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Propositions du CNPERT : E – Agir contre les opiacés et les opioïdes

Il y a une quinzaine d’années plusieurs médias reprochaient au corps médical sa pusillanimité dans la prescription d’analgésiques opiacés (issus de l’opium) ou opioïdes (agents de synthèse agissant selon le même mécanisme que la morphine), qui sont les antalgiques les plus puissants. Pour enfoncer le clou, ils reprochaient aux médecins de faire peu de cas de la douleur de leurs patients.

Cette interprétation fallacieuse et venimeuse voulait en ignorer une autre, celle de la propension des Français à abuser communément de différentes drogues. Sous ces incitations, les prescriptions médicales d’analgésiques se sont multipliées. Au niveau Européen, devant l’apparition de détournements et/ou de surdoses (surtout en Europe du Nord), l’élixir parégorique, le Diarsed® (antidiarrhéique associant atropine et diphénoxylate), le dextropropoxyphène (in Di-Antalvic®, in Propofan®) ont été retirés de la pharmacopée. La codéine qui était en vente libre, comme antitussif, mais surtout comme substitut à bas prix de l’héroïne, s’est trouvée adjointe au paracétamol et fut très/trop largement utilisée. Elle fut aussi utilisée dans des cocktails psychédéliques, associée à des antihistaminiques (« purple dranks »). Devant ces constats, elle vient enfin de faire l’objet de mesures restrictives. Le tramadol a vu aussi sa prescription s’emballer et des dépendances s’installer.

La diffusion du Subutex®/buprénorphine, que peuvent prescrire les généralistes aux héroïnomanes, pour les faire rompre avec leur comportement injecteur, connaît de nombreux débordements et détournements. Ils aboutissent au recrutement de nombreux toxicophiles qui se font piéger par les opioïdes. Qui plus est, une forte proportion de ses « bénéficiaires » se l’injectent (en 2017, ils étaient 25% dans les centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et 46% dans les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD) à le faire) ou bien ils la sniffent (25% dans les CSAPA et 21% dans les CAARUD. Les néophytes empruntent par cette buprénorphine le chemin qui les conduira à des produits plus puissants dont, bien sûr, l’héroïne elle-même, par voie intraveineuse.

La préoccupation lourdement affichée d’une « réduction des risques »  mise en avant pour justifier ce « Subu » est sévèrement contredite par ces données, qui montrent qu’elle fait naître d’autres risques, plus intenses que ceux qu’elle prétendait réduire ; cela à des coûts élevés pour la collectivité. Récemment l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient d’agréer une forme « Lyoc » de la buprénorphine à haut dosage (Orobupré®), dont la mise en solution ne comporte plus aucun résidu limitant le volume qui peut être injecté (à la différence du Subutex ®) ; une particularité évidemment de nature à aggraver ce détournement…

Deux voies principales conduisent au recrutement des sujets dépendants aux opioïdes (ils sont près de 300.000 en France):

La première voie correspond, souvent, à l’aboutissement d’un parcours de toxicophilie : Escalade à l’origine de polytoxicomanies. L’individu ayant abusé de toutes les drogues d’amont : tabac, alcool, cannabis, cocaïniques et amphétaminiques, codéine, tramadol, Lamaline®/poudre d’opium, buprénorphine, arrive à la morphine et bientôt accède au sommet, représenté par l’héroïne. On redoute l’arrivée en France des anilinopipéridines (fentanyl, sufentanyl, carfentanyl, cyclofentanyl..) ; ces opioïdes, actifs à de très faibles doses, sont à l’origine de multiples surdoses. Aux U.S.A., en 2016,  la mortalité due aux opioïdes était estimée à 64.000 victimes, dont 20.100 par les dérivés du fentanyl. Les chiffres récents du nombre global de surdoses mortelles par opioïdes dans ce pays faisaient état,  en 2017, de 72.200 décès et en 2021, de 100.000 décès. 

 L’héroïne, qui piège en France près de 150.000 personnes, est actuellement la drogue la plus « dure ». L’accès facilité aux seringues, qui a contribué à réduire la diffusion du SIDA et de l’hépatite C (qui résultait du prêt de seringues entre héroïnomanes) a évidemment contribué à l’augmentation de l’administration intra veineuse des drogues (autre exemple d’une réduction des risques, en faisant naître ou croître d’autres).

La deuxième voie conduisant au recrutement par les opioïdes, résulte soit de  prescriptions galvaudées soit, quand elles sont médicalement justifiées, de doses ou de  durées d’administration excessives. Le dessein de soulager vite, ne devrait pas relativiser l’impératif du « primum non nocere » (d’abord ne pas nuire).

Pour limiter ce mode de recrutement d’une morphino-dépendance par la thérapeutique, il faut insister sur quelques principes :

  • Assurer une meilleure formation des médecins à la prescription des analgésiques. Cette prescription doit être dégagée des pressions médiatiques et n’être centrée que sur des préoccupations authentiquement médicales, faisant abstraction de démagogie ; ne faisant pas payer au patient, pour le confort d’un soulagement rapide, le prix d’une addiction durable, qui peut être désastreuse.
  • Etre économe des moyens disponibles, en gardant toujours des réserves d’efficacité. La première prescription fait appel au paracétamol (sans dépasser 3g par jour), dans un deuxième temps, pour les douleurs liées à une inflammation aigüe, viendra le recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou, encore plus actifs, aux glucocorticoïdes. L’adjonction au paracétamol de la codéine devra s’assurer que le patient n’est pas déjà victime de pharmacodépendances notables. Il en sera de même pour le recours éventuel au tramadol (Topalgic®) ou à la buprénorphine à faible dose (Temgésic®). La prescription ultime des opioïdes les plus forts (oxycodone, morphine…) se limitera aux doses nécessaires et suffisantes, pour les périodes les plus brèves possibles (hormis les soins palliatifs et l’accompagnement des personnes en fin de vie qui font appel à des stratégies spécifiques).
  • Le tétrahydrocannabinol (THC du cannabis) n’a pas de place dans cette gradation thérapeutique. Ses effets analgésiques, modérés, y compris dans la douleur chronique, comportent des risques nombreux et parfois graves, tels que son rapport bénéfices/risques, en l’état des connaissances, est jugé défavorable.
  • Une réévaluation de l’état douloureux, doit être pratiquée régulièrement pour ne pas prolonger indûment certains traitements, qui créeraient ou entretiendraient une dépendance.
  • Une attention particulière doit concerner les médecins généralistes qui prescrivent à des fréquences et des doses importantes des opioïdes sur de longues durées ; des justifications devraient leur être demandées par des médecins inspecteurs de la santé ; l’inspecteur des pharmacies pourrait les identifier à partir des ordonnanciers des pharmaciens sur lesquels la délivrance de ces médicaments est inscrite,  de même que les médecins de la sécurité sociale qui ont accès  aux profils de prescriptions des praticiens. Il faudra rendre obligatoire une formation continue  portant sur les opiacés, opioïdes et les divers autres types d’analgésiques.
  • Les médecins et personnels infirmiers ayant un accès facile à l’armoire où sont stockés les stupéfiants devraient faire l’objet de contrôles urinaires inopinés. Les pharmacies centrales des hôpitaux devraient suivre les niveaux de consommation des stupéfiants, service par service et leurs prescriptions par chaque praticien.
  • Il faudra être très attentif à l’évolution de la consommation des produits de la palette des analgésiques après les dispositions prises pour restreindre la disponibilité de la codéine.

Pour prévenir l’instauration d’une dépendance aux opioïdes produite par un usage dit « récréatif » (euphémisme trompeur en regard de la gravité de cette dépendance), i.e. d’emblée toxicomaniaque, il est indispensable de tenir compte des principes suivants :

– L’accès aux opioïdes s’inscrit dans la suite d’une ascension des barreaux de l’échelle des toxicomanies. C’est exceptionnellement une intoxication de premier rang. C’est l’aboutissement d’un lent processus ayant conduit à expérimenter, puis à user, puis à abuser de différentes autres drogues. Quand, par le jeu d’une tolérance, leur effet s’atténue, le toxicomane ajoute une autre drogue, puis une autre.

Pire qu’une escalade, dans laquelle le drogué supprimerait une drogue pour passer à une autre, plus forte, il s’agit d’une poly toxicomanie ; le sujet n’élimine aucune de ses premières drogues, mais  en ajoute une autre, puis une autre encore. La prévention consiste en la circonstance à rendre plus difficilement accessibles, et mieux encore inaccessibles, les premiers échelons de cette échelle.

– Il faut, de toute urgence, mettre un terme au trafic du Subutex®, qui perdure depuis que ce médicament a été mis sur le marché, et dont la prescription se trouve confiée à tout médecin généraliste, sans formation spécifique préalable dispensée par la Faculté. On a vu se développer, et elle perdure encore, la situation où un héroïnomane consulte successivement plusieurs praticiens pour se faire prescrire le Subutex® à la plus haute dose possible (16 mg/J) ; il présente ensuite ses différentes ordonnances à autant de pharmacies différentes.

Si désormais la carte vitale ne peut plus être présentée qu’une fois, toutes les autres transactions sont possibles, sans être remboursées. Ce trafic, pourtant facile à constater, a été très longtemps « ignoré » ; il serait sans doute plus exact de dire accepté, ou en tous cas toléré. Les « bénéficiaires » à bas prix de ces nombreux comprimés de Subutex® ne sauraient qu’en faire s’ils ne les revendaient à de jeunes toxicophiles, qui se voient ainsi ouvrir, à bas prix, l’accès aux morphiniques,  et le chemin de l’héroïnomanie. Avec l’argent de ses reventes, l’héroïnomane peut s’offrir son héroïne.

– Une véritable prise en charge médicale des patients toxicomanes est plus lourde, plus complexe, avec des consultations plus longues que pour la patientèle moyenne des médecins généralistes. Ces praticiens ne devraient voir quotidiennement en consultation qu’un nombre restreint de toxicomanes (< 4) ; ils  devraient  avoir suivi à la faculté une formation spécifique et bénéficier d’une rémunération d’un niveau double de celle d’une consultation habituelle. Les prescripteurs de Subutex® devraient être fortement incités à diminuer, à une allure variable selon chaque patient, les doses de buprénorphine,  visant l’abstinence à plus ou moins long terme. Le patient ne doit pas demeurer ad vitam sous stimulation opioïde, restant toujours incité au retour à l’héroïne à son prochain « bleu à l’âme » ou lors des accidents divers pouvant émailler sa vie.

– Le recours aux génériques du Subutex® doit être privilégié, non seulement pour alléger la charge financière de la sécurité sociale, mais aussi pour rendre plus difficile la mise en solution des comprimés perlinguaux afin de s’injecter le principe actif (ces génériques laissant après dissolution un plus grand résidu insoluble). Ces injections sont une parfaite aberration, s’agissant d’un médicament conçu pour faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur d’opioïdes.

– D’une façon optimale, le seul médicament remboursé à cet effet devrait être la Suboxone®. L’adjonction à la buprénorphine à haut dosage de naloxone (un antagoniste opioïde), non résorbée par voie sublinguale, ne trouble pas l’effet de la buprénorphine ; de plus cette naloxone pallie la constipation opiniâtre provoquée par le Subutex®.

Si le patient venait à mettre en solution le comprimé de Suboxone® pour s’injecter le surnageant, ce surnageant comporterait, outre la buprénorphine, la naloxone ; cette dernière, lors de l’injection intraveineuse, accédant au cerveau avec la buprénorphine, préviendrait l’effet de « shoot » et pourrait même déclencher un syndrome d’abstinence, dissuadant durablement de réitérer une telle injection. 

– Si l’héroïnomane est incité à tricher (revente de ses comprimés, injection de ceux-ci) c’est parce que la substitution directe de l’héroïne par la buprénorphine est ressentie d’emblée comme trop sévère/frustrante (du fait du passage de l’héroïne qui stimule de façon maximale les récepteurs opioïdes, à la buprénorphine qui, elle, ne stimule ces récepteurs que d’une façon partielle). La substitution de l’héroïne devrait  recourir d’abord à la méthadone par voie orale (qui, comme l’héroïne, stimule les récepteurs opioïdes de façon maximale) puis, après avoir diminué progressivement sa dose initiale (d’un tiers environ), le relai serait pris par le Subutex® à haute dose, suivi de sa diminution progressive pour atteindre l’abstinence.

– Des études devraient être poursuivies sur l’utilisation de formes retard (implants sous cutanés) de buprénorphine. Chez le sujet sevré, des implants d’antagonistes des récepteurs opioïdes permettraient de s’opposer aux effets qu’il pourrait rechercher, s’il venait à renouer avec ses démons/administrations antérieur(e)s.

Prochain article : F – Juguler l’accroissement de la consommation de cocaïne le 29 Juin

Propositions du CNPERT : C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes

Quels que soient ses déguisements (cidre, bière, poiré, vins, apéritifs, anisette, cognac, vodka, gin, bourha, eaux de vies de fruits, calvados, etc.) l’alcool demeure de l’alcool.

 « Le poison est dans la dose », il est aussi dans la fréquence des consommations, dans la durée de l’intempérance, dans la dépendance qu’elle installe, dans la nature des boissons alcooliques, dans certaines modalités de consommation, dont l’une d’elles est en pleine extension, le « binge drinking » ou « biture expresse » ou alcoolisation aigüe (correspondant à plus de cinq unités alcooliques en une même occasion).

L’importance de la consommation annuelle moyenne d’alcool pur par citoyen français est actuellement de 12 litres. Si elle a diminué de moitié en 40 ans, la consommation des français est encore au deuxième rang en Europe. Cette diminution indique l’efficacité de certaines actions (dont le « dry january »), même si cette satisfaction doit être tempérée par l’envol simultané d’autres toxicomanies, ce qui ne correspondrait qu’à un transfert d’addictions.

Se saisir du grave problème de l’alcoolisme, deuxième cause de mortalité évitable derrière le tabac (avec lequel il a souvent partie liée) avec ses 41.000 morts chaque année, ses multiples détresses sociales et ses graves pathologies non létales, constitue une nécessité sanitaire, sociale et sociétale. Cette démarche ne peut évidemment méconnaître l’importance économique qu’occupe l’alcool dans notre pays,  qui  en est à la fois grand producteur, grande consommateur et grande exportateur.

On dénombre en France neuf millions d’usagers réguliers de boissons alcooliques, dont quatre à cinq millions d’« alcoolo-dépendants ». Cette expression indique qu’ils ont besoin, chaque jour, pour ne pas éprouver de mal-être, de consommer, à une ou plusieurs reprises, une boisson alcoolique. Parmi eux, il pourrait (on ne dispose pas de chiffres officiels) y avoir jusqu’à un million d’individus s’adonnant à un excès très manifeste d’alcool, en consommant par jour plus de six unités alcooliques,  i.e. plus de 60 grammes d’alcool pur par jour (et souvent bien davantage) ; ce sont les « alcooliques ». Toute connotation péjorative doit être exclue de cette appellation ; s’agissant de malades, de grands et même de très grands malades. A ces hauts niveaux de consommation, l’alcool est une drogue dure, très dure même. Un sevrage brutal pouvant être létal, il doit être réalisé en structures de soins.

Comment peut-on agir sur les causes et les effets de cette maladie qui associe à des troubles physiques des perturbations psychiques ?

Il faut s’appliquer à rompre le lien, tissé de très longue date dans notre société, entre la notion de fête et la consommation d’alcool, jugées inséparables. Une telle relation est démentie par des abstinents complets d’alcool, qui peuvent pourtant avoir le sens et le goût de la fête. Elle est démentie aussi par les adeptes de la religion islamique dont les fêtes se déroulent sans alcool.

Le degré alcoolique des bières et le volume de leurs cannettes s’accroissent régulièrement. Le degré alcoolique des vins s’envole lui aussi (avec des Côtes du Rhône communément à 14°5). Il faut revenir sur cette inflation, en taxant davantage les boissons au prorata de leur volume et de leur degré alcoolique. Il faut rappeler que chaque verre standard apporte en moyenne 10 grammes d’alcool pur.

L’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs doit être mieux respectée, et prolongée par l’interdiction faite aux mineurs de transporter des boissons alcooliques.

L’infirmière du collège ou du lycée doit être en mesure de pratiquer le dosage sommaire de l’alcool dans l’air expiré par un élève, à la demande d’un professeur constatant des troubles du comportement ; un résultat positif sera communiqué aux parents de l’élève, au médecin scolaire et au directeur de l’établissement.   

Le « champomy », dont le degré alcoolique doit être inférieur à 1°2 (moins de 12 g d’alcool pur par litre) pour justifier l’appellation de « boisson non alcoolique » (comme certaines bières) n’est en fait pas rigoureusement dépourvu d’alcool. Dans l’agitation d’un après midi de jeux et de danses, le gamin qui « siffle » sa bouteille de « Champo » boit l’équivalent d’un verre de vin standard. Le « Champo » installe très tôt chez l’enfant l’idée qu’à la fête doit être associé quelque chose qui ressemble au champagne. Le même raisonnement peut être appliqué aux autres boissons dites « sans alcool », comme certaines bières.

Des informations répétées devraient expliquer aux jeunes les conséquences souvent malheureuses des alcoolisations aigües : Le coma, les vomissements avec régurgitations dans les voies respiratoires (syndrome de Mendelson, souvent létal), l’induction d’un alcoolisme ultérieur ; les effets neurotoxiques, la désinhibition dangereuse pour soi comme pour autrui…

Forçant les oppositions des alcooliers, il importe d’intégrer une information et une prévention sur les dangers de l’alcool dans les programmes éducatifs, par une pédagogie précoce, étalée sur tout le cursus, depuis l’école primaire jusqu’au lycée (44% des élèves en classe de sixième ont déjà expérimenté l’alcool) ; cela en concerne les trois quarts (75%) en classe de troisième. Au collège, tous niveaux de classes confondus, six élèves sur dix déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolique et un sur dix a déjà connu une ivresse. Au lycée, l’usage de l’alcool tend à se généraliser, concernant neuf élèves de classe terminale sur dix (89%), tandis que près de la moitié des lycéens déclare avoir déjà été ivre. Les usages réguliers (10 fois au cours du mois) ont  plus que doublé entre la classe de seconde et celle de terminale (passant de 11% à 24,5%) et les alcoolisations ponctuelles importantes (le fait d’avoir bu 5 verres en une même occasion au cours du mois écoulé) passent de 36% en seconde à 52% en terminale. A l’université la fréquence des ivresses aigues s’envole et les comas alcooliques n’ont rien d’exceptionnel.

Les « happy hours », par une consommation d’alcool à un prix réduit, privilégiant les grands formats aux heures habituellement creuses des bars, devraient être interdites en raison de leur incitation à l’ivresse.

Des contrôles d’alcoolisation devraient être pratiqués, à la seule vue d’un comportement anormal dans l’espace public, même sans relation avec la conduite d’un véhicule ; les niveaux d’alcoolémie supérieurs à 0,50 g/L (soit 0,25 mg/L d’air expiré) devraient être verbalisés et une mise en cellule de dégrisement interviendrait pour des alcoolémies supérieures à 1g/L.

Les prix des alcools forts devraient atteindre des niveaux très dissuasifs. Le niveau des taxes devrait être revu considérablement à la hausse, leur montant actuel ne couvrant que 37% des soins des maladies engendrées par l’alcool.

Les contrôles routiers d’alcoolémie devraient être multipliés. Chez les titulaires depuis moins de trois ans d’un permis de conduire (moto ou auto) l’alcoolémie devrait être nulle, pour instaurer le principe du « boire ou conduire, il faut choisir », en espérant que l’abstinence  perdurera au-delà de cette période probatoire.

Tous les restaurants devraient proposer, outre les bouteilles et demi-bouteilles usuelles, du vin au verre et des pichets de volumes variés (125, 250 mL).

On sait désormais détecter l’importance et la durée de la consommation d’alcool d’une personne, par la mesure dans ses cheveux d’un produit de transformation métabolique de l’alcool, l’éthylglucuronide. Ce dosage pourrait être réalisé lors du recrutement pour l’exercice de certaines fonctions, ainsi qu’inopinément au cours de leur exercice.

La restitution d’un permis de conduire, après sa suppression pour état d’ivresse, devrait être conditionnée à la tempérance vérifiée par le dosage capillaire de l’éthylglucuronide,  ainsi qu’à la pose dans le véhicule de l’impétrant d’un dispositif empêchant le démarrage si, dans l’air qu’il expire, est décelé une imprégnation alcoolique. Un tel dispositif pourrait d’ailleurs être généralisé à tous les véhicules.

Les contrôles d’alcoolémie en milieu professionnel devraient être plus systématiques, dans les postes de sécurité en particulier et lors de la prise de poste d’activités requérant une parfaite lucidité.

Devraient être supprimés l’alcool dans les buvettes de stade, ainsi que les « troisièmes mi-temps » qui font suite aux manifestations sportives.

Devraient être effectivement interdits les bizutages, qui visaient  l’intégration à une culture, à un groupe, à l’exercice d’une tradition et qui se sont laissés dénaturer par des ivresses donnant lieu à des exactions intolérables.

 Doit être interdit aux alcooliers le don d’alcool pour des soirées estudiantines,  conçues comme une initiation aux ivresses.

Les boissons non alcooliques ou à faible degré alcoolique devraient être plus facilement  accessibles, à des prix plus attrayants que ceux des boissons alcooliques (par exemple jus d’orange vs. bières).

Une « nouvelle gastronomie » devrait être conçue pour être associée à des boissons non alcooliques. Cependant notre gastronomie nationale, mondialement appréciée, largement bâtie au contact des boissons alcooliques de leur terroir d’origine, mérite d’être respectée, tout comme la modération qu’implique cette permissivité.

Les personnels des cafés ne devraient plus servir de boissons alcooliques à des sujets présentant les prémices de l’ivresse. Le constat d’individus ivres à la sortie de ces établissements devrait aussi davantage engager la responsabilité des cafetiers.

Il convient d’agir contre la publicité pernicieuse réalisée par des viticulteurs et des consortiums alcooliers, publicité conçue pour donner aux jeunes le goût du vin et des autres boissons alcooliques ; il convient d’interdire, par exemple, un livre sur la vigne, financé par le syndicat du vin, destiné aux élèves des petites classes, qui fait un panégyrique de la production du vin, en ne comportant aucune mention de la dangerosité de l’alcool. L’Etat doit être très attentif à la communication insidieuse du lobby alcoolier.

A la formule « l’abus d’alcool est dangereux » doit être substituée « la consommation d’alcool est dangereuse ».

Chez les femmes enceintes toute consommation d’alcool doit être exclue, afin de prémunir du syndrome d’alcoolisation fœtale, qui concerne encore 1 p 1000 des nouveau-nés ; un pictogramme qui le rappelle, apposé sur toute bouteille contenant une boisson alcoolique, doit enfin être parfaitement lisible.

              Chez les individus ayant une consommation excessive d’alcool, une prise en charge médicale est indispensable. Si, lors des consultations, les médecins généralistes s’enquièrent aisément de la consommation de tabac de leurs patients ils sont souvent inhibés pour aborder la question de leur consommation d’alcool. Cette pudeur malencontreuse doit être dépassée, afin d’en parler et de rappeler les niveaux de consommation tolérés : « pas plus de deux verres de vin par jour et pas tous les jours ».

Propositions du CNPERT : B – Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français

L’Irlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont programmé l’éradication du tabac, s’accordant

un délai de 20 à 30 ans pour laisser aux uns le temps de s’en désintoxiquer et aux autres le temps d’en mourir. Une semblable détermination doit s’appliquer dès maintenant en France,  pour prévenir l’enrôlement de nouvelles jeunes recrues. Le Président Emmanuel Macron ambitionne de parvenir à une génération sans tabac en 2030, alors qu’actuellement un quart de nos concitoyens fument quotidiennement et que nos adolescents fument de plus en plus précocement. Cette ambition devrait constituer un impératif catégorique pour des politiciens attentifs à la longévité et à la qualité de vie de leurs électeurs.

En France, où le tabac tue chaque année 75.000 des nôtres (soit près de 10% des décès annuels), engendrant de multiples handicaps qui altèrent la qualité de vie des survivants et grèvent le budget de la sécurité sociale ; la lutte anti-tabagique doit être érigée en une grande cause nationale.

Un programme d’éducation civique sanitaire doit être mis en oeuvre dès l’école primaire, mettant en place une prévention précoce, imprimant plusieurs recommandations dans l’esprit très réceptif des enfants. Ultérieurement il faudra renforcer cette prévention en s’appuyant sur les neurosciences, l’épidémiologie, la clinique.

Il faut marteler que le tabac est le seul produit en vente libre qui tue, à plus ou moins long terme, un sur deux de ses consommateurs ; que l’espérance de vie d’un fumeur est réduite en moyenne de vingt à vingt-cinq ans ; que le tabac est la première cause de mort évitable ; qu’il tue chaque jour 205 Français, soit 23 fois plus que la route ; qu’avant de tuer, et même sans tuer, il altère à des degrés divers la qualité de vie des fumeurs. Quand le fumeur invétéré fume sa nième cigarette de la journée, s’il en ressent encore un peu de plaisir, celui-ci est très faible, relativement aux risques nombreux qu’il encourt. On dénombre 13 millions de fumeurs quotidiens ; 8% des collégiens de classe de sixième l’ont expérimenté ; leur nombre a presque quintuplé en classe de troisième (38%). C’est surtout entre les classes de cinquième et de quatrième que s’accélère la diffusion du tabagisme, qui passe de 14% à 26%. Cette diffusion s’accroît lors du passage au lycée, avec une expérimentation de 53%. En terminale 22% des élèves fument quotidiennement. Ce chiffre rejoint la moyenne nationale, ce qui montre bien que la prévention doit intervenir très en amont.

Plusieurs mesures législatives ou réglementaires indiquées ci-dessous doivent être prises et celles déjà prises doivent être réellement appliquées :

– intégrer une information et une prévention sur les dangers du tabagisme dans les programmes éducatifs, par une pédagogie précoce, étalée sur tout le cursus, depuis l’école primaire jusqu’au lycée (50% des élèves en classe de troisième ont déjà fumé) ;

               – accroître le prix du tabac pour qu’il atteigne un niveau dissuasif et même prohibitif pour les ressources usuelles des adolescents ; faire en sorte qu’il ne coûte plus au budget de la nation, son niveau de taxation actuelle ne couvrant que 40% du coût des soins engendrés par sa consommation ; aussi son prix actuel devrait-il être plus que doublé ;

               – faire scrupuleusement respecter l’interdiction de la vente aux mineurs par les buralistes ; verbaliser les contrevenants qui, en cas de récidive, pourraient être privés de leur licence. Plus de soixante-dix pour cent des lycéens fumeurs quotidiens déclarent acheter eux-mêmes leurs cigarettes chez un buraliste ;

               – prolonger la durée du séjour quotidien des élèves dans les lycées et collèges ; les intercours n’ayant plus lieu à l’extérieur, l’intervalle entre deux cigarettes successives s’en trouvera ainsi allongé ;

               -instaurer les facultés sans tabac, avec interdiction de fumer dans leur enceinte et, si possible, à l’entour ;

               – instaurer les hôpitaux sans tabac, tant pour les patients que pour les personnels. Dans le processus d’accréditation périodique de ces établissements de santé les actions déployées à l’encontre du tabac devront être particulièrement considérées ;  

               – faire respecter l’interdiction du tabac dans tous les lieux publics ;

               – mener la guerre aux jets de mégots (chaque année la ville de Paris collecte 350 tonnes de mégots), en verbalisant les contrevenants comme cela est prévu par la réglementation (68 euros) ; certaines villes ont institué des amendes plus dissuasives (450 euros à Nice) ;

               – interdire aux mineurs de fumer dans l’espace public, avec des contraventions acquittées par leurs parents, à qui un fascicule serait remis. Intitulé « Donner la vie impose sa protection ultérieure », ce livret rappellerait les risques sanitaires que fait encourir le tabac ;

               -interdire la vente de recharges de cigarettes électroniques associant à la nicotine des saveurs et des parfums destinés à rendre captifs les jeunes utilisateurs ;

               – interdire la vente de cigarettes électroniques et de leurs recharges aux mineurs ;

               -le service national de la jeunesse qui se met en place (à l’opposé de l’ancien service militaire qui a précipité dans le tabagisme une forte proportion de ses appelés) doit être aussi mis à profit pour détourner les jeunes recrues des drogues et des toxicomanies ;

               – doter les laboratoires de biologie des collèges et des lycées, ainsi que les clubs sportifs, d’appareils de mesure de l’oxyde de carbone (CO) exhalé pour détecter le tabagisme et expliciter les méfaits liés à ce CO ;

               – annihiler les menées de l’industrie du tabac qui, de longue date, associe cette drogue à des images valorisantes ; on y substituera l ‘énumération de ses multiples méfaits, insistant sur les modifications de la voix, du teint, la mauvaise haleine, la baisse des performances sportives, les défaillances de l’érection masculine, les perturbations de la grossesse et les déficiences des nourrissons qui naîtront, les risques cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, artérites, accidents vasculaires cérébraux) ;

aggraver le caractère triste du paquet neutre et ses images dissuasives fortes ;

               – demander à des malades atteints d’un cancer du larynx ou des bronches, à un artéritique amputé d’une jambe, à une victime d’une broncho-pneumopathie obstructive (BPCO), d’exprimer publiquement leurs plaintes, leurs regrets, leurs recommandations ;

               – renforcer les propositions d’aide au sevrage tabagique en associant, pour épauler l’action des médecins généralistes, d’autres professionnels de santé (pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes..) et assurer le suivi des patients engagés dans un processus de sevrage ;

– améliorer la prise en charge par l’Assurance maladie des diverses modalités thérapeutiques au service du sevrage et de son maintien.

Prochain Article : C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes le 21 Juin

Proposition du CNPERT : III – Développements des suggestions précédentes

A – Introduction

Depuis de nombreuses années le CNPERT combat l’insupportable progression des toxicomanies dans notre Nation. Il en analyse les causes, désigne ses responsables, donne la mesure de leurs méfaits sanitaires, sociaux, sociétaux et effectue des propositions pour en limiter les effets. Sa préoccupation majeure est résumée dans sa devise : « s’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de se préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à cette planète ».

Presque depuis son origine, la MILDT (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies), prolongée par la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives) ont accompagné avec attentisme, parfois même avec complaisance, l’aggravation des toxicomanies en France, conduisant à la situation désastreuse qui affecte aujourd’hui notre pays.

La nouvelle gouvernance de la MILDECA a pris enfin la mesure de ce drame. Pourtant cela n’empêche pas un groupe de députés, pour la plupart appartenant au parti majoritaire – LaREM (en dépit de déclarations fortes du premier Ministre, M. Jean Castex) de s’échiner, avec de grands renforts médiatiques, pour faire adouber le cannabis comme médicament ; démarche qui s’inscrit dans leur projet de le légaliser à des fins « festives », « récréatives », et donc toxicomaniaques ; ce dont ils ne se dissimulent même pas.

               Notre nation connaît un niveau élevé de consommation de nombreuses drogues,  souffrant ainsi de leurs divers méfaits. Elle est de loin la plus grande consommatrice de cannabis en Europe, et laisse s’instaurer, sans une réaction adaptée, une génération de drogués. Cette intoxication survient au cœur d’une mondialisation qui sera sans pitié pour des populations d’individus « camés », « paumés ».

Si les civilisations sont mortelles, celles qui laissent leurs citoyens sombrer dans la drogue abrègeront leur survie ; la drogue est une des armes utilisées par ceux qui veulent, par « wokisme », euthanasier notre société.

Le CNPERT s’efforce de se faire entendre dans un paysage médiatique ne laissant s’exprimer que les opinions favorables à la légalisation des drogues.

Un retard considérable a été pris par la France en matière de prévention et de répression des toxicomanies. Ses carences en matière d’éducation et de prévention ont d’ailleurs été pointées par l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies. Elles sont à l’origine de la situation pitoyable et souvent explosive de nos « cités Far-West », des « territoires perdus de la République », des zones de non-droit, des Staline-crack et colline du crack parisien, de la salle de shoots de la Gare du Nord et de son quartier devenu invivable aux riverains, de l’affaiblissement des capacités cognitives d’une génération intoxiquée (d’où notre 27iéme rang au classement international PISA des performances éducatives), d’une éducation nationale à la dérive, de l’érosion d’une ambition collective, de l’appauvrissement des performances intellectuelles, des faibles performances de  notre recherche,  de l’émigration croissante de nos concitoyens les plus performants…

Cette situation impose que nos responsables politiques prennent des décisions courageuses et efficaces. Leur courage se limite souvent à celui que leur insufflent leurs électeurs, mais ceux-ci sont largement désinformés par les médias.

 Ce document a été élaboré par le bureau du CNPERT, puis amendé et enrichi par les membres de son conseil d’administration. Il résulte d’une longue gestation, ayant été présenté pour la première fois aux membres du CNPERT lors de l’assemblée générale annuelle de 2019, en les priant d’exprimer leurs suggestions.

Cet ensemble de propositions/suggestions sera adressé aux personnes ayant des responsabilités dans le champ législatif ou qui aspirent à en avoir. On voudrait qu’ils y puisent des éléments à inclure dans un plan national d’action contre les drogues et les toxicomanies ; plan aussi nécessaire qu’urgent.

L’accidentalité routière est l’objet d’une attention justifiée des pouvoirs publics ; elle tue chaque année 3.300 des nôtres. Simultanément, du fait de leur caractère licite,  tabac et alcool sont responsables, chaque année, de respectivement 75.000 et 41.000 décès. Si les autres drogues venaient à être légalisées, leurs méfaits s’envoleraient vers de semblables chiffres, auxquels il ne faut oublier d’ajouter des handicaps multiples, en particulier des troubles psychiques graves et souvent définitifs. Cela justifie un sursaut des pouvoirs publics pour instaurer une vraie politique de lutte contre les toxicomanies et en faire une priorité nationale.

On déplore que certains addictologues, très médiatisés, transforment l’empathie due à leurs patients en une collusion. Certains se livrent même à un prosélytisme des drogues et facilitent le détournement de certaines d’entre elles  (telle la buprénorphine à haut dosage) ; ils contribuent ainsi au recrutement de nouvelles victimes des addictions qu’ils pérennisent et même aggravent. Ils oublient la mission fondamentale qui leur est assignée : Traiter le patient dépendant et l’amener progressivement vers l’abandon de la drogue. Le Ministère de la santé doit se préoccuper de cette situation, en encadrant rigoureusement cette spécialité et en intervenant auprès de ses praticiens pour empêcher toute confusion pernicieuse entre traitement et « deal ». Il doit opérer un contrôle rigoureux des dotations accordées aux multiples dispositifs, dont les objectifs seront affichés, et s’assurer que ses dotations sont en adéquation avec les résultats qu’ils obtiennent et qu’ils doivent communiquer.

Prochain Article : B- Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français le 19 Juin

Suggestions et propositions du CNPERT visant à enrayer la contamination de notre jeunesse et de notre société par les drogues

Madame, Monsieur

           Notre nation, notre société, notre jeunesse sont minées par l’immixtion de drogues toujours plus nombreuses, toujours plus puissantes, de plus en plus invalidantes.
           Dans la mondialisation en marche, ne survivront et ne s’imposeront que les sociétés qui sauront y résister. Notre pays n’emprunte pas le chemin du succès puisqu’il bat des records s’agissant de leur consommation. Il en paie déjà le prix, cela s’exprime, par exemple, dans le pitoyable classement PISA où les jeunes français sont relégués au 27ième rang, alors que notre Nation est parmi celles qui dépensent le plus de moyens financiers pour leur enseignement.

          Nous sommes à l’aube de ce nouveau quinquennat qui, pour une génération (et sans doute les suivantes) sera déterminant sur ce point, (et sans aucun doute sur plusieurs autres). Le centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) veut diffuser le plus largement possible à nos concitoyens et à ceux qui sollicitent leurs suffrages, le résultats de nos réflexions et des propositions/suggestions qui en sont issues sur les drogues et toxicomanies.
           Cette diffusion doit s’opérer sans aucune exclusive, ce thème ne devant être ni de droite, ni de gauche, mais de tous.
Nous vous prions, après vous être armé par sa lecture pour les débats à venir, d’assurer la plus large diffusion possible de ce document à toutes vos connaissances et en particulier à ceux qui briguent vos suffrages ou sont déjà en position de « décideurs ».

          Au nom du CNPERT nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien lui consacrer et de la diffusion que vous vous appliquerez à en faire.
                                     Pr. Jean Costentin – Président du CNPERT

Depuis sa création, il y a plus de trente ans, le centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) s’applique à suivre :

– l’évolution des drogues en circulation (nature, composition, concentration, origine… ;

– l’évolution du nombre de ses consommateurs, leurs âges, et leurs diverses modalités de consommation ;

– l’évolution des législations qui leurs sont appliquées ;

– leurs principaux méfaits physiques et/ou psychiques ;

– leurs conséquences sociales et sociétales.

Le CNPERT est un centre de réflexions et d’analyses sur les toxicomanies, ayant le dessein d’inspirer les politiques publiques en matière de drogues,  via les « décideurs », les médias, les éducateurs, les parents et plus largement les citoyens.

 Il s’applique à mettre à jour les subterfuges qu’utilisent des idéologues déconstructeurs ou des groupes capitalistes qui tirent ou qui espèrent tirer de juteux bénéfices de l’intoxication de notre société.

 Tous ses membres sont cooptés par connaissance réciproque et en fonction de leur expertise et de l’intérêt qu’ils portent aux sujets  abordés.

Ils se recrutent en particulier dans les académies nationales de médecine ou de pharmacie, dans le monde enseignant, dans la société civile, dans le monde de la Santé.

Sa formule fondatrice s’exprime : «S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos jeunes, il est encore plus important de nous préoccuper de l’état des jeunes qui nous succèderont sur cette planète ».

Le CNPERT est présidé par le Pr. Jean Costentin ; les deux vice-présidents sont les professeurs Jean-Pierre Goullé et Jean-Paul Tillement (tous les trois sont membres titulaires de l’Académie nationale  de médecine et de l’Académie nationale de  pharmacie). Ils sont assistés par le conseil d’administration constitué de Maitre A. de Bézenac, de Mr. J.-P. Bruneau,  du Pr.  A. Coquerel, du Dr. A. Demas, du Frère Eric,  du Pr. C. Giudicelli, du Pr. J.-P. Giroud, du Pr. C. Matuchansky, de la Pr. F. Morel et du Pr. B. Proust.

Voici le plan de ces suggestions et propositions du CNPERT. Compte tenu de l’importance de chaque sujet nous les diffuserons tous les 2 jours à partir du 17 Juin 2022

Mais si vous souhaitez lire le document en entier (28 pages) , cliquez en haut de cette page (partie noire) sur « Propositions du CNPERT » à partir du 17 Juin 2022

Suggestions et propositions du CNPERT

visant à enrayer la contamination de notre jeunesse et de notre société par les drogues

I – Prologue

II – Synopsis des propositions du CNPERT visant à faire régresser les drogues et toxicomanies

III -Développements des suggestions précédentes

A – Introduction

B – Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français

C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes

D – Protéger les jeunes de l’intoxication cannabique

E – Agir contre les opiacés et les opioïdes

F – Juguler l’accroissement de la consommation de cocaïne

G – Identifier les nouvelles drogues et leurs origines

H – Suggestions supplémentaires

I – Apostille

RAPPEL : Si vous souhaitez lire le document en entier (28 pages) , cliquez en haut de cette page (partie noire) sur « Propositions du CNPERT » à partir du 17 Juin 2022


Merci de signer cette pétition !

Un de nos collègues nous demande de diffuser cette information; Nous le faisons bien volontiers en demandant à tous ceux qui le peuvent de signer la pétition  et de participer à la manifestation,

le vendredi 17 Juin à 18 h devant le 1 Rue Chardon Lagache Paris 16ème

un centre de crack à côté d’une école!

cliquez sur https://chng.it/D7RSMJd5qM

Cocaïne : « Nous avons tous les jours des demandes de prise en charge, les consommateurs sont de plus en plus jeunes », alerte un addictologue

La cocaïne touche les plus jeunes « parce que la drogue est moins chère et qu’elle se diffuse plus », a expliqué vendredi sur franceinfo Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie.

Plus de 2,6 tonnes de cocaïne saisies à Hambourg en Allemagne (photo d'illustration), le 24 février 2022.  (MARCUS BRANDT / DPA)
Plus de 2,6 tonnes de cocaïne saisies à Hambourg en Allemagne (photo d’illustration), le 24 février 2022.  (MARCUS BRANDT / DPA)

Il n’y a jamais eu autant de cocaïne en circulation, alertent Europol et l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies dans un rapport, vendredi 6 mai. Un phénomène que constate également le professeur Amine Benyamina, chef du service psychiatrie et addictologie de l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif et président de la Fédération française d’addictologie. « Nous voyons que ce phénomène s’est installé de manière durable, s’inquiète-t-il sur franceinfo, Maintenant nous avons pratiquement tous les jours des demandes de prises en charge concernant ce produit. »

La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée dans l’Union européenne après le cannabis. Le marché est en pleine expansion et représentait 10,5 milliards d’euros en 2020. Pour la quatrième année consécutive, des quantités record de cocaïne (214,6 tonnes) ont été saisies en Europe en 2020, en hausse de 6% par rapport à 2019.

L’âge des consommateurs de cocaïne a également diminué. Les clients sont aujourd’hui attirés par le prix qui a baissé, étant passé de 80 à 60 euros en moyenne le gramme. « Dans les années 80-90, la cocaïne était un produit qui était plutôt marqué socialement et coûtait cher. Il intéressait une certaine classe sociale », détaille-t-il. « Maintenant, c’est un produit qui concerne tout le monde, explique le professeur Benyamina, et qui touche hélas aussi les plus jeunes : parce qu’il est moins cher et parce qu’il se diffuse plus. » « On a aujourd’hui le support du numérique et les trafiquants se sont adaptés ».

Problème de santé publique « planétaire »

« La cocaïne entraîne une addiction extrêmement puissante sur le plan psychologique, rappelle le spécialiste des addictologies, mais aussi des dommages importants. » « On a des atteintes au niveau des cloisons nasales et des problèmes cardiaques, martèle-t-il, On a des problèmes neurologiques avec des infarctus du myocarde suspects chez des jeunes de 30-35 ans« . Le professeur Benyamina dénonce un problème de santé publique « mais aussi planétaire ».

D’après le président de la Fédération française des addictologies, la France est à la traîne concernant la prévention, « surtout des plus jeunes, il n’y a aucune campagne dans les médias ». Mais aussi concernant la recherche, « il n’y a pour le moment aucun traitement de substitution », regrette-t-il, ce qui rend le sevrage plus compliqué que pour l’héroïne par exemple.

Source France Info

Le Professeur Goullé

Vice Président de l’Académie de Médecine

Chers Amis

C’est avec joie que je publie cette photo de notre Vice-Président du CNPERT qui étrennait pour la première fois celui de l’Académie nationale de médecine en attendant, l’année prochaine, la présidence de cette Académie.

Nous le félicitons chaleureusement et lui souhaitons tout le succès qu’il mérite dans ses nouvelles fonctions. Nous savons qu’il poursuivra le combat avec la même ténacité mais avec de nouvelles possibilités.

La lutte contre les drogues et les toxicomanies s’en  trouve renforcée, c’est une raison supplémentaire de la poursuivre.

Bravo à Jean-Pierre, qu’il soit sur de notre fierté et de notre vive amitié

Jean Paul Tillement

Voici ce que subit votre corps lorsque vous buvez un verre d’alcool par jour

Par Mathieu D’Hondt · 

On vous parle aujourd’hui des effets qu’un verre d’alcool quotidien peut provoquer sur votre corps et surtout votre cerveau. 

Voici la petite phrase qu’on se répète sans cesse pour se rassurer et relativiser lorsque l’on se sert un verre d’alcool.

Après tout, ne dit-on pas que boire un peu de vin tous les jours est bon pour la santé ?

En réalité, personne n’est dupe et chacun d’entre nous sait que cette affirmation n’est qu’un prétexte pour « picoler » sans scrupule.

Car qu’on se le dise, boire n’est jamais bon mais à partir de quelle quantité ou quelle fréquence peut-on parler de danger pour la santé ?

Crédit photo : krasula / Shutterstock

Est-ce dangereux pour la santé de boire un seul verre d’alcool au quotidien ?

Si la dangerosité d’une consommation excessive fait consensus et n’est plus à prouver, la question est en revanche davantage débattue lorsque l’on s’intéresse aux effets d’un verre au quotidien.

Les avis divergent en effet y compris au sein de la communauté scientifique !

Crédit photo : View Appart / Shutterstock

Mais alors, boire ne serait-ce qu’un seul verre par jour comporte-t-il des risques ?

Si l’on en croit une récente étude de l’Université de Philadelphie (États-Unis), dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communication, les répercussions d’une telle consommation, aussi réduite soit-elle, ne sont pas à prendre à la légère.

Ainsi, lorsque l’on consomme un verre par jour, l’alcool a également des conséquences sur la santé, à commencer par notre cerveau.

La macrostructure et la microstructure de ce dernier subissent en effet les effets néfastes de l’alcool et ce dès le premier verre. Et, de manière assez logique, plus on en consomme, plus les dommages sont importants.

Pour rappel, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et les boissons alcoolisées doivent être consommées avec modération.

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