Editorial : Serge Lebigot  « Salles de shoot, ce qu’ils refusent de vous dire »

Association parents contre la drogue,

Nos lecteurs connaissent bien cet auteur grand pourfendeur des cannabinophiles et autres amateurs de drogues. Nous lui ouvrons souvent nos colonnes car il mène une lutte sans répit, courageuse et audacieuse contre les zélateurs des drogues, la permissivité des autorités responsables et la prolifération sans frein des nouvelles molécules toxicomanogènes de synthèse.Il a aussi un rôle de conseiller orientant les toxicomanes vers des centres de désintoxication et prévenant les hésitants des dangers encourus.

L’ouverture possible et incompréhensible de « salles de shoot » ne pouvait que l’amener à réagir, c’est le but de ce livre (151 pages, 16 euros). Etape ultime et souvent irréversible de l’évolution non contrôlée d’une toxicomanie, le recours à l’injection intraveineuse de solutions de substances non identifiées, partiellement purifiées, mal solubilisées et de surcroit non stérilisées ne peut qu’aboutir à des désastres. Ils sont bien connus, régulièrement rapportés dans nos colonnes et pourtant ils sont le plus souvent sous estimés voire niés dans des articles pseudo-scientifiques où l’idéologie  ne laisse aucune place à la rigueur médicale.

Cet ouvrage retrace l’histoire de ces salles, les premiers essais et leurs échecs camouflés, la création de ces centres en lieu et place de véritables structures de soins dont l’efficacité n’est pas contestable, la démission récente des autorités sanitaires  et le désastre programmé qui en résulterait.

Ce livre apporte une mine de renseignements et est un plaidoyer convaincant contre l’ouverture de ces salles. Il a reçu le soutien de deux experts internationaux et de nombreux collègues nationaux.

Initiative intéressante et inédite, il analyse objectivement les « expériences » d’autres pays, l’absence de bénéfices mesurables que l’on y constate et même parfois l’arrêt discret mais progressif de ces activités.

Toute personne confrontée à l’éventualité de l’ouverture d’une de ces salles devrait avoir lu ou devrait  lire ce livre. Elle en tirera les arguments qui  s’imposent, de bon sens et d’économie. C’est donc bien volontiers que je recommande la lecture de ce livre.

 Jean-Paul Tillement

 

Un livre sur les salles de shoot

Le publiciste et politologue français Raymond Aron avait l’habitude de se présenter en « spectateur engagé ». Pour ma part, c’est en « acteur engagé » que je m’adresse à vous…
Au lieu de trouver des solutions originales pour améliorer la vie quotidienne des français Mme Touraine, Ministre de la santé nous balance encore la recette mille fois cent fois éculée des salles de shoot. A titre expérimental, on croit rêver ! Malgré tous les avis compétents et sensés elle a choisi de persister et de signer. N’y a-t-il pas mieux à faire ?

Si les drogués posent un problème social qu’on ne peut pas nier, ce sont avant tout des malades qu’il faut soigner. La drogue est un fléau. Il faut aider et soigner les malheureux drogués. On ne soigne pas la drogue par la drogue. Est-ce qu’on soigne un alcoolique par l’alcool ? Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un médecin de traiter le diabète par des injections de sucre ? Il y a là un manque de bon sens, de la part d’un ministre coupé des réalités. Il faut guérir les toxicomanes et non entretenir leurs rêves mortels. Car la drogue tue, il n’y a pas de drogue douce. Ceux qui veulent les dépénaliser ne sont pas médecins, ou ont oublié qu’ils l’étaient. Les salles de shoot sont une imbécillité médicale, à laquelle seuls les politiques et les associations du lobby pro-drogues peuvent adhérer.

Les salles de shoot sont un écran de fumée. La vie humaine n’a pas de prix On n’expérimente pas sur des êtres humains, des malades, car les drogués, il faut le répéter, sont avant tout des malades qu’il faut soigner et non prendre comme sujets d’expérience.

La Suède, avait autrefois de salles de shoot, elle les a fermées, au profit d’une politique qui aboutit au nombre de toxicomanes le plus bas d’Europe.

S’accommoder du mal ne l’a jamais transformé en bien. Banaliser les drogues ne les a jamais rendues inoffensives. Le but premier de toute politique de la drogue devrait et doit être de viser l’abstinence. Ce n’est pas parce que le but est un idéal qu’il faut renoncer à cet idéal.

Posez-vous la question : à qui profite cette supercherie ?

Pour rétablir la vérité sur les salles de shoot, j’ai écrit un livre intitulé « Salles de shoot, ce qu’ils refusent de vous dire ».

Pour pouvoir l’éditer Parents contre la drogue a besoin de vous pour ce projet.

Même le plus petit geste est le bienvenu.

Je vous invite donc à en parler autour de vous et inciter les gens à participer même à hauteur de 5 €

http://fr.ulule.com/parents-contreladrogue/

Merci encore pour vos soutiens, vos participations.

Serge Lebigot

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Une stratégie pour contrer l’usage du cannabis chez les jeunes

MONTRÉAL – Des chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine ont découvert une façon de prévenir, de réduire ou de retarder la consommation de cannabis chez les jeunes à risque.

Selon les scientifiques, les individus sujets à l’anxiété ou aux pensées négatives, impulsives ou à la recherche de sensations fortes, sont reconnus comme ayant un risque élevé de consommation de drogues.

L’intervention qu’ils préconisent consiste à soumettre les jeunes des séances cognitivocomportementales de 90 minutes, adaptées en fonction des personnalités. Ces séances d’information, qui permettent d’apprendre à partir de scénarios réels expliqués par d’autres jeunes, ont été conçues pour donner des exemples de mécanismes de gestion de risques.

L’étude a été réalisée auprès de 1038 élèves de quatrième secondaire issus de 21 établissements d’enseignement de Londres.

«Bien que nous ayons observé que le programme retardait la consommation de cannabis en plus d’en réduire la fréquence chez tous les jeunes participants, nos résultats indiquent que le programme est particulièrement efficace pour prévenir la consommation chez les adolescents les plus à risque, ceux à la recherche de sensations fortes», a expliqué Patricia Conrod, auteure principale de ces travaux.

Ainsi, les séances d’information ont permis une réduction de 33 % des taux de consommation de cannabis dans les six mois suivants, puis une fréquence réduite de consommation pour les six autres mois.

«Au sein du groupe au risque le plus élevé, soit les jeunes à la recherche de sensations fortes, l’intervention a été associée à une réduction de 75 % des taux de consommation de cannabis pendant les six mois ayant suivi l’intervention, ainsi qu’à une réduction importante de la fréquence par la suite», a précisé Mme Conrod.

Plusieurs études ont déjà démontré que la consommation de cannabis peut engendrer des déficits neurocognitifs, causer des accidents de la route, des symptômes psychiatriques exacerbés et même déclencher des psychoses. Les adolescents sont particulièrement à risque puisque leur cerveau est en plein développement. Ceux ayant fumé de la marijuana ont démontré une plus grande difficulté à maintenir leur attention et à contrôler leurs impulsions, ainsi qu’une altération de leurs processus cognitifs.

«La consommation de marijuana est très fréquente chez les adolescents en Amérique du Nord et en Europe, a ajouté Patricia Conrod. Dans un contexte où les attitudes et les lois par rapport à la marijuana changent, il est important de trouver des façons d’en prévenir et d’en réduire la consommation chez les jeunes à risque. Notre étude révèle que des interventions brèves et ciblées, effectuées par des professeurs formés, permettent d’atteindre cet objectif.»

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La future « salle de shoot » parisienne à Lariboisière

Les associations de riverains du 39, boulevard de La Chapelle, dans le 10e arrondissement de Paris, auront finalement eu gain de cause. La future salle de consommation à moindre risque (SCMR), plus connue sous le nom de « salle de shoot », ne sera pas implantée à cette adresse, mais quelques centaines de mètres plus loin, sur le terrain de l’hôpital Lariboisière. « C’est un dispositif santé, on l’adosse à l’hôpital », annonce au Monde Bernard Jomier, l’adjoint au maire de Paris chargé de la santé, soucieux de « banaliser le dispositif » afin d’en « élargir l’adhésion politique ».

A Lariboisière, l’emplacement exact n’est pas encore arrêté. Deux lieux, l’un en « dur », l’autre en Algeco, sont envisagés pour accueillir les 200 m2 de la salle. « On ne fera pas entrer les usagers par la grande porte de l’hôpital, ce sera un accès plus discret », assure d’ores et déjà Bernard Jomier. « Ce sera une entrée séparée qui mènera à une enclave au sein de l’hôpital », abonde Rémi Féraud, le maire PS du 10e arrondissement, pour qui « plus les liens sont forts avec l’hôpital, plus on rassure ». « Le site du 39 a montré des défauts, notamment son enclavement et ses difficultés d’accès », ajoute-t-il, jugeant par ailleurs que l’actuelle présence d’un campement de migrants à proximité crée un « environnement urbain trop dégradé pour pouvoir envisager l’ouverture de la salle ».

A l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), on confirme « travailler avec la ville pour pouvoir accueillir ce centre » et on explique que « les discussions portent sur l’emplacement le plus adapté ». Cette décision marque un rapprochement de la capitale avec les choix de Bordeaux et Strasbourg, les deux autres villes pressenties pour expérimenter cette structure qui doit permettre de réduire les risques d’infection, de contamination (VIH, hépatite C) et d’overdose des toxicomanes les plus précaires. Les deux villes ont fait connaître leur volonté d’associer leur future salle d’injection à une structure hospitalière.

Expérimentation pendant six ans

A l’intérieur de ces espaces, les toxicomanes ne pourront pas être poursuivis pour « usage illicite et détention illicite de stupéfiants » lorsque la quantité de drogue détenue sera limitée au « seul usage personnel ». Le personnel médical et paramédical qui supervisera le fonctionnement de ces structures bénéficiera également d’une immunité.

L’association Gaïa Paris, structure de prévention et de soins en toxicomanie chargée du projet, a régulièrement mis en avant les réticences des usagers à fréquenter les structures hospitalières. « Cela pourrait avoir du sens d’être proche de l’hôpital, mais en étant complètement indépendant », avait déclaré à L’Obs au mois d’avril Céline de Beaulieu, la coordinatrice de l’association. La solution retenue devrait donc lui convenir.

Reste la question de la date d’ouverture de la salle. Le projet de loi santé autorisant l’expérimentation de ces salles d’injection pendant six ans a été voté à l’Assemblée nationale en avril mais ne sera débattu au Sénat qu’en septembre et en octobre. Un calendrier qui complique la mise en route de la salle avant début 2016.
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2 étudiants en situation critique après avoir consommé du cannabis synthétique !

L’histoire en bref :

 

La consommation de cannabis fait des ravages chez les jeunes. C’est une drogue très prisée et addictive qui ne manque pas de les séduire. 2 étudiants de l’université de Lancaster en ont fait les frais après avoir ingéré une drogue de substitution du cannabis mais leurs vies ne sont plus en danger !

Le cannabis, ce fléau chez les jeunes

Le cannabis n’a pas fini de faire des ravages. Les jeunes apprécient cette drogue « douce » malgré le fait qu’elle soit tout aussi dangereuse. Alors que la question de la légalisation du cannabis se pose chaque année, et que le gouvernement reste plutôt ferme quant à sa pénalisation, cette affaire ne vient que renforcer l’idée que cette drogue n’est peut-être pas aussi inoffensive qu’elle n’y paraît.

Des étudiants dans une situation critique

Deux étudiants de 19 ans continuent encore de lutter pour leur vie après qu’ils aient consommé une version synthétique du cannabis. L’université de Lancaster a confirmé la nouvelle aujourd’hui que ces deux étudiants seraient revenus à la vie après avoir été dans une situation entre la vie et la mort pendant une journée.

La police travaillerait en coopération avec l’école et l’hôpital afin de déterminer la nature exacte de cette drogue dangereuse. Le département psychologique de l’université a proposé ses services dans l’optique d’améliorer le suivi des élèves et leur éviter de tomber dans ces travers.

Trois autres étudiants qui ont consommé de cette substance ont été relâchés par l’hôpital. L’université se veut confiante sur le sort des deux autres restants. Leurs jours ne seraient plus en danger selon un tweet paru dans la journée hier.

Des actions de prévention

La police a émis un communiqué dans lequel elle explique que :

« Juste après 6h30 hier soir, 5 étudiants, tous âgés de 19 ans, ont été hospitalisés à l’infirmerie du Royal Lancaster après qu’ils aient pris une substance non identifiée. Trois des étudiants ont depuis quitté l’hôpital. Les deux restants à l’hôpital sont conscients et dans une condition stable.

La police travaille avec l’Université de Lancaster et le Royal Lancaster Infirmery pourdéterminer la nature exacte de la substance qui ,à ce stade, semble être une sorte de substitut du cannabis. »

Les enseignants n’ont pas manqué d’envoyer des e-mails aux 12 000 autres élèves de l’université pour les prévenir du danger.

Cette drogue, plus communément appelée Spice fait partie de ces nombreuses drogues de substitution inventées par l’Homme. Elle serait constituée de produits chimiques reproduisant les effets d’une drogue psychédélique.

Les usagers se sentent joyeux et relaxés. Le produit se présente sous la forme d’herbe qui auraient été pulvérisées avec des produits chimiques ce qui veut dire qu’il ne sentirait pas forcément comme du cannabis une fois allumé. SOURCE

Les ados qui consomment du cannabis mesurent 10 cm de moins.

Selon une étude, les ados qui consomment du cannabis depuis la puberté mesurent 10 cm de moins.

De nouveaux arguments scientifiques, s’il en fallait, contre la consommation de cannabis chez les adolescents : une étude présentée au Congrès européen d’endocrinologie qui se déroule actuellement à Dublin, montre que les adolescents qui fument du cannabis sont sujets à des problèmes de croissance.

Explications.

Des kilos et des centimètres en moins. L’étude a suivi plus de 430 jeunes garçons jusqu’à l’âge de 20 ans : la moitié était des fumeurs réguliers de cannabis, l’autre non. Tous ont été pesés et mesurés régulièrement, ils ont aussi eu des prises de sang et des prélèvements de salive. Les résultats sont édifiants : ceux qui ont consommé du cannabis depuis la puberté pèsent en moyenne 4 kilos de moins. Surtout ils sont beaucoup plus petits : de 10 cm en moins en moyenne.

Un stress biologique ? Alors comment expliquer une telle différence ? L’hypothèse principale est que le cannabis entraîne une sorte de stress biologique sur l’organisme des ados en pleine croissance. Avec, par exemple, une augmentation du taux de testostérone qui accélère la puberté tout en bloquant la croissance. « La testostérone qui est l’hormone de la puberté permet d’accélèrer la croissance mais accélère aussi la consommation des cartilages de croissance. Du coup, cela entraine une poussée de croissance qui est probablement d’une durée plus courte », a expliqué à Europe1 le Dr Isabelle Flechtner, pédiatre- endocrinologue à Paris

L’étude montre aussi un taux plus important de cortisol chez les fumeurs. « C’est une hormone du stress que tout le monde fabrique mais quand on fabrique du cortisol en excès, cela a un effet de frein sur la croissance », a précisé la pédiatre-endocrinologue.

Des arguments de plus. Ces effets néfastes du cannabis pendant la puberté viennent s’ajouter à une longue liste de conséquences déjà connues sur les adolescents. Il faut savoir, par exemple, que chez les garçons qui consultent pour une poussée mammaire, très souvent, une consommation de cannabis est en cause.

Source

Après avoir avalé du cannabis, un bébé de neuf mois tombe dans le coma

VERY BAD TRIP – Un couple habitant en Haute-Normandie a été condamné vendredi 15 mai à de la prison avec sursis pour « défaut de surveillance ». Leur tort ? Avoir laissé leur bébé de neuf mois absorber de la résine de cannabis, ce qui l’a plongé deux fois dans le coma.

Faut-il y voir un acte de maltraitance volontaire ? Ou l’accumulation d’inattentions successives qui ont failli provoquer un drame plus grave encore que ce qu’il s’est produit ? Toujours est-il qu’en Normandie, en octobre 2014, un bébé a été accueilli à deux reprises à l’hôpital après avoir ingurgité… du cannabis.

100 fois la dose d’un fumeur adulte

La première fois, la petite, âgée de seulement neuf mois, avait été hospitalisée au Havre. Tombée dans le coma, elle détenait dans son corps 114 nanogrammes de tétra-hydro-cannabinol, le THC, cette substance active du cannabis qui agit sur les neurones. Une forte quantité que le père attribue à la « très bonne qualité du shit » incriminé. Fort heureusement, le bébé finit par se réveiller. Impossible, pour autant, de déterminer si l’enfant était accompagné ou non à ce moment-là par ses parents. L’avocate du père, interrogée par Normandie Actu, déplorait lors de l’audience au tribunal correctionnel du Havre n’avoir jamais pu obtenir « d’explications claires de leur part ».

Deux semaines plus tard, le drame se reproduit. Cette fois, la petite fille se retrouve non pas avec 114 mais avec 162 nanogrammes de THC dans le corps ! Un taux « plus de cent fois supérieurs à celui relevé chez un adulte lui-même intoxiqué », avait expliqué un médecin légiste convoqué au procès.

Deux semaines après, nouvelle hospitalisation

Le nourrisson, qui était cette fois en compagnie de sa mère, a-t-il encore consommé de la résine de cannabis par défaut de surveillance ? Là encore, difficile de le savoir, tant les discours du couple, séparé à ce moment-là, peuvent varier. Si la mère opte pour l’hypothèse du « relargage » – un phénomène qui voit tout le THC concentré dans les graisses du consommateur s’en détacher, en quelque sorte, et faire revivre à ce dernier les mêmes effets que lors de la consommation initiale – le père, absent à ce moment-là, penche pour celle d’une nouvelle absorption.

Suite à ce nouvel incident, le bébé est de nouveau retombé dans le coma. Prise en charge à l’hôpital d’Avranches (Manche), la petite y passera quelques jours. Jugés cette semaine pour défaut de surveillance, les parents n’ont pas échappé à une sanction. 18 mois de prison dont six ferme pour le père, et pour la mère, six mois avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve.

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Cannabis : 25 % des étudiants fument

Les étudiants sont nombreux à consommer du cannabis, selon une étude qui sonde les addictions des jeunes et révèle aussi leur rapport au tabac et à la e-cigarette.

Plutôt joint que vapoteuse. Un sondage mené par Harris Interactive sur 1200 personnes et commandé par la SMEREP, passe au crible les tendances estudiantines en matière d’addictions et de comportements à risques. Il révèle entre autre un penchant pour le cannabis, bien plus prononcé que pour les cigarettes nouvelle génération.

Génération tabac

Ainsi, plusieurs éléments sont passés en revue dans ce sondage, qui confirme les tendances évoquées dans les différents rapports de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies). D’abord, le tabac. La hausse vertigineuse du prix du paquet et les campagnes choc de prévention ne semblent pas avoir particulièrement rebuté ces jeunes consommateurs.

En effet, plus d’un tiers (36%) fume du tabac, dont 28% de manière régulière – des données similaires à celles relevées en population générale. La « génération sans tabac » voulue Marisol Touraine devra certainement s’appuyer sur les plus jeunes…

De plus, le succès de la e-cigarette ne semble pas avoir traversé les portes des facultés et des écoles. Si 27% la jugeaient mieux qu’une cigarette traditionnelle en 2013, ils ne sont plus que 16% aujourd’hui. Ainsi, 40% des fumeurs ont essayé la vapoteuse pour ensuite revenir au tabac classique.

Le cannabis contre le stress

Vient ensuite l’usage du cannabis, dont la prévalence parmi les jeunes Français est régulièrement pointée du doigt. Le sondage confirme qu’un étudiant sur quatre en consomme régulièrement. Mais ce qui étonne, ce sont les motifs qui poussent à la consommation.

Loin de l’esprit « peace and love », les jeunes voient dans le cannabis un moyen de lutter contre le stress et la pression, pour plus de 60% d’entre eux.

La moitié des sondés fume pour « oublier les problèmes », et la même proportion « pour faire comme les autres ». Le cannabis figure ainsi parmi le top 3 des produits psychoactifs, en troisième position après la caféine et les compléments vitaminiques.

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[VIDÉO] « LE GOUVERNEMENT N’AUTORISERA PAS LE CANNABIS », ASSURE MARISOL TOURAINE

Le député de Paris Philippe Goujon regrette que des manifestants favorables à la légalisation du cannabis aient défilé « un joint à la bouche ».

Philippe Goujon a interrogé mercredi le gouvernement après une manifestation à Paris pour la dépénalisation du cannabis. « Beaucoup ont défilé un joint à la bouche en infraction totale avec la loi de 1970« . « Interdirez-vous à l’avenir ce type de manifestations illégale incitant à la consommation de drogue ? » demande le député UMP.

Réponse de Marisol Touraine : « Ce ne devrait pas être un sujet de polémique c’est un enjeu de santé publique« . La ministre de la Santé le réaffirme : « le gouvernement refuse toute banalisation du cannabis. Mais la liberté de manifester est une liberté protégée par notre constitution et la convention européenne des droits de l’homme.

Il peut y avoir des manifestations qui demandent de choses que le gouvernement n’accordera pas« , conclut-elle.

Voir la video

Vidéo BFMTV : Près d’un jeune de 17 ans sur deux a déjà fumé du cannabis

C’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur.

Selon la dernière étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, plus d’un jeune sur deux aurait « expérimenté » le cannabis avant l’âge de 17 ans.

Une pratique qui touche désormais tous les milieux.

Nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes consommateurs: ce qui les motive, le budget qu’ils y consacrent, comment ils mentent à leurs parents et parfois l’engrenage pour ceux qui n’arrivent pas à décrocher.

Un document « Grand Angle BFMTV » du mardi 12 mai 2015.

Cliquez ici pour voir la video du 12/5/2015

 

 

Ces chercheurs de l’Université Johns Hopkins suggèrent aux Autorités de tirer aujourd’hui les leçons de la lutte contre le tabagisme ou la consommation d’alcool chez les jeunes pour éviter l’expérimentation massive du cannabis par les enfants et les adolescents. Une inquiétude renforcée aux Etats-Unis, où 4 États ont déjà autorisé le cannabis à usage récréatif. Leurs conclusions, présentées dans la revue Pediatrics, appellent à saisir cette fenêtre d’opportunité unique pour créer un environnement réglementaire qui minimise l’accès des jeunes au cannabis. Au même titre qu’à l’alcool et au tabac.

Rappelons l’état des lieux aux Etats-Unis : Un américain sur 10 est en possession d’une carte d’autorisation d’usage de cannabis médical ou connaît quelqu’un dans ce cas. Certains états, comme le Michigan, ont mis en œuvre des règles strictes pour l’usage chez l’enfant. D’autres états, comme le Maine, sont encore plus stricts et menacent de retrait de l’autorité parentale les parents consommant en présence des enfants. Enfin, dans le Connecticut, les législateurs envisagent un projet de loi qui permettrait d’élargir l’usage du cannabis médical à l’Enfant. Dans le New Jersey, un pas en avant vient également d’être franchi vers l’autorisation de l’usage médical chez l’Enfant. Enfin, au Colorado ce sont certaines souches de cannabis qui sont autorisées pour l’usage pédiatrique. Si l’opinion publique américaine est très favorable à la libéralisation de l’usage médical élargi, voire à la dépénalisation de l’usage récréatif, aujourd’hui 4 Américains sur 5 restent opposés à son utilisation, même médicale, en présence d’enfants. Une récente étude de l’Université du Michigan vient de révéler la conscience des adultes américains sur les effets cérébraux possibles d’une expérimentation et d’une consommation à l’adolescence. Une précédente étude de chercheurs de Boston a posé la question de l’usage médical du cannabis chez l’Enfant, en cas de troubles du développement et du comportement, face une pratique réelle, aux Etats-Unis, dans la prise en charge pédiatrique de l’autisme, et autres troubles.

Ces premiers jours de légalisation du cannabis sont à considérer comme « une fenêtre d’opportunité unique » pour règlementer afin de réduire l’accès des jeunes au cannabis, explique l’auteur principal, le Dr Brendan Saloner, professeur au Département de politique et de gestion de la santé à l’École Bloomberg. « Notre priorité numéro un doit être de protéger nos enfants ».

Car la légalisation du cannabis est en marche aux Etats-Unis, 4 Etats, le Colorado, Washington, l’Oregon, l’Arizona ont déjà adopté des lois qui légalisent son usage récréatif et d’autres états pourraient suivre. Un certain nombre d’Etats débattent activement sur la dépénalisation.

4 stratégies sont ici proposées pour prévenir la consommation de cannabis chez les mineurs :

  1. Le recours aux taxes et aux prix élevés, les jeunes étant particulièrement sensibles aux prix. Une stratégie efficace contre le tabagisme des jeunes.
  2. La régulation de l’accès au cannabis, même si en dépit des limites d’âge, de nombreux adolescents parviennent à obtenir de l’alcool et des cigarettes dans les points de vente. Ici, les auteurs appellent à plus de contrôles et à des sanctions plus sévères, ainsi qu’à la règlementation des emplacements des détaillants de cannabis.
  3. Prévenir l’ingestion accidentelle par les enfants, en imposant une signalétique sur les aliments contenant du cannabis et en limitant la concentration de THC dans ces aliments.
  4. Adopter aussi un étiquetage neutre pour les produits du cannabis et limiter leur promotion !

Cette arrivée du cannabis va créer son lot de questions bien au-delà de ce qui s’est produit avec le tabac et l’alcool. En particulier parce que le cannabis peut être cultivé à la maison. Des données existent déjà sur l’efficacité des interventions de prévention contre le tabac et l’alcool, utilisons-les !

Pediatrics May 4, 2015, doi:10.1542/peds.2015-0436 Policy Strategies to Reduce Youth Recreational Marijuana

Source: 

 

Lycée sans drogue : Madame Pécresse a raison

POLITIQUE – Enfin allais-je dire! Au lendemain de la publication des chiffres alarmants sur l’évolution de la consommation de cannabis chez les jeunes, une responsable politique s’intéresse à la chose. Les chiffres sont têtus. L’enquête ESCAPAD réalisée lors de la journée Défense et citoyenneté, dans l’ensemble des centres métropolitains et ultramarins, a porté sur 26.351 adolescents et les résultats diffusés récemment concernent les pratiques des jeunes de 17 ans de métropole, soit 22.023 jeunes. Excusez du peu! Les chiffres sont là, sans ambiguïté: il est observé une « recrudescence importante de l’expérimentation (plus de 6 points) qui concerne filles et garçons. En 2014, parmi ceux qui ont fumé du cannabis dans l’année, un garçon sur quatre (25,7%) présente un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance. Près d’un jeune de 17 ans sur 10 consomme au moins 10 fois par mois ».

A 17 ans, les jeunes sont encore au lycée: alors on fait quoi? On met tout sous le tapis en attendant de bonnes résolutions?

Nier le lien entre la consommation de cannabis chez les jeunes et le risque de décrochage scolaire signe une méconnaissance totale et du décrochage, et des effets du cannabis. De nombreuses études y compris de très récentes, plaident en faveur d’un lien entre les conduites à risque et la motivation scolaire. Les troubles de la mémoire et des facultés d’apprentissage induits par la consommation peuvent retentir sur le travail scolaire et l’adaptation sociale. Un des effets pharmacologiques majeur et bien identifié du produit chez les adolescents est la démotivation; la repérer le plus précocement possible est une approche cohérente et efficace dans la problématique du décrochage scolaire. Le « suivi pédagogique » mis en avant ne suffit pas pour aider les décrocheurs. C’est une approche hautement « intégrative », et qui prend en compte le comportement individuel qui doit être préconisée. Le repérage précoce des conduites à risque en fait partie.

Avant de critiquer les propositions, il faut relire l’expertise collective INSERM sur le cannabis. Il ne s’agit pas de prise de position politique mais d’expertises scientifiques: repérer précocement, aider, accompagner, proposer, tenir enfin compte des effets délétères à long terme sur le cerveau des adolescents.

Pour ces problèmes de conduites à risque, tout le monde est démuni: parents, communauté éducative. Le constater n’accuse personne. Par contre chercher ensemble des solutions, poser des mots sur le problème, associer habilement un cadre réglementaire et une stratégie de prise en charge sont des pistes qu’il faut explorer au sein des établissements scolaires. Ne pas laisser seuls ni les parents, ni les élèves, ni les enseignants. Dans les établissements, personne n’est ni formé, ni lisible pour assurer la prise en charge de ces problèmes. Entre le personnel de santé réparti sur plusieurs établissements et le personnel éducatif peu ou pas formé au repérage, on fait quoi? On en fait quoi des élèves concernés? On ne sait même pas identifier les structures d’aval pour leur prise en charge. Les interventions de prévention en classe par des addictologues spécialistes est ponctuelle, nécessaire, mais pas suffisante. La problématique n’est pratiquement jamais portée par le projet d’établissement, au même titre que la réussite des élèves. Les raisons sont nombreuses; le manque de portage politique fort en fait partie.

Oui, installer dans les établissements des « référents addiction », formés, qui repèrent, dialoguent, rendent lisibles les structures de prise en charge, c’est un premier pas audacieux pour aider les élèves.
C’est aussi mettre en œuvre les recommandations préconisées par les spécialistes.

Enfin, quelqu’un en parle et s’en préoccupe.

On ne peut que regretter qu’au nom d’un grand élan de déni politique, l’amendement qui demandait « qu’à compter de la rentrée scolaire de 2016, chaque établissement du second degré doit désigner un référent pour la prévention en matière de drogue et d’alcool au sein de l’équipe pédagogique existante » et déposé par Valérie Pécresse dans le cadre de l’examen de la loi de Santé ait été rejeté.

Dommage, il eut été enfin possible d’installer des actions cohérentes et lisibles en matière de lutte contre les addictions dans les lycées.

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Editorial : l’appel de PHARE enfants-parents, la voie de la vie

Cet appel, signé par sa Présidente, Thérèse Hannier, aborde un sujet grave, souvent tabou, celui du suicide, en particulier des jeunes.

Elle en suggère des causes et des solutions. L’usage des drogues qui nous préoccupe plus particulièrement, est souvent associé au suicide, recours inopérant et manifestement impuissant contre la détresse et la solitude. 

L’éducation, le dialogue et la solidarité sont les meilleures préventions  de l’un et de l’autre.

Ce sont aussi nos objectifs, c’est pourquoi nous sommes heureux de relayer cet appel.

 Jean-Paul Tillement

Parler du suicide, oui mais… pour le prévenir !

Par Thérèse HANNIER, Présidente de PHARE Enfants-Parents
Le paradoxe veut que les cas de suicide spectaculaires, comme celui du crash de l’A320 soient surmédiatisés et qu’à l’inverse les campagnes d’informations et de sensibilisation ciblées fassent peur.

Si le suicide du copilote de la Germanwings est avéré, provoquant la mort de 150 personnes, il constitue un acte exceptionnel, qui doit rester exceptionnel !
Au nom des milliers de familles endeuillées par le suicide d’un proche, qui ont pu se sentir blessées par l’utilisation répétée du mot suicide avec cet accident meurtrier, il est important de rappeler la réalité du suicide : deuxième cause de mortalité chez les moins de 24 ans et première cause chez les 25 – 34 ans. En France, le suicide fait près de 10 500 victimes par an, dont près de 1 000 jeunes de moins de 30 ans et 35 de moins de 14 ans !
Aussi tragique que soit cet événement, il ne doit pas laisser penser qu’une personne qui se suicide est forcément atteinte d’une pathologie psychiatrique avérée. Dans la plupart des cas, l’acte suicidaire s’effectue dans la solitude et sous l’influence d’une souffrance poussée à son paroxysme.
La problématique du suicide est extrêmement complexe et suppose la convergence de multiples facteurs (individuels et environnementaux). Le phénomène touche tous les milieux, tous les âges. En l’absence d’études précises sur les suicidés, il est difficile de dégager des traits communs. Mais en toile de fond, et surtout chez les jeunes, émerge une hypersensibilité aux maux de notre société.
Des signes avant-coureurs existent et nécessiteraient qu’ils soient portés à la connaissance de tous. Et c’est là le cœur de la prévention et ce sur quoi travaille PHARE Enfants-Parents. La prévention relève d’une volonté politique mais beaucoup de chemin reste à parcourir pour qu’elle soit réellement mise en oeuvre, tant reste tenace en France le tabou, en particulier en milieu scolaire. En effet, l’idée que la simple évocation du mot suicide puisse inciter au suicide conduit à refuser des actions de prévention. Or, oser aborder la question du suicide avec les jeunes permet de libérer la parole, de reconnaître l’importance du mal-être, d’apporter des informations sur les signes précurseurs et de supprimer les idées fausses.
Prévenir le suicide, c’est avant tout permettre le dialogue dès le second cycle scolaire. C’est apprendre à écouter, à se respecter et à accepter les différences et comprendre que des paroles, des attitudes peuvent avoir un impact négatif ou positif sur l’autre. C’est aussi savoir quoi faire et vers qui se diriger quand on est confronté au mal-être d’un camarade ou d’un membre de son entourage.

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