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C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Mois

juin 2021

Que peut-on faire pour réduire sa consommation d’alcool ?

Publié le 30/06/2021

Si vous voulez réduire la quantité d’alcool que vous consommez ou arrêter complètement de boire, voici ce qu’il faut faire.

Pressions sociales

La société considère souvent qu’il est socialement inacceptable de ne pas boire d’alcool. Vous serez considéré comme triste si vous choisissez de rester sobre. On vous bombardera de questions comme « Êtes-vous enceinte ? » ou « Êtes-vous alcoolique ? » Il y a même des pressions pour qu’on « se contente d’en prendre un » ou « c’est une occasion spéciale, prenez un verre ».

Bénéfices pour la santé

Réduire votre consommation d’alcool peut avoir d’énormes avantages pour votre santé. Vous dormirez mieux. Vous allez perdre du poids. L’état de votre cœur et de votre foie commencera à s’améliorer. Les relations sociales deviendront encore plus significatives parce qu’elles ne sont pas étroitement liées à l’alcool.

Mesures à prendre

Si vous avez pris la décision de réduire votre consommation d’alcool, voici six suggestions de AF Drinks pour commencer votre voyage.

Pourquoi être « sober curious »

Savoir clairement pourquoi vous le faites aide beaucoup. Si vous comparez les effets d’une bière sur votre corps et le fait de se sentir comme un champion à 6 heures du matin, dire non est facile.

Commencer simplement

Beaucoup de gens utilisent l’alcool pour s’installer dans une situation sociale, mais souvent n’importe quelle boisson fait l’affaire. Essayez de siroter de l’eau gazeuse pendant environ une demi-heure, puis demandez-vous si vous aimeriez boire.

Tester les eaux et les sodas

Tu as déjà été sobre à un mariage ? Essayez et restez ouvert à l’expérience. Vous découvrirez peut-être une toute nouvelle dynamique que vous n’avez jamais vue auparavant.

Ne pas répondre aux questions si vous ne voulez pas

On vous demandera pourquoi vous ne buvez pas, mais vous n’avez pas à répondre. Faites juste un sourire et dites, « Je n’ai pas envie », ou « J’aimerais vraiment ne pas boire en ce moment. »

Parlez en à vos amis

S’ils sont bons, ils vous soutiendront, proposeront des options plus intéressantes et ils vont vous aider à mettre fin aux situations de pressions.

La toxicomanie, un problème de santé publique en pleine expansion

ACTUALITÉS juin 27, 2021 Mise à jour: juin 27, 2021

La toxicomanie, un problème de santé publique qui ne cesse d’augmenter. C’est ce qu’affirment la Fundación de Ayuda contra la Drogadicción (FAD) et l’expert en traitement Xavier Fàbregas, dans le cadre de la Journée mondiale contre les drogues, le 26 juin. Une maladie qui est passée d’une préoccupation majeure à un camouflage parmi les problèmes quotidiens.

Sortir avec des amis, boire quelques verres et rentrer en rampant. « Des choses que nous avons tous vécues à un moment de notre vie », confesse le Dr Xavier Fàbregas, fondateur du Mas Ferriol, un centre spécialisé dans le traitement des addictions et de la santé mentale.

Une consommation de drogues légales, dit Fábregas, qui se fait dans le but de socialiser et de passer un bon moment.

Cependant, lorsque ce but n’est plus de passer du bon temps, mais d’échapper aux problèmes, c’est là que la sonnette d’alarme se déclenche.

Et c’est que l’expression « noyer son chagrin dans l’alcool » n’est pas dite pour rien. Selon l’expert, c’est pour cette raison même qu’une dépendance de ce calibre commence.

« Il faut savoir que ce qui génère la dépendance n’est pas tant la recherche du plaisir que la recherche de la non-douleur. Vous avez des problèmes avec ces substances parce que la consommation est faite pour arrêter la pensée. Pour arriver à ce moment où vous ne ressentez plus rien », précise le Dr Fàbregas.

Selon la Fondation d’aide contre la toxicomanie (FAD), il s’agit de l’un des problèmes de santé publique les plus graves auxquels la société est confrontée.

Se présentant toujours comme un problème de première ligne, la préoccupation de la population à l’égard de la consommation de drogues est passée de la deuxième à la vingtième place, selon les données du Centre de recherche sociologique (CIS).

Table des matières

La consommation de drogues est en hausse dans le monde

Environ 275 millions de personnes ont consommé une drogue au cours de l’année écoulée, soit une augmentation de 22 % depuis 2010. Et plus de 36 millions de personnes ont de graves problèmes de toxicomanie.

Ce sont les données du Rapport mondial sur les drogues 2021 que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié à l’occasion de la Journée mondiale de la drogue.

Pour la directrice générale de la FAD, Beatriz Martín Padura : « Les données inquiétantes fournies par le rapport de l’ONU nous rappellent que la consommation de drogues reste l’un des plus grands problèmes de santé publique auxquels nous sommes confrontés et que nous ne pouvons pas nous en désintéresser. »

La consommation a augmenté en particulier dans les pays en développement en raison de la croissance démographique, de l’arrivée d’une nouvelle génération de drogues synthétiques moins chères, de l’expansion de l’utilisation d’opioïdes tels que le tramadol en Afrique et de la puissance accrue de ces substances, ce qui a entraîné une augmentation de la létalité et des décès par overdose, notamment dans ces pays.

En revanche, en Europe, les décès par overdose avoisinent les 8 500, ce qui est loin des plus de 50 000 décès dus aux opioïdes aux États-Unis.

Les Nations unies prévoient que d’ici à 2030, le nombre de personnes consommant des drogues augmentera de 11 %, ce chiffre pouvant atteindre 40 % dans certains pays africains.

Pour Martín Padura, ces données « doivent nous faire réfléchir à notre responsabilité. En Espagne, nous avons connu une grande crise dans les années 80, mais avec beaucoup d’efforts et de ressources, la situation s’est stabilisée, même s’il s’agit sans aucun doute d’un problème de santé grave ».

« Dans les pays plus défavorisés qui ne disposent pas des mêmes ressources, notamment en Afrique, la drogue est une épidémie qui compromet leurs chances de développement. Il est de la responsabilité mondiale de prendre des mesures de soutien conjointes, notamment des mesures de prévention, pour mettre fin à cette escalade », ajoute-t-il.

Selon les Nations unies, la drogue la plus populaire est le cannabis, avec environ 200 millions de consommateurs, suivi des opioïdes avec 62 millions, et de la cocaïne avec 20 millions.

Les drogues sont moins préoccupantes qu’auparavant

« Il y a beaucoup, beaucoup d’autres choses qui nous préoccupent plus officiellement que le problème de la toxicomanie. Pour la population générale, le chômage, la situation politique, la corruption ou le changement climatique restent des sujets de préoccupation. Des questions qui ont plus d’intérêt public que le problème de la drogue », regrette le Dr Fàbregas.

C’est pourquoi le spécialiste du traitement des dépendances lance un message fort à l’occasion de la Journée mondiale contre la drogue : on peut sortir de la drogue, mais il faut le faire avec un message totalement différent de celui qui a été donné jusqu’à présent, au-delà de l’abstinence.

Lorsqu’on parle de drogues, beaucoup de gens pensent à des choses comme la cocaïne, l’héroïne ou d’autres types de « drogues de synthèse ». Mais le concept va plus loin.

« Les drogues sont des substances qui ont le pouvoir de générer une dépendance. Et nous définirions la dépendance comme l’utilisation de la drogue malgré les conséquences négatives qui l’accompagnent. »

Le spécialiste précise donc que l’alcool, si présent dans notre vie quotidienne, est également considéré comme un type de drogue.

Cependant, elle n’est pas perçue comme un facteur de risque, comme c’est de plus en plus le cas pour des drogues comme le cannabis, car la « culture méditerranéenne s’est installée » dans notre société.

« En Méditerranée, il est normal que nous célébrions tout avec de l’alcool. Baptêmes, communions, mariages… Nous l’avons assimilé à une consommation normale, mais cela ne veut pas dire que, pour d’autres personnes, c’est un très gros problème de santé ».

Suivant cette définition, le Dr Fàbregas précise que les médicaments ou même la malbouffe peuvent également être considérés comme des médicaments.

« Nous savons qu’il y a beaucoup de substances qui sont ajoutées à la malbouffe pour la rendre plus addictive. C’est génial, mais c’est la même chose qui a été faite avec le tabac. Il y a des tonnes d’arômes et de substances qui sont uniquement destinés à rendre cet aliment plus addictif. »

Un autre élément dans une liste sans fin de fronts de bataille à combattre pour parvenir à une société saine.

Les médicaments, quant à eux, peuvent avoir été prescrits, mais ce qui a commencé par une ordonnance peut aussi se terminer par une dépendance, dit-il.

Un motif plus personnel

Selon le Dr Fàbregas, une dépendance est considérée comme n’importe quelle autre maladie, mais avec une caractéristique particulière : c’est la seule dans laquelle le patient fait tout pour se rendre plus malade.

« Avec la pneumonie, on ne se met pas à la fenêtre en hiver pour attraper un mauvais rhume. D’autre part, dans les addictions, il y a ce facteur contradictoire. Vous devez comprendre que l’origine des addictions n’est pas logique ».

Un profil plus jeune

Cet expert prévient que le profil des toxicomanes est de plus en plus jeune. Aujourd’hui, trouver des jeunes de 13 ans en train de fumer avant un cours, explique-t-il, n’est plus choquant.

« Malheureusement, nous constatons que les gens commencent à consommer à un âge très précoce ».

Selon le médecin, l’erreur réside dans le message qui a été lancé sur les drogues, dans lequel prédominent les interdictions et les limitations.

« Il est très difficile d’apprendre avec ces messages négatifs. Il faut faire comprendre aux gens que c’est précisément le côté positif des drogues qui les rend accros. Parce que si l’expérience est très désagréable, personne ne la répétera », dit-il.

« Je pense que ce message qui parlait du toxicomane comme d’un perdant a été très bien reçu. Comme un perdant parce qu’il perdait ces choses importantes dans sa vie de tous les jours. Et que ce que nous devions faire, c’était de les récupérer à nouveau, afin qu’ils servent de compensation à ce renoncement », conclut-il.

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La Birmanie brûle pour un demi-milliard de dollars de drogue

Les autorités birmanes ont fait brûler samedi pour plus d’un demi-milliard de dollars d’opium, d’héroïne, de méthamphétamine et autres drogues, saisis par la police.

Des pompiers passent devant un tas de drogues illégales incendié par les autorités birmanes pour marquer la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, à Yangon, Myanmar, le 26 juin 2021. | NYEIN CHAN NAING / EPA/MAXPPP

Les autorités birmanes ont fait brûler samedi pour plus d’un demi-milliard de dollars d’opium, d’héroïne, de méthamphétamine et autres drogues, saisis par la police, comme avertissement aux trafiquants qui semblent avoir appris à contourner les restrictions de voyage dues au Covid et ont repris leur trafic.

Un grand nuage noir

À Rangoun, les journalistes ont pu voir un tas énorme de sacs de cannabis, à côté d’autres remplis de petites pilules roses, et de tables pleines d’héroïne et autres drogues diverses, avant que les autorités n’y mettent le feu, envoyant dans le quartier un grand nuage noir.

Des opérations similaires ont eu lieu aussi dans les villes de Mandalay et Taunggyi, dans l’État Shan, brûlant pour 668 millions de dollars de drogues, dont 224 millions de comprimés de méthamphétamine, a précisé la police.

Cette opération avait lieu à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue.

Marché en expansion

En dépit des restrictions dues au Covid, on a observé récemment « une augmentation constante du marché de la méthamphétamine en Asie de l’est et du sud-est », avait souligné l’ONU, qui ajoutait craindre que cela n’augmente encore avec les difficultés actuelles de la Birmanie.

Toujours selon l’ONU, l’État Shan, en Birmanie, reste la principale source de cette drogue, qui est souvent envoyée vers les marchés étrangers tels l’Australie et le Japon sous sa forme cristalisée, plus puissante.

Cet État fait partie du Triangle d’Or, à la frontière de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande, centre depuis des décennies de la production de drogue en Asie du sud-est.

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Maged1, le gène qui pourrait nous sauver des addictions

On en reparle ….

Une nouvelle piste génétique vient d’être découverte

En Europe, la dépendance aux drogues touche 15,5 millions de personnes pour un coût annuel avoisinant les 66 milliards d’euros. Améliorer la prévention et les traitements de ces dépendances, c’est aussi comprendre les mécanismes par lesquels les drogues agissent sur le cerveau. Par exemple, le fait qu’elles provoquent une augmentation artificielle de dopamine, un neurotransmetteur. L’effet se retrouve chez tous les animaux qu’il a été possible d’étudier, de la mouche à l’humain.

Cette libération de dopamine se joue dans une région du cerveau, le striatum ventral ou noyau accumbens, directement impliquée dans les processus de récompense et de renforcement. L’excès de dopamine induit des changements neurologiques à long-terme, l’infrastructure des processus d’addiction.

C’est dans ce contexte qu’Alban de Kerchove d’Exaerde et son équipe de la Faculté de Médecine de l’Université libre de Bruxelles viennent de mettre en évidence le rôle majeur d’un gène, Maged1Leur étude a été publiée le 12 juillet dans la revue scientifique EMBO Reports. Les chercheurs y démontrent in vivo, à l’aide de souris transgéniques, que l’inactivation de Maged1 rend les bestioles totalement insensibles aux différents effets de la cocaïne. De même, la libération de dopamine due à la prise de cocaïne est fortement diminuée et les rongeurs testés ne présentent aucune réaction ou comportement addictif, ceux-là mêmes habituellement observés après l’administration de cocaïne.

Ensuite, les chercheurs ont voulu comprendre à quel endroit du cerveau le rôle de Maged1 était le plus crucial. Grâce à des inactivations dans des régions du cerveau ou des populations neuronales précises, ils allaient montrer que Maged1 contrôle la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Un processus qui ne se passe pas dans les neurones libérant la dopamine, mais par l’intermédiaire des neurones du cortex préfrontal, que l’on sait aussi jouer un rôle très important dans la dépendance aux drogues. Le cortex préfrontal est ainsi suspecté de moduler l’inhibition ou la régulation des émotions. Ceci expliquerait certains symptômes de la dépendance à la cocaïne, dont la perte de contrôle et une capacité décisionnelle amoindrie.

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9 idées reçues sur l’alcool dont il est temps de se défaire

© Getty Images1/9 – La bière, ça désaltère


Faux. C’est une impression uniquement. La bière ne désaltère pas. Elle contient de l’éthanol, une molécule qui déshydrate en favorisant l’élimination de l’eau dans le corps. Il n’y a que l’eau qui déshydrate…© Getty Images/EyeEm2/9 –

 Le vin est meilleur pour la santé que le whisky
Faux. On a parfois l’impression que parce que la boisson est moins forte au goût, moins concentrée en degrés d’alcool, elle est moins « mauvaise ». Mais c’est faux. Toutes les boissons contiennent de l’éthanol, et c’est dangereux dans tous les cas. D’autre part, un verre de vin (10cl), équivaut à un verre de pastis (2,5cl), à un verre de whisky (2,5cl), à un demi de bière (25cl)…© Getty Images/Westend613/9 – 

Nous ne sommes tous égaux face à l’alcool
Vrai. Les hommes supportent mieux l’alcool que les femmes. Encore une injustice liée au genre ? En tout cas, pour la même dose d’alcool ingérée, le taux d’alcool dans le sang sera moins élevé chez un homme que chez une femme. En cause ? La corpulence globalement moins élevée des femmes. Le corps des femmes comporte en général moins d’eau et plus de graisse que celui des hommes, donc l’alcool a moins de liquide pour se répartir. Le foie des femmes met plus de temps à éliminer l’alcool.© Shutterstock4/9 – 

L’alcool rend plus fort
Faux. Les calories de l’alcool n’apportent aucune énergie. Ce sont tout simplement des calories « vides » car elles ne fournissent ni vitamines, ni sels minéraux, ni protéines…© Getty Images5/9 – L’alcool fait grossir
Vrai. L’alcool est très calorique. Quel qu’il soit. L’alcool pur correspond à 7 calories par grammes. Rien que dans un verre de whisky (3cl), il y a 70 calories.  En plus, l’alcool favorise le stockage des graisses. Le ventre à bière, ce n’est pas un mythe !© Getty Images6/9 – 

L’alcool, ça réchauffe
Faux. L’alcool donne l’impression d’être réchauffé. C’est parce que vos vaisseaux sanguins se dilatent sous la peau que vous avez l’impression d’avoir chaud. Mais en réalité, c’est l’inverse qui se produit : votre température interne baisse. Attention alors, car vous devenez plus vulnérable à la température extérieure.© Getty Images7/9 – 

Une cuite de temps en temps, ce n’est pas grave
Faux. Effectivement, ce n’est pas avec une cuite occasionnelle que vous allez automatiquement devenir dépendant. Mais… une consommation d’alcool excessive désinhibe, et met, de fait en danger. Par ailleurs, vous risquez d’être malade, de vous blesser accidentellement, de ne pas voir vos limites et de faire un coma éthylique… Sans parler des simples maux de tête du lendemain.© Getty Images/EyeEm8/9 – Faire du sport aide à éliminer l’alcool plus vite
Faux. Le seul remède pour éliminer l’alcool, c’est la patience. Il n’existe aucun moyen de dessoûler à vitesse grand V. Pour éliminer un verre d’alcool, il faut attendre 1h30.© Getty Images9/9 – 

En petite quantité, l’alcool n’est pas mauvais pour la santé
Faux. Dès le premier verre, l’alcool est néfaste. Par définition, compte tenu de ce qu’il demande comme effort au corps pour le digérer, il ne peut pas être « bon ».  Des études ont prouvé que dès le premier verre consommé, les risques de développer un cancer augmentent.  Le maximum recommandé est de 2 verres par jour, pas tous les jours. Plus on consomme, et plus les risques augmentent.

[DIAPORAMA] Certains alcools « moins pires » que d’autres, un verre de whisky qui « donne des forces », la bière qui désaltère… les idées reçues sur l’alcool sont nombreuses mais rarement vraies. On fait le point avec les médecins addictologues d’Alcool-info service.

Les Français ont davantage bu en confinement, et depuis le déconfinement, le beau temps et la ré-ouverture des terrasses, l’apéro est devenu une religion… Mais l’alcool est l’ennemi de la santé, ne l’oublions pas ! Voici des idées reçues sur l’alcool, expliquées par Alcool Info Service, dont il est grand temps de se défaire.

10 idées de boissons sans alcool

L’ALCOOL EST MAUVAIS DÈS LE PREMIER VERRE

« Oh ça va, un verre d’alcool n’a jamais tué personne… » Cette phrase que l’on a tous entendu, et qui dédramatise la consommation d’alcool nécessite d’être explicitée. D’abord, l’alcool, même consommé en petite quantité est mauvais pour la santé. Ensuite, « une cuite de temps en temps » peut poser problème. Pas forcément en terme de dépendance, mais simplement d’effets secondaires : l’alcool désinhibe, rend vulnérable, rend malade aussi…

« Oui mais moi ça va, je ne bois que du vin« . Un verre de vin n’est pas « meilleur » pour la santé qu’un verre de whisky… De la même manière que la « bière qui désaltère » est un mythe. D’autre part, le vin (comme tous les alcools !) est calorique et a tendance à entraîner un stockage des graisses. Le « ventre à bière » n’est pas un mythe.

QU’EST-CE QU’ON, BOIT QUAND ON VEUT ÉVITER L’ALCOOL ?

« L’alcool n’apporte rien : ni vitamines, ni fibres, ni minéraux, ni protéines, ni bonnes graisses, ni sucres intéressants. Ce ne sont que des calories, rappelle Tiffany-Skye Varenne, diététicienne-nutritionniste à Nantes. Sans alcool, on a les yeux en face des trous, on fait des choix conscients, on maintient une bonne santé sur le long terme et on régule son poids. » Alors que boire pour avoir l’impression de participer à la fête ? Chaque option a ses avantages et inconvénients.

>> Une eau aromatisée. C’est un excellent choix, car ces boissons contiennent zéro calories et zéro sucre. Dans tous les cas, on préfère des préparations à base d’eau plate ou gazeuse plutôt que de soda ou de limonade. « Une menthe à l’eau, qui ne compte que 24 calories par verre, est plus intéressante qu’un diabolo menthe (où de la limonade est utilisée à la place de l’eau), pouvant aller jusqu’à 90 calories et 30 g de sucre », explique Tiffany-Skye Varenne.

>> Un jus de fruit. Attention, les jus ne sont pas tous égaux : comptez 110 calories pour un verre de 25 cl de jus d’orange pressé, 57 calories pour le jus de tomates et environ 135 calories pour un nectar d’abricots. « Les fibres des légumes se perdent au moment de l’extraction, mais ces jus restent moins sucrés que ceux à base de fruits », suggère Laurianne Chignard Henneveu, diététicienne nutritionniste à Nantes. Méfiez-vous cependant des compositions : certains « green juices » contiennent certes quelques pourcentages d’épinards ou de concombre, mais sont souvent faits avec une majorité de jus de pomme ou de raisin, et sont donc aussi sucrés qu’un jus de fruits. Pour un choix vraiment minceur, on opte pour des jus 100 % légumes avec une base de concombre (très aqueux), agrémentée de menthe, de fenouil ou d’épinard pour donner du goût.

>> Une bière sans alcool. Elle contient environ 30 % de sucre en moins que sa version alcoolisée, « mais aussi du magnésium, du potassium et des vitamines du groupe B », précise Laurianne Chignard Henneveu. Une bouteille de 25 cl à 27 Cal. pour 100 cl apporte 68 calories : il s’agit d’une alternative intéressante, notamment si vos collègues ont tous une bière à la main le vendredi soir. Surtout quand on sait qu’une bière classique contient environ 190 Cal. et 12 g de glucides par pinte, et jusqu’à 282 Cal. et 28 g de glucides lorsqu’elle est aromatisée à la tequila.

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LES ACHATS DE DROGUE EN FRANCE ONT BATTU UN NOUVEAU RECORD L’ANNÉE DERNIÈRE

L’Insee estime que les consommateurs de drogue ont consacré 4,2 milliards d’euros à l’achat de cannabis, cocaïne, héroïne etc… Soit 7% de plus qu’en 2019.

La crise sanitaire a visiblement favorisé la consommation de produits stupéfiants. C’est en tout cas ce que constate l’Insee dans son évaluation annuelle des dépenses des Français, marquée en 2020 par une forte baisse. Selon l’institut national de la statistique, les consommateurs de drogue ont consacré 4,2 milliards d’euros à l’achat de cannabiscocaïnehéroïnecrack et diverses drogues de synthèse, à l’exception des médicaments dont l’usage est détourné. C’est quasiment 7% de plus qu’en 2019.

Les achats de produits stupéfiants connaissent d’après l’Insee une croissance plus soutenue depuis 2016. Progression du nombre des toxicomanes, augmentation du nombre des usagers occasionnels, offre de plus en plus diversifiée… Les raisons expliquant cette croissance importante sont par nature multiples. Mais le constat est là, entre 2009 (2,08 milliards d’euros) et 2020, les ventes de produits stupéfiants aux consommateurs ont doublé.

Les achats de livres devancés par les produits stupéfiants

Ces données chiffrées doivent être relativisées dans la mesure où elle repose sur une estimation. Mais l’évaluation réalisée par l’Insee, qui repose sur le croisement de données multiples (études auprès des consommateurs potentiels de drogues, de leur pratique, évolution des prix…) donne une idée fiable de la croissance des ventes, si ce n’est de son niveau précis. Niveau qui, sur le papier, aurait par exemple dépassé en 2020, le marché du livre, dont les ventes aux ménages ont atteint 3,75 milliards d’euros l’an passé.

Plus largement, l’Insee estime à 51,5 milliards d’euros les dépenses sur l’année 2020 des Français en produits dont les professionnels de santé soulignent le fort potentiel addictif: boissons alcoolisées, tabac et drogues. A eux seuls, ils concentrent 8% des dépenses des ménages, soit autant que le poste « éclairage et chauffage ».

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Pourquoi le cannabis surdosé pose problème : les explications des soignants d’Esquirol à Limoges

Pourquoi le cannabis surdosé pose problème : les explications des soignants d'Esquirol à Limoges

Les joints ne sont plus ce qu’ils étaient © Thierry LINDAUER

Le cannabis d’aujourd’hui contient un dosage en THC qui le rend plus addictif qu’avant. 

Ce n’est plus le cannabis de papa, celui des années 70. Le produit préféré des Français après l’alcool et la cigarette est aujourd’hui bien plus dosé en THC, le tétrahydrocannabinol qui est la molécule à l’origine de ses effets psychotropes. Avec des conséquences importantes sur les consommateurs.

« Dans les années 75, le taux de THC dans la résine tournait autour de 2 à 5 % confirme Pascal Nequier, infirmier au Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CAPSA) Bobillot, qui dépend de l’hôpital Esquirol à Limoges. Aujourd’hui, on arrive à des taux de 28 % en moyenne. »

La police scientifique a même détecté des taux dépassant les 50 % dans du cannabis présenté sous une forme différente, le butane hash oil, une technique qui consiste à extraire du cannabis, à l’aide de gaz butane, une huile très pure.

Un effet plus massif

Cette nouvelle offre des trafiquants, qui est aussi rendue possible par une sélection plus fine des graines lors de la production, crée la demande de produits plus puissants, et y répond. « Plus le cannabis est chargé en THC, plus l’effet obtenu est massif. Cela signifie que les consommateurs ont besoin de « se défoncer » de manière plus importante » explique Pascal Néquier.

En matière d’effets, le docteur Catherine Chevalier, médecin responsable du CAPSA Bobillot, constate que « plus le pourcentage en THC augmente, plus il y aura d’effets anesthésiants, déconnectant de la réalité ».

« C’est comme si on consomme un verre de cidre et la même quantité en vodka, ce n’est pas le même effet »

DOCTEUR CATHERINE CHEVALIER

L’image du cannabis est pourtant restée la même : « Les gens de 50 ou 60 ans qui en parlent sont restés sur ce qu’était le cannabis quand ils étaient jeunes, confirme le docteur Chevalier. Mais ce n’est pas par hasard que nous avons beaucoup plus de gens dépendants au cannabis aujourd’hui que dans les années 70 ou 80. » La praticienne estime à « au moins 15 % » le nombre de consommateurs qui sont aujourd’hui dépendants du cannabis.

Le nombre de personnes citant le cannabis comme le produit leur posant le plus de problèmes dans les CAPSA a progressé de 55 % entre 2010 et 2016. La problématique est particulièrement inquiétante chez les jeunes. Quatre sur 10 ont expérimenté le cannabis à l’âge de 17 ans (source OFDT), et 7,2 % en consommeraient régulièrement au même âge.

Inquiétude pour les jeunes

Ce chiffre inquiète le docteur Chevalier car « le problème de ces produits fortement dosés, chez les très jeunes, c’est qu’ils ont des effets sur l’apprentissage, sur la mémoire immédiate, sur la gestion des émotions ». En matière de conduite des véhicules, ces forts pourcentages de THC induisent un retard d’appréhension du danger, des temps de réaction diminués, une vision perturbée.

Particularité française, la forte consommation de cannabis sous forme de résine ajoute une toxicité pulmonaire aux effets délétères de la consommation. « Et concernant les fumeurs qui prennent un peu d’âge, ajoute le docteur Chevalier, les études ont montré un lien entre la consommation de cannabis et les accidents vasculaires. Notre population de patients vieillit, et nous avons observé plusieurs cas d’accidents vasculaires. »

Le travail des soignants pour aider les personnes dépendantes à s’en sortir est compliqué par ce cannabis du XXIe siècle. Non pas par le taux de concentration en lui-même, mais par ce qu’il induit. « Les problématiques restent les mêmes, mais quelqu’un qui va commencer à toucher à des concentrations plus élevées de THC va avoir envie d’effets massifs. Soit il achète du cannabis plus concentré et le prix est plus élevé, soit la concentration est moindre et dans ce cas, il va en consommer plus. »

« Plus le produit coûte cher, plus le besoin d’en revendre est important pour pouvoir payer sa consommation. »

PASCAL NÉQUIER, INFIRMIER

Au-delà des conséquences physiques et psychiques, il y a les conséquences matérielles : la perte de points sur le permis, la perte du permis, la perte d’emploi, l’obligation de revendre ses biens, les dettes… « Et même quand nous travaillons sur le sevrage, la réinsertion sociale, la réponse judiciaire arrive parfois quatre ans après. On paye l’addition à ce moment-là, alors qu’on est parfois réinséré, et on repart sur des problématiques sociales. En matière d’addiction, la problématique, c’est la rechute, créée souvent par une instabilité sociale ou émotionnelle, pas forcément par le produit. »

Question sevrage, le cannabis est considéré comme une drogue lente. « Quand on est un consommateur régulier, on peut avoir du cannabis dans le corps 30 à 40 jours après la consommation, explique le docteur Chevalier. Le sevrage dépend de la quantité que l’on consomme, mais aussi du problème qui est caché derrière. Si vous arrêtez la molécule sans prendre en charge les troubles anxieux, le stress post-traumatique, ça n’aboutit pas. »

La cocaïne monte en flèche


« La consommation de cocaïne est en grande augmentation à Limoges ces dernières années. » Ce constat du docteur Chevalier corrobore une donnée nationale, avec cette particularité, selon la spécialiste, que « nous sommes sur une zone où nous avons une consommation importante, en comparaison avec d’autres régions ».

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) confirme qu’une récente baisse des prix a rendu plus accessible cette drogue, qui se négocie à environ 60 à 80 € le gramme. Elle est même vendue « à 0,1 gramme, au prix d’un ticket resto » selon l’OFDT. « C’est le produit qui nous pose le plus de soucis actuellement, s’inquiète le docteur Chevalier. Nos consultations nous montrent que de plus en plus de gens sont en difficulté avec la cocaïne, qui touche tous les milieux sociaux. »

La consommation de cocaïne s’est simplifié. « Aujourd’hui les gens la « basent », explique le docteur Chevalier, c’est-à-dire qu’ils la fument sous forme de crack. » Pour la rendre fumable, il est nécessaire d’y ajouter de l’ammoniaque ou du bicarbonate de soude. La consommation ainsi facilitée accélère plus encore « une dépendance psychique et physique qui fait que l’on est obligé d’augmenter très rapidement les consommations, pointe le médecin limougeaud. Du coup, les gens se retrouvent dans de graves difficultés pour arrêter. »

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Contre l’alcool au volant pendant l’Euro, ce spot belge est redoutable

Dans ce clip de prévention, un homme ultra-riche a fait fortune en pariant sur la mort des jeunes tués sur la route.

BELGIQUE – Limiter le nombre de morts sur la route, à tout prix. Pendant l’Euro, les Belges s’engagent pour réduire les risques d’accident au volant. Comme vous pouvez le voir dans le spot publicitaire ci-dessusBruxelles Mobilité, l’équivalent de la Sécurité routière en Belgique, s’attaque à la conduite sous influence. Leur dernière campagne très second degré détourne les codes des paris sportifs pour cibler les jeunes. Et rappeler que, quel que soit le moyen de déplacement, la conduite sous l’emprise de drogue ou d’alcool peut être mortelle.

Selon le service public régional de la capitale belge, l’alcool et les drogues jouent un rôle dans 13% des accidents graves -c’est-à-dire avec des morts et blessés graves- à Bruxelles. L’usage de certaines substances constitue une “tendance” problématique. Ainsi, on apprend qu’en 2020, 14% des conducteurs bruxellois de moins de 34 ans affirmaient par exemple inhaler au moins une fois par mois du gaz hilarant avant de prendre la voiture. 

L’euphorie du déconfinement, la période de l’Euro et la popularité des Diables rouges renforcent les craintes d’une conduite à risque dans la capitale belge. Avec ce spot de prévention volontairement cynique, Bruxelles Mobilité espère marquer les esprits.

En France, un spot avec Philippe Etchebest

En France, la réouverture des terrasses avait suscité les mêmes inquiétudes. La Sécurité routière s’est offert un clip avec le célèbre cuisinier et juré de “Top Chef” Philippe Etchebest. Tout est bon pour inciter les jeunes à ne pas prendre le volant après avoir consommé de l’alcool. 

Pour rappel, dans l’Hexagone, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang supérieur ou égal à 0,5 g/l de sang (ou 0,2 g/l si vous avez un permis probatoire). Le taux d’alcool maximal autorisé est de 0,5 g/l de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.

Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne, explique la Sécurité routière sur son site. Ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé, du degré de fatigue ou de stress, mais aussi en lien avec le tabagisme ou simplement avec les caractéristiques physiques de la personne: pour les plus minces, chaque verre peut représenter un taux d’alcool de 0,30 g.

Source

Salles de shoot : le bilan vient de sortir

Jean Costentin 16 juin 2021 3 minutes de lecture

L’évaluation du fonctionnement des « salles de consommation à moindre risque », ou salles de shoot (SdS), de Paris et de Strasbourg intervient après six ans.

Aucun interviewé par les médias ne requiert leur fermeture ; au contraire, plusieurs propositions : les pérenniser en les multipliant ; en dédier au crack (forme fumée de la cocaïne) pour « la colline du crack » (porte de la Chapelle) et du « stalincrack » (rue de Stalingrad).

Notre CNPERT, non interrogé, demande :


– d’agir en amont pour tarir l’accès à ces drogues ;
– une assistance aux toxicomanes en nature, excluant les allocations en argent liquide permettant d’acheter ces drogues ;
– le traitement médical des victimes des toxicomanes en milieu spécialisé fermé, la Justice prononçant l’injonction de soins ;
– l’instauration d’une rupture avec le comportement injecteur. Sans rejeter le sevrage sans substitution, qui a donné de bons résultats, une substitution de l’héroïne par la méthadone (per os) ou la buprénorphine (sublinguale), à doses dégressives, visera l’abstinence (oubliée), pour restaurer un certain équilibre psychologique et une réinsertion sociale.

Loin d’une stratégie médicale humaniste et sanitaire, prévalent : interdiction d’interdire, renoncement, fatalisme, démagogie, satisfaction des pulsions toxicophiles, investissements sans retour pour l’Homme et pour la société.

Loin de prendre « les manettes du toxicomane » avant qu’il puisse s’en ressaisir, on lui autorise l’interdit, on adoucit ses injections, éliminant leur caractère dissuasif contribuant au ressaisissement. Une supervision médicale rassurante incite à « forcer » sur la dose, les overdoses plus nombreuses ne sont pas létales, étant rattrapées à temps par l’hôpital tout proche.
Sans ces SdS, par la libre disposition des seringues et l’information des toxicomanes, l’injection de drogues n’est plus responsable de contamination par le VIH ou les hépatites. La naloxone (antagoniste de l’héroïne), administrable en tous lieux et par quiconque, pallie une surdose de morphinique. Ainsi disparaissent les justifications invoquées pour la création des SdS.

Des médecins surveillent des individus s’injectant des drogues impures, aux doses inconnues (coupages), en solutions ni stériles ni apyrogènes. Ils les laissent ressortir dans des états où ils peuvent se livrer à diverses exactions. J’ai vu dans le quartier de Lariboisière un gaillard faisant de l’exhibitionnisme et un autre déféquant au milieu d’un trottoir… Interpellés, ils ne pourront rendre responsables les médecins qui les ont mis dans ce triste état, puisqu’on leur a fait signer un document les dédouanant de toute responsabilité.

Pour un bilan positif, on interroge leurs personnels médicaux qui ne tarissent pas d’éloges (sauvegarde des emplois oblige) et on demande la caution de l’Institut national des sciences et de la recherche médicale (INSERM) qui se prononce en leur faveur. Dans son « bilan », on ne trouve pas le nombre de ces pauvres hères ayant été détournés de leurs démons. L’INSERM se fourvoie dans des problèmes sociétaux, comme il l’a fait autrefois pour des instances qui voulaient légaliser le cannabis. N’ayant pas été suivis, les drames subséquents sont moins nombreux. Sur le cannabis, il serait dans son rôle d’expliquer aux citoyens ses effets épigénétiques, mettant en garde ceux en âge de procréer des risques pour leur progéniture.

Les riverains de la « SdS » parisienne estiment leur quartier sinistré. Le rapport répond que les seringues abandonnées y sont moins abondantes. Des éboueurs traquant ces seringues coûteraient moins que ces dispendieuses SdS…

Les défenseurs de ces SdS requièrent aussi la légalisation de toutes les drogues, recrutant par avance de futurs utilisateurs pour ces SdS.

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