Les jeunes américains consomment de moins en moins de drogues, en ce compris l’alcool.

Pour expliquer ce constat, les avis divergent.

Mais une équipe de chercheurs y voit un lien avec l’utilisation accrue de smartphones et d’écrans d’ordinateurs ou de tablettes. 

On répète aux ados à longueur de journée qu’ils doivent un peu lâcher leur smartphone. Pourtant, une équipe de scientifiques voit une corrélation entre les stimulations constantes de nos appareils avec une diminution de la consommation de drogue.

Cette diminution s’observe depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis sans trop qu’on sache pourquoi. Certains experts pensent que cela peut être lié à la chute de de la consommation de cigarettes, qui fait presque toujours office de premier pas avant l’essai d’autres drogues.

Le New York Times s’est penché sur la nouvelle théorie de ces scientifiques, et il est intéressant de constater que la période qui correspond à la diminution de prise de drogues chez les ados s’emboîte parfaitement avec la montée de l’utilisation des smartphones.

Ton écran est une drogue

Les médias interactifs joueraient en fait le même rôle que les drogues et stimuleraient les mêmes impulsions, notamment au niveau de la recherche de sensations et le désire d’indépendance. Les smartphones bouffent aussi pas mal de temps, et du coup, les ados ne s’ennuient plus vraiment.

Nora Volkow, la directrice du National Institute on Drug Abuse, trouve l’étude des scientifiques « intéressante » et prévoit de faire des recherches complémentaires à ce sujet dans les prochains mois. La diminution de cette consommation de drogue a encore été remarquée l’année dernière: l’étude « Monitoring the Future » a établi un constat clair: l’utilisation de drogues, excepté la marijuana, a atteint son niveau le plus bas pour les ados en 40 ans.

Dans les détails, la consommation de marijuana a augmenté chez les ados de 18 ans mais a diminué chez les 14-16 ans. Tandis que la prise de cocaïne, d’hallucinogènes, d’ecstasy et de crack a baissé parmi toutes les catégories d’âges. Il en est de même pour l’héroïne alors que le LSD reste constant.

Les jeux vidéos te font planer

« Il se passe quelque chose », a jouté le Docteur Volkow, « les adolescents peuvent littéralement planer en jouant à ces jeux (sur leur smartphone ou tablette) ». Le Docteur Silvia Martins de l’université de Columbia va dans le même sens: « Jouer à des jeux-vidéo, utiliser les réseaux sociaux, remplit le besoin de recherche de sensations. » Même si « tout cela doit encore être prouvé, conclut-elle.

Donc voilà, maintenant tu sauras quoi répondre quand on te demandera d’arrêter de faire le geek sur ton smartphone…

Le Président du CNPERT est promu Commandeur dans l’Ordre National du Mérite

Le J.O. du 15 novembre 2016 nous apprend la bonne nouvelle : Le Professeur Jean Henri Costentin est promu Commandeur dans l’Ordre National du Mérite.

Nous lui adressons nos plus vives félicitations. Cette promotion récompense et distingue un travail quotidien, déterminé et sans concession  de  lutte contre l’usage des drogues et contre toutes les velléités de s’en accommoder.

Nous sommes heureux et fiers de constater qu’en France, des voies officielles reconnaissent la justesse de ce combat et l’enjeu de santé publique qu’il représente.  Cette promotion est aussi celle du CNPERT, souvent à contre courant de la pensée médiatique. Elle nous permet de rappeler avec force que nous sommes contre l’ouverture des salles de shoot, contre le cannabis médicament ! Et contre sa dépénalisation.

Pr Jean- Paul Tillement, Vice-Président du CNPERT

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Par Claude Pierre Giudicelli

Votre notoriété vous offrait un large choix de parrains. Que vous m’ayez préféré est un grand honneur, mais c’est surtout une marque d’amitié qui me touche profondément.

Nous devons à Pierre Delaveau, le bonheur de nous connaître.

Derrière l’agréable confrère, j’ai vite découvert un grand scientifique et un lutteur acharné.

Vous avez commencé par des études de pharmacie pour suivre une tradition familiale, vous avez sans délai, poursuivi par les études de médecine. Votre soif de connaissances n’étant pas assouvie, vous avez soutenu une thèse de doctorat d’Etat de sciences. Votre haut niveau scientifique vous a valu d’être élu membre des Académies de pharmacie et de médecine auxquelles s’ajoute l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen dont vous aller assurer la présidence.

Professeur, vous avez communiqué votre enthousiasme à vos étudiants. Un de vos élèves m’a confié que vous étiez un véritable « bulldozer ». C’est le mot qu’il a employé. Sous votre impulsion, pratiquement tous ses camarades de promotion ont été candidats à l’internat.

Vous avez rédigé de nombreux ouvrages, trop nombreux pour que je les cite.

Aussi a-il-été particulièrement justifié que vous soit conférée une première cravate, celle de Commandeur de Palmes académiques.

Avec votre maître Jean-Charles Schwartz, membre de l’Académie des sciences, que je salue avec une grande déférence, vous avez minutieusement étudié la neuro-psychopharmacologie.

Aussi n’est-il pas surprenant que vous vous soyez lancé, avec une énergie et une fougue inépuisables, dans la lutte contre les toxicomanies. Vous parcourez inlassablement les établissements scolaires pour prémunir les adolescents. Vous avez donné de nombreux enseignements post-universitaires et de multiples conférences à des publics variés. Vous présidez le Centre national de prévention, d’études et de recherche sur les toxicomanies. Parmi celles-ci, l’usage du cannabis est devenu l’objectif primordial en raison des fautes de jugement, du laxisme des instances dirigeantes de notre pays. Loin de vous décourager, l’ouverture des « salles de consommation des drogues à moindre risque », salles de shoot, qui traduisent une méconnaissance béate des dangers, ainsi que les projets de légalisation du cannabis attisent votre combativité.

Nous partageons malgré tout l’espoir de gagner.

Depuis quelques mois, vous avez été appelé à participer à une autre action, dans un proche domaine, au sein du Collège de l’Agence française de lutte contre le dopage.

L’énergie que vous déployez trouve sa source dans l’harmonie de votre vie familiale et dans votre sens de l’humour.

Vos blagounettes sont toujours très drôles et sans cesse renouvelées. Votre curiosité toujours en éveil se manifeste également dans ce domaine, vous conduisant à demander, à un de vos collègues, des blagounettes suédoises !

En réalité votre goût, je dirai votre talent de la contrepèterie, traduit à la fois une très grande vivacité intellectuelle et une maîtrise approfondie de notre langue. La connaissance du sens précis des mots, de leurs synonymes, de leurs antonymes, de leurs homonymes est indispensable pour pratiquer avec autant d’élégance cet art subtil.

Vous avez le talent de communiquer généreusement votre joie de vivre à tous ceux que vous fréquentez. Nos déjeuners, rue Saint-Benoît, entre deux séances de l’Académie, sont pour moi des instants de bonheur où je retrouve le rire provoqué par une ambiance que je n’ai plus ressentie depuis la fin de ma vie estudiantine.

Une lecture récente m’a fait découvrir une phrase de Paul Valéry qui correspond à votre personnalité. Paul Valéry exprime son estime pour un de ses amis ces termes :

« Un des plus sérieux hommes que j’aie connus, et du plus de suite dans les pensées, ne paraissait ordinairement que la légèreté même ; une seconde nature le revêtait de balivernes».

Monsieur le Professeur Jean-Henri Costentin, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous faisons Commandeur de l’Ordre National du Mérite.

Claude Pierre Giudicelli

Vendredi 10 mars 2017

Monsieur Madame le Conseiller Municipal,

La lutte contre la drogue se base sur trois piliers:

La répression – La prévention – Les soins –

Si la répression est organisée dans votre commune avec beaucoup de compétence et de détermination , l’organisation des soins  aux toxicomanes peut-être déviée et contre productive comme par exemple la malheureuse « expérimentation » des salles de shoot à Paris qui se révèle déjà comme catastrophique ( Art Le figaro du 07 03 17  Le cri d’alarme de riverains );

Mais le plus grave est le développement en France, depuis hélas de nombreuses années, d’une prévention déviée qui se  » démarque prolégalisatrice » suivant la triste constatation du le Pr Jean Henri Costentin membre de l’ Académie Nationale de Pharmacie.

Hélas nous avons le regret de voir évoluer à Condom dans le cadre de rencontre comme  LA SEMAINE DE LA CITOYENNETE ou d’autres rencontres avec les jeunes et le cadre scolaire, une association,  l’ANPAA qui remets en cause de façon frontale et répétitive le cadre légal de la pénalisation de la drogue dans notre pays tout en minimisant les risques que l’usage du cannabis entraînent. Le mauvais exemple actuel de la légalisation dans le Colorado illustre notre crainte.

Nous vous joignons à ce message 4 articles du Centre National de Prévention et de Recherche sur la Toxicomanie qui illustrent notre crainte de voir dans votre ville, les risques,  la poursuite et le développement de l’usage de drogues parmi les adolescents.

Pour lire ces 4 articles, cliquez sur Article 1 – Article 2Article 3Article 4

Nous vous prions respectueusement de réformer votre politique de mauvaise prévention de lutte contre la drogue et vous proposons notre compétence et notre expérience pour qu’au moins la parole soit donnée à ceux qui défendent notre loi face à un discours militant favorable à la remise en cause de la loi.

Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer.

Avec nos sentiments respectueusement dévoués
Dr Faraj Daher
Président du CNID32 (Comité National d’Information sur la Drogue)

Publié par : cnpert | 14 mars 2017

Uruguay, la légalisation de la marijuana…..

Cannabis : en Uruguay, la légalisation de la marijuana a provoqué l’augmentation du trafic de stupéfiants et du nombre de crimes

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Mario layera

Le directeur national de la police en Uruguay, Mario Layera, a déclaré lors d’un entretien avec la radio El Espectador que la loi de légalisation de la marijuana n’a pas eu pour effet de réduire le trafic de stupéfiants : pire, ce trafic accru a eu pour conséquence une augmentation des assassinats. Alors qu’il est de bon ton de réclamer la dépénalisation du cannabis pour faire disparaître la délinquance et la criminalité liées à la distribution de cette drogue dite « douce », les faits viennent démontrer que c’est l’inverse qui est vrai. L’Uruguay commence à avoir une certaine expérience dans le domaine, puisque sa loi de libéralisation date de 2013, sous la présidence Mujica.

« L’année dernière, nous avons connu les niveaux historiquement les plus élevés de saisies de cannabis en provenance d’autres régions. Cela nous permet de comprendre que le marché clandestin et le trafic vers l’Uruguay n’ont pas été modifiés de manière notable », a déclaré le haut responsable de la police.

La légalisation du cannabis en Uruguay liée à l’augmentation du crime

En 2016, la drogue la plus saisie en provenance de l’étranger aura été précisément la marijuana, 4,305 tonnes ayant été saisies depuis le début de l’année jusqu’au 18 décembre, contre 2,52 tonnes en 2015. La cocaïne est la deuxième drogue saisie en termes de volume en 2016, à 144,4 kg.

La loi uruguayenne permet la production privée de la marijuana sous contrôle de l’Etat, et autorise également la culture domestique pour la consommation personnelle, ainsi que la création de clubs de production coopérative, entre autres. La loi prévoyait aussi la vente de cannabis en pharmacie, mais la mise en œuvre de ce point a été retardée pour des raisons logistiques.

Cela dit, on peut dire que l’accès à la drogue a été largement facilité.

Le trafic de stupéfiants n’a pas baissé malgré la production légale de la marijuana

Pour autant, le trafic illégal n’a pas cessé – il a semble-t-il très fortement augmenté au contraire – pas plus que la criminalité qui lui est associée n’a diminué. Mario Layera a souligné que le nombre de délits et d’homicides enregistrés ne cessent d’augmenter, suivant une tendance dont on a vu les débuts en 2005, à mesure que progressaient l’offre et la demande de stupéfiants.

Ces dernières années, la police a constaté une augmentation des assassinats d’hommes jeunes, souvent liés à des règlements de compte liés au trafic de stupéfiants.

Alors que les autorités uruguayennes mettent en place de nouvelles stratégies pour combattre le crime organisé, des responsables du ministère de l’intérieur, des policiers, des juges et plusieurs « personnalités des droits de l’homme » ont été menacés : « Il existe de nouvelles organisations criminelles qui ne sont pas d’accord avec certaines “mesures de sécurité”. »

On s’en serait un peu douté.
Anne Dolhein

Source

Publié par : cnpert | 10 mars 2017

Tabagisme et arrêt du tabac en 2016

Le 12ème bilan annuel du tableau de bord tabac1 permet, comme les précédents, de donner une vue synthétique de l’évolution au cours de l’année écoulée des principaux indicateurs liés aux ventes de tabac, à la prise en charge des fumeurs et aux actions de prévention et d’information, éléments qui sont détaillés chaque mois dans un tableau de bord mensuel.
L’actualité 2016 a été marquée par l’entrée en vigueur d’un grand nombre de mesures2 issues du Programme national de réduction du tabagisme (PNRT) et contenues dans la loi de modernisation de notre système de santé3 (dite « loi santé ») du 26 janvier 2016. C’est le cas en particulier de la mesure emblématique, le paquet neutre standardisé (PNS) : depuis le 20 mai, les industriels ont l’obligation de ne plus fabriquer que ce type de paquets pour les cigarettes et le tabac à rouler, et de ne livrer aux buralistes et revendeurs autorisés que ces conditionnements depuis le 20 novembre.

L’obligation de vente aux fumeurs de ces PNS est elle entrée en vigueur au 1er janvier 2017. Par ailleurs, l’opération « Moi(s) sans tabac » a été menée pour la première fois en France en novembre 2016 ; elle consiste à lancer aux fumeurs le défi collectif, largement relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux, de s’arrêter de fumer pendant au moins un mois ……

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Publié par : cnpert | 7 mars 2017

La lettre du CNPERT Mars 2017

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Le pédopsychiatre marseillais rejette fermement cette option proposée par plusieurs candidats à l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai

Santé - Marcel Rufo : Légaliser le cannabis serait une folie
Selon le pédopsychiatre marseillais, la consommation de cannabis peut déclencher des troubles psychiques chez les adolescents vulnérables, potentiellement chez 15 % d’entre eux.
PHOTO SERGE MERCIER
Le médiatique pédopsychiatre, Marcel Rufo, directeur médical de l’Espace méditerranéen de l’adolescence à l’hôpital Salvator, à Marseille, fait entendre sa voix sur la question de la légalisation du cannabis, à laquelle il est farouchement opposé. Un débat réapparu dans la campagne présidentielle, avec notamment l’appel lancé par 150 personnalités marseillaises.

Plusieurs candidats à la présidentielle proposent de légaliser la consommation de cannabis (Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon), ou se déclarent favorables à sa dépénalisation (Emmanuel Macron). En tant que pédopsychiatre, quelle est votre position ?
Marcel Rufo : Je suis résolument contre une légalisation, pour la seule raison que je pense aux adolescents. Que les adultes fument des pétards, peu importe. Mais il faut protéger les jeunes. Globalement, on a affaire à deux types d’adolescents. 85 % ne posent pas de problème particulier. Mais 15 % sont vulnérables. Que les 85 % qui vont bien fument un joint le samedi soir, cela ne pose pas de problème. Comme l’alcool, ce produit est un anxiolytique qui améliore la confiance en soi. Mais pour les 15 % restants, ce produit ouvre le champ à des troubles psychiques jusque-là inapparents qui, sans cette consommation, ne se seraient peut-être pas révélés. Dans les centres de soins, on pourrait même se servir du cannabis comme révélateur de certains troubles de la personnalité.

On tolère pourtant le tabac, dont les dangers sont avérés…
Mais la loi interdit le tabac aux mineurs ! Malheureusement, elle n’est pas respectée. Les deux produits sont liés. Des études montrent que si l’on fume à 12, 13 ans, on a 17 fois plus de risques de consommer du cannabis plus tard. Il faut donc absolument faire respecter l’interdiction du tabac aux mineurs !

Récemment, 150 personnalités marseillaises ont signé un appel pour la légalisation du cannabis. L’argument, c’est que la France, en dépit de sa politique répressive, a le taux de consommation le plus élevé d’Europe…
C’est vrai. Beaucoup de jeunes fument du cannabis. Mais c’est parce qu’on ne sait pas mettre en oeuvre des politiques de prévention. On a beaucoup de retard dans ce domaine.

Cet appel a aussi été signé par plusieurs professionnels de santé…
Écoutez, moi je vois les dégâts du cannabis. Les gosses qui fument cinq pétards avant d’aller en classe, l’échec scolaire, les arrêts de scolarité. Les adultes, je m’en fous. S’ils veulent fumer, ça les regarde et ça ne me pose pas de problème. Mais il faut absolument protéger les ados.

Pensez-vous alors qu’il faut renforcer la répression, en pénalisant lourdement les consommateurs par exemple ?
Non, absolument pas. Encore une fois, le problème doit être traité par la prévention et l’éducation à la santé. Un gosse arrêté avec du cannabis (je ne parle pas de dealers, mais de consommation personnelle) doit peut-être se voir confier une mission d’intérêt général, auprès de personnes âgées par exemple, ou dans son établissement. Quant aux sportifs qui se font attraper en infraction, comme les rugbymen Ali Williams et James O’Connor récemment arrêtés en possession de cocaïne, je verrais bien pour eux une obligation à aller parler dans les écoles, pour expliquer aux gamins les méfaits de la drogue…

S’il s’agit de protéger les adolescents, pourquoi ne pas envisager de ne légaliser la consommation que pour les adultes, en se montrant très strict sur l’interdiction aux mineurs ?
Mais parce que cela serait un socle incroyable pour la transgression ! Dire à un gamin « Ton père peut fumer un joint mais toi tu n’as pas le droit », c’est presque une incitation ! Ce serait de la folie.

Source

Aurora, Etats-Unis — Les services d’urgences du Colorado signalent une forte augmentation des syndromes des vomissements cycliques. Des cas de ce syndrome rare, caractérisé par des vomissements intenses et des douleurs abdominales, sont maintenant signalés à une fréquence hebdomadaire, voire quotidienne dans certains centres.

Point commun des patients reçus : tous fument du cannabis quotidiennement, depuis des années. Chez ces patients, le syndrome a été requalifié de cannabinoid hyperemesis syndrome (CHS). Aucune explication n’est avancée à ce jour quant au mécanisme. Mais de nombreux médecins incriminent le cannabis aujourd’hui produit industriellement aux Etats-Unis, dont les taux de THC sont nettement plus élevés qu’à l’époque de la fumette en cachette.

En 2012, c’est l’usage récréatif qui a été légalisé au Colorado. On ne dispose pas de chiffres depuis cette date. Mais selon Kennon J.Heard (Service de toxicologie médicale, Université du Colorado), cité dans Medscape International, « posez la question à n’importe quel urgentiste au Colorado, il vous répondra qu’il voit [ce syndrome] plutôt fréquemment, et nous-mêmes, nous en recevons tous les jours, ou toutes les semaines dans notre service d’urgence ».Le premier signalement du syndrome remonte à 2004, à partir de cas observés en Australie. Aux Etats-Unis, un premier cas a été décrit en 2009 , mais l’affaire a pris de l’importance en 2015, avec la publication d’une étude de l’université du Colorado montrant un doublement de la prévalence du syndrome des vomissements cycliques aux urgences entre 2009, date de légalisation du cannabis médical au Colorado, et 2011.

Pas de statistiques non plus du côté des autorités de santé publique de l’Etat du Colorado, mais le responsable du département de toxicologie, Myke Van Dyke, indique que le CHS vient d’être inclus dans les rapports médicaux sur l’impact de la légalisation du cannabis.

Plus de cannabis, plus de vomissements

Le problème n’est pas limité au Colorado puisque 8 Etats américains ont légalisé le cannabis récréatif, et 28 Etats, son usage médical. On note d’ailleurs qu’en Arizona, en Oregon et au Canada, des augmentations du nombre de cas de CHS sont également signalés.

On n’a cependant aucune idée de la prévalence du syndrome parmi les 22 millions de fumeurs réguliers de cannabis aux Etats-Unis. Il reste probablement rare, puisque l’étude de Heard ne porte en définitive que sur 36 cas, tandis que le signalement australien de 2004 en concernait 9.

Aucune idée non plus du mécanisme associant cannabis et vomissements – le paradoxe étant que le cannabis est parfois utilisé contre les nausées induites par les chimiothérapies. On suspecte toutefois fortement la « qualité » des produits actuels.

« Les gens fument de l’herbe depuis longtemps, mais la diffusion à grande échelle d’un cannabis très puissant est un phénomène récent », rappelle Eric Lavonas, qui dirige les urgences du Denver Health Medical Center. « Avant la légalisation, le cannabis poussait dans les champs, et il était vendu localement. Maintenant, le cannabis s’achète en dispensaire, et il est beaucoup plus puissant que ce que l’on trouvait il y a 20 ans ».

Pour autant, les américains ne semblent pas paniquer. Les moyens de prise en charge sont restreints. Il faut bien sûr éviter la déshydratation. Une petite efficacité de l’halopéridol a été signalée, de même qu’un effet calmant des douches ou bains chauds. Mais surtout, le CHS disparaît avec l’arrêt du cannabis. Somme toute, la modalité thérapeutique est donc assez simple.

Etude sur 1037 personnes pendant 25 ans

cliquez sur la photo pour écouter Michel Cymes

michel-cymes-rtl-canabis

La consommation régulière de cannabis augmente le risque de troubles mentaux.

Elle est néfaste au bon fonctionnement de vos neurones, les 100 milliards de cellules du cerveau.

Lire l’étude des Néo Zélandais

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation.

Costentin PhotoLa prohibition de l’usage du cannabis fonctionnant très mal en France, certains candidats à la présidentielle, tout comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui relativise ses méfaits sanitaires (ce qui est inattendu, s’agissant d’un médecin), prônent sa dépénalisation – préalable à sa légalisation. En politicien habile, M. Le Guen assortit, d’ailleurs, sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le « bigot de la prohibition », selon ses termes. C’est un de ces « bigots » qui lui répond ici.

Si, comme lui, nous constatons que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les Français d’être, parmi les 28 États membres de l’Union européenne, les recordmen de sa consommation, il faudrait peut-être tenter de comprendre pourquoi et par la faute de qui cette prohibition ne fonctionne pas, avant d’envisager d’y renoncer.

La loi de prohibition du cannabis est largement incomprise des adolescents – comme de leurs parents, d’ailleurs. Il faudrait l’expliquer et, encore plus, la justifier à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; si on n’explique pas pourquoi le cannabis est délétère pour la santé physique et pour la santé psychique, la loi apparaît tel un oukase de « papys grognons », conçue pour « emmerbéter les mômes ». Ainsi a-t-on vu croître le nombre des parents qui ignorent cette loi et qui, y contrevenant eux-mêmes, se mettent hors jeu pour en faire la pédagogie.

Les enseignants, dont les efforts sont ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves avec les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pas formés pour en parler. Dans mes actions pour exposer les méfaits du cannabis, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de mon académie. Cette obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes paraît délibérée.

Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte près de 100.000 dealers de cannabis ; nos jeunes, quant à eux, sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées.

La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) eut pour directrice Nicole Maestracci, puis pour directeur Didier Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs.

Et quand, à un prix exorbitant, la MILDT, alors dirigée par Étienne Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant cette drogue (clip abscons pour des esprits embrumés de cannabis), dans les jours suivants, une chaîne de télévision présentait une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans la moindre allusion à ses méfaits.

Dans ce contexte, qui peut raisonnablement s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. La pandémie cannabique est le résultat de manipulations délibérées, entretenues et périodiquement ranimées, la déclaration de Jean-Marie Le Guen ou le programme présidentiel de Benoît Hamon en étant les récents avatars.

Cette situation n’est pas irréversible, comme le montre l’exemple suédois, si peu cité qu’il est ignoré. Il devrait, pourtant, inspirer nos politiques publiques. Dans les années 1970, le cannabis (cinq fois moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse suédoise quand fut établie (Sven Andréasson, 1983) sa responsabilité dans la survenue de la schizophrénie (« la folie »). La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède a su faire respecter. Elle y est parvenue par une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats sur les méfaits des drogues. Aujourd’hui, la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion, bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne…

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ceux qui, aujourd’hui, requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Ils ont aussi plébiscité les « salles de shoot » qui pourront accueillir les multiples victimes supplémentaires de leurs choix irresponsables.

Jean Costentin Président du CNPERT

Source

Publié par : cnpert | 26 février 2017

Cannabis et conduire … ça coûte cher !

RENE FERRANDO

Béziers : la Ville apporte sa pierre à la lutte contre le cannabis
Serge Lebigot et Robert Ménard ont détaillé l’opération.

PIERRE SALIBA

Des tests de dépistage sont disponibles dans les Maisons de quartier.

Les agents de médiation et autres personnels municipaux œuvrant dans les quartiers de Béziers sont, ce vendredi 24 février, sagement assis dans une salle de réunion de la Maison de quartier Albert-Camus à La Devèze. Face à eux, Serge Lebigot est là pour répondre à leurs questions.

Depuis la semaine dernière et l’annonce par la Ville qu’elle allait distribuer anonymement des tests de dépistage du cannabis (*), les interrogations ne manquent pas. « Ces tests sont un outil de prévention », souligne le président de l’association “Parents contre la drogue” (**). Il révèle que le partenariat avec la Ville de Béziers est né, voilà deux mois à Paris, lors d’une rencontre avec Robert Ménard.

« Les tests qui seront distribués à Béziers ne sont pas du flicage »

Chiffres à l’appui, Serge Lebigot martèle qu’une « majorité de Français estime qu’il n’y a pas de politique antidrogue » dans leur pays. Et de citer l’exemple suédois en la matière. La panacée selon lui.

Pour l’Hexagone, il dresse un sombre tableau : « Si on ne fait rien, on va avoir des régiments de jeunes qui auront consommé de la drogue, qui seront sans diplôme et qui viendront grossir les rangs des bénéficiaires du RSA et autres… » Cependant, face à son auditoire du jour, Serge Lebigot se veut rassurant : « Les tests qui seront distribués à Béziers ne sont pas du flicage. »

Des associations d’accompagnement favorables à la légalisation ?

Une question fuse : « Comment accompagner les parents ? » Pour Serge Lebigot, « des brochures seront distribuées avec les tests. Il y a les coordonnées de mon association. On peut nous contacter. Mais il faut également se servir des structures existantes sur le Biterrois ». Cependant il met en garde : « Par expérience, je sais qu’une majorité d’associations d’accompagnement sont également en faveur de la légalisation du cannabis. Moi, je les écarte systématiquement ».

« Nous sommes là pour faire du préventif »

L’homme est sans concession. « On a la faculté de dire “non”. Aujourd’hui, je constate que les jeunes sont faibles et disent “oui” très facilement », ajoute le président de “Parents contre la drogue”. Dans la salle, on boit ses paroles. Et il insiste : « Nous sommes là pour faire du préventif. » Il en est persuadé, les tests doivent favoriser le dialogue parent-enfant et déboucher, en cas de consommation avérée, sur un suivi assuré par une structure compétente.

(*) Les tests sont à disposition dans les Maisons de quartier. Ils ne seront pas en libre-service mais distribués anonymement.
(**) Informant et luttant contre tous les stupéfiants, l’association est opposée à toute forme de libéralisation de la drogue et combat ainsi le concept de salles de shoot.

Suède : tolérance zéro

La Suède a instaurée la tolérance zéro dans la lutte contre la drogue. Depuis 1998, la consommation de stupéfiants y est sévèrement punie. Mais répression rime avec prévention. Des programmes de sensibilisation sont menées dans les écoles, voire les maternelles.

Les adolescents suédois sont ceux qui se droguent le moins en Europe. Cependant, des spécialistes relèvent que si on en fait beaucoup pour empêcher les gens de commencer à se droguer, on met peu de moyens sur ceux qui se droguent depuis longtemps chez qui la mortalité explose.

Source

Les quatre maisons de quartier de la ville les mettent à disposition de manière gratuite et anonyme. Une mesure diversement appréciée que le maire voit comme un moyen de favoriser le dialogue entre les jeunes et leurs parents.

Robert Ménard, habitué des coups d’éclat, a un nouveau cheval de bataille: la lutte contre la consommation de cannabis. Le maire de Béziers (Hérault) vient de lancer une campagne d’affichage sur le sujet. «Vous pensez que votre ado se drogue?», interrogent les affiches. Désormais, des «tests gratuits et anonymes» sont disponibles pour les parents dans les quatre maisons de quartier que compte la commune. Près de 400 ont été achetés par la municipalité pour la somme de 5000 €.

«Une perche tendue à un dialogue», résume Robert Ménard, contacté par Le Figaro. L’édile, qui «préfère les tests aux salles de shoot», est enthousiaste: «Essayons et voyons ce que cela donne.» Une fois le test récupéré dans une maison de quartier, une personne expliquera aux parents comment s’y prendre et leur donneront les coordonnées d’associations ou professionnels de la santé à contacter, si le test s’avère positif. Une manière, selon le maire, de renouer le dialogue entre les enfants et leurs parents. «Le rôle des parents ne doit pas être minimisé», insiste Robert Ménard.

Tentative en Ile-de-France

L’enthousiasme du maire n’est pas forcément partagé par les habitants de Béziers. Interrogés par France Bleu Hérault, certains jeunes trouvent que la mesure peut «rassurer les parents», mais d’autres y voient «un flicage». Même son de cloche chez des parents qui s’interrogent sur le rôle de la mairie dans ce qui relève de l’intimité d’une famille.

Dans les rangs de l’opposition municipale, les dents grincent. «Il s’agit de frapper un coup, d’essayer d’occuper le terrain», commente Jean-Michel Du Plaa, conseiller municipal socialiste, contacté par Le Figaro. Une énième provocation après le projet de référendum concernant l’accueil des migrants ou l’idée d’un test ADN sur les déjections canines. «Cela risque de générer des tensions inter-familiales», avertit l’élu au sujet de ces tests. «La véritable question c’est: qu’est-ce que les parents font une fois que l’on détecte la consommation de cannabis?» Selon Jean-Michel Du Plaa, au lieu de traiter les adolescents qui fument des joints comme des héroïnomanes, il faudrait mobiliser «le réseau de professionnels de santé médico-sociale» qui existe déjà à Béziers. Et non être dans la surenchère médiatique.

L’an dernier, Valérie Pécresse avait tenté d’instaurer des tests salivaires de dépistage de drogue dans les lycées d’Ile-de-France. La présidente de la région envisageait d’accompagner les établissements volontaires dans cette démarche. Le lycéen ne pouvait refuser le test, sous peine de se voir imposer un résultat positif. La famille du lycéen recevait les résultats par voie postale, tandis que la direction obtenait les données de manière anonyme, permettant par la suite de prendre des mesures. Par exemple, les forces de police pouvaient se déployer aux abords du lycée afin de stopper les trafics, si la proportion de tests positifs était jugée importante. Une mesure plébiscitée par la majorité de droite au conseil régional qui a voté son financement au printemps 2016. Mais, en juillet, l’État a opposé une fin de non-recevoir. Pour le préfet d’Ile-de-France, la région outrepassait ses compétences.

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Publié par : cnpert | 20 février 2017

Ceux qui achètent de la drogue permettent ceci :

L’argent trouvé dans cette maison permettrait de payer l’assurance maladie de tous les Américains pendant 12 ans

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millions-de-dollars

la-maison-d-un-narco-trafiquant-de-drogue

Publié par : cnpert | 17 février 2017

14/03/2017 : Conférence ICAAD

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ICCAD 22 novembre 2016 from franck giraud on Vimeo.

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