Les buralistes  prêts à se dévouer pour vendre du cannabis

Par le Professeur Jean Costentin : Président du CNPERT (Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

En toute honnêteté au regard de la Loi, les buralistes tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente de produits nocifs. Ce faisant, prenant appui sur des dépendances qu’ils installent puis qu’ils s’appliquent à entretenir, ils précipitent nombre de leurs clients, selon les produits vendus, dans la maladie, la marginalisation, la déchéance physique et psychique, la ruine.

Parmi les produits toxiques qu’ils dispensent, citons : le tabac sous formes de cigarettes ; ou de tabac brut (à fumer dans une pipe ou à rouler) ; le tabac à priser (qui n’est plus guère prisé) ; le tabac à chiquer (plus assez chic pour perdurer) ; le papier à cigarettes, dont la version grand format n’a d’existence que pour fabriquer des « pétards » (cigarettes de chanvre indien / marijuana). Par surcroît de nombreux buralistes tiennent également un débit de boisson qui leur permet de dispenser aussi des tasses de café (drogue bien vénielle, mais drogue tout de même) ; des boissons alcooliques consommées sur place (vins, bière, pastis, whisky et autres spiritueux…).

Pour mémoire, rappelons que leur négoce est responsable, chaque année en France, de 79.000 morts avec le tabac et contribue aux 49.000 morts imputés à l’alcool.

Ces buralistes font aussi dans les produits des jeux, générateurs de dépendance. Ces produits peuvent, sinon mener à la ruine, du moins entretenir un état de pauvreté chronique ; ils s’adressent à des personnes qui mobilisent leurs maigres ressources sur le mode « en carrosse ou en galoche ». De plus aisées, peuvent être précipitées dans le dénuement, par ces agresseurs que sont les billets de la loterie nationale et autres produits de « la Française des jeux » : jeux de grattage ; le Cash, à 5 € le billet ; L’Euromillion à 2 € le billet ; le Loto  à 2 € le billet ; L’Amigo, qui a remplacé le Rapido,  (jeu en ligne avec des tirages à haute fréquences)…

Cette propension des buralistes à surfer sur les faiblesses humaines avec leurs pitoyables conséquences ne leur suffit plus, puisqu’ils se déclarent maintenant prêts à vendre du cannabis.

On doit continuer de leur interdire la vente des cigarettes électroniques/e-cigarettes et leurs recharges de nicotine*. La vente de ces produits est interdite aux mineurs, car ils constituent un mode d’entrée dans la dépendance nicotinique. Or nombre de buralistes ne respectent pas l’interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs, on ne peut donc leur faire confiance avec cette alternative à la cigarette. De plus il serait malencontreux que l’acheteur d’une recharge de nicotine soit confronté à l’exposition des paquets de cigarettes dont il essaie de se détacher…

Dans l’opprobre on peut toujours faire pire ; leur demande d’être autorisés à vendre du cannabis en est une illustration. Savent-ils bien que la toxicité du cannabis l’emporte de loin sur celle du tabac ?

Ils devraient tout au contraire diversifier leur commerce pour atténuer le poids des drogues qu’ils dispensent et qu’ils vont devoir réduire. Leur négoce devrait s’ouvrir à bien d’autres produits d’une parfaite innocuité.

De grâce qu’ils n’aggravent pas leur image altérée par les drames auxquels ils contribuent, en leur ajoutant ceux du cannabis.

*« Le désastre des toxicomanies en France » J. Costentin, Ed. Docis 2018

 

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Ce n’est pas « l’abus d’alcool » qui est dangereux, c’est l’alcool !

Une unité d’alcool représente 10g d’alcool pur, quelle que soit la boisson, pour un verre servi au bar ou au restaurant. A la maison, chez les amis, les doses peuvent être beaucoup plus généreuses !
Pour se faire une idée, sachez que une unité d’alcool correspond à :

Un demi de bière ou une bolée de cidre
Un verre de rosé, de sangria, une coupe de champagne (10cl)
Un apéritif (6 cl de porto, vermouth par ex.) à 20 degrés
Une dose (3cl) de whisky, de gin à 40 degrés
Une dose (2cl) de pastis ou de cognac, vodka à 45 degrés

L’eau, la glace pilée, le soda ou le jus de fruit que l’on ajoute ne changent pas la dose d’alcool.

Ex. Le mojito, c’est une dose de rhum
Un Bellini, une dose de champagne
Une vodka orange, une dose de vodka

Si le diluant est aussi alcoolisé, les unités s’additionnent

Un Spritz, une dose de prosecco (vin pétillant) et une dose d’apéritif
Un Manhattan, deux doses de whisky et une dose d’apéritif
Une margarita, deux doses d’alcool fort

Des repères par bouteille

Amusez-vous à compter un lendemain de fête :
Une bouteille de vin =7 unités
Une canette de bière à 5° = 1,5 unités ; Attention, la même canette à 10° = 4 unités
Une bouteille de whisky ou de digestif à 40° = 22 unités
Une bouteille de pastis à 45° = 25 unités

Que dit L’Organisation Mondiale de la Santé ?

pour les femmes, un maximum de 2 unités par jour
pour les hommes, un maximum de 3 unités par jour
Pas plus de 4 unités en une seule occasion
Au moins un jour par semaine sans alcool

Cas particuliers

0 alcool pour les enfants, même au mariage de la cousine !
Pour les femmes 0 alcool durant la grossesse et l’allaitement
Si vous êtes malade, sous traitement abstenez-vous

Alors, si vous avez forcé sur le rosé, pensez aux mocktails, au thé glacé, aux smoothies et autres jus, c’est toujours du sucre, mais sans alcool. Si c’est difficile, pensez à vous faire aider.

Source

 

Cannabis : Bernard Kouchner pérore chez Thierry Ardisson

Par Jean Costentin

Il y a quarante ans, ma grand-mère me disait : « Il n’y a que les sots qui ne changent pas. »

À cette époque, le journal Libération publiait « l’appel du 18 joint », requérant (déjà) la légalisation du cannabis. Parmi ses signataires figurait un certain Bernard Kouchner ; il précisait qu’il était médecin, pour faire ressortir sa position à contre-emploi. Les déjà lointaines fumées des barricades de Mai 1968 continuaient d’intoxiquer quelques esprits vulnérables. L’écrivain Marcel Jouhandeau conseillait à ces-héros (liaison facultative) des barricades : « Rentrez chez vous, dans dix ans vous serez tous notaires. » Visionnaire, mais dans l’euphémisme, car ces révolutionnaires d’opérette allaient prospérer, au-delà du notariat, comme patrons de grandes sociétés (Nouvelles Frontières, FNAC, etc.) et même comme ministres : Moscovici, Mélenchon.

N’oublions pas Kouchner : ne fut-il (en deux mots) pas élevé plusieurs fois à la dignité de secrétaire d’État, mais aussi de ministre (Santé, Affaires étrangères…). Son affrontement au « trou de la Sécu » lui valut le surnom de « Bernard Coûte cher ». II s’est auto-glorifié d’avoir été l’instigateur des « salles de shoot » pour les toxicomanes.

Épaulé par Nicole Maestracci, ex-secrétaire du Syndicat de la magistrature, ascendant trotskiste, placée à la tête de la « Mission interministérielle de lutte (sic) contre les drogues et toxicomanies » (MILDT), il a commandité avec elle au professeur Roques un rapport comparatif sur les drogues. Ils avaient découvert en cet universitaire, pharmacien, éminent chimiste, une expertise extemporanée sur les drogues et toxicomanies.

Leur commande était implicitement d’affirmer que le cannabis était moins dangereux que le tabac et l’alcool ; raison évidente de ne pas continuer à l’interdire. Usant d’arguments partiels et partiaux, à partir de critères de dangerosité personnels et biaisés, la commande fut vite honorée et les médias lui réservèrent un accueil enthousiaste. À la fumée du tabac qui s’élève des salles de rédaction et des studios s’ajoutent souvent des vapeurs d’alcool et l’odeur du shit.

Une autre commande était passée à l’INSERM, pour établir un bilan sur le cannabis, mobilisant le sérieux de cet Institut national des sciences et de la recherche médicale. Les personnes auditées avaient été choisies pour être majoritairement favorables à la légalisation du cannabis. Si quelques-uns, d’un avis contraire, ont pu l’exprimer, la rédaction finale a éteint leurs voix. Heureusement, le législateur, au moment de trancher ce sujet, en dépit du réconfort apporté par les rapports commandités, a eu la main tremblante ; l’autre majorité politique qui lui a succédé a quelque peu rafraîchi ces esprits en ébullition…

Quarante ans après cet « appel du 18 joint », Bernard Kouchner, dans une émission télévisée d’Ardisson sur C8 (3 juin 2018), a voulu prouver qu’il était épargné par la maladie d’Alzheimer en ressortant ses anciennes antiennes. Péremptoire, affirmatif, suffisant, pontifiant, poncifiant, il est apparu fixé au stade cannombilical. Il n’a rien appris ni rien compris sur ce grave sujet sanitaire, social, sociétal. Il n’a, bien sûr, fait aucune référence aux multiples études toxicologiques, pharmacologiques, cliniques, épidémiologiques qui se sont accumulées. Le temps, pour lui, s’était arrêté il y a quarante ans. Il me revenait, avec émotion, la définition des sots de ma défunte grand-mère.

Les autres invités de l’émission demeurèrent bouche bée, ils se couchèrent, sans nerf ; nul n’osa contester cette sommité fleurie, coiffée d’une canitie sans calvitie. Seul l’avocat Gilles-William Goldnadel exprima une discrète réserve. Si B.K. (comme le bacille au même acronyme) avait alors excipé de son diplôme de médecin, cela aurait justifié une protestation auprès du Conseil de l’ordre pour incitation à des comportements nuisibles à la santé (ce qui peut faire encourir une interdiction d’exercer la médecine).

J’ai des scrupules à résumer sa très riche carrière à cette saillie déplorable, mais elle a déjà provoqué beaucoup de drames. Si, par malheur, ses recommandations étaient suivies, plus grand-chose de ses œuvres n’aurait grâce à mes yeux.

2 verres d’alcool par mois pendant la grossesse suffiraient à réduire le QI de votre enfant

Futures mamans, soyez vigilantes avec l’alcool que vous consommez, même si vous pensez déjà l’être ! D’après une nouvelle étude de chercheurs allemands, même deux verres d’alcool par mois pendant votre grossesse peuvent avoir un impact sur le quotient intellectuel de votre bébé.

Les scientifiques de l’Université de l’Hôpital d’Erlangen, en Allemagne, se sont intéressés à 500 nouveaux-nés et plus particulièrement à leur taux d’éthylglucuronide , une molécule qu’on retrouve dans le foie quand il assimile de l’alcool.

Ils ont ensuite déterminé quel taux correspondait aux enfants dont les mères avaient bu environ deux verres par mois, et ils se sont aperçus, 6 ans plus tard, que les enfants qui avaient les taux d’éthylglucuronide les plus élevés avait un quotient intellectuel 4 points plus bas que ceux des enfants de mères qui ne consommaient jamais d’alcool.

Plus le taux augmente, plus le QI diminue, de même que les capacités de concentration de l’enfant.

Coffee-shops : le ministère de la Justice demande aux parquets de sévir

Les gérants de ces magasins ont exploité un flou juridique sur la teneur en THC, une pratique à laquelle la garde des Sceaux veut mettre fin.

Dans une note que franceinfo s’est procurée, le ministère de la Justice demande aux procureurs de poursuivre « avec une particulière fermeté » les responsables de boutiques vendant des produits dérivés du cannabis.

Cette note a été envoyée lundi 23 juillet par le directeur des affaires criminelles et des grâces pour mettre fin à la floraison des coffee-shops un peu partout en France.

Les gérants de ces magasins ont exploité un flou juridique, prétextant qu’ils pouvaient vendre des produits dérivés du cannabis à condition que leur teneur en THC (delta-9-tétrahydrocannabinol) soit inférieure à 0,20%.

Plusieurs coffee-shops déjà fermés à Paris, Bordeaux ou Dijon

Or, rappelle la note, cette teneur autorisée de 0,20% « s’applique à la plante de cannabis et non pas au produit fini qui en serait issu ». La plante est utilisée dans le bâtiment et le textile (sous forme de fibres contenues dans les tiges) ou dans l’alimentation (sous forme de graines).

Par conséquent, de nombreux coffee-shops sont dans l’illégalité. Ceux qui sont encore ouverts devraient fermer leurs portes rapidement.
Plusieurs établissements ont déjà été fermés ces dernières semaines, notamment à Paris, Bordeaux ou Dijon, et certains de leurs dirigeants mis en examen.

Source FranceInfo

Cannabis : attention à l’intoxication chez l’enfant

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L’augmentation du nombre de cas d’enfants intoxiqués après avoir ingéré du cannabis, surtout sous forme de résine, doit attirer l’attention sur ce risque réel.

En 2015, l’Agence française du médicament avait conduit une enquête qui recensait 140 enfants intoxiqués au cannabis sur la période 2010 – 2014 (cinq ans), dont neuf qui avaient dû être hospitalisés dans un service de réanimation. A la suite de plusieurs cas graves, une nouvelle enquête a été réalisée et elle montre une augmentation sensible du nombre de cas recensés (sans parler de ceux qui ne le sont pas) : 194 intoxications entre 2015 et 2017 (trois ans).

Des conséquences graves

Cette seconde étude met aussi en évidence une proportion plus importante d’enfants pris en charge pour un coma, une complication respiratoire sévère ou des convulsions. L’ingestion de cannabis sous forme de résine arrive en tête des causes d’intoxication. Les cas d’enfants hospitalisés en réanimation ont nettement augmenté : 13% contre 7% dans l’enquête précédente. Au moins cinq enfants ont été intubés, avec une assistance respiratoire prolongée. On notera que certains enfants ont été conduits aux urgences plus de 24 h après l’ingestion. Les explications avancées par les parents portent sur la crainte de la stigmatisation ou des conséquences légales.

Comme l’explique la revue médicale Prescrire, en cas de consommation de cannabis dans l’entourage d’un enfant, il est indispensable de tenir le produit hors de sa portée. Cela paraît évident, mais les cas d’intoxication montrent que cette nécessité n’est pas respectée par tous.

Les symptômes possibles d’une intoxication ? Pupille dilatée, baisse du tonus musculaire, trouble de l’équilibre et des mouvements, hypothermie, tachycardie (rythme cardiaque trop rapide), dépression respiratoire, voire coma. Au moindre signe d’alerte, il est crucial de contacter immédiatement un service d’urgence.

Source

 

Alcool et tabac : une réduction moyenne de leur consommation diminuerait considérablement la mortalité par cancer

Une nouvelle étude sur 20 ans démontre pour la première fois l’efficacité d’une réduction moyenne de la consommation d’alcool et de tabac sur le taux de mortalité par cancer. Une pierre dans le jardin du gouvernement.

Alcool et tabac : une réduction moyenne de leur consommation diminuerait considérablement la mortalité par cancerWAVEBREAKMEDIA/ISTOCK


Des chercheurs du Centre for Alcohol Policy Research (CAPR), en Australie, ont montré qu’une réduction de la consommation de tabac et d’alcool permettrait de diminuer considérablement les décès par cancer à l’échelle d’un pays.L’étude, publiée dans le Journal de l’American Medical Association, prolonge une étude publiée l’an dernier par le Dr Jiang et ses collègues qui avaient constaté que la réduction de la consommation d’alcool réduirait les taux de cancer du foie, de cancer du pancréas et de cancers ORL.

Une relation linéaire

Les chercheurs ont utilisé des données de santé et de consommation de ces produits remontant jusqu’aux années 1930 pour établir le lien entre les taux de tabagisme et de consommation d’alcool et la mortalité par cancer à l’échelle de la population.

Et il apparaît que fumer 500 grammes de tabac en moins par habitant et par an réduirait de 8% le nombre total de décès par cancer sur 20 ans. De même, boire trois litres d’alcool en moins par habitant et par an réduirait de 12% le nombre total de décès par cancer sur 20 ans. C’est 24 paquets de cigarettes et 40 bouteilles de vin par an.

Une preuve de l’impact sanitaire

Le Dr Jason Jiang, auteur principal de l’étude, a déclaré qu’il était important de comprendre l’impact considérable de cette étude sur la santé publique.
« Nous savions qu’il existait un lien étroit entre la consommation d’alcool et de tabac et le risque de cancer, mais peu d’études avaient examiné l’impact à l’échelle d’un pays », a déclaré le Dr Jiang. « Nous avons maintenant la preuve des avantages à long terme pour la santé d’adopter une approche collective pour réduire le tabagisme et la consommation d’alcool ».

Les politiques doivent passer à l’action

Contrairement à ce qui se passe en France, où des discussions sans fin au plus haut niveau de l’Etat sur la toxicité de l’alcool contenu dans le vin désespèrent les spécialistes, les décideurs politiques doivent désormais cesser de ménager les lobby des alcooliers.

Il est temps de passer les messages indispensables de santé publique sur le risque de cancer associé à une consommation de tabac et d’alcool : en réduisant la consommation d’alcool et de tabac, ce serait près d’un cancer sur 5 qui pourrait être évité !

Un manque de volonté sur le vin

Les preuves que l’alcool et le tabac augmentent le risque de décès avec 8 types de cancers sont désormais largement établies. L’alcool du vin n’est pas moins toxique que l’alcool de la bière ou du cognac. Même si nombre d’études suscitées par le lobby du vin disent le contraire.

Les politiques doivent travailler avec les acteurs de santé publique pour minimiser les effets néfastes sur la santé de ces comportements qui sont donc réellement à risque.

Source

Enquête sur les nouvelles drogues de synthèse

Disponibles en un clic, les NPS profitent d’une faille juridique pour se répandre comme une traînée de poudre.

Quand Jean-Louis* a ses envies de « paradis artificiels », il ne passe plus par des contacts douteux, des dealers véreux et s’exonère des virées glauques dans les quartiers peu fréquentables. Calé dans son canapé, son ordinateur portable sur les genoux, il achète ses drogues préférées sur… Internet. Dix minutes plus tard, la commande est enregistrée. Il a même eu droit à une offre de réduction spéciale été. « Tout se fait en ligne, c’est rapide et facile, explique-t-il. Et il n’y a plus qu’à se faire livrer. »

Ecoutez Geoffrey Bonnefoy et Victor Garcia nous parler de leur enquête autour des nouveaux produits de synthèse, ces drogues 2.0  Cliquez ici

Quatre jours plus tard, ses achats arrivent par courrier, sous pli discret. A l’intérieur, pas de cocaïne ni de cannabis, qui tomberaient sous le coup de la loi sur l’usage de stupéfiants (un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende), mais des dérivés synthétiques aux noms barbares : ETH-LAD, 2C-D, 5F-AKB48, 3-FPM, etc. Certains imitent les effets de l’herbe en les démultipliant, d’autres sont des hallucinogènes dérivés du LSD ou de la mescaline, ou encore des stimulants aux effets se situant entre la cocaïne et la MDMA. « J’aime aussi le 2C-E, de la même famille que le 2C-D, et le 6-APB, un psychédélique », ajoute Jean-Louis, comme s’il se trouvait devant une boîte garnie de chocolats.

Une pléiade de moyens de paiement  ….Lire la suite

Alcoolisme: Des médecins dénoncent le «cynisme» du plan de prévention du lobby de l’alcool

ADDICTION Dans une tribune publiée dans le journal « Le Monde » ce mardi, addictologues et des médecins dénoncent le « cynisme » du financement du plan gouvernemental de prévention de l’alcool par les lobbys du secteur…

Jeremy Vial  – Publié le 10/07/18

Alcool. Image d'illustration.
Alcool. Image d’illustration. — Svancara Petr—Petr Sva/AP/SIPA

La prévention de l’alcoolisme financée par le lobby du secteur passe mal. Dans un texte paru dans Le Monde ce mardi, divers spécialistes de santé ont dénoncé un texte présenté le 27 juin à l’Elysée, où le lobby de l’alcool proposait d’apporter son aide financière – à hauteur de 5 millions d’euros sur quatre ans – au plan de santé publique sur la prévention de l’alcoolisme.

« Son discours [du lobby] est d’une simplicité angélique : Laissez-nous faire ! Croyez-nous sur parole ! Dormez braves gens ! Faites confiance à notre sens des responsabilités ! », écrivent ainsi les signataires de la tribune. Ces derniers pointent du doigt le montant investi par le lobby de l’alcool dans ce plan de prévention de l’alcoolisme, mais aussi un conflit d’intérêts dans ce dossier.

Interpellés en février dernier par Emmanuel Macron, les producteurs et négociants de vins, spiritueux et bières avaient proposé, fin juin, de participer au financement des actions de prévention contre la dépendance à l’alcool, qui fait 135 morts par jour en France. Le lobby qui finance la prévention, l’annonce faisait l’effet d’une grande première dans l’Hexagone. Une décision qui avait enthousiasmé les uns, sans convaincre les autres.

Pour les spécialistes de santé réunis autour du texte relayé par Le Monde, l’objectif du lobby de l’alcool est avant tout « de créer un nuage de fumée, et d’empêcher toute politique de prévention efficace ». Parmi les signataires de la tribune figurent les addictologues Michel Reynaud et Amine Benyamina, la pneumologue Irène Frachon et l’épidémiologiste Catherine Hill. Ces derniers y voient le « cynisme d’un lobby qui ne cherche qu’à préserver ses propres intérêts, quelles qu’en soient les conséquences ». Pour rappel, la consommation d’alcool en France est l’un des plus élevés au monde avec 11,6 litres d’équivalent ­alcool pur par habitant en 2016, soit davantage que la Russie.

Plutôt 100 millions d’euros

Outre le « cynisme » des lobbyistes, les signataires de la tribune dénoncent le « conflit d’intérêts » que représente, selon eux, la présence d’Audrey Bourolleau au poste de conseillère Agriculture de l’Elysée. L’affaire avait été révélée puis détaillée par Mediapart. Avant de rejoindre les équipes d’Emmanuel Macron, Audrey Bourolleau occupée le poste de déléguée générale du lobby du vin.

De plus, une partie du texte rédigé par les spécialistes de santé porte sur le financement de la prévention de l’alcoolisme. Ils épinglent notamment la « pingrerie » du lobby de l’alcool, qui « essaie de faire passer un financement hypothétique de la prévention de 5 millions d’euros pour un apport décisif, alors que les chiffres d’affaires cumulés de la filière se comptent en milliards. »

Enfin, les instigateurs de la tribune demandent plus de moyens avec la création « d’un fonds prévention alcool digne de ce nom », qui « bénéficie de la même dotation que le fonds tabac et soit sous la responsabilité du ministère de la Santé ». Un fonds tabac qui s’élève à 100 millions d’euros.

La Fédération des Syndicats Unifies de l’éducation et leurs n’importe quoi

par le Pr Jean  Costentin
> Quoi de plus important pour une centrale syndicale de l’éducation que de requérir la légalisation du cannabis. Elle n’a pas manqué d’ajouter : « encadrée »; comme on sait si bien le faire pour le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles , ainsi que pour l’alcool avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants.
> Ces enseignants n’ont manifestement pas perçu (incompétence, coupable cécité ?) la plus grande précocité des premiers usages du cannabis (dès le collège, à partir de 12 ans).
> La FSU se rassure sur l’innocuité du cannabis dans ses relations avec la schizophrenie en excipant des propos d’un addictologue Brestois qui ignore , à l’évidence, l’énorme littérature médicale établissant, de façon irréfragable,  cette relation.
Pour l’information de la FSU, le mois précédent le moment où elle proférait cette énormité, une étude (Finlandaise) établissait qu’à partir de la consommation de 5 joints (en tout, et non pas par jour) l’incidence de la schizophrenie  croissait au cours de la période 15-30 ans.
On voudrait imaginer que leur revendication n’est pas en direction des élèves qui leur sont confiés, et qu’ils ont tant de mal à  éduquer, comme en atteste leur déplorable rang au classement international PISA des performances éducatives.
Certes, une consommation doublée, voire décuplée de cannabis permettrait à leurs adhérents de s’exonérer davantage de leur faillite éducative.
Cette revendication syndicale ne serait-elle destinée à satisfaire leurs adhérents consommateurs de ce cannabis, alors qu’il se dit qu’un certain nombre d’entre eux s’adonneraient à cette drogue crétinisante ; en l’occurrence cretinisante pour eux-même  et pour leurs élèves.
Face à cette scandaleuse déclaration on est incité à demander que soit complétée la loi sur l’enseignement jusqu’à l’âge de 16 ans, afin qu’elle stipule que l’ enseignement soit dispensé par des enseignants et pour des élèves indemnes d’intoxication cannabique; ce que des contrôles réguliers permettront de vérifier; sachant maintenant qu’on ne doit pas compter sur la FSU pour y veiller.

Pouvez-vous passer un mois sans alcool ? Vous devriez.

Selon une expérience réalisée par dix journalistes du New Scientist, ne pas consommer d’alcool pendant un mois permettrait une régénérescence plus rapide du foie. 
Ne pas consommer d'alcool durant un mois peut avoir des effets bénéfiques sur votre corps. © Shutterstock
Ne pas consommer d’alcool durant un mois peut avoir des effets bénéfiques sur votre corps. © Shutterstock

L’alcool déshydrate

Dix journalistes de la rédaction du New Scientist ont expérimenté les bénéfices sur leur corps du « dry January », une tendance qui consiste à ne pas consommer d’alcooldurant un mois. Bilan : après seulement un mois d’un régime sans alcool, ces jounalistes ont observé une baisse de 15% de la graisse hépatique de leur foie. 

Ne pas avaler une goutte d’alcool pendant un mois permet aussi d’éviter le phénomène de déshydratation provoqué par cette boisson. Plus hydraté, le corps conserve mieux les vitamines et octroie ainsi aux abstinents un regain d’énergie doublé d’un sommeil plus répateur. Après un mois sans alcool, le corps s’est également purgé de ses réflèxes additifs. Cela favorise alors une diminution de la consommation d’alcool dans les mois qui suivent.

L’alcool fait grossir 

L’alcool est calorique et sucré. Refuser d’en consommer durant un mois signifie donc perdre du poids et améliorer sa santé. Une baisse de 16% du glucose sangin et de 5% du cholestérol dans le sang a été observée chez les individus ayant tenté l’expérience. Leur tension artérielle a par ailleurs diminué. 

Néanmoins, cesser de boire de l’alcool durant un mois peut provoquer du stress, de l’anxiété voire la dépression de ceux qui en consomment régulièrement à hautes doses. Le cas échéant, consultez votre médecin pour discuter de votre addiction et bénéficier d’un traitement adapté à la diminution de votre consommation d’alcool.

Faites le test : Êtes-vous dépendant à l’alcool ?

Source

Le binge-drinking modifie le cerveau des adolescents

A l’adolescence, le cerveau n’est pas totalement formé. Une consommation excessive d’alcool ou binge-drinking modifierait sa structure et pourrait provoquer des retards de développement.

Une consommation excessive d’alcool, sous forme de binge-drinking altère l’activité cérébrale au repos, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience. Ces changements distinctifs dans l’activité cérébrale, peuvent indiquer un retard du développement du cerveau et être un signe précoce de lésions cérébrales.

Les chercheurs de l’université de Minho au Portugal ont mené une étude avec 80 étudiants espagnols pour comprendre si le cerveau au repos des étudiants adeptes du binge-drinking a montré des différences par rapport à celui d’un groupe témoin.

« Un certain nombre d’études ont évalué les effets du binge-drinkingchez les jeunes adultes au cours de différentes tâches cognitives comme la mémoire de travail et l’attention », a expliqué l’auteur Eduardo López-Caneda. « Il n’existe cependant presque aucune étude évaluant le cerveau des buveurs au repos, sans qu’ils ne se concentrent sur une tâche. »

UNE MODIFICATION DU CERVEAU

En attachant des électrodes au cuir chevelu des élèves, les scientifiques ont évalué l’activité électrique dans différentes régions du cerveau. Cette étude a montré des mesures significativement plus élevées de paramètres électrophysiologiques spécifiques, appelés oscillations bêta et théta, dans des régions cérébrales appelées lobe temporel droit et cortex occipital bilatéral. Ces changements pourraient indiquer une diminution de la capacité à répondre aux stimuli externes et des difficultés potentielles dans la capacité de traitement de l’information chez les jeunes qui boivent trop de et manière compulsive.

« Les cerveaux des adolescents continuent de se développer, ce qui signifie qu’ils pourraient être plus vulnérables aux effets de l’abus d’alcool. « Ces caractéristiques pourraient résulter des effets particulièrement nocifs de l’alcool sur les cerveaux jeunes qui sont encore en développement, peut-être en retardant les processus neuromaturatuels », explique López-Caneda.

Source

Alcool : la participation des lobbies à la prévention contre l’alcoolisme inquiète les médecins

Pour certains addictologues, les conflits d’intérêts empêchent les lobbies d’investir dans des mesures qui ont déjà prouvé leur efficacité.

La filière viticole va investir 2 millions d’euros dans le plan de prévention contre l\'alcoolisme.
La filière viticole va investir 2 millions d’euros dans le plan de prévention contre l’alcoolisme.

« Eliminer les stratégies qui ont fait leurs preuves »

La filière viticole doit ainsi investir 2 millions d’euros dans ce plan, quand les brasseurs et le secteur des spiritueux y injecteront près de 3 millions d’euros. Le document a été remis à Audrey Bourolleau, la conseillère Agriculture de l’Elysée, ancienne déléguée générale de Vin et Société [le lobby du vin, ndlr]. Pour le Pr Reynaud, celle-ci est un tremplin pour les lobbies : « Ils n’ont jamais participé aux négociations sur la stratégie de prévention nationale. Grâce à elle, ils ont remis leur dossier directement au président de la République. »

 

Cette contribution est faussement désintéressée pour le Pr Reynaud, qui estime que c’est une manière déguisée, pour les alcooliers, de placer leurs pions. Le psychiatre explique en effet que les seules méthodes qui fonctionnent en matière de prévention contre l’alcoolisme sont le contrôle de la vente aux mineurs et la fixation d’un prix minimum à l’unité. « Evidemment, ce sont les deux points du plan prévention initial que les lobbies n’ont pas repris. Ils éliminent les stratégies qui ont fait leurs preuves« , déplore-t-il.

« Les lobbies se donnent une image politique d’acteur responsable »

Leur contribution est par ailleurs minime : les alcooliers proposent d’injecter 5 millions d’euros dans le plan prévention, alors qu’ils en ont dépensé 600 pour la publicité et le marketing en 2016, d’après la Cour des comptes. Le Pr Reynaud note par ailleurs des blocages du côté des lobbies, qui se sont toujours vivement opposés à un agrandissement du pictogramme de prévention apposé sur les bouteilles. « Ils ont finalement accepté 3 mm de plus, mais ils ont bloqué la décision autant que possible« , indique le psychiatre.

De son côté, le président de Vin et Société Joël Forgeau assume sa méthode. « [L’Italie et l’Espagne] ont mis en place depuis des années des programmes de prévention co-construits avec les filières de producteurs. Nous préférons nous inspirer de leur modèle plutôt que de celui des pays du nord de l’Europe, qui utilisent l’arme fiscale et des discours moralisateurs excessifs » explique-t-il. Mais certains craignent que cet engagement soudain soit en réalité une manière d’empêcher un relèvement des prix de l’alcool, cheval de bataille de la Ligue nationale contre le cancer. « En agissant ainsi, les lobbies se donnent une image politique d’acteur responsable. Mais ils ne peuvent pas s’auto-réguler« , conclut le Pr Reynaud.

LE CANNABIS : FAUX MÉDICAMENT ET VRAIE DROGUE 

Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier.

Jean Costentin Docteur en médecine
Des trompettes de Jéricho font à nouveau retentir leurs sonneries (qui pourraient, en l’occurrence, s’écrire avec un c sans cédille) en faveur du « cannabis thérapeutique ». Elles voudraient abattre les murailles qui protègent encore le concept de médicament.
Ce ne serait plus les pharmacologues, les toxicologues et les thérapeutes qui élèveraient une molécule à la dignité de médicament. Cela deviendrait l’apanage d’une opinion publique manipulée par des lobbies mercantiles ou mus par la volonté de détruire notre société. Reportons-nous au sondage initié par le think tank Terra Nova épaulé par « France un faux ».Le cannabis, et maintenant certains de ses cannabinoïdes, sont une anthologie de ce type de manipulations. On remarquera d’emblée que, malicieusement, les États qui ont légalisé le cannabis l’ont préalablement travesti en médicament.D’importants éléments pharmacologiques et thérapeutiques s’opposent à ces menées.

Alors que les cigarettes antiasthmatiques ont été éliminées de la pharmacopée il y a quarante ans et que le tabac fumé tue 69.000 Français chaque année, d’aucuns ont malgré tout le front de prôner l’usage de « pétards » thérapeutiques !

Un médicament est une substance pure exerçant un effet principal et, au plus, quelques effets latéraux. Le seul THC, principal principe actif, parmi cent autres cannabinoïdes présents dans le cannabis, développe à lui seul de multiples effets en raison du caractère ubiquiste de ses cibles biologiques. Il manque terriblement de spécificité d’action ; or, exit, désormais, en thérapeutique, les panacées et thériaques du passé.

Une relation effet-dose précise est indispensable pour établir une posologie adéquate ; or, le THC agit à des concentrations de l’ordre du millionième de gramme par litre de sang. Il est stocké dans les tissus riches en graisse, ce qui est suivi de son très lent relargage ; ce qui rend ses posologies très approximatives et lui confère une durée d’action de plusieurs semaines après sa dernière administration. Par surcroît, le THC interagit avec différentes substances exogènes d’usage fréquent : alcool,  xiolytiques, hypnotiques…

Mais, surtout, ce qui qualifie comme tel un médicament, c’est un très haut rapport entre les bénéfices retirés par le patient et les risques encourus en le consommant. Les bénéfices du THC sont modestes, comparés à ceux de vrais médicaments disponibles. Par contre, les risques encourus sont nombreux et parfois graves. En ce qui concerne le psychisme : c’est une drogue (génératrice d’addiction) ; inductrice d’ivresse, sédative, incompatible avec la conduite automobile et diverses activités professionnelles ; désinhibitrice, incitant à des prises de risques ; elle devient anxiogène après avoir été anxiolytique ; elle induit au long cours une dépression de l’humeur ; elle détermine ou décompense ou aggrave la schizophrénie ; elle perturbe la mémoire à la façon de la maladie d’Alzheimer ; elle trouble la cognition (« crétinisante », « le chichon, ça rend con », « la fumette, ça rend bête ») ; elle mène à l’aboulie, à la démotivation (« pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire »).

À cela s’ajoutent ses méfaits physiques : dépression de l’immunité ; toxicité cardio- vasculaire : artérites, accidents vasculaires cérébraux, déclenchement d’infarctus du myocarde ; troubles endocriniens ; elle perturbe la grossesse et a des conséquences physiques et psychiques négatives pour l’enfant qui en naîtra.

Contraints d’abandonner l’apologie de ce THC très dévalué, ceux qui veulent à tout prix trouver des justifications thérapeutiques au cannabis reportent leurs espoirs déçus sur une molécule voisine, le cannabidiol (ou CBD), toujours sournoisement associée à une petite dose de THC (0,2 %). Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier. « Dépêchez-vous d’en prendre, pendant que ça guérit.

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