Nocivité du cannabis : Touraine en plein déni

Depuis 2013, les médecins savent qu’il existe une relation entre les AVC (accidents vasculaires cérébraux) et l’usage récréatif du cannabis. Oui, la « fumette » détruit les artères du cerveau ! Or plusieurs études récentes montrent que les AVC sont devenus très nombreux chez les jeunes ; il faut impliquer principalement la consommation de tabac et surtout du cannabis. Beaucoup de facteurs sont impliqués, notamment la chute du taux d’oxygène dans le sang et des poussées d’hypertension.

Autre nouvelle intéressante. Pour la première fois, une équipe de l’université d’Édimbourg (Royaume-Uni) met en évidence un impact sur la santé osseuse. Les consommateurs réguliers ont un risque de fractures sur le long terme. Voilà ce que démontre une étude parue dans l’American Journal of Medicine de juillet dernier. La densité osseuse de ceux qui pratiquent la « fumette » est diminuée au niveau des lombaires, des hanches et du col du fémur. Bien sûr il y a un effet consommation-dose. Plus la consommation est forte plus les risques sont grands de voir apparaître une ostéoporose.

Le 11/10/2016, le professeur Patrice Tran Ba Huy, membre de l’Académie nationale de Médecine, est professeur de Médecine à la Faculté Saint-Louis-Lariboisière et président de la Société française d’ORL. Il dénonce « l’irresponsabilité politique » face au cannabis. Certes, cette irresponsabilité ne s’exerce pas que dans ce domaine… Pour lui « le cannabis, qui constitue la première marche vers les drogues dures, dégrade, avilit et tue ». Il explique ce qu’il nomme « cette descente aux enfers ».  Il détaille les effets sur les fonctions cognitives et motrices, responsable de centaines d’accidents mortels par an sur les routes de France ; mais aussi de comportements agressifs, d’agressions sexuelles, de l’accroissement du taux de suicide chez les adolescents. C’est « un voyage sans retour ». Le cannabis se fixe en effet de manière définitive sur les graisses notamment celles du cerveau. Ce qui entraîne une dépendance tendant à s’accroître et menant à la déchéance mentale et physique, un esclavage, puis la mort.

L’addiction au cannabis entraîne le décrochage scolaire en raison principalement des troubles de l’attention et de la mémoire ; des troubles psychiatriques qui apparaissent tôt ou tard si un jeune de moins de 18 ans a déjà fumé 50 joints. Le risque de cancer du poumon est beaucoup plus important qu’avec le tabac, car la concentration des goudrons du cannabis est de six à huit fois supérieure à celle du tabac. Bref, l’usage de cette drogue est « la peine de mort différée ».

Le professeur va plus loin encore : même pour des raisons médicales de suppression de la douleur, l’usage du cannabis ne se justifie pas. Il est intéressant de voir la question posée par deux pages entières du Quotidien du Médecin (27/10/2016). Trois pays (Etats-Unis, Canada, Allemagne) ont à ce jour autorisé le « cannabis thérapeutique » de manière temporaire ad expérimentum et pour un seul cannabinoïde de synthèse : il ne s’agit donc pas d’un dérivé de la feuille de cannabis. En effet, rien ne prouve qu’un tel produit soit plus utile que les antalgiques connus. C’est du moins la position de l’Organisation mondiale de la santé.

Quant à nos (certes rarissimes !) lecteurs qui continuent d’user du cannabis, le « pétard » va leurs « péter » tôt ou tard en pleine figure. S’ils ont encore de la mémoire, ils penseront aux articles que ce site a publiés sur la question.

Jean-Pierre Dickès

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La dopamine dans tous ses états, un livre de Jean Costentin

Par Jean Paul Tillement 

aux éditions Docis, 2015, 179 pages

Nos collègues connaissent bien Jean-Henri Costentin, grand pourfendeur des trafiquants de drogues et de ceux qui les soutiennent, Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Drogues et les Toxicomanies (CNPERT) où il a succédé au regretté Roger Boulu. Professeur émérite de pharmacologie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rouen, chercheur spécialisé en neuropsychopharmacologie, c’est au double titre de sa spécialité et de la lutte contre les addictions qu’il s’intéresse à la dopamine. Pourquoi ce neuro médiateur en particulier? C’est parce qu’il intervient de façon prépondérante dans le fonctionnement cérébral et que ses dysfonctionnements sont une cause principale de différentes pathologies neuropsychiatriques.

L’originalité et l’intérêt de cet ouvrage résident dans sa mise en relation des mécanismes physiopathologiques et des observations cliniques, expliquant les secondes par les premières, attribuant aux dérèglements dopaminergiques les principaux signes des maladies concernées. Cette juxtaposition clinico-biologique permet de mieux comprendre et de proposer des interventions pharmacologiques adaptées.

Les premiers chapitres retracent l’histoire de la dopamine. L’auteur la raconte de façon originale dans le cadre de la jeune et nouvelle discipline qu’était, il y a 60 ans, la neuropsychopharmacologie. Il évoque successivement Lire la suite

Les fumeurs de cannabis ont 5 fois plus de risques d’être atteints de schizophrénie

Des chercheurs danois affirment que le risque d’être atteint de schizophrénie augmente avec la consommation de drogue et d’alcool.

Le Dr Stine Mai Nielsen et le Pr Merete Nordentoft, de l’Hôpital universitaire de Copenhague (Danemark), ont étudié les dossiers médicaux de plus de 3 millions de patients nés entre 1955 et 1999, afin de vérifier s’il y avait un lien entre l’abus de drogue et la possibilité de développer la schizophrénie ou un autre trouble psychiatrique.

Leurs recherches, présentées à Milan dans le cadre du Congrès de l’International Early Psychosis Association montrent que l’abus de drogue ou d’alcool augmente plus ou moins fort le risque d’être schizophrène.

Les risques augmentent de la manière suivante :

Cannabis : 5,2 fois

Alcool : 3,4 fois

Drogues hallucinogènes : 1,9 fois

Sédatifs : 1,7 fois

Amphétamines : 1,24 fois

« Nos résultats montrent une association forte entre presque tous les types d’abus de substances et un risque accru de développer la schizophrénie plus tard dans la vie » affirment les chercheurs danois qui s’interrogent malgré tout sur l’origine de ce lien.

Il est pour l’instant impossible de prouver si c’est l’abus de drogue qui provoque la schizophrénie ou si c’est une prédisposition à la schizophrénie qui pousse aussi à l’addiction.

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De plus en plus de consommateurs de crack, une drogue particulièrement dangereuse (BFMTV)

La consommation de crack se répand et ne touche plus uniquement certaines personnes marginalisées. Cette drogue, qui s’inhale, est extrêmement dangereuse et provoque l’addiction dès la première prise. BFMTV a enquêté à Compiègne, dans l’Oise.

Première « salle de shoot » en France : une majorité de Français défavorable (Europe 1)

Majoritairement opposés à la légalisation ou à la dépénalisation du cannabis, les Français sont également opposés aux « salles de shoot » dans lesquelles les toxicomanes peuvent se droguer.

Une majorité de Français (53%) se déclare opposée à l’ouverture de « salles de shoot » comme celle qui accueillera à partir de lundi à Paris ses premiers consommateurs de drogue, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien dimanche.

Seules 46% des personnes interrogées sont favorables à l’ouverture de « salles de consommation de drogue à moindre risque » (SCMR), selon l’appellation exacte. Ce type de salle est réservé aux toxicomanes majeurs qui s’injectent des produits qu’ils apportent eux-mêmes, sous la supervision de personnes qualifiées, avec du matériel stérile. Première à ouvrir en France, la salle parisienne sera installée à l’hôpital Lariboisière (Xe arrondissement).

 Contre la dépénalisation du cannabis. Selon le sondage, une nette majorité se prononce également contre la légalisation de la consommation de cannabis (61% contre 38%) ou sa dépénalisation (54% contre 45%).
Les personnes interrogées sont 73% à ne pas être satisfaites (46% « plutôt pas » et 27% « pas du tout » satisfaites) de la politique de lutte contre la drogue en France. Seules 26% y sont favorables.

Cette politique est jugée laxiste (58%), passéiste (50%), inexistante (43%), répressive (34%). Seuls 41% la trouvent préventive et 17% efficace (plusieurs qualificatifs étaient possibles).

Sondage réalisé par Internet les 13 et 14 octobre auprès d’un échantillon de 1.003 personnes majeures représentatives de la population française.

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