Sophie Daout : Jeunesse Sans Drogue

Nos lecteurs connaissent bien Madame Sophie Daout qui par ses écrits , ses conférences, ses interventions, ne cesse d’alerter nos jeunes sur les dangers des drogues.Elle a produit plusieurs vidéos intéressantes et instructives que nous sommes heureux de proposer à nos lecteurs en espérant que son charisme convaincant atteindra les hésitants; nous la remercions de nous permettre de reproduire ses documents

1 ) La lutte contre la drogue est un combat sans pitié, féroce, celui d’un homme ou d’une femme seule face à une force brutale, au milieu d’une arène.

2 ) Quand la consommation devient primordiale, la personne perd toute liberté, c’est le produit qui décide. Et il coûte cher. Pour s’en procurer, le toxicomane est amené à commettre des actes délictueux qui seront sanctionnés par la loi. La prison est souvent un passage obligé. La drogue est en soi, déjà une privation de liberté, un emprisonnement.

3 ) C’est dans le cadre scolaire que « Jeunesse Sans Drogue » s’exprime le plus souvent, à la fois auprès des jeunes et de leurs familles. Très souvent, la demande vient du chef d’établissement ou de l’infirmière de l’établissement scolaire

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COURIR PROCURE LES MÊMES EFFETS QUE LE CANNABIS, AFFIRME UNE ÉTUDE.

S’entraîner à la course est bien meilleur que consommer du cannabis. Mais il n’empêche que les deux activités auraient beaucoup en commun, selon une nouvelle étude effectuée chez les souris – dont on sait par ailleurs qu’elles constituent un modèle très proche de celui des humains.

Si l’on savait depuis longtemps que faire du sport déclenche les endorphines, en particulier la course de fond, les chercheurs montrent que finalement ces endorphines ne participent pas (ou peu) à l’”ivresse du coureur” : ce sont les endocannabinoïdes qui lui procurent ce sentiment de bien-être.

 EUPHORIE DU COUREUR ET CANNABIS

Ceux qui pratiquent la course – mais cela vaut sûrement pour les autres sports d’endurance – connaissent cet effet “second souffle” où tout à coup les douleurs et lourdeurs physiques s’estompent et où l’esprit connaît un moment de plénitude et d’euphorie.

L’effet, qui peut intervenir durant l’effort où après son arrêt, est notamment lié à l’invasion du cerveau par des substances qu’il sécrète. Et jusque-là l’on évoquait le rôle des “endorphines” dans ce processus, soit la production au niveau cérébral de molécules opioïdes, les mêmes que celles de l’opium.

Mais la nouvelle étude bat en brèche cette affirmation pour démontrer que l’effet est plutôt du type cannabis, du moins chez la souris : la course déclencherait la production des mêmes neurotransmetteurs qui apparaissent lorsqu’on fume de la marijuana, en particulier un “endocannabinoïde” nommé anandamide (contraction de “ananda”, signifiant béatitude en sanskrit, et “amide”, signalant la forme moléculaire de la substance).

DES SOURIS COUREUSES

Pour démontrer cela, les chercheurs ont entrainé à la course 234 souris mâles et les ont testé pendant plusieurs semaines, à raison de 10 à 12 souris par jour en moyenne, pour une série de tests (chacun répété plusieurs fois avec différents groupes de souris).

La première expérience, avec 32 souris, visait à tester leur comportement : les 3 premiers jours, toutes les souris ont été enfermées dans une cage avec une roue tournante afin de les familiariser avec l’exercice. Laissées libres de leurs choix, elles ont en moyenne couru 5,4 km/jour.

Puis les chercheurs ont bloqué les roues pendant 2 jours, pour les faire récupérer, et ont scindé le groupe en deux : le 6e jour, seules 16 souris ont pu bénéficier d’un déblocage de la roue pendant 5 heures – et elles s’y sont données à cœur joie. Les autres n’ont pas pu courir.

LE TEST DE LA BOITE SOMBRE-LUMINEUSE

C’est alors que les chercheurs ont soumis l’ensemble à deux tests dont on sait qu’ils permettent d’évaluer chez la souris l’anxiété (ou stress) et la douleur ressentie : l’expérience de la boite sombre-brillante et celle de la plaque chauffante.

La première est un montage où deux boites, l’une obscure l’autre exposée à la lumière, communiquent par une ouverture. Il a été démontré qu’une souris placée dans un tel environnement inhabituel tend naturellement à se réfugier dans l’obscurité : ses incursions du coté lumineux sont d’autant plus nombreuses que son niveau d’anxiété est élevé. Or les souris joggeuses ont par ce biais montré que leur anxiété était moindre.

LE TEST SUR PLAQUE CHAUFFANTE

Le deuxième test, celui de la plaque chauffante (à 53 °C), mesure la sensibilité à la douleur : et encore une fois, les souris sportives réagissaient moins violemment (temps de latence entre l’immobilité et les mouvement réactifs) que les autres.

Ces tests ont été répétés ensuite mais cette fois en mesurant les taux d’endocannabinoïdes et d’endorphines dans le sang des souris. Puis avec des inhibiteurs de ces substances. Puis enfin (pour confirmer les résultats) avec des souris modifiées génétiquement afin de ne pas produire d’endocannabinoïdes.

METTRE EN LUMIÈRE LE RÔLE DU SYSTÈME ENDOCANNABINOÏDE

Dans chaque test, les chercheurs ont constaté que le taux d’endorphines dans le sang n’influe pas sur l’anxiété ni la sensibilité à la douleur, ce qu’ils expliquent par le fait que ces molécules sécrétées dans le sang ne peuvent traverser la barrière encéphalique et donc atteindre le cerveau.

En revanche, ils ont montré qu’il y a un lien fort entre le taux de molécules du système endocannabinoïde, qui passent la barrière, et le comportement moins anxieux et sensible à la douleur des souris coureuses.

L’étude a ainsi permis de relativiser l’effet des endorphines et, au contraire, mettre en avant l’importance du système endocannabinoïde dans les effets ressentis par les joggeurs – et, supposent-ils, pour tout un ensemble de sports d’endurance. Mais bien sûr cela ne signifie pas qu’il faut compenser le manque de course par du cannabis

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Fumer du cannabis double les risques d’accident de la route

Les automobilistes qui consomment du cannabis courent un risque deux fois plus élevé d’être impliqués dans un accident de la route, selon une recension effectuée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), à la veille d’une décriminalisation possible de la substance.

Le tour d’horizon scientifique rédigé par des spécialistes de la toxicologie relève aussi que le manque d’expérience des jeunes sur la route rend encore plus dangereuse la conduite avec les facultés affaiblies par la consommation de cannabis.

«Le cannabis a bel et bien une influence négative significative sur les fonctions cognitives et motrices nécessaires à une conduite automobile sécuritaire», écrivent les auteurs Pierre-André Dubé et Marisa Douville dans leur rapport d’une trentaine de pages.

Si la publication de l’étude au lendemain de l’accession au pouvoir de Justin Trudeau, qui est pro-légalisation, relève du hasard, le débat politique ambiant figure tout de même parmi les éléments de contexte qui ont poussé l’INSPQ à commander ce rapport scientifique.

«L’enjeu de la légalisation du cannabis à des fins récréatives, son usage thérapeutique médical et sa consommation répandue, particulièrement chez les jeunes qui sont souvent moins expérimentés en conduite automobile, suscitent des préoccupations significatives.»

Pierre-André Dubé et Marisa Douville

Fonctions touchées

Sous l’effet du THC, l’ingrédient actif du cannabis, «les fonctions perceptuelles et psychomotrices [des consommateurs] sont grandement touchées : l’attention baisse, le temps de réaction augmente et le suivi de trajectoire et le contrôle moteur diminuent», continuent-ils.

Les automobilistes ayant consommé du cannabis réagissent moins aux panneaux routiers, prennent plus de temps à freiner et ont les réflexes émoussés «lors de situations imprévues».

«Le risque relatif d’accident de la route est presque doublé chez les consommateurs de cannabis», et ce, «malgré certains comportements compensateurs des conducteurs lorsqu’ils se savent intoxiqués», ajoute le rapport.

Les scientifiques ont toutefois eu beaucoup de difficulté à évaluer précisément la rapidité avec laquelle les capacités de conduite se dégradent à mesure que la quantité de cannabis consommé augmente. Le fait que les doses et les moyens de consommation varient grandement n’aide pas non plus à établir ces données avec certitude. Et pour mêler encore davantage les cartes, la consommation de cannabis s’accompagne très souvent de consommation d’alcool.

«Il n’est pas possible de déterminer hors de tout doute raisonnable comment l’altération de la conduite par la consommation de cannabis chez un individu peut être mesurée précisément», concluent M. Dubé et Mme Douville.

Il n’a pas été possible, vendredi, de s’entretenir avec les auteurs de l’étude.

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Les dangers du cannabis expliqués en une minute (TF1)

Le cannabis est la drogue la plus consommée en Europe. En France, près d’un jeune de 17 ans sur deux en a déjà fumé. Comme chaque semaine, Bridoulot nous explique l’actualité en dessin. Cette semaine, il tente ainsi d’expliquer les problèmes que peut poser le cannabis : problème de concentration, baisse de motivation, perte de mémoire, angoisse… Le cannabis abime le cerveau. En France, il est totalement interdit d’en produite, d’en vendre et d’en consommer.

Pour voir la video , cliquez ici

Soit les mots ne veulent plus rien dire ….

….soit on nous prend pour des imbéciles

Par le Professeur Jean Costentin , Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Samedi 18 octobre, faisant la une des actualités radio et télévisées, on apprenait qu’une prise de 7 tonnes et quelques kilos de résine de cannabis (shit, haschich) venait d’être réalisée à Paris (dans le XVIème arrondt.).

L’importance était telle que le président de la république, lui-même, s’est rendu sur les lieux pour s’exprimer et déclarer qu’il venait « d’être porté un coup fatal au trafic de cannabis », pas moins.

On apprenait ensuite : que cette prise avait été fortuite, la police ayant été alertée par un riverain, troublé par l’animation qui régnait à l’entour de trois camionnettes en stationnement ; et que, de plus, aucun des trafiquants n’avait été arrêté…

Sous l’inspiration de ce que certains appellent mon esprit critique et d’autres mon esprit de critique, je suis incité à formuler quelques réflexions. Si 7 tonnes de cannabis constituent une très belle découverte, elles représentent moins de 10% de ce qui circule en France chaque année. Cela n’est de nature qu’à raréfier et en tous cas pas à tarir l’approvisionnement des cannabinophiles de la région parisienne, pendant une durée suffisante pour assurer leur sevrage. Le réseau n’ayant pas été neutralisé, il doit déjà se réapprovisionner, pour pallier les ruptures de stock, tandis que d’autres réseaux parallèles ne vont tarder à faire des nocturnes et ouvertures le dimanche… Bref, hélas, rien de « fatal » dans tout cela.

Simple hasard du calendrier, sans doute, cette forte annonce présidentielle survient deux jours après que le premier ministre de la République française, ait signé un décret qui, noyant l’usage du cannabis et autres stupéfiants parmi diverses autres infractions, fait que leur détention et/ou leur consommation, au lieu d’un renvoi vers un tribunal correctionnel, substitue une nouvelle procédure. Elle permet de sanctionner immédiatement l’infraction par une simple amende, qui ne figurera pas sur le casier judiciaire. Il s’agit donc d’une banalisation supplémentaire, par l’Etat, la justice et la police, du cannabis et des autres stupéfiants. Le procès-verbal succinct n’aidera pas beaucoup la police des stupéfiants à remonter les filières. Cette disposition nouvelle est présentée, assortie de diverses considérations, à la limite de l’intelligibilité pour la plupart d’entre nous, non familiers de la chose judiciaire. Mais, en clair, c’est un pas de plus vers la légalisation des stupéfiants. Ce qu’on ne peut faire avaler d’un seul trait, nous est débité en rondelles. Est-ce encore utile, puisqu’un coup fatal vient d’être porté au trafic de cannabis ?

Comme l’exprimait un ami, « avec le Catalan, la « cata » lente des drogues s’accélère ».

US: la consommation de cannabis a doublé en 10 ans

La consommation de cannabis aux Etats-Unis a doublé en dix ans et trois utilisateurs sur dix, soit près de sept millions d’Américains, en abusent ou ont développé une accoutumance à cette drogue, selon une étude publiée aujourd’hui. Cette consommation accrue de marijuana touche en particulier les femmes, les Noirs et les Hispaniques ainsi que les adultes d’âge moyen et les plus de 65 ans, précise l’étude.

Environ 9,5% des 36.000 adultes interrogés en 2012-13 ont indiqué consommer du cannabis au cours de l’année passée comparativement à 4,1% dans une enquête similaire menée auprès de 43.000 personnes en 2001-2002, ont constaté les auteurs dont l’étude paraît dans la revue médicale américaine JAMA Psychiatry. Le taux des troubles liés à une utilisation excessive de cannabis ou à une accoutumance a lui aussi presque doublé depuis dix ans, passant de 1,5% en 2001-2002 à 2,9% en 2012-13, selon la recherche. Environ 30% des Américains qui ont fumé du cannabis en 2012-2013 en abusaient ou souffraient d’accoutumance.

« Ces chiffres mettent en lumière le changement des normes culturelles concernant l’usage de la marijuana qui pourrait créer des problèmes supplémentaires de santé publique résultant de l’accoutumance, de la conduite sous l’effet de cette drogue ainsi qu’en termes d’accès à des traitements efficaces », juge la Dr Nora Volkow, directrice de l’Institut National sur l’abus des drogues (NIDA) qui a financé en partie cette recherche.

Un nombre grandissant de personnes paraissent penser que le cannabis est inoffensif, une impression peut-être encouragée par la légalisation dans 23 Etats de cette drogue à des fins médicales, selon les auteurs de l’étude. Quatre de ces Etats ainsi que Washington DC l’ont aussi légalisée pour un usage récréatif. La plupart de ces Etats ont commencé à légaliser le cannabis après 2000.

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Alcool ou drogue au travail: les métiers les plus touchés

A l’occasion de la journée de prévention des conduites addictives au travail, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) publie une étude sur les addictions en milieu professionnel.
Construction, arts et spectacles et hôtellerie-restauration : voici le trio de tête des secteurs d’activités où l’on consomme le plus de substances addictives, licites ou illicites. Le BTP est en tête pour les produits licites (alcool et tabac). Les arts et spectacles, puis l’hébergement et la restauration, se caractérisent par un recours plus fréquent aux stupéfiants.C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), à l’occasion de la journée de prévention des conduites addictives au travail.

Dans le monde du travail, le tabac reste la principale addiction, suivie de l’alcool et du cannabis. Avec une hausse des consommateurs de cannabis dans le monde professionnel. Ils sont passés de 6,8% en 2010 à 9% en 2014.

2015-10-22 alcool et métiers
Cette augmentation est à mettre en parallèle avec la progression du cannabis en population générale, mais aussi avec une pression croissante dans le monde du travail. Les jeunes travailleurs fument du cannabis le soir pour décompresser d’une journée difficile, comme auparavant leurs prédécesseurs se servaient un verre d’alcool, selon Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (retrouvez son interview dans nos colonnes ce jeudi).

L’alcool encore largement répandu
La présence d’alcool sur le lieu de travail n’est pas négligeable non plus. D’après les données du baromètre INPS de 2010, en-dehors des occasions telles que les « pots » et les repas, 18,9 % des hommes et 10,3 % des femmes, soit 16,4 % des actifs occupés, ont consommé de l’alcool durant leur temps de travail au moins une fois dans l’année. La proportion de ceux qui déclarent consommer pendant leur temps de travail au moins une fois par semaine est beaucoup plus faible mais atteint 3,5 %.

La consommation de produits psychoactifs inquiète les responsables d’entreprises et les partenaires sociaux. Selon un sondage BVA commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives (Mildeca), ils sont 91% à déclarer que les salariés de leur structure consomment « au moins un produit psychoactif » et 85% d’entre eux se disent « préoccupés » par les conséquences de cette dépendance.

Sondage réalisé fin 2014 par téléphone auprès de 605 dirigeants, encadrants et personnels RH, ainsi que 253 représentants du personnel ou syndicats du secteur privé et public.

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New York déclare la guerre aux cannabis de synthèse

La ville de New York a déclaré mardi la guerre aux cannabis de synthèse, drogues bon marché plus puissantes et dangereuses que le cannabis, qui inquiètent de plus en plus les autorités.

Le maire Bill de Blasio a signé trois projets de loi qui renforcent les sanctions contre la fabrication et la vente de ces drogues apparues dans les années 2000, à la composition variable, et déclinées sous des noms multiples, comme K2, Spice, Galaxy, Bizarro, Diamond, Rush, Matrix, etc

Les débits de tabac et autres magasins qui continueront à en vendre verront leur licence suspendue pour 30 jours à la première infraction, et seront fermés dès la deuxième. Vendre du K2 devient passible d’un an de prison, 5.000 dollars d’amende et 50.000 dollars d’autres pénalités.
« K2 est un poison qui menace la sécurité et la santé publiques », a souligné le maire avant de signer les projets de loi qui prendront effet dans 60 jours.
Ils ne criminalisent pas le simple consommateur.
Le maire a souligné que les autorités avaient récemment renforcé leurs efforts pour lutter contre ces cannabinoïdes de synthèse, dont la composante de base, venue de Chine, est généralement mélangée à des solvants une fois arrivée aux Etats-Unis. Un goût (citron vert, fraise, myrtille…) y est ajouté, et le liquide ainsi obtenu est ensuite pulvérisé sur des feuilles comme des feuilles de thé, vendu ensuite sous forme de petits sachets d’herbe.

– Effet imprévisible –

Le chef de la police Bill Bratton a souligné l’effet « imprévisible » de ces cannabis de synthèse, « mélangés selon des formules variées, pour essayer de rester en avance sur la loi ».
Une personne est morte d’une overdose à New York, selon les autorités, et plus de 4.500 hospitalisations d’urgence ont été attribuées depuis le début de l’année au K2, qui peut provoquer des hallucinations, des comportements agressifs, mais aussi léthargie, vomissements, perte de connaissance ou problèmes respiratoires.
Ces hospitalisations d’urgence ont beaucoup augmenté depuis avril, et la moitié (2.300) ont eu lieu en juillet et août, selon le Département de la Santé qui souligne qu’il n’y a pas actuellement d’antidote en cas d’intoxication au cannabis de synthèse, qui ne peut pas être détecté dans les analyses d’urine classiques.
Le 16 septembre, les autorités avaient annoncé un vaste coup de filet à New York contre un réseau de trafiquants. Six personnes avaient été arrêtées et dix inculpées.
Le réseau avait importé entre septembre 2014 et septembre 2015 au moins 100 kilos de composantes illégales de synthèse depuis la Chine, de quoi produire, selon les autorités, environ 1.300 kilos de produit sec, et au final 260.000 paquets destinés à la vente de détail, aux logos multicolores, vendus environ 5 dollars chacun. Les paquets individuels, de 3 à 6 grammes, étaient vendus dans quelque 70 magasins, dans les cinq arrondissements de New York.
Le département de la santé a souligné que les SDF et les personnes avec des problèmes de santé mentale étaient particulièrement touchés par les problèmes associés à la consommation de K2. Un quartier de l’est de Harlem a été décrit comme le centre de la crise.
Au niveau national, les appels aux centres antipoison, liés à la consommation de cannabis de synthèse entre janvier et mai 2015, ont augmenté de 229% par rapport à la même époque l’an dernier, avaient indiqué les autorités lors du coup de filet du mois dernier.
« Même si (cette drogue) est parfois appelée cannabis de synthèse, ce n’est pas du cannabis, et elle peut avoir des effets imprévisibles et graves, mêmes mortels », avait insisté le procureur de Manhattan Preet Bharara.

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240 cas en 2014 : Cannabis : les intoxications pédiatriques en hausse

Les intoxications pédiatriques liées à l’ingestion accidentelle de cannabis sont en forte hausse, selon le dernier bulletin de l’ANSM. Les enfants de moins de deux ans sont particulièrement touchés.

Ne laissez pas traîner vos pochons de marijuana : les enfants, avec leur curiosité naturelle, pourraient bien être tentés d’en ingérer le contenu. Cette expérience, loin de leur procurer les douceurs d’un plaisir grisant, risque surtout de les envoyer à l’hôpital avec un pronostic vital sérieusement engagé.

C’est l’ANSM qui tire l’alarme dans son dernier bulletin Vigilances (octobre 2015, N°67). L’agence a été alertée par les réseaux d’addictovigilance et les ARS (Agences Régionales de Santé) d’une hausse des cas d’intoxication au cannabis par ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants de moins de deux ans.

247 hospitalisations en 2014

Pour suivre de plus près ce signal, l’ANSM a demandé au CEIP (Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance) de Toulouse de mettre en place une surveillance et une remontée des cas dans la région Midi-Pyrénées, d’où le signalement est parti.

Entre 2010 et 2014, le réseau d’addictovigilance a rapporté 140 notifications d’intoxications pédiatriques liées à l’ingestion accidentelle de cannabis, dont 59 pour la seule année 2014. Au total, 120 enfants ont été hospitalisés au moins 24 heures.

En France, cette situation n’est pas isolée. En effet, une analyse de la base nationale du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information) de 2010 à 2014 a montré une augmentation constante du nombre d’hospitalisations liées à l’ingestion de cannabis chez les enfants de moins de 2 ans, avec un total de 615 cas, survenus principalement en 2013 (151 cas) et 2014 (247 cas).

Bad trip

Les enfants hospitalisés après avoir mangé du haschich ou de l’herbe présentaient un tableau clinique associant des troubles de la conscience, des troubles cardiaques (bradycardie, tachycardie), des troubles ventilatoires (bradypnée, apnée) et des convulsions.

Dans neuf cas, le pronostic vital a été engagé, nécessitant une hospitalisation en réanimation ou en soins médicaux continus. L’évolution a été favorable et aucun décès n’a été décrit à ce jour en France.

Les régions les plus touchées par ce phénomène en 2014 sont l’Île-de-France (49 cas), PACA (39 cas), Rhône-Alpes (29 cas), Languedoc-Roussillon (26 cas) et Midi-Pyrénées (15 cas).

Trouver une planque

À l’échelle internationale, ue tendance similaire s’observe en Espagne, aux États-Unis, au Maroc, en Israël et en Italie, notent les rédacteurs du bulletin de l’ANSM. « Cette hausse des intoxications pédiatriques se fait en parallèle de l’augmentation de la consommation de cannabis dans la population générale et sans doute également de celles des teneurs en tétrahydrocannabinol (THC) du cannabis qui sont de plus en plus élevées », notent-ils. De fait, les teneurs en THC ont, en moyenne, été multipliées par trois depuis 15 ans pour atteindre en 2013, 17,4 % dans la résine et 12,6 % dans l’herbe.

L’ANSM souhaite sensibiliser les parents sur la nécessité de tenir le cannabis hors de portée et de vue des enfants, en particulier des plus jeunes. En somme, de se trouver une bonne planque ! Une recommandation qui vaut aussi pour les animaux, alors que de nombreux vétérinaires reçoivent dans leur cabinet d’innocents chiens et chats, consommateurs malgré eux et victimes de leur gourmandise.

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En France, le cannabis se généralise chez les jeunes

En France, près d’un jeune sur deux de 17 ans a déjà fumé du cannabis.

Cette drogue dite douce, Claire Moscicki, mère de famille en garde un souvenir pénible. Sur ses trois enfants aujourd’hui adultes, l’un d’eux en a beaucoup consommé. « Il en fumait 25 par jour, le cannabis lui a fait quitter l’école. Problème de concentration, problème de mémoire. C’est un gosse qui avait une énergie colossale, une soif de vie intense et le cannabis l’avait rendu d’une tristesse profonde », explique Claire Moscicki.

Des revendeurs partout

Pour les jeunes, le cannabis est une drogue très facile à trouver. À 17 ans, 9% des jeunes sont des fumeurs réguliers. C’est le cas de Jules, il avait 14 ans quand il a commencé. Les revendeurs sont dans la rue, dans les quartiers chics, dans les banlieues comme à Saint-Ouen. La police n’arrive pas à endiguer le trafic. Fumer du cannabis est interdit, mais que risque vraiment les consommateurs ?

Longtemps passible d’une peine de prison, ils risquent désormais une simple amende.

Voir la vidéo

Transaction pénale : de simples amendes pour les fumeurs de cannabis

Les policiers prendront cette décision sous le contrôle du parquet. Mais certains pensent qu’elle profitera aux trafiquants.

Des amendes pour désengorger les tribunaux et une autonomie plus grande laissée aux forces de sécurité. La loi du 15 juillet 2014 instaurait la transaction pénale à l’usage des policiers. Un décret datant du lendemain des manifestations policières, le 15 octobre, en fixe désormais l’application.

Il s’agit pour les policiers d’alléger les procédures et de pouvoir infliger des amendes sous contrôle du procureur et après homologation du juge pour des délits jugés mineurs. Les officiers de police judiciaire peuvent également consigner la somme en attendant l’accord du tribunal. En revanche, le décret prévoit que la transaction pénale ne peut s’imposer aux personnes gardées à vue ou sortant de garde à vue afin d’éviter le soupçon de pression.

Ces amendes concerneront des infractions encourant jusqu’à un an d’emprisonnement. Soit une bonne dizaine allant de la menace à la violation de domicile sans oublier les usurpations de domicile ou encore les loteries prohibées. À cela s’ajoutent d’autres infractions qui ne figurent pas dans le Code pénal comme l’occupation de halls d’immeubles (Code de la construction et de l’habitation) ou l’usage de stupéfiants (Code de la santé publique). Il appartiendra aux parquets de fixer les barèmes du montant des amendes et des seuils à partir desquels cessera cette procédure simplifiée pour reprendre le cours des poursuites judiciaires devant le tribunal correctionnel.

Les «petits vols» pourront aussi faire l’objet d’une amende

Si la mesure est vue d’un bon œil par les praticiens, certains d’entre eux soulignent le risque, notamment en matière de trafic et de détention de stupéfiants, que «l’amende ne devienne pour les trafiquants le loyer à payer pour occuper un territoire et exercer une activité délictueuse. Il ne faut pas non plus que cela limite les investigations qui permettent, à partir des usagers, de remonter les filières». En effet, aujourd’hui sur 56.600 dossiers de stupéfiants, 28.000 concernant l’usage de stupéfiants font l’objet de poursuites. Ces dernières sont essentiellement menées dans le cadre de remontées des filières.

Car comme le souligne Dominique Raimbourg, le député PS de Loire-Atlantique, qui a défendu le principe de la transaction pénale, «l’usage de stupéfiants est aujourd’hui très peu poursuivi en règle générale. La transaction pénale a le mérite de la rapidité, de l’allégement des procédures pour la police et la justice et celui du recouvrement des sommes».

Autre délit pouvant faire l’objet d’une transaction pénale, «les petits vols» dont la peine encourue va jusqu’à trois ans. Ces derniers – les vols de supermarchés – pourront faire l’objet d’une amende quand la valeur ne dépasse pas 300 euros. En revanche, sont exclues les infractions routières puisqu’elles ne figurent pas dans le Code pénal et qu’elles ne sont pas prévues dans le décret. «C’est un peu regrettable, note Véronique Léger, de l’Union syndicale des magistrats, dans la mesure où les délits routiers sont l’un des contentieux qui encombre le plus les tribunaux. L’homologation par le tribunal aurait pu être évitée également, mais nous n’avons pas été consultés.» Chaque année, le contentieux routier représente 250.000 poursuites.

La lettre du CNPERT d’Octobre 2015

Les articles de ce numéro :

  1. L’Académie nationale de Médecine s’émeut des mésusages et détournements de la buprénorphine

  2. « La dopamine dans tous ses états » Pr. Jean Costentin

  3. Données récentes sur les nouvelles drogues en France en 2014 – Pr Jean-Pierre Goullé

  4. Et l’on reparle des relations avérées entre le cannabis et la schizophrénie Pr. Jean Costentin

Lire la Lettre du CNPERT en cliquant ICI

 

Le cerveau en dit long sur nos addictions

Georges Tignon, président de l'Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l'Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau. - Georges Tignon, président de l'Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l'Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau.Georges Tignon, président de l’Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l’Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau.

A l’Ifsi, l’Université citoyenne propose au public de découvrir l’expo de l’Espace Mendès-France sur le cerveau et les addictions.

On n’est pas dans le domaine de la morale mais dans celui de la science. Comme l’université citoyenne, cette exposition est là pour informer, pas pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Georges Tignon, président de l’Université citoyenne, présente ainsi l’exposition de l’Espace Mendès-France de Poitiers, installée jusqu’au 30 octobre dans le hall de l’école d’infirmières.

«  On ne s’en sort pas d’un coup de baguette magique  »

Suite de l’exposition « Le cerveau à tous les âges », l’année dernière à la Galerie 22 (NR du 5 octobre 2014), « Cerveau et addictions » explique les mécanismes qui nous rendent dépendants à une substance ou un comportement. Et rappelle que les addictions sont des pathologies. « Il est important de le savoir, on ne s’en sort pas d’un coup de baguette magique », note Georges Tignon. « On ne peut pas y arriver seulement avec de la volonté », complète Daniel Moreau, directeur de l’Espace Mendès-France. A cause notamment du « circuit de la récompense », qui nous pousse à reproduire les comportements qui engendrent des effets positifs : les drogues addictives agissent justement sur ce circuit. Mécanismes de l’addiction, action des drogues sur l’organisme, prévention : cette exposition très complète et accessible s’adresse non seulement aux futurs personnels soignants, mais aussi au grand public.
« En rencontrant des chefs d’établissements scolaires, POE, la Maison de l’emploi, etc., nous avons eu l’idée de former des gens pour animer l’exposition : 46 personnes ont participé », se félicite Georges Tignon. Autre nouveauté pour l’Université citoyenne : l’association a acheté l’exposition en modèle réduit, afin de la mettre à disposition.« Deux établissements ont déjà demandé à l’avoir. »

«  Petite perle du territoire  »

Ce nouveau partenariat entre Université citoyenne et Espace Mendès-France atteint l’un de ses objectifs : « rapprocher université et recherche », tout en informant le grand public. « Vous ne savez pas la chance que vous avez d’avoir cette Université citoyenne, a lancé Daniel Moreau lors de l’inauguration. C’est une petite perle dans votre territoire. »

« Cerveau et addictions » : exposition ouverte au public les mardis, mercredis et vendredis de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Entrée gratuite. Ouvert aux groupes sur rendez-vous : universite.citoyenne@sfr.fr
Conférence sur « Le circuit de la récompense » par Marcello Solinas, directeur de recherche CNRS, lundi 12 octobre, à 20 h 30 au Théâtre de Thouars.

Nantes: Le gâteau au cannabis envoie toute la famille aux urgences

Quatre membres d’une même famille ont été transportés au CHU de Nantes, après une intoxication alimentaire, samedi…

La petite fête a mal tourné. Ce samedi, alors que six membres d’une même famille célébraient un anniversaire, à Cordemais en Loire-Atlantique, le gâteau au milieu de la table était pour le moins spécial, rapportent Ouest-France et Presse Océan.

Il s’agissait d’un space cake, un gâteau au cannabis, que l’une des filles et son petit ami avaient apporté.

Mais la pâtisserie n’a pas plu à tout le monde. Vers 18h, les parents, d’une soixantaine d’années, ainsi que de jeunes gens de 25 et 30 ans ont été pris de violents maux de ventre et de malaises. Ils ont été transportés au CHU de Nantes pour intoxication alimentaire.

Les gendarmes ont ouvert une enquête après la saisie des restes du gâteau

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Hausse des intoxications au « crystal meth » selon Addiction Suisse

Addiction Suisse constate une diversification des drogues et des sources d’approvisionnement en Suisse. Celle-ci contribuerait à une légère hausse de la disponibilité et de l’usage de méthamphétamines.

Le phénomène demeure toutefois limité et « localisé essentiellement dans les régions où se situent les principaux lieux de distribution », précise jeudi Addiction Suisse. Les principaux canaux de distribution sont les salons de massage et commerces asiatiques.

Une analyse menée avec le concours de Fedpol et de l’Office fédéral de la santé publique révèle une hausse des cas d’intoxications dus à la métamphétamine sous sa forme cristalline, communément appelée « crystal meth ». Des sources d’approvisionnement alternatives, comme la frontière germano-tchèque, ont en outre émergé.

Moins de demande que pour l’ecstasy

Cependant, sur le marché des drogues, « il semble que la demande pour la méthamphétamine reste faible en comparaison avec d’autres stimulants illicites » tels l’ecstasy ou la cocaïne.

Il n’est pourtant pas exclu que des « vagues » limitées de consommation de cette drogue se développent autour des villes où la substance est revendue et consommée: Neuchâtel, Bienne, Zurich, Lucerne, Bâle et Berne.

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