Cigarettiers et magnats de l’alcool se ruent sur le cannabis

Un employé s'occupe de plants de cannabis, à Smiths Falls au Canada.

Un employé s’occupe de plants de cannabis, à Smiths Falls au Canada.

Bière, tabac, soda… De plus en plus de grandes entreprises investissent dans des producteurs de cannabis récréatif.

Si on ne peut pas encore parler de ruée vers l’or, difficile de ne pas y voir une véritable lame de fond. Depuis l’été dernier, il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau géant ne se convertisse au cannabis dit récréatif (par opposition avec le médical). C’est l’américain Constellation Brands, propriétaire de la bière Corona, qui a tiré le premier en déboursant 3,5 milliards d’euros pour s’adjuger 38% de Canopy Growth, un producteur canadien de cannabis médical. Coca-Cola l’a suivi de peu en annonçant discuter avec le groupe canadien Aurora Cannabis, puis ce fut au tour du géant de la bière AB Inbev (Budweiser, Stella Artois…) de dévoiler son partenariat avec Tilray, la star canadienne du cannabis.

Le dernier en date, le groupe Altria -propriétaire de Marlboro- a mis 1,5 milliard d’euros sur la table pour s’adjuger 45% de Cronos, autre producteur du pays de l’érable. Sans parler de l’intérêt affiché à l’automne par notre Pernod Ricard national pour la petite plante. « Toutes les grandes entreprises ont des task force qui réfléchissent depuis longtemps sur le sujet, mais c’est Constellation Brands qui les a obligés à sortir du bois », explique Xavier Mesnard, associé du cabinet de conseil AT Kearney.

Un marché à 132 milliards en 2030

Personne n’a en effet envie de se faire distancer, alors que le marché du cannabis s’annonce des plus florissants. « Nous avons réalisé une vaste étude établissant qu’en 2030 le seul secteur du cannabis récréatif pèsera 132 milliards d’euros », souligne Xavier Mesnard. Alcool, tabac, boisson, épicerie sucrée, soins de beauté et de bien-être, et même alimentation pour les animaux de compagnie -pour apaiser nos amis à quatre pattes- la plante originaire d’Asie devrait s’enraciner en profondeur dans les rayons de nos supermarchés, selon l’étude d’AT Kearney. Et les premiers produits de grande consommation pourraient arriver dès cette année, a déclaré Bruce Linton, le patron du producteur canadien Canopy Growth.

Enfin, dans les pays qui ont signé la légalisation de la « weed », comme on l’appelle familièrement. Alors qu’une trentaine de pays autorisent déjà l’usage du cannabis thérapeutique, seuls les Pays Bas, huit états américains, l’Uruguay, et le Canada -depuis cet automne- ont rendu légal son usage ludique. Cela étant, de plus en plus de pays songent sérieusement à passer le pas. Le débat est ainsi ouvert en Espagne, et le Luxembourg devrait annoncer la légalisation de l’usage et de la production dans les prochains mois. Quant à la Grèce, elle a octroyé ses premières licences de production.

Alcooliers et cigarettiers en pôle position

Assez logiquement, on retrouve des alcooliers et un cigarettier dans le peloton de tête. « Leur job, c’est de vendre des produits psychotropes sur des marchés réglementés, or la réglementation est en train de s’ouvrir à un autre psychotrope, l’évolution est tout à fait cohérente », analyse Christian Ben Lakhdar, économiste, maître de conférence à l’Université Lille 2. Pour les fabricants de tabac, la diversification est non seulement cohérente mais également salutaire pour leurs finances. Sous l’effet des taxes toujours plus élevées, conjuguées aux campagnes massives de prévention, le nombre de fumeurs ne cesse en effet de reculer. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le pourcentage d’adeptes de la cibiche sur la planète est ainsi passé de 25% en 2005 à 20% en 2015. En France, rien que sur l’année 2018, il s’est vendu 9,3% de cigarettes en moins par rapport à 2017.

Alors les fabricants de tabacs ont un besoin vital de défricher de nouveaux territoires. Après avoir investi dans la cigarette électronique qui leur taille des croupières, puis plus récemment dans le tabac chauffé (Iquos de Philip Morris, ou encore le Glo de British American Tobacco), censé être moins nocif, tous lorgnent désormais avec avidité la poussée du cannabis. Pour ce qui est des alcooliers, la logique est un peu différente : ces derniers semblent surtout investir dans la petite plante par crainte de se faire cannibaliser. De fait, une étude récente montre une baisse de la consommation d’alcool de l’ordre de 15% en dix ans dans les états américains qui ont légalisé le « pétard ».

Des armées de lobbyistes au service de la légalisation

Des nouveaux venus qui pourraient bien accélérer la vague de légalisation. Pour cause, depuis 50 ans, alcooliers et cigarettiers n’ont de cesse de batailler avec les pouvoirs publics, employant des armées de lobbyistes pour contrer les différentes politiques de santé publique qui entravent leurs petites affaires. A lui seul, Philip Morris a employé jusqu’à 160 spécialistes du lobbying, rien qu’à Bruxelles, pour tenter d’influencer les eurodéputés et les membres influents de la Commission. « Auparavant, dans les colloques sur le cannabis, on croisait essentiellement des militants, maintenant on voit de plus de professionnels en costards cravates », confirme Pierre Yves Geoffard.

De nouvelles recettes fiscales pour les Etats

Une entreprise de séduction massive d’autant plus efficace que les Etats pourraient bien ne pas opposer une grande résistance. Nombre de spécialistes s’accordent en effet à dire qu’une légalisation serait bénéfique aux finances publiques. « L’année dernière, nous avons modélisé l’impact d’une légalisation en France : cela permettrait de dégager entre 500 millions et 1,2 milliard d’euros de recettes fiscales grâce aux taxes qui seraient appliquées au cannabis, dévoile Christian Ben Lakhdar. Sans compter les policiers et les juges que l’on pourrait affecter à d’autre tâches ».

Source : L’Express 

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Alcool, tabac, drogue, jeux vidéo… Le plan gouvernemental de lutte contre les addictions dévoilé

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a dévoilé mardi 8 janvier le plan gouvernemental contre les addictions.
La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a dévoilé r le plan gouvernemental contre les addictions. | FOTOLIA

Le plan gouvernemental contre les addictions, publié ce mardi 8 janvier après plusieurs mois d’attente, veut faire mieux respecter l’interdiction de la vente de tabac et d’alcool aux mineurs mais ne prévoit pas d’augmentation du prix de l’alcool, réclamée par des médecins et associations antialcoolisme. Par ailleurs, ce plan met en garde contre « l’usage intensif » des écrans et des jeux vidéo, qui peut devenir « problématique ».

Ce plan a été publié mardi par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), placée sous l’égide de Matignon, après des fuites dans la presse. Sa parution avait été reportée à plusieurs reprises ces derniers mois.

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« Le Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 a été validé par le cabinet du Premier ministre le 19 décembre », a indiqué la Mildeca sur son site internet. « Chaque année, le tabac et l’alcool sont responsables du décès respectivement de 73 000 et de 49 000 personnes. Ces chiffres ne sont pas acceptables », écrit le Premier ministre Édouard Philippe dans l’introduction du plan.

Améliorer la prévention

Organisé selon 6 axes, ce document comprend quelque 200 mesures. Certaines sont déjà connues. Le plan reprend ainsi la mesure phare du gouvernement contre le cannabis : l’amende forfaitaire pour usage de drogues, dont les recettes doivent financer des actions de prévention.

Le plan veut également mieux faire respecter « l’interdiction de vente aux mineurs du tabac, de l’alcool et des jeux d’argent »« Les jeunes mineurs nous disent aujourd’hui dans les enquêtes qu’ils n’ont aucune difficulté à s’en procurer », s’est inquiété Nicolas Prisse, le président de la Mildeca.

L’un des moyens serait de mettre en place des opérations de testing pour s’assurer que l’interdiction est bien respectée par les établissements.

« Pas de mesure flamboyante »

En revanche, le plan ne prévoit pas de mesures pour agir sur le prix de l’alcool. « Ça fait partie des choses qu’on peut regretter », a déclaré à l’AFP Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, réseau d’addictologie qui regroupe plus de 200 associations. « Globalement, le contenu du plan est cohérent, intéressant », même s’il n’y a « pas de mesure flamboyante », a-t-elle poursuivi. Selon elle, « ce qu’on peut lui reprocher, c’est de rester très technocratique ».

Elle regrette également que le texte n’ait pas été porté publiquement par l’ensemble du gouvernement : « Il manque d’incarnation politique ».

Enfin, le plan prône la poursuite de l’expérimentation des salles de consommation de drogue à moindre risque (communément appelées « salles de shoot »), ouvertes aux usagers d’héroïne. Il « envisage » l’ouverture de nouvelles salles « pour répondre à des besoins non couverts ».

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Mois sans alcool : « Après une semaine, les effets bénéfiques sont notables »

  • Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires !"
    Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires ! »ILLUSTRATION / FRANÇOISE TALLIEU
Ils vivent en Occitanie et ils expérimentent le mois sans alcool. Un bénéfice sensible mais des habitudes à changer pour notre couple témoin.

« Mon mari et moi avons décidé de se lancer dans le Dry January. On a débuté le 1er janvier. Nos motivations : casser l’habitude de boire du vin à table (repas du soir) et après le repas, tous les jours et en moyenne trois verres (voire plus) par personne , c’est-à-dire entre 21 et 30 unités par semaine…

Mon mari a eu la pose de trois stents en décembre 2018 –  pourtant il n’a pas de cholestérol, ni d’hypertension, mais il est diabétique de type 2 et a une légère surcharge pondérale. Ne pas boire de l’alcool pendant un mois ne peut être que bénéfique pour sa santé ».

« Sommeil plus profond et plus reposant »

« Honnêtement jusque là, on n’a pas rencontré de difficultés. On a remplacé nos petits verres par du thé, des tisanes ou jus de pommes et le fait qu’on n’a pas eu d’effets de manque nous montre qu’on n’a pas une dépendance vis-à-vis de l’alcool, c’est uniquement une question d’habitude ».

Le couple enregistre de nombreux effets bénéfiques : « Indéniablement plus d’énergie dès le réveil. Une perte de poids marquante pour mon mari, plus de 1,5 kilo dans la semaine sans changer ses habitudes alimentaires ! »

« Notre sommeil était un peu perturbé au début, on buvait trop de thé le soir. Avec des tisanes ou jus de fruits sans vitamine C ça va mieux. J’ai l’impression que le sommeil est plus profond et reposant. Enfin, côté peau, j’avais beaucoup d’angiomes stellaires  (tâches rouges) sur les bras, il me semble qu’il y en a moins et qu’elles s’éclaircissent ».

Conclusion : « Après une semaine d’abstention, les effets bénéfiques sont notables donc on va continuer pour le reste du mois. Après on va reprendre nos petits verres le soir, mais sans doute avec deux jours sans alcool par semaine. »

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Le cannabis de plus en plus cher et concentré en THC

Londres, le jeudi 3 janvier 2019 – Une étude publiée ce 30 décembre par l’Université de Bath et le King’s College de Londres révèle que le cannabis vendu en Europe est de plus en plus cher et de plus en plus concentré en THC.

Le cliché selon lequel le cannabis d’aujourd’hui serait plus « fort » que celui que fumaient les hippies des années 1960 se confirme. Selon une étude publiée le 30 décembre dernier dans la revue Addiction et conduite par des chercheurs de l’Université de Bath et le King’s College de Londres, le cannabis vendu en Europe serait de plus en plus cher et de plus en plus concentré en delta-9-tétrahydrocannabinol ou THC, principal constituant psycho actif du cannabis.
Les travaux, réalisés à partir des données recueillies par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies dans 30 pays d’Europe, révèlent qu’entre 2006 et 2016, le taux de THC est passé de 5% à 10% pour la marijuana (cannabis à base de plantes) et de 8% à 17% pour la résine de cannabis ou haschisch. Cette augmentation est particulièrement nette depuis 2011 et l’apparition de nouvelles techniques de production en Europe et au Maroc. En parallèle, le prix du cannabis est passé de 7 euros à 12 euros le gramme pour la marijuana et 8 à 12 euros pour le haschisch.
Cette augmentation du taux de THC dans le cannabis inquiète les médecins, puisqu’elle accroit la puissance psychoactive du produit et donc ses effets néfastes sur la santé mentale du consommateur (troubles de la mémoire, paranoïa, risque accru de maladie psychiatrique…). Les auteurs de l’étude soulignent que l’augmentation du taux de THC ne s’est pas accompagnée d’une hausse du taux de cannabidiol (CBD), autre composant du cannabis qui, selon certains experts, pourrait atténuer les effets négatifs du THC et avoir un impact positif sur certaines épilepsies de l’enfant ou l’anxiété.

On estime que 24 millions de personnes, soit 7,2% des adultes européens, ont consommé du cannabis cette année en Europe. Les résultats de cette étude relancent le débat sur l’opportunité de légaliser la vente de cannabis ce qui pourrait permettre de contrôler les taux de THC et de CBC dans les produits commercialisés.

L’an dernier, le Canada est devenu le deuxième pays au monde, après l’Uruguay, à légaliser le cannabis récréatif.

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Sarthe : un bébé avale une boulette de cannabis au Mans

ENFANCE – Un bébé d’un an a été transporté à l’hôpital du Mans mardi 1er janvier après avoir avalé une boulette de résine de cannabis laissé sur le sol par ses parents.

Cette « prise » accidentelle de stupéfiant aurait rapidement pu virer au drame. Le bébé a été transporté aux urgences de l’hôpital du Mans. Selon la presse locale, le bébé âgé d’un an était toujours hospitalisé et en observation, ce mercredi soir. Ses jours ne sont normalement plus en danger. Les parents eux, ont été placés en garde à vue puis entendus par la police.

Une somnolence « anormale »

Âgés de 25 et 24 ans, ils avaient passé le réveillon de la Saint-Sylvestre ensemble, au domicile de la mère. Au cours de la journée du 1er janvier, ils ont fait tomber un petit bout de résine de cannabis par terre en se préparant un joint et ne l’ont pas retrouvé. Plus tard, le petit garçon l’a ingurgité. Sa somnolence « anormale » alors qu’il sortait de sa sieste, a fait paniquer ses parents, qui ont alerté leurs proches et les secours.

Source LCI

Prévention par la loi de la diffusion du cannabis – d’un extrême dans l’autre.

Pr. Jean Costentin Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

 L’Assemblée nationale a voté, ce vendredi 23 novembre, l’instauration d’une amende forfaitaire de 200 euros pour les « fumeurs de joints ».

L’objectif affiché était de mieux sanctionner l’usage illicite de stupéfiants qui, jusqu’alors, pouvait être passible d’une peine d’un an de prison et/ou d’une amende de 3750 euros.

Ces peines maximales pouvaient être aménagées, mais les magistrats, se sont situés presque systématiquement dans « le tout ou rien » ; ce fut leur erreur. Dans leur logique ils répugnaient (on ne les blâmera pas) à prononcer la peine maximale de prison ; quoique le sursis aurait pu participer fortement à la prévention. La valeur rédemptrice de la prison, surtout dans son fonctionnement actuel, exclut d’y recourir comme moyen de dissuasion ; certaines prisons semblent des super-discounts des drogues et, dans l’oisiveté et la désespérance qui y règnent, celui qui n’est pas consommateur de drogues très « dures » peut être converti à celles-ci.

Il suffisait au législateur qui estimait nécessaire d’agir, de demander aux magistrats d’utiliser les différentes nuances allant du non lieu à la peine maximale. Le caractère dissuasif de la loi aurait persisté sans être anéanti par son mauvais usage. La rigueur maximale n’aurait été appliquée que lorsque le deal aurait atteint les dimensions de la grande distribution. La prison systématique était évitée, mais toujours possible, le niveau de la contravention dépendant du constat d’éventuelles récidives et des ressources du contrevenant ou de ses parents. Une mémoire était constituée par le casier judiciaire ; l’infraction pouvant être effacée après cinq ans, en l’absence de récidive.

Au lieu de cela, a été instaurée une amende forfaitaire de bas niveau : 200 euros ; c’est trois fois moins que le budget mensuel tabac-cannabis d’un cannabinophile ! Cette amende ne sera bientôt perçue que comme une taxe pour abonder le budget de la Nation d’une insatiable voracité.

L’article a été adopté par les députés, lors de l’examen en première lecture du projet de réforme de la justice, avec 28 voix pour et 14 contre. On regrettera qu’un sujet de cette importance mobilise si peu de membres de la « représentation » nationale.

Par surcroît, le montant de cette amende forfaitaire est moindre que ce qui était prévu. Initialement madame Belloubet, ministre de la Justice, la prévoyait de 300 euros.  Elle avait déclaré en avril 2018 que :« Le montant de l’amende forfaitaire minorée serait de 250 euros et celui de l’amende forfaitaire majorée de 600 euros ». Les 28 députés ont suivi les préconisations du rapport des députés Poulliat (LREM) et Reda (LR), proposant une amende entre 150 et 200 euros. Souvenons nous de leurs noms, en vue de leur intégration dans le panthéon des médiocres œuvrant à la banalisation des drogues, qui prépare à leur légalisation.

Un «cannabis à point », à l’instar du permis du même nom, aurait constitué un intéressant moyen de prévention. Il aurait comporté un fichier électronique informant extemporanément celui qui verbalise du nombre de récidives dont le contrevenant est l’auteur, lui permettant de fixer le montant de la peine, voire d’enclencher une autre procédure en cas de récidives multiples tel que l’obligation de suivre un stage payant, avec contrôle des connaissances acquises, puis, le cas échéant, une injonction de soins. Au lieu de cela : une aumône au budget, non dissuasive, sans trace, sans un interrogatoire permettant de remonter les filières, sans la possibilité de rachat des incriminés qui balanceraient ceux qui font « leur blé », surfant sur la faiblesse d’autrui, par la vente de leur « herbe ».