Quand le cannabis abîme le cerveau

Recherché par les consommateurs pour ses effets stimulants, le cannabis est aussi connu pour altérer la mémoire et perturber les réflexes. Autrement dit, la marijuana impacte directement le cerveau dès lors qu’elle est consommée régulièrement sous forme de joints. Ainsi, « dix ans après leur première prise, une réduction du volume cérébral est observée chez les gros fumeurs », viennent de découvrir des chercheurs américains.

Dans les premières années de consommation, certains jeunes fumeurs de cannabis présentent « une stimulation cérébrale au-delà de la moyenne », ont démontré les auteurs d’une étude récemment publiée dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Autrement dit, l’adolescent ou le jeune adulte adepte peut au départ être plus réactif que ces camarades abstinents et ne présenter en premier lieu aucun trouble de la mémoire ni d’apprentissage.

6 à 8 ans plus tard

Mais positives en apparence, ces réactions ne sont que passagères et seraient même le moyen de cacher un trouble cérébral plus profond. « Six à huit ans après la première prise, le câblage entre les neurones est fortement endommagé si l’adolescent fume régulièrement », ont en effet contrebalancé les chercheurs. Des dommages cérébraux d’autant plus importants que la première prise est précoce.

Pour le prouver, l’équipe du Pr Francesca Filbey (Université de Dallas, Texas) a suivi 62 abstinents et 50 fumeurs réguliers. Chaque consommateur a dû fumer 3 joints chaque jour. Les 112 volontaires ont ensuite été soumis à des tests cognitifs par IRM. Chez les fumeurs uniquement, les chercheurs ont pu mettre en évidence une réduction de la masse cérébrale dans le cortex orbitofrontal, siège de l’addiction. Raison pour laquelle à terme, cette atteinte pourrait déclencher une forte tendance à la polyconsommation, soit une porte d’entrée vers la dépendance à d’autres produits (cigarettes, alcool, drogues dures…).

« Encore partiels, ces résultats sont tout de même à prendre au sérieux », a tenu à préciser le Pr Francesca Filbey. Depuis 2007, les Etats-Unis ont en effet enregistré une hausse de la consommation de cannabis dans la population adolescente. En France, et ce malgré une législation des plus strictes, les jeunes sont classés parmi les plus gros consommateurs d’Europe. Source

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Défigurés par la drogue

L’effet dévastateur de la drogue sur la santé n’est plus à prouver. Les animations réalisées par le site Rehabs sur les transformations physiques des drogués font froid dans le dos.

La toxicomanie, à l’instar d’autres addictions, a un effet dévastateur sur le corps humain. Des photomontages ont été réalisés par l’organisation Rehabs pour un projet américain « Faces of Addiction ».
Et les images interpellent sans doute bien plus que les mots.
On y voit les dégâts progressifs provoqués sur une dizaine des visages d’hommes et de femmes. Les conséquences physiques de cetteaddiction à la drogue sont multiples.
On découvre que cela peut provoquer de nombreuses plaies sur la peau, les dents sont abîmées, le vieillissement prématuré…
L’organisation souhaite sensibiliser à la toxicomanie et à ses dangers. Elle aide également les toxicomanes à travers différents programmes. Source

Un court-métrage d’animation éprouvant sur l’addiction

Andreas Hykade, directeur d’animation allemand, a réalisé un court-métrage visant à mettre en lumière tout le mal que peut faire l’addiction. Entendez par là toute forme d’addiction, drogue douce ou dure.

Relayé par Konbini, ce court-métrage intitulé « Nuggets » met en scène un oiseau qui va, au fil des 5 minutes du film, s’autodétruire à cause de son addiction. L’élément addictif est ici représenté par ce qui semble être une pépite d’or.

Si au début l’oiseau n’y prête pas la moindre attention, il va très vite se laisser tenter. Puis au fil de l’avancement du film il ne pourra plus s’en passer.

Ce qui le conduira à sombrer pénombre. Un film plein de sens à découvrir ci-dessous.

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Le cannabis, cette plante toxique

Cannabis 1 joint 7 cigarettes« Il n’y a aucune raison de penser que la fumée du cannabis est moins toxique que celle de la cigarette », ont confirmé les auteurs d’une récente étude américaine. Et pour cause, si les émanations de chanvre et de cigarette dégagent les mêmes produits cancérigènes. Les précisions du Pr Nicolas Bonnet, pharmacien et directeur du Réseau des Etablissements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD).

« La fumée émanant du cannabis après combustion est aussi toxique que celle dégagée par le tabac », souligne le Pr Nicolas Bonnet, pharmacien et directeur du Réseau des Etablissements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD). Et pour cause, les volatiles dégagés par la marijuana dans l’air ambiant présentent autant de risque sur le plan cardiovasculaire que ceux de la cigarette.

Ainsi, une étude récente menée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par le Pr Bonnet le pneumologue Bertrand Dautzenberg comparait la toxicité du cannabis à celle de la cigarette. « Nous avons analysé la composition de la fumée des deux substances après combustion ». Pour ce faire, 200 joints ont été confectionnés et fixés à des machines spécifiques. Utilisées pour évaluer la concentration en goudrons, elles sont composées d’un filtre auquel on fixe le joint ou la cigarette.

1 joint = 7 cigarettes ?

Bilan, les filtres de joints se noircissaient bien plus rapidement comparés à la cigarette. « On a pu mesurer que la fumée d’un joint entier, fait de résine ou d’herbe, dégageait l’équivalent de 6 à 7 cigarettes en produits goudronnés potentiellement cancérigènes », souligne le Pr Bonnet.

Pour autant, cette seule proportion ne veut pas dire qu’un joint est 6 à 7 fois plus dangereux qu’une cigarette. On peut en revanche confirmer qu’un joint est aussi toxique pour les poumons que 2,5 à 5 cigarettes. « Il s’agit d’une estimation et non d’une donnée précise ». Plusieurs paramètres entrent en effet en ligne de compte. La quantité de composés toxiques émanant du tabac ou de la marijuana varie en fonction de la façon dont la personne tire sur la cigarette ou sur le joint, de la régularité de la consommation, mais aussi de la qualité du tabac ou du cannabis consommé.

« Certes, la fumée de la cigarette et du cannabis ont la même composition chimique », complète le Pr Bonnet. Mais le mode de consommation du cannabis en augmente sa dangerosité. « Par ailleurs l’impact du chanvre, dépend pour beaucoup de la qualité de la résine ou de l’herbe initiale, c’est-à-dire comment l’herbe a été coupée, si elle est récente ou ancienne », décrit le Pr Bonnet. Et plus elle sera ancienne, plus elle sera oxydée. Elle va dans ce cas dégager davantage de produits nocifs pour les fumeurs… mais aussi pour les non-fumeurs exposés au « cannabisme passif ».

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Eloge du Professeur Claude ADOLPHE (1931 – 2014)

Adolphe Claude 1

Claude ADOLPHE nous a quittés le 3 Novembre 2014 à l’issue d’une longue maladie d’abord maîtrisée, puis acceptée avec courage et discrétion.

Il était notre référence dans la qualité de l’exercice professionnel. C’était aussi un ami fidèle, celui de tous les combats, scientifiques et sanitaires  mais aussi plus personnels, philosophiques et humains. Nous partagions ses convictions morales, son sens des valeurs et ses engagements.

Claude avait reçu une double formation, il était pharmacien, diplômé de la Faculté de Pharmacie de Paris et physicien, titulaire d’une licence puis d’un doctorat ès Sciences physiques obtenus à la Faculté des Sciences. Cette double qualification lui a permis d’accéder rapidement au professorat ; agrégé à 33 ans, il est devenu l’un des plus jeunes titulaires cinq ans plus tard.

Il a poursuivi parallèlement une carrière hospitalière féconde. Interne en pharmacie des hôpitaux de Paris (reçu second), chef de laboratoire puis pharmacien-chef des hôpitaux de Paris, il termina sa carrière en tant que chef de service de biologie de l’Hôtel-Dieu.

Parallèlement, comme le veut la fonction de professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH), il a développé une activité de recherche en physique structurale d’abord orientée vers l’organisation atomique de substances minérales comme les sulfures de lanthanides puis très vite vers la cristallographie de molécules biologiques correspondant à ses activités hospitalières. Deux étapes ont marqué ce volet recherche : une mission à Berkeley et la création d’un laboratoire de biocristallographie et RMN biologiques (UMR 8015, CNRS). Ses travaux ont donné lieu à plus de 100 publications écrites, affichées ou sous forme de conférences nationales et internationales.

Il a été appelé à prendre des responsabilités administratives importantes. Dans l’enseignement supérieur il fut Président de l’UER des Sciences pharmaceutiques appliquées à la biologie, membre élu du Conseil de faculté puis du CNU. Il a présidé et participé à plusieurs jurys d’agrégation. Dans le domaine de la Santé publique, il fut expert auprès de la Cour d’appel de Paris, Président de la Commission chargée par le Directeur général de la Santé du contrôle de la publicité des objets, appareils et méthodes présentés comme bénéfiques pour la santé

Derrière le professionnel se cachait l’homme de conviction. Après les événements de Mai 68 il devint secrétaire général du syndicat autonome des enseignants de pharmacie : il le restera pendant 10 ans. Il rejoindra quelques années plus tard le cabinet de François Fillon alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : le résultat dont il était le plus fier était d’avoir obtenu le rétablissement du concours d’agrégation pour la nomination des professeurs d’université, selon lui la meilleure méthode de sélection. Il avait pu obtenir également que les étudiants en pharmacie disposent d’un enseignement hospitalier (loi J. Delong), à l’évidence nécessaire, qui a été jusqu’à une date récente le seul cadre administratif à la disposition des pharmaciens hospitaliers.

Au titre du bénévolat, il a participé aux activités du Secours catholique et de l’enseignement dit « de l’école à l’hôpital » apportant un enseignement individuel personnalisé à des élèves et à des étudiants hospitalisés leur permettant de terminer leurs années d’études avec succès  ou même de réussir certains concours universitaires.

Voici une vie professionnelle particulièrement bien remplie. La nation ne s’y est pas trompée, elle lui a décerné les distinctions de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques et d’Officier dans l’Ordre National du Mérite.

Un détail très significatif révèle l’engagement professionnel de Claude. Lorsqu’on l’interrogeait sur la plus forte de ses motivations, il répondait sans hésiter « ma passion pour l’enseignement ». L’exercice pédagogique qui consistait à lire avec lui, un article scientifique, à en faire l’analyse pour en dégager les lignes de force avant de les restituer soit sous forme d’un rapport soit, de façon plus concise pour une question d’oral d’internat de dix minutes, était un moment fort, privilégié, riche d’enseignement et contagieux. Il alliait un esprit logique et rationnel qu’il a su transmettre.

Ses étudiants ont salué la qualité de ses cours en lui remettant une distinction qui leur était propre, après un vote à bulletin secret sur la valeur de l’enseignement reçu : elle s’appelle le caducée, il l’a reçue quatre fois puis, en fin de carrière, le caducée d’honneur pour l’ensemble de son enseignement.

Tous ses élèves s’en souviennent aussi. L’auteur de ces lignes peut en porter témoignage, il a été mon conférencier d’internat, mon chef de laboratoire à l’Hôtel-Dieu et celui qui m’a convaincu de l’importance de l’enseignement oral direct lorsqu’il est construit, clair, précis. Il a été à l’origine de mes choix universitaire et hospitalier. Il a aussi soutenu dés ses débuts la lutte contre les drogues qu’avec quelques collègues pharmaciens, nous menons  dans le cadre du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les drogues et les Toxicomanies (CNPERT) : il a été un des premiers abonnés du blog (que vous lisez) et n’a  ménagé ni son soutien, ni ses conseils. Un de nos piliers dans ce combat difficile a disparu et nous manquera.

L’originalité de sa réflexion se retrouvait aussi dans ses convictions chrétiennes non seulement compatibles mais indissociables, partie intégrante de ses choix scientifiques

Ainsi, beaucoup d’entre nous ont eu la chance de profiter de ses talents pédagogiques, de son humanisme et de bénéficier de ses conseils. Expliquant à ses élèves comment il fallait construire un projet de carrière, son message se résume ainsi : une carrière médicale doit s’appuyer d’abord sur une activité hospitalière, assumer la routine, y développer des projets de recherche et apporter un enseignement de qualité. Le message est reçu et transmis, merci Claude, nous ne l’oublierons pas.

Nous présentons à Monique, son épouse qui a du l’aider, l’entourer et l’accompagner de façon aussi efficace que discrète, nos sentiments amicaux de vive sympathie.

Nous y associons ses deux fils, leurs épouses et ses quatre petits-enfants. Ils peuvent être fiers de leur héritage.

Jean-Paul Tillement

Drogue en Russie: plus de 50.000 jeunes morts par an (FSKN)

Près de 50.000 jeunes Russes par an trouvent la mort suite à leur addiction à la drogue, a annoncé jeudi le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.

« La consommation de drogues provoque une mortalité sans précédent parmi les jeunes âgés de 15 à 34 ans, au moins 50.000 personnes meurent par an suite à l’usure pathologique des organes intérieurs », a déclaré le responsable lors d’une réunion du gouvernement russe.

Selon M.Ivanov, la Russie dépasse sensiblement dans ce domaine les pays industrialisés de l’Europe et de l’Asie.

« Au Japon, la drogue tue 20 fois moins de jeunes qu’en Russie et en Europe, le nombre de jeunes  toxicomanes morts est 12 fois plus bas qu’en Russie », a ajouté le directeur du FSKN.

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Le spice, cannabis de synthèse, met la Suède en pétard (Libération)

Un ou peut-être deux morts, des dizaines de jeunes placés en soins intensifs, partout en Suède, rien que ces derniers jours.

Les forces de l’ordre et les autorités sanitaires du royaume tirent la sonnette d’alarme. Le spice, un cannabis de synthèse, fait des ravages dans le pays

Vendu sur Internet, officiellement comme de l’encens à brûler, «impropre à la consommation humaine», le spice circule en Suède depuis plusieurs années. Mais ce n’est que récemment que sa consommation a progressé. Sur l’île de Gotland, dans l’est du pays, les policiers seraient prêts à contrôler les casiers des élèves à l’aide de chiens de détection. «On en trouve désormais, sous diverses formes, dans tous les collèges et les lycées de l’île», témoigne un policier. Les saisies effectuées par les douanes ont plus que doublé depuis deux ans. Et si 236 personnes ont dû être soignées l’an dernier après en avoir consommé, ils étaient déjà plus de 300 sur les neuf premiers mois de l’année. Même constat dans les centres de désintoxication : alors que les patients étaient avant accrocs à l’alcool, ils sont de plus en plus nombreux à venir chercher de l’aide pour une dépendance au spice.

Pour la Suède, c’est une situation inédite. La consommation de drogue y a toujours été inférieure à la moyenne européenne. «C’est en partie en raison de notre Etat-providence, qui prend en charge les gens et leur offre un filet de sécurité. Nous sommes très bien informés sur ce qu’il est dangereux de consommer pour la santé», affirme Christopher Landin, chef de l’unité de police antidrogue à Stockholm.

Mais les habitudes changent, avec les voyages et Internet. «La Suède n’est plus aussi isolée.» Le Pr Fred Nyberg, spécialiste du sujet, met en cause la libéralisation du cannabis et les succès de ses partisans, notamment aux Etats-Unis : «La marijuana attire de plus en plus. Mais comme elle est toujours illégale en Suède, ses consommateurs se dirigent vers les drogues qui ne le sont pas, comme le spice, contre lequel on ne peut rien faire : les substances utilisées dans sa fabrication changent en permanence. Elles sont indétectables.» Mikael Carlsson, policier à Stockholm, confirme : «Dès qu’une substance devient illicite, une autre apparaît.»

Or la drogue est beaucoup plus puissante que le cannabis. Comme ses utilisateurs peuvent faire leurs mélanges, des erreurs de dosage provoqueraient des overdoses. Les symptômes sont variés : «Perte de conscience profonde, convulsions, accident vasculaire cérébral, manque d’oxygène dans le cœur, insuffisance rénale aiguë», énumère le toxicologue Kai Knudsen. Et dans certains cas, la mort.  Source

Le cannabis modifie la structure du cerveau

Fumer régulièrement du cannabis a un impact sur le volume de la matière grise du cerveau et sur la connectivité entre les neurones, selon une nouvelle étude scientifique américaine.

Le cannabis modifie la structure du cerveau

Consommer régulièrement du cannabis modifie la structure du cerveau, selon une nouvelle étude scientifique présentée dans les Actes de l’Académie des Sciences Américaine (PNAS). En effet, la substance psychotrope du cannabis, le THC réduirait le volume de matière grise du cerveau, mais augmenterait la connexion entre les neurones.

Les chercheurs des universités du Texas et du Nouveau-Mexique ont comparé par IRM (imagerie par résonance magnétique), la structure du cerveau et les connexions neurologiques de 48 participants consommateurs de cannabis et de 62 non-fumeurs. Les scientifiques ont aussi évalué le type de consommation, le QI et les troubles socio-psychologiques des participants grâce à des questionnaires.

La consommation chronique de cannabis diminue le volume de matière grise du cerveau

Les résultats de l’étude révèle que le volume du cortex orbitofrontal (la région-clef du cerveau pour des prises de décision, le système de récompense et les comportements addictifs) des fumeurs était moins volumineux que celui des autres. Et que ces modifications étaient corrélées à l’âge du premier joint et à la durée de la consommation de cannabis.

Les chercheurs ont aussi observé que la connexion entre les neurones des fumeurs était plus importante que les autres.

«La consommation de cannabis conduit à des altérations neuronales qui sont modulés selon l’âge de début et la durée d’utilisation. Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent la consommation chronique génèrent des processus neuroadaptatifs complexes. En effet, cette « sur connectivité » entre les neurones serait un moyen pour le cerveau de compenser la mauvaise performance de la matière grise moins volumineuse » explique Francesca M. Filbeya, chercheur au centre de la santé du cerveau de l’Université du Texas, et co-auteur de l’étude.

« Mais d’autres études sont nécessaires pour déterminer si ces changements sont définitifs ou si l’abstinence prolongée de la consommation de marijuana peut rétablir l’équilibre du cerveau », conclut Francesca M. Filbeya.

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La consommation de cannabis pourrait provoquer des troubles psychotiques

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Editorial : la disparition d’un ami le 3 novembre 2014

C’est avec émotion et une grande tristesse que nous avons appris la disparition du Professeur Claude Adolphe  à Paris le 3 Novembre dernier des suites d’une longue maladie qu’il avait maîtrisé avec courage jusqu’à ces derniers jours.  Abonné au blog, il a été  de nos premiers et plus fidèles soutiens  dans le combat que nous menons, n’hésitant pas  à nous apporter  ses conseils et de ses compétences.

Professeur  de Physique et de Mathématiques à la faculté de Pharmacie de Paris, il a donné une impulsion remarquée au développement de sa discipline. Beaucoup se souviennent de la qualité de son enseignement, clair, précis et toujours intéressant.

Biologiste, conférencier d’internat, chef du laboratoire de Biochimie de l’Hotel-Dieu  de Paris, il a formé de nombreux internes qui,  grâce à son dynamisme et à son enthousiasme, ont pu accéder à des fonctions de premier plan à l’université et à l’hôpital.

Avec  Claude, nous perdons non seulement un maitre mais un ami fidèle ; Je pense qu’il souhaitait vivement que notre action perdure, croyait qu’il fallait par la Lettre et le blog du CNPERT, avertir, mettre en garde et répéter sans cesse la gravité des méfaits des drogues en particulier chez les plus jeunes.

Nous présentons à son épouse Monique, à ses enfants et à toute sa famille nos sentiments de compassion et de vive sympathie. Une messe du souvenir  sera célébrée le vendredi 21 novembre à Paris en l’Eglise Saint-Etienne du Mont à 10heures 30 à laquelle sont conviés tous ses amis

Jean-Paul Tillement.

UN BÉBÉ SOUS CANNABIS HOSPITALISÉ (Paris Match)

Une petite fille de 10 mois a été hospitalisée lundi à Vienne, en Isère, après avoir ingéré une boulette de résine de cannabis par accident.

Le père a reconnu être un consommateur régulier de cannabis. Sa fille de 10 mois en a fait les frais. Le bébé a été hospitalisé lundi après avoir ingéré par accident l’une de ses boulettes de résine de cannabis, laissée à sa portée par mégarde. C’est l’état de somnolence inhabituel de l’enfant qui a poussé ses parents à la conduire en urgences à l’hôpital. Placée en observation, a elle a subi plusieurs examens qui ont finalement révélé la présence de drogue dans ses urines, a appris mercredi l’AFP auprès du parquet de Vienne.

Informé par le service de pédiatrie de l’hôpital des résultats des analyses, le parquet de Vienne a décidé de mener l’enquête au domicile des parents. Sur place, les gendarmes ont surpris le père «en train de se constituer un joint». «Il a été entendu et libéré. Il a avoué aux gendarmes qu’il était consommateur de produits stupéfiants et que sa petite fille avait ingéré accidentellement une boulette de résine de cannabis qu’il avait laissé traîner», a expliqué Matthieu Bourrette, procureur de la République de Vienne.

LE PÈRE DE FAMILLE CONVOQUÉ

La petite fille a été rendue à ses parents dans la journée de mardi, après que les autorités se sont «assurées que les conditions de vie de l’enfant n’étaient pas négatives, ce qui est le cas», a ajouté le magistrat. Le père de la petite fille, âgé de 22 ans, a toutefois été convoqué dans le cadre d’une mesure alternative en justice et contraint de s’inscrire, à ses propres frais, à un stage de sensibilisation aux risques des produits stupéfiants. Le parquet de Vienne a en outre signalé l’incident aux services sociaux, qui «vont vérifier la manière dont les choses vont évoluer dans les prochaines semaines ou les prochains mois».

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La Suède demande d’interdire le cannabis synthétique après deux morts

La Suède a annoncé lundi avoir demandé à l’Union européenne le droit d’interdire des substances contenues dans un cannabis synthétique vendu sous le nom de Spice, après deux cas apparents de surdoses mortelles.
Le ministère des Affaires sanitaires et sociales a indiqué dans un communiqué que le pays réclamait à Bruxelles le classement de ces produits comme stupéfiants.
Il se fonde sur un avis de l’Autorité de publique, qui a identifié 24 cannabinoïdes et sept cathinones (substances issues du khat, un arbuste) comme substances dangereuses.

Le suédois va « réclamer une procédure accélérée. Celle-ci signifie que le temps de traitement par la Commission européenne est réduit de trois mois à dix jours », a ajouté le ministère.
Le nom du Spice revient presque chaque jour dans les médias suédois depuis qu’un jeune homme de 22 ans est décédé le 29 octobre à son domicile de Fagersta (centre), et que la police avait fait état d’un témoignage accréditant la thèse de la surdose.
Vendredi, un jeune homme de 18 ans avait aussi fait selon des témoins une surdose dans un appartement d’Alingsås (sud-ouest), et était avant l’arrivée des secours.

Le cannabis synthétique, appelé Spice ou par d’autres noms (K2, Yucatan Fire, Moon Rocks, Bliss, etc.), contient le même principe actif que le cannabis naturel issu du chanvre, le tétrahydrocannabinol (THC).
Mais il est considéré comme beaucoup plus nocif, et la concentration en psychotropes est impossible à contrôler pour l’acheteur.
Plusieurs pays ont déjà tenté sans succès de mettre fin à son commerce en identifiant et interdisant la multitude de substances qui peuvent entrer dans sa composition.
Le produit, le plus souvent acheté sur des sites internet étrangers par ses consommateurs, est censé ne pas être fumé, mais brûlé comme encens.
La Suède a l’une des politiques les plus répressives d’Europe contre le cannabis.
On peut y être condamné pour usage de stupéfiants après avoir été arrêté à son domicile et confondu par un test d’urine.

 

Cannabis à fins médicales: l’implantation du crime organisé redoutée

En juin 2014, la ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, déposait un projet d’amendement pour modifier son règlement sur la marijuana médicale. Elle voulait particulièrement mieux documenter les ordonnances de cannabis médical en obligeant les producteurs à fournir aux ordres professionnels la liste de tous les médecins prescrivant ce produit ainsi que les détails de chacune des ordonnances prescrites.

Même si Santé Canada a durci sa réglementation concernant la production de marijuana à des fins médicales en mars dernier, Québec estime que les nouvelles règles devraient être resserrées davantage afin d’éviter que le crime organisé ne s’implante dans ce marché, révèle une lettre obtenue par La Presse en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Dans la missive datée du 11 juillet, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, s’inquiètent du fait qu’avant de délivrer un permis de production de cannabis, Santé Canada ne vérifie que les dossiers des administrateurs et des dirigeants des entreprises désirant se lancer dans cette industrie. Les deux ministres québécois disent souhaiter que le processus vise également «tous les employés» et «toute personne qui a directement ou indirectement le contrôle» des entreprises de production de cannabis.

Cette mesure permettrait de «réduire les risques d’infiltration de réseaux criminels et de détournement de la marijuana produite à des fins médicales», écrivent les ministres.

M. Barrette et Mme Thériault ajoutent que Santé Canada devrait obliger les entreprises voulant produire du cannabis à «déclarer ses sources de financement, notamment la liste des institutions financières avec lesquelles elles font affaire ou de ses prêteurs». «Des vérifications pourront être effectuées afin d’éviter l’utilisation de prête-noms et plus particulièrement l’infiltration du crime organisé par le financement occulte de cette industrie», est-il écrit dans la lettre.

Les deux ministres québécois terminent en disant que le «délai de réponse de 72 heures» est «trop long pour permettre à un policier de vérifier en temps utile l’authenticité de l’autorisation d’une personne à posséder de la marijuana lors d’une intervention». «Le règlement devrait prévoir un mécanisme permettant aux policiers de vérifier en temps réel l’authenticité d’un document, comme cela se fait actuellement pour les permis de conduire et d’armes à feu.»

Une industrie naissante

Depuis 2001, le Canada autorise et encadre l’usage de cannabis à des fins médicales. En juin 2013, Santé Canada a durci ses règles en adoptant différents changements, notamment en ce qui a trait aux producteurs autorisés de marijuana. Ceux-ci ne pourraient plus être des individus, mais bien des entreprises réglementées.

Parmi les autres changements adoptés, Santé Canada ne délivre plus les autorisations de consommer du cannabis médical comme elle le faisait depuis 2001. C’est plutôt aux médecins de prescrire le recours à la marijuana à leurs patients.

En juin 2014, la ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, déposait un projet d’amendement pour modifier son règlement sur la marijuana médicale. Elle voulait particulièrement mieux documenter les ordonnances de cannabis médical en obligeant les producteurs à fournir aux ordres professionnels la liste de tous les médecins prescrivant ce produit ainsi que les détails de chacune des ordonnances prescrites.

Les ministres Barrette et Thériault ont voulu profiter de cet amendement pour demander au gouvernement de pousser le règlement plus loin.

– Avec la collaboration de William Leclerc

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