Recherche

Catégorie

Alcool

Vin, bière, cocktails : le succès du « sans alcool »

Les Français boivent 2,5 fois moins d’alcool qu’il y a 60 ans. Ils se tournent de plus en plus vers les bières, cocktails ou même vins sans alcool. Et ces boissons se font de plus en plus nombreuses dans nos rayons.

De l’alcool sans alcool, et oui, le concept est étonnant. Aujourd’hui, le marché connaît une énorme croissance. Elle augmente de 25% chaque année. Des boissons parfois à la fabrication artisanale, à l’aide d’un alambic. Par exemple, Nicolas Julhès est distillateur. Depuis trois ans, il s’est lancé dans la production d’un spiritueux sans alcool. Des plantes, des agrumes, des épices, en très grandes quantités, il en met plus que dans un alcool classique.

Pourtant, la bouteille est vendue au même prix qu’une boisson avec alcool. Et pour le barman, le travail est identique, comme la couleur, l’odeur et le goût. Souvent moins sucrés, garantis sans gueule de bois, cette tendance à la modération concerne toutes les générations.

Preuve aussi que le marché est en pleine croissance, Pernod Ricard, l’une des plus grandes marques d’alcool en France a lancé sa propre gamme. En 2021, elle en a vendu 200 mille bouteilles. Et toujours au cours de cette année, près d’un quart des foyers en France ont acheté des apéritifs sans alcool.

Source

Vin : pourquoi sont-ils de plus en plus alcoolisés ?

Il est plus difficile de trouver du vin léger actuellement car les vins ont grimpé en alcoolémie.

Coronavirus : Confinés, les Français achètent moins d'alcool

Coronavirus : Confinés, les Français achètent moins d’alcool

Les Français boivent de moins en moins d’alcool. Selon l’INSEE, nous sommes passés de 200 litres par an en 1960 à 80 litres par an aujourd’hui. L’enquête révèle aussi que les Français apprécient particulièrement l’apéro, moment où l’on consomme de l’alcool plus léger comme le vin.

Mais le paradoxe, c’est que les vins sont de plus en plus alcoolisés. Selon Jacques Dupont, journaliste et enquêteur au journal Le Point, ce phénomène s’explique par la baisse des rendements, généralisés partout en France, à cause du manque d’eau. « Si on a plus de sucre (dans les raisins), c’est parce qu’on a moins d’eau dans les réserves. Donc c’est vraiment un effet de cette concentration et des hausses de températures« , détaille Jacques Dupont. 

Le sucre étant ensuite transformé, cela donne des vins beaucoup plus chargés en alcool. Il est donc plus difficile de trouver du vin léger actuellement. Compenser cette hausse en sucre demande un travail considérable au vigneron. Pour cela, il faudrait par exemple qu’il protège les raisins en les mettant à l’abri du soleil sous des feuillages. Mais peu importe le procédé utilisé, il reste compliqué à réaliser de manière naturelle. En effet, la vigne doit être rééquilibrée afin de donner des raisins qui « soient mûrs, qui soient moins chargés en sucre, et qu’il y ait un peu plus d’eau à l’intérieur des grains », conclut Jacques Dupont.

L’alcool ? Même résultat chez TOUS les vivants !!

L’arbre Marula est l’un des nombreux arbres dont les gros fruits sont chargés de sucre (fructose). À maturité, le fruit tombe au sol et fermente en partie en alcool.

La plupart des animaux attendent cet événement avec impatience. Les éléphants, comme vous le verrez, accélèrent la chute en secouant l’arbre pour faire tomber les fruits. Puis ils vont s’en régaler jusqu’à ce qu’ils s’enivrent et ne puissent que tituber sur leurs pieds. Vertébrés, oiseaux, toute la bande.

Alcool, cannabis, drogues dures… Comment aider un proche à sortir de l’addiction ?

Il s’agit souvent d’un problème que l’on minimise ou que l’on cache sous le tapis, mais les addictions sont un fléau en France, et chacun d’entre nous peut y être confronté un jour. Elles ne touchent pas que les personnes addictes mais aussi leurs proches, alors comment tendre la main ? Pour y répondre, Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam étaient les invités de « Bienfait pour vous » sur Europe 1.

Taboue, difficilement diagnosticable, longue rémission, l’addiction est un mal dont on aimerait vraiment se passer et qui affecte tout notre entourage. Au micro de Julia Vignali et Mélanie Gomez, Jean-Pierre Couteron, addictologue, psychologue clinicien et porte-parole de la Fédération addiction et Jérôme Adam, producteur du film Tout pour être heureux ? traitant de l’addiction, sont venus partager leur expertise. Et pour aider, il faut d’abord reconnaître. Qu’est-ce qu’une addiction ? Qui peut être susceptible d’en développer une ? Et surtout, que faire ?

Qu’est-ce que c’est concrètement l’addiction ?

« L’addiction, c’est la perte de contrôle d’une substance psychoactive ou désormais d’un appareil, d’un comportement, qui nous permet d’avoir des effets psychoactifs. C’est la perte de contrôle. Avant, c’est de l’usage. Si je me sers de mon téléphone portable, c’est de l’usage. Si, je n’arrive pas à doser le temps que je passe sur mon téléphone portable, je rentre dans des comportements addictifs », explique Jean-Pierre Couteron.

Selon le spécialiste, l’addiction est un trouble complexe, car elle possède deux versants : un versant maladie et un versant « comportement social », à savoir comment l’addict interagit avec le monde et avec ses proches.

Est-on tous égaux face à l’addiction ?

Certains milieux sociaux, certaines tranches d’âge semblent être plus exposés aux risques addictifs, mais pour le clinicien, il n’y a pas forcément de prédispositions, plutôt des vulnérabilités. « Il y a effectivement des vulnérabilités sociales qui font que, selon les milieux sociaux, selon les conditions de vie, on peut avoir des paramètres. Mais il y a aussi des vulnérabilités psychiques. Selon les histoires de vie, si on a vécu un traumatisme, qu’on a des difficultés familiales », détaille-t-il.

>> À RÉÉCOUTER – Drogue et alcool : la clé des addictions serait dans notre ventre

« Et puis il y a des vulnérabilités physiologiques, génétiques. Il n’y a pas un gène de l’addiction, mais il y a des paramètres qui font qu’on n’a pas le même physique et qu’on n’aura pas la même réaction à la substance. Donc tout ça se mélange, peut s’équilibrer. L’effet positif de l’un peut rencontrer l’effet négatif de l’autre. Mais effectivement, le principe de base à savoir, c’est qu’on n’est pas égaux et que ce qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre. »

Une constante semble pourtant se dessiner : c’est à l’adolescence que majoritairement les risques addictifs se présentent.

Comment reconnaître une personne addicte ?

Selon Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam, qui a perdu son frère à cause de l’addiction et a motivé la création de son film, en cas de doute, il faut surveiller le comportement du proche et notamment s’il perd le contrôle. « Donc les signes qui montrent que la personne n’arrive pas à être à la hauteur du contrôle, qu’elle dit encore vouloir avoir. Qu’elle s’engage à faire telle chose à telle heure et qu’elle ne le fait pas. Qu’elle s’engage à ne pas reboire le soir même alors qu’elle va le faire… Ce sont ces signes-là« , précise l’addictologue.

« J’ai compris très vite que [mon frère] consommait, qu’il avait des problèmes de consommation parce qu’il y a eu des attitudes avec des épisodes délirants pendant la nuit, des épisodes où il avait piqué des médicaments de ma mère pour compenser et trouver certains effets », raconte Jérôme Adam.

>> À RÉÉCOUTER – Souffrant de différentes addictions, Christine a réussi à reprendre sa vie en main

Il y a également des signes physiques pour certaines addictions : l’ivresse alcoolique, l’euphorie avec un produit comme le cannabis, des états d’excitation avec des produits stimulants comme la cocaïne. Et si ces deux types de signes persistent et qu’on les a repérés, c’est à ce moment-là que le sujet peut être abordé.

Comment ne pas la braquer ?

« Souvent, le piège dans lequel on va tomber, c’est de lui en parler pour lui dire tout de suite : ‘Arrête !’ Or, il n’a pas immédiatement envie qu’on lui dise d’arrêter parce que pour lui, ça fonctionne encore comme une solution. Ça vient calmer une angoisse, ça vient calmer quelque chose. La première étape, c’est de lui dire qu’on voit qu’il consomme, qu’on imagine que ça lui sert à quelque chose et que c’est de ça dont on aimerait parler. C’est de voir à quoi ça lui sert », explique le clinicien. 

Pour Jérôme Adam, la question de l’amour est très importante. « Il y a tout un travail de déculpabilisation à effectuer vis-à-vis de la personne addicte. Maintenant, l’amour, ce que j’essaye de dire dans le film, c’est qu’il doit être présent et donc qu’il faut rester présent, tendre la main. Mais ça ne suffit pas forcément et surtout, on ne peut pas faire à la place de l’autre. Donc c’est tout ce dosage entre accepter son impuissance et être présent malgré tout qui est fondamental », confie le réalisateur. À l’inverse, la séparation ou la menace d’un éloignement peut aussi agir comme un déclic, mais il faut faire très attention et l’effet n’est pas systématique.

Où l’emmener et que faire ?

Si la personne addicte reconnaît sa maladie et accepte d’en discuter, plusieurs choses sont possibles. « La majorité des addicts s’en sort sans aller consulter les professionnels », indique Jean-Pierre Couteron. Pour certaines addictions, comme la cigarette ou le téléphone portable, il est possible de « réaménager son environnement, son entourage. C’est la fameuse histoire : j’ai rencontré quelqu’un, j’ai un boulot », ajoute le psychologue.

Avec un peu de différence en intensité, on n’est pas obligé d’aller consulter. Cependant, plus on rentre dans des problématiques complexes où il y a des problèmes psychopathologie, des histoires de vie, des vulnérabilités, plus cela est difficile d’en sortir seul. Dans ces cas-là, il est préférable d’être suivi par un médecin. « Il y a beaucoup d’endroits pour aller consulter. Il y a des médecins en ville qui sont intéressés par les questions d’addiction, des centres spécialisés, médico-sociaux, des centres de soins, d’accompagnement et de prévention », détaille le professionnel. Enfin, des médicaments, prescrits par le médecin, peuvent aider à réduire les effets de l’addiction.

Source Europe 1

L’alcool, mauvais pour le cœur même à faible dose

  • Il existe une augmentation du risque cardiovasculaire même à des niveaux de consommation jugés « faibles ».Il existe une augmentation du risque cardiovasculaire même à des niveaux de consommation jugés « faibles ».

La montée des températures et le soleil qui pointe annoncent l’arrivée des beaux jours avec leurs barbecues arrosés et leurs verres en terrasse. Pourtant, une nouvelle étude américaine nous met à nouveau en garde contre l’alcool et ses prétendues vertus pour la santé.

Alors que l’adage populaire « Un verre de vin par jour éloigne le médecin pour toujours » continue d’être discuté par la communauté scientifique, les conclusions d’une équipe de scientifiques américaine semblent tirer un trait sur cette croyance.

Ainsi, les chercheurs ont entrepris une vaste étude portant sur les données de 371 463 adultes (à partir d’une base de données biomédicales à grande échelle) âgés en moyenne de 57 ans et consommant en moyenne 9,2 verres d’alcool par semaine.

Conformément à des études antérieures, les résultats des analyses ont, dans un premier temps, montré que les buveurs « légers » à « modérés » présentaient le risque de maladie cardiaque le plus faible, suivis par les personnes qui s’abstenaient de boire.

Cependant, les scientifiques ont cette fois randomisé leur recherche en appliquant une nouvelle méthode appelée « randomisation mendélienne non linéaire », ce qui a permis d’aller plus loin dans les recherches.

Les gènes ne trompent pas

En effet, cette méthodologie utilise les variantes génétiques des participants afin de déterminer si le lien observé entre une exposition (alcool) et un résultat (maladie cardiovasculaire) est cohérent. Or, à la lumière de l’analyse génétique des échantillons des participants, il semblerait qu’il existe une augmentation du risque cardiovasculaire même à des niveaux de consommation jugés « faibles » par les recommandations nationales américaines (c’est-à-dire inférieurs à 14 verres par semaine pour les hommes et à 7 verres par semaine pour les femmes).

Rappelons que sur notre territoire, Santé publique France recommande de ne pas dépasser les 10 verres par semaines, quel que soit le sexe.

Les chercheurs ont également voulu prendre en compte les facteurs liés au mode de vie renseigné dans les données étudiées. Ils ont alors constaté que les buveurs légers à modérés avaient tendance à pratiquer davantage d’activité physique, à consommer davantage de légumes et à fumer moins que les personnes ne consommant pas d’alcool.

Ces conclusions suggèrent ainsi que les bienfaits supposés de la consommation d’alcool pourraient être attribués au mode de vie des « petits buveurs » et non à l’alcool en lui-même.

Ainsi, une consommation légère d’alcool n’aurait aucun effet bénéfique sur la santé cardiaque. Alors, avec l’arrivée des beaux jours, on n’oublie pas le nouvel adage de Santé publique France : « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum deux verres par jour et pas tous les jours ! »

Sources :

« Association of Habitual Alcohol Intake With Risk of Cardiovascular Disease », JAMA Network Open, mars 2022.

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Source

Combien de verres d’alcool ont un effet sur le cerveau ?

Écrit par Marine Cestes

Combien de verres d’alcool ont un effet sur le cerveau ?

Il ne faut qu’une petite dizaine de minutes à l’alcool pour atteindre le cerveau et y distiller ses premiers effets. En soi, il ne faut donc qu’un seul verre pour que cette substance vienne altérer le fonctionnement des cellules cérébrales même si, bien entendu, l’intensité de ces effets va fluctuer en fonction en fonction de nombreux autres paramètres.

La consommation d’alcool, même minime, a un impact sur l’organisme. Dotées de propriétés anesthésiantes, les boissons alcoolisées se propagent dans le corps via la circulation sanguine jusqu’à atteindre la zone cérébrale et, plus précisément, les neurones. En altérant la communication entre ces cellules spécialisées, l’alcool va progressivement engendrer une perte de tissu cérébral. Un phénomène clairement documenté et observé chez les personnes ayant une consommation excessive qui dépasse les 6 verres d’alcool par jour. Chez les personnes alcooliques, le volume cérébral peut ainsi diminuer de 10 à 15 % en 10 à 15 ans de consommation excessive.

Vers une consommation raisonnée

Comme le rappelle Sante Publique France, les risques d’une consommation d’alcool sur la santé commencent à partir d’un verre par jour. Pour aider les Français à évaluer et à maîtriser leur propre consommation, l’organisme, en collaboration avec l’Institut National du Cancer, a fixé trois repères de consommation clairs pour une consommation la moins risquée possible : pas plus de 2 verres par jour, des jours dans la semaine sans consommation et pas plus de 10 verres par semaine. « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours » … Voilà le message martelé par les autorités sanitaires qui cherchent à sensibiliser le grand public aux méfaits de l’alcool sur l’organisme.

Des excès aux lourds effets

Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France (2017), publiés dans le BEH thématique alcool, près de 24 % des Français dépassent ces repères de consommation. Or, il est important de préciser que près de 41 000 décès par an sont attribuables à l’alcool. De ce fait, la consommation excessive d’alcool fait partie des principales causes de mortalité dites « évitables ». Plus la consommation de boissons alcoolisées débute précocement et plus les conséquences sur le cerveau peuvent être lourdes. L’organe cérébral se développant jusqu’à l’âge de 23 ans environ, une consommation excessive avant la pleine maturité cérébrale peut amoindrir les facultés mentales, mais également la mémoire, le comportement ou la capacité de raisonnement.

Source

Une application rémunère les alcooliques pour les aider à rester sobres

Fleur Brosseau·15 avril 2022

DynamiCare Health, une start-up basée à Boston, propose une application hors du commun pour lutter contre l’addiction à l’alcool. À mesure que les utilisateurs restent sobres, ils sont récompensés financièrement. L’application envoie régulièrement des rappels et des messages d’encouragement et permet également de parler à des conseillers par vidéoconférence.

Testée récemment en milieu clinique, cette approche surprenante semble efficace : les patients utilisant l’application étaient deux fois plus susceptibles de rester sobres que les autres.

La motivation est un élément clé dans le traitement des addictions. Les spécialistes savent depuis longtemps qu’offrir de petites récompenses, par exemple sous forme de cartes cadeaux, aux personnes souffrant d’une addiction, peut contribuer à briser le cycle de la dépendance. Cette approche, connue sous le nom de « gestion des contingences », favorise les changements de comportement profonds et durables en déclenchant dans le cerveau la même réponse de gratification — immédiate et intense – que la consommation de produits (drogue ou alcool).

Cette stratégie est toutefois peu souvent mise en pratique, notamment en raison des coûts qu’elle implique. Elle est également souvent critiquée, certains arguant que l’argent est dépensé de manière inappropriée. Richard Kostigen, ancien alcoolique et aujourd’hui employé à temps partiel chez DynamiCare Health, confie au Boston Globe que l’application, qu’il a pu tester alors qu’il se trouvait en maison de convalescence, lui a pourtant sauvé la vie. « Lorsque vous êtes au début de votre rétablissement, il n’y a pas beaucoup de gens qui vous donnent un renforcement positif. Au début, la simple récompense de 5 dollars était un élément sur lequel je pouvais m’appuyer », explique-t-il.

Au programme : coaching et autodiagnostics

DynamiCare est une idée de David Gastfriend et de son fils Eric. David Gastfriend est un psychiatre spécialisé dans la toxicomanie et ancien directeur de la recherche sur la toxicomanie au Massachusetts General Hospital. Son fils a travaillé dans une start-up de jeux vidéo. L’idée leur est venue lorsque l’un de leurs proches était aux prises avec une addiction.

Eric Gastfriend a immédiatement pensé qu’une application pour smartphone permettrait de s’affranchir des problèmes de coût et de responsabilité posés par la gestion des contingences.

DynamiCare verse directement les récompenses sur une carte de débit, dont l’usage est strictement suivi et restreint ; les utilisateurs ne peuvent par exemple pas l’utiliser dans des bars, des magasins d’alcool ou encore des casinos.

Selon l’entreprise, il est possible de gagner jusqu’à 100 $ par mois. Pour les utilisateurs, le coût est de 20 à 50 $ par semaine selon la formule choisie — la plus onéreuse incluant un coaching familial.

L’application surveille de près les comportements de ses utilisateurs, notamment leur assiduité aux réunions de soutien ou aux rendez-vous en centre de réadaptation. L’application permet également de réaliser un autodiagnostic (alcootest ou test de dépistage de drogues), à l’aide d’un dispositif qui se connecte à l’application par Bluetooth. En cas de manquement aux obligations (rendez-vous ou dépistage), un conseiller est immédiatement alerté et contacte l’utilisateur. En revanche, si la personne reste sur le droit chemin, elle perçoit régulièrement une petite somme d’argent (5 $).

À noter qu’une loi fédérale datant des années 1970, destinée à prévenir la fraude, interdit aux prestataires de soins de santé de payer ou de recevoir des pots-de-vin, des rabais ou d’autres formes de paiement pour encourager les traitements couverts par le gouvernement. L’approche de DynamiCare était donc compromise. Mais étant donné l’efficacité de l’application et les sommes engagées, le Bureau de l’inspecteur général du ministère américain de la Santé et des services sociaux a déclaré qu’elle n’enfreignait pas la loi.

Une approche efficace et moins stigmatisante

Cet outil de thérapie numérique a fait l’objet de plusieurs études publiées et a déjà intégré des dizaines de programmes pilotes. Les résultats étaient chaque fois positifs, quel que soit l’objet de l’addiction (opioïdes, stimulants, alcool ou tabac). Une étude publiée l’an dernier dans the Journal of Substance Abuse Treatment a examiné la faisabilité, l’engagement (soit la durée et la cohérence de l’utilisation de l’application) et l’impact sur la participation au traitement habituel de l’intégration de cette thérapie dans le cadre d’un programme communautaire de traitement.

Dans cette étude, la moitié d’un groupe de 61 patients souffrant de troubles liés à la consommation d’alcool a été invité à utiliser l’application DynamiCare en plus du traitement habituel, pendant une période de 90 jours.

Dans l’ensemble, deux tiers des patients assignés à l’application l’ont utilisée pendant au moins 57 jours et avec des taux élevés de conformité aux autodiagnostics. Les utilisateurs de l’application étaient en outre plus susceptibles que les autres (24% contre 3%) d’être maintenus dans le programme de soin habituel à l’issue des 90 jours, ce qui suggère que cet outil est potentiellement bénéfique en tant que complément aux programmes de soutien standards.

De par sa propre expérience, Richard Kostigen souligne par ailleurs que la possibilité d’effectuer des autotests est beaucoup plus agréable que de réaliser un dépistage en centre de soins. « C’est très différent, et vous commencez à vous sentir normal. Vous ne ressentez plus cette honte, cette stigmatisation », explique-t-il.

Alors que l’addiction aux opioïdes fait rage aux États-Unis — où ces médicaments sont largement utilisés pour traiter la douleur chronique —, ce type d’approche pourrait réellement sauver des vies.

 L’Organisation mondiale de la santé précise que plus de 70% des 500 000 décès attribuables à la consommation de drogues sont liés aux opioïdes. Et le nombre de décès consécutifs à la surdose d’opioïdes a malheureusement subi une augmentation importante au cours de la pandémie de COVID-19.

Source

Notre goût pour l’alcool viendrait des singes

selon l’hypothèse du “singe ivre” testée par des scientifiques américains 

Si nous consommons régulièrement de l’alcool, peut-être que la faute revient en réalité à nos ancêtres qui nous auraient légué leurs habitudes. 

Par Charlotte Chapuis

Une récente étude sur l’alcool menée par des chercheurs de l’université de Californie a testé la théorie du “singe ivre”, proposée par le biologiste Robert Dudley. Cette hypothèse avance que “la propension des humains à consommer de l’alcool découle d’une affinité profondément ancrée chez les primates frugivores pour l’éthanol naturellement présent dans les fruits mûrs”.

En effet, l’éthanol contenu dans les fruits est un indicateur de la présence de sucre et pourrait donc être associé à un gain calorique. Cette association serait effectuée par les singes encore aujourd’hui et les encourageraient à préférer les fruits alcoolisés, placés au coeur de leur régime alimentaire.

De même, “les modèles contemporains de consommation d’alcool, à leur tour, peuvent dériver de ces associations ancestrales entre l’éthanol et la récompense nutritionnelle”. 

Les scientifiques de l’université de Californie ont voulu vérifier la préférence des singes pour les fruits alcoolisés et se sont orientés vers les singes-araignées aux mains noires qui résident dans l’île Barro Colorado au Panama.

Ces singes sont de grands consommateurs des fruits du prunier mombin (Spondias mombin), également utilisés par les populations humaines d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud pour fabriquer une boisson alcoolisée fermentée. Les chercheurs ont observé l’alimentation des singes de l’île en les suivant toute la journée entre 6h et 18h. Ils ont remarqué qu’une grande partie des fruits qu’ils consommaient contenait une teneur en éthanol comprise entre 1% et 2%.

Ils ont pu en déduire que l’alcool n’était pas évité dans leur régime alimentaire, voire préféré. D’autres expériences ont confirmé que ces singes-araignées savent faire la différence entre un fruit moins alcoolisé et un fruit plus alcoolisé, et les résultats indiquent bien une préférence pour ces derniers. 

Ces expériences attestent le goût des singes pour l’éthanol, même s’ils ne recherchent pas des états d’ivresse. La présence d’éthanol leur indique plutôt la présence de sucre et leur insinue un potentiel gain de calories.

Les chercheurs estiment enfin que ce choix de placer des fruits alcoolisés au centre de leur régime alimentaire a peut-être été fait par nos ancêtres humains pour les mêmes raisons et que cette préférence pour l’alcool* est restée ancrée dans nos habitudes. 

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. L’alcool est à consommer avec modération 

Source

Alcool : plus on boit, plus le risque d’infarctus et d’AVC est grand

Par Mathilde Debry

L’alcool n’impacte pas l’organisme de la même manière si on en boit peu ou beaucoup. 

Alcool : plus on boit, plus le risque d'infarctus et d'AVC est grand

DRAZEN ZIGIC / ISTOCK.

L’ESSENTIEL

  • 12,6% des adultes consomment quotidiennement de l’alcool.
  • La consommation d’alcool est significativement moins fréquente en Ile-de-France (7,1 %), Normandie (7,9 %) et Pays de la Loire (8,1 %), ainsi que dans l’ensemble des DROM.

Selon une nouvelle étude, plus on consomme de l’alcool, plus le risque de développer une maladie cardiovasculaire est grand. On parle par exemple ici de l’hypertension, de l’infarctus du myocarde, de l’accident vasculaire cérébral (AVC), de l’insuffisance cardiaque ou encore de la fibrillation atriale.

Hypertension et coronaropathie

« Quel est vraiment le risque de maladie cardiovasculaire associé à différentes quantités d’alcool, si elles sont consommées régulièrement ? », s’interrogeaient les chercheurs avant de commencer leurs travaux. « Des études observationnelles ont déjà mis au jour des bénéfices cardiovasculaires dus à une consommation modérée d’alcool, tandis que des analyses génétiques récentes ont au contraire indiqué un possible lien causal entre la boisson et le risque accru de maladie cardiovasculaire », précisent-ils.

Cette étude a porté sur 371 463 participants. Après analyse de leurs habitudes de consommation et de leurs données de santé, les scientifiques ont constaté que boire modérément était associée à des augmentations minimes du risque cardiovasculaire, tandis qu’une consommation plus importante d’alcool entrainait mathématiquement des augmentations exponentielles du risque de maladies. « Une majoration d’un degré de la consommation d’alcool était associée à un risque d’hypertension 1,3 fois plus élevé et à un risque de coronaropathie 1,4 fois plus élevé », peut-on lire dans leur compte-rendu.

Pas plus de deux verres par jour

Les chercheurs concluent : « l’épidémiologie génétique indique que la consommation d’alcool, quelle que soit la quantité, est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire, mais qu’il existe des différences de risque marquées entre les niveaux de consommation ».

Bien que le volume global d’alcool pur bu en France (11,7 litres par habitant de 15 ans et plus) soit en diminution depuis les années 60, la France reste parmi les pays les plus consommateurs au monde, se situant au sixième rang parmi les 34 pays de l’OCDE.

Santé Publique France recommande de ne pas boire plus de deux verres par jour, et pas tous les jours.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :