Ce pays où un verre d’alcool vous coûtera vraiment très cher

Les écarts de prix d’un pays à l’autre son impressionnants, le coût de l’alcool étant généralement lié au coût global de la vie dans le pays.

Les citoyens du monde ne sont pas tous égaux face à l’alcool. Une vaste étude de la Banque mondiale révèle en effet les pays les plus chers au monde pour boire un verre. L’institution a recueilli les données de 167 États pour établir ce classement, détaille le site Quartz. Et c’est à Bahreïn que le prix de l’alcool est le plus élevé : 345% plus cher que la moyenne mondiale. Une envolée qui s’explique par la politique très stricte du pays dans ce domaine.

En effet la commercialisation d’alcool n’y est autorisée que dans les hôtels, les centres de villégiature et quelques magasins sélectionnés. Elle est interdite pour les musulmans. Le pays impose également des taxes de 125% sur les importations d’alcool. Bahreïn devance ainsi les îles Turques-et-Caïques (l’alcool y est 176% que la moyenne mondiale), l’Iran (+175%), l’Islande (+150%), Singapour (+143%) et les Bermudes (+142%). Deux facteurs expliquent cette flambée des prix : une régulation stricte de la vente d’alcool ou le niveau de vie dans le pays.

La France à la 132e place

En effet, détaille la Banque mondiale, les prix de vente d’alcool permettent aux chercheurs de comprendre le coût de la vie dans les différents pays et de comparer le niveau de ressources de chacun. « Il est généralement plus coûteux de fabriquer et de vendre de la bière et des alcools forts dans des endroits où les coûts de main-d’œuvre sont élevés », explique ainsi la directrice de l’étude Nada Hamadeh. À quelques exceptions près comme Bahreïn ou l’Iran où les politiques sociales et les taxes locales sont un facteur très important dans la flambée des prix de l’alcool.

Dans le Top 10 où boire un verre coûte particulièrement cher, on trouve également les Îles Caïman (+130%), la Norvège (+129%) et les Bahamas (+127%). La France, elle, occupe la 132e place du classement, avec des tarifs inférieurs de 16% à la moyenne mondiale. Chez nos voisin européens, l’Allemagne est encore moins chère (-23%) tout comme l’Espagne (-27%) et l’Italie (-13%). Au Royaume-Uni les prix sont similaires à l’Hexagone, inférieurs de 16% à la moyenne mondiale.

Pour s’acheter une bouteille d’alcool à petit prix, ce sont les pays d’Europe de l’est et d’Asie centrale qui sont les moins chers.

L’Azerbaïdjan est ainsi le pays où l’alcool coûte le moins cher (-58% par rapport à la moyenne mondiale) derrière le Kirghizstan (-57%), l’Ukraine (-54%), le Kazakhstan (-54%) et le Bélarus (-50%).

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Alcool : est-ce que boire « juste un peu » est bon pour votre santé ?

La consommation d’alcool peut-elle être sans risque pour la santé lorsqu’elle reste raisonnable ? Les résultats d’une étude canadienne montrent que même boire dans le cadre des recommandations santé augmente le risque de décès.
Illustration Adobestock
Avec modération. Vous connaissez bien sûr ce slogan relatif à la consommation d’alcool. Il indique que si l’on boit de façon raisonnable, en respectant les recommandations des autorités sanitaires, notre santé est protégée des méfaits de la boisson.

Or selon un travail mené par des chercheurs de Colombie britannique, il n’en serait rien.

Au Canada, il est conseillé de ne pas dépasser 10 verres par semaine pour les femmes et 15 pour les hommes.

En France, il ne faut « pas consommer plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour », indique Santé publique France.

Des morts liés à une consommation modérée

Grâce à un modèle d’analyse statistique mis au point dans ce but, les chercheurs ont analysé les données concernant les décès liés à l’alcool en Colombie britannique sur l’année 2014.

Résultats, ils ont constaté qu’ « une proportion significative des décès liés à l’alcool survenait chez des individus ayant respecté les recommandations ».

Ainsi, « par exemple, plus de 50 % des morts par cancer résultaient d’une consommation modérée ».

De plus, « 38 % des décès attribuables à l’alcool se produisaient chez des personnes buvant largement moins que la limite recommandée ».

Petite nuance : « une consommation dans le cadre des recommandations offrirait quand même une protection contre le décès par AVC, infarctus du myocarde et diabète chez les femmes », notent les auteurs.

Une protection dont ne bénéficieraient pas les hommes.

Selon les chercheurs, « certaines recommandations nationales proposeraient une limite haute de consommation trop élevée ».

De manière générale, le meilleur conseil à suivre en matière d’alcool serait, selon eux, « moins c’est mieux ».

Vers l’assouplissement de la loi Évin et le retour de l’alcool dans les stades ?

Assouplir la loi Évin ? Un crédit d’impôt spécial « sponsoring » pour compenser la perte des recettes des clubs ? Des aides pour les athlètes engagés dans la course aux Jeux olympiques de Tokyo reportés à 2021 ? Dix propositions viennent d’être présentées devant la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication du Sénat.

Constitué depuis mars en réponse à la crise sanitaire du Covid-19, le groupe de travail à l’origine des propositions, composé de sept sénateurs et présidé par Jean-Jacques Lozach (Creuse, SOCR) a notamment réfléchi à des mesures pour relancer l’économie du secteur sportif. Plusieurs acteurs du monde du sport français ont été auditionnés par visioconférence, comme Denis Masseglia, le président du comité national olympique et sportif français, ou Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais.

Pour Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission sénatoriale, il est essentiel que le ministère des Sports s’inspire à présent des propositions sénatoriales pour relancer le secteur du sport et garantir son avenir.

Loi Évin : une expérimentation sur deux ans

Pour sortir de la crise, les sénateurs proposent notamment un assouplissement de la loi Évin dans les enceintes sportives, afin de favoriser le retour des supporters dans les stades, quand ceux-ci seront de nouveau autorisés à accueillir du public.

La loi, adoptée en 1990, vise à lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme en France. Aujourd’hui, les clubs sont autorisés à vendre des boissons alcoolisées à dix reprises au cours de la saison.

Le groupe de travail propose d’autoriser la consommation dans les stades de certains alcools, toute la saison. L’expérimentation, dont le bilan serait évalué en 2022, porterait sur les boissons ne dépassant pas les 18° d’alcool. Certaines publicités pourraient aussi être autorisées, pendant deux ans.

Pour parvenir à cette conclusion, les sénateurs se sont notamment appuyés sur un rapport de 2017, réalisé par la commission de la Culture. Il indiquait qu’une modification de la loi Évin autorisant la vente d’alcool dans les stades ainsi que la publicité pour certaines boissons alcoolisées permettrait de rapporter entre 30 et 50 M€ aux clubs professionnels.

La synthèse de travail explique aussi que si le débat sur la consommation d’alcool est justifié et légitime concernant les enjeux de santé publique, les « circonstances ont changé du tout au tout depuis une vingtaine d’années. La violence dans les stades a été largement jugulée ».

Aider à la visibilité des annonceurs

L’arrêt des compétitions en France a, dans le même temps, supprimer la visibilité des partenaires des clubs sportifs. Pour aider les clubs, privés de recettes, les sénateurs proposent donc la création d’un crédit d’impôt pour les annonceurs, pour les inciter à maintenir leur implication dans le sport. Cela permettrait d’encourager l’achat d’espaces publicitaires dans les stades et sur les abords des compétitions.

Soutenir financièrement les athlètes olympiques

Les sénateurs le rappellent : en 2016, la moitié de la délégation française envoyée aux Jeux Olympiques, à Rio, vivait en dessous du seuil de pauvreté, soit moins de 1 026 € par mois. La crise sanitaire, le manque de compétitions et le report des JO de Tokyo à 2021 pourraient encore un peu plus dégrader la situation financière des athlètes.

Le groupe de travail propose ainsi « d’attribuer des bourses mensuelles pouvant aller jusqu’à 3 000 € […] aux athlètes qui en feraient la demande ».

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8 idées reçues sur l’alcool dont il est temps de se défaire !

2/8 – Nous sommes tous égaux face à l’alcool : faux !
Les hommes supportent mieux l’alcool que les femmes. Encore une injustice liée au genre ? En tout cas, pour la même dose d’alcool ingérée, le taux d’alcool dans le sang sera moins élevé chez un homme que chez une femme. En cause ? La corpulence globalement moins élevée des femmes. Le corps des femmes comporte en général moins d’eau et plus de graisse que celui des hommes, donc l’alcool a moins de liquide pour se répartir. Le foie des femmes met plus de temps à éliminer l’alcool.

3/8 – Une cuite de temps en temps, ce n’est pas grave : faux.
Effectivement, ce n’est pas avec une cuite occasionnelle que vous allez automatiquement devenir dépendant. Mais… une consommation d’alcool excessive désinhibe, et met, de fait en danger. Par ailleurs, vous risquez d’être malade, de vous blesser accidentellement, de ne pas voir vos limites et de faire un coma éthylique… Sans parler des simples maux de tête du lendemain.

4/8 – L’alcool ne fait pas grossir… Faux !
L’alcool est très calorique ! Quel qu’il soit. L’alcool pur correspond à 7 calories par grammes. Rien que dans un verre de whisky (3cl), il y a 70 calories.  En plus, l’alcool favorise le stockage des graisses. Le ventre à bière, ce n’est pas un mythe !

5/8 – En petite quantité, l’alcool n’est pas mauvais pour la santé : faux.
Dès le premier verre, l’alcool est néfaste. Par définition, compte tenu de ce qu’il demande comme effort au corps pour le digérer, il ne peut pas être « bon ».  Des études ont prouvé que dès le premier verre consommé, les risques de développer un cancer augmentent.  Le maximum recommandé est de 2 verres par jour, pas tous les jours. Plus on consomme, et plus les risques augmentent.

6/8 – Le vin est meilleur pour la santé que le whisky : faux.
On a parfois l’impression que parce que la boisson est moins forte au goût, moins concentrée en degrés d’alcool, elle est moins « mauvaise ». Mais c’est faux. Toutes les boissons contiennent de l’éthanol (1), et c’est dangereux dans tous les cas. D’autre part, un verre de vin (10cl), équivaut à un verre de pastis (2,5cl), à un verre de whisky (2,5cl), à un demi de bière (25cl)…

7/8 – J’ai soif, je bois de la bière, ça désaltère : non.
C’est une impression uniquement. La bière ne désaltère pas. Elle contient de l’éthanol (1), une molécule qui déshydrate en favorisant l’élimination de l’eau dans le corps. Il n’y a que l’eau qui déshydrate…

8/8 – Faire du sport aide à éliminer l’alcool plus vite : toujours pas vrai !
Le seul remède pour éliminer l’alcool, c’est la patience. Il n’existe aucun moyen de dessoûler à vitesse grand V. Pour éliminer un verre d’alcool, il faut attendre 1h30.

Des alcools « meilleurs » que d’autres, un verre de whisky qui « réchauffe »… Les idées reçues sur l’alcool sont nombreuses. Et rarement vraies !

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(1) L’éthanol, ou alcool éthylique (ou plus simplement alcool), est un alcool de formule semi-développée CH3-CH2-OH. C’est un liquide incolore, volatilinflammable et miscible à l’eau en toutes proportions. C’est un psychotrope, et l’une des plus anciennes drogues récréatives, sous la forme de boisson alcoolisée

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Une campagne de sensibilisation par rapport à la consommation d’alcool

Une campagne de sensibilisation par rapport à la consommation d'alcool
La population active est la plus concernée par la surconsommation quotidienne.georgerudy – stock.adobe.com

Une campagne va être lancée pour sensibiliser le grand public par rapport à sa consommation d’alcool. À la manœuvre: un groupement de partenaires belges et français regroupés sous la dénomination Satraq (pour Sensibilisation et action transfrontalière pour une réduction de la consommation de l’alcool au quotidien).

Une réflexion qui est en cours depuis 2019, et qui prend tout son sens à l’heure du déconfinement. Confinés, certains et certaines ont trouvé dans l’alcool une réponse à l’anxiété du moment.

Projet transfrontalier, Satraq a pour but de réduire les risques liés à la consommation d’alcool plus précisément dans les provinces de Luxembourg, de Namur et de Hainaut (côté belge) et dans le département des Ardennes (côté français).

Des régions où la consommation d’alcool, courante, relève pour ainsi dire de la culture. «Témoin du savoir-faire de nos producteurs, de choix gustatifs, elle est souvent associée à des moments de détente, festifs ou de convivialité», relèvent les partenaires du projet.

«Satraq veut épauler dans le changement celles et ceux pour qui l’alcool prend de plus en plus de place au quotidien, explique Marie-Madeleine Leurquin, du centre d’éducation du patient. Et ce avec le plus grand respect. »

La béquille qui permet de tenir

Rappelons que le Conseil supérieur de la santé recommande de ne pas boire plus de dix unités d’alcool par semaine.

Une unité, c’est 10 grammes d’alcool, soit un verre de vin de 10 cl ou une canette de bière de 25 cl. Vous aurez compris qu’une trappiste ou un verre de vin servi à la maison est bien supérieur à une unité d’alcool.

«On constate au sein de la population active un phénomène de surconsommation d’alcool, bien différent du binge-drinking chez les jeunes. Chez les travailleurs, l’alcool prend parfois une place dans le quotidien. C’est la béquille qui permet de tenir, avance Marie-Madeleine Leurquin. Nous espérons toucher les personnes, juste avant une situation de dépendance

45-54 ans et consommation quotidienne

D’après les données chiffrées récoltées en 2018 en Belgique, basées sur les déclarations volontaires de la population (données disponibles sur Sciensano), on constate que plus l’âge avance, plus la surconsommation quotidienne est présente.

En province de Luxembourg, ce serait la tranche d’âge 45-54 ans qui serait la plus concernée.

Si la campagne va toucher le grand public, les entreprises seront donc également visées, par des actions de sensibilisation, des supports d’information.

Les professionnels de la santé et du social seront également touchés. Des formations leur seront proposées afin qu’ils puissent aborder le sujet de la consommation d’alcool avec leurs patients et les orienter au besoin vers les structures adéquates.

Satraq va aussi s’adresser aux communes et aux politiques, leur communiquant les données récoltées, et des recommandations d’actions pour améliorer la situation.

Un projet de 900 000€

Ce vaste projet s’étendra jusqu’en 2022. Il est chiffré à environ 900 000€, dont la moitié est financée par l’Europe.

En Wallonie, derrière cette campagne, on retrouve le Centre d’éducation du patient, les mutualités chrétiennes et la Clairière à Bertrix.

Rappelons qu’en province de Luxembourg, il existe un réseau de partenaires d’aides et de soins en assuétudes (Coordination Luxembourg Assuétudes).

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Ce que la consommation excessive d’alcool fait à votre corps et que vous ignorez

De l’ADN aux hormones, la consommation excessive d’alcool peut modifier considérablement la biologie de votre corps. Lorsque vous vous réveillez avec une gueule de bois, il est évident que les boissons de la nuit dernière ne vous ont pas fait beaucoup de bien. Mais des études montrent que les effets d’une forte consommation d’alcool peuvent faire bien plus pour votre corps que de vous laisser un jour de misère. Au fil du temps, l’alcool peut affecter votre biologie et la modifier de façon néfaste.

Une consommation excessive d’alcool peut :

1. Modifier votre ADN et vous donner envie de plus d’alcool

Le « binge drinking », qui se caractérise comme la prise rapide de plus de quatre ou cinq verres dans une fenêtre de deux heures, et ce cinq jours ou plus par mois, peuvent modifier votre constitution génétique. Une étude récente, publiée en décembre 2018 dans la revue Alcoholism : Clinical & Experimental Research, a identifié deux gènes qui sont sujets à des changements. L’un affectant l’horloge biologique du corps et l’autre régulant le système de réponse au stress. Les auteurs de l’étude, de l’université Rutgers, ont également découvert que les changements génétiques chez les buveurs excessifs et les buveurs occasionnels étaient associés à une plus grande envie d’alcool.

2. Augmentation des risques de cancer, en particulier de la tête, du cou, du foie et des seins

San surprise, la consommation d’alcool augmente le risque de toute une série de cancers. Plus de 5 % de toutes les nouvelles occurrences de cancer et près de 6 % de tous les décès par cancer dans le monde sont attribués à l’alcool, selon une étude publiée en octobre 2015 dans l’International Journal of Cancer. Chez les grands buveurs, le risque monte en flèche. Par exemple, les gros buveurs sont cinq fois plus susceptibles que les non-buveurs de contracter un cancer de l’œsophage. Mais même une consommation modérée d’alcool augmente les risques d’avoir un cancer de la bouche, de la gorge et du sein. Pour le cancer du sein en particulier, un seul verre par jour peut augmenter les risques.

3. Modifier la composition des organismes dans l’intestin

Il existe des dizaines de milliards de micro organismes, pour la plupart de « bonnes » bactéries, dans le tube digestif qui aident le corps à faire des choses comme digérer les aliments et produire des vitamines. Mais l’alcool interfère avec leur composition et leur fonction. La consommation chronique d’alcool peut provoquer une surcroissance bactérienne et des déséquilibres dans l’intestin. Cela peut entraîner une série de problèmes digestifs, notamment des douleurs d’estomac, des ballonnements, de la constipation, de la diarrhée et de la rosacée.

4. Affectent la mémoire à long terme et la structure du cerveau

Une nuit de beuverie ou de consommation excessive d’alcool peut entraîner des trous de mémoire, des périodes pendant lesquelles la personne intoxiquée ne peut pas se souvenir des événements et des détails clés. Si elle peut se souvenir de quoi que ce soit. Mais la consommation d’alcool peut également entraîner des problèmes à long terme au niveau des fonctions cérébrales. Les personnes qui boivent beaucoup, sur une longue période, risquent de modifier le « disque dur » du cerveau. Ce qui peut entraîner des problèmes cognitifs même après avoir atteint la sobriété. Une forte consommation d’alcool peut également éroder le tissu cérébral et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral.

5. Cause des troubles hormonaux

La consommation excessive chronique d’alcool peut également causer des dégâts dans le système endocrinien de l’organisme. Les glandes productrices d’hormones assurent plusieurs fonctions importantes de l’organisme, notamment la croissance et le développement, le métabolisme et l’humeur. La consommation excessive et fréquente d’alcool, peut perturber la communication entre les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire. Les conséquences peuvent être graves et de grande envergure. Les anomalies liées au stress, les déficits reproductifs, les défauts de croissance corporelle et les dysfonctionnements immunitaires ne sont que quelques-unes des conséquences possibles qui figurent en tête de liste.

Quelle est la quantité d’alcool consommée en excès ?

Les professionnels de la santé conseillent la modération en matière de consommation d’alcool. Il est recommandé de ne pas dépasser plus d’un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes. Prendre un verre chaque jour de la semaine n’est pas la même chose que de prendre sept verres le samedi. La consommation excessive d’alcool n’est jamais sans danger.

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Abus d’alcool : recrudescence des comas éthyliques en Haute-Garonne

Le Samu de Haute-Garonne constate une augmentation des admissions de jeunes aux urgences pour des comas éthyliques graves…

Abus d'alcool et comas éthyliques

C’est Étienne Guyot, le préfet de la Haute-Garonne, qui tire la sonnette d’alarme sur l’abus d’alcool et l’augmentation des admissions de jeunes aux urgences pour des comas éthyliques graves. Les informations que fait remonter le Service d’aide médicale d’urgence (Samu 31) à ce propos sont formelles et inquiétantes.

« La consommation débridée d’alcool est un vrai danger pour votre santé, votre sécurité et pour celle des autres. Je demande instamment à chacun de faire preuve de modération et de rester maître de son comportement », déclare Étienne Guyot.

Les conséquences dramatiques de l’abus d’alcool

Les services de l’État rappelle que l’alcool, seul ou associé à d’autres substances, accroît la vulnérabilité des personnes et facilite le passage à des actes répréhensibles de la part de certains auteurs désinhibés.

Et que la présence d’alcool, parfois associée à d’autres produits psychoactifs, est constatée dans une grande majorité des affaires de vols (notamment de téléphones portables), violences, viols, accidents de la route, noyades ou décès.

Autre rappel : l’ivresse manifeste dans un lieu public est interdite et réprimée par une amende pouvant atteindre 150 euros. En Occitanie, la consommation de produits psychoactifs reste supérieure à la moyenne nationale.

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Le confinement a poussé les Français à consommer plus d’alcool et de psychotropes

Les résultats préliminaires d’une enquête internationale à laquelle «Libération» s’associe montrent que les Français ont davantage réparti leur consommation d’alcool durant le confinement, mais figurent parmi les plus forts utilisateurs d’anxiolytiques.

Ce sont des résultats intermédiaires, mais qui dessinent déjà des tendances sur les consommations d’alcool et de drogues – licites ou non – depuis la propagation de l’épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement décidées un peu partout sur la planète. La Global Drug Survey (GDS), enquête internationale menée depuis 2014 dans une trentaine de pays, s’est lancée ce printemps dans une édition exceptionnelle dictée par la pandémie. Objectif, selon Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente en France : «Examiner l’offre, les comportements, l’expérience des drogues et les politiques publiques.»

L’enquête, disponible en ligne et en français ici jusqu’au 20 juin, prend une quinzaine de minutes à remplir. L’anonymat des répondants est évidemment garanti, tout comme la confidentialité des réponses. Trois semaines après son lancement, elle a déjà réuni plus de 40 000 participants. Les Allemands constituent la moitié des effectifs (19 000 personnes), mais la France, avec plus de 6 000 répondants, représente la deuxième cohorte. L’enquête espère atteindre 100 000 participants et 10 000 en France d’ici la mi-juin. Les répondants français sont à 63% des hommes, et leur âge moyen s’élève à 28 ans.

Quelques spécificités françaises émergent d’ores et déjà. Ainsi, 56% des répondants disent avoir «vraiment bien vécu» la pandémie et les restrictions afférentes, contre 49% parmi les participants des autres pays. En revanche, le niveau de satisfaction à l’égard des décisions prises par les responsables politiques s’avère médiocre. Les Français leur décernent un 5/10, quand les Néo-Zélandais mettent 9/10 et les Allemands 8/10. Seuls les répondants britanniques (4/10) et brésiliens (0/10) sont plus sévères. Marie Jauffret-Roustide voit dans cet «effet miroir inversé» un paradoxe français, selon lequel une tradition protestataire et la mobilisation conséquente permettent, in fine, d’obtenir des mesures qui feraient traverser les périodes de crise relativement sereinement.

Moins de binge drinking

Quid des consommations durant le confinement ? Celle d’alcool semble avoir légèrement augmenté en nombre de jours de consommation dans la semaine, mais les conduites excessives de cinq verres ou plus en une occasion (binge drinking) ont, elles, régressé. Ainsi, 47% des répondants français ont augmenté («un peu» ou «beaucoup») leur nombre de jours de consommation d’alcool dans la semaine depuis le mois de mars. Pour 22% d’entre eux, il est resté stable, et il a baissé pour 31% des répondants.

Phénomène inverse pour les fois où une personne a consommé cinq verres ou plus en une seule occasion : 34% n’ont rien changé à leurs habitudes, 27% les ont augmentées, mais 37% ont réduit la fréquence de ces consommations excessives. Les raisons pour expliquer la prise d’alcool invoquent notamment l’ennui, le besoin de partager un moment de convivialité à la maison avec un membre de son entourage, mais aussi la volonté d’atténuer son stress.

Plus fort recours aux anxiolytiques

En ce qui concerne le cannabis, les tendances sont moins marquées que pour l’alcool à ce stade : 36% des usagers n’ont pas changé leurs habitudes, 37% ont augmenté le nombre de jours de consommation, et 27% ont diminué. Les fumeurs de joints ayant répondu à l’étude n’ont a priori pas été frappés de pénurie. Un quart des usagers de cannabis déclarent avoir augmenté leur consommation pour gérer le stress relatif à la pandémie, dans une proportion comparable à celle de l’alcool.

La spécificité française, en revanche, porte sur le recours aux benzodiazépines, les anxiolytiques, déjà largement consommés en temps normal. La pandémie n’a pas inversé la donne. Selon les résultats préliminaires de la GDS, 41% des Français ont augmenté leur consommation de ces produits psychotropes (c’est même la plus forte augmentation par rapport aux autres pays de l’enquête) durant la pandémie, 17% l’ont réduite, et 42% n’ont rien changé. Dans les autres pays, ces chiffres s’élèvent respectivement à 35%, 17%, et 48%.

Sylvain Mouillard

LES FEMMES SONT PLUS SENSIBLES AUX EFFETS NOCIFS DE L’ALCOOL, SELON UNE ÉTUDE

Par CNEWS –

 La sensibilité accrue des femmes aux effets nocifs de lalcool serait due à une hormone, l’oestradiol.[FRED TANNEAU / AFP]

Hommes et femmes sont-ils égaux face à l’alcool ? Les résultats d’une étude parue dans The Journal of Neuroscience semblent indiquer que non. Des tests sur des souris de laboratoire, dont le système nerveux est proche de celui de l’humain, ont montré une sensibilité accrue aux effets nocifs de l’alcool chez les femelles.

Cela tient au fait que, chez les femelles, la consommation d’alcool stimule la sécrétion d’une hormone appelée oestradiol (E2). Cette dernière modifie la réponse neuronale, notamment en altérant le sytème de la dopamine.

Ce neurotransmetteur, parfois surnommé «hormone du bonheur», permet la communication au sein du système nerveux et agit sur le comportement. Comme son surnom l’indique, la dopamine est directement liée au circuit de récompense du cerveau.

Lorsque le niveau d’oestradiol est élevé, les neurones du tronc cérébral qui produisent la dopamine sont anormalement stimulés par la consommation d’alcool. Et libèrent alors «l’hormone du bonheur» en quantité.

Ainsi, l’étude a montré que l’ingestion d’alcool était davantage «récompensée» par le système nerveux des souris femelles que par celui des mâles. Cela pourrait expliquer une tendance moindre des femmes à céder au binge drinking, cette hyperalcoolisation rapide qui consiste à boire le plus possible en un minimum de temps. Ce comportement bloquerait certains récepteurs de l’oestradiol dans les neurones.

Près d'un quart des Français (24 %) affirment que leur consommation d'alcool a, au contraire, diminué depuis le début du confinement.

D’un autre côté, Amy Lasek, une co autrice de l’étude, souligne le fait qu’une consommation importante lorsque «les niveaux d’œstrogène sont élevés» peut non seulement avoir les effets nocifs habituels de l’alcool, mais aussi «augmenter les risques de développer des problèmes d’alcoolisme sévère», en raison de cette sensation de récompense accrue.

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