Les bons conseils ….. avant 1900 !!

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La publicité pour l’alcool avant 1900

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Alcoolisme : un gène enfin identifié pour prévenir et traiter la dépendance

Un gène pourrait aider à prévenir et réduire la consommation d’alcool chez les personnes dépendantes.

Alcoolisme : un gène enfin identifié pour prévenir et traiter la dépendance AXELBUECKERT/ISTOCK

Chaque année, 3,3 millions de personnes meurent de l’alcool dans le monde (soit 5,9% de décès selon l’Organisation mondiale de la Santé). Et pourtant, il n’existe à l’heure actuelle que très peu de médicaments efficaces pour traiter l’alcoolisme. Toutefois, la donne pourrait très bientôt changer grâce à des chercheurs américains ayant réussi à identifier un gène qui pourrait servir à développer un nouveau traitement contre cette affliction. L’étude a été publiée vendredi 8 février dans le journal Neuropsychopharmacology.

En travaillant sur des souris, une équipe de scientifiques de l’Oregon Health & Science University (USA) a découvert que quand elle augmentait les niveaux d’un certain gène encodé du nom de GPR39 chez les animaux, cela réduisait leur consommation d’alcool de 50%.

GPR39 qui est un récepteur qui avait déjà été associé à la dépression, explique l’étude. En effet, le taux de concomitance entre troubles alcooliques et troubles de l’humeur est très élevé.

Ainsi, un individu consommant beaucoup d’alcool est 3,7 fois plus susceptible de faire une grosse dépression qu’une personne qui n’en abuse pas. Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé une substance disponible sur le marché imitant l’activité de la protéine GPR39.

2 à 3 millions d’alcooliques en France

Désormais, afin de déterminer si le même mécanisme affecte les humains, ils examinent des échantillons de tissus post mortem de cerveaux de gens alcooliques. A terme, leurs découvertes pourraient aider à développer un médicament qui prévient et traite l’alcoolisme chronique ainsi que les troubles de l’humeur.

Car, à l’heure actuelle, il existe très peu de traitement officiellement approuvé pour traiter l’alcoolisme. En France, où 10% des personnes seraient aujourd’hui en difficulté avec l’alcool selon l’Inserm, la plupart des malades sont traités par baclofène.

Pourtant, outre les études affirmant que ce médicament est inefficace, de nombreux patients traités à hautes doses se plaignent régulièrement de ses lourds effets secondaires tels que vertiges, nausées, insomnies et angoisses.

En 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait ainsi publié une étude aboutissant à un profil de sécurité « préoccupant » du baclofène lorsqu’il est utilisé à fortes doses chez les patients alcoolodépendants. Aujourd’hui encore, ce traitement continue de faire polémique mais reste privilégié par les spécialistes de l’addiction à défaut de mieux.

Source

Drogues en France : 1 mort toutes les 4 minutes

Notre Collègue, le Professeur Jean-Pierre Goullé, Vice Président du CNPERT, a fait le point sur la consommation des drogues licites et illicites. ce constat, accablant, est proposé à nos lecteurs pour la plus grande diffusion possible

La consommation de drogues licites et illicites au cours de l’adolescence constitue un problème majeur de santé publique.

En effet, la France connaît une situation alarmante, quant au nombre d’usagers de drogues licites (alcool, tabac) et illicites (cannabis et autres drogues).

Ces drogues sont responsables de 130.000 décès annuels (soit 355 morts quotidiens). Le niveau d’usage élevé de ces substances à l’âge adulte, trouve son origine dans une entrée très précoce dans la consommation, comme le montrent les trois séries d’enquêtes épidémiologiques effectuées en Europe, chez les 11-17 ans, entre 2010 et 2017 :

  • 1- la Health Behavior in School-aged Chlidren (HBSC), réalisée de 11 à 15 ans ;
  • 2- l’European School Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), conduite chez les 15-16 ans ;
  • 3- l’Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation A la Défense (ESCAPAD), ne concerne que les adolescents français de 17 ans.

Dès 2012, l’enquête HBSC 2010 montrait une diffusion importante du tabac, de l’alcool et du cannabis parmi les collégiens français avec notamment de fortes progressions entre les classes de sixième et de troisième.

Pour le tabac, il est constaté une forte progression de l’expérimentation au cours du collège, pour atteindre 50% en classe de troisième. Les jeunes français figurent parmi les plus gros fumeurs européens.

En ce qui concerne l’alcool, en classe de sixième, le niveau d’expérimentation de 50% est très élevé et à l’image du tabac, les jeunes français sont parmi les plus gros buveurs en Europe.

Quant au cannabis, l’expérimentation de la drogue débute à 12 ans en classe de cinquième, mais elle progresse rapidement, pour atteindre 25% en classe de troisième, ce qui place la France en première position en Europe.

Son usage problématique est en hausse, il affecte 7,4% des jeunes de 17 ans.

Professeur JP Goullé

Cirrhose: quand l’alcool détruit le foie

INFOGRAPHIE – Une consommation excessive et régulière d’alcool produit une inflammation chronique du foie qui conduit à la destruction de l’organe. D’autres facteurs peuvent aussi entrer en jeu.

«La mortalité liée aux maladies du foie est légèrement en baisse en France», indique le Pr Éric Nguyen-Khac, responsable du service d’hépato-gastro-entérologie du CHU d’Amiens. «La première cause de maladie du foie reste très majoritairement l’alcool, responsable de plus de 70 % des cas de cirrhose». Une consommation excessive et régulière d’alcool produit une inflammation chronique du foie qui conduit à la formation de tissu fibreux, c’est la cirrhose.

Environ 200.000 personnes en sont atteintes en France, dont un tiers à un stade avancé, responsable de 10.000 à 15.000 décès par an. Les cirrhoses et leurs complications suivent naturellement la courbe de consommation d’alcool, en baisse constante dans notre pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Au Royaume-Uni, passé d’une consommation copieuse de bière peu alcoolisée à la consommation régulière d’alcool fort, les maladies du foie sont en hausse constante.

En parallèle, les progrès majeurs réalisés dans la prise en charge des hépatites virales ont permis, dans certains pays, d’en réduire largement le poids sur la mortalité hépatique.

Une importante étude publiée en septembre dernier par l’European Association for the Study of the Liver (EASL) dresse ainsi un portrait en évolution de la santé de nos foies, analyse l’influence des différents facteurs de risque de cirrhose et pose la question des interventions utiles pour leur prévention. Elle dessine également, en filigrane, l’influence potentielle d’un autre facteur de risque, en hausse sensible dans certaines régions d’Europe: l’obésité et le syndrome métabolique qui l’accompagne.

A quoi est due la cirrhose?

La cirrhose est la conséquence attendue du stress inflammatoire répété que divers agresseurs font subir au foie, principalement virus, alcool et syndrome métabolique. Alcool et syndrome métabolique conduisent à l’accumulation de graisses dans le foie, c’est la stéatose hépatique.

Ce «foie gras» s’accompagne d’un état inflammatoire qui agit principalement sur les vaisseaux sanguins du foie, qui s’obstruent puis se nécrosent, isolant des groupes de cellules hépatiques qui meurent et laissent à leur place un tissu fibreux non fonctionnel. De nouvelles cellules hépatiques peuvent se former autour de ce tissu cicatriciel, mais elles se regroupent en nodules répartis de manière anarchique dans l’organe, dont l’efficacité se trouve ainsi réduite. Les vaisseaux biliaires étant également affectés, c’est l’ensemble de la circulation hépatique qui est amoindrie, provoquant une accumulation de fluides dans le foie et parfois dans l’abdomen.

Des facteurs génétiques semblent par ailleurs jouer sur l’évolution de la maladie: 10 à 20 % des personnes atteintes d’un «foie gras» seront atteintes de cirrhose et, parmi celles-ci, environ 30 % seront finalement atteintes d’un cancer du foie.

La cirrhose est diagnostiquée autour de l’âge de 50 ans, soit parce qu’elle se révèle par l’une de ses complications (hémorragies digestives, ascite, cancer…) ou de manière fortuite

Ce processus se produit après quinze ou vingt ans d’exposition régulière à un virus hépatique (B et C), à une consommation excessive et régulière d’alcool ou à une obésité (notamment lorsqu’elle affecte le tour de taille).

La cirrhose est la maladie du «bon vivant» avec un effet synergique des facteurs de risque. L’étude de l’EASL montre ainsi que, pour un indice de masse corporelle supérieur à 35, deux verres d’alcool en valent quatre pour le foie. La cirrhose est donc diagnostiquée autour de l’âge de 50 ans, soit parce qu’elle se révèle par l’une de ses complications (hémorragies digestives, hypertension portale, ascite, encéphalopathie hépatique, cancer…), soit de manière fortuite lors d’un examen lié à ses facteurs de risque.

Revenir à une fonction «presque normale»

«Si la cirrhose est déjà présente, les cicatrices ne disparaissent pas, souligne le Pr Romain Moirand, hépato-gastro-entérologue et responsable de l’unité d’addictologie du CHU de Rennes. Lorsqu’elle est récente, le foie peut cependant récupérer une fonction presque normale.»

Dans tous les cas, il n’existe pas de traitement de la cirrhose et l’objectif de la prise en charge vise à stabiliser la dégradation pour donner une chance au foie de produire de nouvelles cellules hépatiques assez bien organisées pour être fonctionnelles. Plus la cirrhose est dépistée tôt, plus l’intervention est efficace. La question d’un dépistage systématique se pose donc aujourd’hui.

L’alcool reste alors la première cible, d’autant qu’une consommation excessive d’alcool n’est pas forcément synonyme d’alcoolisme qui modifierait le comportement. Deux demis de bière le soir et un verre de vin à midi s’accumulent vite pour constituer 21 unités d’alcool par semaine, une quantité très importante, largement plus que suffisante pour favoriser la cirrhose. Les patients trouvent d’ailleurs souvent plus facile d’agir sur leur ingestion d’alcool – dont ils n’avaient pas toujours conscience – que sur leur poids, bien difficile à perdre après 50 ans!


Protéger le foie du gras et du sucre

Le foie est un élément essentiel de la digestion, responsable de nombreuses fonctions vitales de transformation des aliments. Il transforme, stocke et répartit les nutriments issus de la digestion vers les diverses cellules de l’organisme, il produit la plupart des protéines du sang ainsi que la bile et dégrade de nombreuses substances toxiques. Il est ainsi au cœur du métabolisme de l’alcool, des lipides et des sucres qui tous, s’ils sont apportés en excès, modifient l’ensemble des processus métaboliques de l’organisme.

Si ces excès se prolongent, le foie stocke majoritairement des lipides qui «étouffent» les cellules hépatiques et devient véritablement un «foie gras»: la stéatose hépatique, pathologique chez l’humain. Dans le même temps, de nombreuses molécules inflammatoires sont produites dans le foie mais également dans d’autres organes, avec des effets délétères sur l’ensemble de l’organisme.

Si les cas de cirrhose sont encore largement liés à l’alcool en Europe ou aux hépatites virales pour la planète, elles semblent être de plus en plus liées au syndrome métabolique en Amérique du Nord

Ce syndrome métabolique est de plus en plus fréquent, largement lié à l’épidémie d’obésité qui sévit dans le monde entier. Lorsque le foie reste gras trop longtemps, il peut évoluer vers une cirrhose. Si les cas de cirrhose sont encore largement liés à l’alcool en Europe ou aux hépatites virales pour l’ensemble de la planète, elles semblent cependant trouver de plus en plus être liées au syndrome métabolique en Amérique du Nord.

L’étude HEPAHEALTH de l’EASL, publiée en 2018, donne une prévalence de 23,71 % de stéatose hépatique non alcoolique en Europe, qui ont représenté 12 % des causes de greffes de foie – seul traitement de la cirrhose – entre 1988 et 2016. S’il ne faut pas parler de maladie du soda en France – la consommation n’atteint pas celle des États-Unis où l’ajout de fructose modifié semble être particulièrement en cause -, l’alimentation inadaptée et le manque d’exercice physique sont bien au cœur d’une probable augmentation des cirrhoses non alcooliques et des cancers hépatiques. À l’image des oies et canards sauvages, faudra-t-il, prescrire de longues migrations aux humains pour qu’ils éliminent eux aussi leur foie gras?


Les cirrhoses liées aux virus hépatiques, bientôt une histoire ancienne?

«La proportion de cirrhoses liées à l’alcool reste élevée en France en partie parce que les cirrhoses virales leur laissent peu à peu la place», souligne le Pr Romain Moirand, hépato-gastro-entérologue et responsable de l’unité d’addictologie du CHU de Rennes. L’exposition de longue durée aux virus de l’hépatite B et C peut provoquer un stress hépatique responsable, au bout de quinze à vingt ans, d’une cirrhose semblable à celle que provoque l’alcool. Il existe désormais un vaccin et des traitements permettant de contrôler l’hépatite B, ainsi que de nouveaux médicaments permettant d’envisager une éradication de l’hépatite C à moyen terme, ce qui élimine le risque de cirrhose virale. Comme souvent, ces traitements sont essentiellement disponibles dans les pays où la couverture médicale est satisfaisante…

Source : Le Figaro

Les Français et l’alcool

C’est sûr que les Français ont un problème avec l’alcool puisqu’on sait déjà qu’il y a 9 millions de Français qui boivent régulièrement, c’est-à-dire au moins 3 fois par semaine ». Le constat dressé par Eve Roger, cheffe du service « Société » d’Europe 1, est sans appel.

VOICI COMMENT RÉAGIT VOTRE CORPS QUAND VOUS STOPPEZ L’ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool

Après 24 heures, 4 semaines et 1, 2 ou 3 mois ! 

« Consommer moins d’alcool » est l’une des bonnes résolutions les plus fréquentes et – hélas – les moins respectées. Si tout le monde aime boire un verre, les arguments en faveur d’une cure sans alcool (temporaire) ne manquent pas. Pour booster votre motivation, voici un aperçu de la réaction de l’organisme après 24 heures, 2 semaines et 1, 2 ou 3 mois d’abstinence.

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ENTRE 24 ET 72 HEURES SANS ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool - 1

  • En fonction de votre état d’ébriété, ces heures peuvent s’avérer difficiles à vivre. Votre corps se met en mode détox intensive et essaie d’évacuer tout l’alcool qu’il a absorbé. En plus des frissons et des nausées, vous ressentez une fatigue profonde et avez l’impression que plus jamais vous ne vous sentirez bien. Bienvenue au club de la gueule de bois !
  • De plus, l’alcool continue à « agir » : il exerce un effet diurétique, autrement dit il élimine un maximum d’eau de votre corps. C’est pourquoi vous transpirez autant et devez vous rendre si souvent aux toilettes quand vous avez bu. Résultat : vous êtes complètement déshydraté et souffrez d’un affreux mal de crâne. Le remède : boire de l’eau, beaucoup d’eau. Certains conseillent aussi les boissons pour les sportifs qui sont spécialement formulées pour réhydrater l’organisme.
  • Attention : « combattre le mal par le mal » n’est qu’un sursis. L’alcool crée une dépendance. À court terme, il gomme les symptômes inconfortables du manque mais ceux-ci ressurgissent avec une intensité redoublée quelques heures plus tard.
  • Environ 72 heures après votre dernière boisson alcoolisée, ces symptômes atteignent un pic avant de disparaître. Félicitations : vous n’êtes pas encore tout à fait clean mais votre corps est prêt à trouver un nouvel équilibre – dans lequel vous ne ressentez plus le besoin d’alcool – et à entamer le processus de guérison.
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2 SEMAINES SANS ALCOOL

Voici comment réagit votre corps quand vous stoppez l’alcool - 3

  • Vous dormez mieux. Des études scientifiques ont démontré que l’alcool stimule l’activité des ondes alpha dans le cerveau, qui correspondent à un état d’éveil relaxé – comme par exemple lorsque vous regardez la télé ou que vous lisez un livre. Conséquence : l’état de sommeil est « faussé ». Vous avez beau dormir 10 heures, la qualité de votre sommeil en étant ivre est médiocre et ne peut pas rivaliser avec celle d’une nuit de 5 heures en état de sobriété. L’alcool vous expédie très rapidement au pays des rêves, mais ce sommeil en dents de scie vous laisse totalement épuisé. Une nuit de sommeil réparateur favorise une meilleure concentration, une humeur au beau fixe et des prestations intellectuelles optimales.
  • Vous avez plus d’énergie. En ralentissant la circulation de l’oxygène dans l’organisme, l’alcool induit une fatigue constante.
  • Votre estomac et votre digestion se portent mieux. Ne vous faites aucune illusion : l’alcool est et reste un poison très irritant pour votre estomac. Il constitue l’une des principales causes du reflux et d’autres problèmes liés à l’acidité gastrique. Arrêter de boire fait aussi le plus grand bien à votre estomac.
  • Last but not least : vous perdez du poids.Sachant qu’un gramme d’alcool équivaut à sept calories, un cocktail moyen apporte environ 300 calories rien qu’en alcool (sans parler de tous les sucres ajoutés). Boire de la bière toute une soirée revient à engloutir une vingtaine de tartines de choco. En outre, l’alcool provoque des fringales. Selon certaines études scientifiques, il amplifie la sensibilité olfactive, ce qui diminue notre capacité de résistance à la bonne odeur des hamburgers, frites, gaufres et autres gourmandises. Rien d’étonnant donc à ce que vous perdiez du poids lorsque vous supprimez ce facteur évident d’embonpoint sans rien changer à vos habitudes alimentaires et activités sportives.
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1 MOIS SANS ALCOOL

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Hello teint éclatant ! La peau, le plus grand organe du corps humain, est la première cible et la victime la plus visible de l’alcool et de son action desséchante. Non content d’avoir un effet déshydratant, l’alcool bloque en outre la production des hormones censées assurer la réhydratation. Premier signal d’alarme : la peau qui tire, est sèche et/ou gonflée avec des rougeurs. Chez certaines personnes, la réaction cutanée est encore plus forte et peut prendre la forme d’un eczéma et de couperose. Il ne faut pas non plus perdre de vue les conséquences à long terme de l’alcool sur l’épiderme : celui-ci perd alors toute son élasticité, ce qui accélère son vieillissement. Gare aux rides ! Il suffit d’un mois sans alcool pour donner à votre peau le temps de fabriquer de nouvelles cellules et de rétablir son élasticité naturelle. Votre peau sera moins terne au bout de quelques jours et vous pourrez afficher un visage au teint uniforme et éclatant après un mois. Surtout n’oubliez pas de boire suffisamment d’eau.

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  • Vous allez perdre encore plus de kilos mais attention toutefois : vous avez éliminé de votre régime alimentaire une cause importante de prise de poids mais le risque de la remplacer par une alternative tout aussi mauvaise pour la santé est bien réel. À l’instar de l’alcool, le sucre libère de la dopamine connue comme l’hormone du plaisir car elle provoque une certaine euphorie et un sentiment d’ivresse. Le besoin de sucre augmente après un mois sans alcool. Restez donc sur vos gardes et tenez bon ! Puisez la motivation dans les kilos déjà perdus pour résister à la tentation.
  • Le sport agira plus et plus vite sur votre corps car l’alcool exerce un effet négatif sur la prise de muscle ! Une étude a démontré que cette boisson agit à l’encontre de la production d’hormones axées sur la croissance et la réparation musculaires qui jouent un rôle essentiel après un entraînement intensif car elle brûle des calories. Autre effet fâcheux de l’alcool : vous souffrez davantage de courbatures et de raideurs musculaires. En plus d’être moins bénéfique, votre entraînement est donc deux fois plus douloureux.
  • Est-ce que vous ne vous sentez pas plus en forme après un gros mois de sommeil réparateur ?
  • Votre niveau sanguin est remis à niveau, ce qui réduit le risque de maladies cardiovasculaires et renforce votre système immunitaire.
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3 MOIS SANS ALCOOL 

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  • C’est à partir de ce délai que votre foie se remet enfin au repos. Le foie traite 90% de l’alcool qui circule dans le corps, mais cet organe a un pouvoir d’élimination limité. De plus, la décomposition de l’alcool libère des substances toxiques pour le foie. C’est pourquoi une consommation excessive peut engendrer une insuffisance hépatique et abîmer le foie. Boire trop d’alcool entraîne en premier lieu une accumulation de graisses dans les cellules hépatiques. Ce phénomène peut déjà se produire après quelques jours de consommation importante d’alcool. Cette infiltration graisseuse est le premier stade de l’hépatite alcoolique, qui peut à son tour déboucher sur une cirrhose du foie. Il s’agit là de deux maladies graves du foie qui causent de la fatigue, des douleurs abdominales, des nausées, une accumulation de liquide dans l’estomac et la jaunisse. Les femmes sont particulièrement sensibles à ces problèmes. La bonne nouvelle : après 6 semaines sans alcool, les dépôts graisseux disparaissent. C’est dire tout l’intérêt de programmer une cure plusieurs fois par an !
  • La conjonction de tous les avantages cités ci-dessus contribue aussi à un meilleur système immunitaire. Au bout de 3 mois, votre organisme a déjà pu renouveler toutes ses cellules sanguines avec à la clé une régulation de votre taux sanguin, ainsi que de la circulation du sang et de l’oxygène dans votre corps. Vous êtes ainsi armé·e contre des maladies comme le cancer et les troubles cardiovasculaires.
  • De plus, vous vous sentez bien plus en forme dans votre nouveau corps (et votre nouvelle silhouette !), sans compter que vous dormez comme un bébé depuis déjà 3 mois.
  • Dernier avantage pour les femmes : une cure sans alcool augmente votre fertilité !

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Le cannabis nuit réellement au cerveau des ados

Et ce plus gravement que l’alcool, même si les deux substances ont une nocivité commune sur certaines fonctions cognitives.

 La consommation d'alcool et de cannabis partagent une nocivité commune sur le cerveau | M@XONGS via Flickr CC License by

Les effets délétères de la consommation d’alcool et de cannabis sur notre cervelle sont connus depuis belle lurette. En particulier, un excès de boisson endommage des fonctions cognitives comme la fluidité verbale, la vitesse de traitement de l’information ou encore l’habileté visuo-spatiale, quand l’abus de fumette compromet davantage la mémoire, l’apprentissage ou l’attention. Des effets observés tout au long de la vie, mais dont la nocivité est logiquement accrue pour le cerveau en développement.

Menée par une équipe de chercheurs dirigés par Patricia Conrod de l’université de Montréal, une étude s’est penchée sur 3.826 ados –dont 47% d’adolescentes– pour analyser, année après année, l’incidence de la consommation d’alcool et de cannabis sur le développement cognitif. La cohorte (d’origine européenne à 58%) choisie par les scientifiques jouit d’un degré de représentativité élevé, vu qu’elle équivaut à 5% des élèves inscrits au lycée entre 2012 et 2013 dans la région métropolitaine de Montréal.

Chaque année et durant quatre ans, ces individus ont été soumis à différents tests mesurant plusieurs paramètres de leur intelligence –mémoire à court et long terme, raisonnement perceptif, inhibition, mémoire de travail–, des tests ensuite mis en regard de leur consommation d’alcool et de cannabis, déterminée par un questionnaire standardisé.

Comme l’avaient conclu de précédentes études, il en ressort que la consommation d’alcool et de cannabis partagent une nocivité commune, notamment sur la mémoire, mais que certains dégâts du cannabis sur l’intelligence sont plus prononcés chez les adolescents et adolescentes. Des observations indiquant une neurotoxicité spécifique et durable du cannabis sur le cerveau en développement, touchant en particulier les fonctions cérébrales régulant l’inhibition, ce qui contribue à expliquer pourquoi la consommation de marijuana est associée à une augmentation du risque de développer une schizophrénie comme d’autres troubles psychiatriques.