Drogues de synthèse, alcool, cocaïne, herbe…, les pratiques des Français s’européanisent

Photo non datée distribuée par la douane française relative à la saisie en décembre 2008 de plus de quatre tonnes de pseudoéphédrine, une substance permettant de fabriquer des drogues de synthèse.
Photo non datée distribuée par la douane française relative à la saisie en décembre 2008 de plus de quatre tonnes de pseudoéphédrine, une substance permettant de fabriquer des drogues de synthèse. | AFP

La moitié des jeunes de 17 ans déclarent avoir bu au moins cinq verres en une même occasion au cours du dernier mois. Ce phénomène, que les Français appellent les « alcoolisations ponctuelles importantes » (API), et les Anglo-saxons le « binge drinking », s’est développé dans l’Hexagone depuis 2005. C’est un indice parmi d’autres d’une France qui s’européanise en matière d’addiction. Pour beaucoup sous l’impulsion des jeunes.

Progressivement, les Français se sont éloignés du modèle de consommation latin du verre de vin quotidien et se sont rapprochés des pratiques des Anglais ou des Suédois, pour constituer un modèle mixte. Ces derniers consomment plus ponctuellement (le week-end), mais en plus grande quantité. Résultat, la France n’est plus championne de la consommation par habitant, comme dans les années 1960, et se situe dans une position moyenne en Europe. Mais il n’y a pas là de quoi trop se réjouir, car sans les pays d’Europe centrale et orientale qui affichent des niveaux d’usages supérieurs, elle figurerait parmi les gros consommateurs.

« UNE NOUVELLE SUBSTANCE IDENTIFIÉE PAR MOIS »

« La tendance est à l’uniformisation des consommations de drogues dans les différents pays européens. La France s’y inscrit aussi », constate Christophe Palle, responsable scientifique de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). L’organisme publie, mardi 28 mai, Drogues etaddictions, données essentielles, un panorama de la décennie passée en matière de consommation, dommages, saisies, soins… Autant de diagnostics dont Lire la suite

Paris : la salle de shoot ouvrira boulevard de la Chapelle (Le Figaro)

INFO LE FIGARO- Une convention doit être signée dans les prochains jours entre la SNCF et la Mairie de Paris.

Après plusieurs mois d’études, un accord a été trouvé entre la Mairie de Paris et la SNCF sur le lieu d’implantation de la salle de shoot, pour lequel plusieurs sites étaient à l’étude autour de la gare du Nord. Une convention d’occupation d’une durée de trois ans pour cette salle de consommation de drogues à moindre risque doit être signée dans les prochains jours entre l’entreprise publique et la Ville. Il s’agit d’une emprise située au niveau du 39, boulevard de la Chapelle (Xe), en aplomb du pont qui traverse les voies ferrées. Pour y accéder, un passage, pour le moment réservé à la SNCF, descend du côté est du pont – près du métro La Chapelle – vers le sud. Un Algeco existe déjà à cet endroit. Lire la suite

« Drogues et addictions, données essentielles »

Un outil précieux pour l’élaboration du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives

28/05/13

Sortie de l’ouvrage « Drogues et addictions, données essentielles », publié par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Élément majeur du diagnostic pour le plan gouvernemental qui présentera prochainement la MILDT, ce document met en perspective les prévalences de consommations concernant le tabac, l’alcool et les drogues illicites. Il évoque également les nouveaux défis auxquels répondra le plan gouvernemental (nouvelles drogues de synthèse, alcoolisation des jeunes, nouveaux profils de consommateurs, culture d’herbe de cannabis, achats de substances sur Internet).

Il met aussi l’accent sur certaines consommations problématiques des jeunes, cible prioritaire du prochain plan, en indiquant que chez eux les alcoolisations ponctuelles importantes sont en hausse notamment chez les jeunes femmes, mais  aussi que 14% des  18-25 ans  sont des  buveurs à risque chroniques, (entre 3 et 7 verres par jour), contre  9% de la population générale. Par ailleurs, 18% des jeunes de 17 ans qui ont consommé du cannabis au cours de l’année présentent un risque élevé d’usage problématique voire de dépendance ce qui représente 5% des adolescents de cette tranche d’âge. Lire la suite

Alcool, tabac, drogue. L’addiction, un mal français

  • De nouveaux comportements d’alcoolisation ponctuelle se développent chez les jeunes d’après l’OFDT.

Hyperalcoolisation ponctuelle chez les jeunes, consommation de cannabis la plus élevée d’Europe, usage du tabac qui fléchit peu : l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publie un rapport pessimiste sur les addictions en France.

Le tabac et l’alcool restent les deux substances les plus consommées en France, avec 13,4 millions des 11-75 ans fumant quotidiennement, et 8,8 millions buvant de l’alcool plus de dix fois par mois. Lire la suite

Cannabis: de la légalisation à la tolérance zéro, comment sortir de la contradiction? (Médiapart)

20 mai 2013 Par ROMAIN MIELLE

La lutte contre la consommation et le trafic de cannabis est aujourd’hui une des priorités de notre société. En effet, plus de la moitié des jeunes affirment, selon les chiffres officiels, en avoir déjà fumé lorsqu’ils atteignent leur majorité, ce qui fait de la France le premier pays consommateur de cannabis au monde. Face à cette contradiction, apportons un regard nouveau sur les politiques de lutte contre cette drogue, en analysant les conséquences des différentes propositions sur le « marché du shit », principalement du point de vue de l’offre de drogue.

La première question à se poser est « qu’est-ce qui pousse certaines personnes à vendre du cannabis, et qui sont ces personnes? ». Car l’erreur des politiques actuelles est de considérer le trafic de cannabis comme un problème en soi, alors qu’il n’est que la conséquence d’un autre problème, plus large. En revanche, la consommation de cannabis est bien le problème, qu’il faut résoudre avec intelligence et discernement.

L’illicite : une fatalité ? Lire la suite

Maroc : La police resserre l’étau sur les trafiquants de drogue

Les services de police du Grand Casablanca resserrent l’étau sur les trafiquants de drogue. Le dernier coup de filet a eu lieu à Mohammedia. Les éléments de la Police judiciaire de la ville y ont saisi 38 kg de «chira» (résine de cannabis). Selon des sources policières, cette opération a permis l’arrestation de quatre personnes, dont deux femmes. Mustapha Sabri, chef du service de la PJ de Mohammedia, a précisé que cette saisie est le résultat d’investigations minutieuses. Après avoir douté des comportements de certaines personnes, les éléments de la police les ont surveillés discrètement.

Ils ont commencé par arrêter le conducteur d’une voiture roulant sans permis. La fouille du véhicule a conduit la police Lire la suite