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Pour réduire sa consommation d’alcool, l’accompagnement numérique fait ses preuves

Malgré des preuves claires des risques liés à l’alcool, une consommation abusive continue d’être très répandue. Une nouvelle étude met en avant le rôle de l’assistance numérique pour aider les personnes souhaitant limiter leur consommation par elles-mêmes.

 Alexandra Bresson

Pour réduire sa consommation d’alcool, l’accompagnement numérique fait ses preuves

iStock/alvarez

Même à des consommations d’alcool jugées faibles, des risques pour la santé existent. Il n’existe donc pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie, mais des consommations à risque plus ou moins élevé.

En France, un avis émis par un groupe d’experts missionnés par l’agence Santé publique France a tenté de définir des risques acceptables et propose une valeur repère unique exprimée sous la forme d’un nombre de verres standard de : 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour.

Ces mêmes experts recommandent d’avoir des jours dans la semaine sans consommation d’alcool, sachant que des tests sont à disposition en ligne pour aider à évaluer sa consommation et dépendance éventuelle. Les personnes qui souhaitent arrêter ou limiter leur consommation peuvent demander l’aide d’un addictologue afin d’établir un protocole d’arrêt adapté. En outre, les traitements médicamenteux complètent la prise en charge psychosociale et interviennent pendant et après le sevrage pour aider à maintenir une consommation contrôlée.

En Suède, des chercheurs de l’Université de Linköping ont montré qu’un outil d’assistance numérique sur téléphone peut aussi aider les personnes dans cette situation : ils ont développé un outil numérique qui aide les individus à réduire leur consommation d’alcool par eux-mêmes.

« Au début de l’étude, les participants ont indiqué que c’était très important pour eux de réduire leur consommation. Mais la plupart ont indiqué qu’ils ne savaient pas comment le faire. Ceux qui ont eu accès au support numérique ont commencé à se sentir plus sûrs d’eux-mêmes quant à la façon dont ils pourraient réellement changer leur comportement. », explique Marcus Bendtsen, qui a dirigé l’étude publiée dans la revue BMC Medecine. 

« Les personnes qui veulent arrêter de fumer sont encouragées et soutenues par leur entourage. Mais il y a une stigmatisation autour du fait de vouloir arrêter de boire de l’alcool. Il y a une conception commune selon laquelle on devrait être capable de gérer sa propre consommation d’alcool, et beaucoup de personnes ne cherchent pas à se faire aider, même si elles veulent changer leur comportement. », ajoute-t-il.

Une consommation d’alcool réduite de l’ordre de 25%

L’équipe scientifique a souhaité tester l’efficacité d’une approche reposant sur l’usage personnel de l’assistance numérique, telle qu’une application mobile ou une assistance en ligne, qui pourrait être un moyen d’atteindre davantage de personnes ayant besoin d’aide. Un tel dispositif s’avère en effet peu coûteux et utilisable par un grand nombre de personnes, notamment celles qui ne souhaitent pas se tourner vers le système de santé.

Qui plus est son utilisation peut se faire à la discrétion de chacun, ce qui fait que « personne n’a besoin de savoir que vous utilisez l’outil, ce qui réduit la barrière de la stigmatisation pour demander de l’aide. », note l’équipe scientifique. Pour déterminer si leur outil numérique pouvait contribuer à réduire la consommation d’alcool, les chercheurs ont souhaité recruter des personnes au moment même où celles-ci étaient motivées pour entamer cette démarche.

Les participants ont été recrutés en ligne, grâce à des publicités ciblées diffusées aux personnes à la recherche d’informations sur la façon de boire moins d’alcool, puis ont été répartis au hasard en deux groupes.

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Ceux du premier groupe ont immédiatement eu accès au nouvel outil numérique tandis que ceux de l’autre groupe se sont vu proposer des ressources existantes sur Internet et ont été invités à se motiver pour réduire leur consommation, avant d’avoir ensuite accès à l’outil numérique.

Ceux qui se sont immédiatement vu proposer le support numérique recevaient un message tous les dimanches qui, d’un ton neutre, les incitait à évaluer leur consommation d’alcool au cours de la semaine écoulée. Une fois que les participants ont signalé leur consommation d’alcool, ils recevaient des commentaires et avaient accès à plusieurs outils.

Il s’agissait notamment d’une incitation à se fixer des objectifs et à suivre sa consommation d’alcool au fil du temps. Les participants ont également pu en apprendre davantage sur les risques sociaux et sanitaires en lien avec l’exposition à l’alcool. Enfin, les participants pouvaient s’écrire des messages et choisir quand les recevoir, par exemple un rappel pour se calmer sur sa consommation d’alcool un certain jour ou énumérant la raison pour laquelle ils voulaient boire moins.

Les résultats ont montré que l’effet de l’outil d’assistance numérique, après quatre mois d’utilisation, était comparable à celui d’autres interventions numériques issues d’études internationales, mais aussi à celui d’interventions en face à face.

« Les utilisateurs qui avaient accès à l’outil numérique avaient une consommation d’alcool d’environ 25 % inférieure à celle du groupe qui n’en avait pas, ce qui est un effet légèrement plus important que prévu.», estime Marcus Bendtsen.

Les chercheurs développent actuellement une application pour mettre l’outil concrètement à la disposition de toutes les personnes qui en ressentent le besoin, et souhaitent également adapter l’application aux besoins individuels. En effet, « il y avait une large tranche d’âge parmi les participants à l’étude, et les raisons de boire de l’alcool étaient très variées entre les utilisateurs de 18 ans et ceux de 80 ans. », concluent-ils.

A noter qu’en France, l’alcool est responsable de 41 000 décès et de près de 30 000 cancers. Il est ainsi le deuxième facteur de risque de cancer lié au mode de vie ou à l’environnement, après le tabac.

Quelles sont les conséquences de la consommation de crack ?

Le crack est une drogue qui se fume, un dérivé de la cocaïne très addictif qui se présente sous la forme de cristaux. Son inhalation provoque de puissants effets qui se dissipent rapidement, entraînant une forte addiction chez le consommateur.

Publié par La rédaction Medisite avec ETX, le 06/08/2022

Le crack, appelé aussi free-base, est obtenu en « diluant du chlorhydrate de cocaïne dans de l’eau, puis en y ajoutant du bicarbonate de soude ou de l’ammoniaque », selon le site Drogues Info Services. En la chauffant, la mixture se cristallise et prend la forme de petits morceaux de pierre. Le crack est vendu sous forme de cailloux jaunâtres. Sa consommation est apparue dans les années 1980 en France, elle est un fléau dans le nord-est parisien depuis 30 ans.

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Effet et descente rapides

Les scènes de consommation ouverte comme celles dans le jardin d’Éole et la place Stalingrad, créent des tensions entre riverains et consommateurs. Ces « galettes » ou « cailloux » sont inhalés à l’aide d’une pipe. Le prix moyen d’une galette de 18 mg est de 18 euros, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Elle permet trois à cinq consommations. Un caillou de petite taille se négocie 10 euros ce qui a valu au crack le surnom de « drogue du pauvre ». Mais cette étude note que cette substance est relativement chère avec un prix au gramme aux alentours de 132 euros soit près du double de la cocaïne en poudre (60 à 70 euros).

Particulièrement nocif, les effets secondaires du crack sont nombreux : comme il est inhalé, son action est immédiate et beaucoup plus puissante que celle de la cocaïne. Avec pour conséquence d’avoir une descente plus rapide et un effet de manque immédiat. C’est ce qui provoque des consommations de masse en plein air, consommateurs et dealers restant dans une même zone pour s’adonner au trafic. Inhalé, le crack atteint le cerveau en 5 à 10 secondes et les effets durent 5 à 10 minutes.

La phase de descente se traduit par un épuisement généralisé, une grande tristesse et de l’anxiété.

En usage répété, le consommateur peut être victime de délires paranoïaques et d’hallucinations.

Les bénéfices recherchés sont « une sensation de puissance intellectuelle et physique, engendrant une indifférence à la fatigue et à la douleur, couplée à un sentiment d’euphorie », explique l’OFDT.

Dix risques méconnus pour la santé liés à une consommation excessive chronique d’alcool

Une consommation fréquente et excessive d’alcool est néfaste pour la santé.

Voici 10 effets sur la santé.

 Photo Freepik

Une consommation fréquente et excessive d’alcool est néfaste pour la santé. L’alcool peut avoir un impact sur tous les systèmes du corps. La quantité d’alcool consommée, les facteurs génétiques, le sexe, la masse corporelle et l’état de santé général sont autant de facteurs qui influencent la façon dont la santé d’une personne réagit à une forte consommation chronique d’alcool. Cependant, les études montrent systématiquement que, dans l’ensemble, une consommation excessive d’alcool est préjudiciable à la santé et constitue une cause majeure de décès évitable.

Lorsque le corps absorbe plus d’alcool qu’il ne peut en métaboliser, l’excès s’accumule dans la circulation sanguine. Le cœur fait circuler l’alcool sanguin dans tout le corps, ce qui entraîne des modifications de la chimie et des fonctions normales du corps. Même un seul épisode de consommation excessive d’alcool peut entraîner une déficience corporelle importante, des dommages ou la mort. Avec le temps, la consommation excessive d’alcool peut entraîner le développement de nombreuses maladies chroniques et d’autres problèmes de santé graves.

Il a été constaté que l’alcool contribue à au moins 60 différents problèmes de santé.

Dix effets les plus courants de la consommation excessive d’alcool

Quelques faits sur la consommation excessive chronique d’alcool

Voici quelques points essentiels sur la consommation excessive chronique d’alcool.

La définition de la consommation excessive d’alcool est la consommation de huit verres ou plus par semaine pour les femmes, et de 15 ou plus pour les hommes.
Toute consommation d’alcool par une femme enceinte est une consommation excessive.
La consommation d’alcool est associée aux crimes violents.
Les personnes qui commencent à boire avant l’âge de 15 ans ont cinq fois plus de risques de devenir dépendantes de l’alcool que celles qui commencent à boire à l’âge de 21 ans ou après.

1. Maladie du foie

La consommation excessive d’alcool peut affecter de nombreux systèmes de l’organisme. L’alcool est principalement métabolisé dans le foie, c’est pourquoi ce dernier est particulièrement exposé à des dommages.

Le corps métabolise l’alcool en acétaldéhyde, une substance qui est à la fois toxique et cancérigène. La maladie alcoolique du foie est influencée par la quantité et la durée de l’abus d’alcool. Une consommation chronique et importante d’alcool constitue un risque important pour son développement. Une consommation excessive d’alcool augmente considérablement le risque de stéatose hépatique alcoolique, une conséquence précoce et réversible de la consommation excessive d’alcool. La consommation chronique d’alcool altère le métabolisme hépatique des graisses, et l’excès de graisse s’accumule dans le foie.

Parmi les autres effets sur le foie, on trouve une inflammation à long terme, appelée hépatite alcoolique. Cela peut conduire à la formation de tissu cicatriciel. Sur une période allant de plusieurs années à plusieurs décennies, la cicatrisation peut envahir complètement le foie, le rendant dur et nodulaire. C’est ce qu’on appelle la cirrhose. Si le foie n’est pas en mesure d’assurer ses fonctions vitales, une défaillance de plusieurs organes et la mort surviennent. Les symptômes ne se développent souvent qu’après que des dommages importants ont déjà été causés.

2. Pancréatite

La surconsommation d’alcool peut entraîner une pancréatite, une inflammation douloureuse du pancréas qui nécessite souvent une hospitalisation. L’inflammation est probablement liée à l’activation prématurée des proenzymes des enzymes pancréatiques et à l’exposition chronique à l’acétaldéhyde, ainsi qu’à d’autres activités chimiques dans le pancréas causées par les dommages causés par l’alcool. Environ 70 pour cent des cas de pancréatite touchent des personnes qui consomment régulièrement de grandes quantités d’alcool.

3. Cancer

La consommation chronique d’alcool peut augmenter le risque de développer différents cancers, notamment ceux de la bouche, de l’œsophage, du larynx, de l’estomac, du foie, du côlon, du rectum et du sein. L’acétaldéhyde et l’alcool lui-même contribuent à l’augmentation du risque. Les personnes qui fument du tabac en plus de boire présentent un risque plus élevé de cancer du tractus gastro-intestinal supérieur et des voies respiratoires.

4. Ulcères et problèmes gastro-intestinaux

Une consommation excessive d’alcool peut causer des problèmes avec le système digestif, tels que des ulcères d’estomac, des reflux acides, des brûlures d’estomac et une inflammation de la paroi de l’estomac, connue sous le nom de gastrite. Lorsque l’alcool traverse le tube digestif, il commence à exercer ses effets toxiques. Les dommages causés au système digestif peuvent également entraîner de dangereuses hémorragies internes dues à l’hypertrophie des veines de l’œsophage liée à une maladie chronique du foie. L’alcool interfère avec la sécrétion d’acide gastrique. Il peut retarder la vidange gastrique et altérer les mouvements musculaires de l’ensemble de l’intestin. Le tractus gastro-intestinal subit une quantité considérable de dommages causés par l’alcool.

5. Dysfonctionnement du système immunitaire

Une consommation excessive d’alcool affaiblit le système immunitaire, rendant l’organisme vulnérable aux maladies infectieuses, telles que la pneumonie et la tuberculose. L’alcool entraîne des modifications des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes. L’alcoolisme peut entraîner une baisse du nombre de globules blancs. Cela se produit parce que la production de globules blancs par l’organisme est supprimée et que les cellules sont piégées dans la rate. Chaque épisode de consommation excessive d’alcool réduit la capacité de l’organisme à lutter contre les infections. L’exposition à de grandes quantités d’alcool et la consommation chronique et importante d’alcool ont un effet négatif sur la production et la fonction des globules blancs au fil du temps. Le risque de pneumonie, de tuberculose (TB), d’infection par le VIH et d’autres maladies sera plus élevé.

6. Lésions cérébrales

L’alcool est associé à des troubles de la vision, des trous de mémoire, des troubles de l’élocution, des difficultés à marcher et un ralentissement du temps de réaction. Tous ces symptômes sont dus à ses effets sur le cerveau. Il modifie les récepteurs et les neurotransmetteurs du cerveau et interfère avec les fonctions cognitives, l’humeur, les émotions et les réactions d’une personne à plusieurs niveaux.
L’alcool étant un dépresseur du système nerveux central (SNC), il entraîne des difficultés à traiter les informations et à résoudre des problèmes simples. L’effet de l’alcool sur les récepteurs de la sérotonine et du GABA peut entraîner des modifications neurologiques susceptibles de réduire la peur normale d’une personne des conséquences de ses propres actes, ce qui contribue à des comportements violents ou à la prise de risques. L’alcool perturbe également la coordination motrice fine et l’équilibre, ce qui entraîne souvent des blessures dues à des chutes. Une consommation excessive d’alcool peut provoquer des « trous de mémoire » ou l’incapacité de se souvenir d’événements. Une consommation excessive d’alcool à long terme peut accélérer le processus normal de vieillissement du cerveau et entraîner une démence précoce et permanente. Jusqu’à l’âge de 24 ans, le cerveau est encore en développement. Par conséquent, les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes de l’alcool.

7. Malnutrition et carences en vitamines

Une consommation d’alcool dysfonctionnelle entraîne une malnutrition et des carences en vitamines. Cela peut être dû en partie à une mauvaise alimentation, mais aussi au fait que les nutriments ne sont pas décomposés correctement. Ils ne sont pas correctement absorbés par le sang à partir du tractus gastro-intestinal et ne sont pas utilisés efficacement par les cellules du corps. En outre, la capacité de l’alcool à interrompre la production de globules rouges par la moelle osseuse et à provoquer des saignements dus à des ulcères gastriques peut entraîner le développement d’une anémie ferriprive.

8. L’ostéoporose

Une consommation excessive d’alcool à long terme peut provoquer une forme de démence qui affecte la mémoire, l’apprentissage et d’autres fonctions mentales. Une forte consommation chronique d’alcool, en particulier pendant l’adolescence et le début de l’âge adulte, peut affecter considérablement la santé osseuse, et elle peut augmenter le risque de développer une ostéoporose, avec une perte de masse osseuse, plus tard dans la vie. L’ostéoporose augmente le risque de fractures, notamment au niveau du fémur proximal de la hanche. L’alcool interfère avec l’équilibre du calcium, la production de vitamine D et les niveaux de cortisol, ce qui ajoute à l’affaiblissement potentiel de la structure osseuse. Les personnes qui boivent excessivement sont plus susceptibles de se fracturer une vertèbre que celles qui ne le font pas. La consommation de grandes quantités d’alcool à l’adolescence augmente le risque d’ostéoporose plus tard dans la vie.

9. Maladies cardiaques et santé cardiovasculaire

Le poids peut entraîner une pression artérielle élevée en déclenchant la libération de certaines hormones qui provoquent la constriction des vaisseaux sanguins. Cela peut avoir des effets néfastes sur le cœur.
La consommation excessive d’alcool est depuis longtemps liée à de multiples complications cardiovasculaires, dont l’angine de poitrine Source de confiance, l’hypertension artérielle et un risque d’insuffisance cardiaque. L’accident vasculaire cérébral est une complication potentiellement mortelle du binge drinking. Les fluctuations de la pression artérielle et l’augmentation de l’activation des plaquettes sont courantes pendant la période de récupération de l’organisme après une beuverie. Cette combinaison mortelle augmente le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique.

10. Accidents et blessures

La consommation d’alcool, quelle que soit la quantité, est liée aux accidents de voiture, à la violence domestique, aux chutes, aux noyades, aux accidents du travail, aux suicides et aux homicides.
La capacité de conduire peut être altérée par un seul verre, et une personne qui boit beaucoup est susceptible de subir des blessures plus graves en cas d’accident. La consommation chronique ou excessive d’alcool présente un risque énorme pour la santé. Une consommation excessive d’alcool, que ce soit en une seule occasion ou sur une période prolongée, peut entraîner des dommages corporels graves et irréversibles. Aucun mode de consommation d’alcool n’est totalement exempt de risques et il n’existe pas de méthode fiable pour prédire comment et quand une personne subira les conséquences d’une consommation excessive chronique d’alcool.

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Alzheimer : un verre d’alcool par jour augmenterait le risque de développer la maladie

Selon des chercheurs britanniques, boire sept verres d’alcool (ou plus) par semaine augmenterait les taux de fer dans le cerveau. Or cette accumulation serait associée à une accélération du déclin cognitif et au développement précoce de la maladie d’Alzheimer.

Depuis 2017, il est conseillé de ne pas consommer plus de 10 verres d’alcool par semaine, sans dépasser 2 verres par jour. Photo Adobe Stock

En matière d’alcool, il n’existe pas de consommation sans danger. Pour autant, les autorités sanitaires ont défini des seuils qui permettraient de limiter les risques pour la santé. Depuis 2017, cette valeur, quel que soit le sexe, s’établit à 10 verres d’alcool standard par semaine, maximum, sans dépasser 2 verres par jou

Par ailleurs, on sait qu’après 65 ans, l’organisme tolère moins bien l’alcool et qu’après cet âge, il est conseillé de ne pas dépasser un verre par jour tout en essayant d’avoir des jours « off ». Et ce n’est pas cette étude britannique qui va venir contredire ce constat.

Trop de fer dans le cerveau

Il est de plus en plus évident que même une consommation modérée d’alcool peut avoir un impact négatif sur la santé du cerveau. Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont analysé les données de plus de 20 000 sujets de la Couronne. Chacun a signalé sa consommation hebdomadaire d’alcool et tous ont subi une IRM cérébrale.

L’équipe a découvert qu’une consommation d’alcool supérieure à sept unités par semaine était associée à des marqueurs de fer plus élevés dans les « ganglions de la base ». Ces ganglions constituent un ensemble de neurones associés au contrôle des mouvements moteurs, à l’apprentissage, aux mouvements oculaires, à la cognition…

« Or un fer cérébral plus élevé est lié à de moins bonnes performances cognitives. Ce qui pourrait sous-tendre qu’il existe un risque de déclin cognitif en lien avec l’alcool », notent les auteurs. Et ce, malgré une consommation modérée. C’est pourquoi ils appellent à davantage d’intervention des pouvoirs publics.

À Brest, une distribution d’un jeu de cartes pour alerter sur les dangers de l’alcool au volant

La Sécurité routière distribuera des jeux de cartes à Brest ces 4 et 5 août 2022 pour sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers de conduire en état d’ébriété.

Le jeu de 17 cartes regroupera plusieurs défis pour prévenir des dangers de l’alcool au volant. | SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Sam, « celui qui ne boit pas », ne prend pas de vacances. En cette période estivale pendant laquelle les verres en terrasse et les soirées se multiplient, la Sécurité routière distribuera un jeu de cartes « Sam » dans les rues de Brest les 4 et 5 août 2022. En relevant les défis, les jeunes conducteurs seront sensibilisés aux dangers de l’alcool au volant.

Une manière ludique de rappeler aux jeunes conducteurs que la mortalité routière reste la première cause de mortalité chez les 18-24 ans. Selon les derniers chiffres gouvernementaux, le facteur alcool est relevé chez 23 % des jeunes auteurs présumés responsables d’accidents mortels.

Source Ouest France

Drogues : la consommation mondiale a augmenté de 26 %

Par Gabriel Foffano,  publié le 2 août 2022 

La drogue n'a pas vraiment d'effets bénéfiques pour la santé.

La drogue n’a pas vraiment d’effets bénéfiques pour la santé.

Une nouvelle étude vient de dévoiler que le nombre de personnes consommant de la drogue dans le monde a augmenté de 26 %.

La consommation de drogues dans le monde ne faiblit pas. En effet, le nouveau rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime vient de dévoiler que le nombre de personnes âgées de 15-64 ans dépendant à des substances psychoactives dans le monde avait augmenté de 26 % en simplement une décennie. Au total, 284 millions d’individus avouaient avoir consommé de la drogue en 2022.

La drogue est de plus en plus consommée dans le monde

Dans les détails, le rapport souligne que la consommation de cocaïne a le plus augmenté, notamment sur les marchés européen et nord-américain. Nous apprenons d’ailleurs que la production a doublé depuis 2014, atteignant ainsi les 2000 tonnes en 2022, soit 11 % de plus par rapport à 2019. Concernant l’opium, la production a grimpé de 7 % entre 2020 et 2021, atteignant près de 8 000 tonnes. Le trafic de méthamphétamine de son côté a progressé. À titre d’information, 117 pays ont enregistré des saisies entre 2016 et 2022, contre 84 entre 2006 et 2010.

Une légalisation qui fait du tord

Passons maintenant à la drogue douce en vogue, notamment chez les jeunes adultes, le cannabis. La consommation de cette dernière a augmenté durant les 10 dernières années. D’après l’ONU, cela pourrait être en partie dû à la légalisation de l’heure récréative au Canada et dans certains États des États-Unis.

L’enquête vient aussi souligner une différence de comportements entre les sexes. Par exemple, les femmes seraient moins consommatrices de drogues de manière générale. Le rapport précise que « leur nombre est en constante augmentation, et les troubles liés à leur consommation surviennent beaucoup plus rapidement que chez les hommes ». En plus de cela, les femmes auraient davantage de difficultés à accéder aux traitements que le sexe opposé. Nous apprenons par exemple que les femmes représentent la moitié des consommateurs d’amphétamines, un cinquième de ces dernières est cependant traité contre l’addiction à cette drogue.

Source

Entre cannabis et tabac, peut-on choisir ?

 Professeur Jean-Paul Tillement et Professeur Jean-Pierre Goullé

Comment répondre aux principales questions que pose le projet de légalisation de l’usage du cannabis. Ce message s’adresse aux utilisateurs actuels ou futurs, à ceux qui les renseignent, à ceux qui les combattent.

On pourrait, d’un trait de plume, rejeter toute idée de légalisation de l’usage du cannabis : c’est une drogue avérée, ce qu’une grande majorité de français admet. Or nous avons déjà deux drogues légales qui font des ravages dans notre pays, l’alcool, 41000 morts par an et le tabac,75000 morts par an : pourquoi en ajouter une troisième ?

Dans son projet de lutte contre le tabagisme, le Ministère des solidarités et de la santé affirmait, le 20 décembre dernier :

Le bon sens dit non, la médecine aussi.

« Première cause de mortalité évitable, de mortalité par cancer et de mortalité avant 65 ans, le tabac est responsable dans notre pays de près d’un décès sur huit. La stratégie nationale de santé et le plan Priorité Prévention font de la lutte contre le tabac une priorité de santé publique de premier plan.

Le programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 traduit la volonté d’agir encore plus fortement contre ce fléau : combinant des actions sur le volet économique et sur les volets sociaux et sanitaires, il élargit la palette d’interventions. Toutes ces actions doivent converger vers un but : aider nos jeunes enfants d’aujourd’hui à devenir, dès 2032, la première génération d’adultes sans tabac ».

Dans de telles conditions, comment concilier cette lutte contre le tabagisme, son objectif zéro tabac et souhaiter l’usage de cannabis ?

Pourquoi alors de nombreux pays s’engagent ils dans cette voie ? Sommes nous en retard ? La question peut se poser et pourtant les preuves des méfaits du cannabis s’accumulent : les voyants sont tous au rouge, montrant son rôle aggravant dans les accidents de la route, dans l’augmentation des urgences hospitalières, dans les comportements violents, dans les crimes et plus insidieux encore, dans les échecs scolaires, mais aussi sur l’enfant à naître, les possibles effets sur la transmission parentale (épigénétique),l’augmentation de l’attrait pour les autres drogues pour ne citer que les plus connus.

Le choix de la légalisation est à l’évidence paradoxal mais peut s’expliquer. On laissera de côté les recherches individuelles de besoin d’évasion, d’idées nouvelles, l’envie de transgression pour ne s’intéresser qu’aux fournisseurs. L’Europe a été littéralement envahie et véritablement inondée par les marchands de drogue. Ceux-ci ont utilisé très tôt des stratégies industrielles et commerciales très habiles et ils ont pris de court nombre de gouvernements.

Dans un premier temps ont été proposés des produits peu concentrés en tétrahydrocannabinol (THC), d’activité réelle mais modérée et suffisante pour créer un temps de« récréation » souvent convivial et somme toute sur le moment anodin. La propagande bien orchestrée et la naïveté en ont fait une « drogue douce » à la mode dans certains milieux ; le piège s’ouvrait. Progressivement, discrètement, les concentrations ont augmenté jusqu’à créer le besoin.

La manœuvre est habile : l’effet s’épuise rapidement par répétition des doses, tous les trois jours par exemple. Si donc on veut maintenir les mêmes sensations, il faut augmenter les doses. Ce que ne sait pas l’utilisateur, c’est que le pouvoir addictogène, lui, ne s’épuise pas mais augmente. L’utilisateur devient donc de plus en plus dépendant et, pour maintenir un même effet, il augmente les doses et le pouvoir addictogène : le piège se referme progressivement. Ce piège est solide car le THC ne s’élimine que lentement et donc s’accumule dans l’organisme. Ses localisations préférentielles sont les lipides cérébraux, d’où les effets psychiques mais pas seulement :le cœur et le risque d’infarctus, les vaisseaux avec les accidents vasculaires cérébraux et l’artérite des membres périphériques, les pathologies pulmonaires, pour ne citer que les plus fréquents.

 Les effets du cannabis sont dits concentrations dépendantes, plus celles-ci s’élèvent, plus les effets sont intenses et de nouveaux effets apparaissent, non plus seulement somatiques mais aussi psychiatriques.  On comprend l’engrenage dans lequel tombe le toxicomane. Il n’a pas conscience de l’aspect cumulatif de ses prises et de leur caractère insidieux : le cannabis est une drogue dure mais lente (qui pourrait faire croire qu’elle est douce) qui agit par accumulation. Il est difficile de s’en débarrasser. A l’opposé de l’alcool qui s’élimine relativement vite de l’organisme, le THC persiste : aussi peut-on remarquer que les cellules de dégrisement bien connues des commissariats de police, efficaces en cas d’ivresse alcoolique, sont sans effet pour le cannabis.

Cette stratégie des doses progressives des trafiquants, les premières étant même parfois gratuites, est très efficace, elle empoisonne et emprisonne le toxicomane. Elle est soutenue par des organisations puissantes, les unes internationales (livraisons discrètes à domicile ou par la poste), d’autres artisanales mais aussi actives. Elles visent à rendre l’addiction irréversible.

Pourquoi l’Europe est-elle ainsi « privilégiée » ? Parce qu’elle peut payer, cette industrie est hautement lucrative.

Peut-on encore agir ? Les campagnes de répression et de prévention sont peu efficaces pour le cannabis. La loi de 1970  n’est que très peu appliquée, beaucoup d’élus et même certains magistrats considèrent qu’elle est inapplicable : 

« On ne peut mettre tout le monde en prison ». Il y a du vrai dans ce propos mais il résulte d’un manque initial de réactivité des pouvoirs publics : le laisser faire. Et la société subit la loi des trafiquants qui ont réussi à atteindre leur but : un très grand nombre d’intoxiqués, l’objectif étant de rendre le processus irréversible.

Est-ce pour autant désespéré ? Non, il y a un premier contre-exemple, celui du tabac. Les campagnes d’information successives, le coût sans cesse augmenté des cigarettes, l’interdiction de fumer dans les lieux publics ont actuellement un impact positif sur la baisse du tabagisme. Il n’est malheureusement que très partiel mais il est convaincant et invite à le poursuivre. L’alcoolisme lui aussi est en régression, sa diminution doit beaucoup aux campagnes de sensibilisation aux maladies qu’il provoque, aux accidents de la route où la gravité va de pair avec la consommation d’alcool, à la déchéance physique et mentale auxquelles il peut conduire. Il pose d’autres problèmes que le tabagisme, certainement plus difficiles, très préoccupants chez les jeunes.

Et le cannabis dans tout cela. On peut d’abord observer qu’il est souvent associé à l’alcool, au tabac ou encore aux deux. Les effets sont cumulés. Combattre les deux mais ouvrir les portes au troisième semble défier le bon sens. Et pourtant, bon nombre de voix passent outre ce raisonnement. Certains voient dans la légalisation du cannabis, la possibilité d’en contrôler l’usage alors que l’exemple du Canada prouve l’inverse. D’autres y voient le moyen de renflouer les caisses d’un état, l’expérience américaine (Colorado) montre le contraire, la consommation augmente, les hospitalisations aussi, le bilan économique est négatif.

Il semble que deux observations majeures devraient être prises en compte dans les décisions prises. La première est la connaissance de la psychologie du toxicomane. Lorsque l’addiction est bien ancrée, la demande est toujours la même « toujours plus, toujours plus vite », compenser le manque. Il faut sans cesse augmenter les doses. Malheureusement les salles de « shoot » actuelles, même si ce n’est pas leur but, favorisent l’accrochage car elles offrent tranquillité et une sécurité (relative) à l’escalade des doses et aux expériences multiples, on peut y apporter sa drogue sans y être obligé de se soigner. Le but clairement affiché est la réduction du risque. Mais le réduire, c’est déjà l’accepter et pratiquement renoncer au sevrage. La véritable décision médicale est au contraire de supprimer le risque.

La seconde est la puissance actuelle des réseaux de diffusion des drogues et les multiples propositions d’autres drogues, substances naturelles ou de synthèse qu’ils offrent. L’actualité le prouve. Ce sont eux qu’il faut combattre mais les moyens légaux sont limités et insuffisants.

L’arme qu’il nous reste est l’éducation. Nous sommes nombreux à penser que si le futur expérimentateur d’une drogue connaissait le risque encouru, les dangers et les méfaits connus, les expériences désastreuses de toxicomanes dépassant le seul individu mais frappant aussi des familles voire des communautés entières, la prise de risque serait moins évidente, plus prudente et plus lucide. Malheureusement en France actuellement, l’information est limitée et incomplète.

Dans les établissements d’enseignement, les interventions des gendarmes sont très utiles mais rares et limitées aux risques judiciaires, amendes, rappel à la loi, stages d’information, prison…Elles ne sont pas ou peu éducatives. Il faut aller plus loin et véritablement enseigner comment refuser l’appât de la drogue. C’est ce levier qu’il faut actionner : mettre en place un véritable plan éducatif enseigné dans les établissements scolaires comme tout autre enseignement sous le titre par exemple d’éducation à la santé. Autrement dit, prendre, imposer, le temps d’une véritable information, précise, claire et détaillée, preuves scientifiques et médicales à l’appui, des dégâts provoqués par les drogues (toutes), sur le cerveau surtout lorsqu’il est en construction à l’adolescence, mais aussi sur d’autres organes.

Mais alors, comment justifier la légalisation ?  Légaliser le cannabis irait à l’opposé de toute mesure d’éducation, de prévention et serait même une forme d’incitation déguisée : comment apprendre à refuser ce qui est permis ?

Il y a là un choix à faire entre la facilité d’accepter de suivre une dérive qu’on n’a pas pu maitriser en temps utile ou résister aux pressions qui s’exercent et qui flattent.

On attend la voix courageuse qui osera dire non à la drogue, à celle-ci comme aux autres.

Vous avez trop bu ? 5 choses à impérativement faire avant d’aller se coucher

Vérifié le 27/07/2022 par PasseportSantéVous avez trop bu ? 5 choses à impérativement faire avant d'aller se coucher

La digestion de l’alcool exige un énorme effort de la part du foie. Alors, quand la soirée a été trop arrosée, il n’arrive plus à suivre le rythme et les composés toxiques de l’alcool sont mal éliminés. Nausées, vomissements, maux de tête… C’est la fameuse gueule de bois. Comment l’éviter ?

Boire beaucoup d’eau, la condition sine qua non pour se remettre

Tandis qu’il peine à digérer l’alcool, l’organisme souffre de déshydratation, ce qui va notamment avoir comme effet de provoquer des migraines le lendemain.

Au risque de devoir se lever en pleine nuit pour aller aux toilettes, avant d’aller vous coucher, il est recommandé de boire beaucoup d’eau (au moins 1 litre) et d’en boire également lors de la consommation d’alcool.

Car même si l’alcool peut agir comme un sédatif et nous aider à nous endormir, la déshydratation qui s’en suit va perturber le sommeil. L’idéal serait d’arrêter de boire quatre heures avant de se coucher, et de continuer à l’eau pour éviter de perturber le sommeil.

Enfin, il vaut mieux éviter la caféine, qui favorise la déshydratation et est trop acidifiante.

Manger, mais pas n’importe quoi !

miel

Si lorsqu’on a trop bu, on a tendance à avoir envie de manger des aliments gras, très salés ou très sucrés, ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire.

Au contraire, il convient de prendre des vitamines C et B6 ainsi que des sels minéraux : jus de tomate ou de légumes, bouillon salé, pain, miel, œuf, eau de coco, eau citronnée, tisane ou encore fruits frais (mais pas les fruits trop acides comme l’orange) sont les aliments les plus conseillés afin de rétablir l’équilibre au plus vite.

Les médicaments à prendre et à ne pas prendre

medicaments alcool

On raconte parfois qu’il est bon de prendre de l’aspirine après avoir trop bu.

C’est une erreur ! Car pour assimiler le cachet, on va faire appel à notre foie qui est déjà bien occupé à éliminer l’alcool ingéré !

Si vous avez mal à la tête, vous pouvez prendre du paracétamol ou de l’ibuprofène, mais le plus longtemps possible après la consommation d’alcool.

Si vous avez envie de vomir, laissez faire et ne prenez pas de médicaments anti-nausée, c’est que votre corps en a besoin.

Enfin, certains médicaments ne font vraiment pas bon ménage avec l’alcool. C’est le cas par exemple des antidépresseurs, des neuroleptiques ou de certains antihistaminiques. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou pharmacien et consultez la notice du médicament.

Les plantes pour éviter la gueule de bois

plantes

Le chardon Marie renferme de la silymarine, une substance qui stimule le foie et contribue à sa régénération lorsqu’il subit un stress toxique. En ce sens, cette plante pourrait accélérer l’élimination de l’alcool.

Il est également possible de se servir de plantes comme le gingembre, la camomille allemande ou la menthe poivrée pour atténuer les nausées. La menthe poivrée peut aussi être utilisée sous forme d’huile essentielle contre les maux de tête (en massage sur les tempes) ou sur un sucre pour aider le foie à récupérer.

Enfin, le Nopal (figuier de barbarie) aurait pour effet de réduire les symptômes de la gueule de bois, selon les résultats d’un essai clinique [1] mené auprès de 64 jeunes adultes en bonne santé. Cependant, celle-ci doit être prise avant la consommation d’alcool pour exercer son action bénéfique.

L’air frais et la douche pour retrouver ses esprits

douche

Après votre soirée arrosée, prenez un peu l’air puis prenez une bonne douche avant d’aller vous coucher. L’air frais et la douche vont vous aider à reprendre vos esprits.

Et bien sûr, ne conduisez pas et pensez à modérer votre consommation d’alcool la prochaine fois !

Source

Cannabis : la concentration du produit en THC augmente, le risque de dépendance aussi

Publié le 27/07/20

Quelle est la relation entre les différents types de cannabis et leurs problèmes de dépendance et de santé mentale ? Selon des chercheurs anglais, la teneur en THC est directement impliquée.

Sommaire

  1. Plus le cannabis est puissant, plus il est addictif
  2. Davantage de troubles de santé mentale
  3. Eclairer le consommateur sur ses choix

Les chercheurs de l’Addiction and Mental Health group de l’Université de Bath au Royaume-Uni, ont réalisé une méta analyse d’une vingtaine d’études, impliquant plus de 120 000 personnes, pour arriver à cette conclusion. Les résultats sont publiés dans la revue The Lancet Psychiatry.

Plus le cannabis est puissant, plus il est addictif

Dans le cannabis, c’est la concentration en THC ou tétrahydrocannabinol qui traduit sa « puissance ». Ainsi, plus la drogue en contient, plus le cannabis sera fort. Les chercheurs ont tout d’abord démontré qu’au fil du temps, le cannabis en circulation était de plus en plus fort, avec des concentrations de THC en augmentation.

Dans leurs résultats, les chercheurs constatent que les personnes qui consomment du cannabis à forte puissance sont plus susceptibles de développer une dépendance que celles qui utilisent des produits à faible puissance.

Davantage de troubles de santé mentale

Par ailleurs, les résultats des chercheurs suggèrent également que les personnes qui consomment du cannabis à forte puissance sont plus susceptibles de souffrir d’un trouble psychotique, comme la schizophrénie.

Un phénomène constaté par les chiffres, comme ceux de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, qui montrent « une augmentation de 76 % du nombre de personnes entrant en traitement pour dépendance au cannabis au cours de la dernière décennie ».

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Eclairer le consommateur sur ses choix

Malgré des preuves anecdotiques de liens entre le cannabis et l’anxiété et la dépression, les auteurs notent que l’association entre la puissance du cannabis et d’autres problèmes de santé mentale ne sont pas clairement établis.

Cependant, le Dr Tom Freeman, auteur principal de ce travail, estime que « les résultats suggèrent que les personnes qui consomment du cannabis pourraient réduire leur risque en utilisant des produits moins puissants. Dans les endroits où le cannabis est vendu légalement, fournir aux consommateurs des informations précises sur le contenu du produit et l’accès à des produits à faible puissance pourrait aider les gens à consommer du cannabis de manière plus sûre ».

Rappelons qu’après l’alcool et la nicotine, le cannabis est la drogue la plus consommée dans le monde. Les dernières estimations du Royaume-Uni suggèrent d’ailleurs qu’au cours de l’année dernière, environ un jeune de 16 à 24 ans sur cinq avait consommé du cannabis.

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