Les adolescents français sont les plus grands consommateurs de drogue en Europe (Marie Claire)

La jeunesse toxicomane de France serait-elle une génération « perdue » et irrémédiablement vouée aux affres de l’addiction ? D’après le rapport 2013 de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), les jeunes français figureraient parmi les plus « addicts » du continent européen. Les résultats de cette étude établissent que les adolescents français de 15-16 ans sont les plus grands consommateurs d’ecstasy, de cannabis, de cocaïne et d’amphétamines en Europe.

Premiers consommateurs du continent pour chaque drogue

Triste record pour les jeunes français âgés de 15 à 16 ans ! Ils seraient les plus toxicomanes d’Europe, selon le rapport 2013 de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies.

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Shit : le bien nommé cannabis (Le Monde)

par Patrick Lemoine, qui est psychiatre, directeur médical international de la division psychiatrie du groupe Clinéa. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont «Le Mystère du nocebo» (Odile Jacob, 2011).

Depuis une bonne quarantaine d’années (soit presque deux générations), l’usage «récréatif »du cannabis ne cesse de croître régulièrement dans la population française,
avec des âges d’initiation de plus en plus précoces chez les adolescents et même les préadolescents. Parallèlement à ce phénomène, il existe un véritable lobbying, souvent inconscient, et très souvent de type bobo, et certains groupes de pression tendentà faire penser au grand public que le haschich pourrait avoir des vertus thérapeutiques et que, de toute manière, il est beaucoup moins dangereux que le tabac pour les poumons et les artères, ce que les adolescents ne manquent pas de gober.
Mais qu’en est-il exactement? Quels …. Lire la suite 

Le projet de salle d’injection de drogue inquiète les riverains (La Croix)

Lors d’une réunion publique mardi 11 juin au soir à la mairie du 10e arrondissement de Paris, les promoteurs de la salle de « consommation à moindre risque » pour les toxicomanes ont présenté leur projet.

De nombreux habitants du quartier ont évoqué un risque d’aggravation des problèmes d’insécurité.

Le projet, à visée expérimentale, doit en principe démarrer cet automne.

Le débat n’a pas encore commencé. Mais les esprits sont déjà à vif. « Votre question est stupide ! », lance une dame d’un âge respectable à une journaliste. « Si on est là, c’est pour défendre la valeur de nos biens immobiliers. Qui, demain, ira acheter un appartement juste à côté d’une salle de shoot ? » ajoute cette habitante sous le regard approbateur de ses voisins.

RÉDUCTION DES RISQUES

Il est 19 heures, mardi soir, à la mairie du 10e arrondissement de Paris. Et c’est dans un climat électrique que le maire socialiste, Rémi Féraud, ouvre une réunion de « concertation » sur la future salle de « consommation à moindre risque ». C’est en principe à l’automne que devrait ouvrir ce lieu expérimental géré par l’association Gaïa. Il vise à accueillir des toxicomanes pour leur permettre de faire un usage sécurisé de leur produit.

« Cette salle sera une nouvelle étape dans la réduction des risques », explique Thomas Dusouchet, pharmacien et coordinateur de l’association Gaïa qui mène déjà un programme d’échange de seringues près de la Gare du Nord. « C’est un quartier à forte consommation, avec de nombreux toxicomanes en situation de grande précarité et de désaffiliation sociale », explique-t-il

80 À 100 PERSONNES PAR JOUR

Ouverte 7 jours sur 7, la salle aura vocation à accueillir entre 80 et 100 personnes par jour.« Cela ne sera pas juste un espace de consommation, mais aussi un lieu pour aller vers le soin, vers les traitements de substitution et la réinsertion sociale », précise une autre responsable de Gaïa, Céline Debaulieu. « Et nous aurons une ligne téléphonique, en lien avec la police, pour soutenir les riverains en cas de difficultés ».

La parole est ensuite donnée à Martine Baudin, la directrice du Quai 9, une salle de consommation ouverte en 2001 à Genève. « Nous avons toujours travaillé avec le voisinage qui, au départ, avait des inquiétudes légitimes », explique-t-elle. « Le bilan est satisfaisant. Aujourd’hui, le Quai 9 n’est plus un sujet à Genève », renchérit Philippe Bertschy, un responsable policier local.

DES RIVERAINS HOSTILES

VIDEO : Echanges houleux sur la future salle de shoot à… par BFMTV

Autant de paroles qui se veulent rassurantes mais ne semblent guère porter dans une salle majoritairement hostile. Au micro, les habitants se succèdent dans une ambiance houleuse pour dire leurs craintes que la création d’un lieu dédié n’aggrave les problèmes d’insécurité.

« Depuis 2006-2007, on a assisté à une explosion de la consommation de drogues autour de la gare du Nord. Cette salle risque de créer un deuxième point de fixation des dealers », expose Hervé. « Le principal problème, ce ne sont pas les seringues qui traînent par terre, mais les drogués en manque d’argent qui agressent les personnes âgées », affirme Véronique.

Cette habitante s’exprime « au nom » de sa mère de 90 ans, « qui a été attaquée par un toxicomane », et de sa voisine « qui a eu le bras cassé ». Le maire est interpellé par une autre habitante. « Venez donc habiter dans notre quartier ! Il y a des appartements à vendre et les prix sont en train de chuter de manière monumentale ». Cette participante, Muriel, se fait aussi du souci pour son fils qui va bientôt entrer en sixième. « Je me demande si on devra l’envoyer au collège avec un garde du corps ! ».

DIMINUER LES NUISANCES

En face, l’équipe municipale a visiblement anticipé ces appréhensions. « Cette salle ne sera pas là pour apporter plus de problèmes aux riverains », assure Myriam El Khomri, l’adjointe en charge de la sécurité. « Aujourd’hui, on connaît la réalité du quartier : on retrouve des seringues sur la voie publique et dans les jardins. Et il y a des consommations qui se font au vu et su de tous », indique-t-elle.

Le projet vise aussi à diminuer toutes ces nuisances. Cette responsable assure qu’il a été prévu d’affecter, près de la salle, des policiers « connaissant bien les riverains, les commerçants et les habitants ». Même fermeté du côté de Nicolas Lerner, directeur adjoint du préfet de police de Paris.

« La lutte contre la consommation de stupéfiants et les trafics restera une priorité », assure-t-il en affichant deux autres objectifs : éviter toute « stagnation » de toxicomanes aux abords du lieu et prévenir un « effet-report », c’est à dire une convergence d’usagers de drogue de la région parisienne vers le 10e arrondissement.

DE NOMBREUSES INTERROGATIONS

Mais dans la salle, d’autres questions émergent déjà. « Si le projet est à visée sanitaire, pourquoi ne pas l’installer dans un hôpital ? », interrogent plusieurs habitants. D’autres dénoncent un « projet low cost » et dont le financement reste « encore très flou ».

Une femme s’interroge sur sa pertinence : « Vous voulez juste cacher la misère et la mettre entre quatre murs ». Peu avant 22 heures, le maire lève la séance au terme d’un débat de près de trois heures qui, au final, n’aura guère fait bouger les lignes.

PIERRE BIENVAULT  Source

Drogue, alcool: des nouvelles mesures contre l’addiction

Dans un rapport remis le 7 juin à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) publié par « Le Parisien », une quinzaine d’experts réclament la mise en place de mesures radicales pour lutter contre la consommation excessive de drogue et d’alcool en France. Le rapport condamne également le manque de connaissance des dégâts causés par l’addiction.

Le rapport sur « les dommages liés aux addictions et les stratégies validées pour réduire ces dommages » remis à Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mildt, pointe du doigt les dégâts de certaines drogues de synthèse dont la consommation progresse ou stagne au sein de la population.

Des « épidémies industrielles »

La consommation d’alcool, notamment chez les jeunes, inquiète également les professeurs de santé publique, addictologues, criminologues et psychiatres auteurs du rapport. « Aujourd’hui, ces « épidémies » industrielles dépassent largement les épidémies infectieuses », constatent-ils.

Afin de lutter efficacement contre les dégâts directs et collatéraux provoqués par la consommation d’alcool et de drogue, le groupe d’experts préconise un certain nombre de mesures radicales comme la hausse des taxes, la fin des publicités sur Internet et l’harmonisation des délits concernant la consommation de drogues licites et illicites.

Augmenter les taxes sur l’alcool et le tabac

Les auteurs du rapport souhaitent que les pouvoirs publics s’engagent à revoir à la hausse la fiscalité sur l’alcool, en unifiant les taxes sur la boisson. Ils partnt du constat que « pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la santé publique, les gouvernements épargnent systématiquement le vin. »

Dans la législation actuelle, la taxe sur le vin s’élève en effet à 3,55€ par hectolitre, contre 56€ pour les muscats et 600€ pour un whisky à 40°, rappelle Le Parisien.

Bientôt la fin des pubs sur internet ?

« Revenir à l’esprit de la loi Evin » : voilà l’objectif retenu par les auteurs du rapport qui préconisent l’interdiction de la publicité pour l’alcool sur la Toile, « sauf sur certains sites bien définis comme ceux des producteurs ou des marchands en ligne. » Promulguée en 1991, la loi Evin limite fortement la publicité pour les boissons alcoolisées. Mais un nouvel article, inséré en 2009 à la fin de la liste des supports autorisés, autorise désormais la publicité pour l’alcool sur Internet.

Une harmonisation des sanctions

Autre point important du rapport : l’harmonie des sanctions concernant les drogues licites et illicites. L’alcool ou le tabac, considérés comme des drogues licites, devraient ainsi être logés à la même enseigne que les drogues illicites et considérées comme des drogues addictives. « L’intérêt de ce rapprochement est que toute personne verbalisée serait automatiquement orientée vers un service d’addictologie », note Le Parisien.

Enfin, les auteurs du rapport insistent sur l’importance de l’implication forte du président de la République dans ce combat qui doit être « un chantier présidentiel », afin de lutter activement contre le poids des lobbys.

Source

Le credo du toxicomane « toujours plus, toujours plus souvent, toujours plus fort »

Ce credo finit par séduire la ministre de la Santé

Clamant haut et fort son opposition aux toxicomanies dont celle au cannabis, la ministre de la Santé, aussi pressée que pour l’instauration des « salles de shoots » pour toxicomanes, vient de prendre un décret (cliquez sur 2013-473 du 5 juin 2013 ; J.O. du 7-VI-2013) afin de « permettre la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché de médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés ».

On est tout d’abord effaré par la précipitation de sa mise en œuvre «le présent décret entre en vigueur dès le lendemain de sa publication ». On l’est aussi par le caractère approximatif de son expression, eu égard au niveau culturel affligeant des rédacteurs-conseillers de la ministre. Le cannabis est une plante (chanvre indien) ; qui n’a pas de dérivés, mais des composants. Ces composants (non précisés), dont il s’agit sans doute ici, seraient des cannabinoïdes, qui ont une structure chimique commune, à partir de laquelle ce végétal a élaboré, comme autant de variations sur ce thème chimique donné, une multitude de dérivés, aux effets biologiques des plus variés, qui sont le cas échéant contradictoires. Le principal d’entre eux, en concentration et en puissance d’effet, est le tétrahydrocannabinol (THC), qui est une drogue, un agent toxicomanogène ; mais qu’à cela ne tienne !.

Il y a deux mois environ, interrogées séparément par la ministre, sur l’opportunité du présent décret, l’Académie Nationale de Médecine, ainsi que l’Académie Nationale de Pharmacie, avaient répondu négativement et de façon argumentée. Mais les lobbies et l’idéologie, même en matière de santé publique, pèsent à cet égard beaucoup plus lourd que la science, l’épidémiologie et la pharmacologie….

L’académie de médecine avait mis en garde contre cette tentation latente, dans un communiqué qu’elle avait intitulé : « Le cannabis : un faux médicament, une vraie drogue ».

Ainsi, à l’heure où l’état de Californie ferme par centaines les dispensaires qu’elle avait laissé imprudemment s’ouvrir pour la dispensation d’un «cannabis thérapeutique», les yeux enfin ouverts sur ce subterfuge, la France se précipite avec enthousiasme dans cette aberration sanitaire. Cela survient simultanément à des menées convergentes visant à obtenir la dépénalisation / légalisation du cannabis ; cette simultanéité, dans ce contexte de précipitation, ne parait pas fortuite. Stratégie du cheval de Troie, le cannabis, déguisé en médicament, entre la tête haute dans la cité ; déjà tant sinistrée par le nombre des sujets « accros » à cette drogue : un million sept cent mille usagers réguliers, malgré son caractère illicite, faisant des français les champions européens de cette toxicomanies.

Professeur Jean Costentin

Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

COCAÏNE: Un antibiotique de la méningite, pour bloquer la dépendance

The Journal of Neuroscience

Une protéine du cerveau et un antibiotique pour bloquer l’envie de cocaïne, c’est le principe de la thérapie suggérée par ces neuroscientifiques de l’Indiana University qui démontrent que GLT1, une protéine qui efface le glutamate du cerveau, joue un rôle essentiel dans l’addiction à la cocaïne qui se développe quelques jours seulement après les premières expérimentations.

Ces conclusions publiées dans le Journal of Neuroscience montrent, sur la souris, que l’antibiotique augmente la protéine et protège de l’addiction.

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Le concept d’addiction alimentaire : quelle réalité ?

Dans son premier numéro de 2013, la revue de référence Obesity Review a ouvert ses colonnes à deux opinions différentes, voire opposées, sur le thème de l’addiction alimentaire et de sa relation éventuelle avec l’obésité. Cela permet de mettre en lumière le pour et le contre associés au modèle actuel de l’addiction alimentaire…

Le premier article [1] passe en revue les points de convergence, sur le plan neurobiologique, entre l’obésité et l’addiction aux drogues. Ces traits communs impliquent en premier lieu des perturbations des voies dopaminergiques, dans le sens de brutales augmentations du taux de dopamine. En temps normal, ces voies, régissent notamment les réponses comportementales aux stimuli de l’environnement. Par ailleurs, la neurobiologie a mis en évidence certains circuits, dont un déséquilibre du fonctionnement contribuerait à l’obésité : circuit de la récompense, voies de la mémoire et du conditionnement, des émotions et de la réactivité au stress, fonctions exécutives / autocontrôle mental et sensibilité intéroceptive.

Des études ont aussi montré que, Poursuivre la lecture « Le concept d’addiction alimentaire : quelle réalité ? »