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octobre 2012

Comment le cerveau devient dépendant aux drogues (Le Figaro)

Les spécialistes cherchent à comprendre quels sont les mécanismes de la dépendance.

Pourquoi des millions de Français n’arrivent-ils pas à s’arrêter de fumer, de boire ou de prendre de la cocaïne? «L’addiction est ancrée dans le cerveau des humains très profondément», expliquait dimanche à Paris le professeur Pier Vincenzo Piazza, spécialiste de la physiologie de l’addiction à l’université de Bordeaux-II, lors du 7e colloque organisé par l’Association franco-israélienne pour les neurosciences et les Amis français de l’Université hébraïque de Jérusalem. «Notre cerveau veut toujours plus. Mais quels sont les mécanismes qui régulent une prise normale et un état addictif?»

Cette question qui paraît simple, est en réalité complexe, avec des facteurs qui tiennent à la drogue, et d’autres à l’individu, son mode de vie, ses caractéristiques génétiques. La connaissance de tels mécanismes ouvre la voie à la mise en place de thérapies innovantes, dans un domaine où le corps médical reste relativement démuni pour l’instant.

«La première étape, poursuit le Pr Piazza, c’est la mise en place d’une prise chronique de drogues (alcool, tabac, cocaïne ou autres, NDLR). À ce stade, la vie normale n’est pas totalement perturbée par la consommation. La deuxième étape, quelques mois ou années après, la personne rentre dans la maladie car elle a perdu le contrôle sur le produit qui devient le but central de la vie.»

De la mouche au singe, presque toutes les espèces animales, sur le plan expérimental, peuvent avoir ce comportement de prise de substances chimiques psychotropes, car il s’agit de produits qui agissent sur les circuits cérébraux de la récompense. Jusqu’à présent, la théorie qui prévalait est que plus on consomme une substance et plus on finit par devenir dépendant. L’autre théorie est que ce sont les caractéristiques biologiques d’un individu qui le rendent vulnérable. La toxicomanie serait en fait une réponse pathologique à la drogue. «Il existe des personnes qui ont une vulnérabilité à l’abus de drogues: celles qui ont une plus grande sensibilité au stress, qui sont anxieuses, impulsives, ajoute le spécialiste, Il faut aussi qu’elles soient incapables de limiter les prises, qu’elles soient capables de déployer une énergie énorme pour obtenir la drogue et qu’elles continuent malgré les conséquences néfastes.»

Troubles hétérogènes

Quel est le rôle de la génétique dans la mise en place de l’addiction? «Il y a beaucoup de recherches actuellement sur ces questions, a déclaré Nicolas Ramoz, directeur de recherche à l’Inserm. Par exemple, certains variants génétiques permettent une métabolisation lente ou rapide des différentes drogues, qui aurait un effet protecteur ou, au contraire, incitateur vis-à-vis de ces produits. De manière globale, les addictions sont des troubles hétérogènes. On peut identifier des gènes de vulnérabilité, sans pour autant oublier l’environnement qui intervient dans l’apparition de l’addiction.»

Un des points majeurs, pour mettre en place des traitements est la question de la mémoire. Un individu peut-il oublier qu’il a été addict? «Il y a des “triggers” qui poussent le cerveau à réagir en présence de certains signes qui poussent à la consommation. Par exemple, la vue d’un débit de tabac, si l’on est fumeur, expose le Pr Rami Yaka de l’Université hébraïque de Jérusalem. La mémoire est un processus à trois étages: acquisition, stockage, activation. Il a été montré qu’une molécule dite PKM zeta peut agir sur le mécanisme de mémorisation du désir de cocaïne et que l’on peut l’inactiver via un peptide appelé ZIP.»

Pourra-t-on un jour travailler sur de telles molécules chez l’homme, afin de guérir des prises de produits incontrôlées qui confinent à l’autodestruction? À partir des travaux de Rami Yaka, son collègue Simon Benita a développé et breveté des molécules qui, par leur aptitude à pénétrer dans le cerveau, pourront un jour peut-être guérir l’homme de ses mortelles addictions.

Salles d’injection : Çà fait (encore) débat !

Très hostile aux salles d’injection supervisée, le journal « Valeurs actuelles » a demandé à l’IFOP de questionner les Français à ce propos : une majorité s’affirme contre le dispositif. Dispositif dont la nouvelle présidente de la MILDT parle dans une de ses premières interviews, dans le « Quotidien du Médecin ».

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Sans revenir dans le détail du contexte, on peut rappeler que plusieurs élus locaux ou parlementaires dont Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris et adjoint à la Santé de Bertrand Delanoë, demandent la création au titre de l’expérimentation de salles de consommation de drogue sous contrôle médical. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, soutient l’initiative demandée par de très nombreux acteurs de la lutte contre le VIH/sida et les hépatites et de la réduction des risques en matière d’usage de drogues. L’hebdo conservateur « Valeurs actuelles » a voulu savoir ce que les Français pensaient de ce projet.

LES FRANÇAIS OPPOSÉS AUX SALLES
« Les Français sont majoritairement opposés à cette proposition à hauteur de 55%, explique (27 septembre) l’IFOP qui a réalisé l’enquête pour le compte du journal. « Cette enquête enregistre un retournement et un durcissement de l’opinion (perceptible également sur d’autres thématiques concernant la sécurité) puisqu’en 2010, « seuls » 47% des Français étaient défavorables à ce projet, analyse l’institut. Sans surprise, c’est dans les rangs des sympathisants de l’UMP et du FN (respectivement 66 et 69%) que l’opposition est la plus vive, on notera néanmoins que 41% des sympathisants de gauche se disent également défavorables à l’ouverture de tels lieux. Toutes les catégories socioprofessionnelles y sont opposées à l’exception des cadres supérieures et professions libérales (57% de favorables) (…) De la même façon, une courte majorité (54%) des habitants de l’agglomération parisienne s’y montre favorable ».

FÊTE AU VILLAGE POUR « VALEURS ACTUELLES »
« Valeurs actuelles » fait son miel de cette nouvelle et écrit : « Si le gouvernement persistait dans cette voie [la création de telles salles, ndlr], il prendrait clairement l’opinion à rebrousse-poil : non seulement les Français sont contre, mais ils le sont de plus en plus : + 8 points par rapport à 2010 – où une majorité d’entre eux (53%) se disaient alors favorables aux salles de shoot (…) malgré les présentations systématiquement favorables qui en sont faites dans la plupart des médias, la majorité de la population perçoit, instinctivement, le risque de grave dérive sanitaire et morale que constituerait la création de « structures où les usagers de drogues par injection […] peuvent venir s’injecter des drogues – qu’ils apportent – de façon plus sûre et hygiénique, sous la supervision de personnel qualifié », ainsi que l’a défini l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ».

LES OPPOSANTS PRENNENT DU POIL DE LA BÊTE
Pour accompagner ces résultats, « Valeurs actuelles » a choisi de donner la parole à l’association Parents contre la drogue qui, ça tombe bien, vient de lancer une pétition contre l’ouverture des salles de shoot. Son président, Serge Lebigot, explique que les partisans de la création d’un tel dispositif sont le reflet ou la conséquence de ce qu’il appelle « l’idéologie soixante-huitarde pas seulement utopique mais dangereuse ». Bien évidemment, il a sa petite idée sur ce que seraient ces centres. « Sur le plan moral, c’est affirmer à la société tout entière, notamment à la jeunesse : oui on peut, on a le droit de se droguer puisque l’Etat autorise les toxicomanes à entrer dans un lieu financé par les contribuables pour se piquer librement. Sur le plan sanitaire, ensuite, toutes les expériences menées à l’étranger le démontrent : la demande créant l’offre, les abords des centres sont envahis de dealers, et puis, une fois les centres fermés, les toxicomanes restent aux alentours et continuent de se droguer, mais cette fois dans la rue ».

LA POSITION DE LA MILDT
On ne connaissait pas encore la position de la nouvelle présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) sur le sujet. Danièle Jourdain-Menninger l’a exposée dans une interview accordée au « Quotidien du médecin ». « Les salles de consommation ne sont que l’un des éléments de la palette d’actions à destination des populations d’usagers de drogues les plus problématiques. Ceux qui pourraient fréquenter ces salles de consommation sont essentiellement les personnes SDF en très grand état de précarité, indique-t-elle. La ministre Marisol Touraine souhaiterait que l’on développe l’expérimentation de ce type de structures. Ces expérimentations, si le gouvernement en décide ainsi, se mettraient en place avec des maires de grandes villes volontaires, de droite comme de gauche. Il faut que les élus prennent bien la mesure de leur faisabilité. Un important travail de médiation sera nécessaire pour choisir les lieux d’expérimentation en faisant très attention à ne pas stigmatiser des quartiers ». Et Danièle Jourdain-Menninger d’ajouter : « La MILDT apportera toutes ses capacités d’expertise et d’appui, sachant que les élus ont une parfaite connaissance du terrain et des enjeux. L’essentiel, c’est que tout le monde s’engage à être transparent sur l’évaluation de ce type de dispositif ».
Sondage IFOP : Echantillon de 1 006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing) du 11 au 13 septembre 2012.

Addiction au cannabis et schizophrénie : un lien génétique ?

D’après une étude publiée dans le dernier numéro de la revue Biological Psychiatry, un gène impliqué dans le développement de la schizophrénie pourrait être associé au risque de dépendance au cannabis. Si de nombreuses études ont permis de lier la survenue de psychose et l’addiction à la marijuana, c’est la première fois que des travaux montrent une concordance génétique…

Drogue d’usage largement répandu dans la population française et notamment, chez les jeunes adultes, le cannabis contient des composants, comme les cannabinoïdes (THC ou tétrahydrocannabinol) aux propriétés psycho-actives recherchées par les fumeurs réguliers. La sensation de « planer » a un prix, un impact sur notre santé, et notamment, sur notre mémoire à court terme qui s’en trouve altérée. Depuis longtemps, la communauté scientifique cherche à comprendre les mécanismes d’action des feuilles de chanvre, et traque les gènes susceptibles d’augmenter les risques d’ y être « accro ».

En étudiant les données génétiques de familles afro-américaines et européennes, Han Shizhong et ses collègues, ont découvert sur le chromosome 8p21, un gène, baptisé NRG1, qui code pour une protéine impliquée dans le développement et la fonction synaptique. Après analyse d’un certains nombre d’informations, les chercheurs ont constaté que des variants génétiques de ce gène pouvaient être directement impliqués dans la dépendance au cannabis. Par ailleurs, ce gène est déjà connu de la communauté scientifique pour être un facteur héréditaire de la schizophrénie. Des études ont d’ailleurs montré, « post mortem », que la transcription de ce gène était différente chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Cette découverte confirmerait donc le lien que de nombreux experts ont déjà établi entre une consommation importante de cannabis et la survenue de troubles mentaux, voire schizophréniques… Ainsi, au delà de l’action des cannabinoïdes sur notre cerveau, une cause génétique pourrait expliquer cette association  Source 

La Lettre du CNPERT N° 18 de Septembre 2012

Table des matières du N° 18

Florilège des manipulations pratiquées aux fins de légaliser le cannabis par le professeur Jean Costentin, président du C.N.P.E.R.T.

Traitement du patient alcoolo-dépendant Où il faut ne pas confondre  moyen et  finalité. par Professeur B. Hillemand    Membre de l’Académie Nationale de Médecine 

Puisque les médias peinent à le dire, aidons-les à le faire savoir.

Démonstration de la neurotoxicité cannabis chez l’Homme :  une première mondiale ! par le Professeur Jean-Pierre GOULLÉ de la Faculté de Médecine & Pharmacie de Rouen

Cliquez ici pour lire la Lettre du CNPERT N° 18 de Septembre 2012

Le député PS Daniel Vaillant «pour la légalisation du cannabis thérapeutique »

Libération annonce en effet que « le député de Paris […] va déposer une contribution au congrès du PS pour la légalisation du cannabis thérapeutique ». Le quotidien, qui consacre une double page au sujet, publie un entretien avec l’ancien ministre de l’Intérieur.

Daniel Vaillant déclare notamment : « Il s’agit de soulager des hommes et des femmes lorsqu’ils souffrent de maladies neurodégénératives, de certains cancers ou du sida. Actuellement, on leur colle de la morphine. Beaucoup de médecins sont démunis. Ils pourraient proposer des dérivés du cannabis, qui évitent l’effet d’addiction de la morphine.

La France est un des rares pays qui refusent d’ouvrir le débat ». Le député ajoute : « Je vais écrire une proposition de loi en 2013, mais pas tout seul. J’essayerai de convaincre le groupe socialiste de la déposer. Ensuite, dans les 3 ans, je veux que le PS et le gouvernement ouvrent le débat plus largement. […]

Je suggère à mes amis de faire preuve d’un peu de courage ».

Libération brosse en outre le portrait de Jean-Jacques Simon, séropositif, qui « utilise du cannabis pour se soigner. Il prône son autorisation comme en Italie, en Allemagne ou au Canada… ».

Salles d’injection de drogue :Mr Bompard, député, interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé

14ème législature
Question N° : 5721 de M. Jacques Bompard ( Députés non inscrits – Vaucluse ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires sociales et santé Ministère attributaire > Affaires sociales et santé
Rubrique > drogue Tête d’analyse > toxicomanie Analyse > salles d’injection de drogue. mise en place
Question publiée au JO le : 02/10/2012 page : 5276

Texte de la question

M. Jacques Bompard interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur son projet d’expérimenter prochainement des salles d’injection de drogue sous contrôle médical.
Depuis le mois d’août, les services du ministère de la santé œuvrent discrètement à la création de salles réservées aux toxicomanes pour consommer leurs substances illicites dans des conditions sanitaires satisfaisantes et entourés d’équipes médicales.
Ainsi, les pouvoirs publics pourraient dépenser entre 300 000 euros et 1 000 000 d’euros pour l’installation de ces « salles de shoot ». Ces zones de non-droit autorisées et financées avec l’argent du contribuable constituent une véritable menace pour nos concitoyens, y compris ceux que ce projet prétend protéger. Les riverains de ces salles d’injection de drogue sous contrôle médical seront confrontés à des individus dangereux, prêts à tout pour acquérir leurs substances illicites.
Il craint que ces sites n’attirent les trafiquants et les bandes organisées pour rapprocher la marchandise de sa clientèle.
Cela a déjà été observé à Genève, où les mafias tchétchènes et géorgiennes prospéreraient à proximité de ces salles.
Il s’inquiète par ailleurs du message qui est envoyé aux jeunes gens. Ces salles d’injection de drogue sous contrôle médical risquent de les inciter à la consommation de stupéfiants et de les faire entrer dans le cycle infernal de la dépendance.
Il lui demande si la responsabilité de l’État ne risquerait pas d’être engagée, si un individu comment un délit ou un crime sous l’emprise de stupéfiants consommés dans une de ces salles d’injection de drogue sous contrôle médical, au motif que l’État aurait encouragé le délinquant ou criminel à consommer des stupéfiants altérant son comportement.

Texte de la réponse

 pas encore de réponse le 4/10 à 19h

A Monsieur le présentateur de l’émission « Le blogueur » « Cannabis, silence on fume » – ARTE- 20h10, 30-IX-2012

Copie au Directeur de la chaine Arte

Monsieur

Je viens de regarder l’émission, sur Arte, que vous venez de commettre sur le cannabis, à une heure de grande écoute,.

Pour vous inciter à lire mon message jusqu’au bout je m’abstiendrais au début de mon propos de tout qualificatif.

Après une telle émission, qui fait suite à un certain nombre d’autres de la même tonalité, ne vous étonnez surtout pas du nombre extraordinairement élevé des consommateurs de shit dans notre pays. Il eut été intéressant que vous analysiez l’âge de ceux qui s’y adonnent, et que vous fassiez référence au rajeunissement régulier de ses utilisateurs. Trois cent mille de nos gamins, entre la 5ième et la 3ième, au  collège, s’en sont déjà approchés. Cette si préoccupante contamination de notre jeunesse a été complètement occultée. Or la jeunesse correspond à une période d’une extrême vulnérabilité cérébrale à la toxicité de cette drogue. Les empreintes précoces sont des empreintes profondes, laissant des cicatrices bourgeonnantes pour les unes ou rétractiles pour les autres. Outre les troubles cognitifs à l’âge des apprentissages ; l’anxiété ; la dépression avec, en embuscade, les tentatives de suicide ; le développement de troubles psychotiques aigus ou chroniques (schizophrénie) ; l’accidentalité dans la conduite d’engins à moteur ; la désinhibition avec des rapports sexuels non consentis, ou non protégés (hépatites, SIDA…. tout cela a été passé par pertes et profits. Le confort des cannabinophiles adultes ne se préoccupe pas du sort de nos plus jeunes.

Mettre en exergue le « cannabis médicament » est une vieille ficelle (en chanvre) qui n’est plus guère utilisée que par de rares malades toxicomanes. On n’utilise plus à cet effet les sidéens ; ils étaient, il y a quelques années encore, le « gold standard » pour ce type de manipulation, mais à l‘époque des coûteuses trithérapies, on sait enfin qu’il est aberrant d’associer à des médicaments destinés à lutter contre le syndrome d’immunodépression acquise, une drogue elle même immunodépressive ! Parler du cannabis médicament à l’heure où la Californie ferme par centaine les dispensaires de cette drogue, après avoir enfin réalisé qu’il s’agissait d’une énorme malversation, la prescription étant pratiquée, à prix d’or, par un nombre très restreint de médecins véreux, et pour un certain nombre d’entre eux toxicomanes. On s’est beaucoup servi en France de ce faux semblant, mais c’est au moment où le piège est démonté que vous ressortez ce lapin empaillé du chapeau de votre émission.

Le club des haschischins, auquel vous fîtes une brève allusion, vous a fait citer Baudelaire, en omettant de rappeler tout le mal qu’il a dit de cette drogue, ce qui confine de votre part à une malversation car, puisque vous en parliez, il eut été honnête de le citer : « S’il existait un gouvernement qui eut intérêt à corrompre ses gouvernés, il n’aurait qu’à encourager l’usage du haschisch… Jamais un état raisonnable ne pourrait subsister avec l’usage du haschisch, cela ne fait ni des guerriers ni des citoyens »…. Toujours à propos du club des haschischins, que n’avez-vous cité le célèbre aliéniste de l’époque, qui a fréquenté ce club, Jacques Joseph Moreau (dit Moreau de Tours) ? Il percevait de l’intérieur, en consommant le cannabis (par voie orale, la « confiture verte ») les troubles qu’il étudiait chez les patients psychotiques qui lui étaient confiés ; ce fut la substance de son livre : « Du Haschisch et de l’aliénation mentale » (1845, Masson Editeur). Vous savez sans doute, mais alors pourquoi ne pas l’avoir évoquée, la relation désormais bien établie entre l’usage précoce du cannabis et la survenue de la schizophrénie ; l’énorme sur représentation des fumeurs de cannabis chez les schizophrènes ; l’aggravation par le cannabis des troubles schizophréniques déclarés, la résistance aux traitements antipsychotiques provoquée par l’usage du cannabis, le développement de comportements agressifs chez les schizophrènes, surtout sous l’empire du cannabis.

Pourquoi, alors qu’il s’agissait sans doute d’informer, ce qui fut particulièrement loupé, avoir perdu du temps avec le diagnostic de l’image figurant au dos de la veste de madame R. Dati : Erable du Japon ou cannabis ? Ce fut mis érable.

Vos seuls témoins furent : C Roudaut, B. Lebeau et A. Copel., des prosélytes de cette drogue, mais pas de médecins, pas de détracteurs du cannabis, pas un pharmacologue, pas un toxicologue, pas un psychiatre ; bref, ce furent de petites vocalises entre amis, pour entonner un hymne à cette très sale drogue.

Cette scandaleuse émission intervient à l’issue d’un mois qui a  vu paraître, dans deux grandes revues scientifiques mondiales : « Cancer »  et les « Proceedings of the National Academy of Sciences – New York » (P.N.A.S.), un article établissant un doublement du risque de développer un cancer du testicule chez des consommateurs plutôt erratiques de cannabis, et un autre prouvant pour la première fois la neurotoxicité du cannabis et quantifiant même la baisse du quotient intellectuel (-8 points) chez des consommateurs de cannabis suivis pendant 35 ans de leur existence . Ca c’était du dur, du solide, il y avait matière à dissertation, à réflexion ! Mais hélas cela ne servait pas la mauvaise foi éclatante qui transpirait de tous vos propos et de ceux que vous aviez choisis pour les appuyer. A l’heure où la Hollande ferme à tout va ses  « coffee shops » et s’applique à étrangler économiquement celles qui survivent, vous faites l’apologie des coopératives de production du cannabis. Enfin, votre leçon, récitée au prompteur, se termine en apothéose, par l’apologie des toutes les drogues : « Les drogues provoquent surtout des délires chez ceux qui n’en consomment pas ». Rideau ! Le mal est fait et vous pouvez aller tranquillement vous coucher

Je suis identifié comme un de ceux qui n’ont aucune complaisance pour le cannabis, et aussi comme un de ceux qui, dans notre pays, le méconnaissent le moins ; à ces titres je reçois de nombreuses lettres, qui émanent essentiellement de mamans. Elles me relatent d’une façon parfois déchirante, mais toujours très touchante, les drames familiaux qu’ont déclenchés la rencontre de leur fils ou de leur fille avec le cannabis. Si vous connaissiez vraiment cette drogue et si vous aviez approché ces tragédies vous auriez très honte de l’émission que vous venez de commettre. Plus grave encore qu’un refus d’assistance à une société en danger, c’est une incitation caractérisée à la consommation de cette drogue que vous venez d’accomplir. Puissiez-vous faire amende honorable ou vous taire à jamais.

Je vous exprime Monsieur mes salutations révoltées.

Pr. J. Costentin

Pétition contre les salles d’injection

Sans doute avez vous eu connaissance, cet été, des menées, manifestement concertées, des prosélytes des drogues et toxicomanies, qui ont occupé le terrain médiatique pour requérir l’ouverture, en France, de salles d’injections de drogues (particulièrement d’héroïne), pour les toxicomanes. Une réprobation forte nous paraît nécessaire afin d’apporter une contradiction audible. C’est pourquoi le C.N.P.E.R.T. prend l’initiative d’une campagne nationale en adressant à de nombreuses personnes un manifeste justifiant différentes raisons de s’élever contre ce déplorable projet. Sa mise en oeuvre effondrerait une des dernières digues, visant à contenir le « tsunami » des toxicomanies en extension, spécialement dans notre pays.

Associé à la liste de ses signataires, ce manifeste sera transmis aux “décideurs”, “leaders d’opinions” et médias, afin de leur faire connaître nos arguments, leur montrant que nombre de nos concitoyens ne se reconnaissent pas dans les opinions bruyamment exprimées à cet égard.

Aussi, nous vous prions, non seulement de signer ce manifeste, mais aussi de le diffuser largement aux membres de vos associations, à vos collègues de travail, aux membres de votre famille, à vos amis…

Sur les problèmes cruciaux chacun(e) de nous sait faire l’effort de réagir, je vous convie à considérer qu’en la circonstance, il s’agit d’un problème crucial.

Avec l’espoir de votre concours déterminé, je vous exprime mes sentiments cordiaux et dévoués.

Jean Costentin – Président du CNPERT

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