Sophie Daout : Jeunesse Sans Drogue

Nos lecteurs connaissent bien Madame Sophie Daout qui par ses écrits , ses conférences, ses interventions, ne cesse d’alerter nos jeunes sur les dangers des drogues.Elle a produit plusieurs vidéos intéressantes et instructives que nous sommes heureux de proposer à nos lecteurs en espérant que son charisme convaincant atteindra les hésitants; nous la remercions de nous permettre de reproduire ses documents

1 ) La lutte contre la drogue est un combat sans pitié, féroce, celui d’un homme ou d’une femme seule face à une force brutale, au milieu d’une arène.

2 ) Quand la consommation devient primordiale, la personne perd toute liberté, c’est le produit qui décide. Et il coûte cher. Pour s’en procurer, le toxicomane est amené à commettre des actes délictueux qui seront sanctionnés par la loi. La prison est souvent un passage obligé. La drogue est en soi, déjà une privation de liberté, un emprisonnement.

3 ) C’est dans le cadre scolaire que « Jeunesse Sans Drogue » s’exprime le plus souvent, à la fois auprès des jeunes et de leurs familles. Très souvent, la demande vient du chef d’établissement ou de l’infirmière de l’établissement scolaire

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COURIR PROCURE LES MÊMES EFFETS QUE LE CANNABIS, AFFIRME UNE ÉTUDE.

S’entraîner à la course est bien meilleur que consommer du cannabis. Mais il n’empêche que les deux activités auraient beaucoup en commun, selon une nouvelle étude effectuée chez les souris – dont on sait par ailleurs qu’elles constituent un modèle très proche de celui des humains.

Si l’on savait depuis longtemps que faire du sport déclenche les endorphines, en particulier la course de fond, les chercheurs montrent que finalement ces endorphines ne participent pas (ou peu) à l’”ivresse du coureur” : ce sont les endocannabinoïdes qui lui procurent ce sentiment de bien-être.

 EUPHORIE DU COUREUR ET CANNABIS

Ceux qui pratiquent la course – mais cela vaut sûrement pour les autres sports d’endurance – connaissent cet effet “second souffle” où tout à coup les douleurs et lourdeurs physiques s’estompent et où l’esprit connaît un moment de plénitude et d’euphorie.

L’effet, qui peut intervenir durant l’effort où après son arrêt, est notamment lié à l’invasion du cerveau par des substances qu’il sécrète. Et jusque-là l’on évoquait le rôle des “endorphines” dans ce processus, soit la production au niveau cérébral de molécules opioïdes, les mêmes que celles de l’opium.

Mais la nouvelle étude bat en brèche cette affirmation pour démontrer que l’effet est plutôt du type cannabis, du moins chez la souris : la course déclencherait la production des mêmes neurotransmetteurs qui apparaissent lorsqu’on fume de la marijuana, en particulier un “endocannabinoïde” nommé anandamide (contraction de “ananda”, signifiant béatitude en sanskrit, et “amide”, signalant la forme moléculaire de la substance).

DES SOURIS COUREUSES

Pour démontrer cela, les chercheurs ont entrainé à la course 234 souris mâles et les ont testé pendant plusieurs semaines, à raison de 10 à 12 souris par jour en moyenne, pour une série de tests (chacun répété plusieurs fois avec différents groupes de souris).

La première expérience, avec 32 souris, visait à tester leur comportement : les 3 premiers jours, toutes les souris ont été enfermées dans une cage avec une roue tournante afin de les familiariser avec l’exercice. Laissées libres de leurs choix, elles ont en moyenne couru 5,4 km/jour.

Puis les chercheurs ont bloqué les roues pendant 2 jours, pour les faire récupérer, et ont scindé le groupe en deux : le 6e jour, seules 16 souris ont pu bénéficier d’un déblocage de la roue pendant 5 heures – et elles s’y sont données à cœur joie. Les autres n’ont pas pu courir.

LE TEST DE LA BOITE SOMBRE-LUMINEUSE

C’est alors que les chercheurs ont soumis l’ensemble à deux tests dont on sait qu’ils permettent d’évaluer chez la souris l’anxiété (ou stress) et la douleur ressentie : l’expérience de la boite sombre-brillante et celle de la plaque chauffante.

La première est un montage où deux boites, l’une obscure l’autre exposée à la lumière, communiquent par une ouverture. Il a été démontré qu’une souris placée dans un tel environnement inhabituel tend naturellement à se réfugier dans l’obscurité : ses incursions du coté lumineux sont d’autant plus nombreuses que son niveau d’anxiété est élevé. Or les souris joggeuses ont par ce biais montré que leur anxiété était moindre.

LE TEST SUR PLAQUE CHAUFFANTE

Le deuxième test, celui de la plaque chauffante (à 53 °C), mesure la sensibilité à la douleur : et encore une fois, les souris sportives réagissaient moins violemment (temps de latence entre l’immobilité et les mouvement réactifs) que les autres.

Ces tests ont été répétés ensuite mais cette fois en mesurant les taux d’endocannabinoïdes et d’endorphines dans le sang des souris. Puis avec des inhibiteurs de ces substances. Puis enfin (pour confirmer les résultats) avec des souris modifiées génétiquement afin de ne pas produire d’endocannabinoïdes.

METTRE EN LUMIÈRE LE RÔLE DU SYSTÈME ENDOCANNABINOÏDE

Dans chaque test, les chercheurs ont constaté que le taux d’endorphines dans le sang n’influe pas sur l’anxiété ni la sensibilité à la douleur, ce qu’ils expliquent par le fait que ces molécules sécrétées dans le sang ne peuvent traverser la barrière encéphalique et donc atteindre le cerveau.

En revanche, ils ont montré qu’il y a un lien fort entre le taux de molécules du système endocannabinoïde, qui passent la barrière, et le comportement moins anxieux et sensible à la douleur des souris coureuses.

L’étude a ainsi permis de relativiser l’effet des endorphines et, au contraire, mettre en avant l’importance du système endocannabinoïde dans les effets ressentis par les joggeurs – et, supposent-ils, pour tout un ensemble de sports d’endurance. Mais bien sûr cela ne signifie pas qu’il faut compenser le manque de course par du cannabis

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Fumer du cannabis double les risques d’accident de la route

Les automobilistes qui consomment du cannabis courent un risque deux fois plus élevé d’être impliqués dans un accident de la route, selon une recension effectuée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), à la veille d’une décriminalisation possible de la substance.

Le tour d’horizon scientifique rédigé par des spécialistes de la toxicologie relève aussi que le manque d’expérience des jeunes sur la route rend encore plus dangereuse la conduite avec les facultés affaiblies par la consommation de cannabis.

«Le cannabis a bel et bien une influence négative significative sur les fonctions cognitives et motrices nécessaires à une conduite automobile sécuritaire», écrivent les auteurs Pierre-André Dubé et Marisa Douville dans leur rapport d’une trentaine de pages.

Si la publication de l’étude au lendemain de l’accession au pouvoir de Justin Trudeau, qui est pro-légalisation, relève du hasard, le débat politique ambiant figure tout de même parmi les éléments de contexte qui ont poussé l’INSPQ à commander ce rapport scientifique.

«L’enjeu de la légalisation du cannabis à des fins récréatives, son usage thérapeutique médical et sa consommation répandue, particulièrement chez les jeunes qui sont souvent moins expérimentés en conduite automobile, suscitent des préoccupations significatives.»

Pierre-André Dubé et Marisa Douville

Fonctions touchées

Sous l’effet du THC, l’ingrédient actif du cannabis, «les fonctions perceptuelles et psychomotrices [des consommateurs] sont grandement touchées : l’attention baisse, le temps de réaction augmente et le suivi de trajectoire et le contrôle moteur diminuent», continuent-ils.

Les automobilistes ayant consommé du cannabis réagissent moins aux panneaux routiers, prennent plus de temps à freiner et ont les réflexes émoussés «lors de situations imprévues».

«Le risque relatif d’accident de la route est presque doublé chez les consommateurs de cannabis», et ce, «malgré certains comportements compensateurs des conducteurs lorsqu’ils se savent intoxiqués», ajoute le rapport.

Les scientifiques ont toutefois eu beaucoup de difficulté à évaluer précisément la rapidité avec laquelle les capacités de conduite se dégradent à mesure que la quantité de cannabis consommé augmente. Le fait que les doses et les moyens de consommation varient grandement n’aide pas non plus à établir ces données avec certitude. Et pour mêler encore davantage les cartes, la consommation de cannabis s’accompagne très souvent de consommation d’alcool.

«Il n’est pas possible de déterminer hors de tout doute raisonnable comment l’altération de la conduite par la consommation de cannabis chez un individu peut être mesurée précisément», concluent M. Dubé et Mme Douville.

Il n’a pas été possible, vendredi, de s’entretenir avec les auteurs de l’étude.

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Les dangers du cannabis expliqués en une minute (TF1)

Le cannabis est la drogue la plus consommée en Europe. En France, près d’un jeune de 17 ans sur deux en a déjà fumé. Comme chaque semaine, Bridoulot nous explique l’actualité en dessin. Cette semaine, il tente ainsi d’expliquer les problèmes que peut poser le cannabis : problème de concentration, baisse de motivation, perte de mémoire, angoisse… Le cannabis abime le cerveau. En France, il est totalement interdit d’en produite, d’en vendre et d’en consommer.

Pour voir la video , cliquez ici

Soit les mots ne veulent plus rien dire ….

….soit on nous prend pour des imbéciles

Par le Professeur Jean Costentin , Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Samedi 18 octobre, faisant la une des actualités radio et télévisées, on apprenait qu’une prise de 7 tonnes et quelques kilos de résine de cannabis (shit, haschich) venait d’être réalisée à Paris (dans le XVIème arrondt.).

L’importance était telle que le président de la république, lui-même, s’est rendu sur les lieux pour s’exprimer et déclarer qu’il venait « d’être porté un coup fatal au trafic de cannabis », pas moins.

On apprenait ensuite : que cette prise avait été fortuite, la police ayant été alertée par un riverain, troublé par l’animation qui régnait à l’entour de trois camionnettes en stationnement ; et que, de plus, aucun des trafiquants n’avait été arrêté…

Sous l’inspiration de ce que certains appellent mon esprit critique et d’autres mon esprit de critique, je suis incité à formuler quelques réflexions. Si 7 tonnes de cannabis constituent une très belle découverte, elles représentent moins de 10% de ce qui circule en France chaque année. Cela n’est de nature qu’à raréfier et en tous cas pas à tarir l’approvisionnement des cannabinophiles de la région parisienne, pendant une durée suffisante pour assurer leur sevrage. Le réseau n’ayant pas été neutralisé, il doit déjà se réapprovisionner, pour pallier les ruptures de stock, tandis que d’autres réseaux parallèles ne vont tarder à faire des nocturnes et ouvertures le dimanche… Bref, hélas, rien de « fatal » dans tout cela.

Simple hasard du calendrier, sans doute, cette forte annonce présidentielle survient deux jours après que le premier ministre de la République française, ait signé un décret qui, noyant l’usage du cannabis et autres stupéfiants parmi diverses autres infractions, fait que leur détention et/ou leur consommation, au lieu d’un renvoi vers un tribunal correctionnel, substitue une nouvelle procédure. Elle permet de sanctionner immédiatement l’infraction par une simple amende, qui ne figurera pas sur le casier judiciaire. Il s’agit donc d’une banalisation supplémentaire, par l’Etat, la justice et la police, du cannabis et des autres stupéfiants. Le procès-verbal succinct n’aidera pas beaucoup la police des stupéfiants à remonter les filières. Cette disposition nouvelle est présentée, assortie de diverses considérations, à la limite de l’intelligibilité pour la plupart d’entre nous, non familiers de la chose judiciaire. Mais, en clair, c’est un pas de plus vers la légalisation des stupéfiants. Ce qu’on ne peut faire avaler d’un seul trait, nous est débité en rondelles. Est-ce encore utile, puisqu’un coup fatal vient d’être porté au trafic de cannabis ?

Comme l’exprimait un ami, « avec le Catalan, la « cata » lente des drogues s’accélère ».

US: la consommation de cannabis a doublé en 10 ans

La consommation de cannabis aux Etats-Unis a doublé en dix ans et trois utilisateurs sur dix, soit près de sept millions d’Américains, en abusent ou ont développé une accoutumance à cette drogue, selon une étude publiée aujourd’hui. Cette consommation accrue de marijuana touche en particulier les femmes, les Noirs et les Hispaniques ainsi que les adultes d’âge moyen et les plus de 65 ans, précise l’étude.

Environ 9,5% des 36.000 adultes interrogés en 2012-13 ont indiqué consommer du cannabis au cours de l’année passée comparativement à 4,1% dans une enquête similaire menée auprès de 43.000 personnes en 2001-2002, ont constaté les auteurs dont l’étude paraît dans la revue médicale américaine JAMA Psychiatry. Le taux des troubles liés à une utilisation excessive de cannabis ou à une accoutumance a lui aussi presque doublé depuis dix ans, passant de 1,5% en 2001-2002 à 2,9% en 2012-13, selon la recherche. Environ 30% des Américains qui ont fumé du cannabis en 2012-2013 en abusaient ou souffraient d’accoutumance.

« Ces chiffres mettent en lumière le changement des normes culturelles concernant l’usage de la marijuana qui pourrait créer des problèmes supplémentaires de santé publique résultant de l’accoutumance, de la conduite sous l’effet de cette drogue ainsi qu’en termes d’accès à des traitements efficaces », juge la Dr Nora Volkow, directrice de l’Institut National sur l’abus des drogues (NIDA) qui a financé en partie cette recherche.

Un nombre grandissant de personnes paraissent penser que le cannabis est inoffensif, une impression peut-être encouragée par la légalisation dans 23 Etats de cette drogue à des fins médicales, selon les auteurs de l’étude. Quatre de ces Etats ainsi que Washington DC l’ont aussi légalisée pour un usage récréatif. La plupart de ces Etats ont commencé à légaliser le cannabis après 2000.

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Alcool ou drogue au travail: les métiers les plus touchés

A l’occasion de la journée de prévention des conduites addictives au travail, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) publie une étude sur les addictions en milieu professionnel.
Construction, arts et spectacles et hôtellerie-restauration : voici le trio de tête des secteurs d’activités où l’on consomme le plus de substances addictives, licites ou illicites. Le BTP est en tête pour les produits licites (alcool et tabac). Les arts et spectacles, puis l’hébergement et la restauration, se caractérisent par un recours plus fréquent aux stupéfiants.C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), à l’occasion de la journée de prévention des conduites addictives au travail.

Dans le monde du travail, le tabac reste la principale addiction, suivie de l’alcool et du cannabis. Avec une hausse des consommateurs de cannabis dans le monde professionnel. Ils sont passés de 6,8% en 2010 à 9% en 2014.

2015-10-22 alcool et métiers
Cette augmentation est à mettre en parallèle avec la progression du cannabis en population générale, mais aussi avec une pression croissante dans le monde du travail. Les jeunes travailleurs fument du cannabis le soir pour décompresser d’une journée difficile, comme auparavant leurs prédécesseurs se servaient un verre d’alcool, selon Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (retrouvez son interview dans nos colonnes ce jeudi).

L’alcool encore largement répandu
La présence d’alcool sur le lieu de travail n’est pas négligeable non plus. D’après les données du baromètre INPS de 2010, en-dehors des occasions telles que les « pots » et les repas, 18,9 % des hommes et 10,3 % des femmes, soit 16,4 % des actifs occupés, ont consommé de l’alcool durant leur temps de travail au moins une fois dans l’année. La proportion de ceux qui déclarent consommer pendant leur temps de travail au moins une fois par semaine est beaucoup plus faible mais atteint 3,5 %.

La consommation de produits psychoactifs inquiète les responsables d’entreprises et les partenaires sociaux. Selon un sondage BVA commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives (Mildeca), ils sont 91% à déclarer que les salariés de leur structure consomment « au moins un produit psychoactif » et 85% d’entre eux se disent « préoccupés » par les conséquences de cette dépendance.

Sondage réalisé fin 2014 par téléphone auprès de 605 dirigeants, encadrants et personnels RH, ainsi que 253 représentants du personnel ou syndicats du secteur privé et public.

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