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Consommer régulièrement du Cannabis augmente les risques d’infarctus

Par Lionel Durel,  publié le 12 mai 2022 

Illustration. Une saisie de cannabis.

Illustration. Une saisie de cannabis. Love Silhouette / Shuttertsock.com

Les chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis) confirment après de nouvelles études que fumer du cannabis ou de la marijuana était dangereux pour la santé.

Rappelons avant toute chose que le cannabis n’est pas légal en France. Il est considéré comme un produit illicite, classé stupéfiant au niveau international.

Deux fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde

L’an passé déjà, une étude canadienne prouvait que le cannabis était très néfaste pour le cœur et que sa consommation régulière avait des conséquences cardiovasculaires lourdes. L’étude avait porté sur 33 000 jeunes adultes âgés entre 18 et 34 ans et montrait que les adultes de moins de 45 ans ayant récemment consommé du cannabis ont deux fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde, par rapport à ceux qui n’en consomment jamais. La consommation de cannabis peut accélérer la fréquence cardiaque au repos, dilater les vaisseaux sanguins et… possiblement entraîner le syndrome du cœur brisé.

Un effet néfaste significatif sur le système cardiovasculaire

Une autre étude plus récente* des chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis) montre que les personnes fumant du cannabis au moins une fois par mois auraient un risque accru de faire un infarctus précoce, c’est-à-dire avant l’âge de 50 ans : “Le cannabis a un effet néfaste significatif sur le système cardiovasculaire. Ce n’est pas une drogue bénigne. Nos études sur les cellules humaines ainsi que chez les souris décrivent clairement comment l’exposition au THC déclenche une cascade moléculaire dommageable dans les vaisseaux sanguins“, précise les auteurs.

Plus de 400 composantes chimiques

N’oublions pas que le cannabis est une plante très complexe, qui contient plus de 400 composantes chimiques. Aux États-Unis, où l’usage médical de la marijuana est légal dans 28 états, de plus en plus de jeunes hommes en bonne santé vont à l’urgence en raison de crises cardiaques qui semblent être associées à l’usage récent du cannabis.

* Les chercheurs ont analysé les données génétiques et médicales d’environ 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans provenant de la UK Biobank.

Parution de l’ouvrage «Le cannabis et (pas) moi»

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Les éditions Hygée des Presses de l’EHESP, en partenariat avec la MILDECA, publient « Le cannabis et (pas) moi – L’essentiel pour m’informer et me protéger », un ouvrage pratique à destination des + de 13 ans et de leur entourage.

Après une première collaboration pour l’ouvrage « Les écrans et moi », la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) vous proposent ce nouvel opus « Le cannabis et (pas) moi. Cet ouvrage aux illustrations drôles et modernes propose aux jeunes de 13 ans et plus des réponses simples et des recommandations efficaces pour connaître les effets du cannabis sur la santé, comprendre les risques comme le « bad trip » et la possibilité de dépendance ainsi que les sanctions encourues en cas de possession de cannabis.

Grâce aux explications et conseils de l’addictologue Hélène Donnadieu-Rigole (Chef du service addictologie au CHU de Montpellier), ce livre répondra aux interrogations des jeunes en leur donnant de bonnes raisons de ne pas commencer à fumer ou de l’aide pour arrêter.

Dans cet ouvrage illustré, la journaliste Sophie Bordet-Petillon et Hélène Donnadieu-Rigole répondent à 12 idées reçues : le cannabis est une drogue douce, ce n’est pas dangereux / Le cannabis, c’est de l’herbe, c’est naturel / Fumer un joint est moins dangereux que de fumer du tabac, etc.
L’objectif ? Décrypter scientifiquement ces affirmations à travers des chiffres, des recommandations, afin de responsabiliser les jeunes en les rendant acteurs de leur santé.

Par Sophie Bordet-Petillon et Hélène Donnadieu-Rigole
Illustrations de Clémence Lallemand
En librairie le 12 mai 2022 et disponible dès maintenant sur presses.ehesp.fr

Cannabis : une consommation régulière augmente le risque d’infarctus avant 50 ans

Les personnes qui fument du cannabis au moins une fois par mois auraient un risque accru de faire un infarctus précoce, c’est-à-dire avant l’âge de 50 ans.

« La marijuana a un effet néfaste significatif sur le système cardiovasculaire » viennent confirmer les chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis). « Ce n’est pas une drogue bénigne. Nos études sur les cellules humaines ainsi que chez les souris décrivent clairement comment l’exposition au THC déclenche une cascade moléculaire dommageable dans les vaisseaux sanguins ».

Les chercheurs ont analysé les données génétiques et médicales d’environ 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans provenant de la UK Biobank. Près de 35 000 participants ont déclaré avoir fumé du cannabis  et environ 11 000 d’entre eux en fumaient plus d’une fois par mois. Ils ont ainsi découvert que le nombre de molécules inflammatoires dans le sang des volontaires augmentait de manière significative dans les 3 heures après avoir fumé une cigarette de cannabis.

« Cette inflammation est responsable de crises cardiaques précoces, avant l’âge de 50 ans » explique le Dr Mark Chandy, principal auteur de l’étude. Or, ces infarctus précoces augmentent le risque à vie d’une crise cardiaque ultérieure, d’une insuffisance cardiaque et d’arythmies pouvant entraîner la mort subite.

Le cannabis modifie la taille du cœur

L’Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre les effets nocifs potentiels sur la santé de la consommation de cannabis à des fins non médicales et a appelé à davantage de recherches spécifiquement sur l’impact cardiaque. Dans une autre étude récente, les chercheurs de l’université Queen Mary de Londres (Grande-Bretagne) avaient découvert que les fumeurs de cannabis avaient un coeur plus gros que la normale et montraient une altération précoce de la fonction cardiaque.

Après avoir fait passé un IRM à 150 fumeurs ou ex-fumeurs réguliers de cannabis, les chercheurs ont constaté que ces derniers souffrent d’une altération du ventricule gauche. En revanche, le cœur semble pomper la même quantité de sang et les autres parties du muscle cardiaque ne semblent pas affectées. Les chercheurs ont également constaté que le cœur reprenait sa taille normale dès que les fumeurs cessent de consommer du cannabis.

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Alcool, cannabis, drogues dures… Comment aider un proche à sortir de l’addiction ?

Il s’agit souvent d’un problème que l’on minimise ou que l’on cache sous le tapis, mais les addictions sont un fléau en France, et chacun d’entre nous peut y être confronté un jour. Elles ne touchent pas que les personnes addictes mais aussi leurs proches, alors comment tendre la main ? Pour y répondre, Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam étaient les invités de « Bienfait pour vous » sur Europe 1.

Taboue, difficilement diagnosticable, longue rémission, l’addiction est un mal dont on aimerait vraiment se passer et qui affecte tout notre entourage. Au micro de Julia Vignali et Mélanie Gomez, Jean-Pierre Couteron, addictologue, psychologue clinicien et porte-parole de la Fédération addiction et Jérôme Adam, producteur du film Tout pour être heureux ? traitant de l’addiction, sont venus partager leur expertise. Et pour aider, il faut d’abord reconnaître. Qu’est-ce qu’une addiction ? Qui peut être susceptible d’en développer une ? Et surtout, que faire ?

Qu’est-ce que c’est concrètement l’addiction ?

« L’addiction, c’est la perte de contrôle d’une substance psychoactive ou désormais d’un appareil, d’un comportement, qui nous permet d’avoir des effets psychoactifs. C’est la perte de contrôle. Avant, c’est de l’usage. Si je me sers de mon téléphone portable, c’est de l’usage. Si, je n’arrive pas à doser le temps que je passe sur mon téléphone portable, je rentre dans des comportements addictifs », explique Jean-Pierre Couteron.

Selon le spécialiste, l’addiction est un trouble complexe, car elle possède deux versants : un versant maladie et un versant « comportement social », à savoir comment l’addict interagit avec le monde et avec ses proches.

Est-on tous égaux face à l’addiction ?

Certains milieux sociaux, certaines tranches d’âge semblent être plus exposés aux risques addictifs, mais pour le clinicien, il n’y a pas forcément de prédispositions, plutôt des vulnérabilités. « Il y a effectivement des vulnérabilités sociales qui font que, selon les milieux sociaux, selon les conditions de vie, on peut avoir des paramètres. Mais il y a aussi des vulnérabilités psychiques. Selon les histoires de vie, si on a vécu un traumatisme, qu’on a des difficultés familiales », détaille-t-il.

>> À RÉÉCOUTER – Drogue et alcool : la clé des addictions serait dans notre ventre

« Et puis il y a des vulnérabilités physiologiques, génétiques. Il n’y a pas un gène de l’addiction, mais il y a des paramètres qui font qu’on n’a pas le même physique et qu’on n’aura pas la même réaction à la substance. Donc tout ça se mélange, peut s’équilibrer. L’effet positif de l’un peut rencontrer l’effet négatif de l’autre. Mais effectivement, le principe de base à savoir, c’est qu’on n’est pas égaux et que ce qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre. »

Une constante semble pourtant se dessiner : c’est à l’adolescence que majoritairement les risques addictifs se présentent.

Comment reconnaître une personne addicte ?

Selon Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam, qui a perdu son frère à cause de l’addiction et a motivé la création de son film, en cas de doute, il faut surveiller le comportement du proche et notamment s’il perd le contrôle. « Donc les signes qui montrent que la personne n’arrive pas à être à la hauteur du contrôle, qu’elle dit encore vouloir avoir. Qu’elle s’engage à faire telle chose à telle heure et qu’elle ne le fait pas. Qu’elle s’engage à ne pas reboire le soir même alors qu’elle va le faire… Ce sont ces signes-là« , précise l’addictologue.

« J’ai compris très vite que [mon frère] consommait, qu’il avait des problèmes de consommation parce qu’il y a eu des attitudes avec des épisodes délirants pendant la nuit, des épisodes où il avait piqué des médicaments de ma mère pour compenser et trouver certains effets », raconte Jérôme Adam.

>> À RÉÉCOUTER – Souffrant de différentes addictions, Christine a réussi à reprendre sa vie en main

Il y a également des signes physiques pour certaines addictions : l’ivresse alcoolique, l’euphorie avec un produit comme le cannabis, des états d’excitation avec des produits stimulants comme la cocaïne. Et si ces deux types de signes persistent et qu’on les a repérés, c’est à ce moment-là que le sujet peut être abordé.

Comment ne pas la braquer ?

« Souvent, le piège dans lequel on va tomber, c’est de lui en parler pour lui dire tout de suite : ‘Arrête !’ Or, il n’a pas immédiatement envie qu’on lui dise d’arrêter parce que pour lui, ça fonctionne encore comme une solution. Ça vient calmer une angoisse, ça vient calmer quelque chose. La première étape, c’est de lui dire qu’on voit qu’il consomme, qu’on imagine que ça lui sert à quelque chose et que c’est de ça dont on aimerait parler. C’est de voir à quoi ça lui sert », explique le clinicien. 

Pour Jérôme Adam, la question de l’amour est très importante. « Il y a tout un travail de déculpabilisation à effectuer vis-à-vis de la personne addicte. Maintenant, l’amour, ce que j’essaye de dire dans le film, c’est qu’il doit être présent et donc qu’il faut rester présent, tendre la main. Mais ça ne suffit pas forcément et surtout, on ne peut pas faire à la place de l’autre. Donc c’est tout ce dosage entre accepter son impuissance et être présent malgré tout qui est fondamental », confie le réalisateur. À l’inverse, la séparation ou la menace d’un éloignement peut aussi agir comme un déclic, mais il faut faire très attention et l’effet n’est pas systématique.

Où l’emmener et que faire ?

Si la personne addicte reconnaît sa maladie et accepte d’en discuter, plusieurs choses sont possibles. « La majorité des addicts s’en sort sans aller consulter les professionnels », indique Jean-Pierre Couteron. Pour certaines addictions, comme la cigarette ou le téléphone portable, il est possible de « réaménager son environnement, son entourage. C’est la fameuse histoire : j’ai rencontré quelqu’un, j’ai un boulot », ajoute le psychologue.

Avec un peu de différence en intensité, on n’est pas obligé d’aller consulter. Cependant, plus on rentre dans des problématiques complexes où il y a des problèmes psychopathologie, des histoires de vie, des vulnérabilités, plus cela est difficile d’en sortir seul. Dans ces cas-là, il est préférable d’être suivi par un médecin. « Il y a beaucoup d’endroits pour aller consulter. Il y a des médecins en ville qui sont intéressés par les questions d’addiction, des centres spécialisés, médico-sociaux, des centres de soins, d’accompagnement et de prévention », détaille le professionnel. Enfin, des médicaments, prescrits par le médecin, peuvent aider à réduire les effets de l’addiction.

Source Europe 1

La folie du CBD !

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La folie du CBD !

Mesdames et messieurs, le cannabis n’est pas une drogue douce !

Par Dr Imane Kendili
Psychiatre-addictologue

Le cannabis est la seule drogue scientifiquement prouvée ayant un lien avec la genèse de la maladie mentale.

Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de bouffées délirantes chez des jeunes de 16 ou 17 ans post-toxiques et pour être plus précise sous cannabis.
Ma réflexion d’aujourd’hui s’érige sur des piliers purement bio-psycho-sociaux intimement liés à ma pratique quotidienne, et celles de nombreux collègues psychiatres ou psychologues à travers le monde. Pas besoin d’être addictologue principalement pour savoir que le Delta-9-THC a bien des répercussions délétères sur la santé mentale des jeunes et moins jeunes.


Reprenons quelques définitions de base. Si on parle de cannabis industriel, soit le chanvre, il est important de le préciser et d’informer principalement les jeunes de son utilité et des réalités. Le chanvre est un type de cannabis ayant une très faible teneur en THC et qui est utilisé pour ses fibres dans la production de corde, dans l’industrie automobile, dans le textile et la cosmétique. Ceci n’a aucun lien avec le cannabis sous forme de résine appelé encore haschisch qui est riche en THC.


Les joints ne sont pas récréatifs et en aucun cas l’effet est anodin. L’impact sur le cerveau est prouvé, plus le cerveau est jeune, plus les effets sont irréversibles. Les troubles cognitifs, l’impact sur les capacités intellectuelles, la concentration, la mémoire, la capacité de résolution de problèmes, et j’en passe, sont perceptibles, évidents et impactant sur les jeunes, les moins jeunes et la société.

L’image cinématographique du fumeur de joint est très évocatrice si mon discours n’est pas clair ; elle n’est pas liée à Wall Street mais à la négligence corporéo-vestimentaire, au chômage, aux jeunes, embués de fumée, adossés à un mur de quartier, attendant le temps qui passe… Le syndrome amotivationnel est la conséquence la plus fréquente quand ce n’est pas une schizophrénie ou un trouble bipolaire d’installation chronique.


Venez assister à une annonce diagnostique de maladie mentale chronique en réunion familiale. On y laisse, nous soignants, des plumes. On a mal. On pleure intrinsèquement nos jeunes fragiles, fragiles de leur intelligence, de leur sensibilité, de leurs angoisses, de leurs capacités sociales limitées pour lesquels le cannabis annonce une vie d’adulte en bonne santé mentale avortée.

Le cannabis est une drogue hallucinogène. Dans les années 1960-70, un “joint” contenait 10 mg de THC en moyenne. Il peut en contenir jusqu’à 150 mg aujourd’hui. Chez les personnes à risque, il induit des bouffées délirantes avec hallucinations, délire et paranoïa pouvant mener à des passages à l’acte auto ou hétéro-agressif graves. Allez faire un tour au centre psychiatrique universitaire précisément au service des urgences et régalez vous.
Bonjour la psychose ! Bonjour la violence ! Bonjour le suicide social !

Vous allez me dire pas pour tous. Je vous fais le calcul. Trois facteurs de risque combinés multiplient par 6 le risque de dépendance et par 4 le risque de maladie mentale chronique. Pour expliquer de façon simple, un adolescent dont le père est dépendant, avec des parents divorcés, vivant dans un quartier où il y a des dealers a plus de chance de devenir dépendant qu’un adolescent dont les parents ne sont pas consommateurs et qui vit dans un quartier où les drogues sont plus difficiles à obtenir.

D’où la nécessité de politiques de prévention suivant divers modes soit de terrain avec des acteurs sociaux mais aussi des acteurs de santé avérés formés pour une prévention en amont chez les personnes ayant des facteurs de risque (cumul de facteurs de risque) de développer une dépendance.


Par la suite, des antécédents de maladie mentale dans la famille, particulièrement de trouble bipolaire ou de schizophrénie, présagent d’une genèse possible de maladie mentale chronique multipliée par 55 par rapport à la possibilité de maladie mentale chez un fumeur sans antécédents familiaux. Vous vous demandez où je veux en venir.

Le vote du Maroc pour la légalisation du cannabis à l’ONU me choque et choque les travailleurs en santé mentale. Sauf si on précise qu’on veut la légalisation du chanvre pour l’industrie ou l’utilisation régulée en industrie pharmaceutique ou cosmétique. L’interprétation serait alors différente.
Mais alors de quel cannabis parle-t-on ?


Mes patients malades psychotiques ou addicts me demandent déjà si je vais leur permettre de consommer le fameux CBD ou des doses faibles de cannabis à sa légalisation.
Excusez ma hantise ! Excusez ma peur ! Excusez mes angoisses !
Une sensibilisation et une politique de prévention sont nécessaires et obligatoires car l’avenir de nos jeunes en dépend.

Source

Dangereux le cannabis ?

Une femme arrêtée en Floride pour avoir incorporé du cannabis dans son banquet de mariage

Une femme a été arrêtée en Floride pour avoir glissé à l’insu des convives de la marijuana dans la nourriture servie à son banquet de mariage, a révélé jeudi 21 avril la presse locale de cet État du sud-est. des États-Unis.

Battements du cœur qui s’accélèrent, paranoïa: les mets trafiqués avec la complicité du traiteur de la cérémonie ont rendu de nombreux invités malades, nécessitant l’intervention des secours et provoquant l’arrestation de la mariée et de la responsable de la restauration par les autorités du comté de Seminole, au centre de la Floride.

Les policiers s’étaient rendus le 19 février au mariage d’Andrew Svoboda et Danya Shea Svoboda. Douglas Postma, l’oncle du marié, a remarqué que son cœur battait de plus en plus vite et que des pensées «folles» se formaient dans son esprit après avoir consommé une salade, des pâtes et du pain, selon des documents judiciaires.

Son épouse qui était dans un état encore plus grave a dû se rendre aux urgences, les soignants découvrant du THC, principe psychoactif du cannabis, dans son sang.

Une amie de la mariée, Miranda Cady, qui avait aussi ingéré du pain avec de l’huile d’olive, a cru que son «cœur allait s’arrêter», selon la même source.

Miranda Cady avait alors demandé à la traiteure Joycelin Bryant si elle avait ajouté du cannabis dans la nourriture, et celle-ci avait acquiescé. Danya Shea Svoboda et Joycelin Bryant sont poursuivies pour avoir enfreint une loi de Floride liée à la manipulation de l’alimentation, pour négligence et pour avoir fourni de la marijuana. Elles doivent comparaître devant un juge en juin, selon CNN.

Source Le Figaro

Cannabis : impressions de campagne

La question de la drogue n’est pas toujours très visible dans le thème des campagnes pour accéder à la plus haute fonction de l’État… Cette année, comme en 2002 et en 2012, Swaps a sollicité les principaux candidats par écrit. Et dresse une revue de leurs positions sur le cannabis, avant et pendant cette campa

Alors que nous sommes entrés dans une énième période charnière de la «guerre au Covid» nous subissons un autre phénomène: celui des poupées russes d’invisibilité. Ou comment la guerre en Ukraine invisibilise la lutte contre le Covid, qui invisibilise la campagne électorale française et ses enjeux sanitaires (défense de l’hôpital public, déserts médicaux, droit à mourir dans la dignité, lutte contre les maladies rares, le sida, le cancer et toutes les politiques de réduction des risques).

C’est une «petite» candidate, qui est loin d’obtenir les parrainages, à l’heure où ces lignes sont écrites… Stéphanie Rivoal, ex-présidente d’Action contre la faim, puis ambassadrice de France en Ouganda, se présente comme la «candidate du troisième type». Dans son programme, figurent pêle-mêle: «rétablir le service militaire, légaliser le cannabis en permettant aux délinquants de devenir autoentrepreneurs, revoir le statut des fonctionnaires, remettre à plat l’Éducation nationale, supprimer le bac et les concours de la fonction publique, créer un lycée unique»… Des propositions iconoclastes qui ont toutes les chances de passer inaperçues. 

La gauche, de «oui» à «oui, si…»

François Hollande, ancien président mais pas candidat, a mis son grain de sel à plusieurs reprises, notamment lorsque la nouvelle coalition gouvernementale allemande s’est prononcée en faveur de la légalisation du cannabis. François Hollande, auparavant opposé à toute dépénalisation, a déclaré sur France bleu Isère le 29 novembre dernier: «Je suis ce sujet avec beaucoup d’attention. Si on veut casser les trafics, il faut mettre en place une politique qui permette de distribuer le cannabis sous contrôle, avoir une politique de santé publique et faire en sorte qu’il n’y ait plus ce qu’on voit aujourd’hui, avec des consommateurs qui favorisent des trafics et des organisateurs de ces trafics qui fournissent souvent du cannabis de très mauvaise qualité. Je pense qu’il faut aller vers la légalisation du cannabis.» 

Au menu des 70 propositions de la candidate du PS, Anne Hidalgo, figure l’idée d’une conférence de consensus, sur le territoire national, avec l’appui des maires: «Nous entrerons dans ce travail et cette discussion par les questions de santé publique et de prévention des addictions pour construire des solutions efficaces. […] Nous insisterons sur la prévention et la lutte contre les addictions, sur le combat offensif contre le commerce illégal du cannabis et nous examinerons sans tabou la question d’une légalisation menée sous le contrôle et l’encadrement strict de l’État pour les clients et consommateurs de plus de 18 ans. Si elle aboutissait, comme en Allemagne, l’État reprendrait le contrôle de la production et de la qualité de ce produit, ainsi que le contrôle de sa mise sur le marché», peut-on lire dans son programme.

L’idée séduit son camarade du PCF, Fabien Roussel, qui appelle également à «un débat démocratique, rigoureux et éclairé par le travail des professionnel·le·s en première ligne de la lutte contre les addictions, qui devra être conduit en concertation avec les communes»Son programme des «jours heureux» appelle à une nouvelle politique concernant l’usage des drogues, avec un volant investissement pour déployer des Csapa sur tout le territoire, recruter des personnels et soutenir les associations, tout en renforçant les moyens de la police, justice et douanes pour lutter contre les trafics.  

Traditionnellement pour, les Verts soutiennent la légalisation encadrée, à la fois pour contrôler la production et la vente, lutter contre les trafics et privilégier la santé publique. Visitant un laboratoire producteur de cannabis thérapeutique à Angers début janvier, Yannick Jadot a critiqué la position française, dogmatique sur le cannabis thérapeutique, et irrationnelle sur le cannabis thérapeutique: «Dans notre pays on peut produire des pesticides interdits en Europe pour les exporter en Afrique, mais on ne peut pas produire du cannabis thérapeutique»… Son programme le dit«Nous proposons de légaliser et d’encadrer la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives, en affectant les recettes des taxes sur le cannabis à la lutte contre les addictions et à de l’accompagnement vers l’emploi et la normalisation économique.»

La France insoumise est depuis 2017 sur ce même créneau: «le reste a échoué», selon Jean-Luc Mélenchon. Reste donc à légaliser et à traiter le cannabis comme l’alcool ou le tabac, pour rediriger le travail des policiers et renforcer la santé publique. Si rien n’est écrit dans le programme de Philippe Poutou, le militant du NPA défend une vision libertaire; comme en témoigne ce Tweet de 2017: «Pour la légalisation du #cannabis , la dépénalisation des drogues, pour un accompagnement médical. Stop à la répression.»

À droite, non!

Si la droite s’est montrée pragmatique sur la question des drogues (cf. articles d’Alexandre Marchant et Fabrice Olivet du Swaps n°101), la cuvée 2022 s’affiche nettement plus dure. En avril dernier, Valérie Pécresse s’est dire opposée à la légalisation, pour «deux raisons»: il s’agit d’une substance «mauvaise pour la santé» et cela «fait sauter l’interdit sur la drogue»1. Elle défend «l’amende pénale», qui permet de «taper au portefeuille des consommateurs». Son lieutenant en charge des questions de santé, le Dr Philippe Juvin, s’est dit opposé aux salles de consommation à moindre risque, déclinant la ligne de Valérie Pécresse: «Il faut pouvoir avoir des injonctions de soins», plutôt en «centre de désintoxication»

Le sujet ne figure même pas au catalogue des idées de Marine Le Pen… Son parti n’a pas bougé d’un iota sur ces questions depuis 1972. Pire, elle affirmait sur l’antenne de France Inter en septembre 2020, que l’amende pénale serait «le début de la légalisation». Tolérance zéro également du côté de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, qui vitupérait en juin dernier à propos des usagers de crack parisiens«Qu’attend-on pour envoyer ces drogués en centre fermé ou pour les expulser quand ils sont étrangers?». 

De manière assez surprenante, Éric Zemmour s’est montré favorable à une légalisation, avant même la campagne… En mai dernier, le polémiste déclarait sur l’antenne de CNews avoir évolué sur la question: «Je me demande – oui j’en suis arrivé là – si on ne devrait pas organiser la légalisation ordonnée du cannabis. […] J’essaye de faire un raisonnement froid en dehors de mes réflexes et de mon tempérament. Moi, mon tempérament, c’est de réprimer et de taper encore plus fort. […] Mais vraiment, ça ne marche pas!» Aucune ligne à ce sujet dans son programme officiel, qui décline en matière de sécurité les objectifs de «créer une force nationale anti-drogue» et d’«expulser automatiquement les trafiquants». Et devant le syndicat policier Alliance, le 2 février, il a déploré les «enclaves étrangères» que sont les cités, où «règne un mélange d’islam et de violence des caïds de la drogue». Tout en promettant de redonner aux policiers les moyens d’une action musclée: «Je veux que vous redeveniez les chasseurs, pas les gibiers.» 

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Est-il dangereux de fumer un joint par jour ?

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Herbe, résine, huile… quelle que soit la manière dont il est consommé, le cannabis renferme une molécule active appelée delta 9 THC dont les effets sur le système nerveux sont clairement identifiés. Ces dernières décennies, une augmentation de la teneur en THC contenue dans le cannabis inquiète les autorités sanitaires.

Le cannabis représente le produit illicite le plus précocement consommé, puisque la première expérimentation se fait, en moyenne, vers l’âge de 15 ans. À 17 ans, 4 jeunes sur 10 déclarent avoir déjà fumé au moins un joint, avec une légère prévalence chez les garçons. Des statistiques suffisamment alarmantes pour que les autorités sanitaires françaises se mobilisent sur ce véritable sujet de santé publique et tentent de sensibiliser le jeune public, mais également les parents. Car le cannabis surfe sur l’image festive et désinhibante qu’il véhicule. Or, le cannabis possède une face beaucoup plus sombre et, souvent, méconnue.

Une consommation risquée même à faible dose

Difficile de déterminer une quantité journalière maximale de consommation pour ne pas nuire à sa santé… Car contrairement à l’alcool qui bénéficie de repères de consommation clairs, le cannabis ne fait l’objet d’aucun consensus net.

Bien que des études soient régulièrement menées sur le sujet, aucune recommandation officielle n’en émane véritablement.

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la consommation régulière de cannabis a des répercussions notables sur la santé.

C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, la substance est considérée comme illicite en France. Sur notre territoire, la possession de cannabis est considérée comme étant un délit passible d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement.

Des étudiants en médecine de Poitiers sensibilisent des lycéens aux risques du cannabis

 François BretonFrance Bleu Poitou

Trois étudiants de la faculté de médecine de Poitiers ont sensibilisé ce vendredi matin 35 élèves de seconde du lycée Bois d’Amour aux risques du cannabis. Une action dans le cadre de leur service sanitaire, où ces étudiants en santé multiplient les actions de prévention devant différents publics.

Travail en groupe, quizz, échanges avec les étudiants : la sensibilisation a plu aux lycéens de Bois d'Amour.
Travail en groupe, quizz, échanges avec les étudiants : la sensibilisation a plu aux lycéens de Bois d’Amour. © Radio France – François Breton

Opération sensibilisation ce vendredi 8 avril pour 35 élèves de seconde du lycée Bois d’Amour à Poitiers. Pendant deux heures, des étudiants en médecine de Poitiers sont venus leur parler des dangers du cannabis, en organisant des ateliers. Une action dans le cadre du service sanitaire des étudiants en santé, où ces derniers vont à la rencontre de différents publics pour leur parler de santé sexuelle, d’addictions ou encore d’alimentation et d’activités physiques.

Au programme au lycée Bois d’Amour : des échanges avec les élèves autour du cannabis, de la dépendance et des ressources disponibles pour aider ou se faire aider. Certains élèves peuvent aussi tester des lunettes qui reproduisent les effets du cannabis et se défier sur un parcours d’obstacle. Le tout exclusivement animé par les étudiants et c’est qui plaît à Théo : « Ça paraît un peu plus naturel par rapport à une intervention de quelqu’un de plus âgé, pas bien renseigné sur le sujet. » Apollinaire approuve : « Je trouve ça beaucoup mieux, ils sont plus du même monde que nous. »

Un entraînement pour les futurs médecins

« On pense que l’on est plus efficace quand ce sont des paires qui parlent à leurs paires, en l’occurrence des jeunes à des jeunes. Les questions sont posées de manière plus facile, plus décontractée, sans tabou. C’est très positif », se félicite la rectrice de l’académie de Poitiers, Bénédicte Robert. 

Une action bénéfique également pour les étudiants de troisième année de médecine. « C’est important de savoir parler et prévenir, explique Lola. Il faut s’entraîner encore et encore pour savoir s’adresser à une large population. C’est notre métier de demain. »

300 étudiants de médecine et de pharmacie ont réalisé leur service sanitaire dans 17 établissements de la Vienne entre le 4 et le 8 avril.

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