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C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Mois

juillet 2018

La Fédération des Syndicats Unifies de l’éducation et leurs n’importe quoi

par le Pr Jean  Costentin
> Quoi de plus important pour une centrale syndicale de l’éducation que de requérir la légalisation du cannabis. Elle n’a pas manqué d’ajouter : « encadrée »; comme on sait si bien le faire pour le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles , ainsi que pour l’alcool avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants.
> Ces enseignants n’ont manifestement pas perçu (incompétence, coupable cécité ?) la plus grande précocité des premiers usages du cannabis (dès le collège, à partir de 12 ans).
> La FSU se rassure sur l’innocuité du cannabis dans ses relations avec la schizophrenie en excipant des propos d’un addictologue Brestois qui ignore , à l’évidence, l’énorme littérature médicale établissant, de façon irréfragable,  cette relation.
Pour l’information de la FSU, le mois précédent le moment où elle proférait cette énormité, une étude (Finlandaise) établissait qu’à partir de la consommation de 5 joints (en tout, et non pas par jour) l’incidence de la schizophrenie  croissait au cours de la période 15-30 ans.
On voudrait imaginer que leur revendication n’est pas en direction des élèves qui leur sont confiés, et qu’ils ont tant de mal à  éduquer, comme en atteste leur déplorable rang au classement international PISA des performances éducatives.
Certes, une consommation doublée, voire décuplée de cannabis permettrait à leurs adhérents de s’exonérer davantage de leur faillite éducative.
Cette revendication syndicale ne serait-elle destinée à satisfaire leurs adhérents consommateurs de ce cannabis, alors qu’il se dit qu’un certain nombre d’entre eux s’adonneraient à cette drogue crétinisante ; en l’occurrence cretinisante pour eux-même  et pour leurs élèves.
Face à cette scandaleuse déclaration on est incité à demander que soit complétée la loi sur l’enseignement jusqu’à l’âge de 16 ans, afin qu’elle stipule que l’ enseignement soit dispensé par des enseignants et pour des élèves indemnes d’intoxication cannabique; ce que des contrôles réguliers permettront de vérifier; sachant maintenant qu’on ne doit pas compter sur la FSU pour y veiller.

Pouvez-vous passer un mois sans alcool ? Vous devriez.

Selon une expérience réalisée par dix journalistes du New Scientist, ne pas consommer d’alcool pendant un mois permettrait une régénérescence plus rapide du foie. 
Ne pas consommer d'alcool durant un mois peut avoir des effets bénéfiques sur votre corps. © Shutterstock
Ne pas consommer d’alcool durant un mois peut avoir des effets bénéfiques sur votre corps. © Shutterstock

L’alcool déshydrate

Dix journalistes de la rédaction du New Scientist ont expérimenté les bénéfices sur leur corps du « dry January », une tendance qui consiste à ne pas consommer d’alcooldurant un mois. Bilan : après seulement un mois d’un régime sans alcool, ces jounalistes ont observé une baisse de 15% de la graisse hépatique de leur foie. 

Ne pas avaler une goutte d’alcool pendant un mois permet aussi d’éviter le phénomène de déshydratation provoqué par cette boisson. Plus hydraté, le corps conserve mieux les vitamines et octroie ainsi aux abstinents un regain d’énergie doublé d’un sommeil plus répateur. Après un mois sans alcool, le corps s’est également purgé de ses réflèxes additifs. Cela favorise alors une diminution de la consommation d’alcool dans les mois qui suivent.

L’alcool fait grossir 

L’alcool est calorique et sucré. Refuser d’en consommer durant un mois signifie donc perdre du poids et améliorer sa santé. Une baisse de 16% du glucose sangin et de 5% du cholestérol dans le sang a été observée chez les individus ayant tenté l’expérience. Leur tension artérielle a par ailleurs diminué. 

Néanmoins, cesser de boire de l’alcool durant un mois peut provoquer du stress, de l’anxiété voire la dépression de ceux qui en consomment régulièrement à hautes doses. Le cas échéant, consultez votre médecin pour discuter de votre addiction et bénéficier d’un traitement adapté à la diminution de votre consommation d’alcool.

Faites le test : Êtes-vous dépendant à l’alcool ?

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Le binge-drinking modifie le cerveau des adolescents

A l’adolescence, le cerveau n’est pas totalement formé. Une consommation excessive d’alcool ou binge-drinking modifierait sa structure et pourrait provoquer des retards de développement.

Une consommation excessive d’alcool, sous forme de binge-drinking altère l’activité cérébrale au repos, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience. Ces changements distinctifs dans l’activité cérébrale, peuvent indiquer un retard du développement du cerveau et être un signe précoce de lésions cérébrales.

Les chercheurs de l’université de Minho au Portugal ont mené une étude avec 80 étudiants espagnols pour comprendre si le cerveau au repos des étudiants adeptes du binge-drinking a montré des différences par rapport à celui d’un groupe témoin.

« Un certain nombre d’études ont évalué les effets du binge-drinkingchez les jeunes adultes au cours de différentes tâches cognitives comme la mémoire de travail et l’attention », a expliqué l’auteur Eduardo López-Caneda. « Il n’existe cependant presque aucune étude évaluant le cerveau des buveurs au repos, sans qu’ils ne se concentrent sur une tâche. »

UNE MODIFICATION DU CERVEAU

En attachant des électrodes au cuir chevelu des élèves, les scientifiques ont évalué l’activité électrique dans différentes régions du cerveau. Cette étude a montré des mesures significativement plus élevées de paramètres électrophysiologiques spécifiques, appelés oscillations bêta et théta, dans des régions cérébrales appelées lobe temporel droit et cortex occipital bilatéral. Ces changements pourraient indiquer une diminution de la capacité à répondre aux stimuli externes et des difficultés potentielles dans la capacité de traitement de l’information chez les jeunes qui boivent trop de et manière compulsive.

« Les cerveaux des adolescents continuent de se développer, ce qui signifie qu’ils pourraient être plus vulnérables aux effets de l’abus d’alcool. « Ces caractéristiques pourraient résulter des effets particulièrement nocifs de l’alcool sur les cerveaux jeunes qui sont encore en développement, peut-être en retardant les processus neuromaturatuels », explique López-Caneda.

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Alcool : la participation des lobbies à la prévention contre l’alcoolisme inquiète les médecins

Pour certains addictologues, les conflits d’intérêts empêchent les lobbies d’investir dans des mesures qui ont déjà prouvé leur efficacité.

La filière viticole va investir 2 millions d’euros dans le plan de prévention contre l\'alcoolisme.
La filière viticole va investir 2 millions d’euros dans le plan de prévention contre l’alcoolisme.

« Eliminer les stratégies qui ont fait leurs preuves »

La filière viticole doit ainsi investir 2 millions d’euros dans ce plan, quand les brasseurs et le secteur des spiritueux y injecteront près de 3 millions d’euros. Le document a été remis à Audrey Bourolleau, la conseillère Agriculture de l’Elysée, ancienne déléguée générale de Vin et Société [le lobby du vin, ndlr]. Pour le Pr Reynaud, celle-ci est un tremplin pour les lobbies : « Ils n’ont jamais participé aux négociations sur la stratégie de prévention nationale. Grâce à elle, ils ont remis leur dossier directement au président de la République. »

 

Cette contribution est faussement désintéressée pour le Pr Reynaud, qui estime que c’est une manière déguisée, pour les alcooliers, de placer leurs pions. Le psychiatre explique en effet que les seules méthodes qui fonctionnent en matière de prévention contre l’alcoolisme sont le contrôle de la vente aux mineurs et la fixation d’un prix minimum à l’unité. « Evidemment, ce sont les deux points du plan prévention initial que les lobbies n’ont pas repris. Ils éliminent les stratégies qui ont fait leurs preuves« , déplore-t-il.

« Les lobbies se donnent une image politique d’acteur responsable »

Leur contribution est par ailleurs minime : les alcooliers proposent d’injecter 5 millions d’euros dans le plan prévention, alors qu’ils en ont dépensé 600 pour la publicité et le marketing en 2016, d’après la Cour des comptes. Le Pr Reynaud note par ailleurs des blocages du côté des lobbies, qui se sont toujours vivement opposés à un agrandissement du pictogramme de prévention apposé sur les bouteilles. « Ils ont finalement accepté 3 mm de plus, mais ils ont bloqué la décision autant que possible« , indique le psychiatre.

De son côté, le président de Vin et Société Joël Forgeau assume sa méthode. « [L’Italie et l’Espagne] ont mis en place depuis des années des programmes de prévention co-construits avec les filières de producteurs. Nous préférons nous inspirer de leur modèle plutôt que de celui des pays du nord de l’Europe, qui utilisent l’arme fiscale et des discours moralisateurs excessifs » explique-t-il. Mais certains craignent que cet engagement soudain soit en réalité une manière d’empêcher un relèvement des prix de l’alcool, cheval de bataille de la Ligue nationale contre le cancer. « En agissant ainsi, les lobbies se donnent une image politique d’acteur responsable. Mais ils ne peuvent pas s’auto-réguler« , conclut le Pr Reynaud.

Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels dans les Etats de Washington et du Colorado

Pr J.-P. Goullé
Un rapport de 9 pages tire la sonnette d’alarme concernant la conduite sous l’influence de drogues aux États-Unis. Il considère qu’elle constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique 

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LE CANNABIS : FAUX MÉDICAMENT ET VRAIE DROGUE 

Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier.

Jean Costentin Docteur en médecine
Des trompettes de Jéricho font à nouveau retentir leurs sonneries (qui pourraient, en l’occurrence, s’écrire avec un c sans cédille) en faveur du « cannabis thérapeutique ». Elles voudraient abattre les murailles qui protègent encore le concept de médicament.
Ce ne serait plus les pharmacologues, les toxicologues et les thérapeutes qui élèveraient une molécule à la dignité de médicament. Cela deviendrait l’apanage d’une opinion publique manipulée par des lobbies mercantiles ou mus par la volonté de détruire notre société. Reportons-nous au sondage initié par le think tank Terra Nova épaulé par « France un faux ».Le cannabis, et maintenant certains de ses cannabinoïdes, sont une anthologie de ce type de manipulations. On remarquera d’emblée que, malicieusement, les États qui ont légalisé le cannabis l’ont préalablement travesti en médicament.D’importants éléments pharmacologiques et thérapeutiques s’opposent à ces menées.

Alors que les cigarettes antiasthmatiques ont été éliminées de la pharmacopée il y a quarante ans et que le tabac fumé tue 69.000 Français chaque année, d’aucuns ont malgré tout le front de prôner l’usage de « pétards » thérapeutiques !

Un médicament est une substance pure exerçant un effet principal et, au plus, quelques effets latéraux. Le seul THC, principal principe actif, parmi cent autres cannabinoïdes présents dans le cannabis, développe à lui seul de multiples effets en raison du caractère ubiquiste de ses cibles biologiques. Il manque terriblement de spécificité d’action ; or, exit, désormais, en thérapeutique, les panacées et thériaques du passé.

Une relation effet-dose précise est indispensable pour établir une posologie adéquate ; or, le THC agit à des concentrations de l’ordre du millionième de gramme par litre de sang. Il est stocké dans les tissus riches en graisse, ce qui est suivi de son très lent relargage ; ce qui rend ses posologies très approximatives et lui confère une durée d’action de plusieurs semaines après sa dernière administration. Par surcroît, le THC interagit avec différentes substances exogènes d’usage fréquent : alcool,  xiolytiques, hypnotiques…

Mais, surtout, ce qui qualifie comme tel un médicament, c’est un très haut rapport entre les bénéfices retirés par le patient et les risques encourus en le consommant. Les bénéfices du THC sont modestes, comparés à ceux de vrais médicaments disponibles. Par contre, les risques encourus sont nombreux et parfois graves. En ce qui concerne le psychisme : c’est une drogue (génératrice d’addiction) ; inductrice d’ivresse, sédative, incompatible avec la conduite automobile et diverses activités professionnelles ; désinhibitrice, incitant à des prises de risques ; elle devient anxiogène après avoir été anxiolytique ; elle induit au long cours une dépression de l’humeur ; elle détermine ou décompense ou aggrave la schizophrénie ; elle perturbe la mémoire à la façon de la maladie d’Alzheimer ; elle trouble la cognition (« crétinisante », « le chichon, ça rend con », « la fumette, ça rend bête ») ; elle mène à l’aboulie, à la démotivation (« pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire »).

À cela s’ajoutent ses méfaits physiques : dépression de l’immunité ; toxicité cardio- vasculaire : artérites, accidents vasculaires cérébraux, déclenchement d’infarctus du myocarde ; troubles endocriniens ; elle perturbe la grossesse et a des conséquences physiques et psychiques négatives pour l’enfant qui en naîtra.

Contraints d’abandonner l’apologie de ce THC très dévalué, ceux qui veulent à tout prix trouver des justifications thérapeutiques au cannabis reportent leurs espoirs déçus sur une molécule voisine, le cannabidiol (ou CBD), toujours sournoisement associée à une petite dose de THC (0,2 %). Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier. « Dépêchez-vous d’en prendre, pendant que ça guérit.

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