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Lien entre usage du cannabis et crise cardiaque chez des jeunes

Une étude scientifique dirigée par des chercheurs de Toronto laisse croire qu’une consommation récente de cannabis est associée à un risque plus élevé de crise cardiaque chez les jeunes adultes, et que le risque augmente avec l’usage.

L’étude publiée mardi dans le journal de l’Association médicale canadienne précise que même si le risque de crise cardiaque chez les jeunes consommateurs de cannabis est généralement faible, les usagers âgés de moins de 45 ans courent un risque près de deux fois plus élevé d’être terrassés que ceux qui n’en consomment pas.

Les données ont été puisées auprès d’une population de 33 000 adultes âgés de 18 à 44 ans, dont 17% ont rapporté avoir pris du cannabis au cours des 30 derniers jours. Des incidents cardiaques ont été relevés chez 1,3% des consommateurs de cannabis et chez 0,8% des personnes qui n’en ont pas pris.

Le scientifique clinique torontois Karim Ladha croit utile que les médecins connaissent les conclusions de l’étude et en informent leurs patients car à son avis, prendre du cannabis peut poser un risque cardio-vasculaire.

Habitudes

De précédentes études avaient déjà établi un lien entre la forte consommation de la marijuana et le risque de crise cardiaque. L’étude dirigée par les chercheurs de Toronto s’est penchée sur le cas de personnes qui en ont pris quatre fois ou plus au cours d’une période de 30 jours.

L’étude a aussi constaté que les consommateurs de cannabis posaient plus de risques d’être des hommes, de fumer la cigarette ou de faire usage de cigarettes électroniques et de boire beaucoup d’alcool.

Or, il s’agit d’habitudes qui augmentent le risque de crise cardiaque, mais elles ont été prises en compte dans l’étude sur le cannabis.

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La France, leader européenne de la consommation de cannabis

La France, leader européenne de la consommation de cannabis
Un million de Français fume quotidiennement du cannabis. © Crédit photo : Le Deodic David

Par Sudouest.fr
Publié le 20/09/2021

Malgré une répression importante et l’apparition de nouvelles amendes, la France est la première consommatrice européenne de cannabis.

Dans un article paru le 20 septembre dans Aujourd’hui en France, 44,8 % des Français de 15-64 ans, soit 18 millions, ont déjà consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Ce qui fait de la France le leader européen de la consommation de cannabis, loin devant le Danemark (38,4 %) et l’Espagne (37,5 %). Un million de Français fumerait quotidiennement. Plus inquiétant encore alors que le cannabis agit sur le développement du cerveau, 3,9 % des 15-34 ans disent en consommer chaque jour.

Une répression forte

Bien que première consommatrice, la France possède également l’une des répressions les plus fortes sur les drogues en Europe. Dernière mesure en date : la création le 1er septembre 2020 d’une amende forfaitaire délictuelle pour les consommateurs. De 200 euros, elle est ramenée à 150 euros si payée rapidement. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, en un an, près de 100 000 amendes ont été délivrées dont 60 000 en 2021.

Vers une légalisation ?

Les résultats semblent pourtant limités. Les Français fument et les règlements de compte sur fond de trafic de drogues comme à Marseille se multiplient. Certains demandent alors à l’État de changer de politique en privilégiant la prévention des risques voire la légalisation pour autant contrôler la production que la consommation.

En mai dernier, un rapport parlementaire préconisait sa légalisation pour protéger les mineurs. « On propose de reprendre le contrôle en légalisant, mais avec une légalisation encadrée, régulée, considérant que la légalisation est la meilleure façon de prévenir les risques associés au cannabis et de rétablir la sécurité, donc finalement de protéger les Français » a expliqué Caroline Janvier, la députée LREM qui a coordonné ce travail. Pourtant le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le président Macron pourraient enterrer ce rapport, étant opposés à la légalisation. Un débat qui alimentera certainement la prochaine élection présidentielle.

Règlements de comptes à Marseille : « Les moyens sont là pour lutter contre cette merde qu’est la drogue », assure Gérald Darmanin

Publié le 24/08/2021

D’après le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, à Marseille, il y a « deux fois moins de règlements de comptes aujourd’hui qu’il y a dix ans ».

« Je peux assurer que les moyens sont là, à Marseille, pour lutter contre cette merde qu’est la drogue », a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, mardi 24 août sur franceinfo. Et s’il « faut sans doute encore davantage de moyens », il y a tout de même « deux fois moins de règlements de comptes aujourd’hui qu’il y a dix ans », affirme-t-il.

Le ministère de l’Intérieur fait « un travail très important à Marseille, et on le fait en lien avec la justice », insiste le ministre. « 300 policiers de plus, deux unités de CRS, des opérations antidrogues avec des saisies extrêmement importantes. C’est vrai qu’il y a des règlements de comptes qui se sont accélérés depuis le mois de juin, mais ce sont d’une part des règlements de comptes liés directement au travail de la police et de la justice, qui ont mis en prison des gros caïds. La guerre de la drogue autour du cannabis, c’est une guerre de territoires. »

À Marseille, il y a parfois des points de deal qui représentent 100 000 euros d’argent liquide par jour, donc évidemment le gâteau est très généreux.Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur 

franceinfo

« Ce crime organisé, qui est très violent à Marseille comme ailleurs, essaye de reprendre ses parts », explique Gérald Darmanin.

Quant à la création d’un parquet spécial de lutte contre la drogue à Marseille, réclamée lundi 23 août sur franceinfo par le maire socialiste de la ville, Benoît Payan, Gérald Darmanin affirme lui avoir « dit que son idée est intéressante. Je lui dis aussi de mettre des caméras de vidéoprotection dans sa ville. Marseille est une des villes où il y en a le moins, et je dis que nous sommes prêts à financer une très grande partie de ces caméras, qui pourtant sont la compétence » des maires, a-t-il déclaré.

La légalisation du cannabis, une « défaite morale »

Le ministre de l’Intérieur écarte cependant la légalisation du cannabis comme moyen de lutte contre le trafic de drogue, la qualifiant « d’insulte » et de « défaite morale »« Là où il y a du cannabis, il y a aussi de la cocaïne et vous n’allez pas légaliser la cocaïne. Ensuite, le cannabis, c’est 500 morts sur la route par an. Ce sont des enfants qui sont totalement déscolarisés, des gens qui rentrent dans la dépression. C’est un niveau de THC [le tétrahydrocannabinol est la principale molécule du cannabis] qui n’a rien à voir avec le joint de papa ou de maman il y a 30 ou 40 ans. C’est un poison, et nous devons lutter très fortement contre ce poison qui touche beaucoup de familles françaises », conclut-il.

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La consommation de cannabis à l’adolescence provoquerait des accouchements prématurés

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D’après une nouvelle étude britanniques, consommer quotidiennement du cannabis à l’adolescence pourrait provoquer des naissances prématurées. Explications.

Environ 16 % des collégiens en classe de 3ème ont déjà consommé du cannabis, selon l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT). Au lycée, 7,3 % des hommes et 4,9 % des femmes ont un « usage problématique » du cannabis.

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de cannabis : selon une récente étude de la University of Bristol (en Angleterre), les adolescents qui consomment cette drogue régulièrement auraient un risque accru d’avoir des enfants nés prématurément et/ou avec un faible poids de naissance.

Le cannabis nuit (aussi) aux générations suivantes

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs britanniques ont travaillé avec un groupe de 665 volontaires âgés de 14 à 29 ans ; les enfants de ces participants ont ensuite été suivis pendant plusieurs années.

Verdict ? Les scientifiques ont découvert que les adolescents (entre 15 ans et 17 ans) qui consomment du cannabis quotidiennement ont un risque plus important de donner naissance (vers l’âge de 30 ans) à un bébé prématuré et/ou avec un poids de naissance anormalement faible.

« Le cannabis demeure la substance illicite la plus consommée par les adolescents, analysent les chercheurs qui ont publié leurs travaux dans la revue spécialisée Scientific ReportsNous savions déjà qu’une consommation quotidienne de cannabis avait un impact important sur la santé mentale des adolescents : désormais, nous savons qu’il peut également nuire aux générations suivantes. Si l’homme et/ou la femme était un consommateur régulier de cannabis pendant son adolescence, il y a un risque pour le bébé à naître.« 

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Trafic de drogue : 1 500 délinquants interpellés dans le seul quartier parisien de la Goutte d’Or

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Le ministre de l’Intérieur se félicite des actions mises en place pour lutter contre le trafic de drogue et songe à de nouveaux projets pour le freiner un peu plus.

Par valeursactuelles.com Publié le 16 août 2021 à 6h54

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Photo ©️ NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Dans une interview accordée au Figaro, dimanche 15 août, Gérald Darmanin s’est exprimé sur le sujet complexe du trafic de stupéfiants et dressé un bilan de la situation depuis le début de l’année. Si le ministre de l’Intérieur livre une guerre difficile contre la drogue, il se félicite que les actions mises en place portent leurs fruits avec la saisie de 57 tonnes de cannabis et de 52 millions d’euros, et le démantèlement de 7 837 trafics depuis janvier. 

« C’est un coup très dur qui est porté contre la drogue, et qui explique sans doute les règlements de comptes que nous connaissons. Ces excellents résultats sont le fruit d’une mobilisation totale de l’Etat contre ce fléau, en particulier celle de l’Office anti-stupéfiants », assure Gérald Darmanin.

Au printemps dernier, trois « quartiers témoins » avaient été désignés pour traquer sans relâche les dealers en déployant « beaucoup d’effectifs, de moyens et de vidéoprotection ». Le ministre dresse un premier bilan de ce dispositif : « Dans le quartier de la Goutte d’Or, à Paris, quartier ô combien symbolique, occupé depuis mon enfance par des dealers, les forces de l’ordre ont ainsi interpellé plus de 1 500 délinquants et réalisé 253 affaires de stupéfiants en quatre mois », souligne-t-il.

Face à ces résultats probants, le dispositif devrait s’étendre à d’autres villes gangrénées par les trafics.

A LIRE Coup de filet anti-drogue dans le Nord : plus de 200kg de cocaïne saisis au port de Dunkerque

« La drogue, c’est de la merde »

Comme le rappelle Le Figaro, 4 000 points de deal sont répertoriés dans l’Hexagone. Une liste bien longue qui ne fait pas peur à Gérald Darmanin. Ce dernier insiste sur les réussites obtenues ces derniers mois et préfère voir le verre à moitié plein.

En plus de l’interpellation de plusieurs milliers de trafiquants, le ministre de l’Intérieur rappelle que 100 000 consommateurs de drogue ont été verbalisés, « notamment grâce aux 62 000 amendes forfaitaires délictuelles dressées depuis le 1er janvier ». Le locataire de la place Beauvau en est sûr, « il n’y a aucune fatalité » et il préfère voir des solutions à chaque problème.

Ainsi, pour lutter contre les nombreux accidents mortels liés à la prise de stupéfiants qui représentent 20% au total, Gérald Darmanin prévoit de déployer un plan massif pour doubler le nombre de dépistages, et « arriver à près de 800 000 d’ici fin décembre ».

Enfin, le ministre de l’Intérieur explique au quotidien sa ferme opposition à la généralisation des salles de shoot, idée pour éviter que les consommateurs de drogue ne traînent dans les quartiers au milieu des familles : « Si on baisse les bras, nous aurons perdu une bataille morale en plus d’une bataille sur le terrain. Je l’ai dit et le répète : la drogue, c’est de la merde qui brise des vies et qui tue », conclut-il.

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