La lettre N°57 du CNPERT est parue

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CANNABIS IL DÉNONCE UN «JEUNOCIDE» AU PAYS DE JUSTIN TRUDEAU

Tandis que le Canada fête la libéralisation du cannabis, le biologiste et toxicologue valaisan Nicolas Donzé estime cette évolution totalement irresponsable du point de vue de la lutte contre les addictions.

Pour le biologiste et toxicologue de l'Hôpital du Valais, que ce soit le tabac, l'alcool ou les divers drogues, on doit se focaliser sur le problème de l'addiction entre l'individu et la substance.

Pour le biologiste et toxicologue de l’Hôpital du Valais, que ce soit le tabac, l’alcool ou les divers drogues, on doit se focaliser sur le problème de l’addiction entre l’individu et la substance. Image: DR

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S’exprimant dans le cadre d’une réunion avec des patients lundi en Valais, Nicolas Donzé, biologiste en chef adjoint et toxicologue à l’Hôpital du Valais, a eu des mots lourds de sens pour critiquer la libéralisation du cannabis au Canada. Pour lui cette évolution n’est rien moins comparable à un «jeunocide» au pays de Justin Trudeau.

Ces mots ont heurté certaines personnes présentes, mais lui s’en défend: «J’aime utiliser des expressions fortes, le but est d’amener les gens à réfléchir. En libéralisant le cannabis, on favorise l’agression de toute une jeunesse. Le cannabis a des défauts et des qualités, mais pour moi, l’élément central c’est la relation entre l’individu et la substance.»

Menace sur les 18-25 ans

Nicolas Donzé n’est pas inconnu dans le monde des drogues en Suisse, où il a passablement publié sur la question. Pour lui la consommation «festive» de cette plante n’a pas de raison d’être, en particulier auprès des jeunes: «Du point de vue du développement du cerveau, l’adolescence ne s’arrête pas à 18 ans, mais à 25 ans.»

En tant que biologiste, il s’intéresse sur les interactions entre le produit et le corps, en particulier ses effets sur la dopamine dans l’addiction que crée le cannabis. «L’addiction, précise-t-il, est une maladie du comportement qui perturbe notre mémoire, notre envie d’apprendre, qui est essentiel à notre vie, surtout pendant cette période de notre vie, entre 15 et 25 ans, où la possibilité de devenir addicte est significative.»

La plante à cent molécules

Pour lui, le cannabis n’est pas une drogue douce: «On sous-estime sa puissance. On libéralise un produit qu’on ne connaît pas ou mal. Les deux cannabinoïdes les plus connus sont le THC et le CBD, mais quand on fume un joint, même légal, riche en CBD et contenant moins de 1% de THC, la présence de 100 autres phytocannabinoïdes ne peut être ignorée. Le cannabis n’est pas la plante d’une molécule, mais de plus d’une centaine de substances différentes.»

Des vertus thérapeutiques à développer

Si le biologiste dénonce son utilisation récréative, il regrette cependant que le cannabis ait été écarté de la pharmacologie: «Il présente des vertus thérapeutiques de plus en plus intéressantes. Il serait dommage de gaspiller un tel potentiel. De nombreuses études doivent être encore faites pour trouver la bonne dose, la bonne occasion pour la bonne maladie.» Mais pas pour la bonne rigolade… (Le Matin)

Addiction aux opiacés : la première cause de mort par overdose en France

De nouveaux chiffres alertent sur la dangerosité des opiacés : le nombre de décès lié à leur surconsommation augmente en France.

Elle est la première cause de moralité par overdose en France. L’addiction aux opiacés serait responsable de plus de 500 décès chaque année, soit six fois plus que l’héroïne et cinq fois plus que la méthadone. Des chiffres alarmants, publiés par Le Monde ce 16 octobre, qui mettent l’accent sur les dangers de ces médicaments à base de dérivés d’opium. Les médecins ne cessent de dénoncer les risques engendrés par le recours aux antidouleurs, notamment l’accoutumance.

Selon le quotidien, la consommation de ces substances aurait connu un bond ces dernières années. Depuis 2004, les opioïdes forts auraient en effet connue une progression de 88 %. Pour l’oxycodone, analgésique très puissant, la hausse s’élèverait même à 1950 %.

LA PRESCRIPTION, DÉBUT DE L’ADDICTION

Lucie, trente-quatre ans, a accepté de témoigner pour RTL. Elle explique qu’après une opération des yeux il y a dix ans, elle se voit prescrire un antalgique à base de codéine. C’est le début de son addiction, raconte-t-elle : « Tout de suite, j’ai accroché… La diminution de la douleur, mais aussi un apaisement corporel, un bien-être ». Elle arrêtera à la fin du traitement, pour rechuter quelques mois après à cause d’une crise de névralgie, c’est-à-dire une douleur causée par la lésion ou l’irritation d’une partie du système nerveux. Cela fait deux ans que Lucie dépasse chaque jour la dose journalière maximum autorisée. Ingénieure médicale, elle sait pourtant qu’il ne faut dépasser une semaine de médication.

12 MILLIONS DE FRANÇAIS ACCROS

Selon l’Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma), près de 12 millions de Français seraient addicts aux opacités. Aux États-Unis, les overdoses de drogue ont tué plus de 63 000 personnes en 2016, soit plus que les accidents de voiture ou le Sida. Une étude montrait même que le nombre d’Américaines dépendantes aux opiacés pendant la grossesse a quadruplé en 15 ans.

Dans cette crise des opacités, des scientifiques se penchent sérieusement sur le développement d’un antidouleur plus puissant que la morphine qui n’entraînerait pas d’addiction. Ils espèrent pouvoir démarrer des essais cliniques sur l’Homme d’ici un an et demi

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Un pigeon ayant une passion pour l’alcool est l’oiseau de l’année

Pigeon alcoolique

Agence QMI

Publié le 15 octobre 2018

Le pigeon des bois, ou kereru, amuse régulièrement les Néo-Zélandais en tombant en état d’ébriété à force de manger des fruits fermentés, au point où les habitants de ce pays l’ont élu «oiseau de l’année» cette fin de semaine.

Année après année, les insulaires ont pris l’habitude de voir cet oiseau s’intoxiquer en dévorant des fruits contenant de l’alcool. Les pigeons peuvent alors se laisser balancer sur de très minces branches dans les arbres au gré du vent, quand ils ne tombent pas carrément au sol.

Plusieurs internautes ont lancé une vaste campagne pour offrir au kereru le titre d’oiseau de l’année, un hommage décerné annuellement par l’organisme Forest & Bird afin de sensibiliser à la conservation de la nature. Le pigeon a finalement été couronné en vertu d’un total de 5833 votes, soit plus de 2000 voix d’avance sur son plus proche rival.

Contrairement à environ 80 % des oiseaux du pays qui voient leur population décliner, le nouveau roi des oiseaux néo-zélandais ne figure pas sur la liste des oiseaux en danger de la Nouvelle-Zélande. Même si la population de kereru est stable, le pigeon est à risque de disparaître localement dans certaines régions de la Nouvelle-Zélande où ces prédateurs ont été insuffisamment contrôlés, a précisé l’organisme Forest & Bird.

Le concours a généré une participation record en Nouvelle-Zélande avec plus de 48 000 votes. Les organisateurs ont noté avec humour être parvenus à déjouer des tentatives d’interférence internationale en annulant quelque 1800 votes provenant de l’Australie.

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Combien de temps l’alcool et les drogues restent-ils dans notre organisme ?

Alcool, cannabis, drogues dures… La consommation de ces substances laissent des traces dans l’organisme. Mais pour combien de temps exactement ?

Combien de temps l'alcool et les drogues restent-ils dans notre organisme ? LESZEKCZERWONKA/ISTOCK

 


Dès qu’une personne consomme de la drogue ou de l’alcool, son corps commence à la décomposer. Au cours de ce processus, un composé issu de son métabolisme laisse des traces dans son sang, son urine et ses cheveux. Parfois plusieurs jours après avoir consommé le produit. Toutefois, la durée de présence détectable dans l’organisme dépend de la nature du produit consommé.

L’alcool :

Seule substance licite de cette liste, l’alcool peut entraîner de graves problèmes pour la santé s’il est consommé de manière excessive et trop régulière. Cette substance est également très longue à digérer pour l’organisme puisqu’il faut environ 1 demi-heure pour que le foie commence le processus de décomposition après la consommation d’un verre d’alcool standard (12 cl pour le vin, 25 cl pour la bière). La présence d’alcool dans le sang est comprise entre 10 à 12 heures dans le sang et de 3 à 5 jours dans l’urine.

Le cannabis :

Le cannabis est la drogue qui reste le plus longtemps dans notre organisme. Si nous ne sommes pas tous égaux face à la consommation de cannabis, le THC, substance psychoactive du cannabis responsable de l’effet planant, reste entre 1 et 3 semaines dans le sang, et 7 à 30 jours dans l’urine.

La cocaïne :

Bien qu’elle soit dangereuse pour la santé, la cocaïne a une durée de vie dans notre organisme beaucoup plus courte que le cannabis. En effet, ce produit consommé généralement par inhalation ou injection laisse des traces dans notre sang pendant 1 à 2 jours, et 3 à 4 jours dans notre urine.

L’héroïne :

Drogue appartenant à la famille des opaciés, l’héroïne se consomme, tout comme la cocaïne, par injection ou inhalation. Sa durée dans l’organisme s’avère elle aussi relativement courte : environ 12 heures dans le sang et 3 à 4 jours dans l’urine. A noter que l’héroïne a un pouvoir addictif très puissant. Si elle disparait relativement « rapidement » de l’organisme, celui-ci y deviendra très vite accro, en moyenne après quelques prises. Chez certaines personnes, une prise suffit à les faire basculer dans la dépendance.

Le LSD :

Cette drogue hallucinogène très puissante qui se consomme par l’ingestion est celle qui disparaît le plus vite de l’organisme. En effet, les traces de LSD dans le sang se dissipent au bout de 2 à 3 heures, de 1 à 2 jours dans l’urine et mettent trois jours à disparaître des cheveux.

L’ectasy :

L’ectasy est une drogue synthétique issue de la molécule MDMA et se prend par voie orale sous forme de pilule. La présence d’ectasy après ingestion est détectable dans le sang durant 2 à 3 heures et 3 à 4 jours dans l’urine.

Vous l’aurez compris, ces substances mettent du temps à être évacuées de l’organisme humain. Ces métabolites sont précieux pour les dépistages de drogues, car ils permettent de déterminer précisément si une personne a consommé des substances psychotropes ou non. Les tests de dépistage des drogues dans les cheveux sont très précis puisque la plupart des drogues (à l’exception du LSD) laissent des traces pendant environ 90 jours.

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Lettre du CNPERT N° 56

Sécurité routière et drogues le double combat à mener

(Lettre à Monsieur le Premier Ministre)

Pr. Jean Costentin

Pour un Homme d’Etat, au-delà de toutes considérations politiques, l’imperium réside dans le sens du Devoir, de l’Honneur, de la Morale (quand bien même ces mots soient en obsolescence). C’est ce qui le distingue du politicien, ne pouvant détacher son regard du compteur qui dénombre ses électeurs potentiels. Cet imperium inclut l’attention qu’il porte à la….

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Voici ce qui accélère le vieillissement du cerveau

Des chercheurs américains ont dressé la liste des facteurs responsables du vieillissement précoce du cerveau. Ils sont parvenus à ces résultats suite à l’examen de plus de 30.000 personnes, révèle la plateforme informatique McKnight’s Senior Living.

Les employés de l’Université Johns Hopkins et de l’Université de Californie ont détaillé les facteurs accélérant le processus de vieillissement cérébral, lit-on sur la plateforme d’information McKnight’s Senior Living.

Il s’est ainsi avéré que l’abus de cannabis et d’alcool accélérait le vieillissement cérébral ainsi provoquait des problèmes psychiques à cause de la diminution flux sanguin.

Une consommation modérée d'alcool est-elle vraiment bénéfique?
Plus de 30.000 participants âgés de 9 mois à 105 ans ont pris part à l’étude. Les chercheurs ont basé leurs conclusions sur 62.454 analyses SPECT, une tomoscintigraphie par émission monophotonique qui permet de récupérer des images ainsi que des reconstructions en trois dimensions d’organes et de leur métabolisme à l’aide d’un ensemble de gamma-caméras tournant autour du patient.

Selon les résultats, la schizophrénie faisait vieillir le cerveau en moyenne de quatre ans, l‘abus de cannabis de 2,8 ans, le trouble bipolaire de 1,6 an, le trouble déficitaire de l’attention ou l’hyperactivité de 1,4 an et l’abus d’alcool de 0,6 an.

Les chercheurs n’ont pas observé de vieillissement accéléré auprès des personnes atteintes de dépression ou de démence, ce qui pourrait être dû à différents types de schémas cérébraux occasionnés par ces troubles.

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Les parents ont fumé le cannabis vert et ….

…..leurs enfants en ont eu les neurones agacés

Cette formule inspirée du Livre d’Ézéchiel (chapitre 18) m’est revenue en mémoire pour aborder, avec humour mais gravité, les dernières nouvelles publiées cette semaine sur le cannabis.

Une information vient de faire état d’un accroissement important des admissions hospitalières de bambins et d’enfants ayant consommé du cannabis que leurs parents avaient laissé traîner. À Nice, il y a un an, des parents ont été condamnés à un an de prison pour « détention, usage de stupéfiants et abandon moral de leur bébé de 14 mois » qui s’était intoxiqué, au domicile familial, en ingérant du shit.

Une étude du réseau d’addictovigilance (surveillance des addictions) montre une « hausse constante, depuis 2014 » (multiplié par 2,5 en trois ans), du nombre de ces intoxications. Elles se traduisent, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), par une somnolence ou, au contraire, mais de façon deux fois moins fréquente, par une une agitation, une dilatation des pupilles, un relâchement musculaire et, dans les cas les plus graves, une accélération du rythme cardiaque, une détresse respiratoire, des convulsions, voire un coma.

Si ce constat se suffit à lui-même, il incite à plusieurs commentaires, concernant des problèmes en amont.

Quatre femmes sur cinq fumant du cannabis et qui « tombent » enceintes sont incapables d’arrêter leur consommation de tabac et de cannabis, infligeant à leur fœtus une triple agression : de la nicotine, du tétrahydrocannabinol (THC) et de l’oxyde de carbone (CO). Elle s’exprime par une prématurité, avec une hypotrophie plus marquée que ne le voudrait l’âge de la gestation, associée à d’autres graves conséquences : retard du développement, hyperactivité avec déficit de l’attention, risque accru de mort subite « inexpliquée » et, à l’adolescence, une attirance accrue pour les drogues.

Ce risque accru de toxicomanies paraissait dû aux carences éducatives et au déplorable exemple de parents consommateurs de drogues. Ces carences parentales expliquent, certes, beaucoup de choses, auxquelles s’associent le défaut d’attention portée à la santé de leur progéniture, parfois le choix de l’allaitement, alors que persiste la consommation du cannabis, et aussi la négligence qui laisse traîner les drogues en tous lieux…

Une découverte récente vient compléter l’explication du risque plus important de toxicomanies à l’adolescence. Elle concerne le phénomène de l’épigénétique.

Les travaux de l’équipe de Hurd montrent que la consommation de cannabis par les parents (avant la conception) ou par la maman (pendant la gestation) modifie non pas le code génétique (l’ADN chromosomique, le plan, en quelque sorte) mais l’expression de celui-ci, la façon de le lire.

Cela aboutit à une moindre expression des récepteurs D2 de la dopamine dans une structure cérébrale que l’on pourrait appeler le centre du plaisir – le noyau accumbens. Ces récepteurs D2, stimulés par la dopamine, déterminent la sensation de plaisir 1 qui est diminuée au prorata de leur réduction.

C’est pourquoi cet adolescent qui, comme tout un chacun, a besoin de cette sensation de plaisir recourt à des drogues dont l’effet commun, quelle que soit leur nature, est d’augmenter la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Ainsi, ces récepteurs D2, moins nombreux, sont, sous l’effet de ces drogues, à tout instant, stimulés davantage (ce qui corrige leur raréfaction).

Des données importantes, comme celle des effets épigénétiques du cannabis, s’accumulent. On comprend aisément l’impatience de certains à obtenir la légalisation du cannabis, qui deviendra impossible quand de telles informations seront portées à la connaissance d’un large public

Jean Costentin  Docteur en médecine

Les intoxications au cannabis chez les enfants ont triplé en 4 ans

 

Les intoxications au cannabis chez les enfants ont triplé en 4 ans
  • VIDÉO – Les ingestions accidentelles de résine de cannabis par de jeunes enfants sont en constante augmentation depuis 2014. Avec des conséquences parfois sévères.

Rien n’échappe à la curiosité des enfants. Une sucrerie qui traîne sur la table du salon? Hop, dans la bouche. Il faut donc faire attention à tout ce qui se trouve à la portée de ces mains baladeuses… En particulier s’il s’agit de substances dangereuses, comme le cannabis. Les intoxications accidentelles d’enfants ne cessent d’augmenter, révèle une nouvelle étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), publiée au mois d’août 2018. Entre 2015 et septembre 2017, près de 200 cas ont été recensés par les centres d’addictovigilance. Un chiffre qui a presque triplé par rapport à la période 2010-2014.

La consommation de cannabis en quelques chiffres
Un rapport parlementaire préconise des amendes de 150 à 200 euros plutôt que la prison pour les consommateurs de drogue. Cette mesure vise surtout les fumeurs de cannabis. Quelques chiffres sur la substance illicite la plus consommée de France.
Cinq fois plus de cas graves

Ces intoxications se font le plus souvent par l’ingestion de résine de cannabis (appelée aussi «haschich»). Elles ont lieu à la maison, dans un cadre familial, avec une recrudescence au cours de la période estivale et lors des fêtes de fin d’année, observe l’Agence du médicament. Les très jeunes enfants en sont les principales victimes. En 2014, 7 intoxications sur 10 concernaient des tout-petits d’un an et demi ou moins, constatait une étude menée par des médecins français, publiée en août 2017 dans la revue Pediatrics . C’est toujours le cas en 2017, souligne l’ANSM, le plus jeune patient étant âgé de seulement 7 mois.

Les principaux symptômes retrouvés sont la somnolence avec des phases d’agitation, des vomissements, la dilatation des pupilles, une faiblesse du tonus musculaire (hypotonie), et des battements du cœur rapides et irréguliers (tachycardie). Heureusement, l’agence n’a relevé aucun mort mais l’intoxication aiguë peut aboutir à un coma, une insuffisance respiratoire et des convulsions.

Ces conséquences graves semblent de plus en plus récurrentes, selon l’ANSM. En effet, entre 2015 et 2017, les hospitalisations ont doublé par rapport à la période 2010-2017, et le nombre de cas graves avec mise en jeu du pronostic vital est cinq fois plus élevé. Une tendance qui existe depuis 2004, puisque 2 comas ont été observés entre 2004 et 2009 contre 29 entre 2010 et 2014, ajoute l’étude parue dans Pediatrics.

Des substances de plus en plus dangereuses

Cette gravité croissante s’expliquerait par un changement dans la production du cannabis. Celui-ci est de plus en plus concentré en THC (la substance psychoactive du cannabis). «Les formes hybrides de cannabis qui permettent une récolte plus abondante mais contiennent plus de THC ont remplacé les plants traditionnels», constatait l’étude de Pediatrics. La teneur moyenne en THC dans le haschich «a triplé en dix ans pour atteindre 23%», souligne l’ANSM.

La consommation et la détention de cannabis sont interdites en France, et y exposer son enfant peut être passible d’une peine de prison. Devant le moindre soupçon d’ingestion, il faut immédiatement appeler le Samu (le numéro 15).

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Avec une photo choc, il dénonce «la banalisation du cannabis»

Parce qu’il a été victime d’un conducteur sous l’empire de la drogue, le président du Basket-club d’Orchies (BCO) Frédéric Szymczak a publié sur Facebook, un an après son accident, une photo impressionnante de son visage meurtri ce jour-là. Son but : choquer pour dénoncer l’usage du cannabis dont l’image s’adoucit.

Frédéric Szymczak vient de publier sur Facebook une photo de son visage meurtri par l’accident de moto qui lui est arrivé il y a tout juste un an.

Frédéric Szymczak vient de publier sur Facebook une photo de son visage meurtri par l’accident de moto qui lui est arrivé il y a tout juste un an.

La campagne de promotion du cannabis dit « thérapeutique » lui hérisse le poil. Et pour cause. Le président du Basket-club d’Orchies Frédéric Szymczak estime avoir été confronté à la réalité du cannabis il y a un an, alors qu’il circulait à moto, et pour lui, elle n’a rien d’une médecine douce.

«  Il y a tout juste un an, mon épouse et moi nous sommes fait renverser par un chauffard complètement défoncé au cannabis, dit-il. Son permis lui avait déjà été retiré une fois, et malgré tout, il a continué de décider de la vie ou de la mort des autres.  » Le commentaire, posté sur Facebook, s’accompagne d’une photo saisissante de l’Orchésien, prise quelques jours après l’accident.

Bilan de l’accident : des blessures au visage, des côtes cassées et des brûlures aux jambes pour le pilote, un orteil cassé pour son épouse.

Le kiné orchésien ne s’en cache pas, il a posté cette photo pour choquer, et interpeller les consciences sur la trop grande complaisance dont ferait preuve la société à l’égard du cannabis aujourd’hui. «  Le cannabis, ça n’est pas un médicamentLe cannabis, c’est une drogue contre laquelle il faut lutter. Il faut que les gens se rendent compte des conséquences que peut avoir la consommation de ce produit, notamment au volant  ».

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Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le cœur

Boire beaucoup d’alcool, très vite, en très peu de temps, voilà ce qu’on appelle le binge-drinking. Cette façon de consommer l’alcool très en vogue chez les jeunes en quête de sensations fortes pourrait avoir des conséquences à long terme bien plus graves qu’une simple gueule de bois.

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le coeurLIGHTFIELDSTUDIOS/ISTOCK

Différentes études démontrent déjà que le binge-drinking est une pratique dangereuse qui provoque de nombreux troubles à court terme : intoxication éthylique aiguë, black out, perte du sommeil… Des recherches menées à la Vanderbilt University School of Nursing, dans le Tennessee, révèlent aujourd’hui que cette pratique est aussi néfaste sur le long terme.

Des risques cardiovasculaires élevés

Les recherches menées par Mariann Piano, doyenne associée à la recherche à l’université de Vanderbilt démontrent que les risques cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, le cholestérol ou encore la glycémie sont plus élevés chez les jeunes adultes qui pratiquent fréquemment le binge-drinking. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, on commence à parler de binge-drinking à partir de 5 unités (verres standards) consommés rapidement pour les hommes contre 4 pour les femmes.

Des symptômes différents pour les hommes et les femmes

Cette étude, publiée dans le Journal of the American Heart Association démontre par ailleurs des syndromes différents chez les hommes et les femmes. Chez les premiers, cette consommation excessive d’alcool a des effets sur le cholestérol et amène une hypertension artérielle plus élevée : deux facteurs qui contribuent aux développements des maladies cardiovasculaires. Les femmes concernées ont elles, généralement, des taux de glycémie plus élevés que les abstinentes.

Pour les chercheurs, les jeunes adultes ne doivent pas ignorer que l’alcoolisme répété peut avoir des effets sur le long terme. « Le danger va au-delà des mauvais résultats scolaires et d’un risque accru de blessures accidentelles » alerte Mariann Piano.

Une génération qui boit plus vite que la précédente

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné l’hypertension artérielle, le cholestérol, la glycémie et d’autres risques cardiovasculaires chez 4 710 adultes âgés de 18 à 45 ans sur deux périodes d’un an. Parmi eux, 25,1% des hommes et 11,8 % des femmes disent avoir pratiquer le binge-drinking plus de 12 fois dans l’année. Par ailleurs, un étudiant d’université sur 5 signale au moins trois épisodes de binge-drinking au cours des deux dernières semaines précédents l’entretien. « Un taux record » pour la directrice de l’enquête.

En 2016, une étude de l’INPES, révélait déjà que le nombre de jeunes ayant connu l’ivresse plusieurs fois au cours de l’année avait considérablement augmenté au cours des 10 dernières années, mettant en lumière cette nouvelle façon de consommer l’alcool.

Comparativement aux anciennes générations, cette propension à multiplier les épisodes de beuverie et sa régularité exposent donc ces jeunes à un risque accru de méfaits liés à l’alcool dans le futur.

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Les buralistes  prêts à se dévouer pour vendre du cannabis

Par le Professeur Jean Costentin : Président du CNPERT (Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

En toute honnêteté au regard de la Loi, les buralistes tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente de produits nocifs. Ce faisant, prenant appui sur des dépendances qu’ils installent puis qu’ils s’appliquent à entretenir, ils précipitent nombre de leurs clients, selon les produits vendus, dans la maladie, la marginalisation, la déchéance physique et psychique, la ruine.

Parmi les produits toxiques qu’ils dispensent, citons : le tabac sous formes de cigarettes ; ou de tabac brut (à fumer dans une pipe ou à rouler) ; le tabac à priser (qui n’est plus guère prisé) ; le tabac à chiquer (plus assez chic pour perdurer) ; le papier à cigarettes, dont la version grand format n’a d’existence que pour fabriquer des « pétards » (cigarettes de chanvre indien / marijuana). Par surcroît de nombreux buralistes tiennent également un débit de boisson qui leur permet de dispenser aussi des tasses de café (drogue bien vénielle, mais drogue tout de même) ; des boissons alcooliques consommées sur place (vins, bière, pastis, whisky et autres spiritueux…).

Pour mémoire, rappelons que leur négoce est responsable, chaque année en France, de 79.000 morts avec le tabac et contribue aux 49.000 morts imputés à l’alcool.

Ces buralistes font aussi dans les produits des jeux, générateurs de dépendance. Ces produits peuvent, sinon mener à la ruine, du moins entretenir un état de pauvreté chronique ; ils s’adressent à des personnes qui mobilisent leurs maigres ressources sur le mode « en carrosse ou en galoche ». De plus aisées, peuvent être précipitées dans le dénuement, par ces agresseurs que sont les billets de la loterie nationale et autres produits de « la Française des jeux » : jeux de grattage ; le Cash, à 5 € le billet ; L’Euromillion à 2 € le billet ; le Loto  à 2 € le billet ; L’Amigo, qui a remplacé le Rapido,  (jeu en ligne avec des tirages à haute fréquences)…

Cette propension des buralistes à surfer sur les faiblesses humaines avec leurs pitoyables conséquences ne leur suffit plus, puisqu’ils se déclarent maintenant prêts à vendre du cannabis.

On doit continuer de leur interdire la vente des cigarettes électroniques/e-cigarettes et leurs recharges de nicotine*. La vente de ces produits est interdite aux mineurs, car ils constituent un mode d’entrée dans la dépendance nicotinique. Or nombre de buralistes ne respectent pas l’interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs, on ne peut donc leur faire confiance avec cette alternative à la cigarette. De plus il serait malencontreux que l’acheteur d’une recharge de nicotine soit confronté à l’exposition des paquets de cigarettes dont il essaie de se détacher…

Dans l’opprobre on peut toujours faire pire ; leur demande d’être autorisés à vendre du cannabis en est une illustration. Savent-ils bien que la toxicité du cannabis l’emporte de loin sur celle du tabac ?

Ils devraient tout au contraire diversifier leur commerce pour atténuer le poids des drogues qu’ils dispensent et qu’ils vont devoir réduire. Leur négoce devrait s’ouvrir à bien d’autres produits d’une parfaite innocuité.

De grâce qu’ils n’aggravent pas leur image altérée par les drames auxquels ils contribuent, en leur ajoutant ceux du cannabis.

*« Le désastre des toxicomanies en France » J. Costentin, Ed. Docis 2018

 

Cannabis : Bernard Kouchner pérore chez Thierry Ardisson

Par Jean Costentin

Il y a quarante ans, ma grand-mère me disait : « Il n’y a que les sots qui ne changent pas. »

À cette époque, le journal Libération publiait « l’appel du 18 joint », requérant (déjà) la légalisation du cannabis. Parmi ses signataires figurait un certain Bernard Kouchner ; il précisait qu’il était médecin, pour faire ressortir sa position à contre-emploi. Les déjà lointaines fumées des barricades de Mai 1968 continuaient d’intoxiquer quelques esprits vulnérables. L’écrivain Marcel Jouhandeau conseillait à ces-héros (liaison facultative) des barricades : « Rentrez chez vous, dans dix ans vous serez tous notaires. » Visionnaire, mais dans l’euphémisme, car ces révolutionnaires d’opérette allaient prospérer, au-delà du notariat, comme patrons de grandes sociétés (Nouvelles Frontières, FNAC, etc.) et même comme ministres : Moscovici, Mélenchon.

N’oublions pas Kouchner : ne fut-il (en deux mots) pas élevé plusieurs fois à la dignité de secrétaire d’État, mais aussi de ministre (Santé, Affaires étrangères…). Son affrontement au « trou de la Sécu » lui valut le surnom de « Bernard Coûte cher ». II s’est auto-glorifié d’avoir été l’instigateur des « salles de shoot » pour les toxicomanes.

Épaulé par Nicole Maestracci, ex-secrétaire du Syndicat de la magistrature, ascendant trotskiste, placée à la tête de la « Mission interministérielle de lutte (sic) contre les drogues et toxicomanies » (MILDT), il a commandité avec elle au professeur Roques un rapport comparatif sur les drogues. Ils avaient découvert en cet universitaire, pharmacien, éminent chimiste, une expertise extemporanée sur les drogues et toxicomanies.

Leur commande était implicitement d’affirmer que le cannabis était moins dangereux que le tabac et l’alcool ; raison évidente de ne pas continuer à l’interdire. Usant d’arguments partiels et partiaux, à partir de critères de dangerosité personnels et biaisés, la commande fut vite honorée et les médias lui réservèrent un accueil enthousiaste. À la fumée du tabac qui s’élève des salles de rédaction et des studios s’ajoutent souvent des vapeurs d’alcool et l’odeur du shit.

Une autre commande était passée à l’INSERM, pour établir un bilan sur le cannabis, mobilisant le sérieux de cet Institut national des sciences et de la recherche médicale. Les personnes auditées avaient été choisies pour être majoritairement favorables à la légalisation du cannabis. Si quelques-uns, d’un avis contraire, ont pu l’exprimer, la rédaction finale a éteint leurs voix. Heureusement, le législateur, au moment de trancher ce sujet, en dépit du réconfort apporté par les rapports commandités, a eu la main tremblante ; l’autre majorité politique qui lui a succédé a quelque peu rafraîchi ces esprits en ébullition…

Quarante ans après cet « appel du 18 joint », Bernard Kouchner, dans une émission télévisée d’Ardisson sur C8 (3 juin 2018), a voulu prouver qu’il était épargné par la maladie d’Alzheimer en ressortant ses anciennes antiennes. Péremptoire, affirmatif, suffisant, pontifiant, poncifiant, il est apparu fixé au stade cannombilical. Il n’a rien appris ni rien compris sur ce grave sujet sanitaire, social, sociétal. Il n’a, bien sûr, fait aucune référence aux multiples études toxicologiques, pharmacologiques, cliniques, épidémiologiques qui se sont accumulées. Le temps, pour lui, s’était arrêté il y a quarante ans. Il me revenait, avec émotion, la définition des sots de ma défunte grand-mère.

Les autres invités de l’émission demeurèrent bouche bée, ils se couchèrent, sans nerf ; nul n’osa contester cette sommité fleurie, coiffée d’une canitie sans calvitie. Seul l’avocat Gilles-William Goldnadel exprima une discrète réserve. Si B.K. (comme le bacille au même acronyme) avait alors excipé de son diplôme de médecin, cela aurait justifié une protestation auprès du Conseil de l’ordre pour incitation à des comportements nuisibles à la santé (ce qui peut faire encourir une interdiction d’exercer la médecine).

J’ai des scrupules à résumer sa très riche carrière à cette saillie déplorable, mais elle a déjà provoqué beaucoup de drames. Si, par malheur, ses recommandations étaient suivies, plus grand-chose de ses œuvres n’aurait grâce à mes yeux.