Recherche

C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Santé. Elle cherche les secrets de l’addiction à l’alcool dans le cerveau

Qu’est ce qui se passe dans le cerveau des personnes alcooliques ? Quels sont les schémas neuronaux qui s’activent et quelles zones sont concernées ? Questions auxquelles le Dr Manon Auffret, du CHU de Rennes, cherche à répondre à travers une étude très innovante. Le but : mieux comprendre les mécanismes pour développer, à terme, des thérapies plus efficaces.

Le sujet est passionnant et répond aussi à un vrai problème de santé publique. En France, selon la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, près de 3,4 millions de personnes ont une consommation à risque d’alcool. Et 45 000 en meurent par an par cause directe ou indirecte. Sans omettre les problèmes et les violences liées à l’alcool ou les accidents de la route.

Technologies de pointe

Mais qu’est ce qui se passe dans le cerveau des personnes alcooliques et quels sont les mécanismes de l’addiction ? Des questions auxquelles, Manon Auffret, docteure en pharmacie et en neurosciences au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine), a décidé de tenter de répondre. Un projet, baptisé Craving-Net, qu’elle qualifie elle-même « de très novateur » et qui fera appel à des technologies de pointe comme l’électro encéphalographie à haute résolution (EEG-HR). Le craving désignant une envie irrépressible de consommer une substance. De l’alcool, des stupéfiants…

« Un outil plus précis »

« Avec l’IRM, nous pouvions déjà voir ce qui se passait dans le cerveau. Mais avec l’EEG-HR, nous disposons d’un outil plus précis et plus performant qui nous permet d’observer à la milliseconde les réseaux cérébraux. » Une précision 1 000 fois supérieure à celui de l’IRM. Des travaux soutenus par l’institut des neurosciences cliniques de Rennes (INCR) et financés par le fonds Bretagne Atlantique ambition (BAA) qui œuvre efficacement pour la recherche dans les neurosciences.

« En résumé, nous voulons pouvoir observer et comprendre l’envie de boire chez les patients alcoolo dépendants. Quels sont les flux neuronaux qui interviennent et quelles sont les parties du cerveau qui sont mobilisées. » Par analogie, c’est comme chercher le déplacement de quelques voitures parmi des milliards d’autres sur des autoroutes à des milliers de voies ! « Nous cherchons les marqueurs de l’addiction et à voir les différents degrés d’addiction. »

« Recruter des volontaires »

La finalité : « Il y en a plusieurs. L’une étant ensuite de pouvoir étudier l’efficacité des traitements directement dans le cerveau des patients et non plus d’une façon subjective. »

Pour l’instant, l’étude n’en est qu’à son début. « Nous avons commencé, avec l’aide du professeur Romain Moiran, spécialiste en addictologie, à recruter des volontaires entre 30 et 60 ans. » Des personnes alcooliques mais aussi non alcooliques pour pouvoir étudier les différences. Si tout va bien, les études commenceront début 2022.

Outre le projet du Dr Auffret, deux autres seront présentés ce lundi 20 septembre 2021 à la soirée du 7e anniversaire de BAA, au siège de Samsic : Prédilepsy qui vise à prédire la survenue des crises d’épilepsie afin de bloquer leur survenue et Parkinson vise à prédire l’évolution de la maladie de Parkinson et à guider la thérapeutique grâce à la découverte de neuro-marqueurs en EEG-HR.

Source

La France, leader européenne de la consommation de cannabis

La France, leader européenne de la consommation de cannabis
Un million de Français fume quotidiennement du cannabis. © Crédit photo : Le Deodic David

Par Sudouest.fr
Publié le 20/09/2021

Malgré une répression importante et l’apparition de nouvelles amendes, la France est la première consommatrice européenne de cannabis.

Dans un article paru le 20 septembre dans Aujourd’hui en France, 44,8 % des Français de 15-64 ans, soit 18 millions, ont déjà consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Ce qui fait de la France le leader européen de la consommation de cannabis, loin devant le Danemark (38,4 %) et l’Espagne (37,5 %). Un million de Français fumerait quotidiennement. Plus inquiétant encore alors que le cannabis agit sur le développement du cerveau, 3,9 % des 15-34 ans disent en consommer chaque jour.

Une répression forte

Bien que première consommatrice, la France possède également l’une des répressions les plus fortes sur les drogues en Europe. Dernière mesure en date : la création le 1er septembre 2020 d’une amende forfaitaire délictuelle pour les consommateurs. De 200 euros, elle est ramenée à 150 euros si payée rapidement. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, en un an, près de 100 000 amendes ont été délivrées dont 60 000 en 2021.

Vers une légalisation ?

Les résultats semblent pourtant limités. Les Français fument et les règlements de compte sur fond de trafic de drogues comme à Marseille se multiplient. Certains demandent alors à l’État de changer de politique en privilégiant la prévention des risques voire la légalisation pour autant contrôler la production que la consommation.

En mai dernier, un rapport parlementaire préconisait sa légalisation pour protéger les mineurs. « On propose de reprendre le contrôle en légalisant, mais avec une légalisation encadrée, régulée, considérant que la légalisation est la meilleure façon de prévenir les risques associés au cannabis et de rétablir la sécurité, donc finalement de protéger les Français » a expliqué Caroline Janvier, la députée LREM qui a coordonné ce travail. Pourtant le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le président Macron pourraient enterrer ce rapport, étant opposés à la légalisation. Un débat qui alimentera certainement la prochaine élection présidentielle.

Alcool : La consommation en France a drastiquement chuté en 60 ans, la preuve en chiffres

Cliquez sur le titre pour agrandir le texte

Illustration d'une boisson alcoolisée.
Illustration d’une boisson alcoolisée. — Conger Design

Les soirées qui ont suivi les déconfinements en sont un mauvais exemple : les Français boivent de moins en moins d’alcool. Beaucoup moins. Un phénomène connu, mais que les données de l’Insee, utilisées dans cette infographie de notre partenaire Statista, permettent de mieux appréhender.

En l’espace de soixante ans, entre 1960 et 2018, la consommation a ainsi chuté de moitié. Alors qu’une personne en France buvait en moyenne 200 litres d’alcool par an, ce total est aujourd’hui passé à 80 litres. Principale boisson impactée par ce désintérêt : le vin. Sa consommation est passée de 128 à 36 litres en moyenne depuis les années 1960. Le cidre a lui aussi connu une chute libre.

Dans le même temps, la bière ​et les spiritueux sont restés à des niveaux équivalents, tandis que les vins de qualité et le champagne ont acquis de nouveaux adeptes.

Une épidémie de vomis incontrôlables touche les fumeurs de cannabis aux États-Unis

Cliquez sur le titre pour agrandir le texte

La légalisation de la marijuana pourrait avoir accentué le phénomène.

Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC) touche certains consommateurs réguliers de cannabis. | Elsa Olofsson via Unsplash
Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC) touche certains consommateurs réguliers de cannabis. | Elsa Olofsson via Unsplash

Les cas se multiplient et les médecins ne savent pas vraiment quoi faire. Aux États-Unis, les urgences voient arriver des vagues de malades d’un nouveau genre: des consommateurs réguliers de cannabis, pris de vomissements incontrôlables et répétitifs. Un phénomène connu, mais encore incompris.

Les médecins l’appellent le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC), ou syndrome cannabinoïde. Décrit pour la première fois en 2004 par des chercheurs australiens, il touche certains fumeurs habitués au cannabis, provocant chez eux douleurs intestinales subites, nausées et vomissements pendant plusieurs heures, étalés parfois sur plusieurs semaines.

Aujourd’hui, les cas explosent aux États-Unis. Une étude publiée le 17 septembre 2021 montre l’ampleur de ce phénomène, qui se répandrait davantage avec la légalisation du cannabis dans certains États du pays. Dans le Colorado par exemple, plus de 800.000 cas de vomissements ont été signalés entre 2013 et 2018, soit une augmentation de 29% depuis que la marijuana y a été légalisée, précise CNN. À l’échelle nationale, près d’une personne sur cinq soignée pour des vomissements cycliques entre 2005 et 2014 avait consommé du cannabis.

À lire aussi En plein entraînement, des artilleurs canadiens mangent à leur insu des space-cakes

De ce syndrome d’hyperémèse cannabique on ne sait rien, ou presque. Par exemple, les médecins savent que les malades auraient tendance à prendre une douche extrêmement chaude pour traiter eux-mêmes leurs symptômes. Ils ne savent en revanche pas quels facteurs, comme la fréquence ou la durée de consommation, favoriseraient la maladie.

Le docteur Sam Wang, spécialiste en médecine d’urgence pédiatrique et toxicologue à l’Hôpital pour enfants du Colorado, qui s’occupe entre autres des adolescents atteints de ces vomissements, avance une hypothèse pouvant expliquer ce phénomène. Selon lui, la puissance du cannabis, dont les taux de THC oscillent parfois autour des 20% aujourd’hui (contre 4% dans les années 90), est peut-être en cause.

De futures études devraient bientôt nous éclairer davantage.

Télécharger le rapport :

Changes in Emergency Department Encounters for Vomiting After Cannabis Legalization in Colorado

Source

Effets sur la santé liés à la fumée secondaire de cannabis en milieu intérieur

L’INSPQ a procédé à une revue de la littérature pour documenter les risques sanitaires associés à l’exposition à la fumée secondaire et tertiaire issue de la combustion de produits du cannabis en milieu intérieur. Elle s’adresse aux professionnels et aux intervenants de la santé concernés qui doivent notamment répondre aux questions et aux préoccupations de leurs partenaires et de la population en général.

Jeune femme fumant du cannabis dans un milieu intérieur, entourée de deux personnes

Qu’est-ce que la fumée secondaire?

La fumée secondaire est constituée d’un mélange de fumée expirée par les fumeurs et de fumée qui émane directement de la combustion du produit. Elle est généralement associée à la fumée ambiante qui est inhalée, de façon involontaire, par les personnes qui y sont exposées.

Qu’est-ce que la fumée tertiaire?

La fumée tertiaire est constituée d’une variété de composés chimiques qui se déposent sur différentes surfaces du milieu intérieur telles que le mobilier, les tapis, les rideaux, les murs et les planchers, ou encore sur les individus qui s’y trouvent, par exemple sur les cheveux ou les mains.

Faits saillants

À l’heure actuelle, les données entourant les effets sur la santé liés à la fumée secondaire de cannabis demeurent limitées, et celles concernant la fumée tertiaire semblent pratiquement inexistantes.

Les études consultées ont permis de relever les éléments suivants :

  • Des concentrations de cannabinoïdes et de leurs métabolites dans le sang, l’urine ou la salive (appelés matrices) ont été observées après une exposition à la fumée secondaire de cannabis, mais principalement dans les scénarios impliquant des expositions plus importantes : nombre plus élevé de fumeurs, plusieurs cigarettes fumées en même temps, usage de cannabis dont la teneur en THC (delta-9-tétrahydrocannnabinol) est plus élevée. De plus, les scénarios impliquant la présence de ventilation présentaient un nombre inférieur de résultats positifs dans les différentes matrices investiguées.
  • Des effets subjectifs (p. ex., euphorie ou « high », fatigue, appétit ou « munchies ») ont été observés chez des individus exposés à la fumée secondaire de cannabis en contexte expérimental, particulièrement lorsque la fumée était visible et détectable par les occupants. Les effets étaient surtout présents dans la première heure après l’exposition. Ces effets pourraient être observés dans certains contextes, par exemple à l’intérieur dans des endroits fermés, mal ventilés ou en présence de quantité importante de fumée. Les effets s’atténuaient et disparaissaient dans les heures suivant l’exposition.
  • La présence d’une importante quantité de fumée peut conduire à des effets irritatifs chez les personnes exposées, tels que l’irritation des yeux et de la gorge, bien que cet aspect n’ait pas été évalué de manière spécifique.
  • Une seule étude a évalué les effets cognitifs associés à l’exposition à la fumée secondaire de cannabis, les résultats indiquant un impact mineur, mais observable, de la performance à certains tests mesurant la performance cognitive et psychomotrice.
  • Peu d’études ont documenté les effets physiologiques (p. ex., augmentation du rythme cardiaque) tributaires de l’exposition à la fumée secondaire de cannabis, celles-ci suggérant la manifestation d’effets limités qui s’atténuent rapidement en présence de ventilation.

Les effets documentés et les concentrations mesurées chez les sujets étudiés varient en fonction de plusieurs facteurs :

  • la fréquence et l’intensité de l’exposition, influencées notamment par le nombre de fumeurs, leur mode de consommation et la concentration en THC des produits consommés;
  • les susceptibilités individuelles;
  • le volume de la pièce occupée;
  • la présence de moyens d’extraction et de dilution de la fumée, comme la ventilation mécanique ou naturelle.

Principaux constats

L’application d’une ventilation adéquate dans les espaces utilisés par les consommateurs de cannabis est une mesure de gestion environnementale importante à considérer pour réduire les risques d’exposition à la fumée secondaire de cannabis.

Les individus devant démontrer, à des fins de contrôle, une absence complète de métabolites de cannabis, en raison d’activités ou d’occupations nécessitant une vigilance accrue, devraient réduire au maximum leur exposition à la fumée secondaire de cannabis. Les contextes où il y a une importante présence de fumée de cannabis en milieu intérieur devraient donc être évités.

Les concentrations seuils et les limites légales actuelles au Canada et au Québec permettent généralement de limiter la possible confusion entre une consommation active de cannabis et une exposition passive par l’entremise de la fumée secondaire.

Davantage d’études solides sur le plan méthodologique devraient être réalisées afin de mieux évaluer les effets sur la santé de l’exposition à la fumée secondaire de cannabis. Les effets associés à la fumée tertiaire de cannabis et les effets de l’exposition à plus long terme aux deux types de fumée devraient également faire l’objet d’études additionnelles.

Consultez la publication >>

Source

La drogue à Paris

JT de France 2 le 14 09 2021

Cliquez ICI : le sujet est à 28′ 09″

Tabac, alcool, alimentation … Quels sont les plus gros facteurs de risque de cancers ?

Cliquez sur le titre pour agrandir le texte

L’Institut national du cancer (Inca) lance cette semaine une campagne d’information sur la prévention des cancers, et a réalisé dans cette optique une infographie qui permet d’y voir plus clair. 

Tabac, alcool, alimentation... Quels sont les plus gros facteurs de risque de cancers ?

DOUCEFLEUR / ISTOCK.


L’ESSENTIEL

  • Les cancers représentent en France la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme.
  • En 2018, le nombre total de nouveaux cas de cancer est estimé à 382 000.

« Réduire son exposition aux principaux facteurs de risques évitables de cancer, c’est se donner l’opportunité de vivre plus longtemps et en meilleure santé ». Cette semaine, l’Institut national du cancer a lancé une grande campagne de prévention, car si 10 % des cancers qui se développent chaque année sont liés à des facteurs génétiques, 1 cancer sur 4 est lié à des facteurs externes (comportements, mode de vie ou environnement).

Sensibiliser le grand public

« Nous pouvons individuellement agir sur ces facteurs externes : ne pas fumer, diminuer sa consommation d’alcool, manger équilibré et varié, se protéger du soleil et réaliser régulièrement les dépistages : autant d’actions qui favorisent une meilleure santé », écrivent les experts dans un communiqué de presse. 

Pour sensibiliser le grand public, l’Inca a réalisé l’infographie ci-dessous, qui montre que le tabac est la première cause de cancer évitable en France. Viennent ensuite l’alcool, l’alimentation, le surpoids et l’exposition trop forte au soleil.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

40% des nouveaux cas annuels pourraient être évités

« La prévention est un moyen efficace de lutter contre les cancers. Nous estimons que 40 % des nouveaux cas annuels pourraient être évités grâce à l’adoption de comportements individuels et de modes de vie permettant de diminuer l’exposition aux principaux facteurs de risque évitables de cancers », concluent l’Inca, qui publie également une édition unique d’un magazine dédié à la prévention des cancers. 

Source

Joana, fille de Daniel Balavoine

Mon nom n’est pas une excuse

Cliquez sur le titre pour agrandir le texte

La fille de Daniel Balavoine publie Les Lions endormis, une bande dessinée inspirée de son propre combat contre son addiction à la cocaïne.Partager 

Joana Balavoine porte un nom qui parle à beaucoup, mais on ne la connaît pas. Elle prend aujourd’hui le risque de raconter, en livrant les détails les plus intimes, sa bataille contre la drogue. C’est en bande dessinée, dans Les Lions endormis, avec Sylvie Gaillard au scénario et Fanny Montgermont au dessin(1).

« Raconter le côté laid »

Le trait est doux, les couleurs pastel, mais l’histoire très dure : celle du cercle infernal de la dépendance à la cocaïne qu’a connue la jeune femme, aujourd’hui âgée de 35 ans. «Je me drogue (…). Mon corps est rempli de drogue», avoue la protagoniste. L’incapacité à vivre un quotidien structuré, les dégâts sur la santé et l’image de soi, les crises d’angoisse… Joana Balavoine, qui n’a pas connu son père, tué dans un accident d’hélicoptère cinq mois avant sa naissance, n’a rien voulu cacher. «On s’est dit que ce serait intéressant de raconter le côté laid de la drogue, en y mêlant une histoire sincère, mon intimité, dit la chanteuse à l’AFP. Comme j’ai eu la chance de m’en sortir, c’est devenu, je ne dirais pas une nécessité, mais un devoir, de témoigner. De donner d’un peu d’espoir.»https://instagram.com/p/CS4gWH0qgqx/embed

Introspection

Le parcours de cette «fille de» n’est pas celui de tout le monde. L’argent venu de la vente des disques de son père, et les portes qui s’ouvrent grâce à son patronyme feront que les lecteurs ne s’y reconnaîtront pas forcément. Mais ils pourront apercevoir une part d’eux-mêmes dans la difficulté à trouver sa juste place, l’instabilité sentimentale et les bonnes et mauvaises surprises que l’on peut avoir avec ses proches. «Si, ne serait-ce que dans un détail, une personne peut se dire : moi je suis un peu comme ça… Peut-être que ça la tirera (hors de la drogue NDLR) (…) L’idée de cette BD et son message, c’est une invitation à se regarder soi-même. Et si on ne regarde pas dans le moindre détail, on n’est pas sûr de s’en sortir», estime Joana Balavoine.

C’est très particulier de pouvoir grandir sans avoir sa présence

JOANA BALAVOINE

L’introspection, pour elle, a signifié faire la paix avec l’absence d’un père pourtant omniprésent dans sa vie, tant les gens qu’elle rencontre parlent de lui. «On entend tellement de choses. J’ai fini par ne plus écouter.» Daniel Balavoine n’apparaît que de manière très fugace dans Les Lions endormis.

Selon sa fille, «c’est très très particulier de se trouver, de pouvoir grandir, sans avoir sa présence. Et en même temps il est là, et en même temps il faut le partager avec tout le monde», explique la fille de l’interprète de Sauver l’amour. «À différentes périodes, j’ai écouté différentes chansons. Et je crois que ce qu’il y a de plus fort, ce qui me touche en permanence, c’est : Aimer est plus fort que d’être aimé.

Aimer faire quelque chose, aimer quelqu’un, aimer son travail». Joana Balavoine travaille aujourd’hui à sa carrière de chanteuse, en duo avec une autre interprète, Seemone. «Libre», dit-elle, après des années d’enfermement dans la toxicomanie.

Source

Arguments  contre la légalisation du cannabis – scandaleusement qualifié de « récréatif »

Cliquez sur le titre pour agrandir le texte

Des pressions convergentes, avec une intensité redoublée, s’exercent sur les médias, le monde politique et ainsi sur nos concitoyens, pour  obtenir la légalisation du cannabis.

Elles utilisent invariablement différents arguments qu’il nous faut réfuter. 

Cet argumentaire est destiné à enrichir, si besoin, la « boite à outils » des membres ou des sympathisants du CNPERT pour les aider à démonter et à démentir les tromperies et les arguties de nos contradicteurs.

(Rédigées par le Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies – CNPERT : son président le Pr. Jean Costentin et les membres du bureau restreint  du C.N.P.E.R.T. : Maitre Alain de Bézenac et les professeurs Claude Giudicelli, Jean-Pierre Goullé et Jean-Paul Tillement )

La première réprobation à exprimer concerne l’adjectif « récréatif » ; cet euphémisme visant à cacher le fait que la récréation cannabique peut très mal se terminer…

– La prohibition du cannabis en France datant de plus de cinquante ans est obsolète

Bien que promulguée en décembre 1970 la loi qui prohibe le cannabis n’est en rien obsolète. Elle interdit le commerce, la possession, l’usage du cannabis ; elle inflige aux contrevenants une peine (maximale) d’un an de prison ou de 3.500 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire.

 Sa sévérité était alors justifiée par l’accroissement de la consommation du cannabis (on était après la féria de Mai 1968, son « jouir sans limite » et son « interdiction d‘interdire »), déjà se précisaient différents méfaits de cette drogue et d’autres étaient entrevus.

 La situation actuelle se caractérise :

 -par l’explosion du nombre des usagers de cette drogue  (1.500.000 usagers réguliers), avec un début d’usage de plus en plus précoce (dès le collège) ;

 -par la confirmation de la plupart des méfaits pressentis,  auxquels s’ajoutent d’autres incriminations ;

  -par l’accroissement dans les produits en circulation, au cours des 25 dernières années, des taux de THC en moyenne d’un facteur 6,

  -par le développement de nouveaux modes de consommation, qui permettent d’accroître la cession du THC à l’organisme (parmi ceux-ci citons : « l’huile de cannabis » obtenue par extraction de la résine par des solvants apolaires, suivie de leur évaporation ; le résidu obtenu d’aspect huileux, a une très haute teneur en THC ; il peut être étiré sur des cigarettes communes ou être utilisé dans les recharges des e-cigarettes/cigarettes électroniques ; le  « BHO » (butane hash oil) = résulte de l’extraction de la résine par le butane liquéfié, qui se volatilisant laisse un résidu utilisé dans des nébuliseurs ;  les pipes à eau qui centuplent le volume de fumée qui peut être inhalé dans les poumons distendus d’une façon maximale ; les nouveaux cannabinoïdes obtenus par synthèse chimique, beaucoup plus puissants que le THC).

Loin de renoncer à cette loi qui est d’une brulante actualité, on doit  déplorer qu’elle soit peu/mal connue (hormis de ceux qui veulent sa suppression), qu’elle ne soit pas expliquée, qu’on ne s’applique pas à la justifier à partir des multiples arguments sanitaires et sociaux avérés, et que les actions déployées pour la faire respecter soient d’une grande timidité.

  • La France bat le record européen  de consommation du cannabis alors que notre législation est la plus rigoureuse

De fait sur les 27 nations de l’Union Européenne, la France est la toute  première consommatrice de cannabis, avec un million et demi d’usagers réguliers (le consommant au moins une fois tous les 3 jours) et près d’un million de consommateurs quotidiens. 

Plusieurs raisons à cela :

  • la large méconnaissance de la loi de prohibition des drogues, non enseignée, non expliquée, non justifiée, largement critiquée ;

– l’absence de prévention éducative, dénoncée par l’Observatoire  européen des drogues et toxicomanies. Les élèves français bénéficient au maximum, durant leur cursus éducatif, d’une à deux heure d’exposé par des fonctionnaires de la Gendarmerie, qui présentent la loi, les risques encourus à y contrevenir, les subterfuges des dealers ; les risques sanitaires sont seulement effleurés car les enseignants des sciences de la vie n’y sont pas formés et ne s’y intéressent pas ;

  • la prolifération dans les « cités  sensibles » d’une économie de la drogue, qui n’est même plus souterraine, mobilisant des sommes d’argent énormes. Elle est  alimentée par une immigration non maîtrisée, au- delà des capacités d’accueil de notre pays où le chômage structurel affecte  près de 5 millions de nos concitoyens ; 
  • les 450 tonnes de cannabis qui entrent chaque année sur le territoire national, proviennent essentiellement du Maroc ;
  • la forte propension des Français à consommer des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs) mais aussi diverses drogues (alcool, tabac, morphiniques…) ; cette très grande vulnérabilité nationale aux toxicomanies aurait dû, de très longue date, mobiliser les pouvoirs publics, mais les responsables politiques de droite et de gauche qui ont gouverné en alternance, ont laissé filer.
  • la magistrature qui a, elle aussi, laissé filer, classant ces affaires souvent sans suite, sans aucune sanction pour les consommateurs de drogues et même pour les dealers. D’une façon régulière les rigueurs originelles de la loi de 1970 ont été  « détricotées » ; on en est arrivé à n’infliger qu’une contravention de 200 euros, en solde de tout compte, (d’ailleurs pas toujours perçue). L’inscription sur un registre aurait au moins permis de dissuader des récidives, en augmentant le montant de la contravention en fonction du nombre de celles-ci ;
  • la police effectuant les investigations et contrôles qui lui sont demandés se sent désavouée par l’absence de suites données à ses interpellations.

-La dangerosité du cannabis est inférieure ou égale à celle du tabac et de l’alcool, ces derniers sont pourtant légalisés

Contrairement aux allégations du fallacieux rapport Roques (1998), le cannabis n’est pas moins toxique que le tabac ; d’autant qu’il lui est souvent associé (dans les « joints »). La toxicité physique des fumées du cannabis est supérieure à celle du tabac. La résine de cannabis (le haschisch), comme celle présente sous forme de globules sur la plante, augmente la température de combustion de l’élément végétal de 200°C.

En  poussant plus loin sa décomposition elle produit 6 fois plus de goudrons, dont différents constituants sont cancérigènes pour les sphères ORL et broncho-pulmonaire. Elle produit aussi 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone (CO). Ce gaz, en se fixant intensément sur l’hémoglobine des globules rouge, ampute leur capacité  de fixer l’oxygène présent dans les poumons pour l’amener dans les tissus qui le consomment ; il s’en suit une toxicité cardio-vasculaire encore plus importante que celle du tabac.

Le cannabis est ainsi la troisième cause de déclenchement  d’infarctus du myocarde ; il induit des artérites des membres inférieurs, plus précocement que celles provoquées par le tabac ; il est à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux, chez des sujets plus jeunes. Alors que le tabac n’est pas nocif pour le cerveau (à sa dépendance près), le THC du cannabis, à l’origine lui aussi d’une dépendance, induit par surcroît des troubles psychiques et même psychiatriques (ivresse, désinhibition avec prise de risque, troubles cognitifs, anxiété, dépression, bouffées délirantes, hallucinations, schizophrénie, escalade toxicomaniaque).

Le cannabis incite à la consommation d’alcool. Des rats  traités de façon semi-chronique par le cannabis, ayant pour boire le libre choix entre de l’eau, soit une solution hydro-alcoolique, consomment bientôt exclusivement cette dernière solution.

Le cannabis/THC rend imperceptible à celui qui s’alcoolise, l’approche du moment où il ne peut plus maîtriser sa consommation, qui vire alors à l’alcoolisation aigüe (« binge drinking » / « biture expresse », avec pour corollaire le coma alcoolique).

En 2019 730 personnes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise d’un stupéfiant ; dans 90% des cas  le cannabis est présent. Dans l’étude déjà ancienne « Stupéfiants et accidents mortels de le route » (S.A.M .) La rencontre du cannabis avec l’alcool multipliait par 14 le risque d’accidents mortels, alors que des études plus récentes font état d’un facteur 29).

Alors que la « puissance publique » est incapable, sinon d’éradiquer du moins, de réduire de façon importante la consommation du tabac et de l’alcool, comment peut-elle imaginer d’y adjoindre une autre drogue, aussi addictive et encore plus délétère que ces deux premières ?

-Une légalisation du cannabis permettrait  une prévention

Le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles, tout comme l’alcool et ses 4 à 5 millions de français devenus alcoolo-dépendants, nous enseignent que leur statut légal est à l’origine de ces chiffres extrêmement élevés de consommateurs. On est donc admis à penser qu’une levée des restrictions à l’accès au cannabis conduirait également, plus ou moins rapidement, à un accroissement important du nombre de ses consommateurs, qui tendrait alors vers les chiffres atteints avec l’alcool et le tabac ; les données canadiennes récentes, mais aussi celles provenant des Pays-Bas, de l’Uruguay, du Portugal, de l’Espagne en attestent (cf. infra).

Le pouvoir d’accrochage/addictif du cannabis est important ; ainsi, en dépit de son interdiction, il a recruté 1.500 .000 usagers réguliers ; la suppression de  son interdiction et son accès encore plus facile accroîtraient leur nombre. Ceux qui s’en abstiennent de par leur conviction du caractère dangereux de cette drogue, penseront que l’Etat, dans sa fonction de protection des citoyens,  ne saurait  autoriser un produit dangereux, ce qui les dissuaderait de s’en abstenir ; quant à ceux qui s’en abstiennent par respect de la loi, les non transgressifs (ils sont encore heureusement nombreux chez nos jeunes), l’abolition de la loi lèverait chez beaucoup leur retenue à le consommer.

Quant à prétendre qu’on ne peut enseigner des règles de prévention sur des produits ou des comportements interdits est manifestement aberrant. Faudrait-il autoriser le viol pour en diminuer le nombre ? Les violences faites aux femmes pour éviter les féminicides ? Le vol pour enseigner l’honnêteté ? D’autres exemples de semblables aberrations abondent ; ils enlèvent toute valeur à cet argument.  

Prévenir consiste à intervenir en amont d’une expérimentation, pour empêcher que s’installe une addiction, surtout quand on sait que lorsqu’elle est installée on est impuissant à la faire régresser.

Une prévention, aussi soigneusement pratiquée soit-elle, ne saura éteindre en France l’appétence pour les drogues.

Aussi, est-on assuré qu’une légalisation du cannabis aboutirait, plus ou moins rapidement, à une augmentation considérable du nombre de ses consommateurs, à l’instar de celle du tabac (avec ses 13 millions de fumeurs irrépressibles et ses 75.000 décès annuels) et de l’alcool (avec ses 4 à 5 millions de sujets alcoolo-dépendants et alcooliques, et ses 21.000 décès annuels).

Cet avis est partagé par le comité interministériel de lutte contre les stupéfiants, qui le 25 Mai 2021 l’exprimait : « L’expérience des Pays-Bas, de l’Uruguay, du Portugal, de l’Espagne, du Canada et de certains États américains fait apparaître une augmentation du nombre de consommateurs post-légalisation du cannabis dans tous ces pays, ce qui peut entraîner un usage d’autres produits stupéfiants ».

On notera que cette déclaration évoque aussi l’escalade vers d’autres drogues ; escalade à laquelle incite la dépendance au cannabis. Cette escalade que contestaient les prolégalisateurs est devenue irréfragable et les mécanismes en cause (phénomène de tolérance et effets épigénétiques) sont de mieux en mieux précisés.

Autoriser le cannabis c’est ouvrir la porte à d’autres drogues

 Si la légalisation était déclarée, elle deviendrait irréversible, quels qu’en soient les méfaits (cf. le tabac et l’alcool). La législation française compte de nombreuses dispositions malencontreuses, que la puissance publique est incapable d’abolir, en dépit de ses méfaits avérés.     

-Une légalisation du cannabis rapporterait des taxes au budget de la Nation

Si la santé est un des biens les plus précieux, tant pour l’individu que pour la société,  comme « il n’y a de richesse que d’Homme »,  que pèsent des taxes, fussent-elles substantielles, devant le respect que l’on doit à l’individu et en particulier aux plus jeunes ;  ces « germes d’éternité » sur qui repose la pérennité de notre société, alors que des actions concertées s’appliquent à la déconstruire, à l’ébranler, à la démolir, à la faire haïr. La volonté de certains de  légaliser le cannabis participe de cette agression de notre société.

Plus prosaïquement notons que dans l’Etat du Colorado, qui fut parmi les premiers Etats américains à légaliser le cannabis, il a été calculé que pour 1 dollar qu’il percevait en  taxes, il lui en coûtait 4,5 pour éponger les lourdes dépenses générées par cette drogue ; en soins médicaux, particulièrement psychiatriques, pour les accidents provoqués, pour les dépenses des assurances, les procès, l’incurie sociale, l’assistanat…

-Un cannabis légalisé serait moins puissant, moins trafiqué, et donc moins  dangereux.

Sans doute, mais pour contribuer à une certaine dissuasion de son usage, à l’instar du tabac, il devrait être vendu à un prix élevé et serait boudé par les consommateurs, qui s’adresseraient toujours au marché noir.

 C’est à la demande des consommateurs de cannabis que dans les produits en circulation le taux de THC a été multiplié par 6 en 25 ans.  Ces consommateurs ne seraient pas enclins à revenir aux « tisanes » d’antan. Les produits du deal, non taxés et plus puissants, auraient la faveur des consommateurs, comme dans les pays ayant légalisé le cannabis, où le deal continue d’être très actif et où il compense ses éventuelles baisses de ventes en élargissant son offre d’autres drogues .

Le cannabis légalisé deviendrait encore plus facilement accessible aux jeunes, comme l’est le tabac, dont l’interdiction de vente aux mineurs est ignorée par une majorité de buralistes.

-La légalisation du cannabis supprimerait  le deal, les dealers, leurs guerres et les balles perdues

On peut ne pas trop s’émouvoir de la mort de malfrats qui font commerce de drogues qui tuent par milliers leurs consommateurs et il est malséant d’utiliser cette émotion pour asservir davantage de consommateurs.

Il est naïf de croire que la légalisation du cannabis dirigerait les 220.000 dealers en France, vers Pole emploi et que les « gros bonnets » se mettraient en retraite anticipée. Le marché noir du cannabis perdurerait, complété le cas échéant par un élargissement de l’offre de cocaïne/ crack, d’amphétamine, de cathinone, d’ecstasy, de buprénorphine, d’héroïne…

Les adolescents qui éprouvent un besoin de transgression, qu’ils peuvent percevoir comme un viatique pour accéder au statut d’adulte, en cas de légalisation du cannabis, devraient effectuer cette transgression au niveau de la cocaïne ou des morphiniques. Alors, le raisonnement qui aurait prévalu pour la légalisation du cannabis s’appliquerait à toutes les autres drogues.

-Cette légalisation du cannabis apaiserait le climat dans certaines banlieues, dans certains quartiers

Le climat de certaines banlieues et de certains quartiers restera pourri, il pourrira les espaces à l’entour et nous continuerons de nous enfoncer dans une intoxication collective

– tant que les dealers de drogues gagneront beaucoup plus dans ce marché noir que dans l’exercice d’activités légales ;

– tant que les drogues constitueront une économie souterraine florissante ;

– tant qu’une immigration non régulée accumulera sur le territoire national des étrangers non intégrables par le travail, soit en raison de leur inadéquation aux fonctions proposées, soit en raison de l’absence d’emploi, du fait d’un chômage endémique ;

– tant qu’une éducation digne de ce nom, n’aura pas dissuadé une large frange de la population de se détourner des drogues ;

– tant que « l’argent de poche » ne sera pas assis sur un service rendu, faisant qu’argent facilement gagné repart facilement en fumées ;

tant que l’éducation nationale ne s’investira pas dans la prévention des toxicomanies, comme lui en fait grief l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies, la France restera en Europe la Nation la plus grande consommatrice de cannabis ; 

– tant qu’il n’aura pas été  expliqué et compris par nos concitoyens que le marché des drogues n’existe que par l’importance de leurs consommateurs ; et que les adultes ne peuvent interdire aux jeunes  de consommer ce qu’ils s’autorisent, sur l’air du « faites ce que je dis (si au moins je le dis), mais ne faites pas ce que je fais ». 

– tant que persisteront des milliers de points de deals notoires, ou que les livraisons pourront s’effectuer à domicile.

-La légalisation du cannabis soulagerait le travail de la police qui pourrait se consacrer à d’autres tâches plus importantes

Un cannabis plus puissant et moins onéreux que celui de la Régie ou les autres drogues illicites avec lesquelles les dealers compenseraient leur manque à gagner lié à la légalisation du cannabis, ne dispenseraient pas la police de traquer les dealers qui ne disparaîtraient pas ; ils pourraient aussi se reconvertir dans d’autres trafics qu’il faudrait combattre.  

-Cela soulagerait le travail des tribunaux

Ils auraient à juger les mêmes délinquants pour des faits différents de ceux qu’ils commettent actuellement

-Cela permettrait de développer une filière cannabique agricole française

Les sources traditionnelles du cannabis à taux élevé en THC demeureraient. Le Maroc subit d’intenses pressions intérieures pour légaliser la culture du cannabis, qui sera toujours moins cher que le cannabis « shit in France »  

Les addictologues eux-mêmes sont en faveur d’une légalisation du cannabis

Non pas les, mais des  addictologues se déclarent effectivement en faveur d’une légalisation du cannabis (et de toutes les drogues d’ailleurs), émettant aussitôt, comme pour s’en excuser, que cette légalisation devrait être encadrée, interdite aux mineurs en particulier. Ils ont fait des progrès car il y a encore quelques années ils clamaient que le cannabis était sans grand danger pour les enfants et les adolescents.

Ils demeurent sans réponse quand on leur demande s’ils disposent de traitement pour détacher du cannabis ceux qui en sont devenus dépendants. Il en va de même quand on les questionne sur les effets épigénétiques du cannabis. Ces addictologues égarés par l’idéologie sont les mêmes qui militent pour les salles de shoots. Cette situation s’assombrit encore quand on constate qu’ils ont accédé aux postes de direction d’associations s’efforçant d’apparaître comme les principaux gestionnaires des addictions. Leurs positions très permissives leur valent le soutien des médias. Il est urgent que les structures et administrations médicales qui les appointent, contrôlent enfin leurs activités, s’intéressent à leurs résultats pour les mettre en relation avec leurs coûts pour la collectivité et leur rappellent leur devoir de réserve. Sans leur remise au pas, la prise en charge des addictions continuera d’être un couteux échec         

-Un certain nombre d’Etats ont légalisé le cannabis avant nous, ne soyons pas les derniers

Les français entretiennent des relations particulières, et en l’occurrence particulièrement scabreuses,  avec les drogues (nous faisant apparaître aux premiers rangs de leur consommation ainsi que de celle de divers psychotropes) expliquant la rigueur affichée par les dispositions légales qui les régissent.

 Leur inefficacité évidente est due :

–  à leur  large méconnaissance, hormis quand il s’agit de les remettre en question ;

–  au fait qu’elles ne sont ni expliquées, ni justifiées ;

– au fait encore que leur transgression ne  conduit pas aux sanctions prévues par la loi, mais à un classement sans suite ;

 – au fait que régulièrement des déclarations médiatiques ou politiciennes annoncent l’imminence d’une légalisation, contribuent ainsi  à la banalisation de la drogue.

La France n’a pas intérêt à copier le mauvais exemple de la légalisation du cannabis donné par d’autres Etats, alors qu’elle est en Europe le tout premier Etat consommateur. Ses réticences, son attentisme, lui donnent le temps d’analyser les conséquences de cette disposition chez ceux qui ont franchi le pas. D’autant qu’une telle légalisation, comme celle qui concerne le tabac et l’alcool, aurait  un caractère irréversible. 

Chaque individu choisit sa vie, sa drogue aussi, et ça ne regarde pas la société

A cette nuance près que nous vivons en société et que chaque individu dans le besoin sait requérir les secours de la collectivité. Il en va ainsi quand son incurie, liée à sa perdition dans la drogue le prive des moyens de sa survie. Notre société a choisi d’être solidaire, de secourir les nécessiteux ; la contrepartie  impose aux individus de ne pas ajouter de demandeurs à la liste des infirmités inévitables (congénitales, ou contractées du fait de maladies ou d’accidents) ; la drogue n’est pas inéluctable et la société doit empêcher ses citoyens d’y succomber.

Si un individu peut disposer du droit de s’autodétruire, il n’a pas celui d’altérer, par un mécanisme épigénétique, la santé physique et mentale des enfants qu’il pourrait concevoir. Or on sait désormais qu’exposer ses gamètes (spermatozoïdes masculins ; ovules féminins)  ou pour la femme enceinte exposer son fœtus au THC du cannabis, imprime des marques épigénétiques qui affecteront durant toute l’existence de l’enfant conçu l’expression de certains de ses gènes, et donc de certains de ses caractères.

Cela pourra se traduire par des malformations, une vulnérabilité à l’autisme, à la schizophrénie, aux toxicomanies à l’adolescence, à des altérations des capacités cognitives ou encore à des dépressions de l’immunité. Ces marques épigénétiques peuvent également avoir des conséquences pour le consommateur lui-même, en accroissant par exemple son appétence pour certaines drogues (support de l’escalade qui est désormais avérée) .
   

-Restaurer l’autorité c’est faire en sorte que la loi  ne soit pas systématiquement transgressée par de nombreux citoyens. Pour y parvenir, loin d’abroger la loi de 1970, il importe de la faire appliquer, sans faiblesse, et de faire taire ses détracteurs, pour le bien commun.

Pour le ministre de l’intérieur (G. Darmanin) « la légalisation du cannabis serait une faute morale » (Août 2021) ajoutons que ce serait aussi une faute sanitaire, sociale et sociétale.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :