Attentats de l’Aude : Radouane Lakdim était positif au cannabis

Selon les premières expertises toxicologiques réalisées sur le corps de Radouane Lakdim, le terroriste aurait consommé une importante dose de cannabis peu avant ses attaques, révèle M6info.

Radouane Lakdim, le terroriste qui a tué quatre personnes dans plusieurs attaques dans l’Aude vendredi 23 mars, était positif au cannabis, selon les premières expertises toxicologiques effectuées sur son corps, révèle M6info, citant une source judiciaire.

Les expertises toxicologiques réalisées sur la dépouille de Radouane Lakdim auraient démontré qu’il avait consommé une importante dose de cannabis, quelques heures avant ses attaques terroristes.

Radouane Lakdim a été abattu lors de l’assaut des forces de l’ordre dans le Super U de Trèbes, où il retenait le gendarme Arnaud Beltrame en otage. Quatre personnes ont perdu la vie dans ces attaques. Après l’hommage national rendu mercredi 28 mars à Arnaud Beltrame aux Invalides à Paris, les obsèques de Jean Mazières, Christian Medves et Hervé Sosna ont eu lieu jeudi 29 mars.

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Les cinq substances les plus addictives pour le cerveau

Quelles sont les substances qui rendent notre cerveau accro ?

Voici les cinq substances les plus addictives. Certaines sont en vente libre.

Le classement des substances les plus addictives peut varier en fonction des différents critères utilisés pour les classer. En 2007, David Nutt et son équipe de chercheurs ont interrogé différents experts en addictologie pour tenter d’élaborer le classement le plus objectif possible.

L’héroïne

L’héroïne est la drogue la plus addictive, selon l’étude de David Nutt. Elle augmente le taux de dopamine (système de récompense du cerveau) de 200 %, ce qui la rend hautement addictive. De plus, la dose létale est seulement cinq fois supérieure à la dose nécessaire pour obtenir l’effet escompté.

La cocaïne

La cocaïne empêche les neurones d’éteindre le signal de la dopamine, ce qui provoque une activité anormale du système de récompense du cerveau. Environ 21 % des personnes qui essaient la cocaïne en deviennent dépendants une fois dans leur vie.

La nicotine

Il s’agit du principal ingrédient addictif du tabac. La nicotine est rapidement absorbée par les poumons et envoyée vers le cerveau. Les chercheurs prévoient que le tabac tuera 8 millions de personnes chaque année d’ici 2030. Il s’agit de la drogue la plus addictive accessible en vente libre.

Les barbituriques

Ce sont les plus anciens somnifères. Ils étaient initialement utilisés comme médicament pour traiter l’anxiété et les troubles du sommeil. À de faibles doses, ils causent une certaine euphorie, mais à des doses plus élevées ils peuvent être mortels, car ils inhibent les réflexes de respiration. Ils sont aujourd’hui beaucoup moins répandus, car ils ont été remplacés par les benzodiazépines (Xanax, Valium, etc.).

L’alcool

Autre substance très addictive en vente libre : l’alcool. Il a pour effet principal d’augmenter les niveaux de dopamine dans le système de récompense du cerveau de 40 à 360 %. Quelque 22 % de ceux qui ont « bu un verre » développent une dépendance à l’alcool à un moment de leur vie. L’alcool a également été classé comme la substance la plus dangereuse au monde par d’autres experts.

Cannabis et déclenchement de schizophrénie :

La bombe à retardement de la Super Skunk

Alors que depuis l’arrivée des catégories de cannabis, skunk ou superskunk à la fin des années 90, plusieurs études avaient pu montrer les risques de maladies mentales liées à la consommation de ces nouvelles variétés, des psychiatres britanniques mettent aujourd’hui en cause ces produits pour des cas de psychose, de délires paranoïaques et de schizophrénie. Comment expliquer de tels effets ?

Le chanvre indien ou Cannabis indica est une plante herbacée annuelle à tige droite, proche du chanvre commun ou Cannabis sativa, qui est quant à lui utilisé pour fabriquer la fibre textile de chanvre. Car le premier est riche en tétrahydrocannabinol (THC), alors que le second n’en renferme que des traces. Les principaux synonymes du chanvre indien ou « cannabis » sont le haschisch (mot d’origine arabe), l’herbe, la marijuana (mot d’origine espagnole), la marie-jeanne ou encore le shit. En réalité, ces synonymes ne sont pas strictement équivalents, car chacun d’eux est fréquemment associé à un mode de préparation particulier, réalisé à partir de la plante brute.
C’est ainsi que les termes d’herbe, de marijuana et de marie-jeanne sont plutôt employés pour désigner l’herbe séchée, alors que ceux de haschisch et de shit le sont plutôt pour désigner la résine (plus concentrée en THC) qui est extraite de l’herbe.
En raison de sa richesse en tétrahydrocannabinol (THC), son principal principe actif, le cannabis est un produit stupéfiant, classiquement considéré comme une « drogue douce », ce qui est de moins en moins vrai eu égard aux procédés actuels de fabrication de dérivés concentrés en THC qui sont de plus en plus souvent consommés. Comme presque tous les stupéfiants, il a un effet antalgique ou antidouleur, qui est parfois utilisé en thérapeutique.
Ce sont les feuilles, les fleurs et les tiges du chanvre indien femelle ou « cannabis » qui sont consommées, après avoir été séchées et hachées : il s’agit alors du cannabis naturel ou « herbe ». Ce cannabis naturel peut être mâché ou fumé. Le kif est en principe du cannabis naturel qui est mélangé à du tabac pour être fumé. Mais c’est de plus en plus souvent de la résine qui est mélangée à du tabac, pour être fumée dans des « joints » roulés ou dans des pipes à eau inspirées du narguilé.
Si la notion de « drogue douce » pouvait à la rigueur se justifier avec la consommation de cannabis naturel (herbe séchée), elle n’est plus adaptée aux formes concentrées que sont l’huile et surtout la résine, réellement dangereuses. Il faut préciser que la forte tendance actuelle à l’augmentation de la concentration en THC des dérivés du cannabis est particulièrement le fait d’une sélection génétique d’herbes concentrées et qui plus est de souches de cannabis produites par manipulations génétiques. Ces formes concentrées de cannabis sont cultivées notamment aux Pays-Bas et appelées Misty, Ice blue, Nederweet, Amnesia, Sinsemilla, Skunk ou encore super Skunk. Ainsi, non seulement la résine est plus concentrée que l’herbe en THC, mais de surcroît on est parvenu à obtenir de nouvelles formes de cannabis qui sont naturellement enrichies en THC. Les résines de cannabis les plus concentrées ont ainsi un taux de THC qui dépasse très largement 20 %, alors que le taux initial du Cannabis naturel était très inférieur à 10 %.
Le THC a une affinité exceptionnelle et une réelle toxicité pour le cerveau.
Ce produit a des effets enivrant et sédatif, qui peuvent être recherchés par les consommateurs. Mais il perturbe la mémoire à court terme et la fixation mnésique durable ; il entraîne également des troubles de l’équilibre et de la coordination.
Le THC a aussi des effets désinhibiteurs, pouvant se manifester par une agressivité dirigée contre soi ou contre les autres, par des comportements dangereux (sources d’accidents de la voie publique, d’autant plus que ce produit perturbe l’équilibre et la coordination), ainsi que par une désinhibition sexuelle (relations non consenties ou non protégées). Il a également un effet anxiolytique très apprécié et recherché par les sujets inquiets. Mais cette action anxiolytique s’atténue avec le temps (c’est la tolérance, à ne pas confondre avec la dépendance) : après plusieurs mois ou années d’un abus de cannabis, l’anxiété réapparaît et de façon bien plus intense qu’elle ne l’était auparavant. Ce produit a encore un effet antidépresseur. C’est ainsi que les sujets dépressifs peuvent devenir des consommateurs réguliers de cannabis. Mais là encore, une tolérance s’installe avec les mois et surtout les années. Comme avec l’anxiété, la dépression finit par réapparaître et de façon bien plus grave qu’auparavant, avec dès lors un risque de suicide. En effet, l’augmentation du taux de suicides chez les jeunes serait en partie liée à leur fréquente consommation de cannabis.
Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est la relation bien établie entre la consommation de cannabis et la survenue ou l’aggravation de la schizophrénie. La schizophrénie est une psychose chronique se traduisant par des délires (typiquement, des délires paranoïdes, ainsi appelés parce que moins structurés que les délires paranoïaques), des hallucinations, un comportement aberrant et parfois d’allure automatique, un langage pauvre et parfois incompréhensible, une perte de contact avec la réalité, un repli sur soi (repli autistique) et souvent une régression intellectuelle et mnésique.

Quels sont les risques de long terme de consommation de tels produits skunk ou superskunk ?

La schizophrénie évoluée aboutit à un handicap mental et social majeur. Le risque de schizophrénie (maladie appelée communément « la folie ») est d’autant plus élevé que la consommation est précoce et importante. Plusieurs études sont particulièrement alarmantes à ce sujet.

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Une nouvelle campagne sur les dangers du cannabis au volant

 

Le spot sera visible à la télévision et au cinéma, rappelant au passage que la consommation de cannabis est interdite en France.

En matière de prévention, la Sécurité Routière va avoir du pain sur la planche avec les 80 km/h. On peut déjà voir une campagne sur ce sujet dans la presse papier et, à n’en pas douter, un spot ne va pas tarder à être diffusé sur les écrans.

La Sécurité Routière n’en oublie pas pour autant les autres causes d’accidents. Elle donne ce week-end le coup d’envoi d’une campagne pour lutter contre la consommation de produits stupéfiants, avec le slogan « Fumer du cannabis est illégal, sur la route ça peut être fatal ».

Bien que la possession et la consommation de cannabis soient interdites, selon l’Office français des drogues et de la Toxicomanie (OFDT), ce produit est consommé en France par plus de cinq millions de personnes, au moins une fois dans l’année. Pour près de 700 000, c’est même de manière quotidienne.

Sous l’emprise du cannabis, un conducteur n’a pas conscience de la diminution de ses capacités : mauvaise évaluation des distances, perte de vigilance et de contrôle, diminution de la concentration… 22 % des personnes tuées sur la route en 2016 l’ont été dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de stupéfiant.

Un nouveau spot de sensibilisation sera donc diffusé à partir du 25 mars à la télévision et du 28 mars au cinéma. La vidéo montre l’enterrement d’un jeune, mort dans un accident de la route après avoir fumé du cannabis.

 

Une action pour sensibiliser sur la consommation excessive d’alcool

Ce samedi soir, une action est menée dans l’Ouest de La Réunion pour sensibiliser la population contre la prise du volant sous l’influence de l’alcool. Quatre boîtes de nuits de Saint-Gilles participent à l’événement.

C’est dans le cadre de son engagement via le Contrat Local de Santé, la mairie de Saint-Paul se mobilise ce samedi 24 mars avec les professionnels de santé, les équipes de la sécurité routière et les boîtes de nuits de Saint-Gilles pour la 3e édition de la nuit « Santé Sobriété« .

Sensibiliser sur une consommation excessive d’alcool


Cette 3e édition s’axe autour de 2 points. Tout d’abord sensibiliser sur les habitudes de consommation excessive d’alcool, de tabagisme ainsi que l’information / prévention sur les rapports sexuels non protégés. Puis sensibiliser la population autour d’un comportement citoyen sur les routes.L’action sera menée ce samedi 24 mars 2018 de 22 heures à 1 heure du matin. Dans le cadre de cet événement, un village de prévention sera mis en place.

Les boîtes de nuits partenaires de l’événement


Le village va se situer dans l’avenue Bourbon, sur le parking proche des boîtes de nuit de Saint-Gilles. Les quatre boîtes de nuit qui participent à l’action sont le Loftle Moulin du Tangola Villa Club ainsi que le Beach Club.

Des équipes sillonneront également les rues adjacentes et passeront dans les quatre boîtes de nuits partenaires de l’opération.

À l’occasion, les équipes distribueront des éthylotests, des préservatifs mais également des bracelets brésiliens comprenant la mention « Santé Sobriété« .

Ces bracelets sont à l’intention des personnes qui s’engageront à ne pas consommer d’alcool avant de prendre le volant. Les bracelets sont également là pour délivrer des messages de prévention au public.

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Le désastre des toxicomanies en France par le Pr Costentin

Ce livre décrit successivement les principales drogues actuellement identifiées, les moyens actuels mis en œuvre pour les combattre et suggère des mesures simples qui pourraient les renforcer.
Livre de fond, il devrait intéresser nos lecteurs mais aussi tous ceux et celles  qui ont pris conscience de la gravité de la situation actuelle et qui veulent s’y opposer. 

 

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On peut s’habituer à tout, même au pire ; pour soi peut-être, mais pas pour les autres, surtout quand il s’agit de notre jeune génération, qu’on espère voir perpétuer ce que nous pensons avoir réussi et corriger ce que nous avons raté.
L’auteur de ce livre s’échine, depuis plus de vingt ans, dans un silence médiatique pesant, face à l’ignorance, à indifférence et même à la complaisance vis-à-vis des drogues, à informer le plus grand nombre possible de ses concitoyens sur les méfaits physiques, psychiques, sociaux
et sociétaux provoqués par l’intrusion des drogues dans notre Nation. Il le fait d’une façon bénévole, qui le rend insupportable à ceux qui sont appointés pour le faire et soit ne le font pas, ou le font mal, ou le contredisent, voire même l’empêchent de s’exprimer.
Ce livre s’applique d’abord à expliquer les mécanismes de l’addiction ; puis il relate, drogue par drogue, l’importance de leur diffusion et de leurs méfaits sanitaires ; il propose enfin diverses pistes visant à contenir le tsunami toxicomaniaque qui ravage notre Nation, puisqu’elle est en tête pour presque chaque drogue des consommations parmi les 28 États membres de l’Union Européenne.
L’auteur promeut ici la devise du Centre National de Prévention, d’Études et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT) qu’il préside :

« S’il est important de nous préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de nous préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à notre planète ».

Aux éditions Docis, info@editions-docis.com 396 pages, 20 euros + frais de port

La réponse de Trump à l’épidémie de drogue: un vaccin contre la dépendance

Donald Trump veut financer la recherche sur un vaccin contre la toxicomanie. Avec l’introduction de la peine de mort pour les trafiquants et la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, c’est sa méthode singulière pour lutter contre la pire épidémie de drogue que les États-Unis aient jamais connue.

Dans un discours au New Hampshire, Trump a rassuré les Américains: « Je vous dis que le fléau de la toxicomanie s’arrêtera en Amérique », a déclaré Trump dans la ville de Manchester.

Les États-Unis traversent actuellement la pire épidémie de drogue que le pays ait jamais connue. (Lire: Les États-Unis des toxicos: toutes les 8 minutes, un Américain meurt d’une overdose). Le président a été fort critiqué pour avoir réclamé un « état d’urgence pour la santé publique » il y a six mois sans avoir depuis établi de plan d’action concret ni d’avoir réuni de fonds pour financer cela. Au New Hampshire, un état où le problème de l’addiction est encore plus grand qu’ailleurs, Trump est enfin arrivé avec un plan (un peu) plus concret.

Des points importants de son approche avaient déjà été divulgués. Par exemple, Trump pense que les trafiquants d’analgésiques illégaux (tels que l’héroïne) devraient recevoir la peine de mort. Il a fait référence aux pays qui pratiquaient la « tolérance zéro » envers les trafiquants de drogue, sans nommer ces pays, et a déclaré qu’ils n’avaient plus de problème de drogue.

La peine de mort ne fonctionne pas

Ce qui est un non-sens total. Il n’y a aucune donnée qui appuient les déclarations de Trump. Singapour, l’un de ces pays auquel Trump fait parfois référence, ne publie pas de chiffres fiables, mais ses rapports de police montrent qu’ils n’ont pas confisqué moins de drogues ces dernières années. Au contraire, ils en ont confisqué plus.

Les États-Unis rejoindraient de la sorte la fameuse liste des pays où la peine de mort est encore appliquée pour des faits de drogue: l’Iran, l’Arabie saoudite, la Chine, Singapour et l’Indonésie.

Trump a reconnu que la peine de mort pour trafic de drogue n’était peut-être pas applicable: « Peut-être que notre pays n’est pas prêt pour cela. » Il veut également faire tout ce qu’il peut pour empêcher les drogues d’entrer aux États-Unis. Sa solution est de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Il est convaincu qu’au final, même les Démocrates voudront de son mur le long de la frontière avec le Mexique,

On estime que 2,6 millions d’Américains sont dépendants des analgésiques lourds. Et comme les opiacés sont chers, de nombreux consommateurs lui préfèrent l’héroïne, moins chère mais illégale. Pour inverser cette tendance, Trump veut améliorer l’éducation et limiter le comportement prescripteur des médecins. Dans trois ans, le nombre de prescriptions doit avoir diminué d’un tiers, souhaite le président.

Vaccin

De nombreuses vies ont déjà été sauvées avec du Naloxone ou du Narcan, un remède qui contrecarre l’effet d’une overdose d’analgésiques. Du coup, Trump estime que ce remède devrait être disponible partout.

Il croit également que plus de recherche devrait être réalisée dans la création de nouveaux remèdes. En décembre, il a été annoncé que les scientifiques avaient mis au point un vaccin qui contrecarre la dépendance à l’héroïne chez les souris et les rats. Les anticorps dans le vaccin empêchent la production d’un effet euphorique.

Trump souhaite que le vaccin soit également mis à la disposition des gens, bien que, selon les experts, cela devrait prendre un certain temps. Combien d’argent le président veut investir dans l’enquête? On ne le sait pas encore.

Le vaccin auquel Trump fait référence a été présenté en décembre par des chercheurs du Walter Reed Army Institute of Research. La question est de savoir si cela fonctionne sur les gens. Le problème est qu’en principe, le vaccin ne fonctionne qu’à court terme et nécessite des doses répétées.

En passant, un tel vaccin serait volontaire de toute façon. Trump est fortement opposé à la vaccination obligatoire. (Lire: De pire en pire: Trump veut que Robert F. Kennedy Jr, un dangereux anti-vaccin, préside une commission sur la sûreté des vaccins)

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Un nouveau danger de l’alcool révélé

La consommation d’alcool augmente considérablement le rythme cardiaque, ce qui pourrait provoquer à la longue le développement d’une arythmie, estime une équipe de chercheurs allemands.

Les scientifiques de l’Université Louis-et-Maximilien de Munich ont analysé les ECG et le taux d’alcool dans l’air expiré de 3.012 personnes âgées d’environ 35 ans afin d’étudier les risques liés à la consommation d’alcool, relate le site de l’European Society of Cardiology (ESC).

Les scientifiques ont également pris en compte le sexe, les maladies cardio-vasculaires et les mauvaises habitudes des personnes concernées.

Au terme de leurs analyses, les scientifiques ont réussi à démontrer une corrélation linéaire entre la consommation d’alcool et un rythme cardiaque très élevé.«Plus vous buvez d’alcool, plus votre pouls est élevé», explique Dr Stefan Brunner, chargé des recherches.

D’après les cardiologues, cette corrélation pourrait relever d’un déséquilibre fonctionnel au niveau du système nerveux central.

«En outre, il n’est pas exclu que le pouls élevé qu’on observe suite à une consommation d’alcool puisse favoriser le développement d’une arythmie», conclut Dr Moritz Sinner.

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Le rôle clef des neurones dans la dépendance aux drogues

Selon le dernier rapport de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), le nombre de consommateurs de cocaïne en France à presque quadruplé depuis les années 2000 passant de 0,3 % de la population des 18-64 ans à 1,1 %. Pour faire face à cet enjeu de santé public des addictions aux substances, la prévention est indispensable tout comme la Recherche visant à identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la dépendance aux drogues. Récemment, une étude portant sur des souris montre que cette sensibilité à la cocaïne serait directement liée à la faculté de notre cerveau à produire de nouveaux neurones.

Addictions drogues

Moins de neurogenèse, plus de dépendance

On savait déjà qu’un défaut de neurogenèse (formation de nouveaux neurones) au niveau de l’hippocampe entrainait des troubles neuropsychiatriques et une prédisposition à devenir toxicomane.

Cette même équipe de chercheurs avait également montré que la prise de drogues diminuait la production et la survie des nouveaux neurones de l’hippocampe.

À savoir ! L’hippocampe est une structure présente dans chaque hémisphère cérébral et située en profondeur dans le cerveau. Il joue un rôle important dans la mémoire, l’inhibition du comportement et dans le repérage spatial. Il comprend le gyrus dentelé, qui présente la particularité de produire de nouveaux neurones chez l’adulte. Une neurogenèse anormale est corrélée à l’apparition des troubles de la mémoire ou de l’humeur.

Pour aller plus loin sur cette piste reliant neurogenèse et addiction aux substances, les chercheurs du Neurocentre Magendie de l’Université de Bordeaux, supervisés par Nora Abrous et le Professeur Pier-Vincenzo Piazza, ont comparé le comportement de deux groupes de souris adultes dépendantes à la cocaïne.

À savoir ! La cocaïne est extraite des feuilles de cocaïer, un arbuste cultivé en Amérique du Sud. Elle est d’abord transformée en pâte puis en poudre. Cette drogue illicite, la deuxième consommée en France après le cannabis, a une action fortement psychostimulante sur l’organisme en entraînant une euphorie et une exaltation de l’humeur, ou encore une impression de grande efficience physique et mentale. La cocaïne peut provoquer, seule ou avec d’autres produits, une mort violente par surdose.

Le premier groupe était composé de souris normales tandis que le deuxième rassemblait des souris génétiquement modifiés pour présenter une déficience dans leur neurogenèse hippocampique.

Progressivement, les deux groupes de souris ont été entraînées à s’auto-administrer de la cocaïne.  En introduisant leur nez dans un orifice, elles déclenchaient un système automatique de diffusion de cocaïne par voie intraveineuse.

Cependant, avant d’obtenir une certaine quantité de cocaïne, les souris devaient fournir un ensemble de mouvements de leur museau dans le trou. Au fil de l’expérience, les souris devaient fournir encore plus d’énergie pour pouvoir obtenir une quantité similaire de drogue. Cette « contrainte physique » permet notamment aux chercheurs d’évaluer le niveau de motivation- et de dépendance- des souris pour obtenir leur dose de cocaïne.

A l’issue de l’expérience, les chercheurs se sont rendu compte que les souris dont la neurogenèse hippocampique dysfonctionnait montraient une plus grande motivation pour avoir de la cocaïne comparativement aux souris normales.

Ensuite, en sevrant les souris pendant plusieurs semaines puis en les exposant de nouveau au dispositif d’auto administration de drogue, les chercheurs ont constaté que les souris transgéniques avaient une susceptibilité à la rechute plus grande que les autres souris.

Pour les chercheurs, ces observations, parues notamment dans la revue Molecular Psychiatry, sont très concluantes et montrent que la neurogenèse hippocampique est un facteur clé dans la vulnérabilité à l’addiction.

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Une émission de télé bien préparée !!

Quand, à partir d’un téléfilm ( « Prêtes à tout »), FR2 engage un « débat »  sur le thème  « Drogue : Un échec français ? ».

 Professeur Jean Costentin (Président du CNPERT)

 Peut-être avez-vous regardé (mercredi 14 mars, sur FR2, à 21h) le téléfilm « Prêtes à tout », remarquablement interprété par Anne Charrier et Alika del Sol, jouant le rôle de deux mères de famille, découvrant que leurs fils s’adonnaient au cannabis puis à la cocaïne, et étaient devenus dealers pour financer leurs consommations. Ils entraient alors en compétition avec un caïd de cité qui, avec ses sbires sans foi ni loi, après des contraintes et des menaces leur firent violence. Ces deux mamans désemparées, s’appliquaient à protéger leurs fils. Puis vint l’épilogue où ces mamans, visées avec un revolver par le caïd, le renversèrent avec leur voiture et le tuèrent. Ce film, traité avec beaucoup de subtilité, restitue bien le cheminement des deux ados, la psychologie des mamans, l’atmosphère glauque de la cité et le milieu du deal…

Le débat qui suivit  ( visible en cliquant ici jusqu’au 21/03/2018) fut, je ne dirais pas modéré, mais orienté par Julian Bugier (que je découvrais en la circonstance). Il avait constitué deux plateaux successifs comportant près d’une dizaine d’invités, dont deux seulement pour exprimer leur opposition à la légalisation du cannabis.

L’un d’eux était une mère de famille venue avec son grand fils qu’elle avait arraché à l’enfer du cannabis. Elle se réjouissait, on la comprend, que son gentil jeune homme, après avoir perdu beaucoup de temps dans son cursus dans l’enseignement secondaire, ait accédé enfin à la sixième année des études médicales.

L’autre invité donna à ce débat (hélas trop brièvement) la hauteur qui lui faisait défaut ; pourtant l’animateur s’appliqua, par ses petits coups de pattes, à tenter d’en relativiser la portée. Il s’agissait du docteur Philippe Juvin, chef de service des urgences de l’Hôpital européen Georges Pompidou et, de surcroît, maire de La Garenne-Colombes (92). A partir de son expérience de Maire, de sa culture et de sa pratique médicales, il justifia l’interdiction du cannabis, à partir de considérations sanitaires, enfin évoquées dans cette émission, soulignant la dangerosité du cannabis et les multiples dégâts qui lui sont imputables.

Dans la séquence précédente, le président de la Fédération française des addictions = FFA, (un psychologue, Couteron), n’avait fait qu’effleurer cet aspect, pour néanmoins décocher, en quittant le plateau, telle flèche du Parthe, « qu’il fallait bien sûre légaliser cette drogue »….

Le docteur Juvin aurait pu attirer l’attention (ce que par tact il n’a pas fait) sur le comportement bizarre d’un invité, présentant différentes manifestations de l’intoxication cannabique : yeux rouges (conjonctives injectées), chute des paupières (ptosis palpébral), regard dans le vague, gestuelle inappropriée, stéréotypies verbales…

Débattre d’un tel sujet est sûrement opportun, mais avec l’organisation honnête,  qu’on est en droit d’exiger d’une chaîne publique. Cela requiert : un nombre équivalent de défenseurs d’opinions contraires ; un équilibre de leurs temps de parole, corrigé au mieux en fonction de l’importance des éléments qu’ils ont à exposer ; une application à ne pas noyer les idées majeures dans des broutilles ou des anecdotes (ce qui signifie un nombre restreint d’intervenants). Enfin, et surtout, le modérateur ne doit donner l’impression d’appartenir à un camp et moins encore de s’ingénier à le faire gagner. Ce type de controverses requiert un arbitre, dont on aimerait qu’il connaisse bien le sujet ; bref tout ce qui manquait à ce débat, qui en l’occurrence ne mérite pas ce nom.

Ce débat s’intitulait : « Drogue – un échec français ? » ; titre en l’occurrence  inapproprié. Il y a échec quand, ayant déployé de grands efforts, ils n’aboutissent pas. Quels efforts d’informations sur les drogues et toxicomanies ont été effectués par les pouvoirs publics auprès des jeunes français? L’observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) vient de tancer la France pour ses carences majeures en cette matière ; aspect qui a, évidemment, été complètement éludé.