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Drogues

Drogues illicites en soins intensifs


Source Le Quotidien du Médecin – 24-09-2022

Soins intensifs cardiologiques : 9 fois plus de risque de décès ou d’urgence vitale chez les consommateurs de stupéfiants


L’étude ADDICT-ICCU, présentée par l’équipe de l’hôpital Lariboisière, recensait le pourcentage de patients consommant des drogues, parmi les 1 500 admis en Unité de soins intensifs cardiologiques pour infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque aiguë, arythmie, myocardite et embolie pulmonaire.

D’après le prélèvement des urines, 10 % consommaient des drogues (12 % d’hommes, 8 % de femmes), pour au moins une substance (9 % pour le cannabis, 2,1 % les opioïdes, 1,7 % la cocaïne, 0,7 % les amphétamines et 0,6 % la MDMA).

Cette consommation est sous-estimée puisque 43,5 % seulement déclaraient ne pas en utiliser.

Elle était associée à une probabilité d’événements indésirables majeurs (décès, arrêt cardiaque, choc
cardiogénique) près de neuf fois supérieure, après ajustement sur les comorbidités.


Le risque de complications graves était multiplié par trois pour le cannabis et par cinq pour la cocaïne, après ajustement sur l’âge et le sexe.

Il augmentait encore avec la consommation de plusieurs substances.

De la Syrie à l’Arabie saoudite, sur la route du Captagon, la drogue qui menace la jeunesse

Par Georges Malbrunot

ENQUÊTE – 250 millions de pilules de cette amphétamine ont été saisies depuis janvier à travers le monde. Soumise aux sanctions internationales, la Syrie, qui la produit, est devenue un État narcotrafiquant.

Bachir, 26 ans, est «accro» au Captagon depuis qu’il a quitté le lycée, il y a huit ans. «Mes amis me répétaient que ça me rendrait heureux, et effectivement, j’étais euphorique, je me sentais plein d’énergie», raconte ce Jordanien, rencontré dans un centre antidrogue du quartier de Jabal Hussein, à Amman, la capitale, où 70 autres jeunes sont soignés. Bachir a ensuite ouvert une échoppe. «Je prenais deux comprimés chaque jour, dit-il d’une voix timide. Cela ne me coûtait que 5 dinars (7 euros environ).» En 2016, quand ses parents ont appris que leur fils se droguait, ils ont contacté le centre, où Bachir a suivi un premier traitement de plusieurs mois, avant d’en sortir et de rechuter. «Mes amis prenaient tous du Captagon, j’aurais dû m’en écarter.»

Aujourd’hui, Bachir veut rompre avec ce cercle vicieux. Dans la société traditionnelle jordanienne, les drogués sont stigmatisés. «Personne, dit-il, ne veut se marier avec mes sœurs, dès que leurs prétendants apprennent que leur frère prend du Captagon.» Pour ne pas les exposer davantage, leurs noms ne sont pas divulgués par le centre antidrogue ; et s’ils viennent eux-mêmes se faire soigner, ils n’encourent aucune poursuite judiciaire, alors que la loi punit de trois années de prison le consommateur ou le détenteur de drogue. «Le Captagon est à la fois meilleur marché et plus facile à acquérir que les autres drogues», explique Abdelrhamane Abdelkader, psychiatre au centre antidrogue de Jabal Hussein, qui souligne: «La consommation se diffuse à l’université, mais les trafiquants proposent aussi du Captagon dans la rue.»

À bas bruit, le Captagon fait déjà des ravages au Moyen-Orient et au-delà, 250 millions de pilules ayant été saisies dans le monde au cours des huit premiers mois de cette année. Une drogue de synthèse de la famille des amphétamines, vendue sous la forme d’un petit comprimé blanc estampillé d’un logo représentant deux demi-lunes. À l’origine, un médicament commercialisé en Allemagne à partir du début des années 1960, et interdit depuis. La Syrie en est le principal producteur, l’Arabie saoudite le principal consommateur, et la Jordanie et le Liban, les pays de transit. De la Bekaa libanaise aux confins de la frontière syrienne jusqu’au port saoudien de Djedda, Le Figaro a remonté le trafic de cette drogue, qui menace la jeunesse du Moyen-Orient.

«Captagon contre djihadistes»

Le premier rendez-vous est avec un homme d’affaires syrien, proche du pouvoir, rencontré au Liban«On doit bien survivre, le monde entier nous impose des sanctions!», se défend-il, en référence aux très sévères mesures adoptées par l’Occident pour punir Bachar el-Assad de la répression sanglante de ses opposants, depuis 2011. «Pendant toutes ces années de révolte, l’Arabie saoudite et le Qatar nous ont envoyé des djihadistes dans l’espoir de faire tomber Assad, constate l’homme d’affaires. Maintenant, on leur envoie du Captagon, sourit-il. Nous avons une belle arme contre eux. C’est donnant-donnant.»

L’homme livre quelques détails sur l’origine du Captagon en Syrie. «On a commencé à partir des années 2013-2014. On envoyait la matière première aux djihadistes, qui en fabriquaient. À cette époque, j’ai vu un jeune dans un hôpital militaire de Damas avec une fracture ouverte au genou. Il rigolait, il avait pris tellement de pilules qu’il ne se rendait plus compte qu’il avait mal. Après, on a commencé à en fabriquer et à les envoyer» dans le Golfe, via la Jordanie.

Direction le nord du royaume hachémite, frontalier de la Syrie. 375 kilomètres de frontière, dans le désert parfois. Une zone de tout temps propice aux trafics en tout genre. Mais depuis qu’en 2018 Bachar el-Assad a repris le contrôle du sud de son pays, les trafics à travers cette frontière poreuse ont changé de nature. «Nous sommes désormais en guerre. Nous ne sommes plus confrontés à des trafiquants individuels mais à une véritable organisation», affirme au Figaro un haut responsable jordanien.

Le Captagon est caché dans l’arête de peignes qui sont expédiés aux barbiers en Jordanie ou en Arabie, dans des bouteilles d’huile d’olive maquillées d’un faux cul, ou dans des auberginesUn responsable jordanien

Le royaume n’est plus seulement un pays de transit: 20% environ de la drogue y parvenant est désormais consommée localement. La lutte contre le Captagon est devenue un enjeu de santé publique et de sécurité nationale.

De janvier à mai 2022, 19 millions de pilules de Captagon ont été saisies sur cette frontière. C’est autant qu’au cours de toute l’année 2021. Chaque jour, en moyenne, 13 opérations d’infiltration sont déjouées par l’armée jordanienne. Et il y a toutes celles qui ne le sont pas. Des opérations quasi militaires, de plus en plus sophistiquées. Équipés de lunettes de vision nocturne, les passeurs, agressifs et nombreux, recourent à des drones et parfois aux roquettes RPG.

Le 27 janvier au matin, un épais brouillard enveloppait la frontière, rendant les caméras de surveillance inopérantes. Du pain bénit: 160 assaillants dispersés en trois équipes sur une portion de 73 km le long de la frontière tentèrent de s’infiltrer lors d’une opération minutieusement coordonnée. L’armée jordanienne en tua 27. D’autres furent blessés, tandis que d’autres encore réussirent à fuir en Syrie.

https://static.lefigaro.fr/eidos-infographies/WEBinter_202237_CL_syrie_liban_moyen-orient_captagon/html/WEBinter_202237_CL_syrie_liban_moyen-orient_captagon.html

«Tuez les passeurs!»

Quelques semaines après, le roi Abdallah se rendit à la frontière et ordonna à ses hommes de changer les règles du jeu face aux passeurs: «Éliminez-les!», y compris en pénétrant en Syrie, autorisa le roi, après la mort d’un officier dans des combats face aux trafiquants.

«Les passeurs sont devenus très créatifs», constate le responsable jordanien, en montrant des images de saisies de Captagon. Ils peuvent tout aussi bien dissimuler leurs pilules dans des camions franchissant la frontière par les points de passage officiels qu’à travers le désert, où se fait l’essentiel du trafic. «Ils en cachent dans l’arête de peignes qui sont expédiés aux barbiers en Jordanie ou en Arabie, dans des bouteilles d’huile d’olive maquillées d’un faux cul, dans des aubergines, à l’intérieur de blocs de béton destinés à la construction qu’il est difficile de détecter, même au laser. On en a aussi découvert dans l’arrière de la cabine des camions, et dernièrement dans des matelas. Le chauffeur de ces camions n’est pas toujours au courant», ajoute la source.

Les passages en force dans le désert sont plus dangereux. «Notre armée engage alors le feu», explique un officier, photo à l’appui. On y voit un petit camion qui a fendu les grillages le long de la frontière, l’arrière recouvert d’une bâche de camouflage couleur sable, avec à l’intérieur des comprimés, mais aussi des armes. «Cette fois, précise l’officier, c’était du Tremadal», une autre pilule d’amphétamines, dérivée du Captagon.

Nous avons des noms de trafiquants et de passeurs, issus de telle ou telle tribu, mais les gens qu’on arrête ne savent pas qui sont leurs vrais patronsUn officier jordanien

À partir de la région de Daraa, dans le Sud syrien, les passeurs descendent vers les villages de Bershya et d’Arabshaem, avant de franchir la frontière. «Ce sont les mêmes tribus de part et d’autre», explique l’officier. Une deuxième route part de la région druze de Sweida et la troisième, plus à l’est, du désert syrien de Badia et de la poche montagneuse de Lahja, où des Bédouins participent à la contrebande. Certains passeurs sont eux-mêmes sous l’emprise du Captagon. «On a arrêté un Syrien qui était très agressif, se souvient l’officier jordanien. Il a fallu trois jours pour qu’il récupère.»

À LIRE AUSSITrafic de drogue: comment la France s’est couverte de points de deal

Le 11 juin a eu lieu la dernière grande saisie: près de 900.000 pilules de Captagon et 150 blocs de marijuana. Blessés, deux des passeurs ont été arrêtés par les forces de sécurité jordaniennes. Les passeurs capturés finissent par parler. «Nous avons des noms de trafiquants et de passeurs, issus de telle ou telle tribu, mais les gens qu’on arrête ne savent pas qui sont leurs vrais patrons», ajoute l’officier.

Les grandes oreilles jordaniennes, elles, le savent: la 4e division de l’armée syrienne, les services de renseignements militaires syriens et le Hezbollah (leur allié libanais) sont les principaux acteurs du trafic de Captagon à partir de la Syrie, auxquels s’ajoutent des hommes d’affaires de mèche avec eux.

50% des jeunes Jordaniens sont au chômage

La 4e division est dirigée par Mahel el-Assad, le frère du président Assad. Elle est proche de l’Iran, qui dépêcha en Syrie des factions alliées pour sauver Assad à partir de 2013. «Il faut un appareil d’État pour coordonner ces attaques et produire autant de Captagon», souligne le haut responsable jordanien. «Les ateliers de production sont au-delà de notre frontière», ajoute-t-il, en dépliant une carte du sud syrien et une autre de la Syrie. Elles sont éloquentes.

La première montre la localisation des laboratoires de fabrication de Captagon, ceux de crystal meth – un autre psychostimulant en augmentation en Jordanie – et ceux enfin de production de marijuana. Ces ateliers de petite taille, installés dans des villas vides ou des hangars, seraient au total une cinquantaine, dont une majorité destinée à la production de Captagon dans la région rurale autour de Damas, dans le secteur montagneux du Qalamoun, le long de la frontière libanaise, autour de la ville de Homs et dans le pays alaouite, d’où est originaire la famille Assad. Un autre laboratoire est repéré près de Raqqa, l’ex-fief de Daech, et trois derniers près d’Alep, dans le Nord, non loin de la frontière turque.

Amman dispose d’images montrant des passeurs s’abritant dans des commissariats de police et se déplaçant à bord de véhicules aux mains de «certains éléments de l’armée syrienne». Sous-entendu: la 4e division de Maher el-Assad.

Un passeur peut gagner 1000 à 2000 dollars par opérationUn haut responsable jordanien

La seconde carte, du Sud syrien, zoome sur 73 points de production, de rassemblement et de contrebande. Vaste toile d’araignée couvrant la quasi-totalité de la région frontalière de la Jordanie, où 160 réseaux de trafiquants sévissent, selon Amman. «Face aux risques de plus en plus grands, avertit un diplomate arabe en Jordanie, les passeurs demandent de plus en plus d’argent: un passeur peut gagner 1000 à 2000 dollars par opération», dit-il, tout en s’interrogeant sur les contraintes qui entravent l’action des autorités jordaniennes.

«Les passeurs bénéficient de complicités au sein des tribus jordaniennes, affirme ce diplomate, qui suit de près le dossier. Et dans le gouvernement jordanien, des tensions existent aussi, ajoute-t-il. Il ne faut pas trop serrer la vis sur des tribus auxquelles l’État ne peut fournir de jobs.» Quelque 50% des jeunes Jordaniens sont au chômage.

Même si des agents des renseignements, soupçonnés de «toucher» sur les trafics, sont régulièrement arrêtés, l’État est, parfois, contraint à un certain laxisme. Issus de puissantes tribus, un député de Naour, au sud d’Amman, plante de la marijuana, au vu et au su de tout le monde ou presque, tandis qu’un autre originaire de Ramtha, dans le Nord, aux confins de l’Irak et de la Syrie, est notoirement connu comme trafiquant.

Laboratoires clandestins

«Des tribus bédouines en profitent», confirme un ancien du palais royal à Amman, qui raconte la mésaventure survenue il y a une dizaine d’années à son cousin, agent des renseignements militaires. «Il avait eu l’information qu’un chef de tribu du nord de la Jordanie allait recevoir de la drogue chez lui. Il envoya deux de ses hommes planquer en face de sa maison, pendant la nuit. Mais à l’aube, le cheikh, qui savait qu’ils étaient là grâce à ses contacts dans les renseignements, envoya un de ses gars auprès des deux espions. Il déplia devant eux un tapis de prière. Ce genre de message dans notre coutume est clair: “Vous êtes morts si vous recommencez!” Les agents ne sont plus revenus.»

La main sur le cœur, Cheikh Hachem Saffiedine, le numéro deux du Hezbollah, le jure depuis son bureau ultra-sécurisé de la banlieue sud de Beyrouth: «Le Captagon, c’est haraam (interdit) dans notre religion.» Le turban noir des seyyed – les descendants du Prophète – sur la tête, celui qui fait figure de successeur potentiel de Hassan Nasrallah, l’actuel secrétaire général du mouvement chiite pro-iranien, dément les rumeurs persistantes sur l’implication du Hezbollah dans la production et le trafic de Captagon au Liban.

Pourtant, jusqu’au début de l’année dernière, des laboratoires de fabrication – une vingtaine environ – existaient bel et bien dans la plaine de la Bekaa et le Hermel, deux régions où la milice chiite est puissante. Cultiver la drogue est une activité ancienne dans ces zones limitrophes de la Syrie. «Bien sûr qu’il y en a, confie un habitant du Hermel, rencontré à Beyrouth. Le relief montagneux est propice et les tribus surveillent les trafiquants. Mais il s’agit surtout de pilules de silvya, produites à base de feuilles de mloukhiyé asséchées auxquelles est ajouté un médicament. Ça sort en comprimé, ce n’est pas cher.»

Durant la guerre, le Hezbollah et d’autres groupes ont pris le contrôle de certaines infrastructures de l’industrie pharmaceutique syrienne, leur permettant de produire le CaptagonUne source au sein d’un service de renseignement au Moyen-Orient

En 2015, le général Adel Machmouchi, à la tête des unités antidrogue des Forces de sécurité intérieure libanaises (FSI), a démantelé un laboratoire de fabrication de Captagon à Choueifat, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. «On est remontés jusqu’à un député du Hezbollah», confie-t-il. «Mais aujourd’hui, je n’ai pas de preuves de leur implication directe au Liban», ajoute-t-il prudemment.

La donne a changé au printemps 2021. Après les pressions exercées par l’Arabie saoudite, qui a suspendu les importations de fruits et légumes en provenance du Liban après avoir saisi plus de 5 millions de comprimés de Captagon dissimulés dans des cargaisons de fruits, Beyrouth a accru la pression sur les trafiquants. Des arrestations emblématiques ont eu lieu, notamment celle de Hassan Dekko, le «roi du Captagon», dans son village de Tfayl, peuplé de Libanais mais en territoire syrien, à cheval sur la frontière. Des pressions qui, par ricochet, ont rendu la frontière syro-jordanienne plus attrayante pour les trafiquants.

Au Liban, le Hezbollah est gêné aux entournures par la drogue. L’ancien ministre de l’Intérieur Ziad Baroud raconte: «En 2009, des responsables du Hezbollah sont venus me voir en me disant que les Forces de sécurité intérieure devaient être plus présentes dans la banlieue sud car, me confièrent-ils, nous avons des problèmes de stupéfiants. J’ai été agréablement surpris par ce changement de mentalité de la part du Hezbollah. Il faut dire que leur environnement direct est également touché» par la drogue. D’où l’exercice d’équilibriste auquel la formation chiite pro-iranienne se livre au Liban: «Le Hezbollah laisse faire les opérations des FSI ou de l’armée contre des trafiquants qu’il ne contrôle pas, notamment les grandes tribus de la Bekaa et du Hermel qui sont souvent aussi ses adversaires», affirme un intellectuel chiite. Selon cette source familière du Hezbollah, «celui-ci n’a pas les moyens d’arrêter tous les gangs liés au trafic au Liban».

Depuis l’an dernier, la plupart des laboratoires libanais auraient été transférés de l’autre côté de la frontière syrienne, régions où le Hezbollah est maître du terrain avec la 4e division de Maher el-Assad.

Jeunes Saoudiens accros

En Syrie, en revanche, l’implication de la formation chiite est claire. «Durant la guerre, le Hezbollah et d’autres groupes ont pris le contrôle de certaines infrastructures de l’industrie pharmaceutique syrienne, leur permettant, grâce aux machines saisies, de produire le Captagon», confie une source au sein d’un service de renseignement au Moyen-Orient. Résultat: en 2021, le trafic de Captagon a rapporté à ses promoteurs syriens et libanais plus de 5,1 milliards d’euros – et encore, sur la seule base des saisies à grande échelle, affirme un rapport du think-tank New Lines Institute -, contre 3,1 milliards en 2020.

La majorité de la contrebande est écoulée dans la très pieuse Arabie saoudite, où la jeunesse – 60% de la population – s’ennuie. Mais elle jouit désormais de divertissements, grâce à la politique d’ouverture du prince héritier et homme fort du royaume, Mohammed Ben Salman.

«Quand je passe près de concerts de musique à Riyad, je vois tous ces jeunes électrisés après s’être drogués», s’étonne un diplomate dans la capitale saoudienne. Mais, ici aussi, le sujet a longtemps été tabou. «Personne ne veut en parler, renchérit un étranger à Djedda, le port sur la mer Rouge. Pourtant, on dit que les centres de réhabilitation sont pleins, mais ils ne sont pas uniquement dédiés au Captagon, sinon les autorités devraient admettre qu’il y a un problème.»

Face au danger grandissant – 600 millions de pilules de Captagon interceptées au cours des six dernières années -, le pouvoir saoudien commence pourtant à sortir du bois, comme le montre une vidéo diffusée en mars dernier intitulée War on Drugs, où l’on voit sur fond de musique guerrière des hommes en armes luttant contre les trafiquants. Le mois dernier, les autorités ont annoncé la saisie de 47 millions de pilules d’amphétamines, dissimulées dans une cargaison de farine, au port sec de Riyad, la capitale, tandis que six Syriens et deux Pakistanais étaient arrêtés.

Ici aussi, le combat contre la drogue n’est pas récent, et il touche même des princes issus de la famille royale. En 2015, le prince Abdel Mohsen Ben Walid était arrêté à l’aéroport de Beyrouth avec 2 tonnes de Captagon dissimulées dans 32 paquets et huit valises, cachés dans son jet privé en partance pour Riyad. Il croupit toujours en prison. Il y a une quinzaine d’années, un hôpital pour princes «accros» à la drogue a été discrètement construit en Arabie saoudite, confie au Figaro l’ancien du palais royal à Amman. Mais depuis que MBS a de facto pris le pouvoir, les princes saoudiens ne peuvent plus rentrer incognito au pays. Leurs jets sont désormais fouillés par les douanes du royaume. Face à la drogue, l’heure n’est plus au déni.

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Des programmes « argent contre dépistage » pour lutter contre les addictions aux drogues

Dans le Connecticut, aux États-Unis, la lutte contre les addictions aux opiacés se fait de plus en plus sans médicaments, notamment grâce à de nouvelles techniques impliquant des jeux qui permettent aux personnes intoxiquées de gagner de l’argent et des chèques cadeaux.

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Est-ce le lycée actuel ?

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L’offre et la consommation de drogues reprennent après les perturbations liées à la Covid-19


Pr Jean-Pierre Goullé


Dans son rapport annuel sur les drogues en date du 23 juin 2022 (1), l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT ou EMCDDA en anglais), constate un rebond rapide de l’offre et de la consommation de drogues après la COVID-19.
La disponibilité des drogues reste élevée dans l’ensemble de l’UE. Pour certaines, comme la cocaïne par exemple, elle dépasse les niveaux d’avant la pandémie.


De plus, de nouvelles drogues fortement dosées et dangereuses pour la santé font irruption sur le marché, au rythme d’une nouvelle drogue par semaine en Europe en 2021. Il révèle aussi que les produits dérivés du cannabis se diversifient et que la production de drogues de synthèse est en hausse.


En ce qui concerne leur consommation, on constate un retour aux niveaux d’avant la pandémie. L’analyse des eaux usées révèle une augmentation de la consommation de cocaïne, de crack, d’amphétamine et de méthamphétamine, dans un certain nombre de villes, entre 2020 et 2021.
Ylva Johansson, commissaire européenne chargée des affaires intérieures, déclare :
« L’escalade continue de la production de drogues de synthèse au sein de l’UE nous montre les efforts acharnés déployés par les groupes criminels organisés pour tirer profit du commerce clandestin de drogues, ce qui met en péril la santé et la sécurité publiques.

Les partenariats entre les réseaux criminels européens et internationaux sont particulièrement préoccupants. Ils ont donné lieu à une disponibilité record de la cocaïne et à la fabrication de méthamphétamine à une échelle industrielle en Europe.

Cela s’accompagne d’une potentielle augmentation de la consommation et des risques associés. L’UE et ses États membres continueront de lutter contre ces menaces émergentes au moyen d’un effort collaboratif, fondé sur les priorités de l’UE en matière de criminalité et sur ses stratégies en matière de drogue et de sécurité. »
Alexis Goosdeel, directeur de l’EMCDDA, ajoute : « Le message à retenir de ce rapport est que les drogues classiques n’ont jamais été aussi accessibles et de nouvelles substances fortement dosées continuent d’apparaître.

Aujourd’hui, presque tout ce qui présente des propriétés psychoactives peut être une drogue, étant donné que les frontières s’estompent entre les substances licites et les substances illicites. Et tout le monde peut être touché, directement ou indirectement, car les problèmes de drogue aggravent la plupart des autres défis sanitaires et sociaux importants auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ».


De nouvelles substances psychoactives dangereuses sont disponibles et parmi elles les cathinones sont une source de préoccupation majeure. De nouvelles drogues font irruption en Europe au rythme d’une par semaine, ce qui représente un véritable défi pour la santé publique.

En effet, en 2021, 52 nouvelles substances ont été identifiées pour la première fois par l’intermédiaire du système d’alerte précoce EWS ou « early working system de l’UE », ce qui porte à 880 le nombre total de drogues surveillées par l’Observatoire.

En 2021, de nombreux produits de synthèse ont été signalés pour la première fois : 6 opioïdes, 6 cathinones et 15 cannabinoïdes. Avec 6,9 tonnes, des quantités record de drogues ont été
saisies en Europe en 2020.

Parmi ces produits on compte 3,3 tonnes de cathinones de synthèse, souvent vendues comme substituts de stimulants classiques (cocaïne, MDMA, par exemple). À la suite de l’interdiction des cathinones de synthèse en Chine depuis 2020, ces substances font désormais l’objet d’un trafic vers l’Europe depuis l’Inde, ce qui montre l’adaptation rapide du marché en fonction de la
réglementation.

Fin 2021, l’EMCDDA surveillait 162 cathinones de synthèse, ce qui en faisait la deuxième catégorie de drogues la plus nombreuse après les cannabinoïdes de synthèse, au nombre de 224.
Ainsi, une augmentation de la production, du trafic et de la disponibilité des drogues est constatée en Europe. Plus de 350 laboratoires clandestins de production ont été démantelés en 2020. Si le darknet est en déclin, les réseaux sociaux et les applications de messagerie constituent une source d’approvisionnement privilégiée, ceci souligne la nécessité d’apporter des réponses dans ce domaine si préoccupant.


1- Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (2022), Rapport
européen sur les drogues 2022 : Tendances et évolutions, Office des publications de
l’Union européenne, Luxembourg, 60pp.

Mettre fin à la menace du trafic de drogue et de la toxicomanie au Nigeria.

Au Nigeria la femme du Président prend ouvertement position contre le trafic et la consommation de drogue. Un exemple pour nos dirigeants européens !!

La Première Dame, Mme Aisha Buhari, a exprimé jeudi sa détermination à renforcer le plaidoyer pour mettre fin à la menace du trafic de drogue et de la toxicomanie chez les jeunes femmes et des jeunes au Nigeria.

Buhari a déclaré cela lors de la Conférence 2022 sur la sensibilisation aux drogues organisée par l’Initiative contre la toxicomanie et la toxicomanie au Nigeria (IAASAN), en collaboration avec l’Agence nationale de lutte contre la drogue (NDLEA) à Abuja.

Dans une déclaration mise à la disposition des journalistes par son assistante spéciale principale pour les affaires publiques et de la stratégie, M. Sani Zorro, elle a également exhorté les parties prenantes à unir leurs forces pour s’attaquer aux défis liés à l’abus de drogues dans le pays.

Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrions éviter le drame et l’impuissance des nations gravement touchés par le trafic de drogue et les crimes associés », a-t-elle déclaré.

Elle a donc souligné la nécessité pour les organisations traditionnelles et religieuses de se joindre à la lutte pour aider à lutter contre la menace du trafic de drogue et de la toxicomanie au Nigeria.

« Imaginez si nos mosquées et églises, prêtres et clergés avaient vigoureusement prêté leur voix, et ont affirmé leur influence pour nettoyer la société de la menace de la toxicomanie et abus de substance !

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Drogues : la consommation mondiale a augmenté de 26 %

Par Gabriel Foffano,  publié le 2 août 2022 

La drogue n'a pas vraiment d'effets bénéfiques pour la santé.

La drogue n’a pas vraiment d’effets bénéfiques pour la santé.

Une nouvelle étude vient de dévoiler que le nombre de personnes consommant de la drogue dans le monde a augmenté de 26 %.

La consommation de drogues dans le monde ne faiblit pas. En effet, le nouveau rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime vient de dévoiler que le nombre de personnes âgées de 15-64 ans dépendant à des substances psychoactives dans le monde avait augmenté de 26 % en simplement une décennie. Au total, 284 millions d’individus avouaient avoir consommé de la drogue en 2022.

La drogue est de plus en plus consommée dans le monde

Dans les détails, le rapport souligne que la consommation de cocaïne a le plus augmenté, notamment sur les marchés européen et nord-américain. Nous apprenons d’ailleurs que la production a doublé depuis 2014, atteignant ainsi les 2000 tonnes en 2022, soit 11 % de plus par rapport à 2019. Concernant l’opium, la production a grimpé de 7 % entre 2020 et 2021, atteignant près de 8 000 tonnes. Le trafic de méthamphétamine de son côté a progressé. À titre d’information, 117 pays ont enregistré des saisies entre 2016 et 2022, contre 84 entre 2006 et 2010.

Une légalisation qui fait du tord

Passons maintenant à la drogue douce en vogue, notamment chez les jeunes adultes, le cannabis. La consommation de cette dernière a augmenté durant les 10 dernières années. D’après l’ONU, cela pourrait être en partie dû à la légalisation de l’heure récréative au Canada et dans certains États des États-Unis.

L’enquête vient aussi souligner une différence de comportements entre les sexes. Par exemple, les femmes seraient moins consommatrices de drogues de manière générale. Le rapport précise que « leur nombre est en constante augmentation, et les troubles liés à leur consommation surviennent beaucoup plus rapidement que chez les hommes ». En plus de cela, les femmes auraient davantage de difficultés à accéder aux traitements que le sexe opposé. Nous apprenons par exemple que les femmes représentent la moitié des consommateurs d’amphétamines, un cinquième de ces dernières est cependant traité contre l’addiction à cette drogue.

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Sauvons nos jeunes et notre société

Pr. Jean Costentin

Notre société est fragile et nombreux sont les maux qui l’accablent.

Concentrons nous sur quelques uns d’entre eux.

Un appauvrissement intellectuel global de plus en plus perceptible, que ne compensent ni les performances de l’informatique ni celles de l’intelligence artificielle ; cette dernière faisant même  croire qu’on pourrait se dispenser de développer sa propre intelligence.

Notre jeunesse est devenue ce que nous en avons fait ou délégué à d’autres le soin d’en faire. Ne lui reprochons pas ce qui nous est imputable. Un aggiornamento incombe aux adultes pour qu’ils corrigent les aberrations qui sont de leur fait, en commençant par l’abrogation des méthodes pédagogiques aux résultats lamentables: l’apprentissage non syllabique de la lecture qui génère nombre d’illettrés ;

– les « maths modernes » et leurs succédanés, amenant au constat « à quoi bon apprendre les quatre opérations puisqu’on a des calculettes» ;

– l’auto construction des savoirs par l’élève;

– la dévalorisation des « maîtres », devenus des « profs » qui, après une sélection peu attentive à leurs motivations profondes, ne reçoivent plus de formations spécifiques à l’enseignement ;

-un syndicalisme indifférent aux résultats des élèves, se préoccupant surtout de salaires et de temps de travail ;

– l’effacement de l’élitisme, étendant ses méfaits jusqu’à l’enseignement supérieur ;

– la suppression des notes, puis des lettres ; la farce d’un baccalauréat n’abusant plus ni ses récipiendaires, ni leurs parents ;

– l’attaque niveleuse régulière contre les établissements d’excellence encore préservés ;

– l’abréviation du temps consacré à l’étude ; au profit de celui accordé à l’oisiveté ou à des fariboles ;

– la diversification des enseignements infligés à ceux qui ne maitrisent même pas les matières fondamentales;

– le passage quasi systématique dans l’année supérieure, plongeant dans le grand bain des élèves qui déjà perdaient pied dans le pédiluve; avec une noyade prévisible qui les propulse dans la dépression, la rébellion, la délinquance ou les toxicomanies ;

-le quart-temps, voire davantage,  qu’on laisse passer aux jeunes devant les écrans et tablettes ; avec souvent un libre accès à des films pornographiques ou d’une violence débridée ; ceci joint à la grande indigence de la TV, d’autant plus irritante qu’elle pourrait être un outil pédagogique extraordinaire ;

-et de surcroit, l’extension considérable des toxicomanies faisant de notre Nation la  première consommatrice du cannabis en Europe ; conséquence d’une absence complète  de prévention (au point qu’elle semble délibérée.     

Ajoutons à ce cocktail  :

– les complaisances coupables des  médias qui masquent délibérément ces aberrations ;

– la démagogie et le suivisme des politiciens ;

– l’égoïsme de la génération formée dans les convulsions gauchistes de mai 1968, adepte de « l’interdiction d’interdire », du « jouir sans entrave » ; de l’indulgence qui a longtemps prévalue pour la pédophilie ; d’une sanctification du veau d’or ; du nihilisme ; de la culture de l’excuse ; du « wokisme ».. ;

 -la désagrégation de la cellule familiale, avec l’effacement ou la fuite paternelle ; la programmation d’enfants sans père ; ou d’enfants à deux pères ou à deux mères ;  un féminisme sans doute utile, mais qui se dénature en s’exacerbant ;

 -l’exaltation des déviations sexuelles ;

 -l’intrusion de questionnements sur le genre, à des enfants que n’effleuraient pas l’interrogation sur leur identité sexuelle ;

– l’immunité  et même l’appui accordés aux « déconstructeurs » ;

– la « ringardisation » des « valeurs » ;

– l’effondrement du sacré et des religions qui « d’opium du peuple », font place aux drogues pour tous ; le regard divin remplacé par les caméras de surveillance ;

 -les incitations à la progression des toxicomanies, avec une mission parlementaire qui, à marche forcée, travestit le cannabis en médicament, préalable à sa légalisation pour un usage « récréatif » (triste «récré»).

On est presque surpris que les dégâts engendrés par l’accumulation de tant d’agressions soient moindres que ce qu’ils pourraient être, avec des ilots de résistance et une bonne capacité de résilience d’un certain nombre de nos jeunes. Néanmoins un infléchissement de la trajectoire de ces folies s’impose pour la survie de notre société.

 Nos jeunes devront vider ses écuries d’Augias du fumier qui s’y est accumulé depuis 1968. Ils devront pour cela conserver ou recouvrer « un esprit sain dans un corps sain » ; à l’opposé de celui que les drogues leur font ou leur feraient subir.

Parents, éducateurs, décideurs, pour être absouts des sévices qu’ils ont infligés ou laissé infliger à nos jeunes, doivent les soustraire aux méfaits des drogues ; sinon, l’extension de leur intoxication conduira à l’anéantissement prévisible.

Comme l’exprime la devise du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT) :

«S’il est important de nous préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de nous préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à cette planète».

La consommation de drogue dans le monde a augmenté de 25%

La consommation de drogue dans le monde a augmenté de 25% en dix ans, générant des problèmes d’addiction. 

  • En 2021, 52 nouvelles drogues ont « été signalées pour la première fois », dont « 15 nouveaux cannabinoïdes de synthèse », selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
  • Selon l’Office des Nations Unis contre la Drogue et le Crime, le marché mondial des drogues génère pas moins de 243 milliards d’euros de revenus par an. Un chiffre supérieur au PIB de la Finlande (236 milliards) ou de la Colombie (237 milliards).

Toujours plus de drogues à travers le globe. Le nombre des 15-64 ans dépendants à des substances psychoactives dans le monde a bondi de 26 % en l’espace d’une décennie, selon le rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, publié ce lundi.

En 2020, quelque 284 millions de personnes déclaraient ainsi consommer des drogues.

Cocaïne, opium, amphétamines…

C’est, en premier lieu, la consommation de cocaïne qui a explosé, alimentant principalement les marchés européen et nord-américain. Depuis 2014, la production a carrément doublé, jusqu’à atteindre presque les 2000 tonnes pour la seule année 2020 (+ 11 % par rapport à 2019). La production d’opium, de son côté, a bondi de 7 % entre 2020 et 2021, avec un pic à près de 8000 tonnes. Le trafic de méthamphétamine, lui, continue de progresser, avec désormais des saisies enregistrées dans pas moins de 117 pays entre 2016 et 2020, contre 84 entre 2006 et 2010.

Sur un ton plus doux, mais pas moins nocif, la consommation quotidienne de cannabis a également augmenté ces dix dernières années, en particulier parmi les jeunes adultes, et à commencer par les produits à base de cannabis à fort taux de THC. La légalisation de l’herbe récréative au Canada et dans certains Etats des Etats-Unis n’y serait pas étrangère, selon l’agence de ONU.

Les femmes discriminées

Autre enseignement de l’enquête : la différence de comportements selon le sexe. Si les femmes sont moins consommatrices de drogues en général, « leur nombre est en constante augmentation, et les troubles liés à leur consommation surviennent beaucoup plus rapidement que chez les hommes », alerte le rapport.

De même, les femmes ont davantage de difficultés à accéder aux traitements que le sexe opposé. Preuve de cette inégalité d’accès : les femmes représentent la moitié des consommateurs d’amphétamines, mais seulement un cinquième des personnes traitées contre cette addiction.

La France en tête de la consommation de cannabis

Selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA), qui vient de publier son dernier rapport annuel, l’offre et la consommation de drogues en Europe ont augmenté cette dernière année, revenant à leur niveau d’avant la crise du Covid. Cannabis, cocaïne, amphétamines et méthamphétamines sont concernés. L’ecstasy (et son principe actif, la MDMA) est la seule drogue dont le niveau aurait diminué… du fait des discothèques fermées au moment de l’enquête au printemps 2021.

Le cannabis reste, de loin, la substance la plus consommée, avec plus de 22 millions d’adultes européens qui en ont consommé en 2021, d’après le rapport. Suivent la cocaïne, avec 3,5 millions de consommateurs déclarés, puis la MDMA-ecstasy, avec 2,6 millions, avant les amphétamines et ses 2 millions d’usagers.

En France, le nombre de personnes qui, chaque jour, consomment du cannabis est estimé à 900 000. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, le nombre d’amateurs réguliers, qui s’adonnent autour de dix fois par mois à cette drogue « douce », s’élèverait à 1,4 million. Les adeptes plus occasionnels seraient, eux, 5 millions. Près de la moitié des adultes y aurait déjà goûté. Des chiffres qui placent l’Hexagone en tête du classement européen des pays consommateurs, devant le Danemark et l’Espagne.

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