L’Editorial du Professeur Tillement

Une addiction cannabique, cause d’un drame familial

C’est au départ un enfant très ouvert, brillant, intelligent et sportif  jusqu’à sa rencontre avec une bande de « copains » qui l’entraine dans la drogue en l’occurrence le cannabis. Il n’en sortira jamais. Jeune  homme, dépendant du cannabis depuis l’adolescence, il est réfractaire à toutes les tentatives de désintoxication malgré les pressions familiales et de multiples mises en garde. Hospitalisé pour une nouvelle cure, il  profite de la liberté offerte en fin de semaine (permission de sortie) pour renouer ses anciens contacts et retrouver sa drogue. Des manifestations caractéristiques de la schizophrénie  apparaissent: lors d’une nouvelle permission,  au cours d’un accès aigu, il tue  un des ses parents et  blesse grièvement l’autre.

Ce drame récent devrait faire réfléchir les adeptes de la dépénalisation du cannabis. Dans cette circonstance, comme dans maintes autres tristement similaires, le rôle du cannabis, totalement destructeur, est clairement établi.

Après plusieurs années de prises continues, l’accumulation du tétrahydrocannabinol (THC) est considérable et son élimination est très lente, C’est une singularité de cette drogue. Ses effets sont dose-dépendants, cumulatifs et, bien sûr, d’autant plus intenses que

l’imprégnation est plus grande. C’est l’explication de l’émergence des expressions schizophréniques. Cette schizophrénie était peut-être latente (gènes de susceptibilité) révélée alors par le cannabis ; mais elle pouvait également survenir en l’absence  d’une vulnérabilité d’origine génétique. Comment s’étonner d’ailleurs qu’une drogue qui induit délire et hallucinations, ces manifestations fondamentales de la schizophrénie, puisse déclencher de novo ou révéler cette affection. On doit rappeler aussi que les plants de cannabis actuels produisent 5 à 10 fois plus de THC  que ceux cultivés jadis, ce qui fait qu’à doses égales supposées, les quantités de THC absorbées  n’ont cessé de croitre.

Le cannabis est une drogue pas douce du tout, une drogue lente. Sa dépénalisation n’aurait pour effet que d’en faciliter l’accès, et d’accroitre le nombre de  ses consommateurs et les quantités consommées. La solution, la seule, la vraie, est de maintenir l’interdit, de le faire respecter, et d’expliquer cette interdiction à la lumière d’un tel exemple ; enfin, d’assurer une prise en charge médicale de ses consommateurs

Jean-Paul Tillement

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Non aux salles de « shoot » ! ( Maire de Charenton)

Pavé dans la mare ou coup d’épée dans l’eau, la Ministre Marisol Touraine a remis le sujet des salles d’injections supervisées sur le tapis en annonçant sa volonté de lancer des expérimentations avant la fin de l’année.

Avant elle, en 2010, François Fillon, alors premier ministre, avait jugé ces structures, que nous connaissons tous sous le nom de « salles de shoot », « ni utiles, ni souhaitables ».

« Inutiles » car notre pays propose déjà aux toxicomanes un système de prise en charge. Mis en place depuis une vingtaine d’années et soutenu par les gouvernements de gauche comme de droite, ces 200 établissements présentent des résultats probants vis-à-vis de la prévention du VIH, des overdoses, etc. Qu’en est-il, a contrario, des salles de shoot installées dans une dizaine de pays ? Les résultats n’engendrent que controverses ; et que doit-on conclure du fait qu’il n’existe de par le monde que 80 structures ? Ne sommes-nous pas en droit de penser que si leur influence était si miraculeuse, elles auraient été dans une bien plus large mesure développées ?

« Non souhaitables » parce que même si les défenseurs des salles de shoot sont assurément bardés de bonnes intentions envers les toxicomanes, ce type de structure, en offrant un usage confortable de la drogue, au mieux retarde le sevrage de la personne sous emprise de la drogue, au pire peut encourager la consommation de stupéfiants y compris chez de nouveaux usagers. Par ailleurs, je ne partage pas le sentiment de certains qui pensent que ces structures pourraient sécuriser les quartiers. Au contraire, leur implantation, si elle se révèle fixe, aura pour seul effet de stigmatiser des quartiers entiers, d’attirer les délinquants qui vivent de ces trafics, de déclencher des hostilités et de générer des troubles à l’ordre public.

Pour ma part, j’ajouterai que ces établissements sont « incohérents » avec l’éthique et la loi françaises. On ne peut donc sans ciller accepter que notre Etat interdise les stupéfiants tout en acceptant que l’on se drogue sous contrôle. Aux yeux de la loi, cela revient à faire de notre pays un complice pour usage de stupéfiants. Aux yeux de la morale, la France abandonne sa vocation à sortir les toxicomanes de la drogue pour, au contraire, les aider à se droguer… mais correctement s’il vous plait ! Pourquoi, dans ces conditions, ne pas aller encore plus loin dans l’absurdité et charger notre pays de fournir de la « bonne » sous couvert de protéger les consommateurs des drogues de mauvaise qualité mises sur le marché ? En tant que pharmacien, je délivrais des seringues ; seront-elles maintenant pré-remplies ? Pourquoi, enfin, comme le demandent déjà des associations et certains politiques, ne pas banaliser l’usage de la drogue et en demander la dépénalisation ?

De tout cela, nous n’en voulons pas pour nos enfants et pour notre pays.

Le cannabis est une drogue dure par François Chast

Si la France cumule, à l’égard du cannabis, cette singulière combinaison de la législation la plus sévère et de la consommation la plus importante (après la République Tchèque) en Europe, il nous semble que la réponse de l’efficacité des politiques publiques est du domaine des « représentants de la Nation ». Quant au monde de la Santé, il ne peut que répéter inlassablement les évidences qui, années après années, s’imposent : le cannabis est dangereux, le cannabis est une drogue dure.

1845 – Moreau de Tours publie une étude où lui-même, quelques-uns de ses élèves et de ses patients s’exposent volontairement à une forte dose de cannabis. Il observe que le cannabis peut précipiter « des réactions psychotiques aiguës, durant généralement quelques heures mais pouvant durer pendant quelques jours »[1]. On connait donc, depuis le milieu du XIXe siècle, grâce à cet ouvrage fondateur « Du Hashich et de l’aliénation mentale« , l’impact psychiatrique du cannabis. A cette époque, la « résine » en circulation était modestement concentrée en tétrahydrocannabinol (THC). 170 ans plus tard, c’est une drogue dix fois plus concentrée en principe toxique qui circule à la sortie des collèges, des lycées, des bureaux, des usines… 1,2 millions de consommateurs réguliers dans notre pays !

Effectuées selon des modalités expérimentales plus solides, les travaux contemporains sont nombreux mais ils ne font que dire et redire ce que Jacques Joseph Moreau de Tours avait déjà souligné. Ainsi, depuis une quarantaine d’années des études toxico-épidémiologiques très significatives parce que fondées sur des cohortes importantes de malades, ont-elles renforcé la démonstration.

1972 – Après les travaux préliminaires de Talbott et Teague, qui avaient observés des troubles psychiatriques post-cannabis chez 12 GI’s au Vietnam[2], Tennant  et Groesbeck étudient sur une période de 3 ans, une population de 36 000 soldats américains stationnés en Allemagne. Ils montrent que lorsque la consommation de cannabis est  « modérée »  (10 à 12 g de résine par mois), les militaires présentent de manière significative une dégradation de leur état mental : attaques de panique, psychoses diverses et en particulier schizophrénie, notamment lors d’une consommation conjointe d’alcool ou d’autres stupéfiants. Lorsque la consommation est plus élevée (plus de 50 g par mois), on peut observer, en outre, apathie, désorientation, léthargie, abaissement des facultés de jugement, de concentration de mémorisation[3].

1987 – Une étude effectuée par Sven Andreasson (Stockholm, Suède) sur une cohorte de plus de 45 000 conscrits a permis de démontrer que l’association entre la consommation de cannabis et le risque de schizophrénie était multiplié d’un facteur 6 chez les fumeurs de plus de 50 « joints » avant la conscription, ce qui permettait de décrire un véritable modèle de vulnérabilité[4].

2002– Cette cohorte « historique » a été reprise par l’équipe de Stanley Zammit (Cardiff, Royaume Uni), quinze ans plus tard… Cette nouvelle étude permettait aux auteurs de préciser que l’atteinte psychiatrique présentait une relation dose-dépendante, ce qui limitait la crédibilité de l’hypothèse de l’emploi du cannabis comme « automédication du trouble » ; le risque de schizophrénie était multiplié par 6,7 en cas de consommation de 50 « joints » durant l’adolescence. 

Les travaux effectués ultérieurement n’ont malheureusement fait que confirmer ce qui était évident.

2007-  La méta-analyse proposée par la même équipe Galloise « enfonçait le clou »: le cannabis est non seulement cause de psychose, mais aussi, de dépression, d’idées suicidaires, d’anxiété même si le lien est moins « fort » en termes statistiques, etc. La publication de ce travail dans The Lancet, le 28 juillet 2007, conduisit le rédacteur en chef de la revue, fait rarissime, à présenter des quasi-excuses à ses lecteurs pour avoir minimisé auparavant la psychotoxicité du cannabis[5].

2012 – L’étude de Madeline Meier, publiée à la fin de l’été 2012, démontrant sur la cohorte historique néo-zélandaise dite de Dunedin, l’impact de la consommation de Cannabis sur les performances intellectuelles, le « QI », abaissé d’une moyenne de 8 points à l’âge adulte après une consommation adolescente (cf. l’article du Pr. Jean Pierre Goullé), est à ce jour, la dernière pierre à l’édifice des preuves de la dangerosité du cannabis. De plus, l’arrêt de la consommation de cannabis ne permet pas au cerveau de « récupérer » : le cannabis dégrade puis détruit les fonctions cognitives : voilà de l’evidence-based toxicology ![6]

Tant que la consommation de cette drogue restera à ce niveau si élevé, d’autres études continueront de confirmer que le cannabis est une drogue incisive, une drogue dure, pour une fraction importante de la population. Dans ce contexte de clarification progressive du rôle toxique du cannabis sur la santé mentale, a quoi pourrait donc servir ce que d’aucuns ont appelé la « dépénalisation » ? Faut-il vider les postes de police voire les maisons d’arrêt pour remplir les hôpitaux psychiatriques ? Nous ne le souhaitons pas. Nous ne pouvons que répéter avec détermination que le cannabis est dangereux, le cannabis est une drogue dure.


[1]       Moreau de Tours J, Du hashish et de l’aliénation mentale, Paris, Fortin-Masson, 1845.

[2]       Talbott JA, Teague JW, Marihuanann Psychosis:  Acute Toxic Psychosis Associated With the Use of Cannabis Derivatives, JAMA. 1969; 10 (2): 299-302.

[3]       Tennant FS, CGroesbeck CJ, Psychiatric effects of hashish, Arch Gen Psychiatry, 1972 Jul ;27 (1): 133-6.

[4]       Andréasson S, Allebeck P, Engström A, Rydberg U, Cannabis and schizophrenia. A longitudinal study of Swedish conscripts. Lancet 1987 Dec 26; 2 (8574): 1483-6.

[5]       Zammit S, Allebeck P, Andreasson S, Lundberg I, Lewis G, Self reported cannabis use as a risk factor for schizophrenia in Swedish conscripts of 1969: historical cohort study, BMJ. 2002 Nov 23; 325 (7374): 1199.

[6]     Meier MH, Caspi A, Ambler A, Harrington H, Houts R, Keefe RS, McDonald K, Ward A, Poulton R, Moffitt TE, Persistent cannabis users show neuropsychological decline from childhood to midlife, Proc Natl Acad Sci USA, 2012 Oct 2; 109 (40): E2657-64.

Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur V. Peillon

du Professeur Jean Costentin, Président du CNPERT
le 24 octobre 2012
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Engagé depuis près de 15 ans dans d’éreintantes actions de prévention contre l’usage du cannabis (et d’autres drogues) auprès de nos adolescents, de leurs parents, de leurs éducateurs, des personnels de santé (conférences, articles, livres, émissions radio et T.V., animation du CNPERT), je suis atterré par vos déclarations entrouvrant la porte à la dépénalisation / légalisation du cannabis.
J’entends déjà dans les dîners familiaux des « tu vois papa, c’est rien le cannabis, notre ministre vient de le dire, et plein d’autres personnes disent comme lui »….
Dans notre pays, qui consacre tant de moyens pour l’enseignement (plus que l’éducation) de ses jeunes, laisser filer la consommation du cannabis en se privant du caractère dissuasif de l’interdit serait une erreur historiquement grave. Cette interdiction doit bien sûr, spécialement auprès de la génération « why » (Y), être justifiée, explicitée ; ce que les programmes scolaires omettent de faire ou font de façon très insuffisante.
La bastille la plus hermétique que j’ai rencontrée pour expliciter les dangers de cette drogue fut celle des I.U.F.M. C’est une des explications des chiffres record de la consommation de cette drogue, faisant de nos jeunes, parmi les 27 états membres de l’Union Européenne, ses plus gros consommateurs. Cela n’est peut être pas sans relation avec le dévissage de notre classement européen en matière de performance éducative. La Suède qui, de la maternelle à l’université, dispense près de 40 h d’enseignements sur les toxicomanies peut s’enorgueillir d’avoir une proportion de toxicomanes 10 fois moindre que celle de la moyenne européenne.
Nombre d’enseignants, confrontés au cannabis, vous diront que sous l’empire de cette drogue leurs élèves sont incapables de tirer profit de l’enseignement qu’ils leur prodiguent.
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Comme il m’arrive de l’exprimer trivialement : « Pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire ». Beaucoup plus doctement, une très récente publication des P.N.A.S. a relaté une perte de près de 8 points de Q.I. chez ses usagers.
Le cannabis est la drogue de la sédation, de la défocalisation de l’attention, du renoncement, de la résignation, du syndrome amotivationnel, de l’échec, du décrochage scolaire, de la marginalisation. Il est la porte d’entrée dans d’autres toxicomanies ; il induit délire (rêve éveillé), hallucinations, perturbations mnésiques, anxiété, dépression, quand il ne provoque pas d’accès psychotiques ou, pire, ne décompense une vulnérabilité à la schizophrénie (dont 10% d’entre nous pourraient être porteurs).
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Dans la compétition mondiale à laquelle nous sommes affrontés, le cannabis est le psychotrope de nature à nous la faire perdre. « Il n’est de richesse que d’Hommes », en bonne santé physique (or le cannabis est toxique pour de nombreux organes) et psychique (j’ai évoqué plusieurs de ses méfaits).
Il ne saurait être un outil de la « refondation scolaire » annoncée. Son association avec l’alcool, déjà si présent chez nos jeunes, est extraordinairement détériorante, en particulier sur la route. Associé au tabac il rend encore plus difficile le fait de s’en affranchir. Ce tabac, présent si précocement chez nos jeunes, constitue la première cause de morts évitables ; or le cannabis y ajoute son importante toxicité intrinsèque, générant davantage d’oxyde de carbone et produisant 7 fois plus de goudrons cancérigènes…
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Je me tiens, Monsieur le Ministre, à votre disposition pour détailler auprès de vous et de vos conseillers ces points majeurs de santé publique, dans l’espoir de vous faire regretter cette déclaration, propre à annihiler les maigres résultats de nos efforts de prévention ; cette déclaration que nous sommes un certain nombre à trouver totalement déplacée.
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Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, mes plus respectueux sentiments.
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Docteur Jean Costentin
Professeur émérite
Directeur de l’unité de Neuropsychopharmacologie CNRS (1984-2008)
Membre titulaire des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie

L’OICS engage les gouvernements à faire fermer les salles de shoot

Extrait du rapport : Les toxicomanies (Tome I : Rapport)

Lire tout le rapportSENAT et Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) oct 2012

Par M. Gilbert BARBIER, sénateur et Mme Françoise BRANGET, député au nom de la Mission d’information sur les toxicomanies

Rappelons que l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants est une instance indépendante, chargée de surveiller l’application des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. Il doit en particulier veiller à ce que soient disponibles en quantités suffisantes les stupéfiants requis à des fins médicales et scientifiques et empêcher leur détournement vers des circuits illicites. Pour ce faire, il identifie les lacunes susceptibles d’exister dans les systèmes de contrôle national et international et peut émettre des recommandations à l’égard des États parties aux traités internationaux sur les stupéfiants.

Son rapport pour l’année 2009 a été particulièrement explicite à l’égard des États sur le territoire desquels existaient des salles de consommation de drogues. Ainsi, s’agissant de l’Australie, il a demandé au Gouvernement « de fermer la «salle d’injection de drogues» de Sydney » (264(*)). Concernant le Luxembourg, il a rappelé avoir adressé une lettre au Gouvernement pour lui recommander de faire « immédiatement le nécessaire pour fermer » la salle de consommation de drogues qu’il avait visitée en 2006.

D’une manière plus générale, l’organe international a jugé que la création et le fonctionnement de salles d’injection de drogues étaient « contraire[s] aux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues ». En effet, en application de l’article 4 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 telle que modifiée par le protocole de 1972, les États parties doivent prendre « les mesures législatives et réglementaires qui pourront être nécessaires […] pour limiter exclusivement aux fins médicales et scientifiques la production, la fabrication, l’exportation, l’importation, la distribution, le commerce, l’emploi et la détention des stupéfiants ».

L’organe international en a tiré les conséquences dans sa recommandation n° 32, qui constitue une condamnation très explicite des centres d’injections supervisés : « L’Organe note avec préoccupation que, dans un petit nombre de pays, des «salles de consommation de drogues» et des «salles d’injection» où l’on peut consommer impunément des drogues acquises sur le marché illicite fonctionnent encore. L’Organe engage les gouvernements à faire fermer ces salles et autres lieux similaires et à faire en sorte que les toxicomanes puissent accéder à des services sanitaires et sociaux, y compris aux services de traitement de la toxicomanie, conformément aux dispositions des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues » (265(*)).

Certains pourraient certes être tentés d’engager un débat sur le caractère contraignant ou pas des recommandations de l’Organe international de contrôle des stupéfiants. Cela ne relèverait que de la posture : la doctrine internationale actuelle ne considère à l’évidence pas les centres d’injection supervisés comme poursuivant des fins médicales et scientifiques. La bonne foi qui doit guider la France dans l’exécution de ses obligations internationales commande de s’en tenir à cette interprétation.

Cliquez pour télécharger Le rapport 2009 de l’OICS

FERGIE, LES CONFESSIONS :  »LA DROGUE M’A RENDUE PARANO »

Fergie, star mondiale depuis le succès des Black Eyed Peas s’est récemment confiée sur son ancienne addiction à la drogue. Une passade difficile de sa vie qui l’avait « rendue complètement parano » affirme-t-elle.

« J’étais tellement paranoïaque que je pensais que le FBI me suivait jusqu’à l’Eglise » ajoute la chanteuse dans son entretien. Celle qui a faire rire ses admirateurs en choisissant Lindsay Lohan comme costume d’Halloween a donc fait du chemin.

« A cause de la drogue j’ai commencé à devenir vraiment paranoïaque, c’était sévère. Un jour je suis allée dans une église et j’étais persuadée que le FBI et les équipes du SWAT m’attendaient à l’extérieur. Donc j’ai voulu avoir une conversation avec Dieu… et j’ai dit : « Bon, si je vais dehors et que le FBI et l’équipe du SWAT n’y sont pas, alors j’arrête définitivement la drogue ». affirme la pop star.

Elle rajoute « Donc je suis sortie de cette église. Et il n’y avait aucune équipe du SWAT ni du FBI. Juste moi et Dieu. Du coup j’ai tenue ma promesse, je n’ai plus jamais repris de drogue. »

Lorsque la belle blonde revient sur le début de ses addictions, elle confie : « D’abord j’ai commencé par l’ecstasy. Et puis petit à petit je suis passée de l’ecstasy à l’amphétamine. Avec la drogue au tout début, on a l’impression que c’est génial, que tout va bien. Tout est grand au début.

Et puis la vie se retrouve dans une véritable spirale, qui nous enfonce vers le bas.

Pendant un moment je ne pesais que 40 kilos, vous imaginez ! » Fergie avoue alors « Ce qui m’a aidé c’est aussi de me remettre en question. Des états d’âme qui m’ont fait me demander « pourquoi j’ai commencé à prendre ces choses là ? »… Après tout c’est ça la vraie question.  » Une période rock’n’roll où elle a même flirté avec des femmes : « je ne me suis jamais senti lesbienne, c’était surtout pour m’amuser. Beaucoup de femmes font au lycée ces expériences  Moi je me dirais plutôt bisexuelle ou sexuellement ouverte. » De véritables confessions pour Fergie, à coeur ouvert.

Salles de shoot : non à une « normalisation » de la consommation de drogue !

La ministre de la santé, Marisol Touraine, a indiqué hier qu’elle souhaitait lancer en France l’expérimentation de salles de consommation de drogue d’ici fin 2012. Face à cette déclaration, Françoise Grossetête, députée européenne UMP très active sur les sujets de santé, s’inquiète : « Cette proposition est complètement irresponsable ! Elle symbolise une fois de plus le laxisme du gouvernement, après la proposition de dépénalisation du cannabis faite par Vincent Peillon. Nous devons prévenir la toxicomanie plutôt que de l’encadrer. En ouvrant de telles salles, nous banaliserons ce comportement, le rendrons « normal ».

Or, comment sortir un toxicomane de son addiction si on lui montre que sa consommation est acceptée ? La création de « salles de shoot » serait une forme de légalisation de la consommation de drogues, aux frais du contribuable.

Comment expliquer aux riverains qu’ils habiteront désormais à quelques pas d’un tel lieu ?

L’afflux de toxicomanes aux abords de ces salles encouragera les trafics et menacera la tranquillité de ces quartiers. À Genève (Suisse), où ces salles sont autorisées, le deal se fait maintenant à ciel ouvert dans certaines rues. Dans ces conditions, le risque que les plus fragiles tombent dans cette spirale infernale est très grand.

Il n’existe pas d’exemple européen de succès de cette initiative. Ces salles existent déjà dans près d’une dizaine de pays, dont la Suisse, l’Espagne et l’Allemagne. Pourtant la consommation dans ces pays n’a pas diminué.

Nous devons aider les toxicomanes à sortir de la spirale de l’addiction, et non pas les encourager à y rester ! »

Françoise Grossetête
Secrétaire nationale en charge des Politiques européennes de santé et de sécurité sanitaire
Députée européenne

L’Editorial de Jean Paul Tillement

Trois faits saillants : la médiatisation désastreuse des multiples prises de position pour la dépénalisation du cannabis, l’accueil proposé de toutes les drogues présentes et à venir dans une structure d’Etat reconnue, l’ouverture prévue de salles d’injection pour toxicomanes, tout indique clairement la possible mais grave dérive qui est proposée avec audace à nos décideurs. Nous devons nous y opposer.

Nous ne manquons pas d’arguments, humains, médicaux, pharmaceutiques, sociaux, économiques et tout simplement de bon sens mais nous n’avons pas les relais suffisants pour nous faire entendre.

Jusqu’à présent, nos arguments ont été présentés dans la lettre du CNPERT diffusée aux abonnés et limitée par les moyens dont nous disposons. Nous allons maintenant la diffuser sur le blog dans une nouvelle rubrique, tout nouveau numéro étant indiqué en tête de la page d’accueil. La rubrique Actualité ne change pas, elle vous apportera toujours une revue de presse aussi exhaustive que possible mais elle deviendra le support de nos convictions ; nous pensons qu’ainsi, la diffusion des travaux du CNPERT sera plus grande et nous ferons l’économie d’un routage postal onéreux.

Si certains collègues n’ont pas accès à une messagerie électronique, qu’ils nous le signalent : ils recevront la lettre du CNPERT comme précédemment.

Il y a urgence à manifester notre désaccord et à appeler nos décideurs à renoncer à des mesures qui s’avèrent désastreuses ; diffusons nos arguments, faisons signer la pétition contre les salles d’injection et poursuivons la lutte pour que l’école soit un foyer d’éducation pour la santé.

N’hésitez  pas à nous écrire, à  nous faire part de vos indignations mais aussi de vos suggestions.

N’hésitez pas non plus à communiquer l’adresse du blog à votre liste de contacts par email (http://Drogaddiction.com)

A bientôt sur le blog.

Jean-Paul Tillement

Drogues : la feuille de route de Jean-Marc Ayrault à la nouvelle présidente de la MILDT

Publié sur Le Quotidien du Medecin (http://www.lequotidiendumedecin.fr)

À la tête de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) depuis le 12 septembre dernier, Danièle Jourdain Menninger a reçu jeudi sa lettre de mission du Premier ministre. La nouvelle présidente aura ainsi la charge de « proposer une action globale et intégrée conjuguant prévention, santé, recherche, lutte contre les trafics, respect de la loi et prévention ».

Dans le domaine de la prévention, elle devra privilégier une « conception élargie » intégrant une sensibilisation à l’ensemble des risques – tabac, alcool, médicaments psychotropes, stupéfiants, polyconsommation, pratique du dopage, addictions sans substance, notamment « les influences comportementales liées à Internet et aux réseaux sociaux ».

Plan de lutte contre les drogues

Les actions de prévention devront être davantage financées à partir du fonds de concours « drogues », alimenté par les saisies et les confiscations des patrimoines des trafiquants, dont la MILDT assure la gestion. Le Premier ministre demande enfin à Danièle Jourdain Menninger « d’engager rapidement avec les ministères concernés » l’élaboration du prochain plan gouvernemental de lutte contre les drogues et toxicomanies (2013-2015).

Ce plan devra permettre de « mieux prévenir les comportements addictifs (notamment chez les jeunes et personnes en situation de précarité), de réaffirmer l’importance de la politique de réduction des risques, de proposer des actions dans le domaine de l’accompagnement et du suivi (notamment des personnes sous main de justice), d’améliorer l’efficacité de la lutte contre les trafics, de mener des actions de communication régulières et pérennes et d’engager une action déterminée dans les territoires ultra-marins, comme sur le plan international et européen ».

Ce plan pourrait être présenté au cours du premier trimestre 2013, a indiqué Danièle Jourdain Menninger dans un entretien accordé au « Quotidien ».

Comment le cerveau devient dépendant aux drogues (Le Figaro)

Les spécialistes cherchent à comprendre quels sont les mécanismes de la dépendance.

Pourquoi des millions de Français n’arrivent-ils pas à s’arrêter de fumer, de boire ou de prendre de la cocaïne? «L’addiction est ancrée dans le cerveau des humains très profondément», expliquait dimanche à Paris le professeur Pier Vincenzo Piazza, spécialiste de la physiologie de l’addiction à l’université de Bordeaux-II, lors du 7e colloque organisé par l’Association franco-israélienne pour les neurosciences et les Amis français de l’Université hébraïque de Jérusalem. «Notre cerveau veut toujours plus. Mais quels sont les mécanismes qui régulent une prise normale et un état addictif?»

Cette question qui paraît simple, est en réalité complexe, avec des facteurs qui tiennent à la drogue, et d’autres à l’individu, son mode de vie, ses caractéristiques génétiques. La connaissance de tels mécanismes ouvre la voie à la mise en place de thérapies innovantes, dans un domaine où le corps médical reste relativement démuni pour l’instant.

«La première étape, poursuit le Pr Piazza, c’est la mise en place d’une prise chronique de drogues (alcool, tabac, cocaïne ou autres, NDLR). À ce stade, la vie normale n’est pas totalement perturbée par la consommation. La deuxième étape, quelques mois ou années après, la personne rentre dans la maladie car elle a perdu le contrôle sur le produit qui devient le but central de la vie.»

De la mouche au singe, presque toutes les espèces animales, sur le plan expérimental, peuvent avoir ce comportement de prise de substances chimiques psychotropes, car il s’agit de produits qui agissent sur les circuits cérébraux de la récompense. Jusqu’à présent, la théorie qui prévalait est que plus on consomme une substance et plus on finit par devenir dépendant. L’autre théorie est que ce sont les caractéristiques biologiques d’un individu qui le rendent vulnérable. La toxicomanie serait en fait une réponse pathologique à la drogue. «Il existe des personnes qui ont une vulnérabilité à l’abus de drogues: celles qui ont une plus grande sensibilité au stress, qui sont anxieuses, impulsives, ajoute le spécialiste, Il faut aussi qu’elles soient incapables de limiter les prises, qu’elles soient capables de déployer une énergie énorme pour obtenir la drogue et qu’elles continuent malgré les conséquences néfastes.»

Troubles hétérogènes

Quel est le rôle de la génétique dans la mise en place de l’addiction? «Il y a beaucoup de recherches actuellement sur ces questions, a déclaré Nicolas Ramoz, directeur de recherche à l’Inserm. Par exemple, certains variants génétiques permettent une métabolisation lente ou rapide des différentes drogues, qui aurait un effet protecteur ou, au contraire, incitateur vis-à-vis de ces produits. De manière globale, les addictions sont des troubles hétérogènes. On peut identifier des gènes de vulnérabilité, sans pour autant oublier l’environnement qui intervient dans l’apparition de l’addiction.»

Un des points majeurs, pour mettre en place des traitements est la question de la mémoire. Un individu peut-il oublier qu’il a été addict? «Il y a des “triggers” qui poussent le cerveau à réagir en présence de certains signes qui poussent à la consommation. Par exemple, la vue d’un débit de tabac, si l’on est fumeur, expose le Pr Rami Yaka de l’Université hébraïque de Jérusalem. La mémoire est un processus à trois étages: acquisition, stockage, activation. Il a été montré qu’une molécule dite PKM zeta peut agir sur le mécanisme de mémorisation du désir de cocaïne et que l’on peut l’inactiver via un peptide appelé ZIP.»

Pourra-t-on un jour travailler sur de telles molécules chez l’homme, afin de guérir des prises de produits incontrôlées qui confinent à l’autodestruction? À partir des travaux de Rami Yaka, son collègue Simon Benita a développé et breveté des molécules qui, par leur aptitude à pénétrer dans le cerveau, pourront un jour peut-être guérir l’homme de ses mortelles addictions.

Salles d’injection : Çà fait (encore) débat !

Très hostile aux salles d’injection supervisée, le journal « Valeurs actuelles » a demandé à l’IFOP de questionner les Français à ce propos : une majorité s’affirme contre le dispositif. Dispositif dont la nouvelle présidente de la MILDT parle dans une de ses premières interviews, dans le « Quotidien du Médecin ».

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Sans revenir dans le détail du contexte, on peut rappeler que plusieurs élus locaux ou parlementaires dont Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris et adjoint à la Santé de Bertrand Delanoë, demandent la création au titre de l’expérimentation de salles de consommation de drogue sous contrôle médical. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, soutient l’initiative demandée par de très nombreux acteurs de la lutte contre le VIH/sida et les hépatites et de la réduction des risques en matière d’usage de drogues. L’hebdo conservateur « Valeurs actuelles » a voulu savoir ce que les Français pensaient de ce projet.

LES FRANÇAIS OPPOSÉS AUX SALLES
« Les Français sont majoritairement opposés à cette proposition à hauteur de 55%, explique (27 septembre) l’IFOP qui a réalisé l’enquête pour le compte du journal. « Cette enquête enregistre un retournement et un durcissement de l’opinion (perceptible également sur d’autres thématiques concernant la sécurité) puisqu’en 2010, « seuls » 47% des Français étaient défavorables à ce projet, analyse l’institut. Sans surprise, c’est dans les rangs des sympathisants de l’UMP et du FN (respectivement 66 et 69%) que l’opposition est la plus vive, on notera néanmoins que 41% des sympathisants de gauche se disent également défavorables à l’ouverture de tels lieux. Toutes les catégories socioprofessionnelles y sont opposées à l’exception des cadres supérieures et professions libérales (57% de favorables) (…) De la même façon, une courte majorité (54%) des habitants de l’agglomération parisienne s’y montre favorable ».

FÊTE AU VILLAGE POUR « VALEURS ACTUELLES »
« Valeurs actuelles » fait son miel de cette nouvelle et écrit : « Si le gouvernement persistait dans cette voie [la création de telles salles, ndlr], il prendrait clairement l’opinion à rebrousse-poil : non seulement les Français sont contre, mais ils le sont de plus en plus : + 8 points par rapport à 2010 – où une majorité d’entre eux (53%) se disaient alors favorables aux salles de shoot (…) malgré les présentations systématiquement favorables qui en sont faites dans la plupart des médias, la majorité de la population perçoit, instinctivement, le risque de grave dérive sanitaire et morale que constituerait la création de « structures où les usagers de drogues par injection […] peuvent venir s’injecter des drogues – qu’ils apportent – de façon plus sûre et hygiénique, sous la supervision de personnel qualifié », ainsi que l’a défini l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ».

LES OPPOSANTS PRENNENT DU POIL DE LA BÊTE
Pour accompagner ces résultats, « Valeurs actuelles » a choisi de donner la parole à l’association Parents contre la drogue qui, ça tombe bien, vient de lancer une pétition contre l’ouverture des salles de shoot. Son président, Serge Lebigot, explique que les partisans de la création d’un tel dispositif sont le reflet ou la conséquence de ce qu’il appelle « l’idéologie soixante-huitarde pas seulement utopique mais dangereuse ». Bien évidemment, il a sa petite idée sur ce que seraient ces centres. « Sur le plan moral, c’est affirmer à la société tout entière, notamment à la jeunesse : oui on peut, on a le droit de se droguer puisque l’Etat autorise les toxicomanes à entrer dans un lieu financé par les contribuables pour se piquer librement. Sur le plan sanitaire, ensuite, toutes les expériences menées à l’étranger le démontrent : la demande créant l’offre, les abords des centres sont envahis de dealers, et puis, une fois les centres fermés, les toxicomanes restent aux alentours et continuent de se droguer, mais cette fois dans la rue ».

LA POSITION DE LA MILDT
On ne connaissait pas encore la position de la nouvelle présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) sur le sujet. Danièle Jourdain-Menninger l’a exposée dans une interview accordée au « Quotidien du médecin ». « Les salles de consommation ne sont que l’un des éléments de la palette d’actions à destination des populations d’usagers de drogues les plus problématiques. Ceux qui pourraient fréquenter ces salles de consommation sont essentiellement les personnes SDF en très grand état de précarité, indique-t-elle. La ministre Marisol Touraine souhaiterait que l’on développe l’expérimentation de ce type de structures. Ces expérimentations, si le gouvernement en décide ainsi, se mettraient en place avec des maires de grandes villes volontaires, de droite comme de gauche. Il faut que les élus prennent bien la mesure de leur faisabilité. Un important travail de médiation sera nécessaire pour choisir les lieux d’expérimentation en faisant très attention à ne pas stigmatiser des quartiers ». Et Danièle Jourdain-Menninger d’ajouter : « La MILDT apportera toutes ses capacités d’expertise et d’appui, sachant que les élus ont une parfaite connaissance du terrain et des enjeux. L’essentiel, c’est que tout le monde s’engage à être transparent sur l’évaluation de ce type de dispositif ».
Sondage IFOP : Echantillon de 1 006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing) du 11 au 13 septembre 2012.

Addiction au cannabis et schizophrénie : un lien génétique ?

D’après une étude publiée dans le dernier numéro de la revue Biological Psychiatry, un gène impliqué dans le développement de la schizophrénie pourrait être associé au risque de dépendance au cannabis. Si de nombreuses études ont permis de lier la survenue de psychose et l’addiction à la marijuana, c’est la première fois que des travaux montrent une concordance génétique…

Drogue d’usage largement répandu dans la population française et notamment, chez les jeunes adultes, le cannabis contient des composants, comme les cannabinoïdes (THC ou tétrahydrocannabinol) aux propriétés psycho-actives recherchées par les fumeurs réguliers. La sensation de « planer » a un prix, un impact sur notre santé, et notamment, sur notre mémoire à court terme qui s’en trouve altérée. Depuis longtemps, la communauté scientifique cherche à comprendre les mécanismes d’action des feuilles de chanvre, et traque les gènes susceptibles d’augmenter les risques d’ y être « accro ».

En étudiant les données génétiques de familles afro-américaines et européennes, Han Shizhong et ses collègues, ont découvert sur le chromosome 8p21, un gène, baptisé NRG1, qui code pour une protéine impliquée dans le développement et la fonction synaptique. Après analyse d’un certains nombre d’informations, les chercheurs ont constaté que des variants génétiques de ce gène pouvaient être directement impliqués dans la dépendance au cannabis. Par ailleurs, ce gène est déjà connu de la communauté scientifique pour être un facteur héréditaire de la schizophrénie. Des études ont d’ailleurs montré, « post mortem », que la transcription de ce gène était différente chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Cette découverte confirmerait donc le lien que de nombreux experts ont déjà établi entre une consommation importante de cannabis et la survenue de troubles mentaux, voire schizophréniques… Ainsi, au delà de l’action des cannabinoïdes sur notre cerveau, une cause génétique pourrait expliquer cette association  Source 

La Lettre du CNPERT N° 18 de Septembre 2012

Table des matières du N° 18

Florilège des manipulations pratiquées aux fins de légaliser le cannabis par le professeur Jean Costentin, président du C.N.P.E.R.T.

Traitement du patient alcoolo-dépendant Où il faut ne pas confondre  moyen et  finalité. par Professeur B. Hillemand    Membre de l’Académie Nationale de Médecine 

Puisque les médias peinent à le dire, aidons-les à le faire savoir.

Démonstration de la neurotoxicité cannabis chez l’Homme :  une première mondiale ! par le Professeur Jean-Pierre GOULLÉ de la Faculté de Médecine & Pharmacie de Rouen

Cliquez ici pour lire la Lettre du CNPERT N° 18 de Septembre 2012

Le député PS Daniel Vaillant «pour la légalisation du cannabis thérapeutique »

Libération annonce en effet que « le député de Paris […] va déposer une contribution au congrès du PS pour la légalisation du cannabis thérapeutique ». Le quotidien, qui consacre une double page au sujet, publie un entretien avec l’ancien ministre de l’Intérieur.

Daniel Vaillant déclare notamment : « Il s’agit de soulager des hommes et des femmes lorsqu’ils souffrent de maladies neurodégénératives, de certains cancers ou du sida. Actuellement, on leur colle de la morphine. Beaucoup de médecins sont démunis. Ils pourraient proposer des dérivés du cannabis, qui évitent l’effet d’addiction de la morphine.

La France est un des rares pays qui refusent d’ouvrir le débat ». Le député ajoute : « Je vais écrire une proposition de loi en 2013, mais pas tout seul. J’essayerai de convaincre le groupe socialiste de la déposer. Ensuite, dans les 3 ans, je veux que le PS et le gouvernement ouvrent le débat plus largement. […]

Je suggère à mes amis de faire preuve d’un peu de courage ».

Libération brosse en outre le portrait de Jean-Jacques Simon, séropositif, qui « utilise du cannabis pour se soigner. Il prône son autorisation comme en Italie, en Allemagne ou au Canada… ».

Salles d’injection de drogue :Mr Bompard, député, interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé

14ème législature
Question N° : 5721 de M. Jacques Bompard ( Députés non inscrits – Vaucluse ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires sociales et santé Ministère attributaire > Affaires sociales et santé
Rubrique > drogue Tête d’analyse > toxicomanie Analyse > salles d’injection de drogue. mise en place
Question publiée au JO le : 02/10/2012 page : 5276

Texte de la question

M. Jacques Bompard interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur son projet d’expérimenter prochainement des salles d’injection de drogue sous contrôle médical.
Depuis le mois d’août, les services du ministère de la santé œuvrent discrètement à la création de salles réservées aux toxicomanes pour consommer leurs substances illicites dans des conditions sanitaires satisfaisantes et entourés d’équipes médicales.
Ainsi, les pouvoirs publics pourraient dépenser entre 300 000 euros et 1 000 000 d’euros pour l’installation de ces « salles de shoot ». Ces zones de non-droit autorisées et financées avec l’argent du contribuable constituent une véritable menace pour nos concitoyens, y compris ceux que ce projet prétend protéger. Les riverains de ces salles d’injection de drogue sous contrôle médical seront confrontés à des individus dangereux, prêts à tout pour acquérir leurs substances illicites.
Il craint que ces sites n’attirent les trafiquants et les bandes organisées pour rapprocher la marchandise de sa clientèle.
Cela a déjà été observé à Genève, où les mafias tchétchènes et géorgiennes prospéreraient à proximité de ces salles.
Il s’inquiète par ailleurs du message qui est envoyé aux jeunes gens. Ces salles d’injection de drogue sous contrôle médical risquent de les inciter à la consommation de stupéfiants et de les faire entrer dans le cycle infernal de la dépendance.
Il lui demande si la responsabilité de l’État ne risquerait pas d’être engagée, si un individu comment un délit ou un crime sous l’emprise de stupéfiants consommés dans une de ces salles d’injection de drogue sous contrôle médical, au motif que l’État aurait encouragé le délinquant ou criminel à consommer des stupéfiants altérant son comportement.

Texte de la réponse

 pas encore de réponse le 4/10 à 19h