Voici ce qui accélère le vieillissement du cerveau

Des chercheurs américains ont dressé la liste des facteurs responsables du vieillissement précoce du cerveau. Ils sont parvenus à ces résultats suite à l’examen de plus de 30.000 personnes, révèle la plateforme informatique McKnight’s Senior Living.

Les employés de l’Université Johns Hopkins et de l’Université de Californie ont détaillé les facteurs accélérant le processus de vieillissement cérébral, lit-on sur la plateforme d’information McKnight’s Senior Living.

Il s’est ainsi avéré que l’abus de cannabis et d’alcool accélérait le vieillissement cérébral ainsi provoquait des problèmes psychiques à cause de la diminution flux sanguin.

Une consommation modérée d'alcool est-elle vraiment bénéfique?
Plus de 30.000 participants âgés de 9 mois à 105 ans ont pris part à l’étude. Les chercheurs ont basé leurs conclusions sur 62.454 analyses SPECT, une tomoscintigraphie par émission monophotonique qui permet de récupérer des images ainsi que des reconstructions en trois dimensions d’organes et de leur métabolisme à l’aide d’un ensemble de gamma-caméras tournant autour du patient.

Selon les résultats, la schizophrénie faisait vieillir le cerveau en moyenne de quatre ans, l‘abus de cannabis de 2,8 ans, le trouble bipolaire de 1,6 an, le trouble déficitaire de l’attention ou l’hyperactivité de 1,4 an et l’abus d’alcool de 0,6 an.

Les chercheurs n’ont pas observé de vieillissement accéléré auprès des personnes atteintes de dépression ou de démence, ce qui pourrait être dû à différents types de schémas cérébraux occasionnés par ces troubles.

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Les parents ont fumé le cannabis vert et ….

…..leurs enfants en ont eu les neurones agacés

Cette formule inspirée du Livre d’Ézéchiel (chapitre 18) m’est revenue en mémoire pour aborder, avec humour mais gravité, les dernières nouvelles publiées cette semaine sur le cannabis.

Une information vient de faire état d’un accroissement important des admissions hospitalières de bambins et d’enfants ayant consommé du cannabis que leurs parents avaient laissé traîner. À Nice, il y a un an, des parents ont été condamnés à un an de prison pour « détention, usage de stupéfiants et abandon moral de leur bébé de 14 mois » qui s’était intoxiqué, au domicile familial, en ingérant du shit.

Une étude du réseau d’addictovigilance (surveillance des addictions) montre une « hausse constante, depuis 2014 » (multiplié par 2,5 en trois ans), du nombre de ces intoxications. Elles se traduisent, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), par une somnolence ou, au contraire, mais de façon deux fois moins fréquente, par une une agitation, une dilatation des pupilles, un relâchement musculaire et, dans les cas les plus graves, une accélération du rythme cardiaque, une détresse respiratoire, des convulsions, voire un coma.

Si ce constat se suffit à lui-même, il incite à plusieurs commentaires, concernant des problèmes en amont.

Quatre femmes sur cinq fumant du cannabis et qui « tombent » enceintes sont incapables d’arrêter leur consommation de tabac et de cannabis, infligeant à leur fœtus une triple agression : de la nicotine, du tétrahydrocannabinol (THC) et de l’oxyde de carbone (CO). Elle s’exprime par une prématurité, avec une hypotrophie plus marquée que ne le voudrait l’âge de la gestation, associée à d’autres graves conséquences : retard du développement, hyperactivité avec déficit de l’attention, risque accru de mort subite « inexpliquée » et, à l’adolescence, une attirance accrue pour les drogues.

Ce risque accru de toxicomanies paraissait dû aux carences éducatives et au déplorable exemple de parents consommateurs de drogues. Ces carences parentales expliquent, certes, beaucoup de choses, auxquelles s’associent le défaut d’attention portée à la santé de leur progéniture, parfois le choix de l’allaitement, alors que persiste la consommation du cannabis, et aussi la négligence qui laisse traîner les drogues en tous lieux…

Une découverte récente vient compléter l’explication du risque plus important de toxicomanies à l’adolescence. Elle concerne le phénomène de l’épigénétique.

Les travaux de l’équipe de Hurd montrent que la consommation de cannabis par les parents (avant la conception) ou par la maman (pendant la gestation) modifie non pas le code génétique (l’ADN chromosomique, le plan, en quelque sorte) mais l’expression de celui-ci, la façon de le lire.

Cela aboutit à une moindre expression des récepteurs D2 de la dopamine dans une structure cérébrale que l’on pourrait appeler le centre du plaisir – le noyau accumbens. Ces récepteurs D2, stimulés par la dopamine, déterminent la sensation de plaisir 1 qui est diminuée au prorata de leur réduction.

C’est pourquoi cet adolescent qui, comme tout un chacun, a besoin de cette sensation de plaisir recourt à des drogues dont l’effet commun, quelle que soit leur nature, est d’augmenter la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Ainsi, ces récepteurs D2, moins nombreux, sont, sous l’effet de ces drogues, à tout instant, stimulés davantage (ce qui corrige leur raréfaction).

Des données importantes, comme celle des effets épigénétiques du cannabis, s’accumulent. On comprend aisément l’impatience de certains à obtenir la légalisation du cannabis, qui deviendra impossible quand de telles informations seront portées à la connaissance d’un large public

Jean Costentin  Docteur en médecine

L’idée d’une dose d’alcool « inoffensive » serait un mythe, affirme une vaste étude

Par Sarah Sermondadaz le 24.08.2018

Sciences et Avenir

Une vaste méta-analyse du Lancet a enquêté sur la consommation d’alcool et son effet sur la santé de 28 millions de personnes entre 1990 et 2016. Sa conclusion : l’alcool est dangereux, même à faible dose.

L'alcool est dangereux dès le premier verre

Un verre, ça ne va pas : c’est dès le premier que commencent les dégâts.

Juste un verre d’alcool de temps en temps, c’est bon pour la santé croyez vous ? Erreur.

L’idée d’une dose d’alcool « inoffensive » voire même bénéfique serait un mythe. Car les bénéfices de l’alcool contre certaines pathologies cardiaques (les cardiopathies ischémiques) seraient contrebalancés par une augmentation du risque de cancers… dès le premier verre.

Il semblerait que ses effets soient nocifs même à faible dose. C’est ce qu’indiquent les conclusions d’une vaste méta-analyse publiée le 23 août 2018 dans The Lancet. L’alcool est impliqué dans la mort de 2,8 millions de personnes par an, ce qui en fait le 7ème facteur de risque d’une mort prématurée dans le monde. Pour les gens dont l’âge est compris entre 15 et 49 ans, c’est même le principal facteur.

Une méta-analyse sur 28 millions de personnes entre 1990 et 2016

Pour aboutir à ces conclusions, les chercheurs ont procédé à une vaste méta-analyse. Ces dernières participent au projet Global Burden of Disease Study (GBD), qui voit collaborer plus de 1800 chercheurs à travers 127 pays avec notamment le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce vaste projet de recherche, financé par la fondation Bill et Melinda Gates, recueille de nombreuses données relatives à la santé publique dans le monde. Il est mis à jour tous les 5 ans, et ce depuis 1990. Pour ce travail, ils se sont appuyés plus de mille études distinctes. Tout d’abord 694 études évaluant la consommation d’alcool dans le monde, puis 592 autres études s’intéressant aux risques sanitaires liés à la consommation d’alcool, couvrant au total un échantillon de 28 millions de personnes de 195 pays entre 1990 et 2016.

Conclusions : un seul verre par jour suffit à augmenter de 0,5% le risque de développer l’un des 23 problèmes de santé associé à l’alcool. (voir ci-dessous.)

L’augmentation de ce risque reste toutefois à nuancer : comme l’analyse le statisticien britannique David Spiegelhalter, on peut interpréter ces 0,5% différemment. Il faudrait que 25.000 personnes consomment, par an, 400.000 bouteilles d’alcool fort pour développer, chaque année, une maladie grave supplémentaire liée à l’alcool. Cela correspond à la consommation de 16 bouteilles d’alcool fort par an et par personne. De quoi rassurer, dans une certaine mesure, les buveurs très occasionnels.

Cliquez pour ouvrir le graphe dans une autre fenêtre / Crédits : GBD 2016 Alcohol Collaborators

BIAIS. La méthodologie des chercheurs leur permet d’éliminer plusieurs biais : contrairement à de précédentes études, elle ne se base pas seulement sur du déclaratif. Autrement dit, les quantités d’alcool que les personnes affirment consommer sont recoupées avec d’autres données, comme la consommation d’alcool dans les lieux touristiques ou encore des estimations du commerce illicite. De quoi corriger des déclarations parfois sous-évaluées… mais puisque l’étude n’a pas tenu compte des adolescents de moins de 15 ans, les auteurs alertent que les chiffres restent certainement sous-évalués.

Pas d’effet protecteur de l’alcool à faible dose

De précédentes études avaient suggéré qu’une faible consommation pouvait avoir un effet protecteur contre certaines maladies cardiaques et formes de diabète, et qu’il existait un niveau de consommation non dangereux. Ce travail vient les contredire. « Nous avons découvert, en combinant tous les types de risques liés à la consommation d’alcool, que ce risque augmentait à n’importe quel niveau de consommation, et vient compenser les éventuels effets protecteurs », a déclaré dans un communiqué Max Griswold, auteur principal, de l’université de Washington. « L’augmentation des risques est faible à un verre par jour, mais augmente ensuite rapidement. »

SANTÉ PUBLIQUE. Pour les chercheurs, il est urgent d’adapter les politiques de santé publique. « L’alcool entraîne des conséquences graves pour la santé des populations en l’absence d’action politique adaptée », a également indiqué Emmanuela Gakidou, chercheuse ayant participé à ce travail. « Nous devons réévaluer nos recommandations de santé publique sur l’alcool. Cela peut passer par la mise en place de taxe, des heures de vente, voire l’interdiction de la publicité. » En France, en juin 2018, plus d’une personne sur 2 se déclarait favorable à une hausse du prix de l’alcool.

Le palmarès des plus grands buveurs dans le monde

De quoi également établir le palmarès des pays où l’on boit le plus… et où l’on souffre le plus des maladies liées à l’alcool. C’est au Danemark qu’on est le plus malade de l’alcool, hommes et femmes confondus. Mais c’est en Roumanie qu’on boit le plus, si on est un homme (8,2 consommations par jour en moyenne), et en Ukraine (4,2 consommations par jour) si on est une femme. Quant à la France, elle est le 6e pays pour les hommes, le 8e pour les femmes, où l’on souffre le plus de maladies liées à l’alcool, derrière notamment l’Argentine, l’Allemagne et la Suisse.

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Facebook combat (enfin) la vente de drogue sur son réseau social

Une crise majeure aux USA

Facebook a pris très au sérieux la vente de stupéfiants qui était facilitée par son réseau social depuis quelques années. Plusieurs mesures ont été mises en place à la suite d’un rapport du CDC qui rapporte que 30 000 Américains sont morts d’une overdose de substances opioïdes.

Facebook et drogue.jpg© iStock / maselkoo99

Pour lutter contre la vente de drogues sur son réseau social, Facebook a banni de sa recherche de nombreux termes relatifs à ces substances illicites. Sont notamment concernés les noms de nombreuses drogues opioïdes, très addictives. Il s’agit d’un changement qui arrive quelques heures après la publication d’un rapport par le CDC (Centre de contrôle des maladies et de la prévention aux USA) selon lequel 30 000 Américains sont morts en 2017 suite à une overdose d’opioïde, soit 50 % de plus qu’en 2016.

Il s’avère que Facebook est devenu au fil du temps une véritable place de marché pour vendeurs et acheteurs de drogues, où sont organisées rencontres et transactions. Avec la mise en place de ce filtrage, Facebook espère pouvoir contrer ce phénomène. À noter qu’il ne s’applique qu’aux pages et non pas aux profils. On peut donc trouver des utilisateurs qui contournent le changement opéré par Facebook en modifiant le nom de leur profil, avec celui d’une drogue en particulier. Facebook va donc devoir encore travailler sur son outil pour le rendre plus efficace.

L’idée est aussi de se servir de ce système pour faire de la prévention. Ainsi, aux États-Unis, si vous tapez « acheter Xanax », un seul résultat s’affiche et présente la mention « Besoin d’aide ? Si vous ou une personne que vous connaissez lutte contre une substance opioïde, nous souhaitons aider en offrant confidentiellement un traitement, en plus d’informations sur la prévention. » Le message est suivi d’un lien vers le site gouvernemental d’aide contre l’addiction aux drogues.

capture d'écran message drogue.jpg© TechCrunch

Facebook travaille dessus depuis plusieurs mois

Précisons que cette volonté de Facebook de mettre un terme à la vente de stupéfiants ne date pas d’hier. En novembre 2017, Mark Zuckerberg s’étonnait d’apprendre que son réseau social était le théâtre d’un gigantesque réseau de vente de drogues. Cinq mois plus tard, en avril, le PDG de Facebook était entendu au Capitole pour répondre aux questions de personnalités politiques, suite au scandale Cambridge Analytica.

L’homme politique David McKinley avait alors demandé à Mark Zuckerberg : « Votre plateforme est utilisée pour acheter des drogues très addictives sans prescription. Avec le respect que je vous dois, Facebook permet ce genre de pratique, par conséquent vous faites du mal aux gens. Êtes-vous d’accord avec ces propos ? » Le PDG n’avait alors pas répondu directement à la question en se justifiant : « Il y a de nombreux secteurs de contenus où nous devons faire un meilleur travail pour faire respecter nos règles. »

En juin, Facebook annonçait travailler sur de nombreuses restrictions en matière de drogue. Il avait notamment annoncé qu’un lien vers un site d’aide contre l’addiction à la drogue serait mis en place. L’objectif était clairement de montrer que le réseau social ne fermait pas les yeux devant certaines dérives de sa plateforme. À voir si ces nouvelles dispositions seront, à terme, déployées sur d’autres versions que la seule mouture américaine de Facebook.

Les intoxications au cannabis chez les enfants ont triplé en 4 ans

 

Les intoxications au cannabis chez les enfants ont triplé en 4 ans
  • VIDÉO – Les ingestions accidentelles de résine de cannabis par de jeunes enfants sont en constante augmentation depuis 2014. Avec des conséquences parfois sévères.

Rien n’échappe à la curiosité des enfants. Une sucrerie qui traîne sur la table du salon? Hop, dans la bouche. Il faut donc faire attention à tout ce qui se trouve à la portée de ces mains baladeuses… En particulier s’il s’agit de substances dangereuses, comme le cannabis. Les intoxications accidentelles d’enfants ne cessent d’augmenter, révèle une nouvelle étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), publiée au mois d’août 2018. Entre 2015 et septembre 2017, près de 200 cas ont été recensés par les centres d’addictovigilance. Un chiffre qui a presque triplé par rapport à la période 2010-2014.

La consommation de cannabis en quelques chiffres
Un rapport parlementaire préconise des amendes de 150 à 200 euros plutôt que la prison pour les consommateurs de drogue. Cette mesure vise surtout les fumeurs de cannabis. Quelques chiffres sur la substance illicite la plus consommée de France.
Cinq fois plus de cas graves

Ces intoxications se font le plus souvent par l’ingestion de résine de cannabis (appelée aussi «haschich»). Elles ont lieu à la maison, dans un cadre familial, avec une recrudescence au cours de la période estivale et lors des fêtes de fin d’année, observe l’Agence du médicament. Les très jeunes enfants en sont les principales victimes. En 2014, 7 intoxications sur 10 concernaient des tout-petits d’un an et demi ou moins, constatait une étude menée par des médecins français, publiée en août 2017 dans la revue Pediatrics . C’est toujours le cas en 2017, souligne l’ANSM, le plus jeune patient étant âgé de seulement 7 mois.

Les principaux symptômes retrouvés sont la somnolence avec des phases d’agitation, des vomissements, la dilatation des pupilles, une faiblesse du tonus musculaire (hypotonie), et des battements du cœur rapides et irréguliers (tachycardie). Heureusement, l’agence n’a relevé aucun mort mais l’intoxication aiguë peut aboutir à un coma, une insuffisance respiratoire et des convulsions.

Ces conséquences graves semblent de plus en plus récurrentes, selon l’ANSM. En effet, entre 2015 et 2017, les hospitalisations ont doublé par rapport à la période 2010-2017, et le nombre de cas graves avec mise en jeu du pronostic vital est cinq fois plus élevé. Une tendance qui existe depuis 2004, puisque 2 comas ont été observés entre 2004 et 2009 contre 29 entre 2010 et 2014, ajoute l’étude parue dans Pediatrics.

Des substances de plus en plus dangereuses

Cette gravité croissante s’expliquerait par un changement dans la production du cannabis. Celui-ci est de plus en plus concentré en THC (la substance psychoactive du cannabis). «Les formes hybrides de cannabis qui permettent une récolte plus abondante mais contiennent plus de THC ont remplacé les plants traditionnels», constatait l’étude de Pediatrics. La teneur moyenne en THC dans le haschich «a triplé en dix ans pour atteindre 23%», souligne l’ANSM.

La consommation et la détention de cannabis sont interdites en France, et y exposer son enfant peut être passible d’une peine de prison. Devant le moindre soupçon d’ingestion, il faut immédiatement appeler le Samu (le numéro 15).

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Quelles drogues consomme-t-on le plus dans le monde?

Publié le vendredi 17 août 2018 

Plusieurs emballages de plastique contenant du fentanyl sont présentés sur une table en bois après avoir été saisis par les autorités.

Plusieurs paquets de fentanyl saisis à l’aéroport international O’Hare de Chicago en novembre 2017 Photo : Reuters/Joshua Lott

Avec une photo choc, il dénonce «la banalisation du cannabis»

Parce qu’il a été victime d’un conducteur sous l’empire de la drogue, le président du Basket-club d’Orchies (BCO) Frédéric Szymczak a publié sur Facebook, un an après son accident, une photo impressionnante de son visage meurtri ce jour-là. Son but : choquer pour dénoncer l’usage du cannabis dont l’image s’adoucit.

Frédéric Szymczak vient de publier sur Facebook une photo de son visage meurtri par l’accident de moto qui lui est arrivé il y a tout juste un an.

Frédéric Szymczak vient de publier sur Facebook une photo de son visage meurtri par l’accident de moto qui lui est arrivé il y a tout juste un an.

La campagne de promotion du cannabis dit « thérapeutique » lui hérisse le poil. Et pour cause. Le président du Basket-club d’Orchies Frédéric Szymczak estime avoir été confronté à la réalité du cannabis il y a un an, alors qu’il circulait à moto, et pour lui, elle n’a rien d’une médecine douce.

«  Il y a tout juste un an, mon épouse et moi nous sommes fait renverser par un chauffard complètement défoncé au cannabis, dit-il. Son permis lui avait déjà été retiré une fois, et malgré tout, il a continué de décider de la vie ou de la mort des autres.  » Le commentaire, posté sur Facebook, s’accompagne d’une photo saisissante de l’Orchésien, prise quelques jours après l’accident.

Bilan de l’accident : des blessures au visage, des côtes cassées et des brûlures aux jambes pour le pilote, un orteil cassé pour son épouse.

Le kiné orchésien ne s’en cache pas, il a posté cette photo pour choquer, et interpeller les consciences sur la trop grande complaisance dont ferait preuve la société à l’égard du cannabis aujourd’hui. «  Le cannabis, ça n’est pas un médicamentLe cannabis, c’est une drogue contre laquelle il faut lutter. Il faut que les gens se rendent compte des conséquences que peut avoir la consommation de ce produit, notamment au volant  ».

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Bernard Kouchner et les quatre autres « médecins de la drogue » publient un livre accablant. Pour eux !

par Jean Costentin

Ils étaient cinq pour faire leurs sottises et ils voudraient en faire davantage.

C’est ce que je retiens du livre Toxic 1,dont je me suis infligé la lecture (focalisation sur les toxicomanies oblige).

« Toxic », ce livre l’est à tous les égards. Ce sont les élucubrations de cinq comparses (Bernard Kouchner, Patrick Aerberhard, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Lebeau et William Lowenstein) qui, irrépressiblement, à l’automne de leur vie, signent et persistent dans toutes leurs sottises émises au cours des trente dernières années.

Réjouissons-nous : en dépit des alternances politiques, qui auraient pu offrir à leurs thèses des fenêtres de plus grandes occasions, notre société n’a pas cédé à toutes leurs pressions qui visent, in fine, à la légalisation de toutes les drogues, à commencer par le cannabis. Certes, nous leur devons, au moins en partie, que la France soit championne européenne de la consommation des drogues (toutes confondues). Mais on imagine où nous en serions s’ils avaient été davantage entendus…

En couverture de l’ouvrage, les esquisses de leurs visages sont ponctuées de points noirs – dernière poussée d’acné juvénile ? Quoi qu’il en soit, leur lecture m’a donné des boutons.

Sous le titre « Toxic », un sous-titre : « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Ils se revendiquent donc comme les seuls à avoir fait sa promotion ; le moment venu, cela facilitera l’instruction du procès de ces « cinq médecins du gang », comme ils s’autodésignent.

Dans un long chapitre, ils se racontent, sombrant dans l’auto et l’hétéro-congratulation : baroudeurs, Che-guévaristes ; confondant allègrement engagements politiques, engagements humanitaires (Médecins du monde, Médecins sans frontières…), toxicomanies ; avec un besoin irrépressible de faire parler d’eux. Jeunes ambitieux, ils vilipendèrent Claude Olievenstein (créateur du centre Marmottan, qui fut en son temps le shogun français de l’addictologie). Comme au Far-West, où il fallait atteindre Kit Carson pour devenir « le meilleur tireur de l’Ouest ». Ils ont tiré sur Olievenstein et ils réitèrent, alors qu’il n’est plus là pour se défendre.

Bernard Kouchner, comme pour s’excuser d’avoir été ministre d’un gouvernement « de droite », souligne, à plusieurs reprises, que ses idées étaient plus faciles à faire passer sous des ministres se présentant comme tels (Simone Veil, Michèle Barzach, Philippe Douste-Blazy, Roseline Bachelot).

Les cinq comparses exhalent une grande suffisance ; ils ont compris à la place des autres. Le drogué n’est pas le malade qui justifie que tout soit fait pour le guérir ; très au-delà de l’empathie, ils font dans la collusion revendiquée (humanitaire n’est pas synonyme d’humanisme ni d’éthique médicale).

Ils prétendent que l’interdiction des drogues empêche la prévention et l’information ; ignorant, ce faisant, que chaque année, en France, 130.000 décès sont imputables au tabac et à l’alcool, qui sont drogues licites. Répétant depuis quarante ans les mêmes sottises, ils se sont fermés aux évidences et entretiennent leur errance par un psittacisme affligeant. Ils ignorent résolument que divers aspects de la réduction des risques en font naître de bien plus importants.

Les moyens consacrés aux addictions et le nombre de leurs victimes n’ont jamais été aussi élevés, tandis que leur taux de guérison est pitoyable. Cela impose de repenser l’information, la prévention, la prise en charge des victimes, la répartition des moyens, le fonctionnement des structures – conclusions aux antipodes de celles du « gang des cinq ». Aussi faut-il enfin le démasquer et le neutraliser, car ils affirment que « l’audace qui les tient depuis plus de 30 ans n’est toujours pas apaisée » ; qu’ils « n’ont pas désarmé, et que leur combat continue ».

Notes:

  1. Toxic, B. Kouchner et coll., « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Éd. Odile Jacob, mai 2018

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Les dentistes alertent des risques du cannabis sur les dents

Des études scientifiques démontrent que le joint fait plus de ravages en bouche que la cigarette. – AFP

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le cœur

Boire beaucoup d’alcool, très vite, en très peu de temps, voilà ce qu’on appelle le binge-drinking. Cette façon de consommer l’alcool très en vogue chez les jeunes en quête de sensations fortes pourrait avoir des conséquences à long terme bien plus graves qu’une simple gueule de bois.

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le coeurLIGHTFIELDSTUDIOS/ISTOCK

Différentes études démontrent déjà que le binge-drinking est une pratique dangereuse qui provoque de nombreux troubles à court terme : intoxication éthylique aiguë, black out, perte du sommeil… Des recherches menées à la Vanderbilt University School of Nursing, dans le Tennessee, révèlent aujourd’hui que cette pratique est aussi néfaste sur le long terme.

Des risques cardiovasculaires élevés

Les recherches menées par Mariann Piano, doyenne associée à la recherche à l’université de Vanderbilt démontrent que les risques cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, le cholestérol ou encore la glycémie sont plus élevés chez les jeunes adultes qui pratiquent fréquemment le binge-drinking. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, on commence à parler de binge-drinking à partir de 5 unités (verres standards) consommés rapidement pour les hommes contre 4 pour les femmes.

Des symptômes différents pour les hommes et les femmes

Cette étude, publiée dans le Journal of the American Heart Association démontre par ailleurs des syndromes différents chez les hommes et les femmes. Chez les premiers, cette consommation excessive d’alcool a des effets sur le cholestérol et amène une hypertension artérielle plus élevée : deux facteurs qui contribuent aux développements des maladies cardiovasculaires. Les femmes concernées ont elles, généralement, des taux de glycémie plus élevés que les abstinentes.

Pour les chercheurs, les jeunes adultes ne doivent pas ignorer que l’alcoolisme répété peut avoir des effets sur le long terme. « Le danger va au-delà des mauvais résultats scolaires et d’un risque accru de blessures accidentelles » alerte Mariann Piano.

Une génération qui boit plus vite que la précédente

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné l’hypertension artérielle, le cholestérol, la glycémie et d’autres risques cardiovasculaires chez 4 710 adultes âgés de 18 à 45 ans sur deux périodes d’un an. Parmi eux, 25,1% des hommes et 11,8 % des femmes disent avoir pratiquer le binge-drinking plus de 12 fois dans l’année. Par ailleurs, un étudiant d’université sur 5 signale au moins trois épisodes de binge-drinking au cours des deux dernières semaines précédents l’entretien. « Un taux record » pour la directrice de l’enquête.

En 2016, une étude de l’INPES, révélait déjà que le nombre de jeunes ayant connu l’ivresse plusieurs fois au cours de l’année avait considérablement augmenté au cours des 10 dernières années, mettant en lumière cette nouvelle façon de consommer l’alcool.

Comparativement aux anciennes générations, cette propension à multiplier les épisodes de beuverie et sa régularité exposent donc ces jeunes à un risque accru de méfaits liés à l’alcool dans le futur.

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Alcool au volant : attention au dosage (RTL)

L’association Prévention routière profite de cette période estivale pour mettre en garde les conducteurs tentés de prendre le volant après avoir consommé de l’alcool. Christophe Ponzio rappelle également qu’il faut faire très attention au dosage, car, entre le verre que l’on se fait servir dans un bar et au cours d’un barbecue entre amis, la quantité d’alcool peut aller du simple au double.

Il faut se méfier car le taux limite peut ainsi très vite être franchi, alerte Anne Lavaud, déléguée générale de Prévention routière. Quand on est invités ou lorsque l’on reçoit, on a tendance à avoir la main beaucoup plus lourde et on sert des verres qui sont beaucoup plus importants : il ne faut alors pas se fier à la fameuse règle qui dit que l’on peut reprendre le volant après deux doses bar.

Le risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par huit et demi en moyenne chez les conducteurs alcoolisés. « Il faut combattre toutes les idées reçues qui laissent supposer que l’on peut reprendre le volant même si on a un peu bu, en laissant les fenêtres ouvertes, en prenant les petites routes, en roulant doucement, ou bien pire, en prenant un bonbon à la menthe », rappelle Anne Lavaud. Des solutions peu fiables, alors que dormir sur place ou désigner une personne qui ne boira pas et qui conduira, c’est beaucoup plus sûr.

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Combien boire de verre de vin sans s’abîmer la santé ?

Des scientifiques de l’Université de Cambridge ont mené une étude afin de déterminer quelle dose d’alcool pourrait être considérée comme étant quasi sans risque pour la santé humaine. Ils ont même donné le nombre exact de verres de vin ou de pintes de bière qu’un individu pourrait consommer chaque semaine, relate la revue The Lancet.

Des scientifiques britanniques de l’Université de Cambridge ont décidé de calculer la dose d’alcool à consommer par semaine qui ne nuirait pas à la santé d’un individu, lit-on dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à leurs conclusions, les scientifiques ont analysé les données sur l’état de santé de 600.000 personnes issues de 19 pays ainsi que la quantité d’alcool qu’elles consomment.Les scientifiques ont réduit tous les types d’alcool à des unités conventionnelles appelées «drink» et ont établi une quantité minimale de «drink» qui serait sans risque pour la santé. En outre, ils ont également établi des liens entre l’espérance de vie et l’alcool consommé.

Ainsi il s’est avéré qu’une dose sans grave risque pour la santé humaine serait de 14 «drink» par semaineCela équivaut à environ six verres de vin ou à six pintes de bière. Il faut aussi faire une pause de deux jours entre chaque consommation d’alcool, poursuivent les scientifiques.

Vin bleu
© PHOTO. RENÉ LE BAIL
Ceux qui boivent régulièrement 18 «drink» ou plus par semaine verront leur espérance de vie se réduire de cinq ans en moyenne.

La consommation de 10 à 15 «drink» par semaine réduit la durée de vie d’un à deux ans.

Les scientifiques soulignent toutefois que toute dose d’alcool aura des effets néfastes pour la santé. Même une petite quantité, comme de 10 à 15 «drink» pendant sept jours coûtera six mois de vie, concluent-ils.

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