Recherche

Mois

octobre 2015

En France, le cannabis se généralise chez les jeunes

En France, près d’un jeune sur deux de 17 ans a déjà fumé du cannabis.

Cette drogue dite douce, Claire Moscicki, mère de famille en garde un souvenir pénible. Sur ses trois enfants aujourd’hui adultes, l’un d’eux en a beaucoup consommé. « Il en fumait 25 par jour, le cannabis lui a fait quitter l’école. Problème de concentration, problème de mémoire. C’est un gosse qui avait une énergie colossale, une soif de vie intense et le cannabis l’avait rendu d’une tristesse profonde », explique Claire Moscicki.

Des revendeurs partout

Pour les jeunes, le cannabis est une drogue très facile à trouver. À 17 ans, 9% des jeunes sont des fumeurs réguliers. C’est le cas de Jules, il avait 14 ans quand il a commencé. Les revendeurs sont dans la rue, dans les quartiers chics, dans les banlieues comme à Saint-Ouen. La police n’arrive pas à endiguer le trafic. Fumer du cannabis est interdit, mais que risque vraiment les consommateurs ?

Longtemps passible d’une peine de prison, ils risquent désormais une simple amende.

Voir la vidéo

Transaction pénale : de simples amendes pour les fumeurs de cannabis

Les policiers prendront cette décision sous le contrôle du parquet. Mais certains pensent qu’elle profitera aux trafiquants.

Des amendes pour désengorger les tribunaux et une autonomie plus grande laissée aux forces de sécurité. La loi du 15 juillet 2014 instaurait la transaction pénale à l’usage des policiers. Un décret datant du lendemain des manifestations policières, le 15 octobre, en fixe désormais l’application.

Il s’agit pour les policiers d’alléger les procédures et de pouvoir infliger des amendes sous contrôle du procureur et après homologation du juge pour des délits jugés mineurs. Les officiers de police judiciaire peuvent également consigner la somme en attendant l’accord du tribunal. En revanche, le décret prévoit que la transaction pénale ne peut s’imposer aux personnes gardées à vue ou sortant de garde à vue afin d’éviter le soupçon de pression.

Ces amendes concerneront des infractions encourant jusqu’à un an d’emprisonnement. Soit une bonne dizaine allant de la menace à la violation de domicile sans oublier les usurpations de domicile ou encore les loteries prohibées. À cela s’ajoutent d’autres infractions qui ne figurent pas dans le Code pénal comme l’occupation de halls d’immeubles (Code de la construction et de l’habitation) ou l’usage de stupéfiants (Code de la santé publique). Il appartiendra aux parquets de fixer les barèmes du montant des amendes et des seuils à partir desquels cessera cette procédure simplifiée pour reprendre le cours des poursuites judiciaires devant le tribunal correctionnel.

Les «petits vols» pourront aussi faire l’objet d’une amende

Si la mesure est vue d’un bon œil par les praticiens, certains d’entre eux soulignent le risque, notamment en matière de trafic et de détention de stupéfiants, que «l’amende ne devienne pour les trafiquants le loyer à payer pour occuper un territoire et exercer une activité délictueuse. Il ne faut pas non plus que cela limite les investigations qui permettent, à partir des usagers, de remonter les filières». En effet, aujourd’hui sur 56.600 dossiers de stupéfiants, 28.000 concernant l’usage de stupéfiants font l’objet de poursuites. Ces dernières sont essentiellement menées dans le cadre de remontées des filières.

Car comme le souligne Dominique Raimbourg, le député PS de Loire-Atlantique, qui a défendu le principe de la transaction pénale, «l’usage de stupéfiants est aujourd’hui très peu poursuivi en règle générale. La transaction pénale a le mérite de la rapidité, de l’allégement des procédures pour la police et la justice et celui du recouvrement des sommes».

Autre délit pouvant faire l’objet d’une transaction pénale, «les petits vols» dont la peine encourue va jusqu’à trois ans. Ces derniers – les vols de supermarchés – pourront faire l’objet d’une amende quand la valeur ne dépasse pas 300 euros. En revanche, sont exclues les infractions routières puisqu’elles ne figurent pas dans le Code pénal et qu’elles ne sont pas prévues dans le décret. «C’est un peu regrettable, note Véronique Léger, de l’Union syndicale des magistrats, dans la mesure où les délits routiers sont l’un des contentieux qui encombre le plus les tribunaux. L’homologation par le tribunal aurait pu être évitée également, mais nous n’avons pas été consultés.» Chaque année, le contentieux routier représente 250.000 poursuites.

La lettre du CNPERT d’Octobre 2015

Les articles de ce numéro :

  1. L’Académie nationale de Médecine s’émeut des mésusages et détournements de la buprénorphine

  2. « La dopamine dans tous ses états » Pr. Jean Costentin

  3. Données récentes sur les nouvelles drogues en France en 2014 – Pr Jean-Pierre Goullé

  4. Et l’on reparle des relations avérées entre le cannabis et la schizophrénie Pr. Jean Costentin

Lire la Lettre du CNPERT en cliquant ICI

 

Le cerveau en dit long sur nos addictions

Georges Tignon, président de l'Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l'Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau. - Georges Tignon, président de l'Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l'Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau.Georges Tignon, président de l’Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l’Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau.

A l’Ifsi, l’Université citoyenne propose au public de découvrir l’expo de l’Espace Mendès-France sur le cerveau et les addictions.

On n’est pas dans le domaine de la morale mais dans celui de la science. Comme l’université citoyenne, cette exposition est là pour informer, pas pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Georges Tignon, président de l’Université citoyenne, présente ainsi l’exposition de l’Espace Mendès-France de Poitiers, installée jusqu’au 30 octobre dans le hall de l’école d’infirmières.

«  On ne s’en sort pas d’un coup de baguette magique  »

Suite de l’exposition « Le cerveau à tous les âges », l’année dernière à la Galerie 22 (NR du 5 octobre 2014), « Cerveau et addictions » explique les mécanismes qui nous rendent dépendants à une substance ou un comportement. Et rappelle que les addictions sont des pathologies. « Il est important de le savoir, on ne s’en sort pas d’un coup de baguette magique », note Georges Tignon. « On ne peut pas y arriver seulement avec de la volonté », complète Daniel Moreau, directeur de l’Espace Mendès-France. A cause notamment du « circuit de la récompense », qui nous pousse à reproduire les comportements qui engendrent des effets positifs : les drogues addictives agissent justement sur ce circuit. Mécanismes de l’addiction, action des drogues sur l’organisme, prévention : cette exposition très complète et accessible s’adresse non seulement aux futurs personnels soignants, mais aussi au grand public.
« En rencontrant des chefs d’établissements scolaires, POE, la Maison de l’emploi, etc., nous avons eu l’idée de former des gens pour animer l’exposition : 46 personnes ont participé », se félicite Georges Tignon. Autre nouveauté pour l’Université citoyenne : l’association a acheté l’exposition en modèle réduit, afin de la mettre à disposition.« Deux établissements ont déjà demandé à l’avoir. »

«  Petite perle du territoire  »

Ce nouveau partenariat entre Université citoyenne et Espace Mendès-France atteint l’un de ses objectifs : « rapprocher université et recherche », tout en informant le grand public. « Vous ne savez pas la chance que vous avez d’avoir cette Université citoyenne, a lancé Daniel Moreau lors de l’inauguration. C’est une petite perle dans votre territoire. »

« Cerveau et addictions » : exposition ouverte au public les mardis, mercredis et vendredis de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Entrée gratuite. Ouvert aux groupes sur rendez-vous : universite.citoyenne@sfr.fr
Conférence sur « Le circuit de la récompense » par Marcello Solinas, directeur de recherche CNRS, lundi 12 octobre, à 20 h 30 au Théâtre de Thouars.

Nantes: Le gâteau au cannabis envoie toute la famille aux urgences

Quatre membres d’une même famille ont été transportés au CHU de Nantes, après une intoxication alimentaire, samedi…

La petite fête a mal tourné. Ce samedi, alors que six membres d’une même famille célébraient un anniversaire, à Cordemais en Loire-Atlantique, le gâteau au milieu de la table était pour le moins spécial, rapportent Ouest-France et Presse Océan.

Il s’agissait d’un space cake, un gâteau au cannabis, que l’une des filles et son petit ami avaient apporté.

Mais la pâtisserie n’a pas plu à tout le monde. Vers 18h, les parents, d’une soixantaine d’années, ainsi que de jeunes gens de 25 et 30 ans ont été pris de violents maux de ventre et de malaises. Ils ont été transportés au CHU de Nantes pour intoxication alimentaire.

Les gendarmes ont ouvert une enquête après la saisie des restes du gâteau

Source

Hausse des intoxications au « crystal meth » selon Addiction Suisse

Addiction Suisse constate une diversification des drogues et des sources d’approvisionnement en Suisse. Celle-ci contribuerait à une légère hausse de la disponibilité et de l’usage de méthamphétamines.

Le phénomène demeure toutefois limité et « localisé essentiellement dans les régions où se situent les principaux lieux de distribution », précise jeudi Addiction Suisse. Les principaux canaux de distribution sont les salons de massage et commerces asiatiques.

Une analyse menée avec le concours de Fedpol et de l’Office fédéral de la santé publique révèle une hausse des cas d’intoxications dus à la métamphétamine sous sa forme cristalline, communément appelée « crystal meth ». Des sources d’approvisionnement alternatives, comme la frontière germano-tchèque, ont en outre émergé.

Moins de demande que pour l’ecstasy

Cependant, sur le marché des drogues, « il semble que la demande pour la méthamphétamine reste faible en comparaison avec d’autres stimulants illicites » tels l’ecstasy ou la cocaïne.

Il n’est pourtant pas exclu que des « vagues » limitées de consommation de cette drogue se développent autour des villes où la substance est revendue et consommée: Neuchâtel, Bienne, Zurich, Lucerne, Bâle et Berne.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :