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Ces médicaments qui soignent l’alcoolodépendance

Les traitements médicamenteux pour l’alcoolodépendance, notamment le baclofène, existent depuis bien longtemps. Efficaces en termes de consommation, ils restent mal connus.

Axelle Truquet atruquet@nicematin.fr  Publié le 28/11/2021

Illustration. Photo archives FRANTZ BOUTON

Les différents confinements et autres restrictions de circulation ont souvent mis à mal l’équilibre précaire de ceux qui souffrent d’addiction. Les professionnels de santé l’ont souligné depuis le début de la crise sanitaire. Au premier rang de ces lanceurs d’alerte, le Dr Faredj Cherikh, chef du service d’addictologie du CHU et du CSAPA de Nice (1).

« La pandémie, les mesures qu’elle a engendrées et la crise économique qui en découle pèsent lourd sur la santé mentale d’une part croissante de la population, appuie le Dr Cherikh. On assiste en particulier à une recrudescence des conduites addictives. Tabac, alcool, cannabis, médicaments psychotropes… plus d’un tiers des usagers déclarent ainsi avoir augmenté leur consommation sur les douze derniers mois. » Or, ces personnes ont besoin d’être accompagnées.

Concernant plus particulièrement la réduction des consommations d’alcool, l’une des pistes thérapeutiques possible aux côtés d’un indispensable suivi psycho-social est médicamenteuse.

« Deux molécules existent à cette fin, le nalméfène et le baclofène, décrit le Pr Benoît Trojak, chef du service d’addictologie au CHU de Dijon. Trois autres sont disponibles mais elles sont indiquées, elles, dans l’aide au sevrage. »

Le psychiatre pointe plus spécifiquement l’intérêt du baclofène. « La posologie est variable et les doses asymétriques: de 2 à 4 par jour avec une administration calquée sur les besoins du patient. » Cela diffère donc du nalméfène, délivré à raison d’un comprimé par jour.

Éducation,consommation, évolution

« Pour parvenir à une réduction significative de la consommation d’alcool, trois choses sont fondamentales : l’éducation du patient, l’estimation de sa consommation et le suivi de son évolution », insiste le Pr Trojak.

Car, à brûle-pourpoint, peu de personnes savent calculer les unités d’alcool: combien y en a-t-il dans une canette de bière forte? Dans une bouteille de vin? « On considère qu’une unité (ou un verre), c’est 10 g d’éthanol. Cela correspond à un ballon de vin (10 cl), un demi de bière (25 cl), un verre de pastis (3cl). Une fois qu’on l’a expliqué au patient, il s’agit de calculer avec lui sa consommation de base qui permet d’analyser les évolutions. Pour cela, on va reporter le nombre de verres bus au cours des 14 ou 28 derniers jours, en s’aidant des dates repères (anniversaires, événements particuliers, etc.). Cela nous permet d’une part de repérer les jours à forte consommation (c’est-à-dire 6 verres ou plus pour un homme, 4 pour une femme), d’autre part de calculer la consommation journalière moyenne. En fonction de toutes ces informations, on va proposer une stratégie thérapeutique et un suivi durant lequel il faudra poursuivre cette comptabilité. »

Adapter la posologie aux habitudes de vie

Lorsque l’objectif est la réduction de la consommation d’alcool (pour atteindre moins de 4 verres par jour chez un homme et 2 chez une femme), il est possible de prescrire du baclofène, mais seulement, selon l’AMM (Autorisation de mise sur le marché), après échec des autres traitements.

« On peut alors prescrire des doses asymétriques (en ne dépassant pas les 80mg/jour) c’est-à-dire d’adapter les prises en fonction du moment où le patient sait qu’il va avoir envie de boire. D’où l’importance d’analyser sa consommation. Mais il faut aussi prendre en compte les impératifs de vie, comme la conduite automobile, parce que le médicament peut engendrer un peu de somnolence. »

Ainsi, chez certains, le traitement sera le mieux adapté lorsqu’il est pris en fin de journée car c’est en rentrant chez eux qu’ils ont l’habitude de boire; alors que pour d’autres, il sera réparti matin, midi et soir car cela correspond à leurs habitudes de consommation. Le médecin insiste sur le suivi : « C’est ce qui va permettre d’adapter la posologie à la personne et ainsi atteindre l’objectif fixé. »

Dans tous les cas, lorsque quelqu’un souffre d’addiction ou sent que sa consommation (quel que soit le produit: alcool, tabac, drogue, nourriture, etc.) tend vers l’excès, il est conseillé d’en parler. Avec son médecin traitant ou un professionnel de santé mentale qui pourront, le cas échéant orienter vers une prise en charge adaptée.

1. Il présidait dernièrement un congrès dédié à ce thème, aux côtés des Prs Michel Benoît, chef du service de psychiatrie, Albert Tran, chef du service d’hépatologie du CHU de Nice et du Pr Amine Benyamina, chef du service psychiatrie et addictologie de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif.

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Arythmie cardiaque : le vrai danger c’est l’alcool

Par Mégane Fleury

À l’inverse, la caféine et le manque de sommeil ne semblent pas avoir d’effets sur le rythme cardiaque.


L’ESSENTIEL

  • Il faut un examen médical complet, et plusieurs tests cardiaques pour détecter l’arythmie.
  • La prise en charge de l’arythmie repose sur des médicaments, sur le changement de certaines habitudes de vie ou sur une intervention chirurgicale.
  • Environ 700 000 personnes seraient concernées en France par la fibrillation atriale.

Notre cœur bat généralement entre 50 et 100 fois par minute. Lorsque les battements sont irréguliers, il s’agit d’artyhmie cardiaque. Cette pathologie peut avoir plusieurs causes : des lésions liées à une crise cardiaque, du diabète, le stress ou encore l’apnée du sommeil. Dans JAMA Cardiology, une équipe de recherche de l’université de Californie – San Diego montre que les origines du trouble ne sont pas toujours celles que l’on croit. Ils ont testé plusieurs hypothèses avec un groupe de volontaires pour le prouver. 

Qu’est-ce que l’arythmie cardiaque ? 

L’arythmie peut se manifester de plusieurs manières : elle peut ralentir ou accélérer le rythme cardiaque. Dans le premier cas, il s’agit de brachycardie, lorsque les battements cardiaques sont inférieurs à 60 par minute. À l’inverse, s’il y a plus de 100 battements du cœur par minute, c’est de la tachycardie. La fibrillation cardiaque est caractérisée par des contractions désordonnées. Ces différentes pathologies peuvent se manifester par un essoufflement, de la fatigue, des étourdissements, des palpitations ou des douleurs à la poitrine. Parfois, les personnes concernées ne ressentent aucun symptôme. 

Quelles sont les facteurs déclencheurs supposés ? 

450 personnes ont participé à cette recherche. Elles ont utilisé un appareil d’enregistrement d’électrocardiogramme ainsi qu’une application téléphonique pour noter les déclencheurs potentiels de leur arythmie : boire de l’alcool ou consommer de la caféine, dormir sur le côté gauche ou ne pas dormir suffisamment, manger un gros repas, une boisson fraîche ou s’en tenir à un régime particulier, faire de l’exercice ou toute autre chose qu’ils pensaient être impliquée dans leur arythmie. La caféine était perçue par les participants comme l’une des causes principales de l’arythmie, en réalité, les données montrent qu’il n’y a pas de lien entre les deux. Des recherches ont même montré que le café pouvait avoir un effet protecteur sur le rythme cardiaque. 

Des troubles mortels

Selon les conclusions des auteurs, l’alcool est le seul déclencheur : lors de l’étude, la consommation de boissons alcoolisées était systématiquement associée à une dérégulation du rythme cardiaque. Ils rappellent que ces troubles cardio-vasculaires contribuent à plus de 150 000 décès chaque année aux États-Unis. Ce taux de mortalité a n’a cessé d’augmenter depuis vingt ans.  

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Voici 6 signes qui prouvent que votre rapport à l’alcool est TRÈS malsain

MÉLISSA SEKKAL  

Avec l’alcool, quand peut-on parler de dépendance ? Certains signes problématiques doivent vous alerter; vous avez peut-être besoin d’aide pour vous sevrer.

Après les mois difficiles que nous venons de traverser – durant lesquels confinement et couvre-feu sont devenus la norme – quelques mauvaises habitudes ont pu plus facilement se greffer à notre routine. Manque d’activités, ennuiclimat anxiogène… Force est de constater que ce genre de situation se veut propice au développement de certaines addictions dont celle à l’alcool fait partie.

Le plus souvent, la limite est fine entre consommer de l’alcool par plaisir et en consommer par besoin. À partir de quel moment peut-on dire que le rapport entretenu avec l’alcool dérive vers le malsain ? C’est la question que nous nous sommes posée ici. 

DÉPENDANCE À L’ALCOOL : 6 SIGNES RÉVÉLATEURS

Votre entourage s’inquiète

De plus en plus, vos proches vous font des remarques quant à votre consommation d’alcool ? Ces derniers ont peut-être perçu quelque chose que vous ne pouvez – ou ne voulez – pas voir… Vous devriez prendre au sérieux ces observations, surtout si elles viennent de personnes qui veulent votre bien. 

Vous n’envisagez pas une fête sans alcool

Pour vous, une sortie festive sans présence d’alcool est une aberration ! C’est simple, vous ne voyez pas l’intérêt de faire la fête sans consommer de boissons alcoolisées. S’amuser sans boire, c’est possible ça ? Vous êtes même prête à refuser une invitation pour ce motif. Une fois de plus, il s’agit d’un signe qui devrait vous alerter.

Vous tolérez mieux l’alcool qu’avant

Vous avez remarqué être en capacité de boire beaucoup plus d’alcool avant de ressentir les premiers signes de l’ivresse ? Cela signifie que votre organisme a fini par s’habituer et qu’il résiste désormais à de plus grandes quantités de boissons alcoolisées. Si certains considèrent cela comme une fierté, sachez qu’il s’agit plutôt d’un signe particulièrement inquiétant.

Vous consommez plus d’alcool qu’avant

Étant donné que vous tolérez mieux l’alcool désormais, vous avez tendance à en boire de plus en plus. Cela se traduit à la fois par une consommation en plus grande quantité, afin d’en ressentir les effets, mais aussi par une fréquence plus rapprochée et régulière. Résultat : il n’est pas rare que vous vous retrouviez à consommer bien plus d’alcool que vous ne le souhaitiez initialement.

Vous remarquez également des signes physiques

Votre peau est plus terne, plus sèche, votre mine a l’air plus fatiguée ? Vous ressentez des picotements et des engourdissements dans les extrémités de votre corps ? Vous souffrez de troubles digestifs (de reflux gastriques ou de brûlures d’estomac par exemple) ? Vous avez pris ou perdu du poids de manière inexpliquée ? Sachez que tous ces symptômes physiques peuvent être liés à votre consommation d’alcool.

Malgré tout cela, vous continuez à consommer de l’alcool

Tous ces signes ayant un impact sur vos relations avec les autres, votre apparence ou même votre santé, vous ne pouvez que les constater. Pourtant, cela ne vous empêche pas de continuer à consommer de l’alcool, un peu comme si vous ne pouviez pas vous en sevrer. Cela peut une nouvelle fois témoigner d’un rapport malsain à l’alcool, voire d’une addiction.

ALCOOLISME : IL EST TEMPS DE VOUS FAIRE AIDER !

Si vous vous êtes reconnue dans l’un ou plusieurs points cités précédemment, cela signifie que votre consommation d’alcool devient problématique. Vous allez peut-être avoir besoin de l’aide d’un professionnel et il n’y a aucun mal à ça ! Ce dernier saura évaluer votre problème et vous aider à le régler au travers de moyens adaptés. Alors, pourquoi hésiter à consulter ?

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Pourquoi a-t-on envie de fumer une cigarette quand on boit de l’alcool?

Robin Tutenges — 22 novembre 2021

Un vilain cercle vicieux, dans lequel il ne vaut mieux pas s’empêtrer.

Fumer et boire sont terriblement mauvais pour la santé. | Diego Indriago via Pexels
Fumer et boire sont terriblement mauvais pour la santé. | Diego Indriago via Pexels

Il y a des êtres singuliers, que l’on peut observer en fin d’après-midi ou en début de soirée, au moment où leur vraie nature surgit. Des êtres qui, toute la journée, refusent les invitations à fumer une cigarette. «Je ne fume pas, merci», lancent-ils parfois, suscitant l’admiration des masses accros au tabac. Mais, une fois qu’ils sont attablés à un bar, pinte de bière ou verre de vin sous le pif, leur discours change du tout au tout: une gorgée d’alcool et l’envie de fumer surgit. «Je fume seulement quand je bois», expliquent-ils alors timidement, tout en grattant une clope. Il a bon dos, le non-fumeur.

Les habitués du tabac peuvent se moquer. Eux plus que quiconque sont esclaves de ce drôle de phénomène. Verre en main, l’envie de fumer est irrésistible, au point d’enchaîner cigarettes et gorgées à un rythme effréné. C’est un fait: quand on boit, l’envie de fumer est exacerbée. Derrière ce désir incontrôlable se cache en fait une explication scientifique.

Fumer, c’est repartir

On s’en doute, associer cigarette et alcool entraîne d’une manière ou d’une autre une sensation de plaisir. Sinon, peu de gens y trouveraient un intérêt. Une découverte scientifique confirme cette hypothèse: fumer et boire actionnent simultanément le système de récompense dans le cerveau, créant un sentiment d’euphorie. Le plaisir, lui, n’en est que décuplé.

Cet état de bien-être est loin d’être la seule explication. Un autre phénomène entre dans la danse, bien plus insidieux encore. Il concerne directement les effets qu’entraînent les deux substances sur le corps humain. Des effets qui se nourrissent mutuellement, engouffrant le consommateur dans un dangereux cercle vicieux.

«La nicotine affaiblit l’effet de fatigue induit par l’alcool en stimulant la zone du cerveau qui contrôle le sommeil.»

Mahesh Thakkar, directeur de recherche

Pour les besoins d’une étude publiée dans la revue Journal of Neurochemistry, des scientifiques de l’université du Missouri, aux États-Unis, ont équipé des rats d’électrodes, avant de les exposer à du tabac et à de l’alcool (pas sûr que les rongeurs aient eu leur mot à dire dans l’affaire). En observant les résultats, les chercheurs ont remarqué que la nicotine contenue dans les cigarettes permettait de réduire la somnolence. Une somnolence elle-même provoquée par la consommation d’alcool. Vous voyez le genre.

«Nous avons découvert que la nicotine affaiblit l’effet de fatigue induit par l’alcool en stimulant une réponse dans une zone particulière du cerveau, le proencéphale basal (région du cerveau contrôlant le sommeil)», explique Mahesh Thakkar, membre de l’étude, cité par le média Sciences et Avenir. L’effet léthargique de l’alcool serait donc contrebalancé par la sensation de dynamisme qu’entraîne la consommation de cigarettes. Pour faire simple: quand on boit on s’endort, quand on fume on se réveille. Le terrain parfait pour une escalade des vices.

Pire, quand ce dangereux mécanisme s’installe, il devient encore plus difficile de s’en débarrasser. À chaque verre, la recherche de ce plaisir de récompense s’associe à l’effet de fatigue qu’entraîne la consommation d’alcool, à la recherche d’un esprit festif et à la sensation d’énergie que vous apporte la cigarette. Difficile alors de ne pas craquer, de plonger à nouveau sa main dans un paquet, surtout quand, autour, les gens fument à tout va.

Arrêter de boire pour arrêter de fumer

On ne va pas vous refaire le topo. On le sait, fumer et boire sont terriblement mauvais pour la santé. Foie, poumons, cœur, vaisseaux… tout morfle lorsqu’on consomme des cigarettes ou de l’alcool. Alors mélanger les deux n’est clairement pas la meilleure des choses à faire pour votre corps. Notamment quand on est jeune.

Certains dégâts de ce cocktail néfaste sont déjà visibles dès l’adolescence, selon une étude parue en 2018 dans l’European Heart Journal. Fumer et boire à cette tranche d’âge entraîne par exemple une rigidité des artères et un risque de maladies cardiovasculaires. En outre, après 100 cigarettes, soit quatre par jour pendant moins d’un mois, les ados ont des artères environ 4% plus rigides que celles des non-fumeurs.

Alcool et tabac ne font clairement pas bon ménage. Pas de quoi vous faire arrêter pour autant ce dangereux cocktail? Voici un argument infaillible: associé à l’alcool, le tabac pourrait aggraver la gueule de bois.

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Pourquoi supporte-t-on moins bien l’alcool en vieillissant?

Une étude américaine datant de 2012, menée sur 113 étudiants, a montré que ceux qui fumaient et buvaient en soirées présentaient des symptômes plus fréquents et plus sévères de gueule de bois. Un argument de poids pour stopper totalement la cigarette, ou même l’alcool (sans aucun doute le meilleur moyen de dire adieu à la gueule de bois). De toute façon, pour faire une croix sur la cigarette, rien de mieux que de surveiller son débit de boissons.

La meilleure façon d’arrêter définitivement l’une des deux habitudes reste de limiter la consommation de l’autre. Autrement dit: pour arrêter d’enchaîner cigarette sur cigarette, mieux vaut arrêter de s’enfiler en toute insouciance des verres d’alcool dans le gosier.

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Les voitures américaines en mission pour détecter l’alcool au volant

Un prototype de voiture pouvant détecter le taux d'alcoolémie dans le souffle d'un conducteur, sur une photo transmise par l'association de fabricants automobiles pour la sécurité routière (ACTS), le 16 novembre 2021

Un prototype de voiture pouvant détecter le taux d’alcoolémie dans le souffle d’un conducteur, sur une photo transmise par l’association de fabricants automobiles pour la sécurité routière (ACTS), l

Aux Etats-Unis, les voitures pourraient bientôt refuser de rouler si le conducteur est en état d’ivresse, grâce à des capteurs capables de détecter l’alcool dans l’haleine ou à travers la peau. Mais ces technologies interpellent les défenseurs de la vie privée et des libertés.

Le président Joe Biden a signé cette semaine une loi qui va obliger les fabricants d’automobile à intégrer des outils de ce genre dans les années à venir.

Dans un pays où l’alcool au volant tue plus de 10.000 personnes tous les ans, et où le taux d’alcool autorisé est en moyenne plus élevé que dans de nombreux autres pays occidentaux, la nouvelle législation suscite beaucoup d’enthousiasme.

« Je pleure des larmes de joie », a réagi Alex Otte, président de MADD, une ONG qui voit cette loi comme un moyen de sauver des milliers de vies. « C’est le début de la fin de l’ivresse au volant ».

Mais le texte soulève aussi des questions: que se passera-t-il si la voiture se trompe et refuse de démarrer? Les véhicules deviendront-ils potentiellement des témoins contre leur propriétaire, en cas de procès?

Les autorités américaines ont trois ans, potentiellement renouvelables, pour se prononcer sur ces sujets.

La technologie, elle, est quasi prête. Des chercheurs ont mis au point des capteurs qui aspirent et testent le souffle du conducteur.

Démarreur mouchard –

Ils ont aussi développé un scanneur, intégré au bouton de démarrage du moteur, qui mesure le taux d’alcool dans les vaisseaux sanguins sous la peau des doigts, grâce à une lumière infrarouge.

Ces inventions ont été mises au point par une collaboration entre une association de fabricants automobiles pour la sécurité routière (ACTS) et les autorités concernées.

Des systèmes anti-triche seront intégrés pour empêcher la voiture de démarrer en cas de taux d’alcool supérieur à la limite de 0,08%, en vigueur dans la plupart des Etats américains, a expliqué Robert Strassburger, président de l’ACTS.

« Nous émettons tous du dioxyde de carbone quand nous expirons, (et le système) sait détecter si l’échantillon vient du chauffeur et pas d’ailleurs », a-t-il précisé à l’AFP.

Quand au capteur digital du démarreur, il est relié à un circuit entre le siège et l’ordinateur de bord: « Si un passager appuie sur le bouton, le circuit ne fonctionne pas et la mesure n’est pas prise », détaille M. Strassburger.

Ces outils sont considérés comme « passifs », par opposition aux appareils existants, qui nécessitent une action des conducteurs, comme de souffler dans un tube avant de pouvoir circuler.

Ce genre d’alcootest intégré au véhicule est obligatoire dans certaines juridictions en cas de condamnation pour conduite en état d’ivresse.

« Anticonstitutionnel » –

Certains experts sont favorables à ces technologies, tant qu’elles sont correctement régulées, mais d’autres pointent les dangers et dérives potentiels.

Laura Perrotta, présidente de l’association des usagers des autoroutes américaines, pense que ces capteurs sont formidables, tant qu’ils fonctionnent correctement.

« Imaginez que quelqu’un se fasse un bain de bouche et n’arrive pas à démarrer sa voiture ou que le système ne détecte pas que quelqu’un a bu trop de verres », remarque-t-elle. « Ca pourrait poser un vrai problème ».

Pour les défenseurs des libertés individuelles, l’enjeu ne relève pas de la technique mais de la légalité.

« C’est complètement anticonstitutionnel que nos voitures nous surveillent pour le compte du gouvernement », s’insurge Albert Fox Cahn, fondateur de l’ONG Surveillance Technology Oversight Project.

« Ce n’est pas moins illégal que si le gouvernement obligeait les opérateurs téléphoniques à installer des micros cachés dans toutes les maisons pour s’assurer que personne ne commettra de crime à l’avenir », a-t-il ajouté.

Robert Strassburger a fait valoir que les autres technologies qui récoltent des informations dans les voitures sont déjà régulées, et que la police a besoin d’un mandat pour y accéder. Mais la décision finale reviendra selon lui aux « fabricants ou aux législateurs, qui ne leur laisseront pas le choix ».

Près d’un quart de la population française consomme trop d’alcool

selon Santé publique France

Près d’un quart de la population française consomme trop d’alcool, selon Santé publique France

AU RAPPORT – Selon la dernière étude de l’Agence nationale de santé publique, près d’un Français sur quatre dépasse les repères fixés en matière de consommation d’alcool. Et une part non négligeable d’entre eux semble minimiser les risques liés à ce comportement.

Maelane LOAEC

Si la proportion de Français qui boivent trop n’a pas augmenté depuis 2017, elle plafonne encore à un haut niveau. Selon le dernier baromètre de Santé publique France, publié ce mardi 9 novembre, 23,7% des 18-75 ans déclarent avoir dépassé les repères de consommation délimités par l’institution en 2017, avec l’aide de l’Institut national du cancer.

À savoir : pas plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de deux par jour, en se réservant donc des jours sans une goutte d’alcool dans la semaine. Ce serait donc près d’un adulte français sur quatre qui aurait une consommation excessive d’alcool.

Cette proportion n’a pas beaucoup augmenté par rapport à celle de 2017, lorsque le niveau montait à 23,6%. À noter également, cette étude a été interrompue lors du premier confinement de mars, « modifiant ainsi la période usuelle de recueil des données » : aucune interview n’a été réalisée entre mi-mars et juin 2020, mais il y a eu davantage d’entretiens pendant l’été, période davantage propice à la consommation. Conséquences :  ces données pourraient être « surestimées » par rapport à 2017.

Un risque pour la santé parfois sous-estimé

Santé Publique France rappelle dans cette étude que la consommation excessive d’alcool cause plus de 40.000 décès par an, et coûterait 118 milliards d’euros par an. Des risques dont de nombreux Français ne semblent pas conscients. Parmi les sondés, 17% des personnes affirmant dépasser les repères de consommation estiment que boire quotidiennement ne représente pas de danger pour la santé. Un avis partagé par 8% de ceux qui ne consomment pas au-delà des recommandations. 

Si 84% de ceux ayant une consommation excessive de l’alcool reconnaissent en revanche que cette consommation peut aggraver le risque de cancer, ils sont 23% seulement à se dire prêts à boire moins, la faute à « des comportements très ancrés » déplore Santé Publique France.  

Les hommes et les actifs davantage concernés par une consommation excessive

L’étude révèle aussi que les hommes sont les plus susceptibles de multiplier les verres : 33,2% boivent trop, contre 14,7% pour les femmes. Un ratio inchangé par rapport à 2017. Parmi les adultes qui déclarent trop consommer, 68,1% sont des hommes, alors que parmi ceux qui affirment ne pas dépasser les repères, ils ne sont que 42,5%.  

Santé Publique France note également que si cette consommation « n’est pas très marquée socio-démographiquement »,  « le niveau de diplôme et le niveau de revenu » a tout de même une influence. Les personnes qui gagnent les plus hauts revenus dépassent souvent les repères de consommation, ainsi que plus largement les personnes actives : 57,6% des hommes et 59,2% des femmes qui ont un emploi déclarent trop boire, contre 9,4% et 7,2% pour les personnes au chômage.

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«Méconnaissable», cette star a sombré dans l’alcool

Une chanteuse célèbre a partagé un cliché datant de 2017 pour montrer dans quel état elle était à cause de l’alcool.

«Une version méconnaissable» d’elle-même. C’est ainsi que Jessica Simpson a décrit la photo qu’elle a postée sur Instagram, le 1er novembre 2021, pour évoquer son combat contre l’alcoolisme.

La chanteuse de 41 ans, qui a prouvé en 2020 qu’elle avait toujours un corps de jeune femme, fêtait ce jour-là 4 ans de sobriété et elle en a profité pour se confier sur les raisons qui l’avaient poussée à se reprendre en main parce qu’elle était épuisée.

«Il y a tellement de stigmatisation autour du mot alcoolisme ou de l’étiquette d’alcoolique. Le vrai travail que je devais faire dans ma vie était d’accepter l’échec, la douleur, la vulnérabilité et l’auto-sabotage. La consommation d’alcool n’était pas le problème.

C’était moi le problème. Je ne m’aimais pas. Je ne respectais pas mon pouvoir. Aujourd’hui, je le fais. J’ai accepté mes peurs et les parties tristes de ma vie», a écrit la maman de trois enfants et adepte des manteaux de fourrure avant de conclure: «Je suis libre».

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Les 5 choses terribles que l’ abus d’alcool fait à votre corps et à votre insu

De l’ADN aux hormones, une consommation excessive d’alcool peut modifier la biologie de votre corps de manière importante.

Marie Desangeil

Les boissons alcoolisées peuvent s’additionner plus rapidement que vous ne le pensez. Lorsque vous vous réveillez avec une gueule de bois, il est évident que les boissons de la nuit dernière ne vous ont pas fait beaucoup de bien.

Mais malgré ce que vous entendez sur les bienfaits pour la santé d’un verre de vin occasionnel, une consommation excessive d’alcool peut avoir un impact bien plus important sur votre corps qu’une seule journée de misère. On oublie, souvent que l’alcool est un dépresseur.

De plus, il y a quelques années, les effets cumulatifs d’une consommation excessive d’alcool ont été révélés dans une étude à grande échelle portant sur près de 600 000 buveurs dans 19 pays. Les chercheurs ont constaté que les buveurs qui consommaient entre 14 et 25 verres par semaine environ avaient une durée de vie moyenne jusqu’à deux ans plus courte que ceux qui buvaient un maximum d’environ sept boissons alcoolisées par semaine.

Les résultats, qui ont été publiés en avril 2018 dans The Lancet, ont également révélé que plus la consommation hebdomadaire d’alcool augmentait, plus le risque d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque et de décès dû à l’hypertension ou à l’anévrisme aortique augmentait.

Quelle quantité d’alcool est excessive ?

La consommation excessive d’alcool se définie comme étant supérieure à 8 verres par semaine pour les femmes et à 15 verres pour les hommes. Une consommation modérée d’alcool se définie apr deux verres par jour pour les hommes et un verre par jour pour les femmes.

Souvent, les gens ne réalisent pas la quantité d’alcool qu’ils consomment sur une base mensuelle. Si l’on considère que quelqu’un peut prendre quelques verres le week-end, un verre de vin avec les dîners ou une bière (ou deux ou trois) en regardant du sport, cela s’additionne. De plus, si vous ne buvez qu’une ou deux fois par mois, il est facile de penser que vous n’en faites pas trop. Mais en ce qui concerne la consommation excessive d’alcool, le principal problème pour la plupart des gens est la consommation excessive d’alcool en une seule occasion, appelée « binge drinking ». Cela signifie quatre verres ou plus pour les femmes, et cinq ou plus pour les hommes, sur une période de deux à trois heures.

Prendre un verre tous les jours de la semaine n’est pas la même chose que prendre sept verres un samedi. Il est important de savoir exactement quelle quantité d’alcool vous consommez.

Quels autres effets l’alcool peut-il avoir sur votre organisme ?

En plus de vous faire perdre des années de vie, l’excès d’alcool peut avoir d’autres effets importants sur votre corps et votre esprit. En voici cinq que la recherche a mis en évidence :

1. L’alcool peut modifier votre ADN et vous donner envie de consommer davantage d’alcool

Oui, vous avez bien lu. Tant le binge drinking que la consommation excessive d’alcool peuvent réellement modifier votre patrimoine génétique et vous faire désirer plus d’alcool, plus souvent, selon une étude publiée en décembre 2018 dans Alcoholism : Clinical & Experimental Research.

Lorsque les chercheurs ont comparé des groupes de binge drinkers et de gros buveurs à des buveurs modérés (un verre par jour pour les femmes et jusqu’à deux pour les hommes), ils ont constaté qu’un processus de modification génétique induit par l’alcool, appelé méthylation, a changé deux gènes dans le corps des personnes du premier groupe.

L’un de ces gènes, appelé PER2, affecte l’horloge biologique du corps, et l’autre, POMC, régule le système de réponse au stress. Le résultat de ces changements est un désir accru d’alcool. Cette découverte apporte la preuve que la consommation excessive d’alcool peut réellement modifier vos gènes et que ces changements épigénétiques spécifiques dans ces gènes spécifiques sont associés à une augmentation du désir de boire de l’alcool. Cela pourrait contribuer à expliquer pourquoi le trouble de la consommation d’alcool est si puissant et touche tant de personnes.

2. L’alcool augmente le risque de certains cancers

Une méta-analyse de 572 études a montré que l’alcool augmente le risque de certains cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, du foie et du sein. Comme vous pouvez l’imaginer, ce risque monte en flèche chez les gros buveurs. Ils ont cinq fois plus de risques que les non-buveurs de contracter un cancer de l’œsophage.

Mais même une consommation modérée d’alcool double presque les risques de cancer de la bouche et de la gorge. La consommation d’un seul verre par jour peut également augmenter le risque de cancer du sein. Des recherches antérieures publiées dans l’International Journal of Cancer ont montré que l’alcool contribuait à environ 5,5 % des cas de cancer et à près de 6 % des décès par cancer dans le monde.

3. L’alcool modifie la composition des organismes dans l’intestin, ce qui nuit à l’immunité

La recherche axée sur l’équilibre délicat des micro-organismes qui résident dans le tractus gastro-intestinal a révélé que les perturbations de ces colonies bactériennes peuvent affecter non seulement la digestion mais aussi d’autres aspects de la santé, notamment l’immunité.

Il a été démontré que la consommation d’alcool affecte cet équilibre bactérien. Selon une analyse publiée en juillet 2021 dans l’International Journal of Molecular Sciences,les alcooliques présentent un équilibre différent des bactéries intestinales et des impacts sur leur barrière intestinale. Il a été démontré que la consommation chronique d’alcool a des effets néfastes sur les cellules du système immunitaire.

4. L’alcool affecte la mémoire à long terme et la structure du cerveau

Une nuit de beuverie peut entraîner des trous de mémoire qui effacent le souvenir d’événements et de détails importants. De plus, une consommation régulière d’alcool peut affecter les fonctions cérébrales à long terme. Les personnes qui boivent beaucoup pendant une longue période risquent de modifier le « câblage » du cerveau. Ce qui peut entraîner des problèmes cognitifs même après la sobriété.

Une forte consommation d’alcool peut également avoir un impact sur le cerveau à long terme et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral et de dépression. Des recherches menées en mai 2021 à l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, ont montré que même une consommation modérée d’alcool diminue la matière grise et la matière blanche du cerveau. Les résultats ont conclu qu’il n’existe « aucun niveau de consommation d’alcool sans danger pour la santé du cerveau. »

5. L’alcool provoque des perturbations hormonales

Une consommation excessive et chronique d’alcool peut également causer des ravages dans le système endocrinien, qui constitue l’une des principales lignes de communication entre les organes et les autres systèmes (comme les systèmes nerveux et immunitaire).

De la même manière que l’alcool crée un déséquilibre dans l’intestin, il déséquilibre également le système endocrinien en perturbant la libération d’hormones importantes, créant des perturbations hormonales qui peuvent s’infiltrer dans tous les organes et tissus du corps.

Ces perturbations peuvent aller jusqu’à provoquer des dysfonctionnements de la reproduction, des problèmes de thyroïde, des anomalies du système immunitaire, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des troubles psychologiques et comportementaux.

Des recherches suggèrent également que l’alcool augmente la production de cortisol, l’hormone du stress, pendant et après la consommation d’alcool, ce qui a pour conséquence d’augmenter la pression artérielle et de provoquer une augmentation du stress.

Source

Neuf magasins sur dix vendent de l’alcool aux mineurs, selon une étude

Par Le Figaro Publié il y a 7 heures

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, pointe l’association Addiction France.

«Les chiffres sont affligeants», juge, lapidaire, le communiqué de l’association Addictions France.

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, en vigueur pour les moins de 18 ans depuis 2009, l’âge étant fixé à 16 ans auparavant.

Pour arriver à ce résultat, l’association a recruté des «clients mystères», des mineurs de 16 et 17 ans. Plus de huit fois sur dix, la carte d’identité n’est pas demandé, et lorsqu’elle est demandée la vente s’effectue dans six cas sur dix.

«Ce qui m’a marqué c’est quand on nous demandait la carte d’identité et qu’on nous laissait passer», témoigne une cliente mystère qui a opéré dans le Finistère.

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