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Le CNPERT vous souhaite un joyeux Noël !

Le cannabis affecte la fertilité des enfants des fumeurs

Le cannabis affecte la fertilité des enfants des fumeurs
Dmytro Tyshchenko/shutterstock.com © Crédit photo : destinationsante.com

Par destinationsante.com


Une étude de 2018 menée par des scientifiques de Caroline du Nord montrait déjà que le tétrahydrocannabinol ou THC, le cannabinoïde le plus abondant dans le cannabis, pouvait provoquer des modifications structurelles de l’ADN des spermatozoïdes de ceux qui en consomment. A l’époque les chercheurs craignaient que ces effets se transmettent à la progéniture, sans preuve. C’est ce qu’apporte le récent travail mené par des scientifiques de la Washington State University sur un modèle murin, exposé à une dose de fumée de cannabis équivalente à celle de gros fumeurs humains.

Ils ont travaillé avec 30 souris mâles adultes. La moitié a été exposée 3 fois par jour à de la fumée de cannabis. Les chercheurs ont ensuite comparé le nombre de spermatozoïdes et leur motilité entre le groupe « fumeur » et le groupe contrôle. Leur constat : tout de suite après l’exposition la motilité des spermatozoïdes déclinait et un mois après, le nombre baissait aussi.

Mais surtout, la découverte la plus inquiétant concerne l’impact sur la fertilité des enfants de ces consommateurs. Car l’étude montre que les souriceaux mâles, issus de l’accouplement de souris mâles exposés au cannabis et de souris femelles non exposées, présentaient eux aussi un nombre réduit de spermatozoïdes et une baisse de la motilité. Ce qui pousse à penser que les enfants de fumeurs risquent de présenter les signes de dommages de l’ADN et des troubles du développement des cellules spermatiques. Une raison pour éviter la consommation de cette substance psychoactive.

Cannabis : la France pourra-t-elle longtemps continuer à ignorer la politique radicalement opposée de ses voisins européens ?

Alors que les Français sont les plus gros consommateurs de cannabis malgré une politique de répression, l’Allemagne est le dernier État européen en date à vouloir avancer sur la voie de sa légalisation. Jean Costentin et Edouard Hesse

Atlantico : La France a l’un des plus hauts taux de consommation de cannabis en Europe, malgré sa forte répression. Pouvons-nous continuer à ignorer la politique opposée que mène nos voisins européens ? Quels sont les enjeux de la légalisation en Europe ?

Pr. Jean Costentin : Les Français sont effectivement, parmi 27 Etats européens les premiers consommateurs de cannabis (avec 1.500.000 usagers réguliers dont 1.000.000 d’usagers quotidiens et souvent multi quotidiens). Cela survient, dites vous, malgré une politique de forte répression.

La loi de 1970 qui se voulait dissuasive, était sans doute excessive avec l’infliction possible d’un an de prison (or la prison ne saurait constituer un mode de traitement d’une telle addiction) ou de 3.500 € d’amende. Le monde judiciaire ne l’a jamais appliquée.  Elle aurait pourtant pu, au lieu d’un classement sans suite systématique, infliger une amende d’un niveau croissant, en fonction des récidives. Au lieu de cela on en est arrivé à une amende de 200 €, dont la perception est incertaine, qui plus est en solde de tout compte, puisqu’elle ne laisse aucune mémoire d’une infraction qui peut ainsi être répétée à l’infini.

D’aucuns déclarent que la guerre contre le cannabis, et même contre toutes les drogues, est perdue. Ce défaitisme est stratégique, en vue de leur légalisation. Pour qu’un combat soit perdu encore faut-il qu’il ait été livré.

Notre Education nationale est à cet égard, complètement défaillante en matière d’action éducative ; comme nous le reproche l’Office Européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT). Elle en est encore à « expérimenter » des pédagogies adaptées. La Suède, qui y consacre une quarantaine d’heures tout au long du cursus éducatif et qui applique scrupuleusement sa législation, peut s’enorgueillir de compter (en proportion bien sûr) 10 fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne.   

Les Français sont également champions de la consommation d’autres drogues, tabac, alcool et de psychotropes. C’est pourquoi cette vulnérabilité nationale requiert une prudence beaucoup plus importante que celle exercée par d’autres Nations moins exposées.

Edouard Hesse : A mesure que nos voisins actent l’échec de la prohibition et se mettent à légaliser, il deviendra de plus en plus difficile de défendre le dogme prohibitionniste. D’une part, les arguments prohibitionnistes perdront le peu de poids qu’il leur reste à mesure que les données s’accumulent qui montrent que la légalisation est une politique tout à fait raisonnable qui ne mène pas à la catastrophe. En outre, la pression pour légaliser le cannabis en France sera d’autant plus forte qu’il deviendra complètement illusoire de contrôler les trafics illicites d’un cannabis produit massivement chez un voisin avec qui nous partageons une longue frontière ouverte.

Mais une fois acté la nécessité de légaliser le cannabis, il reste encore un enjeu essentiel : comment légaliser ? Toutes les légalisations ne se valent pas. Dans notre rapport pour Génération Libre, nous étudions les différents modèles de légalisation en Amérique du Nord et du Sud. Pour résumer, il existe 2 grands modèles : un modèle de contrôle étatique fort, avec notamment un monopole sur la production et la distribution de cannabis, et un modèle de marché libre avec forte concurrence. C’est ce dernier modèle qui, après étude des données, nous semble le plus vertueux car il est le mieux à même de lutter efficacement contre le marché noir.

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Le marché noir est au cœur des effets dramatiques de la prohibition : produits frelatés pour les consommateurs, ressources policières et judiciaires épuisées dans un combat stérile et insécurité pour le reste de la population. La lutte contre le marché noir doit être l’objectif premier d’une politique de légalisation, car il conditionne les bénéfices de la légalisation en termes de santé publique et de sécurité.

Dans le document de feuille de route de la nouvelle coalition allemande, il est fait mention d’une vente de cannabis exclusivement dans des magasins contrôlés par un système de licence. Comme nous l’expliquons dans notre rapport, il s’agit d’être très prudent concernant les conditions d’accès aux licences de distribution de cannabis.

Une licence trop contraignante risquerait de dissuader les entrepreneurs, ce qui réduirait l’accessibilité du cannabis légal et protègerait donc les parts de marché du crime organisé. Il est en outre important de légaliser les livraisons de cannabis à domicile, afin que le marché licite puisse offrir le même niveau de praticité que le marché noir.

Si le marché licite offre des produits plus chers, de moindre qualité ou diversité, ou encore s’ils sont moins accessibles que sur le marché noir, les consommateurs ne feront pas la transition et la légalisation risque d’échouer. C’est l’avertissement que nous donne l’expérience californienne, où les grandes contraintes et fortes taxes sur le marché légal l’ont rendu très peu compétitif, conduisant à un marché noir qui continue de prospérer. Inspirons-nous plutôt de juridictions comme le Colorado où l’offre légale de cannabis représenterait, seulement 5 ans après son existence, près de 70% du marché total

[1].À LIRE AUSSIDrogues et addictions : les leçons (déstabilisantes) du succès portugais

Le mois dernier, le Luxembourg est devenu le deuxième pays de l’UE à légaliser l’usage récréatif du cannabis. Y a-t-il des enjeux de santé publique et de diminution de la criminalité directement corrélés avec la légalisation du cannabis ?

Pr. Jean Costentin :De l’ordre de 250.000 individus, des « gros bonnets » aux dealers de quartiers, vivent, et pour certains très bien, de leurs trafics de drogues.

La légalisation, avec la commercialisation d’un cannabis d’Etat, plus couteux et plus faiblement dosé en THC que celui proposé par les dealers, pour tenter de diminuer sa consommation et ses méfaits, ne fera évidemment pas disparaître ce marché noir ; puisqu’il concerne même actuellement les cigarettes de tabac.

Cette légalisation déporterait le trafic vers des drogues encore plus détériorantes. Un certain nombre de nos adolescents s’adonnent au cannabis pour satisfaire un « besoin de transgression » ; sa légalisation transférerait leur transgression vers d’autres drogues illégales, encore plus agressives.

La guerre des gangs pour le contrôle de leurs territoires ne faiblirait pas. Arrêtons de grâce de nous émouvoir des quelques décès de ces malfrats dont le commerce tue ou anéanti des milliers de nos jeunes.

Edouard Hesse : Dans l’imaginaire prohibitionniste, la légalisation renforcerait la consommation du cannabis et la multiplication de personnes sous emprise de la drogue ferait augmenter la criminalité. C’est en fait l’inverse qui s’est produit dans plusieurs des États américains où le cannabis récréatif a été légalisé. En comparant l’État de Washington avec d’autres, des chercheurs ont montré que la légalisation de la consommation de cannabis récréatif avait causé une diminution importante des viols (-30%) et des vols (-20%)[2]. En outre, l’une des conséquences de la légalisation du cannabis médical dans plusieurs États américains a été de réduire de manière significative les crimes violents (-12,5%) dans les zones anciennement contrôlées par les cartels mexicains

[3].À LIRE AUSSILégalisation du cannabis : l’exemple du Colorado

Ces données sont cohérentes avec les attentes théoriques qu’on peut avoir vis-à-vis de la légalisation. En effet cette dernière permet d’assécher le marché noir sur lequel prospère le crime organisé et où les parts de marché sont gagnées à coup de Kalashnikov. En outre la fin de la prohibition permet de réallouer les moyens de police et de justice vers la lutte contre les agressions. Ceci a été démontré par exemple au niveau d’une localité anglaise qui a expérimenté avec la dépénalisation[4].

Concernant les enjeux de santé publiques, ils sont énormes et évidents : mettre fin à la prohibition permet tout d’abord la production et la distribution de cannabis dont la qualité et le dosage sont rigoureusement contrôlés, évitant ainsi les empoisonnements via des produits coupés, des alternatives synthétiques non contrôlées, ou les surdosages.

En outre, on peut beaucoup plus aisément sensibiliser les consommateurs avec des messages de santé publique et de réduction des risques quand ces derniers n’ont pas à se cacher. Enfin, alors que les dealers du marché noir n’ont que faire de l’âge de leurs consommateurs, on peut strictement interdire la vente de cannabis aux mineurs dans un marché légal. Une telle mesure est justifiée par les effets particulièrement nocifs démontrés du cannabis pour la santé des jeunes.

La future coalition allemande, sociaux-démocrates (SPD), Verts, libéraux-démocrates (FDP), a indiqué qu’elle envisageait sérieusement de légaliser la possession de cannabis

Pr. Jean Costentin : Le centre de gravité de l’éventail politique allemand s’est déplacé sur sa gauche. Les verts voient dans le cannabis un moyen d’obtenir la régression économique à laquelle ils aspirent. Le cannabis est la drogue de la crétinisation : « la fumette-ça rend bête, le chichon-ça rend con » ; « pétard du matin-poil dans la main, pétard du soir-trou de mémoire » ; de l’aboulie, de la démotivation ; c’est la drogue qui transforme des indignés en résignés, qui peut calmer ceux qui réprouvent l’afflux d’immigrés que cette nation aura des difficultés à intégrer culturellement. 

Quant aux méfaits cognitifs du cannabis, ne vous étonnez pas que la France qui dépense beaucoup pour l’éducation de ses jeunes ne soit payée en retour que par un 27ième rang dans le classement international PISA des performances éducatives. Eradiquer le cannabis de l’espace éducatif nous ferait mécaniquement progresser au moins d’une quinzaine de rangs.

Comment la France peut-elle se placer sur les questions de légalisation face à la décision de nos voisins allemands ? Est-ce réalisable ? 

Edouard Hesse : Cet engagement officiel de la future coalition gouvernementale allemande de légaliser le cannabis est une excellente nouvelle. C’est d’abord une excellente nouvelle pour les consommateurs adultes de cannabis en Allemagne qui pourront se fournir en produits sûrs et de qualité sans menace de répression policière et judiciaire. Cette mesure bénéficiera également à l’ensemble de la population, grâce à une réduction de la criminalité et un stimulus de l’économie.

Enfin, la légalisation du cannabis dans une économie développée majeure où résident 83 millions de personne est un signal extrêmement fort pour le reste du monde. On ne peut qu’espérer que l’impact sera particulièrement fort en Europe et permettra d’effriter la prohibition dans les pays comme la France où on persiste dans la fuite en avant du tout-répressif malgré les innombrables preuves de la nocivité de cette politique.

Si les expériences de légalisation de cannabis d’Amérique du Nord nous apprennent quelque chose, c’est qu’une telle politique génère les effets vertueux cités plus tôt tout en ne faisantpasexploser la consommation. L’expérience allemande devrait encore rajouter du poids à la cause de l’abolition de la prohibition en montrant qu’elle est parfaitement soluble y compris chez des peuples à la culture très proche de la nôtre. Il n’y a aucune raison que les immenses bénéfices de la légalisation soient réservés aux seuls pays anglo-saxons

Quelle est la position du médecin, du neurobiologiste, du pharmacologue, sur cette légalisation vue sous l’angle de ces disciplines ?

Pr. Jean Costentin : Dans ces débats philosophico-politiques sur la légalisation du cannabis, les médecins, les pharmaciens  avec  leurs académies nationales, les toxicologues, les épidémiologistes sont assez absents, n’étant pas conviés et, quand ils le sont, leurs propos sont occultés ; aussi je vous remercie, avec moi, de les interroger.

Nous affranchissant de postures idéologiques nous nous efforçons de mettre en garde contre les méfaits physiques ainsi que psychiques, nombreux et souvent graves, du cannabis.

Alors que l’on s’échine à tenter de réduire le tabagisme et ses 75.000 morts annuels, l’alcoolo-dépendance et ses 41.000 décès, ainsi que  les handicaps nombreux qu’ils recrutent, très coûteux pour la collectivité, d’aucuns voudraient ajouter le cannabis à ces fauteurs de troubles. Le cannabis est aussi toxique que le tabac pour le corps, mais il est de plus très toxique pour le cerveau.

Il faut introduire dans ce débat les méfaits physiques et psychiques du cannabis : sa toxicité cardio-vasculaire : 3ième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde, sa responsabilité dans des artérites des membres inférieurs (pouvant imposer leur amputation), dans des accidents vasculaires cérébraux chez des sujets jeunes. Le cannabis est cancérigène pour les sphères O.R.L. et broncho-pulmonaire ; il diminue les défenses immunitaires ; il perturbe la grossesse (qui s’en trouve abrégée) et plus encore l’enfant qui en naîtra.

La consommation de cannabis par de futurs parents, transmet à leur enfant des marques épigénétiques, qui peuvent être à l’origine de malformations (effet tératogène), d’une vulnérabilité à l’autisme, d’une vulnérabilité à la schizophrénie, aux toxicomanies, aux troubles dépressifs, à des perturbations de la faculté d’apprendre, ou encore d’une diminution de ses défenses immunitaires.

Au plan psychique la consommation de cannabis/THC par un adolescent crée une ivresse, avec l’accidentalité routière ou professionnelle  associée. En 2019, 730 personnes ont été tuées dans un accident routier impliquant un conducteur sous l’emprise d’un stupéfiant qui était dans 90% des cas le cannabis.

Il  induit un effet désinhibiteur pouvant conduire à des comportements agressifs et à la libération d’autres pulsions. Il installe une addiction chez près de 20% de ceux qui l’ont expérimenté ; ils en deviennent ainsi dépendants, alors qu’on ne dispose d’aucun moyen pour les en détacher. Il suscite une escalade vers d’autres drogues, aboutissant  à des polytoxicomanies.

Son THC induit, au long cours, une anxiété, des troubles dépressifs avec des risques suicidaires en embuscade. Il peut induire de novo, ou révéler en la décompensant, la schizophrénie (la folie au sens commun du terme, cette affection dont on ne guérit pas) dont l’évolution est aggravée par le cannabis, car il produit une résistance à ses traitements.

Face à ces multiples méfaits sociaux, sociétaux, physiques, psychiques, épigénétiques, les arguments économiques avancés, tels que l’abondement par des taxes du budget de l’Etat, le développement d’une filière cannabique nationale, sont misérables et même scandaleux. « Il n’est de richesse que d’Homme », ni shooté, ni camé, ni défoncé.

S’agissant de la perception de taxes, il a été calculé au Colorado que pour l’encaissement d’un dollar de taxes, l’Etat devait débourser 4$ de frais induits (médecine de ville, hôpitaux, hôpitaux psychiatriques, accidents de la voie publique, assurances, frais de justice…) quant à l’incurie de ses consommateurs elle ne se calcule pas !

La France, qui se veut encore porteuse de messages pouvant profiter à l’humanité, n’a pas à se mettre à la remorque d’Etats qui dissolvent l’humanisme dans le lucre, les royalties et autres taxes.

Les civilisations sont mortelles et les drogues accéléreront la destruction  de celles qui ne sauront s’en prémunir.

N’oublions pas enfin que si notre Nation veut conserver son système de solidarité, d’assistance aux malades de toutes affections, aux handicapés de tous types, elle doit s’appliquer à en restreindre le nombre en ne laissant pas se multiplier les victimes des addictions.

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Alcoolisme fonctionnel : 17 signes que vous êtes alcoolique sans le savoir

L’alcoolisme peut s’immiscer insidieusement dans votre vie, sans même que vous en ayez conscience.

Et pour cause : vous continuez à aller au travail, à sortir avec vos amis et à vous occuper de vos enfants normalement. Mais, sans vous en rendre compte, vous buvez souvent.

Cette forme de dépendance, dite “fonctionnelle”, est plus fréquente qu’il n’y paraît. Découvrez les signes qui doivent alerter.

Alcoolisme fonctionnel : 17 signes que vous etes alcoolique sans le savoir

Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé

Publié par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé, le 17/11/2021

Contrairement à ce que vous pourriez penser, le problème de boisson n’est pas toujours flagrant. Une personne alcoolique n’a pas forcément les joues rouges, les yeux injectés de sang, ni l’incapacité de tenir des propos cohérents.

Elle n’est pas toujours isolée, sans famille ni emploi. Bien au contraire, ce trouble peut survenir de façon beaucoup plus insidieuse, et même vous concerner sans que vous en ayez conscience. On parle alors d’alcoolisme fonctionnel. On vous liste les indices qui doivent vous mettre la puce à l’oreille dans ce diaporama.

Qu’est-ce qu’un alcoolique fonctionnel ?

Ce terme a été utilisé pour la première fois en 2007, dans une étude menée par le Dr Howard B. Moss et son équipe de la National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAA). Les chercheurs avaient mis en évidence quatre types de dépendance à l’alcool, dont l’alcoolisme fonctionnel.

Cette catégorie concernerait près de 20 % des alcooliques, principalement des personnes d’âge moyen, qui travaillent et ont fondé une famille – également fumeurs, pour la moitié d’entre eux.

Dans une interview accordée au Sun, Martin Preston, fondateur du centre de désintoxication Delamere (Royaume-Uni) explique qu’un “alcoolique fonctionnel est une personne qui souffre d’alcoolisme, mais qui est toujours capable d’occuper un emploi, de jouer un rôle au sein d’une famille et, pour la plupart des gens, semble s’en sortir”.

C’est pourquoi il n’est pas toujours facile à repérer, d’autant que les personnes concernées sont particulièrement douées pour cacher leur état.

Les personnes concernées semblent n’avoir aucun problème

Très loin du stéréotype classique de l’accro à la bouteille, “ils occupent des postes de haut niveau, à la City ou dans les médias, au sein desquels boire beaucoup est accepté, et presque attendu », détaille l’expert. Leur consommation, bien qu’excessive, ne les empêchent pas de conserver leur occupation et leur vie de famille. Ils ont aussi tendance à la minimiser, voire à la nier, malgré quelques inquiétudes exprimées par leurs proches.

« Ces personnes ont vécu ainsi pendant des années, mais tout à coup, elles éprouvent des symptômes physiques”, précise Martin Preston. “Par exemple, elles se sentent malades le matin, elles ont parfois besoin d’un verre et peut-être même que leur conjoint leur a déjà fait comprendre qu’il ou elle en avait assez, et qu’il fallait maintenant choisir entre la boisson ou lui/elle”.

Alcoolisme fonctionnel : l’importance de le repérer tôt

Tant que les conséquences négatives de sa consommation d’alcool sur sa vie quotidienne sont encore peu apparentes, il est peu probable qu’un alcoolique fonctionnel veuille y remédier.

Parfois, il n’a même tout simplement pas conscience du problème. Pourtant, “plus le traitement est entrepris tôt, meilleur sera le résultat pour la personne concernée et pour ses proches”.

Pour rappel, “la consommation d’alcool a une influence sur le développement de nombreuses pathologies : cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, maladies du système nerveux et troubles psychiques…”, peut-on lire sur le site de Santé Publique France.

Sans même aller jusque-là, l’alcool peut aussi entraîner des difficultés plus banales : fatigue, hypertension, troubles du sommeil, problèmes de mémoire ou de concentration, irritabilité…

Dans son interview au Sun, Martin Preston a révélé les signes de l’alcoolisme fonctionnel.

Nous vous les listons dans ce diaporama, pour vous aider à repérer si vous ou l’un de vos proches est concerné.

Cliquez ici pour voir le diaporama

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« Il arme les lecteurs d’arguments…. »

L’auteur préside depuis quinze ans le Centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT). Avec ses adhérents (pour beaucoup membres des académies nationales de Médecine, de Pharmacie, du monde de l’éducation, de la société civile), il analyse les méfaits des drogues et s’applique à les faire connaître.

Il dénonce aussi les diverses manipulations opérées par des médias acquis à leur légalisation, des politiciens démagogues, des trafiquants et des consommateurs de ces drogues, d’addictologues à contre-emploi, d’idéologues qui les utilisent pour détruire notre société. Les civilisations sont mortelles et les drogues accélèreront la destruction de celles qui ne sauront s’en prémunir.

Soulignant dans ces chroniques les méfaits physiques, psychiques et sociétaux des deux drogues licites que sont le tabac et l’alcool, il montre le caractère criminel qu’aurait pour les individus et la société la légalisation d’autres drogues, à commencer par le cannabis. Il arme les lecteurs d’arguments qu’ils pourront développer utilement pour participer au
combat permanent dans lequel ils devraient s’engager, au service de la santé physique et mentale de nos concitoyens et de la survie de notre Société.

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Une grande et bonne nouvelle !

                                                   

Notre collègue, le Professeur Jean-Pierre Goullé est promu ce jour dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Professeur de Toxicologie,pourfendeur inlassable des addictions et de ceux qui les entretiennent, promoteur de ceux qui les soignent, il est en première ligne dans l’opposition constructive à la légalisation du cannabis.

Cette distinction est la juste récompense de son action.

Membre de deux académies nationales, de médecine et de pharmacie, il y a insufflé un rythme nouveau en y apportant de nouvelles preuves  scientifiques, médicales mais aussi socio-économiques des méfaits des drogues.

Il les accompagne par son rôle dynamique au sein du CNPERT, par sa lettre et son blog. C’est donc aussi ici que nous savourons  cette reconnaissance .

A mes félicitations personnelles, j’apporte  celles de Drogaddiction.com. D’autres le feront mieux que moi mais que Jean-Pierre sache ici toute notre joie et notre fierté de voir son travail reconnu et apprécié.

Qu’il y voit aussi un encouragement à poursuivre son combat à travers les institutions académiques  et associatives qu’il anime.

Nous lui souhaitons tout le succès à venir qu’il mérite

Jean-Paul Tillement

Cet hommage est si bien exprimé qu’il est inutile d’y ajouter quoique ce soit; hormis d’indiquer à titre personnel l’immense joie que je ressens devant l’annonce de cette très haute distinction décernée à notre parfait Ami

Jean Costentin

L’alcool est dangereux pour la santé ?

Dans quelles régions boit-on le plus d’alcool ?

Connaissez-vous vraiment les régions françaises ? Jusqu’au premier tour des régionales, nous vous proposons de les redécouvrir chaque matin en data sous un angle inattendu, sérieux ou amusant. Aujourd’hui, la consommation d’alcool dans les régions.Par JML – 

Illustration domaine public/Pixabay – Photomontage JML

En moyenne, un Français sur dix boit de l’alcool quotidiennement – un chiffre en constante diminution, tout comme celui de la consommation globale. Au début des années 1960, chaque Français absorbait chaque année 200 litres d’alcool en moyenne, contre moins de 80 aujourd’hui.

Boire quotidiennement de l’alcool reste une pratique plus fréquente dans le sud de la France, notamment en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, et dans une moindre mesure en région PACAselon une série d’enquêtes publiées l’an dernier par Santé Publique France. Une tendance historique, mais qui tend à s’estomper. C’est dans l’actuelle Occitanie que la consommation quotidienne a le plus baissé ces dernières décennies: au début des années 2000, quasiment un adulte sur trois y buvait encore tous les jours.

Les Hauts-de-France se situent aussi légèrement au-dessus de la moyenne. La palme de la région la plus sobre, du moins en métropole, revient à l’Ile-de-France où moins d’un habitant sur quatorze boit de l’alcool sur une base quotidienne. 

Le nez rouge breton ?

C’est bien connu : l’alcool doit se consommer avec modération, un conseil que toutes les régions ne suivent pas forcément à la lettre. Et notamment la Bretagne, où le taux des « alcoolisations ponctuelles importantes » (six verres d’alcool ou plus lors d’une unique occasion) est le plus élevé de France : plus de 20 % des adultes boivent ainsi de manière excessive tous les mois, contre 16,2 % dans l’ensemble de la France. Les autres régions sont loin derrière, la Guadeloupe (et l’Ile-de-France en métropole) remportant le titre de région la plus raisonnable.

A noter que la consommation quotidienne d’alcool n’est pas plus élevée en Bretagne qu’ailleurs. Avec 10,7 % des adultes buvant tous les jours, la région se trouve dans la moyenne nationale. En revanche, lorsqu’on y boit, on y boit plus. Ce phénomène d’alcoolisation excessive semble surtout concerner les hommes et les plus de 30 ans, relève Santé Publique France dans son bulletin. Il a pour corollaire « des taux régionaux de mortalité pour les principales pathologies en lien avec l’alcool supérieurs à la moyenne métropolitaine », note l’organisme

La France du vin et celle de la bière

Que boit-on dans les régions françaises ? Sans surprise, la consommation de vin est plus développée dans le sud de la France, notamment en Nouvelle-Aquitaine où plus d’un tiers des adultes en boit toutes les semaines. Elle reste en revanche rare dans les outremers. La région Grand Est et les Hauts-de-France, eux, restent plutôt fidèles à la bière, même si elles n’en détiennent pas le record de consommation. Quant aux alcools forts, ils sont davantage prisés dans les outremers et les régions de la moitié ouest de l’Hexagone, notamment la Normandie et les Pays-de- la Loire. Effet calvados et cognac, même si ce dernier est produit en Nouvelle Aquitaine ?  

On retiendra surtout certains particularismes. En métropole, la Bretagne détient le triple record de fréquence de consommation de bière, de vin et d’autres boissons alcoolisées (en dehors des alcools forts, type cidre ou chouchen).

Le Centre-Val de Loire boude volontiers la bière et le Grand Est se risque rarement sur les alcools forts. Et alors que la boisson la plus fréquemment consommée dans l’Hexagone reste le vin, les Hauts-de-France sont la seule région métropolitaine où la fréquence de consommation de la bière est presque aussi élevée.  

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Lettre ouverte aux députés promoteurs de la drogue de la crétinisation

Extrait de la lettre que le professeur Costentin, président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies, vient d’adresser aux députés à l’origine d’un rapport sur le « cannabis récréatif ».

Cette appellation de « cannabis récréatif » qui vous est propre, s’agissant de cette sale drogue, illustre votre manipulation de l’opinion qui, dans les fonctions que vous occupez, s’apparente à une forfaiture.

Vos déclarations banalisant cette drogue et l’absence de prévention en milieu éducatif (que vous ne déplorez ni réclamez) expliquent le premier rang de sa consommation par les Français en Europe.

Votre « cannabis récréatif » est une addiction affectant 20 % de ceux qui l’ont expérimenté. Chez l’adolescent, son pouvoir addictif est supérieur à celui des morphiniques (étude récente de Nora Volkow). Malgré sa prohibition, il piège 1.500.000 « usagers réguliers » ; on est incapable de les en guérir. Ils y ajoutent souvent d’autres drogues, dans une escalade dont les mécanismes neurobiologiques sont maintenant précisés.

Sa toxicité physique est supérieure à celle du tabac, responsable de 75.000 décès annuels et de nombreux handicaps, en produisant sept fois plus de goudrons cancérigènes et d’oxyde de carbone : troisième cause de déclenchements d’infarctus du myocarde, responsable d’accidents vasculaires cérébraux, inducteur d’artérites.

Les femmes enceintes, souvent incapables d’arrêter sa consommation, ont des grossesses abrégées, des nourrissons hypotrophes, porteurs d’éventuelles malformations, avec un développement psychomoteur retardé ; une fréquence accrue d’hyperactivité avec déficit de l’attention ou des troubles du spectre de l’autisme. À l’adolescence, ils sont plus vulnérables aux toxicomanies, à la schizophrénie, avec des difficultés cognitives.

Drogue de la « crétinisation », elle fait stagner intellectuellement ses victimes, recrutant même des assistés à vie. Elle nous relègue au vingt-septième rang du classement PISA des performances éducatives internationales. Drogue du syndrome amotivationnel, elle sévit quand il faudrait être performant dans la compétition internationale pour éponger notre dette abyssale, aggravée par la Covid.

Elle tue sur la route ou au travail ; elle rend auto-agressif (suicide) ou hétéro-agressif (bouffées délirantes).

Elle induit des dépressions (avec leur risque de suicide) ; elle induit, décompense ou aggrave la schizophrénie (qui, dans 10 % des cas, conduit à une mort brutale).

Elle est une étape de l’escalade vers d’autres drogues, dont les morphiniques et leurs overdoses mortelles.

Quoi de récréatif dans tout cela ?

Où est l’attention que vous devriez porter à la santé de notre société et à celle de ses membres, en particulier des plus jeunes d’entre eux ?

La promesse du caractère « encadré » que revêtirait cette légalisation, à la lumière des précédents du tabac et de l’alcool, est une sinistre plaisanterie.

N’ayant pas été conviés à vos audits, des points essentiels manquent à votre rapport, tels les effets épigénétiques du THC, dont les méfaits affectent non seulement ceux qui le consomment, mais aussi leurs descendants. Ses consommateurs en âge de procréer, exposant au THC leurs spermatozoïdes ou leurs ovules, transmettent à l’enfant qu’ils viendraient à concevoir des marques épigénétiques, réduisant l’expression de certains de leurs gènes, à l’origine d’anomalies tératogènes, d’une vulnérabilité aux addictions à l’adolescence, et d’autres méfaits.

Votre « consultation citoyenne » sur ce « cannabis récréatif » interrogeait des citoyens désinformés, ayant encore l’idée fallacieuse d’une « drogue douce » ; elle était indécente. La pratiquer au cœur de la Covid-19, source de préoccupations vitales, détournant du cannabis l’attention des citoyens ; elle était inconvenante. Espérant l’appui des 1.500.000 consommateurs réguliers, seuls 250.000 citoyens vous ont répondu, dont 20 % pour dire leur opposition à la légalisation ; ce fut un « bide » retentissant. Pourtant, aussitôt, vous proposez un référendum. Dans le déclin national que cette légalisation aggraverait, n’y a-t-il pas sujets plus importants à soumettre à cet exceptionnel arbitrage démocratique ?

Si l’on ne sait à qui imputer les drames liés à l’alcool et au tabac, vos signatures au bas de ce rapport permettront de vous identifier comme les responsables des drames que recrutera le cannabis. Pour notre nation, pour votre réputation entamée, passez votre rapport dans le broyeur à papier et faites oublier ce très mauvais faux pas en vous investissant dans d’intenses actions de prévention.

Source : Boulevard Voltaire

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