Cannabis : les poumons en danger

Pour les poumons, le chanvre indien n’est pas meilleur que le tabac, assure une étude.

Cannabis : les poumons en danger
Cannabis : les poumons en danger (©Carole Barraud pour les Echos Week-end)
Les chiffres sont impressionnants : parmi les milliards de micro et nanoparticules émises dans une seule bouffée de fumée de cannabis, des chercheurs de l’université d’Alberta ont dénombré pas moins de 2.575 composés chimiques différents ( Scientific Reports, avril 2020 ).
Parmi les 536 qu’ils ont pu formellement identifier, 110 sont connus pour être toxiques et susceptibles d’engendrer des carcinomes et d’être mutagènes et tératogènes (malformations foetales).
Si les scientifiques mentionnent avoir identifié un nombre plus important de molécules toxiques dans le tabac (173, dont 69 communs aux deux), ils expliquent aussi qu’elles sont plus grosses de presque un tiers et plus concentrées dans le cannabis, avec au final une densité 3,4 fois supérieure.
Ce qui a son importance quant à la façon dont elles se déposent dans les bronches et peuvent entraîner des dégâts sur les poumons.

Claude Vincent

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L’Anses dévoile une étude inquiétante sur le « proto », le gaz hilarant

« Il est très compliqué d’arrêter pour certains patients » : l’Anses dévoile une étude inquiétante sur le « proto », le gaz hilarant très prisé des jeunes

C’est l’histoire d’un gaz hilarant qui n’est pas drôle. Le protoxyde d’azote, ou « proto », se révèle plus dangereux qu’il n’y paraît, selon une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Le protoxyde d\'azote est destiné à faire de la chantilly mais son usage est détourné pour être inhalé comme gaz hilarant. (photo d\'illustration)
Le protoxyde d’azote est destiné à faire de la chantilly mais son usage est détourné pour être inhalé comme gaz hilarant. (photo d’illustration) (LEYLA VIDAL / MAXPPP)

« Ça m’a laissée un peu dans le brouillard »

Du côté du bois de Vincennes, à l’est de Paris, des jeunes ont pris l’habitude de se retrouver pour faire la fête et y consomme régulièrement du protoxyde d’azote. « On en trouve souvent près des poubelles, de plus en plus », remarque Victor, un étudiant de 25 ans. Il avoue en avoir « beaucoup pris lorsque j’étais à la fac, dans les soirées, les week-ends d’intégration, c’était un peu la mode. »

Assis dans l’herbe avec lui, ses trois autres amis ont déjà testé. « On a très chaud d’un coup, décrit Laura. Moi j’ai rougi très vite, vraiment, et après j’ai ri, mais pas tant que ça. Ça m’a laissée un peu dans le brouillard, mais trois secondes après c’était fini. »

Sur le moment, ce n’est pas quelque chose qui m’a forcément inquiété, parce que ça ne durait pas longtemps, comme effet.Nathanà franceinfo

Mais le « proto » est consommé par de très jeunes adolescents, et peuvent avoir des risques. « Au début, je ne comprenais, j’étais un peu sonné », raconte ce jeune skateur de 14 ans. J’entendais des petits ultra-sons. Je n’ai pas rigolé, parce que ça ne m’a pas mis bien, j’étais fatigué. »

Un gaz addictif

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a donc déclenché une étude à partir des chiffres des centres antipoison. « Les premiers symptômes qui apparaissent ce sont des maux de têtes, des étourdissements, des vertiges, des pertes d’équilibre, énumère la toxicologue Cécilia Solal. On peut les observer même chez des personnes qui expérimentent le protoxyde d’azote pour la première fois. »

« Sur les profils d’utilisateurs plus réguliers de consommateurs de protoxyde d’azote, 70% ont développé des symptômes neurologiques, poursuit la toxicologue. On peut voir que les patients, même après l’arrêt de la consommation de ‘proto’, continuent à avoir ces atteintes. » Et l’enquête l’Anses démontre que le protoxyde d’azote n’est pas seulement amusant, il est aussi addictif. « Il y a des personnes qui présentent de vrais syndromes de manque », prévient Cécilia Solal.

Il y a, par moment, des personnes qui consomment plusieurs centaines de cartouches par jour. Donc on n’est plus du tout dans un contexte festif et il est très compliqué d’arrêter pour certains patients.Cécilia Solal, toxicologue à franceinfo

Cannes, Mulhouse, Arras ou encore Evreux, plusieurs villes ont interdit la vente aux mineurs. Une proposition de loi va dans le même sens et a été adoptée au Sénat. Elle attend toujours son passage devant l’Assemblée nationale.

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Bientôt une amende forfaitaire pour les consommateurs de cannabis et de cocaïne

INFO LE POINT. À partir de la rentrée, les usagers de drogues ne seront plus systématiquement poursuivis. L’amende forfaitaire délictuelle va être généralisée.

Le montant de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) est fixé à 200 euros, minoré à 150 euros et majoré à 450 euros, comme celle pour stationnement gênant. Pour alléger la charge de travail des forces de l’ordre et désencombrer les tribunaux, les fumeurs de cannabis et consommateurs de cocaïne sur la voie publique ne seront plus systématiquement passibles de poursuites judiciaires. Du moins, sur le papier. En réalité, une marge d’appréciation est laissée aux policiers sur le terrain. Sur quel(s) critère(s) ? La note diffusée par le ministère de l’Intérieur le 8 juillet ne le mentionne pas.

Lorsque cannabis rime avec violence

Les consommateurs de cannabis risquent deux fois plus de commettre des actes de violence physique.

Les adolescents et les jeunes adultes consommateurs de cannabis risquent deux fois plus de commettre des gestes violents. Mais il existe une thérapie.

Alors que le cannabis est en vente légalement au Québec pour les gens âgés de 21 ans et plus, il ne faudrait pas croire que cette substance est inoffensive. Les consommateurs de cannabis risquent deux fois plus de commettre des actes de violence physique, d’après une étude menée par Alexandre Dumais et Stéphane Potvin, chercheurs au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Ces résultats, publiés dans l’American Journal of Psychiatry, sont issus d’une méta-analyse de 30 études qui forment un échantillon de près de 300 000 adolescents et adultes de moins de 30 ans.

«En outre, lorsqu’on regarde les grands consommateurs de cannabis, ils sont presque trois fois plus susceptibles de commettre des gestes violents», affirme le DDumais, qui est aussi professeur agrégé de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Ces actes violents, souvent auto-rapportés, peuvent aller de coups donnés à quelqu’un à l’agression sexuelle. L’étude n’a toutefois pas permis de déterminer les détails de la consommation qui peuvent être associés à la violence, comme la quantité et le type de cannabis consommé, de même que sa teneur en tétrahydrocannabinol, son composé psychoactif. Il est donc aussi possible que la cause tienne au fait que les consommateurs sont plus à risque de participer à des actes de violence de nature criminelle.

L’association entre cannabis et violence n’est pas nouvelle. Déjà, en 2019, l’équipe du Dr Dumais montrait que les consommateurs de cannabis atteints de troubles mentaux graves risquaient davantage de commettre des gestes violents.

La réalité virtuelle à la rescousse

En plus de pouvoir alimenter des programmes de prévention, ces données démontrent l’importance de concevoir des traitements efficaces pour les gens qui ont des problèmes de consommation de cannabis.

«Les thérapies cognitivocomportementale et motivationnelle utilisées dans les cas de problème de consommation de cannabis fonctionnent moyennement, mais lorsqu’on y soumet des gens qui souffrent de troubles mentaux graves, comme la psychose, l’efficacité de ces interventions approche zéro», précise le Dr Dumais.

Pour travailler avec cette population, il a choisi la réalité virtuelle. «Prenons l’exemple de quelqu’un qui a l’habitude de consommer après avoir vécu un conflit avec sa conjointe, raconte le psychiatre. Pour pouvoir reconstituer un conflit en réalité virtuelle, nous créerions un avatar de sa conjointe et amènerions le patient à gérer la situation autrement que par la prise de cannabis.»

Même approche pour un jeune qui a l’habitude de consommer dans un parc avec un ami: la réalité virtuelle pourrait le plonger dans ce contexte et le conduire à expliquer à son ami qu’il veut cesser sa consommation de cannabis.

«Nous sommes très encouragés par les résultats jusqu’à maintenant et nous continuons à recruter de nouveaux patients pour participer à cette thérapie», mentionne le Dr Dumais.

Ce traitement pourrait aussi probablement être utilisé auprès de gens qui consomment d’autres substances. «Mais nous avons commencé à travailler avec le cannabis parce qu’il est très présent chez les personnes psychotiques et qu’il est associé aussi aux comportements violents et à des ré-hospitalisations», signale le Dr Dumais.

Avatars et hallucinations

Ce n’est pas la première fois que le Dr Dumais recourt à la réalité virtuelle. En 2014-2015, il a conçu la thérapie Avatar dans les cas d’hallucinations auditives réfractaires aux traitements. Cette thérapie recrée en réalité virtuelle le personnage qui parle au patient lors de ses hallucinations. L’objectif est de lui permettre de faire face à ce personnage afin de le faire disparaître de sa vie.

«Les résultats préliminaires nous montrent que les avatars fonctionnent bien et nous poursuivons nos travaux dans le domaine en commençant un essai randomisé financé par les Instituts de recherche en santé du Canada», dit le Dr Dumais.

Déjà, une vingtaine de patients prennent part à cette étude, mais l’équipe de chercheurs souhaite en recruter une centaine de plus.

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Cannabis et tendance au repli sur soi (Inserm)

Une étude de l’Inserm explique le lien entre cannabis et la tendance au repli sur soi des consommateurs

La baisse de sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est la conséquence d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau, indiquent les chercheurs.

Une étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publiée mercredi 8 juillet explique les mécanismes qui entraînent une baisse de la sociabilité et un repli sur soi chez les fumeurs de cannabis. Elle a été menée sur des souris par le chercheur de l’Inserm Giovanni Marsicano et son équipe du NeuroCentre Magendie

(Inserm/Université de Bordeaux) en collaboration avec l’université de Salamanque.

« Notre étude est la première à montrer que la baisse de sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est la conséquence d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau”, expliquent les chercheurs.

Les nutriments du glucose amoindris par le THC

Ces recherches, publiée dans le journal Nature, permettent d’éclairer des mécanismes jusqu’ici mal connus. La capacité de cellules chargées de transformer le glucose en « nourriture » pour les neurones est réduite en raison de la présence de cannabinoïde THC, le principal composé psychoactif du cannabis. « En l’absence d’apports énergétiques nécessaires, le fonctionnement des neurones était compromis chez les animaux, avec un impact délétère sur le comportement », note l’étude.

Les interactions sociales étaient notamment diminuées et ce jusqu’à 24 heures après l’exposition au THC.Inserm (rapport)

L’étude dit ouvrir de « nouvelles pistes de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques afin de pallier certains des problèmes comportementaux résultant d’une exposition au cannabis ».

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Pourquoi le cannabis rend asocial

Les consommateurs réguliers de cannabis ont tendance à se replier sur eux-mêmes, voici pourquoi.

La consommation de cannabis peut mener à des changements comportementaux, notamment à une réduction des interactions sociales chez certains individus. Pour mieux comprendre le phénomène, le chercheur Giovanni Marsicano et son équipe de l’Inserm, en collaboration avec l’équipe de Juan Bolaños de l’université de Salamanque (Espagne), ont identifié pour la première fois les mécanismes cérébraux qui sous-tendent la relation entre cannabis et diminution de la sociabilité. Leurs résultats sont publiés dans la revue Nature.

RÉCEPTEURS EN FORME D’ÉTOILE

Plus précisément, les scientifiques montrent qu’après une exposition au cannabis, des récepteurs localisés dans des cellules du système nerveux central s’activent. Baptisés astrocytes, ces récepteurs en forme d’étoile conduisent le consommateur de drogue à se replier sur lui-même.

“Etant donné l’importance des astrocytes et de l’utilisation de l’énergie pour le fonctionnement cérébral, nous avons voulu comprendre le rôle de ces récepteurs cannabinoïdes bien particuliers, et les conséquences sur le cerveau et sur le comportement lorsqu’ils sont exposés au cannabis », explique Giovanni Marsicano.

Pour ce faire, son équipe a exposé des souris au cannabinoïde THC, le principal composé psychoactif du cannabis. Leurs interactions sociales ont été clairement diminuées, et ce jusqu’à 24h après la prise de drogue.

TROUVER DES SOLUTIONS THÉRAPEUTIQUES

“Notre étude est la première à montrer que la baisse de sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est la conséquence d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau. Elle ouvre aussi de nouvelles pistes de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques afin de pallier certains des problèmes comportementaux résultant d’une exposition au cannabis. En plus, elle révèle l’influence directe du métabolisme énergétique des astrocytes sur le comportement », détaille Giovanni Marsicano.

Ses travaux ouvrent ainsi de nouvelles perspectives quant à la prise en charge des patients souffrant d’une addiction au cannabis. En France, l’expérimentation du cannabis concerne 45 % des adultes de 18 à 64 ans. La consommation dans l’année s’élève à 11% (15% pour les hommes et 7% pour les femmes), cette proportion s’avérant stable dans le temps. Un usage régulier est déclaré par 3,6% de la population

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Retour sur le cannabis impatiemment qualifié de «thérapeutique»

Joute iséroise, entre un député et une sénatrice.

Pr. Jean Costentin

Le député LREM de l’Isère,  O. Véran  (qui n’était pas encore ministre de la Santé), a  fait  voter par l’Assemblée nationale (25 oct. 2019) dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, un amendement permettant d’expérimenter le cannabis « thérapeutique ». Il conviendrait de mettre des guillemets à « thérapeutique », car si le cannabis est d’emblée considéré comme tel, il n’est plus besoin de l’expérimenter ! Le président de la commission temporaire mise en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (N. Authier) avait lui aussi franchi ce Rubicon sémantique, pour forcer le destin du cannabis. Ces subterfuges éloignent de plus en plus ce sujet de la rigueur médicale.

La sénatrice LR de l’Isère, Frédérique Puissat, s’est étonnée de la médiatisation accordée à cet amendement (ne concernant, à titre expérimental que 3000 personnes) qui occulte deux faits plus importants à ses yeux : le déficit du budget de la Sécurité sociale et la « sortie du modèle de la Sécurité sociale tel qu’il avait été fondé en 1945 ».

Que n’avait-elle dit !

Veran, piqué au vif, déçu de ne pas être acclamé pour ce qu’il croit être un de ses exploits, a commis une lettre ouverte, où il déploie tout l’arsenal de l’emphase, de l’exagération et des trémolos politiciens : « Cette mesure concerne (il aurait du dire : pourrait potentiellement concerner) plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes à bout de nerfs, à bout de souffle, à bout de forces… rongés à petit feu par des maux quotidiens que les traitements actuels ne permettent pas de soulager… Résumer l’expérimentation du cannabis thérapeutique à un simple buzz n’est pas digne d’une élue de la République   […] L’expérimentation de nouveaux traitements à base de cannabis médical peut soulager des patients en situation d’impasse thérapeutique, bien que nous soyons conscients que les solutions miracles n’existent pas. Mais s’il y a bien un miracle qui peut préserver une vie, c’est avant toute chose l’espoir. Cet espoir qui se retrouve dans l’intonation d’une voix fébrile vous contant l’atrocité des douleurs continues qui font de son quotidien un insupportable périple. Cet espoir que vous détectez dans les yeux d’un patient lorsqu’il raconte avoir tout perdu à la suite d’un accident de la route, y compris sa mobilité, emprisonnée par la douleur […] Madame la sénatrice, si la détresse de certains individus qui vous entourent dans les transports en commun, que vous frôlez en marchant sur le trottoir, avec qui vous échangez sur un marché, à qui vous souriez à la caisse d’un magasin, ne vous alerte pas, j’en suis sincèrement navré. Mais ne me reprochez pas d’y être extrêmement sensible».

Ouf !

Être doué de  compassion, manifester de l’empathie, être attentif à la douleur d’autrui, être mu par le désir de soulager ses maux, sont les fondements, in petto, de l’engagement médical. Cette détermination requiert la discrétion qui sied à l’intimité relationnelle patient-médecin. Aussi ce déballage ampoulé, emphatique, impudique, faisant dans la sensiblerie, s’échappe de l’esprit médical que néanmoins il récupère pour « moucher », à fleuret non moucheté, son adversaire politique, la sémillante sénatrice.

Durant  le confinement dû à la covid 19, on a connu une pétition du même style, d’une même impudeur, dont fut destinataire Monsieur Véran (devenu ministre de la Santé) ; on croirait presque qu’il l’avait sollicitée, sinon écrite, tant elle est de la même veine. Elle émane des habituels médecins pétitionnaires militant pour la légalisation du cannabis qui volaient au secours de nos anciens, requérant la dispensation de cannabinoïdes dans les EHPADs : « Nous le devons bien à celles et ceux qui ont déjà payé un si lourd tribut à la pandémie et qui vivent dans l’angoisse ou le désespoir ».  Ouf encore !

Vous avez justement remarqué, Madame la sénatrice, que l’arbre du cannabis « thérapeutique » cachait la forêt de la Sécu (dont la covid19 vient d’exploser les comptes). L’amateur de contrepets salue le fait que vous ne vous en êtes pas laissé conter par ce ministre de la Santé qui, de façon sinistre se lamentait…

 

Ce pays où un verre d’alcool vous coûtera vraiment très cher

Les écarts de prix d’un pays à l’autre son impressionnants, le coût de l’alcool étant généralement lié au coût global de la vie dans le pays.

Les citoyens du monde ne sont pas tous égaux face à l’alcool. Une vaste étude de la Banque mondiale révèle en effet les pays les plus chers au monde pour boire un verre. L’institution a recueilli les données de 167 États pour établir ce classement, détaille le site Quartz. Et c’est à Bahreïn que le prix de l’alcool est le plus élevé : 345% plus cher que la moyenne mondiale. Une envolée qui s’explique par la politique très stricte du pays dans ce domaine.

En effet la commercialisation d’alcool n’y est autorisée que dans les hôtels, les centres de villégiature et quelques magasins sélectionnés. Elle est interdite pour les musulmans. Le pays impose également des taxes de 125% sur les importations d’alcool. Bahreïn devance ainsi les îles Turques-et-Caïques (l’alcool y est 176% que la moyenne mondiale), l’Iran (+175%), l’Islande (+150%), Singapour (+143%) et les Bermudes (+142%). Deux facteurs expliquent cette flambée des prix : une régulation stricte de la vente d’alcool ou le niveau de vie dans le pays.

La France à la 132e place

En effet, détaille la Banque mondiale, les prix de vente d’alcool permettent aux chercheurs de comprendre le coût de la vie dans les différents pays et de comparer le niveau de ressources de chacun. « Il est généralement plus coûteux de fabriquer et de vendre de la bière et des alcools forts dans des endroits où les coûts de main-d’œuvre sont élevés », explique ainsi la directrice de l’étude Nada Hamadeh. À quelques exceptions près comme Bahreïn ou l’Iran où les politiques sociales et les taxes locales sont un facteur très important dans la flambée des prix de l’alcool.

Dans le Top 10 où boire un verre coûte particulièrement cher, on trouve également les Îles Caïman (+130%), la Norvège (+129%) et les Bahamas (+127%). La France, elle, occupe la 132e place du classement, avec des tarifs inférieurs de 16% à la moyenne mondiale. Chez nos voisin européens, l’Allemagne est encore moins chère (-23%) tout comme l’Espagne (-27%) et l’Italie (-13%). Au Royaume-Uni les prix sont similaires à l’Hexagone, inférieurs de 16% à la moyenne mondiale.

Pour s’acheter une bouteille d’alcool à petit prix, ce sont les pays d’Europe de l’est et d’Asie centrale qui sont les moins chers.

L’Azerbaïdjan est ainsi le pays où l’alcool coûte le moins cher (-58% par rapport à la moyenne mondiale) derrière le Kirghizstan (-57%), l’Ukraine (-54%), le Kazakhstan (-54%) et le Bélarus (-50%).

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