Selon une étude, même des quantités modérées d’alcool sont liées au rétrécissement du cerveau

Une nouvelle étude montre à quel point l’alcool peut être nocif, surtout s’il est consommé en trop grande quantité. Mais qu’en est-il de la consommation modérée d’alcool ? Selon une nouvelle étude tirée de The Conversation et publiée dans Rapports scientifiques

En réalité, même une consommation modérée d’alcool peut être associée à des dommages physiques. Plus précisément, les chercheurs ont découvert un lien entre une consommation modérée d’alcool et une diminution du volume du cerveau.
Les chercheurs ont analysé les effets de l’alcool sur 300 sujets âgés entre 39 et 45 ans.

La majorité des sujets analysés ont déclaré boire à un niveau modéré avec une moyenne inférieure de 14 unités d’alcool par semaine (une unité d’alcool est une unité de mesure utilisée principalement au Royaume-Uni et peut être définie comme 10 millilitres d’alcool pur : la quantité d’unités d’alcool peut donc varier fortement en fonction de la boisson et de la teneur en alcool de celle-ci).

Les chercheurs ont découvert que même à des niveaux aussi modérés de consommation d’alcool, il y avait une réduction de la quantité de tissu cérébral, une diminution qui était ressentie par les scanners cérébraux. Une perte de tissu cérébral peut à son tour être liée à un impact physiologique tel qu’une réduction de la capacité du cerveau à fonctionner, bien que l’étude n’ait pas trouvé de lien direct entre des niveaux modérés de consommation d’alcool et le dysfonctionnement du cerveau.

Selon Tony Rao, médecin et conférencier invité au King’s College de Londres et auteur de l’article paru dans The Conversation), la consommation d’alcool est susceptible d’accélérer le rétrécissement naturel du cerveau qui se produit avec l’âge.

Entre autres choses, Rao lui-même explique que les résultats de cette nouvelle étude confirment en fait ce qui a été montré dans une étude précédente, à savoir que la consommation de 7 à 14 unités d’alcool par semaine peut être liée à une diminution de la taille du cerveau ainsi qu’à de moins bonnes performances en ce qui concerne les tests de compétences cérébrales tels que le rappel de mots mémorisés à la demande.

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Syndrome d’Alcoolisation Fœtale : 160 nouveau-nés guyanais atteints de troubles causés par l’alcool chaque année

La 4ème édition de la journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale a eu lieu mercredi 9 septembre. En Guyane, 23% des femmes enceintes ont déclaré avoir consommé de l’alcool au moins une fois au cours de leur grossesse, parmi elles 4% ont eu une consommation hebdomadaire.
Chaque année en France, ce sont plus de 15 000 enfants qui naissent avec des handicaps ou des troubles provoqués par la consommation d’alcool de leur mère pendant la grossesse. 
En Guyane, chaque année, ce sont 160 bébés qui viennent au monde avec des malformations physiques ou des troubles neurologiques liés à une consommation d’alcool pendant la grossesse.
Rien qu’un seul verre d’alcool peut engendrer de graves malformations qui sont souvent irréversibles de l’importance de cette journée de d’information et de sensibilisation.

Des lésions irréparables

L’association SAF Guyane (Syndrome d’Alcoolisation Fœtale), organisait une conférence de presse mercredi matin à l’occasion de la 4ème édition de la journée mondiale de sensibilisation au SAF, le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale.

 » Cet alcool va rentrer dans le sac dans lequel se trouve l’enfant. Dans ce sac, on a le liquide amniotique dans lequel l’enfant va baigner pendant longtemps, pendant plusieurs heures, pendant plusieurs jours dans cet alcool. Cela va entraîner des lésions irréparables. »

Antoine Defo, neuro-pédiatre

Sur les quelques 8.000 enfants qui viennent au monde chaque année en Guyane, 1% est atteint par la forme la plus sévère du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (le SAF).

Un sujet tabou

Déficit d’information, habitudes culturelles, grossesses précoces ou encore tabous sociaux expliquent le phénomène. Chez nous, 23% des femmes enceintes déclarent avoir consommé au moins un verre pendant la grossesse, parmi elles 4% ont eu une consommation hebdomadaire.

 » La consommation d’alcool, on le sait, est faite par tout à chacun. Il y a peut-être un sujet tabou autour de cette consommation. En particulier chez la femme enceinte. Avec peut-être une pression sociales aussi qui existe et qui empêche peut-être certaines femmes qui ne veulent pas parfois dévoiler leur grossesse, ou parfois de ne pas pouvoir refuser un verre d’alcool alors qu’elles-mêmes peut-être seraient déjà informées des risques encourus quand elles consomment. »

Stéphanie Bernard, sage-femme, coordinatrice Réseau Périnatalité de  la Guyane SAF-GUYANE

Depuis deux ans, un médecin scolaire, dans trois établissements de Cayenne fait du repérage et de l’orientation d’élèves présentant des difficultés d’apprentissage liés au SAF. Trois enfants ont été diagnostiqués !

Syndrome d'Alcoolisation Fœtale : 160 nouveau-nés guyanais atteints de troubles causés par l’alcool chaque année

Stéphanie Bernard, sage-femme, coordinatrice Réseau Périnatalité de  la Guyane SAF-GUYANE  ©Anthony HILAIRE

L’alcoolisation du fœtus, c’est la première cause de retard mental non génétique chez l’enfant. C’est donc un fléau évitable, d’où le « zéro tolérance ».
En France chaque année, ont estime les conséquences du SAF à 20 milliards d’euros, de quoi en faire une grande cause nationale.

ALCOOL : L’app qui vous alerte en cas de zigzag

Ce développement est basé sur une signature motrice des déficiences fonctionnelles liées à l’excès d’alcool (Visuel AdobeStock_206499287)

Votre smartphone peut vous alerter en cas d’abus d’alcool, simplement en analysant votre marche. Cette application développée par une équipe des Universités de Pittsburg et de Stanford peut ainsi permettre par l’analyse des changements dans la façon de marcher, d’alerter le sujet ou le médecin qui suit un patient, sur une intoxication ou un excès d’alcool. Ce développement basé sur une signature motrice des déficiences fonctionnelles liées à l’excès d’alcool vient d’être documenté dans le Journal of Studies on Alcohol and Drugs.

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L’alcool en plein soleil, c’est d’autant plus avec modération !

Comme la caféine et les plats épicés, l’alcool fait souvent mauvais ménage avec le soleil. Sous l’effet de la chaleur, l’organisme supporte moins facilement le vin, la bière et les alcools forts. Quelles conséquences ? Comment se protéger ?
Sous la chaleur, un apéro alcoolisé peut s’avérer dangereux. Illustration Adobe Stock
À l’heure du déjeuner, après une journée de plage ou une session de sport, l’heure de l’apéro est vite venue. Mais sous la chaleur, ce moment de plaisir peut s’avérer dangereux.

En fait, l’alcool empêche l’organisme de réguler sa température à 37°C. Appelé hyperthermie, ce phénomène favorise les coups de chaleur et les insolations. Il survient surtout entre 12h et 16 heures, parfois aussi plus tard dans la journée s’il fait vraiment très chaud.

Pensez à boire… de l’eau

L’alcool accentue les symptômes liés à la déshydratation : un assèchement de la bouche et de la peau, une intense et soudaine soif, des rougeurs sur le visage, une apathie anormale liée à la baisse du pouls.

Le risque d’étourdissements, de raideurs dans la nuque ou encore d’épisodes de tachycardie (accélération brutale de la fréquence cardiaque) est aussi accru. Cet état peut se compliquer en troubles neurologiques, en malaise voire en convulsion.

Pour rafraîchir le corps, il faut impérativement boire de l’eau en quantité suffisante (1,5l à 2l chaque jour). L’eau est à la fois indispensable pour compenser les pertes liquidiennes (sudation normale ou augmentée en cas de chaleur et d’exercice physique).

Les apports hydriques assurent aussi le maintien de la pression artérielle. Autre risque, l’alcool augmente la sensibilité de la peau aux rayons UV.

Pour limiter ces risques, consommez sans excès dans des espaces ombragés. Enfin, évitez la baignade après avoir bu. L’alcool réchauffe votre organisme et le contraste avec la température fraîche de l’eau favorise le risque d’hydrocution.

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« L’alcool est une drogue dure, je peux vous le dire »

Le poignant récit d’un habitant du Puy-de-Dôme

Dans ce premier livre, Laurent Giraldon raconte sans tabou le drame de l’alcoolisme tel qu’il l’a vécu pendant dix ans.
Laurent Giraldon est sorti vainqueur du combat contre l’alcool. Ce Puydômois, qui a grandi à Gerzat et vit aujourd’hui à Orcines, a écrit un livre courageux racontant son parcours. Un message d’espoir.

C’est l’histoire d’un combat. Celle d’un homme contre une addiction qui lui a fait toucher le fond. C’est l’histoire d’une renaissance, aussi. Et elle a valeur d’exemple : face à l’alcool, la victoire est rude mais possible. Laurent Giraldon veut le faire savoir.
Ce quinqua vivant dans le Puy-de-Dôme aime la nature, les chevaux, la poésie et la musique. Il adorait la vie, avant que celle-ci ne lui joue de mauvais tours. La disparition d’une mère adorée, dévorée par un cancer au long cours, a nourri chez lui une souffrance destructrice. L’alcool devient alors un compagnon. Une compagne plutôt, puisqu’au fil des pages c’est à une femme que l’auteur compare ce démon qui le séduit, s’installe dans sa vie, et dont il ne peut bientôt plus se passer. L’opération de destruction est lancée.

Ces compagnons d’infortune rencontrés en cure de désintoxication

Les Nuits absurdes est le récit poignant d’un parcours douloureux. Un flash-back en mots et en vers – le récit est ponctué de poèmes qui composent un très beau recueil – un retour sur une longue descente aux enfers. De cette spirale infernale, Laurent Giraldon a réussi à s’extraire. Mais à quel prix.

On croise, dans ses souvenirs couchés sur le papier, les compagnons d’infortune rencontrés en cures de désintoxication. Ces policiers qui l’ont arrêté une nuit en état d’ébriété, et auxquels il a aujourd’hui envie de dire merci. Cette femme qui a tout tenté pour le sauver avant de le quitter, épuisée, dont il loue le courage. Ce père transi d’impuissance face à la déchéance d’un fils qu’il ne peut supporter.

Tout n’est pas si noir, pourtant. Car l’auteur, qui a eu la force de faire le récit de son combat sans passer sous silence les rounds où son adversaire l’a mis KO, plus bas que terre, sait saisir la beauté des moments de grâce volés à la noirceur des jours. Il révèle aussi un sens de l’humour ravageur que les épreuves ont encore aiguisé. Son livre, qui se veut un témoignage, pour aider ceux qui  vivent ce qu’il a vécu et pour leur entourage” n’est surtout pas le “ livre du parfait abstinent.  Y est consignée noir sur blanc une page qui se tourne. Une autre s’ouvre, aujourd’hui, sur une formidable et rédemptrice soif de vie, nourrie d’écriture, d’amour et de poésie.

 Quatre questions à l’auteur

Comment est né ce projet de livre ?

Laurent Giraldon. « Au départ, ce n’était pas un projet. Pendant la dernière cure que j’ai faite, dans le Cantal, un infirmier a vu un jour que je gribouillais. J’étais en train d’écrire. Je tenais une sorte de carnet de bord dans lequel je me remémorais des choses. C’est resté en l’état pendant longtemps. Il y a trois ou quatre ans, je l’ai retrouvé. J’ai alors écrit une première version d’un livre, très descriptif. Je n’étais pas satisfait, alors je l’ai laissé en jachère. Jusqu’à l’année dernière.  Là, je m’y suis mis ».

Pour qui a-t-il été écrit ?

 » Il fallait, pour moi, que j’aille au bout. Remplir des pages et passer à d’autres projets. J’ai toujours eu le goût d’écrire. Dans un premier temps, j’ai écrit pour moi. Le vrai message, ce n’est pas faire le livre du parfait abstinent. Il y a plein d’histoires, celle-ci, c’est la mienne… L’idée c’est de dire à tous ceux qui sont dans la merde, et à leur entourage, que oui, on peut y arriver. Quand on est dans ces abîmes, c’est terrible. Car l’alcool, qui est un produit en vente libre, est une drogue dure, je peux vous le dire.

Pour moi, pendant longtemps, l’alcool a été quelque-chose de festif. Puis c’est devenu une façon de soulager mes angoisses. C’est très pervers. »

« Au début, on prend de l’alcool pour être bien, après on en prend pour ne pas être mal. Et il en faut de plus en plus, et de plus en plus souvent. » LAURENT GIRALDON

« Je l’ai caché. Mais quand on boit, au bout d’un moment, ça se voit (sourires). C’est un tabou. Il y a de la honte, c’est lourd. »

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette épreuve ?

« L’état des lieux… L’absence de moyens dans les unités psychiatriques, le manque d’encadrants. On t’occupe, mais ça n’est pas suffisant. On ressort et puis ça repart. Et pourtant, il faut le dire, chaque rechute est « bénéfique » parce qu’elle conduit vers la sortie… »

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui vit une situation similaire ?

« Partir.  Moi, je suis parti de chez moi, je suis parti dans le Cantal, à Saint-Flour, pendant trois mois. Un hôpital de jour, dans une petite ville de province. Ça a coupé mon quotidien, ça fait partie d’un processus qui aide à s’en sortir. Et puis il y a les rencontres. À un moment, on se dit, soit tu veux vivre et il faut cette petite étincelle, cet instinct de survie, soit c’est fini. Plus que du courage, c’est la peur de mourir qui pousse à continuer. Mais c’est très dur. » Dur mais possible.

Catherine Jutier

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Devrions-nous boire moins d’alcool ?

Contrairement aux anciennes recommandations sanitaires, même un verre d’alcool par jour serait mauvais pour la santé.

Un seul verre d'alcool augmente le risque de cancer du sein, de l'œsophage et de la bouche. | Adam Wilson via Unsplash.
Un seul verre d’alcool augmente le risque de cancer du sein, de l’œsophage et de la bouche. | Adam Wilson via Unsplash.

Mais, aujourd’hui, un comité de scientifiques qui contribue à la mise à jour de la dernière édition des directives alimentaires, prévoit de recommander aux hommes et aux femmes de se limiter à une seule portion de vin, de bière ou d’alcool par jour, relate The New York Times.

Ce message s’écarte des directives précédentes qui, depuis 1980, établissent la consommation modérée d’alcool à deux verres par jour maximum pour les hommes et un pour les femmes.

Non, l’alcool n’est pas bon pour le cœur

Entre 1990 et 2010, de nombreuses éditions de ces directives alimentaires, qui sont mises à jour tous les cinq ans, décourageaient la consommation excessive d’alcool et mettaient en garde les femmes enceintes et les personnes souffrant de certains troubles médicaux contre la consommation d’alcool.

Mais elles notaient également qu’une consommation modérée d’alcool était liée à une diminution du nombre de crises cardiaques et à une baisse de la mortalité. Les directives de 2010 mentionnent que la consommation modérée d’alcool peut même aider à maintenir les fonctions cognitives intactes avec l’âge.

Les experts affirment désormais que les études montrant qu’une consommation modérée peut protéger la santé sont profondément erronées, et que tout avantage cardiovasculaire potentiel serait contrebalancé par le fait que l’alcool est une des principales causes évitables de cancer. Selon l’Institut national du cancer, même un seul verre par jour augmente les risques de cancer du sein, de l’œsophage et de la bouche.

Alcool et classes sociales

Mais les études d’observation ne peuvent montrer que des corrélations, pas de causalité. Et elles ont d’autres limites. L’un des principaux facteurs de confusion est que le statut socio-économique est un prédicteur important de la santé et de la durée de vie et qu’il suit de près les niveaux de consommation d’alcool.

Une étude qui a comparé les non-buveurs aux buveurs modérés a révélé que 27 des 30 facteurs de risque bien établis de maladies cardiaques étaient significativement plus fréquents chez les non-buveurs. D’autres montrent que, par rapport aux gros buveurs et aux abstinents, les personnes qui boivent modérément ont tendance à être plus riches et à avoir un niveau d’éducation plus élevé. Elles ont tendance à bénéficier de meilleurs soins de santé, à faire plus d’exercice, à avoir une alimentation plus saine et à être moins obèses.

Lorsque des études rigoureuses prennent en compte ces facteurs, elles constatent que l’effet protecteur d’une consommation modérée d’alcool disparaît.

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Ce pays où un verre d’alcool vous coûtera vraiment très cher

Les écarts de prix d’un pays à l’autre son impressionnants, le coût de l’alcool étant généralement lié au coût global de la vie dans le pays.

Les citoyens du monde ne sont pas tous égaux face à l’alcool. Une vaste étude de la Banque mondiale révèle en effet les pays les plus chers au monde pour boire un verre. L’institution a recueilli les données de 167 États pour établir ce classement, détaille le site Quartz. Et c’est à Bahreïn que le prix de l’alcool est le plus élevé : 345% plus cher que la moyenne mondiale. Une envolée qui s’explique par la politique très stricte du pays dans ce domaine.

En effet la commercialisation d’alcool n’y est autorisée que dans les hôtels, les centres de villégiature et quelques magasins sélectionnés. Elle est interdite pour les musulmans. Le pays impose également des taxes de 125% sur les importations d’alcool. Bahreïn devance ainsi les îles Turques-et-Caïques (l’alcool y est 176% que la moyenne mondiale), l’Iran (+175%), l’Islande (+150%), Singapour (+143%) et les Bermudes (+142%). Deux facteurs expliquent cette flambée des prix : une régulation stricte de la vente d’alcool ou le niveau de vie dans le pays.

La France à la 132e place

En effet, détaille la Banque mondiale, les prix de vente d’alcool permettent aux chercheurs de comprendre le coût de la vie dans les différents pays et de comparer le niveau de ressources de chacun. « Il est généralement plus coûteux de fabriquer et de vendre de la bière et des alcools forts dans des endroits où les coûts de main-d’œuvre sont élevés », explique ainsi la directrice de l’étude Nada Hamadeh. À quelques exceptions près comme Bahreïn ou l’Iran où les politiques sociales et les taxes locales sont un facteur très important dans la flambée des prix de l’alcool.

Dans le Top 10 où boire un verre coûte particulièrement cher, on trouve également les Îles Caïman (+130%), la Norvège (+129%) et les Bahamas (+127%). La France, elle, occupe la 132e place du classement, avec des tarifs inférieurs de 16% à la moyenne mondiale. Chez nos voisin européens, l’Allemagne est encore moins chère (-23%) tout comme l’Espagne (-27%) et l’Italie (-13%). Au Royaume-Uni les prix sont similaires à l’Hexagone, inférieurs de 16% à la moyenne mondiale.

Pour s’acheter une bouteille d’alcool à petit prix, ce sont les pays d’Europe de l’est et d’Asie centrale qui sont les moins chers.

L’Azerbaïdjan est ainsi le pays où l’alcool coûte le moins cher (-58% par rapport à la moyenne mondiale) derrière le Kirghizstan (-57%), l’Ukraine (-54%), le Kazakhstan (-54%) et le Bélarus (-50%).

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Alcool : est-ce que boire « juste un peu » est bon pour votre santé ?

La consommation d’alcool peut-elle être sans risque pour la santé lorsqu’elle reste raisonnable ? Les résultats d’une étude canadienne montrent que même boire dans le cadre des recommandations santé augmente le risque de décès.
Illustration Adobestock
Avec modération. Vous connaissez bien sûr ce slogan relatif à la consommation d’alcool. Il indique que si l’on boit de façon raisonnable, en respectant les recommandations des autorités sanitaires, notre santé est protégée des méfaits de la boisson.

Or selon un travail mené par des chercheurs de Colombie britannique, il n’en serait rien.

Au Canada, il est conseillé de ne pas dépasser 10 verres par semaine pour les femmes et 15 pour les hommes.

En France, il ne faut « pas consommer plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour », indique Santé publique France.

Des morts liés à une consommation modérée

Grâce à un modèle d’analyse statistique mis au point dans ce but, les chercheurs ont analysé les données concernant les décès liés à l’alcool en Colombie britannique sur l’année 2014.

Résultats, ils ont constaté qu’ « une proportion significative des décès liés à l’alcool survenait chez des individus ayant respecté les recommandations ».

Ainsi, « par exemple, plus de 50 % des morts par cancer résultaient d’une consommation modérée ».

De plus, « 38 % des décès attribuables à l’alcool se produisaient chez des personnes buvant largement moins que la limite recommandée ».

Petite nuance : « une consommation dans le cadre des recommandations offrirait quand même une protection contre le décès par AVC, infarctus du myocarde et diabète chez les femmes », notent les auteurs.

Une protection dont ne bénéficieraient pas les hommes.

Selon les chercheurs, « certaines recommandations nationales proposeraient une limite haute de consommation trop élevée ».

De manière générale, le meilleur conseil à suivre en matière d’alcool serait, selon eux, « moins c’est mieux ».

Vers l’assouplissement de la loi Évin et le retour de l’alcool dans les stades ?

Assouplir la loi Évin ? Un crédit d’impôt spécial « sponsoring » pour compenser la perte des recettes des clubs ? Des aides pour les athlètes engagés dans la course aux Jeux olympiques de Tokyo reportés à 2021 ? Dix propositions viennent d’être présentées devant la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication du Sénat.

Constitué depuis mars en réponse à la crise sanitaire du Covid-19, le groupe de travail à l’origine des propositions, composé de sept sénateurs et présidé par Jean-Jacques Lozach (Creuse, SOCR) a notamment réfléchi à des mesures pour relancer l’économie du secteur sportif. Plusieurs acteurs du monde du sport français ont été auditionnés par visioconférence, comme Denis Masseglia, le président du comité national olympique et sportif français, ou Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais.

Pour Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission sénatoriale, il est essentiel que le ministère des Sports s’inspire à présent des propositions sénatoriales pour relancer le secteur du sport et garantir son avenir.

Loi Évin : une expérimentation sur deux ans

Pour sortir de la crise, les sénateurs proposent notamment un assouplissement de la loi Évin dans les enceintes sportives, afin de favoriser le retour des supporters dans les stades, quand ceux-ci seront de nouveau autorisés à accueillir du public.

La loi, adoptée en 1990, vise à lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme en France. Aujourd’hui, les clubs sont autorisés à vendre des boissons alcoolisées à dix reprises au cours de la saison.

Le groupe de travail propose d’autoriser la consommation dans les stades de certains alcools, toute la saison. L’expérimentation, dont le bilan serait évalué en 2022, porterait sur les boissons ne dépassant pas les 18° d’alcool. Certaines publicités pourraient aussi être autorisées, pendant deux ans.

Pour parvenir à cette conclusion, les sénateurs se sont notamment appuyés sur un rapport de 2017, réalisé par la commission de la Culture. Il indiquait qu’une modification de la loi Évin autorisant la vente d’alcool dans les stades ainsi que la publicité pour certaines boissons alcoolisées permettrait de rapporter entre 30 et 50 M€ aux clubs professionnels.

La synthèse de travail explique aussi que si le débat sur la consommation d’alcool est justifié et légitime concernant les enjeux de santé publique, les « circonstances ont changé du tout au tout depuis une vingtaine d’années. La violence dans les stades a été largement jugulée ».

Aider à la visibilité des annonceurs

L’arrêt des compétitions en France a, dans le même temps, supprimer la visibilité des partenaires des clubs sportifs. Pour aider les clubs, privés de recettes, les sénateurs proposent donc la création d’un crédit d’impôt pour les annonceurs, pour les inciter à maintenir leur implication dans le sport. Cela permettrait d’encourager l’achat d’espaces publicitaires dans les stades et sur les abords des compétitions.

Soutenir financièrement les athlètes olympiques

Les sénateurs le rappellent : en 2016, la moitié de la délégation française envoyée aux Jeux Olympiques, à Rio, vivait en dessous du seuil de pauvreté, soit moins de 1 026 € par mois. La crise sanitaire, le manque de compétitions et le report des JO de Tokyo à 2021 pourraient encore un peu plus dégrader la situation financière des athlètes.

Le groupe de travail propose ainsi « d’attribuer des bourses mensuelles pouvant aller jusqu’à 3 000 € […] aux athlètes qui en feraient la demande ».

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