Publié par : cnpert | 24 septembre 2016

Rapport de l’OFDT

Rapports de l’Office Français des Drogues et des Toxicomanes

Cliquez sur le rapport qui vous intéresse pour le télécharger

Rapport N° 1

 

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Rapport N° 2

 

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Rapport N° 3

 

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Les éthylotests sont aujourd’hui le moyen le plus rapide, et le moins coûteux, d’évaluer son taux d’alcool dans le sang. Pratique avant de prendre la route. Mais comment faire si l’on veut connaître son taux d’une autre substance ? Comme le cannabis, qui est légal dans certains pays et certains états américains, mais interdit si vous conduisez ?

Des chercheurs de l’Université de Stanford ont mis au point une version dérivée de l’éthylotest classique, laquelle mesure le taux de THC dans le corps. Au cas où vous ne le sauriez pas, certaines drogues laissent des traces durant une longue période. Pour le THC, cela peut aller jusqu’à un mois.

Le « potalyzer » (en référence au « Breathalyzer » américain) est développé par l’équipe du Dr. Shan Wang, il utilise des biocapteurs magnétiques pour détecter les molécules de THC présentes dans votre salive. Cet échantillon de salive sera alors mélangé avec les anticorps liés aux molécules de THC et utilisés comme marqueurs. Le tout est ensuite placé sur un appareil pour déterminer la concentration de THC dans votre corps, selon le nombre d’anticorps liés au THC sur la bande test

Cela signifie que même si techniquement vous avez encore du THC dans votre organisme, sa concentration pourrait être suffisamment faible pour ne pas altérer votre jugement. Cependant, comme le précise l’équipe du projet, une limite légale devra être déterminée, par les états ou le pays. Ce que font certains et d’autres pas. Les verra-t-on bientôt aux bords de nos routes ?

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Le cannabis est l’objet de nombreux travaux scientifiques, comme le montrent les 23 734 publications indexées dans PubMed au 08/07/2016.

Les domaines d’investigations le concernant sont très divers : mécanismes d’action, métabolisme, toxicité, effets somatiques, effets sur le psychisme, etc. Parallèlement, son statut juridique est depuis de nombreuses années un sujet de débats en France et dans de nombreux autres pays.

En France, depuis quelques décennies, les usages du cannabis ont été souvent décrits en termes de convivialité et de détente. Certains consommateurs sont caractérisés par un usage ponctuel et sociable volontiers qualifié de « festif » ou « récréatif », tandis que d’autres le sont par un usage régulier et solitaire [1].

Parallèlement, l’intérêt thérapeutique de certains de ses principes actifs, et en particulier du delta-9-tetrahydrocannabinol (THC) et du cannabidiol, est venu s’immiscer dans les débats relatifs à la toxicité de cette plante sous le prétexte que « si c’est un médicament, c’est bon pour la santé ».

Un tel adage est un non-sens scientifique. Les méfaits de l’usage du cannabis sur la santé humaine ont été mis en évidence et portés à la connaissance de tous depuis des décennies par de très nombreux auteurs et présentés dans de nombreux ouvrages [1—8].

Pourtant, le nombre de consommateurs en France atteint en 2014 des records avec 1,4 millions d’usagers réguliers (plus de 10 fois par mois) et 700 000 usagers quotidiens (au moins une fois par jour), le nombre de saisies « d’herbe » n’a jamais été aussi important (plus de 10 tonnes en 2014) et l’autoculture est en pleine expansion [9].

C’est dans un tel contexte que certaines voix en France s’expriment publiquement en faveur de la légalisation du cannabis et de son usage récréatif, et inclure ainsi le cannabis dans le groupe des toxiques récréatifs autorisés que sont l’alcool et le tabac, respectivement responsables de 50 000 et 79 000 morts par an en France.

Les arguments évoqués sont que la légalisation serait suivie : • d’une diminution du nombre de consommateurs ; • d’une diminution du tabagisme et du risque de cancers en remplaçant le tabac par du cannabis ; • d’une cassure du trafic ; • d’une relance de la croissance en France en instaurant ainsi une nouvelle recette fiscale [10].

Il est à noter qu’à ce jour, aucun de ces arguments n’est étayé par des publications scientifiques.

Pour évaluer de manière objective et pertinente les conséquences d’une légalisation, les publications scientifiques réalisées dans les pays ou états concernés semblent pourtant constituer le meilleur outil. Les conséquences observées par les auteurs sont : • non pas une diminution du nombre de consommateurs mais bien au contraire une normalisation du produit et une augmentation du nombre de nouveaux usagers [11—15].

Aux États-Unis par exemple, la prévalence d’usage est plus importante dans les états l’ayant légalisé que dans les autres. Il est également noté une augmentation du nombre de personnes dépendantes [15] ; • une augmentation du nombre des admissions dans les services d’urgences ainsi que des hospitalisations pour intoxications aiguës au cannabis [14,16—18] : symptômes neuropsychiatriques (agitation, épisodes psychotiques, anxiété), gastro-intestinaux (hyperémèse cannabique), cardiovasculaires (tachycardie, hypertension).

Une augmentation significative d’hospitalisations en urgence de jeunes enfants après ingestion de boulettes de « haschich » est également mentionnée par plusieurs auteurs [16,17,19] ; • une augmentation des problèmes pulmonaires (bronchopneumopathie chronique obstructive, cancer du poumon) est également signalée. À ce sujet il convient de mentionner que « remplacer le tabac par du cannabis », comme le proposent certains, est une très mauvaise idée car la fumée de cannabis contient plus de composés carcinogènes que la fumée de tabac [20,21] ; • une augmentation du nombre de conducteurs dépistés positifs au cannabis [17,22].

Rappelons que le cannabis est déjà en France avec l’alcool l’un des facteurs exogènes les plus souvent impliqués chez les jeunes dans les accidents mortels de la route [23,24] ; • une augmentation de la teneur en THC dans les plants de cannabis ainsi qu’un accès plus facile pour les adolescents à des variétés nouvelles et plus puissantes [15,22] ; • concernant les jeunes consommateurs, il est important de noter que le cannabis peut perturber gravement la maturation cérébrale.

En modifiant les connexions entre les neurones, il peut déterminer des troubles délirants, hallucinatoires et cognitifs qui sont des manifestations caractéristiques de la schizophrénie [25—28] ; • une augmentation du risque de passage à d’autres drogues et en particulier à la cocaïne et l’héroïne [17] ; • une explosion de l’autoculture, en milieu naturel [29] ou en serres en utilisant des techniques de culture permettant d’atteindre des teneurs en THC très élevées

Il apparaît donc à la lecture de toutes ces publications que la légalisation de l’usage du cannabis peut être lourde de conséquences sur la santé humaine et en particulier pour la jeunesse.

Cependant, à une époque où des efforts importants sont mis en œuvre dans notre pays pour lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme, il y a lieu d’intensifier la lutte contre le trafic ainsi que l’information auprès de notre jeunesse par tous les moyens disponibles (médecins, pharmaciens, enseignants dans les collèges,…) afin que nul ne doute du danger que représente le cannabis pour le corps et l’esprit de l’homme et plus généralement pour le devenir de notre société.

Patrick Mura

Service de toxicologie et pharmacocinétique, centre hospitalier universitaire, BP 577, 86021 Poitiers cedex, France

Adresse e-mail : patrick.mura@chu-poitiers.fr

http://dx.doi.org/10.1016/j.toxac.2016.07.003 2352-0078/© 2016 Societé Française de Toxicologie Analytique. Publie par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Une fillette de 4 ans a fait un malaise à l’école, dans les Yvelines, après avoir avalé du cannabis. Sa mère a été interpellée et placée en garde à vue, le 7 septembre 2016.

La mère d’une enfant qui a fait un malaise dans une école maternelle de Sartrouville (Yvelines), a été placée en garde à vue, mercredi 7 septembre 2016. La fillette de 4 ans aurait avalé un morceau de résine de cannabis, révèle le site Le Parisien. Récit.

Elle fait un malaise à l’école

La fillette de 4 ans s’est sentie mal, lundi 5 septembre 2016, dans la matinée, alors qu’elle se trouvait à l’école maternelle. Très vite, les médecins qui l’ont examinée ont estimé que l’enfant était sous l’emprise de la drogue et présentait les symptômes d’une intoxication au cannabis.

L’essentiel.

Une mère et son compagnon devront s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Versailles après l’hospitalisation d’une petite fille ayant ingéré du cannabis.
Lundi 5 septembre 2016, une enfant de 4 ans, élève en maternelle à Sartrouville, dans les Yvelines, a été prise d’un malaise. Tout laisse à penser que la petite fille a ingéré du cannabis. Elle a été transportée à l’hôpital Necker à Paris puis à l’hôpital d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise.
La mère de l’enfant a immédiatement mis en cause son compagnon, qui, selon elle, consomme régulièrement de la drogue. L’homme de 26 ans aurait laissé traîner un morceau de résine de cannabis, relate Le Parisien. « Il avoue qu’il fume du cannabis et qu’il peut lui arriver d’en laisser traîner chez lui », a indiqué une source au journal. Mais soulignant qu’il hébergeait gracieusement la mère et l’enfant, il a affirmé ne pas être responsable de la petite fille. Lors de la perquisition menée au domicile familial, le chien renifleur aurait tout de même marqué l’arrêt à plusieurs endroits de l’appartement, précise Le Parisien. La mère de la petite fille et son compagnon ont été interpellés et placés en garde à vue, mercredi 7 septembre 2016. Ils seront convoqués le 4 février devant le tribunal correctionnel de Versailles. La fillette a été retirée à sa mère.

Le compagnon de la mère laisserait traîner du cannabis

Interpellée mercredi 7 septembre, la mère de la fillette aurait expliqué aux enquêteurs que son compagnon, consommateur régulier, aurait laissé traîner un morceau de résine de cannabis dans son domicile que l’enfant aurait pu avaler. Son compagnon a également été entendu dans le cadre de l’enquête. La mère, âgée de 24 ans, a été placée en garde à vue pour « pour soustraction d’un parent à ses obligations légales compromettant l’éducation et la santé de l’enfant » et blessures involontaires avec ITT n’excédant pas trois mois. Le couple comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Versailles début février 2017.

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Une équipe de chercheurs brésiliens met actuellement au point un traitement contre l’addiction à la cocaïne. Le pays est l’un des plus touché par cette drogue dure.

C’est une maladie d’un genre bien particulier qui va peut-être bientôt se voir pourvue d’un vaccin. Une équipe de scientifiques brésiliens de l’université fédérale de Minas Gerais (UFMG) travaille actuellement à la mise au point d’un vaccin contre l’addiction à la cocaïne.

En développement depuis deux ans, il en est actuellement à sa phase de tests sur des animaux. A terme, le vaccin en question pourra être proposé, non pas en prévention (comme le sont habituellement les vaccins donc), mais pour aider les toxicomanes qui souhaitent sincèrement arrêter de se droguer. Des usages sur des enfants ou des adolescents pour les protéger d’une addiction future sont également envisagés, sans plus de détails.

« Nous avons développé une molécule qui stimule le système immunologique pour produire des anticorps contre la cocaïne. Ces anticorps vont séquestrer la drogue et l’empêcher d’arriver au cerveau en réduisant les effets euphorisants. Cela conduit une perte d’intérêt pour l’utilisateur », a expliqué Angelo de Fatima, chercheur et professeur au Département de chimie organique. Le scientifique n’a pas voulu cependant dévoiler le nom de la molécule qui rend possible cette réaction, celle-ci n’ayant « pas encore été brevetée » explique-t-il.

La consommation de cocaïne peut, à long terme, provoquer une nécrose des tissus, des troubles cardiaques graves et des problèmes psychiatriques. Il n’est malheureusement guère étonnant que cette lueur d’espoir dans la lutte contre le fléau provienne du Brésil: selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la consommation de cocaïne au Brésil est quatre fois supérieure à la moyenne mondiale.

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Le nombre de jeunes enfants qui consomme par inadvertance de la marijuana a explosé au Colorado depuis la légalisation de la consommation de cette drogue, en 2014, selon une nouvelle étude. Ses auteurs proposent que soient interdits les gâteaux et biscuits à la marijuana.

« Avec des collègues, nous voyions de plus en plus d’enfants aux urgences qui avaient consommé de la marijuana », explique George Wang, pédiatre à l’Université du Colorado, qui est l’auteur principal de l’étude publiée cet été dans la revue JAMA Pediatrics. « Les conséquences ne sont pas énormes : sur les 81 enfants que nous avons vus à nos urgences, il y a eu quelques cas nécessitant un respirateur, mais c’est tout de même inquiétant. On parle d’un seul hôpital pédiatrique. Il faut en tenir compte pour affiner la réglementation sur la marijuana. »

Les chercheurs ont recensé toutes les visites à un hôpital pédiatrique universitaire d’Aurora et tous les appels au centre régional antipoison de Denver qui étaient liés à la marijuana, de 2009 à 2015. Pour les enfants de 10 ans et moins, on a recensé 81 visites aux urgences et 160 appels, en progression constante de 2013 à 2015. Même aux niveaux les plus récents, la marijuana représente cependant une infime portion des activités de ces deux établissements : une cinquantaine sur 100 000 appels faits au centre antipoison chaque année, et une quinzaine sur 100 000 visites pédiatriques.

Malgré tout, le Dr Wang estime qu’il faut revoir certaines des modalités de vente de la marijuana.

« Il faut que les emballages ne puissent pas être ouverts par de jeunes enfants, comme les contenants de médicaments, dit le pédiatre américain. On pourrait interdire la publicité, comme pour le tabac. Et il faut débattre de l’opportunité de limiter la concentration de THC [principal ingrédient actif de la marijuana] et d’interdire la vente de marijuana comestible. »

« Dans beaucoup de cas, les enfants avaient mangé un biscuit à la marijuana. Il y a même des bonbons à la marijuana. Je ne pense pas que ce soit essentiel. »

– George Wang, pédiatre à l’Université du Colorado

« Je pense qu’il serait difficile pour le Colorado d’interdire la marijuana comestible, mais pour les autres régions qui envisagent la légalisation, je recommanderais d’y réfléchir sérieusement. À tout le moins, on devrait interdire de la marijuana comestible qui ressemble à des bonbons comme les oursons en gélatine, comme on en a vu ici », ajoute le pédiatre.

Les intoxications d’enfants pourraient-elles devenir assez fréquentes pour contrebalancer les avantages de la légalisation de la drogue, notamment la baisse des revenus du crime organisé ? « On ne parle pas d’épidémie ici, dit le Dr Wang. Je préfère ne pas faire de commentaires sur la légalisation. »

LES INTOXICATIONS CHEZ LES ADULTES

Les chercheurs du Colorado veulent maintenant étudier les intoxications chez les adultes et voir si les familles où il y a beaucoup d’intoxications à la marijuana ont aussi des problèmes avec les médicaments.

Veut-il dresser le portrait sociologique des parents les plus susceptibles d’avoir des enfants qui s’intoxiquent, par exemple leur niveau du revenu, leur situation d’emploi et leur degré d’éducation ? « Il faut prendre garde de ne pas stigmatiser les gens dont les enfants s’intoxiquent accidentellement, dit le Dr Wang. Cela dit, une telle analyse serait très intéressante, mais aussi très délicate sur le plan politique. »

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Publié par : cnpert | 5 septembre 2016

Editorial : incendie des locaux d’EDVO

Nos lecteurs connaissent bien cette association  Ecouter.. Développer..Vivre libre ..Orienter..  avec laquelle nous avons des liens étroits.  Fondée par Jean-Paul Bruneau, elle accueille depuis 24 ans des toxicomanes  en cours de désintoxication,  hébergement, soins, réinsertion   avec une grande efficacité.

Un incendie accidentel vient de détruire une partie de ses  bâtiments  privant les résidents et leurs accompagnants de leurs structures d’accueil et de vie.

Une aide immédiate est nécessaire (voir ci dessous).

C’est bien volontiers que nous relayons leur appel :

Association Nationale EDVO, 4 Avenue Galliéni ,  95360 MONTMAGNY

Edvo.addictions@gmail.com

Bon courage et tous nos  vœux pour une reprise rapide d’activité et de reconstruction

Jean-Paul Tillement

Pour information et pour vous faire partager la situation actuelle d’EDVO, voir pièce jointe et mon compte rendu à l’expert MMA .

Objet: Re : RE: Incendie association EDVO

Bonsoir,
Pour les documents demandés; j’ai un volumineux dossier à vous transmettre (permis de construire avec plan , surfaces …) mais je dois attendre que mon secrétariat soit fonctionnel (probablement demain) et l’architecte peut peut-être vous envoyer le tout par mail si vous le contacter de ma part Mr PONS cabinet MAQUIN 0130361170 ou en Mairie auprés de Mr TINET.
Nous avons eu dés lundi une réunion avec MR le Maire, son attaché, son adjoint à l’urbanisme, son directeur des services techniques, et nous sommes rassurés par le grand soutien apporté.
Nous avançons avec l’installation de notre secrétariat dans l’espace prêté au sein du service technique (problème d’aération pour le personnel à voir car pas de vélux ou fenêtre sur cet l’espace) où il nous faut faire le transfert de notre ligne orange car pas de connection wifi (réseau insuffisant) et ça passe mal pour la téléphonie mobile; le transfert d’appel fonctionne sur un portable EDVO d’astreinte donc plus de problème pour les contacts téléphoniques.

J’attends toujours le rappel d’ERDF pour l’alimentation provisoire de la structure 9 places ; pour l’accès à cette structure il y a possibilité de créer un passage par la propriété voisine au 10 rue Gallièni, les propriétaires Mr DEHECQ et sa Nièce sont OK pour la période des travaux; la Sté qui doit faire le bâchage des toitures est venue ce midi et doit démolir une partie d’un toit avant de poser cette protection; elle doit vous envoyer son devis avant travaux; l’architecte Monsieur PONS du Cabinet Paul MAQUIN qui a réalisé et suivi la construction de la structure en 2002/livrée en 2003 (Structure sinistrée à présent) est OK pour reprendre sa mission sur ce site et nous avons RV à EDVO lundi à 14h (vous souhaitez peut être vous joindre à nous?);

Sur vos conseils nous faisons le trie du mobilier et des électroménagers qui sont récupérables mais les faux plafonds continuent de tomber! la ferme pédagogique de Montmagny a bien voulu prendre en charge le contenu des 6 congélateurs (pleins de réserves alimentaires pour l’ensemble de nos structures internes et externes: 2 épiceries sociales- 4 studios- 6 appartements thérapeutiques partagés)denrées en début de décongélation, idem pour les 4 réfrigérateur et la chambre froide; les pensionnaires bénéficient de notre suivi quotidien par mon équipe pour l’hébergement provisoire de soutien chez nos anciens résidents dans l’attente d’un regroupement sur un nouveau lieu et nous faisons un groupe de thérapie dans une salle municipale tous les 48 heures pour renforcer le suivi car l’après traumatisme est sujet de rechute (une seule rechute mais la jeune femme est repartie en soins à la clinique psychothérapeutique d’OSNY 95);

Nous démarchons avec l’aide des amis d’EDVO dans le département : Philippe METEZEAU vice président du Conseil Départemental cherche une gendarmerie désaffectée – Colette LEVAILLANT présidente de l’union départementale des structures d’hébergement aussi- Jean-Michel CRINIERE en fait de même dans son réseau) nous avons un hôtel 1ère classe à proximité qui nous propose la chambre à 57,70€ pour 2 lits + petits déjeuners et nous attendons le devis de Mélina CAPE du centre international de séjour d’AUBERVILLIERS à 10 mn du métro parisien, genre LJT, chambre avec douche, WC, lits superposés, 2 places, petits déjeuners, réfectoire et machine à laver le linge sur site, pour 54€ par chambre; nous poursuivons nos recherches.

N’ayant pas d’assurance perte d’exploitation et compte tenu de la situation financière d’EDVO, j’ai une réunion du personnel jeudi à 11h pour les salariés à déclarer en chômage technique et l’organisation de fonctionnement d’EDVO avec négociation en fonction des missions maintenues ou supprimées provisoirement; j’ai déclaré notre situation en Préfecture pour notre agrément ALT 26 places et j’attends un retour téléphonique de la direction départementale de la cohésion sociale, service hébergement.
Suites à mon prochain bilan de situation.
Bien cordialement.
Jean-Paul Bruneau
Président fondateur d’EDVO

 

Publié par : cnpert | 2 septembre 2016

Lettre du CNPERT Sept 2016

lettre CNPERT page 1 sept 2016

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Publié par : cnpert | 30 août 2016

Comment s’expliquent les dangers du cannabis

Des explications sont données concernant les conséquences de l’usage du cannabis sur la santé. Ceci explique l’augmentation de la fréquence de certains cancers, sa génotoxicité (toxicité sur les gènes), sa tératogénicité (apparition de malformations fœtales de la descendance).

« La consommation de cannabinoïdes chez l’Homme produit : une dispersion du matériel génétique cellulaire en plusieurs micronoyaux ; d’importantes modifications morphologiques des chromosomes= « effet clastogène » ; des erreurs de répartition du matériel génétique entre les cellules filles au cours de la division cellulaire ; un arrêt de croissance de certains tissus. »

Apparemment, parmi les effets du cannabis, on constate donc une « pulvérisation » des chromosomes qui ensuite se reconstituent plus ou moins bien. Il en découle l’apparition de centres diffus d’informations appelés épigénétiques. Le plus grave est que ces mutations génétiques sont transmissibles à la descendance puis aux générations suivantes. En pratique, il s’agit d’anomalies de la division cellulaire et du fonctionnement de la cellule. En clair des maladies comme le cancer peuvent être induites chez les fumeurs de cannabis mais aussi chez ses enfants  et petits- enfants etc. Il n’existe pas à ce jour de moyens de contrer cette explosion des chromosomes et encore moins d’y pallier de quelque manière.

Les consommateurs et ceux qui souhaitent la légalisation du cannabis feraient bien de prendre connaissance de ces données.

Jean-Pierre Dickès

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Addictions : vaincre la dépendance, réduire les risques et éviter l’overdose

©123RF-ttatty

Les addictions sont des maladies neuropsychiatriques chroniques définies par une dépendance à une substance, ou une activité (jeux, sexe…). Elles conduisent à des modifications dans le cerveau et en particulier du « circuit neurologique de la récompense ». Les études soulignent également l’importance du système opioïde endogène dans l’addiction et ouvrent des perspectives thérapeutiques.

Des mots pour les maux

Les « substances psychoactives » sont consommées pour leur effet immédiat sur les perceptions, l’humeur et le comportement.

Ces effets varient selon les substances, les quantités, la fréquence et la durée des consommations et sont aussi modulés par des facteurs individuels et environnementaux.

En raison des nombreux risques immédiats et à long terme que leur consommation entraîne, les substances psychoactives ont un usage réglementé (alcool, tabac, médicaments psychotropes…) ou interdit (cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy…).

Qu’est-ce qu’une addiction ?

Une addiction est une maladie neuropsychiatrique chronique définie par unedépendance à une substance psychoactive ou à une activité, avec des conséquences délétères pour la vie de la personne et le fonctionnement normal de son cerveau.

Les addictions les plus fréquentes concernent le tabac (nicotine) et l’alcool. Viennent ensuite le cannabis, puis les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et les dérivés de synthèse (« nouveaux produits de synthèse »). Il existe également des addictions liées à des activités (et non à des substances), comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, le sexe ou encore les achats compulsifs.

L’installation d’une dépendance implique au moins trois phénomènes et une vulnérabilité génétique.

Les phénomènes consistent en une augmentation de la motivation à consommer la drogue (recherche de plaisir), un état émotionnel négatif (recherche d’un soulagement) et une diminution de la capacité à se contrôler (perte de contrôle de la consommation). La vulnérabilité d’origine génétique dépend de modifications de plusieurs gènes qui expliquent les différences individuelles de réaction aux drogues.

L’addiction démarre donc essentiellement à cause du plaisir généré par la substance ou l’activité addictive. Mais cette sensation est en rapport avec des modifications électriques et chimiques provoquées par la substance au sein de différents circuits neuronaux, dans le cerveau. La drogue peut interférer avec les molécules chargées de la transmission de l’information entre les neurones (les « neurotransmetteurs ») ou avec leurs récepteurs.

Quel est l’impact d’une addiction sur le cerveau ?

La drogue, ou l’activité, addictive peut interférer avec les molécules chargées de la transmission de l’information entre les neurones (les « neurotransmetteurs ») ou avec leurs récepteurs.

L’addiction dépend donc du plaisir généré par la substance (ou l’activité) addictive, plaisir qui est déclenché par des modifications du fonctionnement électrique et chimique du cerveau. Le cerveau est en effet un ordinateur très compliqué et évolutif, dont les « circuits » sont composées de cellules nerveuses (« neurone ») qui sont branchées les unes avec les autres à travers des « synapses » : on parle de « réseaux neuronaux ». Chaque réseau étant spécialisé dans une fonction.

Au niveau de l’articulation entre chaque neurone, la « synapse », la transmission de l’information se fait par le biais de substances chimiques (les « neurotransmetteurs »). Le long de chaque neurone, la conduction de l’information se fait sous forme électrique.

Tous les phénomènes au sein des « circuits neuronaux » du cerveau ne sont pas parfaitement connus mais une libération de dopamine, le « neurotransmetteur du plaisir et de la récompense », est principalement observée. Et cela est en particulier vrai dans le « noyau accumbens », qui appartient au circuit de la récompense. Les recherches récentes tendent à suggérer que la régulation de cette libération de la dopamine est régulée par un système associant d’autres neurotransmetteurs, l’acétylcholine et le glutamate.

Mais à cette libération de dopamine, s’ajoutent d’autres mécanismes, notamment lalibération de sérotonine, ou encore l’activation des récepteurs aux « endorphines », des molécules qui sont naturellement dans le cerveau (molécules « endogènes ») et qui sont impliquées dans la lutte contre la douleur et dans la sensation de bien-être (« endorphines »). Différentes études génétiques démontrent, en effet, le rôle central du système opioïde endogène pour certaines composantes des processus addictifs induits et ce rôle serait commun à l’ensemble des drogues.

Ainsi, les récepteurs opioïdes « mu » seraient directement impliqués dans les propriétés « renforçantes » des opiacées, de l’alcool, de la nicotine, des cannabinoïdes, et peut-être aussi des psychostimulants. Ces récepteurs « mu » sont également responsables de la composante physique de la dépendance induite par les opiacées et jouent un rôle important dans la dépendance physique suscitée par les cannabinoïdes et la nicotine. Lesrécepteurs opioïdes « delta » pourraient jouer un rôle complémentaire à celui des récepteurs « mu » et participeraient à la modulation des effets « renforçants » des opiacés de l’alcool, de la nicotine, mais aussi des psychostimulants.

En cas de consommation régulière de drogue, la stimulation répétée de ces différents récepteurs entraîne une diminution de la production naturelle d’endorphines. Dès lors, le plaisir n’est plus obtenu que par l’apport de la substance extérieure, ce qui induit une augmentation de la tolérance à la drogue et un phénomène de « manque » dès l’arrêt de sa consommation.

Enfin, des stimuli associés de manière répétée à la consommation de drogue(« conditionnement »), comme un lieu ou un moment de la journée toujours identique, peuvent à terme activer la libération de dopamine avant même la prise de la drogue. C’est ainsi qu’une « dépendance psychique » peut se créer, par exemple le besoin d’une cigarette au moment du café. Ce phénomène peut expliquer comment des signaux de l’environnement (publicité, bar, odeur d’alcool) peuvent déclencher une rechute même après une longue période d’abstinence.

L’observation par IRM fonctionnelle du cerveau de personnes dépendantes montre une « hypoactivation des régions corticales frontales » et une « hyperactivation des régions impliquées dans la motivation, la mémoire, le conditionnement et les émotions ». Mais il n’est pas clairement établi si cette dérégulation fonctionnelle est une prédisposition qui précède le développement de l’addiction, ou si elle résulte simplement de la consommation chronique de drogue.

Quels sont les signes des addictions ?

Les dépendances peuvent survenir à tout moment de l’existence, mais la période de 15 à 25 ans est la plus propice à leur émergence. Dans l’ensemble, les hommes sont plus souvent concernés par les addictions que les femmes. Les comportements à risque des adolescents et des jeunes adultes facilitent les premières expériences. Surtout, l’usage précoce de drogues sur un cerveau en cours de maturation expose à un risque accru de modification des circuits neuronaux et d’apparition de la dépendance et d’une addiction.

Parmi les signes communs à toutes ces addictions, on trouve systématiquement la « perte de contrôle de soi », « l’interférence de la consommation sur les activités scolaires ou professionnelles » et la « poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des troubles qu’elle engendre ». D’autres mécanismes consolident l’addiction : l’organisme devient peu à peu moins sensible à la substance et à ses effets, le consommateur doit accroître les doses pour obtenir le même niveau de plaisir. La prise répétée de drogue modifie les réseaux neuronaux dans le cerveau et perturbe la recherche du plaisir. Le réseau dopaminergique s’emballe et provoque un besoin incessant de plaisir.

Quelles sont les causes des addictions ?

La survenue d’une addiction repose sur trois composantes : l’individu, le produit et l’environnement.

• Chaque individu est plus ou moins vulnérable à une addiction et une part de cette vulnérabilité est d’origine génétique. Elle reposerait sur des associations variées de modifications concernant de nombreux gènes, chaque modification étant à elle seule non déclenchante. Parmi ces gènes concernés, certains sont impliqués dans le système dopaminergique ou dans le système opioïde.

Pour une drogue donnée, ces variations génétiques expliquent aussi en partie la variabilité des effets ressentis par chaque personne. Chez certaines personnes, des sensations agréables et des effets positifs sur le fonctionnement psychique (désinhibition, oubli des problèmes, amélioration des performances cognitives…) seraient une incitation à renouveler la prise de drogue. Les personnes souffrant d’anxiété, ayant un caractère introverti ou encore une tendance dépressive, pour lesquelles les psychotropes, et en particulier l’alcool, vont améliorer le fonctionnement psychique, ont un risque accru de dépendance. C’est également le cas chez des personnes avides de sensations fortes.

Enfin, l’âge de début de consommation joue également un rôle. L’initiation précoce est responsable d’une vulnérabilité accrue, probablement en raison des modifications des circuits neuronaux du cerveau. Commencer à consommer de l’alcool au début de l’adolescence multiplie par dix le risque de devenir alcoolo-dépendant à l’âge adulte, par rapport à une initiation plus tardive vers l’âge de 20 ans.

• Certaines substances semblent avoir un pouvoir addictif supérieur à d’autres compte tenu de la proportion de personnes dépendantes parmi leurs consommateurs. Le produit le plus addictif serait le tabac (32 % des consommateurs sont dépendants),  suivi par l’héroïne (23 %), la cocaïne (17 %) et l’alcool (15 %).

La vitesse d’installation de la dépendance varie également en fonction des substances : les dépendances au tabac, à l’héroïne et à la cocaïne peuvent se développer en quelques semaines, alors que celle à l’alcool est beaucoup plus lente. Parmi les jeux vidéo, ceux en réseau sont réputés être les plus addictogènes, particulièrement les jeux de rôle multi-joueurs.

• Enfin, des facteurs environnementaux sont également impliqués, notamment la disponibilité du produit et « l’exemplarité » du milieu : le principal facteur de risque de dépendance au tabac est d’avoir grandi au sein d’un foyer de fumeurs, ce qui facilite l’accès au tabac. De même que l’addiction au cannabis est fortement associée au fait d’avoir eu des amis fumeurs au moment de l’adolescence.

Quels sont les complications et les risques des addictions ?

Lorsqu’elles ne sont pas soignées, les addictions peuvent avoir des conséquences sévères, voire tragiques.

• Les conséquences graves peuvent être immédiates et directement liées à la consommation excessive de la substance : « overdose », coma éthylique, accident, violence.

Une overdose est la prise, accidentelle ou non, d’un produit en quantité supérieure à la dose limite supportable par l’organisme. Ceci modifie l’équilibre intérieur et provoque différents signes et peut aller jusqu’à la mort de la personne.

Il a été démontré que la conduite après consommation de drogue multiplie par 8,5 le risque d’être responsable d’un accident mortel. Si le conducteur a également consommé du cannabis, ce risque est multiplié par 15.

• Les complications peuvent être provoquées à long terme par les effets secondaires : nombreux cancers associés à la consommation d’alcool et de tabac,maladies cardiovasculaires et respiratoires, contamination par le VIH et les hépatites, troubles neurologiques et psychiatriques des consommateurs réguliers de drogue…. Par ailleurs, l’usage répété de drogues favorise les troubles cognitifs (difficultés de concentration, d’expression ou de mémorisation, par exemple) qui peuvent altérer les résultats scolaires ou professionnels, voire progressivement entrainer une déscolarisation ou un licenciement et une marginalisation. A terme, une addiction sévère non soignée aboutit le plus souvent à l’isolement, la désocialisation et la paupérisation.

• D’autres conséquences à long terme sont encore mal connues, en particulier l’impact d’une consommation d’alcool et de cannabis au moment de l’adolescence sur le développement du cerveau et son fonctionnement chez l’adulte. Pendant cette période (jusqu’à l’âge de 20-25 ans), le cerveau est encore en maturation et paraît plus vulnérable aux effets toxiques. En outre, il a été constaté que plus la consommation est précoce, plus le risque de développer une addiction sur le long terme augmente.

Quels sont les différents types de drogues ?

Qu’elles soient licites ou illicites, les drogues psychoactives ont une action sur l’organisme et particulièrement sur l’activité des neurones du système nerveux central.

• Les hallucinogènes sont des substances chimiques psychotropes qui provoquent des hallucinations, c’est-à-dire des altérations des perceptions et de la cohérence de la pensée : champignons hallucinogènes (Psilocybe), LSD (acide lysergique), mescaline, kétamine.

• Le cannabis (marijuana, haschisch, concentré de tétrahydrocannabinol ou THC) est plutôt un perturbateur, comme les solvants, mais à forte dose, le THC est hallucinogène.

• Les stimulants sont des substances qui augmentent l’activité du système nerveux et du fonctionnement du corps. Ils accélèrent également le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire et augmentent la pression artérielle. Ils peuvent provoquer un sentiment d’euphorie et, à forte dose, ils peuvent également être à l’origine d’hallucinations : cocaïne, crack (dérivé fumable de la cocaïne), amphétamine, ecstasy (dérivée des amphétamines), mais aussi les antidépresseurs IMAO, le tabac, la caféine, le khat, le bétel, la noix de cola…

• Les narcotiques ou dépresseurs du système nerveux central sont des substances chimiques analgésiques dérivées de l’opium ou chimiquement apparentées, capable de provoquer un état de somnolence. Ces substances extrêmement addictives peuvent rapidement engendrer une toxicomanie : opiacés (opium, morphine, héroïne, oxycodone, fentanyl…). S’en rapprochent les barbituriques, les neuroleptiques, les tranquillisants (benzodiazépines).

• L’alcool produit sur les structures nerveuses des effets sédatifs et anxiolytiquesproches de ceux des tranquillisants. Il agit sur le circuit de la récompense au niveau des récepteurs à GABA (Acide gamma-aminobutyrique) des cellules à dopamine et accroît la libération de dopamine. Il provoque ainsi un effet quasi immédiat de désinhibition, proportionnel aux doses absorbées (perturbation des réflexes, ivresse).

Source 

Après la fermeture du marché noir Silk Road en octobre 2013, «  il n’a fallu que quelques semaines avant que des imitateurs occupent la place vacante  » et il y aurait maintenant une cinquantaine de «  cryptomarchés  » et de boutiques permettant à des vendeurs et des acheteurs anonymes le commerce de drogues :

  • drogues illégales,
  • nouvelles substances psychoactives,
  • médicaments sur ordonnance
  • et autres (alcool et tabac clandestins entre autres).

C’est une des observations du think tank Rand, qui publie une étude [PDF] sur les ventes en ligne de drogue. Commanditée par le gouvernement néerlandais, elle évalue le trafic de drogue via la Toile et la place des différents pays. Cette étude a été effectuée en analysant les huit principales places de marché, en épluchant des articles et données, et en menant des interviews de spécialistes (notamment de policiers).

La plantation clandestine de cannabis du film

La plantation clandestine de cannabis du film « Savages » – Oliver Stone, 2012

Selon les données du European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA), les Pays-Bas sont le principal producteur européen de MDMA (une amphétamine), d’ecstasy et de cannabis (herbe), et le pays pivot pour la résine de cannabis et la cocaïne, cite le rapport. D’où la commande du gouvernement néerlandais.

Le cabinet a étudié les huit plus gros marchés clandestins (il parle de cryptomarchés, mais note que «  marchés du Darknet  » est une expression plus fréquente) : des marchés noirs où on trouve de tout, et pas uniquement des objets ou services illégaux – accessibles par darknet, ces réseaux souvent fantasmés.

Un marché de gros plus qu’un « eBay de la drogue »

Il évalue leur revenu mensuel tiré de la drogue à 12,6 millions d’euros en janvier 2016, 10,5 millions si on ne compte pas les médicaments sur ordonnance, l’alcool et le tabac. Une extrapolation à l’ensemble des marchés clandestins donne un chiffre d’affaires mensuel total de 22,1 millions d’euros, ou avec les mêmes restrictions de 18,5 millions.

Le cannabis, les stimulants et l’ecstasy représentent 70% du chiffre d’affaires des marchés analysés. On y trouve des grosses transactions (de plus de 1 000 dollars), qui représentent près du quart du chiffre d’affaires en janvier 2016.

Un passage de la liste de drogues en vente sur le marché AlphaBay, le 27 juin 2016

Un passage de la liste de drogues en vente sur le marché AlphaBay, le 27 juin 2016

Les auteurs supposent en conséquence que beaucoup de clients sont en fait des dealers qui s’approvisionnent en ligne avant de revendre hors ligne. Et ils critiquent du coup l’analogie répandue selon laquelle ces marchés seraient «  un eBay de la drogue  » (on suggère au député Bernard Debré et à Valeurs actuelles de lire cette étude).

Les vendeurs semblent agir depuis les Etats-Unis d’abord (890), le Royaume-Uni (338) et l’Allemagne (225). Les dealers indiquant qu’ils expédient depuis les Etats-Unis ont produit 36% du revenu de toutes les drogues de l’échantillon étudié.

«  D’autres pays anglo-saxons (le Canada et le Royaume-uni) de même que des pays d’Europe de l’Ouest (les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne et la France) ont également contribué à des parts substantielles des revenus.  »

Les e-commerçants néerlandais ont les meilleurs chiffres d’affaires

Du vendeur au client, ce sont les circuits (relativement) courts qui marchent le plus  : les circuits les plus fréquents – lorsqu’ils sont identifiables, ce qui est le cas pour près de deux tiers de ces circuits – sont à l’intérieur des Etats-Unis (vendeur et acheteur), au sein de l’Europe et en Océanie.

En montants, les vendeurs basés aux Pays-Bas (qui ont reçu 8% de l’ensemble du chiffre d’affaires des drogues) sont en tête  : le revenu par vendeur est 2,4 fois supérieur à celui des vendeurs en Grande-Bretagne et 4,5 fois à celui des vendeurs aux Etats-Unis.

Pour combattre ces trafics, selon les auteurs, les méthodes traditionnelles d’enquête s’appliquent aussi au commerce en ligne  : infiltration d’agents, surveillance et interception postales, surveillance en ligne (big data, analyse des places de marchés, suivi des circuits financiers), perturbation (en fermant des cryptomarchés), plus une coopération et une coordination internationales améliorées.

Source

Publié par : cnpert | 31 juillet 2016

PRINCIPALES OBJECTIONS À LA LÉGALISATION DU CANNABIS

par JEAN COSTENTIN

700 000 français fument quotidiennement du cannabis

La revendication d’une légalisation du cannabis (chanvre indien) réapparait périodiquement ; les périodes électorales étant propices à son émergence. La loi sur les stupéfiants (1970) a déclaré le cannabis illicite ; malgré son ancienneté, elle n’a rien perdu de sa pertinence, de nombreuses données récentes confirmant sa nocivité. La France, au premier rang des états Européens pour sa consommation, compte 1 600 000 usagers réguliers et 700 000 usagers quotidiens.

Pourquoi le cannabis est-il mauvais ?

? Le cannabis, par son tétrahydrocannabinol (THC), induit une dépendance psychique, ainsi qu’une dépendance physique. C’est une drogue lente qui s’attarde des jours et même des semaines dans l’organisme, ce qui distille le syndrome d’abstinence attaché à sa privation.

? Le taux de THC des produits en circulation a été multiplié d’un facteur 3 à 8 au cours des dernières décennies. Les effets ébriants ne sont plus ceux d’une cannette de bière (5°) mais à ceux d’une flasque de whisky (40° alcoolique).

? Les premiers usages sont précoces : 300 000 collégiens l’ont expérimenté ; or, plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer. Il s’abat ainsi sur des jeunes en pleine maturation cérébrale et en phase construction psychologique ; 20% des expérimentateurs l’adoptent (en deviennent dépendants) alors qu’on ne dispose d’aucun traitement pour les en détacher.

? L’usage de la pipe à eau, en vogue chez les adolescents, multiplie d’un facteur 100 la cession du THC à l’organisme.

? Le THC est la seule drogue qui se stocke durablement dans les lipides/graisses de l’organisme. Derrière son effet aigu (5 à 8 heures), associant sédation, ivresse, délire, hallucinations, d’autres effets, plus discrets, persistent plusieurs jours. Le cannabis n’est pas une drogue douce, c’est une drogue lente !

? Le cannabis est un passage vers d’autres drogues. Associé au tabac, il aide à la combustion de sa résine (haschich – shit) ; Il incite à la consommation d’alcool (avec lequel il fait mauvais ménage) ; Il incite au passage à la cocaïne, aux amphétamines et, pire encore, aux morphiniques.

? Ajouté au tabac il accroit sa toxicité chronique, responsable en France de 78 000 morts chaque année et de beaucoup d’estropiés.A l’heure où l’on voudrait éradiquer ce tabac, l’ajout du cannabis est criminel.

? La toxicité aigue du THC peut se manifester par :

Les « bad trips », faits d’anxiété, de sentiment de dépersonnalisation, d’impressions de devenir fou ou de sensation de mort imminente. L’ivresse, l’ébriété, sont à l’origine de comportements dangereux pour soi et pour autrui.

La désinhibition peut inciter à des prises de risque, à des relations sexuelles non consenties, ou sans prophylaxie contraceptive et sans prophylaxie des maladies sexuellement transmissibles (hépatites B ou C, SIDA..).

Des risques au volant, comme au travail (plus de 300 morts de la route lui sont imputables). Son association à l’alcool multiplie par 14 le risque d’un accident mortel. La lutte contre les accidents de la route et du travail passe par l’éradication du cannabis.

? Le cannabis diminue la sécrétion de l’hormone mâle, la testostérone ; réduisant la libido ; avec régression des caractères sexuels masculins ; diminution du nombre de spermatozoïdes et de leur capacité de féconder l’ovule. Il est responsable d’une variété de cancer du testicule (le « germinome non séminome »).

? 3/4 des femmes fumant tabac et cannabis sont incapables d’arrêter en cas de grossesse. Il s’ensuit : une prématurité ; une hypotrophie plus marquée que du fait de la seule prématurité ; un retard du développement psychomoteur dans l’enfance ; une incidence accrue de mort subite inexpliquée du nourrisson ; le développement fréquent du syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention ; une vulnérabilité accrue à développer des toxicomanies à l’adolescence.

? Le THC diminue les défenses immunitaires (qui luttent contre les intrus microbiens). Ç’en est fini du cannabis chez les sidéens, où il peut tenir en échec les trithérapies coûteuse qu’on leur applique.

? La fumée du cannabis est plus agressive que celle du tabac pour les voies respiratoires. Elle comporte davantage d’oxyde de carbone, qui réduit la capacité de l’hémoglobine à transporter l’oxygène des poumons aux muscles («mauvaise pioche» pour les sportifs). Elle comporte 7 fois plus de goudrons cancérigènes (pour la gorge, les bronches et les poumons) que la fumée du tabac.

? Anesthésier nos jeunes au cannabis diminue leur résilience. Les évolutions de notre société les perturbent suffisamment pour ne pas ajouter à leurs troubles.

? Le cannabis est toxique pour le cœur et les vaisseaux (3ième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ; il induit chez des sujets jeunes des artérites des membres inférieurs, ainsi que des accidents vasculaires cérébraux).

? Des études récentes éclairent les mécanismes par lesquels le cannabis peut induire des cancers, des anomalies génétiques et des monstruosités chez les fœtus de mamans exposées au cannabis, ainsi que des modifications génétiques chez des enfants issus de parents qui en ont consommé avant de procréer.

? Le « cannabis médicament » est un subterfuge (cheval de Troie, pour le faire accueillir dans notre société). L’Académie Nationale de Médecine a conclu : « le cannabis : un faux médicament, une vraie drogue ».

? Ce sont les mêmes qui prônent la légalisation du cannabis et l’ouverture de « salles de shoots » pour toxicomanes ; leur dernière gare pour accueillir ceux qui ont débuté ce voyage sans retour dans le wagon cannabis.

? L’anxieux, apaisé par le cannabis, en use et bientôt en abuse ; quand il devient inopérant l’anxiété réapparait, bien plus vive qu’elle était primitivement. Il en va de même avec les troubles dépressifs qui, après avoir pu être apaisés, cessent de l’être pour réapparaitre plus gravement alors, avec un risque suicidaire accru.

? Le cannabis perturbe les processus éducatifs : par l’ivresse ; par diminution de l’éveil ; par défocalisation de l’attention ; en perturbant l’analyse des concepts, la synthèse des données, la formation de la mémoire à court terme, sans laquelle ne peut se constituer une mémoire au long cours. Il induit un syndrome amotivationnel. La France, qui dépense tant de moyens pour l’éducation de ses jeunes ne devrait tolérer que ses efforts soient ruinés par cette drogue (27 ième place au classement

? La relation est bien établie entre la consommation du cannabis et le développement de la schizophrénie (la folie). L’éradication du cannabis réduirait de près de 80 000 le nombre de schizophrènes. Le drame que constitue cette affection, pour ses victimes, leur famille et la société, justifie les efforts que l’on devrait déployer pour y parvenir.

Une étude néo-zélandaise montre que sur 1000 gamins ayant débuté leur consommation de cannabis entre 12 et 15 ans, 10 % d’entre eux (100 gamins) étaient devenus schizophrènes à 18 ans. Une autre, en Suède (1983), établit qu’avoir fumé plus de 50 « joints » avant 18 ans multiplie par 6 le risque de devenir schizophrène dans les 10 années suivantes.

La Suède qui s’était égarée dans la permissivité a redressé la barre, après en avoir mesuré les méfaits. Elle peut s’enorgueillir aujourd’hui de compter dix fois moins de toxicomanes que la moyenne Européenne.

Pour affronter la compétition internationale, il faut stimuler et développer l’intelligence de nos jeunes et non leur faciliter l’accès à une drogue qui, outre sa toxicité physique, rend dangereux, apathique, indifférent, résigné, revenu de tout sans être allé nulle part, anxieux, dépressif, voire fou.

La consommation des drogues licites, à l’origine d’une alcoolo-dépendance concernant en France quatre millions d’individus, faisant 49 000 morts tout comme l’addiction au tabac affectant quatorze millions d’entre nous et responsable de 78 000 morts annuelles, montre, grandeur nature, vers quels niveaux se situerait le nombre des fumeurs de cannabis si cette drogue était aussi librement dispensée.

Source

Publié par : cnpert | 31 juillet 2016

Neurobiologie de l’addiction

Brain Illustration Reward

François Coudoré est professeur de toxicologie à l’Université Paris Sud, ainsi que spécialiste des questions de neuropharmacologie et de neurobiologie de la douleur. Ce texte revient en détail sur les mécanismes neurobiologiques communs aux diverses addictions, et notamment sur  la libération de dopamine induite par la stimulation artificielle de la zone dopaminergique mésocorticolimbique, voie finale commune de la récompense. L’addiction est ainsi à comprendre comme une neuroadaptation du cerveau.

La drogue est une substance à l’origine d’une addiction, appelée aussi comportement addictif, consistant en la recherche compulsive de la consommation de cette substance pour des raisons que nous détaillerons plus tard. L’augmentation de consommation est à l’origine de l’abus ou usage nocif, mais l’arrêt reste encore possible. L’abus est défini comme une consommation qui expose à des complications, soit secondaires à la consommation aiguë (accidents ou violence avec l’alcool, syndrome coronarien aigu avec la cocaïne, coma ou décès avec l’héroïne), soit secondaires à la consommation chronique, mais ces complications ne sont pas encore présentes.

Lors de l’usage nocif, les dommages physiques, psychoaffectifs et sociaux sont présents, ils sont associés à une répétition de la consommation, mais … LIRE LA SUITE

L’exposition à la fumée de cannabis serait plus dangereuse pour les artères que le tabagisme passif, selon une nouvelle étude.

En cas d’exposition chronique, les risques cardiovasculaires pourraient ainsi être augmentés.

cannabis fumée

Selon une étude américaine, la fumée secondaire de cannabis aurait un effet plus délétère sur nos artère que le tabagisme passif.

Avec les chercheurs, les rats ont du pot

Pour juger de l’effet sur notre système cardiovasculaire des effets de la fumée de cannabis, les chercheurs ont utilisé un modèle animal : le rat. « Les artères de rats et d’hommes réagissent de la même façon face à la fumée secondaire du tabac, donc la réponse des artères de rat à la fumée de marijuana est susceptible de refléter la façon dont nos artères pourraient réagir« , a déclaré Matthew Springer, Ph.D., professeur de médecine à l’Université de Californie (San Francisco).

Après avoir exposé les rongeurs à de la fumée de cannabis à des niveaux comparables avec une « exposition normale », les chercheurs ont évalué l’état de la fonction endothéliale au niveau de leur artère fémorale (femoral artery flow-mediated dilation). Plus simplement, ils ont jugé de la capacité des artères à permettre une bonne circulation sanguine. Une altération de la fonction endothéliale est l’une des premières étapes conduisant à l’obstruction des vaisseaux par des plaques graisseuses (athérosclérose) et donc à un risque d’accident cardiovasculaire.

 La fumée de cannabis montre un effet plus durable que la fumée de tabac

Résultat : les vaisseaux sanguins des rats ont mis trois fois plus de temps pour récupérer leur fonction initiale (90 minutes) après seulement une minute d’exposition à la fumée de marijuana, par rapport à la fumée du tabac (30 minutes).

« Bien que l’effet soit temporaire pour la fumée de cigarette et de marijuana, ces soucis temporaires peuvent se transformer en problèmes à long terme si les expositions sont chroniques et peuvent favoriser l’athérosclérose et une obstruction des artères« , a déclaré Matthew Springer.

Les chercheurs ont également découvert que la simple combustion de la matière végétale induit un effet délétère sur les vaisseaux sanguins, indépendamment de la présence de produits chimiques comme la nicotine et le tétrahydrocannabinol (THC), l’ingrédient psychoactif de la marijuana, ou de papier à rouler.

Eviter de respirer toutes les fumées

Le Pr Springer juge que, dans le contexte américain où de nombreux états légalisent la marijuana médicinale et récréative, il est important de comprendre les conséquences sanitaires de l’exposition à la fumée secondaire de marijuana. Il conclut que l’inhalation de la fumée doit être évitée, indépendamment du fait qu’elle vienne de tabac, de marijuana, ou d’autres sources.

David Bême

Créé le 29 juillet 2016

Sources :

One Minute of Marijuana Secondhand Smoke Exposure Substantially Impairs Vascular Endothelial Function. – Wang X, Derakhshandeh R, Liu J, Narayan S, Nabavizadeh P, Le S, Danforth OM, Pinnamaneni K, Rodriguez HJ, Luu E, Sievers RE, Schick SF, Glantz SA, Springer ML. – J Am Heart Assoc. 2016 Jul 27;5(8).(abstract accessible en ligne)

On fume moins, on boit moins, on se drogue moins dans les collectivités d’outre-mer qu’en métropole.

Ces affirmations, si elles vont à l’encontre des idées reçues, ne sont pas tout à fait nouvelles. Mais pour la première fois, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dispose d’une photographie complète et détaillée des usages de « drogues » (tabac, alcool, cannabis et autres) en Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion et en Guyane, et ce, pour les personnes âgées de 17 à 75 ans. Les résultats, recueillis en 2014 par l’OFDT et l’agence Santé publique France et comparés aux données de la métropole, ont été rendus publics jeudi 28 juillet.

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