Le cannabis, une menace pour la santé respiratoire ?

La fumée de cannabis cause certaines lésions pulmonaires ainsi qu’une désorganisation tissulaire qu’on n’observe pas chez les personnes qui fument uniquement du tabac. Il y a présentement plus de questions que de réponses au sujet des effets du cannabis sur le poumon Les discussions entourant la légalisation de la marijuana au Canada ont fait largement état des effets positifs de cette plante pour soulager la douleur, réduire l’inflammation et calmer l’anxiété, mais elles ont négligé un fait important: le poumon n’est pas conçu pour affronter des fumées complexes comme celle du cannabis. « Les effets de la fumée de cannabis sur la santé respiratoire devraient faire partie des discussions étant donné que c’est sous cette forme que cette plante est le plus souvent consommée et que le poumon est l’organe qui y est le plus directement exposé », signale le professeur Nicolas Flamand, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec-Université Laval.

Le professeur Flamand et ses collaborateurs, Caroline Turcotte, Marie-Renée Blanchet et Michel Laviolette, ont publié cet automne, dans la revue Frontiers in Pharmacology, une étude qui passe en revue les recherches menées au cours des quatre dernières décennies au sujet des effets du cannabis sur la structure et les fonctions des poumons. Cet exercice leur a permis de réaliser qu’il n’existe pas d’étude parfaite sur la question et que, dans les conditions actuelles, les problèmes méthodologiques sont nombreux et difficiles à contourner. « Les consommateurs de cannabis sont souvent des fumeurs de tabac ou d’autres drogues et il est difficile de départager les effets de chaque produit sur les poumons, souligne le professeur Flamand. Par ailleurs, il est difficile de comparer les études étant donné qu’on ne dispose pas d’information sur la qualité du cannabis consommé, notamment sur sa concentration en composés actifs appelés cannabinoïdes. »

Néanmoins, les autopsies et les biopsies pratiquées sur des fumeurs de cannabis suggèrent qu’une exposition chronique à la fumée de cette plante cause certaines lésions pulmonaires ainsi qu’une désorganisation tissulaire qui n’est pas observée chez les personnes qui fument uniquement du tabac. Soulignons que la fumée du cannabis contient jusqu’à 20 fois plus d’ammoniac et de 3 à 5 fois plus de cyanure d’hydrogène et d’oxyde d’azote que la fumée du tabac.

Par ailleurs, la consommation de cannabis pourrait perturber le fonctionnement normal des poumons en interférant avec le système endocannabinoïde de notre organisme. Ce système de signalisation chimique régule des fonctions aussi diverses que le stress, la faim, le sommeil, la mémoire, la douleur, l’immunité, l’inflammation ou l’humeur. Il repose sur des récepteurs présents dans la membrane de cellules qui, en s’associant à des endocannabinoïdes produits par l’organisme ou à des cannabinoïdes produits par les plantes, enclenchent une cascade de réactions cellulaires.

« La plupart des cellules des bronches et des poumons possèdent des récepteurs de cannabinoïdes auxquels pourraient s’associer les cannabinoïdes contenus dans la marijuana, avance le professeur Flamand. Le résultat pourrait être positif étant donné que l’activation du système endocannabinoïde peut réduire l’inflammation et la douleur. Par contre, si la réponse inflammatoire est trop atténuée, il pourrait en résulter une vulnérabilité aux infections respiratoires, notamment chez les individus ayant un système immunitaire déficient. »

Il y a présentement plus de questions que de réponses au sujet des effets des phytocannabinoïdes sur le poumon et les maladies pulmonaires, mais cela ne devrait pas empêcher la légalisation du cannabis, soutient le chercheur. « Je pense même qu’en légalisant ce produit, le gouvernement facilitera la réalisation d’études scientifiques rigoureuses grâce auxquelles nous pourrons mieux comprendre comment les cannabinoïdes agissent dans le corps humain. Les connaissances qui en découleront devraient nous permettre de mieux profiter des bénéfices qu’ils peuvent nous procurer tout en limitant leurs effets négatifs. »

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Interview du Professeur Costentin

L’Institut pour la justice interviewe le Président du CNPERT

Le Professeur Jean Costentin est un des grands spécialistes français en neuro-psychopharmacologie.

Membre de l’Académie nationale de Médecine et l’Académie nationale de Pharmacie, professeur en pharmacie à la faculté de Rouen, il dirige également une unité de recherche en neuro-psychopharmacologie associée au CNRS.

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Comment l’Islande a transformé ses jeunes de gros consommateurs de drogues il y a 20 ans en quasi-abstinents aujourd’hui

Atlantico : Depuis la fin des années 1990, l’Islande a mis en place tout un ensemble de mesures visant à réduire la consommation de drogues, mais aussi d’alcool et de cigarettes chez les jeunes : développement des activités en groupe, fréquence augmentée du temps passé avec les parents, interdiction de sortie au-delà d’une certaine heure, etc. Ainsi, alors que 17% des jeunes Islandais âgés de 15 à 16 ans affirmaient en 1998 fumer du cannabis, ils ne sont plus que 7% en 2016. La baisse est tout aussi significative pour la consommation d’alcool (42% en 1998 Vs. 5% en 2016) et de tabac (23% en 1998 Vs. 3% en 2016). Quel impact positif peuvent effectivement avoir ce type de mesures prises par le gouvernement islandais pour lutter contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes ?

Serge Lebigot : Je suis tout à fait pour ce genre d’initiatives. A l’heure actuelle – et c’est mon expérience qui me le fait dire – la famille est l’un des plus gros problèmes lié à la consommation de stupéfiants chez les plus jeunes. Contrairement à ce que l’on croit, il y a beaucoup d’enfants qui ont peu de lien avec leurs parents, qui généralement rentrent tard, ne participant pas à la réalisation des devoirs notamment ; parfois aussi, certains enfants se retrouvent seuls le week-end. Dans ces conditions, à un moment donné, l’enfant fait une ou plusieurs rencontres avec des camarades dans une situation familiale similaire, qui, eux, ont déjà commencé à consommer de la drogue, et c’est comme cela que l’engrenage s’instaure.

Quant à l’interdiction de sortie (le gouvernement islandais interdit aux jeunes de 13 à 16 ans de sortir après 22h l’hiver, et après minuit l’été – ndlr), ce que l’on peut dire, c’est qu’effectivement, ce cadre de sortie entre jeunes collégiens ou lycées, au cours de soirées, peut être un facteur de consommation de drogues et/ou d’alcool. De plus, dans ces soirées, l’effet de groupe joue un rôle dans cette consommation : ainsi, un jeune qui n’a jamais consommé de drogues ou d’alcool peut se voir inciter à franchir le pas sous la « pression » de ses camarades.

En France, l’Ecole se dégrade de jour en jour malheureusement. Il n’y a pas de programmes similaires mis en place, qui pourraient ainsi permettre la constitution de groupes de paroles entre jeunes, mais aussi de sports, etc. : en somme, tout un ensemble d’activités que les jeunes font de moins en moins.

En Islande, les organisations parentales mises en place au sein des écoles (cette mesure a été instituée par la législation islandaise en vue de renforcer le dialogue entre l’établissement et les parents – ndlr) ne pourraient pas être reproduites à l’identique en France dans la mesure où les syndicats de parents d’élèves sont trop politisés dans notre pays. 

Comment expliquer qu’aucun autre pays, et notamment la France, ne se soit inspiré de ce type de solutions pour lutter contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes ?

A chaque fois qu’une élection est sur le point de survenir, un ensemble de Français partent dans les pays nordiques afin de prendre connaissance des modalités et des effets des politiques sociales, de santé, etc. mises en place. A leur retour, c’est comme s’ils n’avaient rien retenu. C’est assez surprenant, d’autant plus que ces modèles – dont le modèle islandais évoqué – ont prouvé leur efficacité.

Pour ce qui est de la consommation de drogues chez les jeunes, les pays du Nord de l’Europe sont ceux qui affichent les chiffres les plus bas. La France, en revanche, est le premier pays européen en termes de consommation de drogues chez les jeunes. Depuis vingt-cinq ans, nous ne faisons absolument rien ; pire que cela : la situation se dégrade d’année en année. C’est comme s’il y avait une volonté, de la part de nos élus, tous bords confondus, de laisser faire. Ceci est inquiétant, d’autant plus que le rôle du politique est de protéger les plus faibles ; et les plus faibles, selon moi, ce sont les jeunes. En France, on ne copie jamais ce qui marche. On l’a encore vu récemment avec les débats de la primaire de gauche où il était notamment question de la dépénalisation du cannabis plutôt que de mettre en œuvre véritablement des solutions qui permettraient aux jeunes d’éviter la consommation de stupéfiants.

Le modèle islandais témoigne du rôle important joué par les établissements scolaires, l’Etat, et les parents dans la prévention contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes. Pourrait-on envisager une telle implication de ces mêmes acteurs en France ? Sous quelles formes ?

L’Etat a une grande responsabilité. En France, chaque année au moment de l’été, certains maires décident d’interdire les sorties pour les jeunes après minuit ; et à chaque fois, les politiques crient au scandale au nom de la bien-pensance, alors que les maires ont raison : un enfant de 13 ans n’a rien à faire dans la rue l’été après minuit, et après 21h/22h l’hiver.

Quant à l’alcool, sa vente est normalement interdite aux mineurs en France. Or la loi n’est aucunement observée, il n’y aucun contrôle. La situation est identique – si ce n’est pire – pour la vente de tabac.

Pour ce qui est de l’Education nationale, je pense que celle-ci a baissé les bras depuis de nombreuses années. Avant, les jeunes allaient à l’école avec un certain plaisir, les enseignants étaient motivés et avaient envie d’apprendre aux enfants ; aujourd’hui, c’est tout le contraire.

L’Etat est le véritable responsable selon moi. Si l’on prend le cas de la prévention en France, il faut savoir que celle-ci est confiée depuis plusieurs dizaines d’années à des associations qui militent pour la dépénalisation des drogues, ce qui est scandaleux.

Afin de lutter efficacement contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes Français, que conviendrait-il de faire ?

Pour commencer, il faut que les familles parlent des drogues avec leurs enfants. Je fais de la prévention dans des établissements privés, et en décembre dernier, lorsque j’ai demandé aux élèves d’un collège parisien à qui on avait déjà proposé de la drogue à la sortie de l’établissement, 40% ont répondu par l’affirmative dans chaque classe.  Quant au dialogue avec les parents au sujet des drogues, on n’était même pas à 1%.

Par ailleurs, dans la mesure où l’Etat ne cesse de parler de projet de dépénalisation, les parents sont désormais perdus; ils sont, eux aussi, désinformés sur les drogues. Il faut donc envisager la formation des parents au problème de la drogue. Cette formation permettrait de recréer un tissu, du lien avec les enfants, empêchant ces derniers de tomber dans les drogues.
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BASTA : PEUT-ON RÉSUMER LA SOUFFRANCE ENGENDRÉE PAR L’ADDICTION ?

Le film marocain «Basta» est en salles de cinéma depuis le 28 décembre. Le premier long métrage de Hassane Dahani dresse un portrait noir d’une jeunesse délinquante et addict aux drogues, au cœur du drame familial.

Peut-on avoir tout dit sur les drogues et de leurs méfaits ? Et peut-on surtout résumer une fois pour toute la souffrance engendrée par l’addiction chez l’entourage familial ? Basta est peut-être un énième film traitant du sujet de l’addiction et du désœuvrement, mais la mise en évidence de la souffrance parentale interpelle l’empathie du public, en l’amenant à faire montre d’indulgence vis-à-vis des familles.

Triste jeunesse

L’histoire est simple. Deux jeunes hommes à la fleur de l’âge, Naoufal et Maati, addicts aux hachichs et autres psychotropes, n’hésitent pas à racketter les parents, voler leurs biens, agresser des inconnus à l’arme blanche, intimider l’épicier du coin et faire des allers-retours en prison pour délits itératifs. Les parents de Naoufal sont issus de la classe moyenne. Un couple cultivé et rangé, devant faire face à la gêne à l’égard de leur voisinage et aux différends permanents quant à la gestion de l’éducation du fils assisté. Souad est, quant à elle, une ado du bidonville. Sa mère, que l’exode rural a condamnée à un travail de femme de ménage, doit s’occuper seule de deux filles et d’un petit garçon pensionnaire d’un orphelinat. Quand Souad s’entiche de Naoufal, elle croit sincèrement pouvoir compter sur lui, jusqu’au jour où elle se découvre enceinte…

Sur ce tableau noir d’une jeunesse en décadence, des points de lumière jaillissent. La conscience politique de la jeune activiste Salma, qui se bat pour une transition démocratique en plein printemps arabe,  vient insuffler l’espoir en une relève responsable et éveillée, moyennement intéressée par le mariage et les conformismes sociaux. Basta pointe également les gros barons de la drogue qui, rendus puissants par l’argent des drogués et le sang des familles, en viennent à marchander les vies humaines pour échapper à la justice. Une rencontre fortuite va faire confronter le baron de la drogue et ses consommateurs indirects : pour le moins fracassant !

Du sang neuf

Le réalisateur Hassane Dahani a très bien fait de miser sur de nouveaux visages. Et pour cause. Le jeu d’acteurs était des plus réalistes, au point où l’exécration du public pour les jeunes délinquants était audible dans la salle. Le personnage de Naoufal a été interprété par Fahd Lechhab, celui de Maati joué par Nabil Mansouri. Rania Taqi a interprété avec brio le rôle de Souad et Siham Hafid, la jeune activiste.

L’émouvante interprétation de M’hammed Ouaglou y est également remarquable. L’acteur incarne la douleur et l’impuissance d’un père, tiraillé par la nostalgie pour son petit garçon et la répugnance de ce qu’il est devenu. La mère, rôle interprété par Latefa Ahrare, continue à assister son fils quoi qu’il fasse, sans jamais prendre conscience de son rôle dans ce gâchis.

Autre point fort du film, la diversité des angles et prises de vue qui alimentent l’action et la tension requise dans cette histoire. L’on ressent l’influence du cinéma américain indépendant sur le réalisateur qui a fait des études de cinéma à Sarasota, en Floride, et qui a déjà signé plusieurs courts-métrages entre les USA et le Maroc. Bien que ce premier film soit un peu trop fragmenté, il transmet efficacement le message d’alerte du réalisateur.
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« Il y a 4 ans, la drogue avait fait de moi un monstre »

Dejah, sortie de l'enfer de la drogue, et son bébé, en Arizona, en décembre 2016

Dejah, en 2012, alors sous l'emprise de l'héroïne et du crystal meth

En Arizona, en ce Noël 2016, Dejah, 26 ans, a l’allure d’une pom-pom girl, fraîche et pétillante. Mais la jeune maman qui pose fièrement avec son bébé est une survivante. Il y a quatre ans, Dejah était accro à l’héroïne et à la méthamphétamine, plus communément appelée crystal meth.

Pour célébrer sa quatrième année d’abstinence, Dejah a courageusement posté sur les réseaux sociaux une photo d’elle à l’époque où la drogue était son obsession. « Sur l’une des photos, c’est moi au pire de mon addiction. Je venais de me faire arrêter par la police. A l’époque, je m’injectais par intraveineuse toute sorte de substances, notamment du cristal meth. J’étais une épave. »

Dejah est tombée dans l’enfer lors d’une soirée entre copains. « Pour la première fois, j’ai pris des pilules pour évacuer stress et problèmes familiaux. Et très vite, je tournais avec six prescriptions de médicaments. J’ai tenu ainsi pendant trois ans. A 20 ans, j’ai senti que j’avais besoin d’aide, qu’il fallait que j’arrête. » Dejah entame une cure de désintoxication. On lui prescrit de la méthadone, mais elle ne respecte pas le protocole de soins.

« J’étais devenue un monstre, je me fichais bien de mourir »

« J’ai été mise à la porte de la réhab, regrette Dejah. J’ai essayé de me sevrer seule de mon addiction aux antidouleurs. Je pensais sincèrement y arriver. J’ai passé huit jours dans des souffrances affreuses. Physiquement, je ne sentais plus mes mains, je vomissais tout le temps. » Elle accepte la proposition d’un copain, fume avec lui pour la première fois de l’héroïne. « Il m’a dit que ça m’aiderait à arrêter de vomir, je n’aurais jamais dû me laisser tenter. Mais ce jour-là, j’étais si fragile. Je suis devenue accro à la sensation. J’étais foutue ! » Dejah sombre.

 « L’héroïne en intraveineuse était devenue ma raison de vivre. Je ne pouvais pas m’arrêter : je voulais ma drogue si désespérément que plus rien d’autre n’existait. » Elle découvre le crystal meth, une drogue de synthèse aux effets dévastateurs. « J’étais devenue un monstre. Je me fichais de tout, je ne me souciais plus de personne. La seule chose qui comptait, c’était la prochaine dose et je me fichais bien de mourir. J’étais un zombie. Je ne pesais plus que 43 kg, mais j’avais le sentiment d’être désirable et sexy. Je me sentais invincible.« 

« Mon grand-père est mort quand j’étais en détention… je sais qu’il veille sur moi »

En décembre 2012, Dejah rend visite à son grand-père pour son anniversaire. Avant son addiction, ils étaient très complices. « La drogue m’avait éloignée de lui, comme de tous ceux qui voulaient mon bien, dit Dejah. Je l’ai serré dans mes bras, je lui ai dit que je l’aimais. J’étais sincère. Il voyait mon allure de junkie, et j’ai lu la tristesse et la déception dans son regard. Il m’a juste dit que je lui faisais de la peine et que je valais mieux que ça. Je suis allée pleurer dans les toilettes et, dans le reflet du miroir, j’ai vu le monstre que j’étais devenue. » Le soir-même, en revenant de la maison de retraite, Dejah est arrêtée pour possession de drogue. Avant d’aller en prison, elle a son grand-père au téléphone. « Il m’a dit qu’il avait confiance en moi et je lui ai promis que je ne toucherai plus à la drogue. J’ai suivi une cure lors de ma détention. La bataille a été rude, mais je l’ai remportée. Aujourd’hui, je suis clean, je vis sans substitut. » Mais son grand-père n’est plus là. « Il est mort alors que j’étais en détention, mais j’ai la conviction qu’il veille sur moi. »

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L’effarant retour du débat sur la légalisation du cannabis

Ecouter

Avec les élections à venir, les libertaires de service relancent le débat sur la libéralisation du cannabis, en évoquant la lutte contre les trafics, comme l’ont fait quelques Marseillais. Pourtant, plus le temps passe, plus des preuves solides démontrent la folie d’une telle idée, entre les dommages faits à la santé ou l’évolution de la situation dans les pays qui légalisent depuis quelques années.

La légalisation : une démission libertaire mortelle

Bien sûr, l’argument de la lutte contre les trafics peut sembler intéressant. Mais, d’abord, les trafics peuvent aussi porter sur d’autres drogues, et le cannabis légalisé, ils ajusteraient juste leur portefeuille de produits toxiques. Pire, à moins que cette légalisation concerne absolument tout type de cannabis, s’il y avait, assez logiquement, des normes de composition, alors, le trafic se déplacerait vers du cannabis plus fort que celui non autorisé.

En clair, l’argument de la réduction des trafics est totalement bancal. Et puis, après le cannabis, l’héroïne, la cocaïne ? Bien sûr, beaucoup en consomment, mais ne risque-t-on pas d’en avoir encore plus qui le feront si on légalise sa consommation  ?
Qui plus est, cela pose un immense problème de santé publique. Bien des études ont démontré l’effet dévastateur du cannabis, sur le QI, la croissance ou la propension à développer des maladies mentales. Le cas des Etats-Unis est particulièrement parlant, puisque la légalisation avance, avec plus de la moitié des Etats qui en acceptent l’usage médical et un nombre grandissant l’usage récréatif. Mais au Colorado, elle a été suivie par une augmentation de la délinquance de 15%, relativisant les arguments de ceux qui disent que cela permet de combattre les trafics… Mais il y a un argument fatal pour la légalisation du cannabis, qui est l’impact sur la consommation de drogues dures et les overdoses.
En effet, comme le rapporte The Economist, la légalisation progressive outre-Atlantique s’accompagne d’une hausse de la consommation : 13% de la population globale contre 11% en 2010, et 20% dans les Etats qui l’ont autorisé. Problème, le nombre d’overdoses s’est aussi envolé, de 10 000 en 2005 à plus de 40 000 aujourd’hui, avec une envolée des décès dus à l’usage de l’héroïne et des opioïdes synthétiques à usage médical, passés de 6 000 en 2010 à environ 23 000 en 2015. Tout ceci semble indiquer que la légalisation du cannabis favorise la croissance de la consommation des drogues dures, avec son cortège funèbre : aux Etats-Unis, on meurt plus par overdose que par accident de la route.
Cela est confirmé à l’échelle européenne. L’ancienne Tchécoslovaquie est intéressante puisque la Slovaquie continue à interdire le cannabis, alors que la République Tchèque a adopté une attitude plus laxiste. Résultat : 27,9% des 15-64 ans consomment du cannabis dans la seconde, contre 10,5% dans la première. Et cela semble aussi favoriser la consommation des drogues dures, 2 à 5 fois plus importante en République Tchèque. Paradoxalement, cela ne semble pas avoir d’effet sur le nombre d’overdose, alors qu’ailleurs, le lien semble clair : le modèle français d’interdiction du cannabis, c’est aussi un peu plus de 300 morts par overdose par an, bien moins que chez nos voisins plus laxistes.
Bien évidemment, une partie de la gauche va défendre la légalisation. Mais les arguments avancés sont infirmés par la réalité : légaliser le cannabis, c’est la porte ouverte à des drogues plus dures, plus de morts par overdose, des conséquences néfastes pour la santé sans réduire les trafics. N’y-a-t-il pas qu’un esprit ultra-libertaire pour vouloir légaliser une substance aussi dangereuse ?

Communiqué de l’Institut pour la Justice

Cannabis : nous préparons la contre-attaque !

Chère Madame, cher Monsieur,

La nouvelle a défrayé la chronique.

150 personnalités marseillaises, dont des députés, ont lancé une pétition pour demander la légalisation du cannabis.

Les raisons évoquées sont les suivantes :
#1 la criminalité endémique de Marseille serait dûe principalement au trafic de drogue.
#2 la guerre contre la drogue coûte cher. Il vaut mieux abandonner.
#3 la répression empêche de considérer les toxicomanes comme des malades.
#4 la prohibition génère l’exclusion sociale des toxicomanes.

Les raisons sont louables… mais de l’ordre du sophisme.
D’ailleurs, les Français ne semblent pas favorables à une telle légalisation.
Malgré un soutien médiatique tonitruant, et tout le poids des influents lobbies pro-drogues… … la pétition pour la légalisation du cannabis est un flop sans nom.

Si l’Institut pour la Justice osait communiquer sur une pétition avec si peu de résultats, nul doute que certains journalistes bien intentionnés en profiteraient pour nous calomnier.
Le flop est une bonne nouvelle… mais j’ai encore mieux.

Je vais avoir besoin de vous dès la semaine prochaine.

Il faut mobiliser la France entière pour faire connaître les réalités du cannabis en France.

Et elles sont très éloignées de celles vantées par les lobbies pro-drogues.
1 600 000 Français consomment régulièrement du cannabis. Sans s’en rendre compte, ils sont dépendants d’une drogue lente, très lente ; vicieuse dans son fonctionnement neurologique.
Sans vous en rendre compte, vous rentrez dans un engrenage terrible. Vous ne vous en rendez pas compte. Et quand vous le voyez, il est déjà trop tard.
Vous et moi allons avoir une mission : rétablir la vérité face à l’hégémonie médiatique en la faveur de ces lobbies.
Quand vous entendez parler du cannabis dans les médias, c’est pour apprendre que la marijuana est une drogue douce. Qu’elle ne présente aucun risque pour la santé… et même mieux : elle permettrait de soulager des maladies là où les médicaments ne font pas effet.

Nous avons demandé l’avis du Professeur Jean Costentin, membre de l’Académie nationale de Médecine et de l’Académie nationale de Pharmacie.
Il a publié de nombreuses études considérées comme des références dans le domaine des addictions.
Excusez du peu. Il ne s’agit pas là de l’avis de quelques béats fumeurs de « joints » – mais d’un des plus grands spécialistes français de l’addictologie.
Pour mettre fin à la désinformation qui règne en maître sur le sujet, il a accepté de réaliser un série de vidéos sur le cannabis.
Ce dernier sortira la semaine prochaine en exclusivité sur le site de l’Institut pour la Justice !
Vous devez être au courant des effets du cannabis, tout comme vos enfants et vos petits-enfants.
C’est pourquoi nous sommes allés encore plus loin : nous avons réalisé un guide spécial pour savoir que faire face au cannabis.

Mieux encore : nous avons travaillé avec le professeur Costentin à la réalisation d’une étude complète et circonstanciée sur le sujet. Vous y trouverez tout. Pourquoi le cannabis est un produit hautement toxique ; comment il reste dans le cerveau pendant des semaines … et comment il favorise la schizophrénie chez nos jeunes.

Je peux vous dévoiler un chiffre en avant-première.

Un chiffre :
« Le cannabis est actif à de très faibles concentrations. Alors que l’activité psychotrope de l’alcool se manifeste au-delà de 500mg/l de sang, pour la morphine, c’est de l’ordre de 5mg/l (soit cent fois moins), et pour le cannabis, c’est pour des concentrations ENCORE CENT FOIS MOINDRES (50µg/l). »

Vous découvrirez cela dès la semaine prochaine.
Néanmoins, j’ai besoin de votre soutien dès aujourd’hui.
Voyez-vous, il va falloir diffuser le plus largement possible tous ces travaux.
Cela va nécessiter d’acheter des espaces publicitaires sur Internet ; de rémunérer un attaché de presse pour faire parler de ces travaux dans les médias ; de mettre des moyens pour être entendu par les Français et les décideurs.

Vous pouvez m’aider à faire cela en faisant aujourd’hui un don à l’Institut pour la Justice.

L’impact de cette campagne dépend uniquement de votre soutien. Nous ne touchons aucune subvention, contrairement aux organisations pro-drogues.
C’est à vous de choisir : le cannabis est bien souvent le premier échelon vers des drogues plus dures, comme la cocaïne ou l’héroïne.
Il est temps de lancer une grande campagne pour dénoncer les sophismes sur le cannabis. Allez-vous m’y aider ?
S’il vous plaît, faites le don le plus généreux possible en cliquant ici dès maintenant.
Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Lettre du CNPERT Janvier 2017

Cliquez ici pour télécharger la Lettre N° 46 dans laquelle vous pourrez lire :

  • Les voeux du Président
  • Le dispositif SINTES de l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) par Pr. Jean-Pierre Goullé
  • Une révolution médicale : la détection de la consommation de cannabis dans l’air expiré. par Pr. J-P. Goullé
  • Le cannabis et l’œil par  J. Costentin
  • Emmanuelle AURIOL est-elle économiste ? par Pierre-Eugène Le Tallendier
  • Quelques chiffres pour alimenter notre réflexion
  • Blagounettes
  • Inscrivez-vous au blog du CNPERT « drogaddiction.com » (en cliquant en haut de la colonne de gauche)

Avec le cannabis, le cerveau est mal irrigué

VIDÉO – Une circulation sanguine altérée pourrait expliquer la détérioration de certaines facultés cérébrales.

La plus grande étude réalisée à ce jour par imagerie cérébrale des consommateurs réguliers de cannabis révèle une baisse de plus de 10 % de l’irrigation sanguine de leur cerveau. Les chercheurs d’un institut californien spécialisé ont comparé la circulation sanguine du cerveau au repos de près de 1000 fumeurs réguliers, reçus dans neuf cliniques du pays, à celle de témoins sains. Cette mesure a été faite par imagerie TEMP, une forme proche du PET-Scan qui permet d’évaluer le flux sanguin en 3D dans tout le cerveau.

«De telles anomalies n’existent pas avec le tabac seul et pourraient expliquer en partie l’augmentation récente du nombre des AVC observée chez les moins de 50 ans en Europe et aux États-Unis» Valérie Wolff, neurologue aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg

Elle a révélé que dans plus de neuf cas sur dix, l’irrigation sanguine s’avère inférieure à la normale. Cette réduction est particulièrement marquée dans des régions telles que l’hippocampe, impliqué dans l’apprentissage, l’attention et la mémoire, ainsi que le cervelet, responsable de la bonne coordination des mouvements.

Ces résultats corroborent la détérioration de ces facultés observée chez les consommateurs réguliers de cannabis. «De plus, précise Valérie Wolff, neurologue aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, cette étude est en accord avec ce que nous avions montré précédemment chez des consommateurs encore jeunes de cannabis victimes d’attaques cérébrales qui présentaient des rétrécissements réversibles des vaisseaux cérébraux, notamment de l’artère postérieure qui irrigue l’hippocampe. De telles anomalies n’existent pas avec le tabac seul et pourraient expliquer en partie l’augmentation récente du nombre des AVC (accident vasculaire cérébral) observée chez les moins de 50 ans en Europe et aux États-Unis.»

La chercheuse, qui a déjà trouvé que la consommation régulière de cannabis était un facteur de risque d’infarctus cérébral du jeune adulte, lance maintenant une étude multicentrique pour l’évaluer en France.

D’autres études ont déjà mis en évidence une réduction de la matière grise du cerveau en fonction de la consommation de cannabis

Plusieurs indices suggèrent que cette faible irrigation du cerveau peut être directement attribuée au cannabis. Tout d’abord, des complications cardiovasculaires ont aussi été retrouvées chez ses consommateurs réguliers. Ensuite, d’autres études ont déjà mis en évidence une réduction de la matière grise du cerveau en fonction de la consommation de cannabis, preuve d’un effet délétère global sur le cerveau. Enfin, le THC, l’un de ses principes actifs, réduit directement la respiration des cellules nerveuses et donc leur activité. Il altère l’activité des mitochondries, les structures chargées de produire de l’énergie dans les cellules, ce qui suffit à perturber la capacité à mémoriser ce que vient de montrer chez la souris une équipe du Neurocentre Magendie à Bordeaux dans la revue Nature.

L’étude publiée par les chercheurs américains dans la revue Journal of Alzheimer’s Disease avait pour objectif initial de mieux connaître l’effet du cannabis sur le cerveau car sa consommation est déjà autorisée dans dix États américains pour traiter la maladie d’Alzheimer. L’hippocampe étant aussi l’une des premières structures du cerveau lésées par cette maladie, ils en concluent que le cannabis doit être utilisé avec prudence. De plus, si les preuves de la nocivité du cannabis sur le développement et le fonctionnement du cerveau ne cessent de s’accumuler, aucune étude clinique n’a encore démontré un quelconque intérêt thérapeutique de ce produit a récemment rappelé une enquête approfondie parue dans la célèbre revue JAMA.

Source

Prévenir la consommation de drogue chez les jeunes

En France, 4 personnes sur 10 ont consommé du cannabis avant l’âge de 17 ans.

Comment prévenir ces addictions?  Comment aider et accompagner un ado qui en consomme déjà régulièrement? Les addictions les plus répandues chez les jeunes sont l’alcool, le cannabis et le tabac. Il existe aussi des addictions dites comportementales, comme le jeu, l’anorexie-boulimie, la pratique excessive d’Internet, ou encore l’hypersexualité. Au sein du pôle LYADE-ARHM, à Lyon, Paul Gonnet accompagne les jeunes, quelle que soit leur addiction. En consultation, il reçoit plus de jeunes gens que de jeunes filles.

Cliquez ici pour écouter l’émission

MARISOL TOURAINE DONNE LE DROIT DE SE DROGUER AUX DÉTENUS !

Cliquez sur SIGNEZ LA PÉTITION 

Prison : Les seringues bientôt autorisées pour lutter contre le SIDA ?

Le titre paraît innocent. Voire bienveillant.

Tout le monde a envie de lutter contre le SIDA. Vous, comme moi.

Mais ce n’est pas ce que vous croyez. Je cite l’article :

« Ministères de la santé et de la justice se sont mis d’accord : en détention comme ailleurs, les détenus doivent pouvoir se droguer en limitant les risques, c’est-à-dire avec :

  • Des seringues propres.
  • Des stupéfiants répertoriés ( !!!)
  •  Et sous la surveillance de médecins »

Autrement dit, les détenus vont obtenir le droit de se droguer en prison.

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Cette carte nous dit qui fume le plus de cannabis dans le monde

Grâce au Telegraph, on en sait un peu plus sur l’état de la consommation de cannabis dans le monde, et les Français peuvent-être fiers d’eux (ou pas).

carte-cannabis-dans-le-monde

 

Rassurant ou pas, la France dépasse largement les autres pays européens en matière de fumette : elle occupe en toute simplicité la première place du continent dans le classement des pays du monde selon le nombre d’habitants consommateurs réguliers de cannabis, publié par The Telegraph dans sa sections voyage. La jolie teinte vert foncé indique que 11 Français sur 100 se déclarent consommateurs de cannabis. Un chiffre qui la place tout de même au 6e rang du classement mondial. Au niveau européen, on retrouve juste derrière nous l’Espagne et l’Italie, avec 9,2 % d’usagers. Les Pays-Bas, malgré la quasi légalisation du produit, atteignent tranquillement les 8 %.

Mais, globalement, les pays européens font pâle figure face à la concurrence mondiale (même s’il faut souligner qu’il manque quand même quelques chiffres, notamment pour l’Asie et l’Afrique). Au top, et aussi surprenant que cela puisse paraître, l’Islande explose tous les records avec une hallucinante proportion de 18,3 % de fumeurs réguliers, soit environ 60 000 personnes sur 323 000 habitants. Pas mal.

L’île est suivie par un géant de la consommation de cannabis : les États-Unis, avec 16,2% de consommateurs soit… environ 50 millions de personnes, presque autant que toute la population française. En cause, les politiques de légalisation du cannabis adoptées par de nombreux États au cours de ces dernières années, comme le Colorado ou, plus récemment, la Californie.

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Maad digital, un site sur les addictions à destination des 13/19 ans

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La Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et l’Inserm, en collaboration avec l’association l’Arbre des connaissances, lançait, lundi 28 novembre, www.maad-digital.fr , un site d’information scientifique sur les addictions construit avec de jeunes adolescents.

Les dangers liés à l’alcool, au tabac et aux drogues illicites y sont décryptés via des vidéos sur un ton décalé.

Pourquoi l’alcool peut-il rendre violent et modifier les performances sexuelles ?

Pourquoi le cerveau des adolescents est-il plus accro à la cigarette que celui des adultes ?

Autant de questions qui trouvent leurs réponses précises, validées scientifiquement, à la portée des ados sur le nouveau site www.maad-digital.fr.

Cette nouvelle plate-forme, élaborée par des chercheurs de l’Inserm et la Midelca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), entend éveiller l’intérêt des jeunes en apportant des informations scientifiques pédagogiques et fiables sur les mécanismes d’addictions aux drogues, indique l’Inserm dans un communiqué.

Cette initiative est la première en France. Les jeunes ont été impliqués dans le choix des sujets et leur traitement.

On y trouve des articles et des vidéos « dans un langage et sur des supports adaptés aux usages multimédias des jeunes ».

Ainsi, on peut visionner une des premières vidéos au titre accrocheur : « l’alcool est-il la cause des bastons ? », un format consacré au « binge-drinking« , cette tendance à se saouler en un temps record, particulièrement prisée chez les plus jeunes ou encore des quiz visant à démonter des clichés sur l’alcool, le cannabis ou la tabac.

À travers les différentes vidéos, la volonté affichée est celle de faire comprendre aux jeunes adolescents comment le mécanisme de l’addiction se met en place dans le cerveau, notamment par le biais du sytème de récompense.

Le site se veut participatif en offrant la possibilité de poster des idées de sujet, devenir relecteur des articles et aussi signaler une information trouvée sur la toile considérée comme « douteuse » qui mériterait d’être validée scientifiquement.

Une page Facebook a également été créée.

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Il existe un lien entre schizophrénie et cannabis

Un lien de causalité réciproque entre cannabis et schizophrénie a été démontré par une nouvelle étude scientifique.

Il existe un lien entre schizophrénie et cannabis

Il existerait un lien entre risque de schizophrénie et consommation de cannabis, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Psychological Medicine . En effet, les personnes les plus susceptibles de développer ce trouble sont aussi celles qui fument du cannabis et les amateurs de cette substance sont plus à risque d’être schizophrènes.

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L’appétence pour le cannabis prédirait un risque de schizophrénie

Les chercheurs de l’université de Bristol au Royaume-Uni ont réalisé une analyse croisée des données génomiques du Consortium international du cannabis (ICC) et du Consortium de génomique psychiatrique (PGC2) pour comprendre les liens entre les troubles mentaux et la consommation de cannabis. Les résultats de cette étude ont apporté la preuve d’un lien de causalité entre la schizophrénie et la consommation de cannabis.

«Les preuves suggèrent que le risque de schizophrénie prédit la probabilité d’essayer du cannabis et réciproquement», a déclaré le Dr Suzi Gage, chercheuse associée à l’Unité d’épidémiologie. Les résultats ne permettent pas vraiment de prédire avec précision l’ampleur de l’effet, mais ils visent plutôt à prouver que la relation est réellement causale ».

Ces résultats confirme les conclusions d’une étude danoise publiée en octobre 2016 qui révélait que les fumeurs de cannabis ont 5 fois plus de risques d’être atteints de schizophrénie.

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