Enquête sur les nouvelles drogues de synthèse

Disponibles en un clic, les NPS profitent d’une faille juridique pour se répandre comme une traînée de poudre.

Quand Jean-Louis* a ses envies de « paradis artificiels », il ne passe plus par des contacts douteux, des dealers véreux et s’exonère des virées glauques dans les quartiers peu fréquentables. Calé dans son canapé, son ordinateur portable sur les genoux, il achète ses drogues préférées sur… Internet. Dix minutes plus tard, la commande est enregistrée. Il a même eu droit à une offre de réduction spéciale été. « Tout se fait en ligne, c’est rapide et facile, explique-t-il. Et il n’y a plus qu’à se faire livrer. »

Ecoutez Geoffrey Bonnefoy et Victor Garcia nous parler de leur enquête autour des nouveaux produits de synthèse, ces drogues 2.0  Cliquez ici

Quatre jours plus tard, ses achats arrivent par courrier, sous pli discret. A l’intérieur, pas de cocaïne ni de cannabis, qui tomberaient sous le coup de la loi sur l’usage de stupéfiants (un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende), mais des dérivés synthétiques aux noms barbares : ETH-LAD, 2C-D, 5F-AKB48, 3-FPM, etc. Certains imitent les effets de l’herbe en les démultipliant, d’autres sont des hallucinogènes dérivés du LSD ou de la mescaline, ou encore des stimulants aux effets se situant entre la cocaïne et la MDMA. « J’aime aussi le 2C-E, de la même famille que le 2C-D, et le 6-APB, un psychédélique », ajoute Jean-Louis, comme s’il se trouvait devant une boîte garnie de chocolats.

Une pléiade de moyens de paiement  ….Lire la suite

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Alcoolisme: Des médecins dénoncent le «cynisme» du plan de prévention du lobby de l’alcool

ADDICTION Dans une tribune publiée dans le journal « Le Monde » ce mardi, addictologues et des médecins dénoncent le « cynisme » du financement du plan gouvernemental de prévention de l’alcool par les lobbys du secteur…

Jeremy Vial  – Publié le 10/07/18

Alcool. Image d'illustration.
Alcool. Image d’illustration. — Svancara Petr—Petr Sva/AP/SIPA

La prévention de l’alcoolisme financée par le lobby du secteur passe mal. Dans un texte paru dans Le Monde ce mardi, divers spécialistes de santé ont dénoncé un texte présenté le 27 juin à l’Elysée, où le lobby de l’alcool proposait d’apporter son aide financière – à hauteur de 5 millions d’euros sur quatre ans – au plan de santé publique sur la prévention de l’alcoolisme.

« Son discours [du lobby] est d’une simplicité angélique : Laissez-nous faire ! Croyez-nous sur parole ! Dormez braves gens ! Faites confiance à notre sens des responsabilités ! », écrivent ainsi les signataires de la tribune. Ces derniers pointent du doigt le montant investi par le lobby de l’alcool dans ce plan de prévention de l’alcoolisme, mais aussi un conflit d’intérêts dans ce dossier.

Interpellés en février dernier par Emmanuel Macron, les producteurs et négociants de vins, spiritueux et bières avaient proposé, fin juin, de participer au financement des actions de prévention contre la dépendance à l’alcool, qui fait 135 morts par jour en France. Le lobby qui finance la prévention, l’annonce faisait l’effet d’une grande première dans l’Hexagone. Une décision qui avait enthousiasmé les uns, sans convaincre les autres.

Pour les spécialistes de santé réunis autour du texte relayé par Le Monde, l’objectif du lobby de l’alcool est avant tout « de créer un nuage de fumée, et d’empêcher toute politique de prévention efficace ». Parmi les signataires de la tribune figurent les addictologues Michel Reynaud et Amine Benyamina, la pneumologue Irène Frachon et l’épidémiologiste Catherine Hill. Ces derniers y voient le « cynisme d’un lobby qui ne cherche qu’à préserver ses propres intérêts, quelles qu’en soient les conséquences ». Pour rappel, la consommation d’alcool en France est l’un des plus élevés au monde avec 11,6 litres d’équivalent ­alcool pur par habitant en 2016, soit davantage que la Russie.

Plutôt 100 millions d’euros

Outre le « cynisme » des lobbyistes, les signataires de la tribune dénoncent le « conflit d’intérêts » que représente, selon eux, la présence d’Audrey Bourolleau au poste de conseillère Agriculture de l’Elysée. L’affaire avait été révélée puis détaillée par Mediapart. Avant de rejoindre les équipes d’Emmanuel Macron, Audrey Bourolleau occupée le poste de déléguée générale du lobby du vin.

De plus, une partie du texte rédigé par les spécialistes de santé porte sur le financement de la prévention de l’alcoolisme. Ils épinglent notamment la « pingrerie » du lobby de l’alcool, qui « essaie de faire passer un financement hypothétique de la prévention de 5 millions d’euros pour un apport décisif, alors que les chiffres d’affaires cumulés de la filière se comptent en milliards. »

Enfin, les instigateurs de la tribune demandent plus de moyens avec la création « d’un fonds prévention alcool digne de ce nom », qui « bénéficie de la même dotation que le fonds tabac et soit sous la responsabilité du ministère de la Santé ». Un fonds tabac qui s’élève à 100 millions d’euros.

La Fédération des Syndicats Unifies de l’éducation et leurs n’importe quoi

par le Pr Jean  Costentin
> Quoi de plus important pour une centrale syndicale de l’éducation que de requérir la légalisation du cannabis. Elle n’a pas manqué d’ajouter : « encadrée »; comme on sait si bien le faire pour le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles , ainsi que pour l’alcool avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants.
> Ces enseignants n’ont manifestement pas perçu (incompétence, coupable cécité ?) la plus grande précocité des premiers usages du cannabis (dès le collège, à partir de 12 ans).
> La FSU se rassure sur l’innocuité du cannabis dans ses relations avec la schizophrenie en excipant des propos d’un addictologue Brestois qui ignore , à l’évidence, l’énorme littérature médicale établissant, de façon irréfragable,  cette relation.
Pour l’information de la FSU, le mois précédent le moment où elle proférait cette énormité, une étude (Finlandaise) établissait qu’à partir de la consommation de 5 joints (en tout, et non pas par jour) l’incidence de la schizophrenie  croissait au cours de la période 15-30 ans.
On voudrait imaginer que leur revendication n’est pas en direction des élèves qui leur sont confiés, et qu’ils ont tant de mal à  éduquer, comme en atteste leur déplorable rang au classement international PISA des performances éducatives.
Certes, une consommation doublée, voire décuplée de cannabis permettrait à leurs adhérents de s’exonérer davantage de leur faillite éducative.
Cette revendication syndicale ne serait-elle destinée à satisfaire leurs adhérents consommateurs de ce cannabis, alors qu’il se dit qu’un certain nombre d’entre eux s’adonneraient à cette drogue crétinisante ; en l’occurrence cretinisante pour eux-même  et pour leurs élèves.
Face à cette scandaleuse déclaration on est incité à demander que soit complétée la loi sur l’enseignement jusqu’à l’âge de 16 ans, afin qu’elle stipule que l’ enseignement soit dispensé par des enseignants et pour des élèves indemnes d’intoxication cannabique; ce que des contrôles réguliers permettront de vérifier; sachant maintenant qu’on ne doit pas compter sur la FSU pour y veiller.

Pouvez-vous passer un mois sans alcool ? Vous devriez.

Selon une expérience réalisée par dix journalistes du New Scientist, ne pas consommer d’alcool pendant un mois permettrait une régénérescence plus rapide du foie. 
Ne pas consommer d'alcool durant un mois peut avoir des effets bénéfiques sur votre corps. © Shutterstock
Ne pas consommer d’alcool durant un mois peut avoir des effets bénéfiques sur votre corps. © Shutterstock

L’alcool déshydrate

Dix journalistes de la rédaction du New Scientist ont expérimenté les bénéfices sur leur corps du « dry January », une tendance qui consiste à ne pas consommer d’alcooldurant un mois. Bilan : après seulement un mois d’un régime sans alcool, ces jounalistes ont observé une baisse de 15% de la graisse hépatique de leur foie. 

Ne pas avaler une goutte d’alcool pendant un mois permet aussi d’éviter le phénomène de déshydratation provoqué par cette boisson. Plus hydraté, le corps conserve mieux les vitamines et octroie ainsi aux abstinents un regain d’énergie doublé d’un sommeil plus répateur. Après un mois sans alcool, le corps s’est également purgé de ses réflèxes additifs. Cela favorise alors une diminution de la consommation d’alcool dans les mois qui suivent.

L’alcool fait grossir 

L’alcool est calorique et sucré. Refuser d’en consommer durant un mois signifie donc perdre du poids et améliorer sa santé. Une baisse de 16% du glucose sangin et de 5% du cholestérol dans le sang a été observée chez les individus ayant tenté l’expérience. Leur tension artérielle a par ailleurs diminué. 

Néanmoins, cesser de boire de l’alcool durant un mois peut provoquer du stress, de l’anxiété voire la dépression de ceux qui en consomment régulièrement à hautes doses. Le cas échéant, consultez votre médecin pour discuter de votre addiction et bénéficier d’un traitement adapté à la diminution de votre consommation d’alcool.

Faites le test : Êtes-vous dépendant à l’alcool ?

Source

Le binge-drinking modifie le cerveau des adolescents

A l’adolescence, le cerveau n’est pas totalement formé. Une consommation excessive d’alcool ou binge-drinking modifierait sa structure et pourrait provoquer des retards de développement.

Une consommation excessive d’alcool, sous forme de binge-drinking altère l’activité cérébrale au repos, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience. Ces changements distinctifs dans l’activité cérébrale, peuvent indiquer un retard du développement du cerveau et être un signe précoce de lésions cérébrales.

Les chercheurs de l’université de Minho au Portugal ont mené une étude avec 80 étudiants espagnols pour comprendre si le cerveau au repos des étudiants adeptes du binge-drinking a montré des différences par rapport à celui d’un groupe témoin.

« Un certain nombre d’études ont évalué les effets du binge-drinkingchez les jeunes adultes au cours de différentes tâches cognitives comme la mémoire de travail et l’attention », a expliqué l’auteur Eduardo López-Caneda. « Il n’existe cependant presque aucune étude évaluant le cerveau des buveurs au repos, sans qu’ils ne se concentrent sur une tâche. »

UNE MODIFICATION DU CERVEAU

En attachant des électrodes au cuir chevelu des élèves, les scientifiques ont évalué l’activité électrique dans différentes régions du cerveau. Cette étude a montré des mesures significativement plus élevées de paramètres électrophysiologiques spécifiques, appelés oscillations bêta et théta, dans des régions cérébrales appelées lobe temporel droit et cortex occipital bilatéral. Ces changements pourraient indiquer une diminution de la capacité à répondre aux stimuli externes et des difficultés potentielles dans la capacité de traitement de l’information chez les jeunes qui boivent trop de et manière compulsive.

« Les cerveaux des adolescents continuent de se développer, ce qui signifie qu’ils pourraient être plus vulnérables aux effets de l’abus d’alcool. « Ces caractéristiques pourraient résulter des effets particulièrement nocifs de l’alcool sur les cerveaux jeunes qui sont encore en développement, peut-être en retardant les processus neuromaturatuels », explique López-Caneda.

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Alcool : la participation des lobbies à la prévention contre l’alcoolisme inquiète les médecins

Pour certains addictologues, les conflits d’intérêts empêchent les lobbies d’investir dans des mesures qui ont déjà prouvé leur efficacité.

La filière viticole va investir 2 millions d’euros dans le plan de prévention contre l\'alcoolisme.
La filière viticole va investir 2 millions d’euros dans le plan de prévention contre l’alcoolisme.

« Eliminer les stratégies qui ont fait leurs preuves »

La filière viticole doit ainsi investir 2 millions d’euros dans ce plan, quand les brasseurs et le secteur des spiritueux y injecteront près de 3 millions d’euros. Le document a été remis à Audrey Bourolleau, la conseillère Agriculture de l’Elysée, ancienne déléguée générale de Vin et Société [le lobby du vin, ndlr]. Pour le Pr Reynaud, celle-ci est un tremplin pour les lobbies : « Ils n’ont jamais participé aux négociations sur la stratégie de prévention nationale. Grâce à elle, ils ont remis leur dossier directement au président de la République. »

 

Cette contribution est faussement désintéressée pour le Pr Reynaud, qui estime que c’est une manière déguisée, pour les alcooliers, de placer leurs pions. Le psychiatre explique en effet que les seules méthodes qui fonctionnent en matière de prévention contre l’alcoolisme sont le contrôle de la vente aux mineurs et la fixation d’un prix minimum à l’unité. « Evidemment, ce sont les deux points du plan prévention initial que les lobbies n’ont pas repris. Ils éliminent les stratégies qui ont fait leurs preuves« , déplore-t-il.

« Les lobbies se donnent une image politique d’acteur responsable »

Leur contribution est par ailleurs minime : les alcooliers proposent d’injecter 5 millions d’euros dans le plan prévention, alors qu’ils en ont dépensé 600 pour la publicité et le marketing en 2016, d’après la Cour des comptes. Le Pr Reynaud note par ailleurs des blocages du côté des lobbies, qui se sont toujours vivement opposés à un agrandissement du pictogramme de prévention apposé sur les bouteilles. « Ils ont finalement accepté 3 mm de plus, mais ils ont bloqué la décision autant que possible« , indique le psychiatre.

De son côté, le président de Vin et Société Joël Forgeau assume sa méthode. « [L’Italie et l’Espagne] ont mis en place depuis des années des programmes de prévention co-construits avec les filières de producteurs. Nous préférons nous inspirer de leur modèle plutôt que de celui des pays du nord de l’Europe, qui utilisent l’arme fiscale et des discours moralisateurs excessifs » explique-t-il. Mais certains craignent que cet engagement soudain soit en réalité une manière d’empêcher un relèvement des prix de l’alcool, cheval de bataille de la Ligue nationale contre le cancer. « En agissant ainsi, les lobbies se donnent une image politique d’acteur responsable. Mais ils ne peuvent pas s’auto-réguler« , conclut le Pr Reynaud.

LE CANNABIS : FAUX MÉDICAMENT ET VRAIE DROGUE 

Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier.

Jean Costentin Docteur en médecine
Des trompettes de Jéricho font à nouveau retentir leurs sonneries (qui pourraient, en l’occurrence, s’écrire avec un c sans cédille) en faveur du « cannabis thérapeutique ». Elles voudraient abattre les murailles qui protègent encore le concept de médicament.
Ce ne serait plus les pharmacologues, les toxicologues et les thérapeutes qui élèveraient une molécule à la dignité de médicament. Cela deviendrait l’apanage d’une opinion publique manipulée par des lobbies mercantiles ou mus par la volonté de détruire notre société. Reportons-nous au sondage initié par le think tank Terra Nova épaulé par « France un faux ».Le cannabis, et maintenant certains de ses cannabinoïdes, sont une anthologie de ce type de manipulations. On remarquera d’emblée que, malicieusement, les États qui ont légalisé le cannabis l’ont préalablement travesti en médicament.D’importants éléments pharmacologiques et thérapeutiques s’opposent à ces menées.

Alors que les cigarettes antiasthmatiques ont été éliminées de la pharmacopée il y a quarante ans et que le tabac fumé tue 69.000 Français chaque année, d’aucuns ont malgré tout le front de prôner l’usage de « pétards » thérapeutiques !

Un médicament est une substance pure exerçant un effet principal et, au plus, quelques effets latéraux. Le seul THC, principal principe actif, parmi cent autres cannabinoïdes présents dans le cannabis, développe à lui seul de multiples effets en raison du caractère ubiquiste de ses cibles biologiques. Il manque terriblement de spécificité d’action ; or, exit, désormais, en thérapeutique, les panacées et thériaques du passé.

Une relation effet-dose précise est indispensable pour établir une posologie adéquate ; or, le THC agit à des concentrations de l’ordre du millionième de gramme par litre de sang. Il est stocké dans les tissus riches en graisse, ce qui est suivi de son très lent relargage ; ce qui rend ses posologies très approximatives et lui confère une durée d’action de plusieurs semaines après sa dernière administration. Par surcroît, le THC interagit avec différentes substances exogènes d’usage fréquent : alcool,  xiolytiques, hypnotiques…

Mais, surtout, ce qui qualifie comme tel un médicament, c’est un très haut rapport entre les bénéfices retirés par le patient et les risques encourus en le consommant. Les bénéfices du THC sont modestes, comparés à ceux de vrais médicaments disponibles. Par contre, les risques encourus sont nombreux et parfois graves. En ce qui concerne le psychisme : c’est une drogue (génératrice d’addiction) ; inductrice d’ivresse, sédative, incompatible avec la conduite automobile et diverses activités professionnelles ; désinhibitrice, incitant à des prises de risques ; elle devient anxiogène après avoir été anxiolytique ; elle induit au long cours une dépression de l’humeur ; elle détermine ou décompense ou aggrave la schizophrénie ; elle perturbe la mémoire à la façon de la maladie d’Alzheimer ; elle trouble la cognition (« crétinisante », « le chichon, ça rend con », « la fumette, ça rend bête ») ; elle mène à l’aboulie, à la démotivation (« pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire »).

À cela s’ajoutent ses méfaits physiques : dépression de l’immunité ; toxicité cardio- vasculaire : artérites, accidents vasculaires cérébraux, déclenchement d’infarctus du myocarde ; troubles endocriniens ; elle perturbe la grossesse et a des conséquences physiques et psychiques négatives pour l’enfant qui en naîtra.

Contraints d’abandonner l’apologie de ce THC très dévalué, ceux qui veulent à tout prix trouver des justifications thérapeutiques au cannabis reportent leurs espoirs déçus sur une molécule voisine, le cannabidiol (ou CBD), toujours sournoisement associée à une petite dose de THC (0,2 %). Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier. « Dépêchez-vous d’en prendre, pendant que ça guérit.

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Prévention contre l’alcool : les addictologues corrigent Vin & Société

Prévention contre l’alcool : les addictologues corrigent Vin & Société

Le 27 juin, un plan de prévention contre la consommation d’alcool a été remis au Président de la République par Vin & Société, soient 558 000 acteurs de la filière vitivinicole. L’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA) y voit « un coup de force, une provocation ». Et publie sa version « revue et corrigée ».

 Ce 27 juin, Vin & Société a remis au gouvernement « sa contribution au Plan National de Santé Publique Priorité prévention ». Les 7 mesures inscrites sont les suivantes :

  • – Faire mieux respecter l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs » ;
  • – Informer sur les risques liés à la conduite sous l’influence de l’alcool » ;
  • – « Intensifier la lutte contre le binge drinking » ;
  • – « Contribuer à la diffusion du message « zéro alcool » pendant la grossesse » ;
  • – « Promouvoir les comportements responsables auprès des consommateurs » ;
  • – « Améliorer la connaissance et la mise en œuvre de la consommation responsable auprès des futurs professionnels (de la filière vitivinicole ndlr) » ;
  • – « Améliorer l’autorégulation en matière de publicité et favoriser les bonnes pratiques » ;

Les corrections de l’ANPAA en termes de santé publique

Selon l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA), « il n’y a eu aucune concertation, ni information formelle avec les acteurs de santé ». Autre point, « les objectifs affichés ne sont suivis d’aucun engagement précis, d’aucune contrainte ni interdiction qui permettrait des effets concrets ».

Opposé à ce « conflit d’intérêt », l’ANPAA publie une révision de cette contribution de Vin & Société

L’association y dresse un état des lieux précis de l’épidémiologie, énumère les mesures à mettre en place afin notamment pour la vente à emporter et les débits de boissons temporaires. Elle avance la nécessité d’interdire d’acheter de l’alcool aux caisses automatiques, de vendre de l’alcool à domicile et de faire la publicité de ces boissons sur internet. Autant de revendications absentes du le document fourni par Vin & Société.

Pour l’ANPAA, « ce “plan santé” des alcooliers est un camouflet à Santé Publique France et à l’Institut national du Cancer (INCa), dont les recommandations de leurs experts, publiées en mai 2017, sont balayées. Il est vrai qu’elles avaient le grand tort d’offrir un cadre précis et des propositions concrètes ».

Un lourd passif ?

Autre point, « l’ambiguïté » est bien réelle : la conseillère d’Emmanuel Macron à ce sujet*, Audrey Bourolleau, n’est autre qu’une ancienne déléguée générale de cette filière viticole. Pour rappel, le 2 février, l’association s’offusquait déjà de cette nomination. « De par leurs intérêts, ils ne peuvent avoir à cœur de dire toute la vérité sur les risques liés à la consommation d’alcool  ».

L’ANPAA réclame à ce jour un retour aux « sages recommandations de l’OMS. Les politiques de santé publique concernant l’alcool doivent être élaborées par des représentants de la santé publique, sans ingérence d’intérêts commerciaux ».

A noter : cette prévention constitue un enjeu de santé publique majeur quand on sait que les déboires de l’alcool coûte la vie à plus de 49 000 Français chaque année.

Source 

 

Agressions, détritus, squats: des riverains usés par une salle de shoot à Paris

Des habitants et des professionnels du quartier, vent debout contre ce projet, dénoncent maintenant les multiples nuisances et réclament le déménagement du local dans un espace sans riverains.

De son bureau, elle est le «témoin permanent» de «courses-poursuites, bagarres, scènes d’injection et autre deals».

Elle n’ose plus téléphoner près de sa fenêtre sous peine d’être menacée par les drogués, qui pensent qu’elle appelle la police. Me Yadhira Stoyanovitch a perdu une partie de sa clientèle et fixe désormais ses rendez-vous «ailleurs»,

Source Le Figaro

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE

23.000 jeunes de moins de 16 ans consomment de la drogue !

L’Algérie fait face un énorme problème de trafic et de consommation de drogue. Voisine à l’un des plus gros producteurs de kif, elle reste menacée au quotidien par le trafic qui se chiffre en dizaines de quintaux et une forte consommation de ce poison par les jeunes, dont certains sont devenus si accrocs. Le dernier chiffre communiqué par un médecin spécialiste parle de 23.0000 jeunes de moins de 16 ans qui ont consommé de la drogue en 2017 !

Conformément à une résolution en date du 7 décembre 1987, l’Assemblée générale de l’organisation des Nations Unies a décidé de célébrer la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues  tous le 26  du mois de juin afin de consolider  l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues et ses multiples conséquences si nuisibles sur la sante et l’économie. Depuis, soutenue chaque année par la communauté internationale, cette journée a pour objectif de renforcer la sensibilisation au grand danger que sont les drogues illicites pour la société. A l’instar du reste des nations, l’Algérie a célébré ce jour particulier par l’organisation de campagnes de sensibilisation à travers les wilayas, sur les méfaits de ce fléau qui ravage de milliers de jeunes devenus des accros.
La consommation de la drogue est  devenue de plus en plus inquiétante  surtout en milieu de jeunes.  Les statistiques fournies, hier le mardi 26 Juin 2018 par  le docteur Youcef Terfaoui, médecin spécialiste des maladies non transmissibles, laissent prévoir une augmentation «sensible» du nombre de consommateurs ces dernières années.
En effet, ce médecin qui a était invité de l’émission «Kahwa ou Journane», de la chaine de télévision ‘’Ennahar’’, a révélé que le nombre de jeunes qui fréquentent les centres de prises en charge spécialisées de ce genre d’addiction, a pratiquement doublé en seulement cinq années.
Ainsi, le nombre de consommateurs de drogue qui était de 12.000 en 2012, est monté à 23.000 en 2017. Le médecin Youcef Terfaoui a précisé que les jeunes dont l’âge ne dépasse pas les 16 ans sont les plus grands consommateurs de différentes drogues et psychotropes.
Il a souligné justement que le cannabis et la drogue la plus consommée suivie des psychotropes et même de la cocaïne. Un constat qui confirme que l’Algérie tend à devenir un pays consommateur et non pas uniquement de transit de la drogue.
Les 701kg de cocaïnes interceptées récemment au port d’Oran et qui fait les choux gras des médias accréditent par ailleurs cette triste réalité. D’autres  chiffres rendus publics par  l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie dressent un tableau si sombre de l’amère situation vécue par le pays, plus 17 500 toxicomanes ont bénéficié d`une prise en charge médicale et thérapeutique au titre de l’année 2017. Sur ce nombre, plus du tiers sont des jeunes âgés de 26 à 35 ans. Selon le rapport de l’Office pour l’année 2017, la prise en charge des toxicomanes, pour soins et désintoxications, a concerné 16 218 personnes, bénéficiaires de consultations externes, 1177 autres en hospitalisation volontaire et enfin 172 toxicomanes ont fait l`objet d`injonctions thérapeutiques.
Autre chiffre qui mérite attention, sur le total des toxicomanes traités, 1 782 sont des femmes, contre 15 785 hommes (89,86%). Les statistiques ne prêtent pas à l’optimisme, puisque près de onze (11) tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie rien que pour les quatre premiers mois de l’année 2018.

Nouvelles substances psychoactives toxicomanogènes

Cet article est extrait de « L’Observatoire » , la lettre de l’Académie de pharmacie , que vous pouvez retrouver en cliquant dans la colonne de droite sur « ACADEMIE DE PHARMACIE »

Cliquez ici pour lire le document complet

Attention ! Toxicomanies exponentielles

Les nouvelles substances psychoactives toxicomanogènes, dont le nombre explose, sont particulièrement dangereuses du fait de leur teneur élevée en molécules actives et représentent une menace inédite mais grave pour la santé.

Outre un risque accru d’intoxications sérieuses, voire mortelles, des cas d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires cérébraux ont même été
signalés. Elles exercent principalement des effets stimulants sur le système nerveux central, euphorisants ou hallucinogènes, ou les deux à la fois. Leur prise est aussi associée à des comportements anormaux ou violents, mettant en danger l’utilisateur (désocialisation, automutilation, défenestration, surdose) et son environnement (agressivité, mise en danger d’autrui).

Dans son dernier rapport annuel , l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) s’alarme de cette récente prolifération portant leur nombre à plus de 620 en 2016 sur le marché européen. Avec une nouvelle drogue par semaine, la France n’échappe pas à ce nouveau phénomène inquiétant. Entre 2009 et 2016, plusieurs familles chimiques ont été identifiées:
169 cannabinoïdes de synthèse et 118 cathinones, 86 phényléthylamines, mais aussi au cours des cinq dernières années, 25 opioïdes de synthèse, dont 18 dérivés du fentanyl. En 2017, l’OEDT et l’Office européen de police ont publié des chiffres alarmants concernant le nombre de décès suite à cette consommation: 23 dus au furanylfentanyl et 1084 imputables à quatre cannabinoïdes de synthèse et à deux dérivés du fentanyl.

Non seulement ce relevé est loin d’être exhaustif en raison des multiples difficultés analytiques que posent ces molécules, mais il faut aussi tenir
compte du fait qu’elles sont plus addictogènes que les drogues illicites « traditionnelles».

Une urgence sanitaire?

Malgré une surveillance renforcée , l’OEDT se retrouve souvent démuni devant une demande accrue de la part de consommateurs à la recherche de sensations toujours plus fortes alors qu’il ne manque pas de chimistes véreux sur ce marché très lucratif et en pleine expansion. La criminalité organisée, qui a fait de ce trafic son activité principale, agit en toute impunité sur un cybermarché noir où il est désormais possible de se procurer ces nouvelles drogues très facilement et sans risque physique, ni pénal.

Le grand public doit être informé et des mesures s’imposent d’urgence pour enrayer ce phénomène avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Pierre GOULLÉ et Patrick MURA

LA CHICHA, SOUS L’ANGLE DE LA TOXICOMANIE

« Et c’est alors un véritable tsunami du principe actif du cannabis, le THC, qui envahit le sang, puis le cerveau. « 

Docteur en médecine 

Président du CNPERT
En amont du débat entre Robert Ménard et Philipe Bilger (Boulevard Voltaire du 22 juin), concernant les chicha, chilom, bang, bong ou pipe à eau, quelques développements toxicologiques seraient un utile complément.

À côté des grosses pipes à eau des bars existent des dispositifs miniaturisés. Ils sont en vente libre, à un prix d’environ vingt euros, sans exigence d’un âge minimum. Ils sont parfois exposés en vitrine ou se commandent sur Internet, avec livraison à domicile par La Poste. Ils sont prisés (si j’ose dire) par les collégiens, encore inhabiles à rouler leurs cigarettes, leurs « joints » (cigarette de tabac avec de la résine de cannabis/shit/haschich) ou leurs « pétards » (grosses cigarettes de cannabis/marijuana/herbe/beuh, en verlan) dans de grandes feuilles de papier à cigarette, vendues librement, alors qu’on ne leur connaît pas d’autre usage…

Ces pipes à eau se justifient par le fait que lorsqu’on aspire la fumée d’une cigarette ou d’un « joint », on arrête son aspiration quand la fumée échauffe trop la bouche ; ce que les mômes expriment : « J’arrête de tirer, ça me crame la gueule. » Cette aspiration n’est que d’une quarantaine de millilitres de fumée. Les fumées, barbotant dans l’eau froide de la pipe à eau, sont refroidies et le fumeur n’est plus limité à ce faible volume. De plus, l’eau retient les substances irritantes qui, sinon, susciteraient une toux qui abrégerait le séjour des fumées dans les poumons et écourterait le temps laissé à la nicotine pour diffuser au travers de la membrane des alvéoles pulmonaires dans le torrent circulatoire (et, par ce dernier, accéder au cerveau). Si l’eau piège un peu de nicotine, cela est compensé par l’inhalation d’un plus grand volume et par l’allongement du séjour dans les poumons.

Avec le cannabis, le cannabinophile en herbe (si j’ose dire) vide ses poumons, par une expiration maximale ; il allume alors (allumette ou briquet), dans le foyer de combustion de la pipe, le tabac et la résine de cannabis, puis il effectue une inspiration maximale. Pour les intimes de la physiologie respiratoire, cela mobilise le volume de réserve expiratoire (1.500 millilitres), le volume courant (tidal volume de 500 millilitres) et, enfin, le volume de réserve inspiratoire (2.000 millilitres) ; soit, au total, 4.000 millilitres de fumées ; c’est-à-dire cent fois plus que la bouffée d’une cigarette. Il se met alors en apnée inspiratoire pendant une, voire deux minutes, tel « le grand bleu ». Et c’est alors un véritable tsunami du principe actif du cannabis, le THC, qui envahit le sang, puis le cerveau. Le cannabis modèle 2018 est six fois plus riche en THC qu’il y a trente ans, cela joint (si j’ose dire) au fait qu’insoluble dans l’eau, il n’y est pas retenu. Cette modalité de consommation centuple sa cession à l’organisme. Notre jeunesse, championne européenne de la consommation de cette drogue, n’avait pas besoin de ce dispositif aggravant les méfaits de cette drogue, qui participe au « Désastre des toxicomanies en France ».

Que faire pour « limiter la casse » ? Continuer d’interdire le cannabis ; interdire la vente des grandes feuilles de papier à cigarette ; interdire la vente et l’usage des pipes à eau ; mettre enfin en place, de toute urgence, une information intense et répétitive, à la hauteur des drames qu’une société, digne de ce nom, se doit d’éviter.

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Le cannabis altère le cerveau des ados

Par Pierre Kaldy le 23.06.2018 à 17h00

Alors que le Canada s’apprête à légaliser la consommation récréative de cannabis, une étude menée à Montréal vient confirmer le risque accru de troubles psychotiques chez les adolescents qui en consomment régulièrement.

Un homme fume de la marijuana

Un homme fume de la marijuana à Ottawa de la colline parlementaire à Ottawa le 20 avril 2017. Lars Hagberg / AFP

LARS HAGBERG / AFP

La consommation de cannabis précède les premiers troubles psychotiques chez l’adolescentconclut une vaste étude canadienne menée à Montréal (Canada). Pendant quatre ans, plus de 3 700 collégiens de 13 ans ont répondu à un questionnaire régulier sur les troubles de la pensée qu’ils pouvaient avoir et leur degré de consommation de la drogue. Une analyse statistique a permis de conclure que les symptômes psychotiques (entendre des voix ou voir des images, croire entendre les pensées des autres, etc.) apparaissaient en général après avoir pris l’habitude de fumer du cannabis, et augmentaient avec cet usage.

Un risque accru chez l’adolescent

Ce même type d’étude dite prospective, quand une population non sélectionnée est suivie sur plusieurs années, avait déjà permis d’établir la responsabilité directe du tabac dans le cancer du poumon en 1956. Plusieurs grandes enquêtes en Finlande et au Royaume-Uni ont récemment souligné le risque accru de symptômes psychotiques liés à la consommation de cannabis chez l’adolescent, âge où le cerveau est en plein remodelage et ses cellules particulièrement sensibles à la substance hallucinogène de la plante, le THC.

Au moment où le Canada s’apprête à légaliser la consommation récréative de cette drogue très lucrative dans le sillage de l’Uruguay et de huit États américains, les chercheurs concluent qu’une politique de prévention vis-à-vis des jeunes et des femmes enceintes devrait être mise en place.  » Il nous reste à construire une véritable politique de prévention à l’échelle du pays.  » insiste la responsable de l’étude Patricia Conrod.

Sciences et avenir

Dépénalisation du cannabis : l’Académie de médecine alerte encore les pouvoirs publics

L’Académie de médecine prend de nouveau position contre la dépénalisation du cannabis, dans un communiqué signé de Jean-Pierre Goullé, Jean Costentin, Jean-Pierre Olié, et Claude-Pierre Giudicelli, au nom de la commission V (Santé mentale-Neurosciences-addictions).

La rue Bonaparte a souhaité réagir pour répondre à une tendance qui semble se diffuser dans la société : « La demande d’une dépénalisation de la détention de cannabis se fait de plus en plus insistante ; en même temps, les réserves, jusque-là acceptées, sur son usage thérapeutique sont régulièrement contestées. »

L’ Académie déploie trois arguments :

  • La teneur du cannabis en son principe actif le tétrahydrocannabinol a été multipliée par 6,5, ce qui amplifie ses effets cardiovasculaires et neuropsychiatriques. La précocité de l’exposition au cannabis aggrave les altérations cérébrales et les effets psycho-cognitifs.
  • L’Académie souhaite poser la question du lien entre la consommation des jeunes Français et la mauvaise position de la France au classement PISA des performances éducatives.
  • Enfin, le lien entre consommation de cannabis et conduites à risque avec conséquences mortelles lors d’accidents de la voie publique est désormais connu.

L’Académie redoute qu’une dépénalisation du cannabis ou que l’autorisation de l’usage thérapeutique soient interprétées comme un message de tolérance, voire d’incitation à l’usage du cannabis par les adolescents et préadolescents.

Les académiciens mettent en garde les pouvoirs publics et demandent que l’information des jeunes sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale et que d’intenses campagnes d’information soient menées. Et voit dans le nouveau service national « une opportunité à ne pas manquer pour avertir les jeunes en y faisant intervenir des acteurs motivés des filières de Santé ».

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