noyade destructrice en force et en empathie. Avec un espoir : participer à une prévention plus adaptée sur l’alcoolisme. Alors que certains Britanniques se lancent dans un Dry January, (Janvier sans alcool), elle défend plutôt une journée sans alcool…

Soigner son deuil dans l’alcool

Un premier verre à 15 ans, un mari amateur de vin, des pots à répétition dans son entreprise de BTP… Une accoutumance banale qui dérape quand à 35 ans, elle perd brutalement son mari. « Je pose alors ce pansement alcool sur cette plaie deuil au lieu de me soigner, résume-t-elle. Après, tout a été très vite. A 39 ans, je suis alcoolique. » Les tremblements, une fiole de vodka dissimulée dans le sac à main, des comas éthyliques, l’entourage professionnel qui commence à jaser… « Pour protéger mon image au travail, j’essaie de ne pas m’exposer en public, donc de rentrer à temps m’alcooliser seule. »

Un manque d’aide criant

« A l’âge de 47 ans, en lisant le livre du psychiatre Olivier Ameisen, je me rends compte que je suis malade et je demande de l’aide. Malheureusement, les portes ne s’ouvrent pas », regrette-t-elle. Son médecin traitant balaie ses craintes en disant que son alcoolisme ne se voit pas sur son visage. Quant à sa psychanalyste, elle se contente de l’interroger sur ses rêves. « Mais je ne rêvais plus et j’arrivais ivre à la séance ! Je n’en veux pas à la médecine, mais je pense qu’il faut que les soignants soient mieux formés en addictologie. » Troisième chance manquée : son employeur ferme les yeux, ses collègues la couvrent…

Un malaise au travail

Jusqu’au drame. En 2009, devant toute l’entreprise, lors d’une cérémonie de voeux, Laurence s’effondre, ivre morte. « Il faut voir l’image de la cadre sup en talons qui ne peut pas se relever. On me ramène à mon bureau et on me laisse seule. Je fais une crise d’épilepsie, j’aurais pu mourir. Vers 17h, je me réveille, les autres font la fête. Je rentre chez moi en voiture, soit 30 km avec 2 à 3 grammes dans le sang… »

Le déclic dans une église

Le lendemain, elle pense mettre fin au cauchemar. « Vers 17h, je décide d’aller me jeter sous les rames du métro à Denfert-Rochereau (Paris). Mais devant l’église place d’Alésia, j’entends les cloches, je rentre. Et j’ai l’impression d’être une pécheresse, une débauchée. A ce moment, je ressemblais à « elephant woman », j’avais pris 10 kg. Moi qui n’avais plus communié depuis la mort de mon mari, j’y vais. Et je me suis dit : « démerde toi seigneur, moi j’ai tout essayé, la balle est dans ton camp ». »

Neuf ans d’abstinence

C’est un nouveau départ pour la quarantenaire qui vide alors toutes ses bouteilles d’alcool dans l’évier. C’était il y a neuf ans, elle n’a plus touché une goutte d’alcool depuis. « J’ai tout perdu. Et je n’oublierais jamais cette image de moi allongée par terre devant tout le monde. Mais le plus important, c’est que je me suis relevée. » Deux ans chez un psychiatre, deux livres-témoignages, une troisième en préparation… Ce recul et cette expertise, elle veut désormais les mettre au service des autres.

Source

La légalisation du cannabis au Canada fait craindre le pire à certains médecins

 Le Dr Paul Poirier, cardiologue et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inquiète des effets du cannabis sur la santé générale des gens.
  

Le Canada va se joindre cette année aux quelques endroits dans le monde où le cannabis est légal.

La décision du gouvernement fédéral laisse peu de gens indifférents, on le sait. Mais au-delà du cadre législatif, TVA Nouvelles a voulu connaître l’avis des médecins.

Le Dr Paul Poirier, cardiologue et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inquiète des effets du cannabis sur la santé générale des gens.

«Un joint, ça pourrait équivaloir à 10 cigarettes. Et à certaines places, on a vu une recrudescence des maladies coronariennes chez les jeunes», illustre-t-il en entrevue avec Sébastien Dubois.

Selon lui, les effets de la consommation de cannabis peuvent être multiples sur le cœur et les artères.

Le Dr Poirier donne l’exemple du Colorado où le cannabis est légal depuis quelques années et où ses collègues médecins traitent de plus en plus de jeunes patients pour des problèmes coronariens.

«Quand je parle de jeunes, je ne parle pas de 60 ans et moins, c’est 50 et 40 ans et moins… Ça, c’est jeune», dit-il.

Source avec Interview video du Dr Poirier

Vapoteur, e-cigarette, cigarette électronique

Hymne raisonné à cette bouée tendue aux victimes du tabac

La gravité du drame tabagique, en France, tient en quelques chiffres : treize millions de fumeurs ; le tabagisme débutant dès le collège ; 79.000 morts par an, soit 230 chaque jour (20 fois plus que par les accidents de la route) ; de multiples estropiés d’artérites, de séquelles d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du myocarde, de bronchites chroniques asphyxiantes, d’accidents de la grossesse et de troubles chez l’enfant qui en naîtra…

L’addiction au tabac est surtout celle à sa…. cliquez ici pour lire la suite

Tous nos voeux pour 2018 !

Le Président, les Vice Présidents, le Trésorier,  le Secrétaire le Webmaster et tous les membres du bureau vous adressent leurs vœux chaleureux pour la nouvelle année.

Celle-ci sera difficile compte tenu des décisions annoncées et en suspens. Votre soutien, votre fidélité et votre confiance seront nos meilleurs appuis.

Vous nous les avez donnés sans réserve, l’an passé : merci et faisons face ensemble aux difficultés qui viennent.
En vous souhaitant la même joie de vivre que ce faon !!

(cliquez sur la flèche centrale)

Alcool et stupéfiants parmi les priorités du gouvernement


A l’occasion du Comité Interministériel à la Sécurité Routière qui s’est tenu le 9 janvier 2018, le Premier ministre a présenté les nouvelles mesures pour infléchir la courbe de l’accidentalité routière en hausse depuis 3 ans. Sur les 18 mesures annoncées, plusieurs concernent les consommations de substances psycho-actives
.

L’emprise d’alcool et de stupéfiants représente la seconde cause d’accidents corporels après la vitesse (alcool 19%, stupéfiants 9%). L’usage du téléphone portable au volant est également en ligne de mire.

Les mesures présentées concernent l’information, la formation, la règlementation et la répression :

  • Eduquer à la sécurité routière (signature d’une charte numérique par tous ceux qui viennent de réussir l’examen du permis de conduire, valorisation des comportements exemplaires, etc.)
  • Inciter à l’autoévaluation de son taux d’alcoolémie par une accessibilité renforcée des éthylotests
  • Rendre obligatoire la pose d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) avec suivi médico-psychologique en cas de récidive d’infraction de conduite en état alcoolique.
  • Priver immédiatement l’auteur d’une infraction grave au Code de la route (notamment usage de stupéfiants, conduite avec un taux d’alcool délictuel) de la libre disposition de son véhicule. Sur décision préfectorale, celui-ci pourra être placé immédiatement en fourrière, pour une durée de 7 jours.

La MILDECA impliquée dans la lutte contre l’insécurité routière

Ces mesures constitueront l’un des volets du Plan national de mobilisation de lutte contre les addictions. Elles s’inscrivent dans le prolongement des actions déjà mises en œuvre. Engagée de longue date dans la lutte contre l’insécurité routière, la MILDECA porte notamment depuis 2013 l’action visant à mettre en œuvre le test de prélèvement salivaire permettant de confirmer rapidement la conduite après usage de stupéfiants.

L’éthylotest antidémarrage : qui est concerné ?

Faut-il relancer la piste de l’éthylotest antidémarrage (EAD) ? Parmi les mesures que le Premier ministre doit présenter mardi 9 janvier dans le cadre du Conseil interministériel de sécurité routière, cette technologie est à nouveau mise en avant pour lutter contre l’alcool au volant, qui reste aujourd’hui la première cause de mortalité sur les routes.

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de faciliter le recours à ce dispositif (aux frais du conducteur contrôlé positif) qui, relié au démarreur d’un véhicule, empêche la mise en marche du moteur lorsqu’un certain niveau d’alcoolémie est détecté dans l’air expiré par le conducteur. A chaque démarrage, le conducteur d’une voiture ainsi équipée doit souffler dans l’éthylotest incorporé, bénéficiant alors de 5 minutes pour démarrer. En cas de test positif, le conducteur peut refaire un essai au bout d’une minute. Si son alcoolémie dépasse à nouveau la norme légale, le système se bloque pour 30 minutes.

Généralisé dans les transports en commun

Connu depuis plusieurs décennies, le dispositif a été rendu obligatoire, en France, dans les autocars transportant des enfants depuis le 1er janvier 2010. A partir du 1er septembre 2015, l’ensemble des autocars affectés à un transport en commun ont dû s’équiper obligatoirement d’EAD.

Dans les transports en commun, il est toujours possible de démarrer manuellement le véhicule à l’aide d’une clé ou d’un code détenu par l’employeur, mais le démarrage suite à une alcoolémie positive constitue une infraction au Code de la route. L’employeur peut conserver jusqu’à deux mois les données contenues dans l’EAD, à l’exception des données relatives spécifiquement à l’alcoolémie du conducteur.

Expérimenté pour les chauffards

Par ailleurs, la loi LOPPSI II de mars 2011 a permis à l’autorité judiciaire, pour les automobilistes ayant conduit en « état alcoolique » ou en « état d’ivresse manifeste », de conditionner le maintien de leur permis à l’installation d’un système EAD sur leur véhicule.

Il peut aussi s’agir d’une peine complémentaire ou d’une mesure de composition pénale. L’obligation s’applique également aux auteurs d’un délit de fuite après un accident ou d’un homicide involontaire dans un état alcoolisé. Le cas échéant, l’installation du système, dont le coût moyen est de 700 à 1000 euros, est intégralement à la charge du conducteur, sous forme d’une location, et assorti d’un stage de sécurité routière pour une période allant jusqu’à 60 mois.

En cas de non respect de l’obligation, l’automobiliste est passible de deux ans de prison, de 4.500 euros d’amende, de l’annulation du permis de conduire pendant trois ans ou plus, ou de l’interdiction de conduire pendant cinq ans ou plus. En cas de récidive, la confiscation du véhicule peut également être prononcée.

Le gouvernement a toutefois admis être en « échec » sur ce sujet, les centres d’installation d’EAD restant encore peu nombreux. La mesure a été expérimentée pour les conducteurs dont le permis a été suspendu pour cause d’alcoolémie positive dans les départements de la Drôme, de la Marne et du Nord. La préfecture de la Drôme avait livré en décembre un bilan provisoire à LCI de l’expérimentation dans ce département : six personnes étaient entrées dans le dispositif, et quatre d’entre elles étaient inscrites pour un stage d’accompagnement organisé par l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).

Source

« Assez de cet enfer » par Jacques Le Marrec

Comment n’être pas traumatisé devant une problématique qui ne cesse de naviguer entre :
Les deux rives de la Méditerranée (Celle de la côte Africaine et celle de l’Europe),
Deux courants de pensée (Ceux qui requièrent la légalisation du cannabis et ceux qui dénoncent la chaîne de complaisance et de complicité avec le lobby de la drogue)
– Et cerise sur le gâteau, un terrorisme omniprésent !

En 2003, l’invasion américaine de l’Irak déclencha une guerre civile entre chiites et sunnites irakiens.
La branche irakienne d’Al-Qaida y développa un djihad spécifiquement anti chiite, et forma, avec le renfort d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein, la matrice de l’actuelle organisation Etat islamique (EI).

L’auteur met en scène les membres d’une famille de Berbères du Rif marocain qui pour survivre, s’expatrieront et combattront contre les cartels et le djihad
La drogue et la désinformation piègent les jeunes populations, comme elle rend esclaves les producteurs de cannabis et les jeunes djihadistes

Acheter ce livre  12€

Billet d’humeur : Ça commence mal pour le cannabis ! par le Pr. Jean Costentin

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).
Les aspects sanitaires de la légalisation sont totalement occultés. 

Radio Classique, mardi 2 janvier, 7 h 50.

À l’heure où le thé trop chaud doit être bu trop vite pour arriver à l’heure nous était infligée « l’information » rapportée ici, comme il m’en souvient :

« Le cannabis vient d’être légalisé en Californie, non seulement à l’usage thérapeutique, mais aussi récréatif. On pourra y fumer des pétards… Les conditions climatiques, dans cet État de quarante millions d’habitants, vont faire de lui un très gros producteur de cannabis. Avec des taxes de 40 %, cela va lui rapporter de l’ordre d’un milliard de dollars chaque année (petite larme écologique) mais cette culture est grande consommatrice d’eau, ce qui pourrait aggraver les problèmes de disponibilité hydrique. »

Et c’est tout !

Les aspects sanitaires de cette légalisation sont totalement occultés : la dépendance à cette drogue ; sa toxicité physique (immunodépression, toxicité cardio-vasculaire, cancérogénèse, conséquences gravidiques et sur l’enfant à naître…) ; sa toxicité psychique ; ses méfaits psychiatriques (anxiété, dépression, schizophrénie, incitation au passage à d’autres drogues, crétinisation de ses jeunes consommateurs…).

Occultées, également, ses conséquences sociales : aboulie, syndrome amotivationnel, accidentalité routière et professionnelle, désinhibition rendant l’individu dangereux pour lui-même et pour autrui… « Passez muscade », « il n’y a rien à voir », « sonnez hautbois, résonnez musettes ».

Voilà comment « l’information » nous a été servie en ce début d’année. Ce journaliste eût présenté l’explosion nucléaire d’Hiroshima en disant qu’un impressionnant champignon blanc s’était élevé dans le ciel et qu’un Ginkgo biloba, arbre multiséculaire, y avait survécu…

Cela est confondant et je suis impatient que ce type de journalisme soit très vite fondu…

Source

L’alcool pourrait causer des dommages génétiques irréversibles

Une étude britannique aurait établi le lien entre l’alcool et les mutations génétiques. En endommageant l’ADN des cellules souches, les boissons contenant de l‘éthanol augmentent -fortement- les risques d’avoir un cancer.

Le lien entre la consommation d’alcool et le cancer se clarifie un peu plus. Une nouvelle étude, publiée dans le magazine Nature, indique que les boissons alcoolisées peuvent éventuellement conduire à des mutations, dont des tumeurs malignes, en “brouillant” l’ADN des cellules.

Selon les scientifiques à la tête de cette recherche, l’alcool causerait des dommages génétiques irréversibles à la réserve de cellules souches du corps. « La façon exacte dont l’alcool cause des dommages est controversée », a déclaré à nos confrères du Guardian le professeur Ketan Patel, qui a dirigé les travaux du laboratoire de biologie moléculaire à Cambridge. « Cette étude fournit des preuves très solides montrant que l’alcool provoque des dommages à l’ADN et aux – très importantes – cellules souches qui vont fabriquer des tissus par la suite« , poursuit le spécialiste.

 L’aldéhyde déshydrogénase 2, premier rempart

Ce travail s’appuie également sur des études antérieures, qui avaient mis en évidence un produit de dégradation présent dans l’alcool, appelé acétaldéhyde (ou éthanal). Cette molécule, en tant que toxine, endommage l’ADN dans les cellules. Ce dernier travail a démontré que l’acétaldéhyde coupe l’ADN, causant des dommages permanents, si les effets de la toxine ne sont pas neutralisés par les mécanismes de défense naturelle.

Autre révélation, l’aldéhyde déshydrogénase 2 (ALDH2). Il s’agit d’une enzyme protectrice qui sert de premier niveau de défense à l’organisme. Les dommages infligés à l’ADN étaient exacerbés lorsque ALDH2 n’était pas présente sur le sujet. Selon les estimations, environ 8 % de la population mondiale, principalement dans l’est de l’Asie, ont une déficience héréditaire en ALDH2. Ceci expliquerait donc la forte prédominance des cancers de l’œsophage dans des pays tels que la Chine.

«L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts»

« Mais il est important de se rappeler que les systèmes d’élimination de l’alcool et de réparation de l’ADN ne sont pas parfaits. L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts », avertit Ketan Patel. « Le sang a un mécanisme de contrôle de la qualité très exigeant pour se débarrasser de tout ce qui est endommagé. Cela expliquerait pourquoi les alcooliques ont tendance à devenir anémiques. »

Bien plus qu’une gueule de bois

L’équipe de spécialistes prévoit maintenant de se pencher sur les types de cancer que la consommation d’alcool engendre. Pour Linda Bauld, experte en prévention du cancer, « cette recherche met en évidence les dommages que l’alcool peut causer à nos cellules. C’est bien plus grave qu’une simple gueule de bois. »

À titre d’exemple, un grand verre de vin par jour augmente considérablement le risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du sein et de l’intestin.

Source

%d blogueurs aiment cette page :