Le binge-drinking modifie le cerveau des adolescents

A l’adolescence, le cerveau n’est pas totalement formé. Une consommation excessive d’alcool ou binge-drinking modifierait sa structure et pourrait provoquer des retards de développement.

Une consommation excessive d’alcool, sous forme de binge-drinking altère l’activité cérébrale au repos, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience. Ces changements distinctifs dans l’activité cérébrale, peuvent indiquer un retard du développement du cerveau et être un signe précoce de lésions cérébrales.

Les chercheurs de l’université de Minho au Portugal ont mené une étude avec 80 étudiants espagnols pour comprendre si le cerveau au repos des étudiants adeptes du binge-drinking a montré des différences par rapport à celui d’un groupe témoin.

« Un certain nombre d’études ont évalué les effets du binge-drinkingchez les jeunes adultes au cours de différentes tâches cognitives comme la mémoire de travail et l’attention », a expliqué l’auteur Eduardo López-Caneda. « Il n’existe cependant presque aucune étude évaluant le cerveau des buveurs au repos, sans qu’ils ne se concentrent sur une tâche. »

UNE MODIFICATION DU CERVEAU

En attachant des électrodes au cuir chevelu des élèves, les scientifiques ont évalué l’activité électrique dans différentes régions du cerveau. Cette étude a montré des mesures significativement plus élevées de paramètres électrophysiologiques spécifiques, appelés oscillations bêta et théta, dans des régions cérébrales appelées lobe temporel droit et cortex occipital bilatéral. Ces changements pourraient indiquer une diminution de la capacité à répondre aux stimuli externes et des difficultés potentielles dans la capacité de traitement de l’information chez les jeunes qui boivent trop de et manière compulsive.

« Les cerveaux des adolescents continuent de se développer, ce qui signifie qu’ils pourraient être plus vulnérables aux effets de l’abus d’alcool. « Ces caractéristiques pourraient résulter des effets particulièrement nocifs de l’alcool sur les cerveaux jeunes qui sont encore en développement, peut-être en retardant les processus neuromaturatuels », explique López-Caneda.

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