Assemblée Générale du CNPERT

Chers Amis membre du CNPERT

L’ASSEMBLEE GENERALE du C.N.P.E.R.T.
se tiendra le lundi 11 décembre 2017, de 15h à 18h30
au siège parisien de l’Association des familles de France
Place Saint Georges – IXème Arrondt
Station de métro Saint Georges – ligne 12

Ordre du jour:

Election d’un nouveau bureau
Analyse des actions menées
Bilan financier
La Lettre du CNPERT
Le blog
Réflexion sur les actions à poursuivre ou à entreprendre

Présentation de sujets d’actualité par le Pr. J.-P. Goullé

Que les personnes candidates à nous

rejoindre se manifestent par email auprès des professeurs

Jean Costentin, 

Jean-Pierre Goullé,

Jean-Paul Tillement 

Général Claude Giudicelli,

qui parraineront leur candidature en vue de leur cooptation

Que celles et ceux qui ne pourront venir à cette A.G. aient l’amabilité d’envoyer leur pouvoir à l’un de nous quatre.
A bientôt, nous l’espérons , le plaisir de vous rencontrer

Jean Costentin Président du CNPERT

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 Conduites addictives des adolescents et adultes jeunes

Dans le cadre du plan de formation consacré à la prévention et la prise en charge des conduites addictives, la Collégiale d’Addictologie et le Centre de la formation continue de l’APHP, ont le plaisir de vous informer de la journée

« CONDUITES ADDICTIVES DES ADOLESCENTS ET ADULTES JEUNES »

qui se déroulera le : Vendredi 30 mars 2018  de 8h45 à 17h  au  Campus PICPUS   33, Boulevard de Picpus – 75012 PARIS

Cette journée s’adresse à tous les professionnels de santé exerçant en addictologie ou dans des services d’urgences, de consultations pédiatriques ou pédopsychiatriques.

Mais elle est aussi ouverte à tous les personnels amenés à prendre en charge de jeunes patients susceptibles de présenter des conduites addictives ou conduites à risques.

En effet, les différentes interventions assurées par des experts du domaine, permettront d’aborder la spécificité de cette population jeune et de leurs modes de consommation, afin de mieux repérer, orienter et prendre en charge les personnes en difficulté.

La diffusion large auprès des personnels intéressés requiert votre soutien et nous vous en remercions par avance.

Les modalités de cette offre de formation sont consultables sur le plan de formation 2018 du Centre de Formation Continue de l’APHP : Management et Pratiques Professionnelles pour le Personnel Hospitalier (CFC – MPPPH) et accessible avec le lien suivant :

http://plandeformation.aphp.fr/pedago.php?code_stage=081557997&so=21&as=1

Code session : 5799700003

Nous restons disponibles pour tout renseignement :

  • Frédérique JOANNES, assistante de formation CFCMPPPH : 01 40 27 18 31
  • Keltouma BOUTELA, assistante de formation CFCMPPPH : 01 40 27 18 86

Cannabis : les intoxications accidentelles chez les enfants sont en augmentation

Entre 2004 et 2014, en France, 235 enfants ont été admis aux Urgences à cause d’une intoxication accidentelle au cannabis. Un phénomène inquiétant, qui prend de l’ampleur.

On a du mal à y croire, et pourtant : d’après une récente enquête menée par la responsable des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse, le nombre d’enfants qui s’intoxiquent au cannabis chaque année par accident ne cesse d’augmenter.

Publiés dans la revue spécialisée Pediatrics, ces travaux décrivent une situation alarmante : entre 2004 et 2014, les hôpitaux français ont recensé 235 admissions d’enfants de moins de 6 ans pour intoxication au cannabis, dont 46 sur la période 2004-2009 et 183 sur la période 2010-2014.

Depuis le mois de janvier 2017, l’hôpital des enfants de Purpan (à Toulouse) a, lui, enregistré une quinzaine de cas. Par ailleurs, l’auteure a noté une nette augmentation des cas d’intoxications sévères : de plus en plus d’enfants se trouvent dans le coma à leur arrivée aux Urgences.Le cannabis, une drogue trop populaire en France

Malheureusement, l’intoxication accidentelle au cannabis concerne surtout les tout-petits : ainsi, sur les 235 enfants de moins de 6 ans hospitalisés en l’espace de 10 ans, 26 % avaient entre 0 et 11 mois, 58 % avaient entre 12 et 23 mois et seuls 5 % avaient plus de 36 mois. Plus surprenant : ce phénomène inquiétant toucherait principalement le Sud de la France, plus exposé aux trafics de stupéfiants. En effet, sur les 235 cas enregistrés, 30 environ avaient lieu à Toulouse et… 50 à Marseille.

D’après les autorités sanitaires, le cannabis est, de loin, la drogue illicite la plus consommée dans l’Hexagone. 3,4 % des hommes âgés de 18 à 64 ans en consomment régulièrement ; chez les ados âgés de 17 ans, cette statistique monte à 6,5 %.

Source

LES GRENOBLOIS SENSIBILISÉS À L’ADDICTION À L’ALCOOL LE 1ER DÉCEMBRE 2017

Grenoble accueille, après Clermont-Ferrand, le 2ème opus d’une série de rencontres publiques sur la prévention à l’alcool dans la région Auvergne Rhône Alpes. Ainsi pour sensibiliser les habitants de Grenoble aux symptômes de cette maladie et mieux les informer des chemins possibles pour s’en sortir, l’Association d’anciens alcooliques H3D fondée en 2014 par Laurence Cottet ( ex alcoolique sevrée depuis 9 ans ) animera, avec Maurice Dematteis Professeur d’addictologie au CHU de Grenoble Alpes, une rencontre publique le 1er décembre 2017 de 17h à 19h à la maison du tourisme de Grenoble, réunion baptisée « ALCOOL, PRÉVENIR LA DÉPENDANCE ».

LES ENJEUX DE LA RENCONTRE PUBLIQUE DE GRENOBLE : COMMENT PRÉVENIR LA DÉPENDANCE D’UNE MALADIE INSUFFISAMMENT IDENTIFIÉE COMME TELLE ?

« L’alcool, un produit profondément ancré dans notre société, dans notre culture, dans nos familles et dans nos habitudes. À la veille de cette fin d’année, le produit des festivités et de la convivialité… mais aussi le produit des plus grandes souffrances et des représentations les plus stigmatisantes de notre société. Comment ne pas être ambivalent face à ce produit ? Comment changer notre regard pour en parler plus facilement ?» témoigne le Professeur Dematteis.

« L’alcoolisme est une maladie qui doit être considérée comme n’importe quelle autre maladie qui se soigne. Le premier pas à franchir est d’en parler, de sortir du déni ou plus souvent de la Honte… car on croit encore qu’arrêter de boire est une question de volonté… Alors que l’on est tout simplement drogué à l’alcool et qu’il faut se faire aider. En parler, sortir de l’anonymat lorsque que l’on est passé par cette maladie permet de changer le regard de la société sur cette maladie, qui n’est donc pas honteuse. C’est mon combat d’aujourd’hui.» confie Laurence Cottet.

Parce que l’alcool fait partie des principales addictions des français, les dommages et les risques encourus liés à la consommation d’alcool (même une consommation régulière et non excessive) sont encore peu popularisés. Dans le but d’attirer l’attention sur les méfaits de l’alcool, Laurence Cottet, patiente experte*, ex alcoolique mondaine, auteur du livre « Non ! j’ai arrêté » et présidente de l’association La méthode H3D, poursuit une grande campagne de sensibilisation sous la forme de plusieurs réunions publiques en région. Ces rencontres baptisées « Alcool, prévenir la dépendance » ont débuté par une première réunion publique d’informations qui s’est tenue le jeudi 23 novembre à Clermont-Ferrand.
*Patients experts : Alcoolique abstinent soigné qui a suivi une formation et qui est devenu soignant.

L’ALCOOL, CE FLÉAU.

Selon l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (ODFT 2015), 85% des français ont consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois. 8,8 millions de français sont consommateurs réguliers parmi lesquels environ 2 millions souffrent d’une dépendance à l’alcool. Le nombre de patient pris en charge est passé de 100 000 à 200 000 ces dernières années soit environ 10%. L’alcool tue près de 49 000 personnes chaque année et son coût social s’élève à 118 milliards d’euros. Bien que cela soit méconnu du grand public, c’est un coût presque identique à celui du tabac.
Pas de critère spécifique d’âge, de sexe, de profession ou de catégorie sociale, l’alcool touche tout le monde et cause des dommages tant sur le plan professionnel, personnel, familiale ou civique. C’est une forme de maladie qui exige une prise en charge adaptée et un suivi médical, psychologique et social pour se soigner.
Malgré tout cela, 90% des personnes qui souffrent de dégâts relatifs à l’alcool (entourage compris) passe cette maladie sous silence.
Plus d’informations sur les traitements : alcoolmoinscmieux.fr
Plus d’informations sur la maladie : maladiequisesoigne.org

DES SOLUTIONS EXISTENT, EN PARLER C’EST DÉJÀ COMMENCER À AGIR !

Laurence Cottet poursuit sa campagne de sensibilisation et sa série de réunions publiques « Alcool, prévenir la dépendance ». Cette réunion animée par des experts débutera par des témoignages d’expériences et sera suivie d’un Débat Public avec la salle.
• Quels sont les 1ers signes de la dépendance à l’alcool ?
• Est-ce que l’on est dépendant si l’on consomme un verre d’alcool par jour ?
• Comment aider quelqu’un à se faire soigner ?
Autant de questions auxquelles les experts présents pourront répondre. Cette réunion est avant tout un moment d’échange qui incite au dialogue et à la réflexion afin de comprendre, identifier, orienter, soigner et aider les participants dans leurs démarches.

Plus d’informations sur les réunions publiques « Alcool, prévenir la dépendance » sur et s’inscrire : https://reunion-publique-alcool.fr/#inscription

Source

Le CNPERT sollicite votre adhésion

La lettre du CNPERT de Novembre 2017

Au fil de nos différentes lettres vous apprenez, au travers des hommages que nous leur rendons, les noms des membres du C.N.P.E.R.T. qui nous ont quittés. « Ami quand tu tombes, un Ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des partisans de J. Kessel et M. Druon ».

Notre combat contre les drogues a besoin d’être épaulé par toutes celles et tous ceux, qui s’estiment, à des titres les plus divers, concernés par ce drame social, sociétal, sanitaire, éducatif, familial, national, des toxicomanies ; en particulier à ceux qui portent une attention privilégiée à nos jeunes (cf. notre formule fondatrice :

« S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de se préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à notre terre »).

Rejoignez-nous et informez vos amis sur votre page Facebook ou Twweter en cliquant ci dessous sur « Facebook » ou « Tweeter »

Je sollicite mon adhésion au CNPERT


Je ne réglerai mon adhésion (20 euros) au trésorier qui la sollicitera, qu’après que la prochaine Assemblée Générale m’ait coopté(e)

Ce formulaire sera remis au

  • Professeur Jean COSTENTIN
  • Service Commun d’Analyses comportementales
  • Faculté de Médecine et Pharmacie
  • 22 Bd. Gambetta 76183 ROUEN cedex

CANNABIS THÉRAPEUTIQUE

L’ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE ESTIME QUE DES RECHERCHES SONT ENCORE NÉCESSAIRES – 03 novembre 2017

L’Association médicale mondiale (AMM) s’oppose fermement à l’autorisation du cannabis à usage récréatif, pour des motifs sanitaires. Mais dans une prise de position adoptée aujourd’hui, l’Association médicale mondiale indique que les lois relatives au cannabis réservé à la recherche devraient être modifiées pour permettre davantage d’études scientifiques sur l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques.

Réunis lors de leur Assemblée générale annuelle à Chicago, les représentants de l’AMM de plus de cinquante pays ont déclaré que des recherches plus rigoureuses s’imposaient avant que les gouvernements ne puissent décider de légaliser ou non le cannabis à usage thérapeutique. Les données scientifiques à l’appui d’un usage thérapeutique du cannabis sont actuellement inconsistantes et de qualité faible à modérées. L’AMM considère que dans les pays ayant légalisé l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques, une réglementation est nécessaire.

L’AMM précise que les professionnels de la médecine se trouvent régulièrement confrontés à un dilemme médico-légal lorsqu’ils mettent en balance leur responsabilité éthique vis-à-vis de patients pour lesquels le cannabis pourrait être une thérapie efficace et leur obligation de respecter la législation de leur pays. Ce dilemme porte préjudice à la fois aux patients que le cannabis pourrait soulager et à ceux que le cannabis ne pourrait pas soulager, mais qui demandent aux médecins de leur en prescrire.

Les délégués réunis à Chicago pour l’Assemblée générale se sont fermement opposés à un usage récréatif du cannabis en raison de ses graves conséquences sanitaires, parmi lesquelles un risque accru de psychose, d’accident grave de la circulation, de dépendance, ainsi que de troubles de la mémoire, de l’attention et de l’apprentissage de la langue. L’usage de cannabis avant l’âge de 18 ans double le risque de développer un trouble psychotique.

La déclaration de l’AMM est rédigée comme suit : « L’inquiétante utilisation du cannabis dans des produits alimentaires tels que des sucreries et des « concentrés », qui attirent beaucoup les enfants et les adolescents, exige une vigilance et une règlementation plus stricte ».

Le Président de l’AMM, le Dr Yoshitake Yukokura, a indiqué : « Les associations médicales nationales devraient soutenir des stratégies de prévention et de réduction de l’usage du cannabis récréatif. Il est également important que des mesures de contrôle efficace soient mises en place pour empêcher une utilisation illicite du cannabis thérapeutique ».

Consommateurs de drogue : 25 formateurs outillés pour une meilleure prise en charge des victimes d’addiction

Le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad).
Le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad).

Pour venir à bout de la consommation de drogue et assurer une réinsertion des personnes atteintes d’addiction, 25 spécialistes formateurs d’agents chargés de la prise en charge des consommateurs de drogue injectable, ont reçu, le 13 octobre, leurs attestations de formation. Pendant cinq jours, ils ont été formés au Conseil national de lutte Sida (Cnls) par les spécialistes du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad).

Selon le Dr Idrissa Bâ dudit centre, cette démarche visant la décentralisation a permis la formation des acteurs qui vont à leur tour former d’autres agents intervenant sur le terrain.

Remettant les parchemins, Safiétou Thiam, Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), a indiqué que cette « formation vise à sensibiliser les personnes qui vont aller dans les régions pour former les formateurs dans la prise en charge des consommateurs de drogue ». Elle a souligné qu’ils disposent « depuis 2013, d’une stratégie de prise en charge des consommateurs de drogue démarrée dans le cadre de la lutte contre le Vih ». Car « les consommateurs de drogue sont une population clef pour la lutte contre le Vih, mais on connaît aussi l’importance de ce phénomène dans la société et la nécessité de prendre en charge les personnes victimes d’addiction à la drogue», a-t-elle expliqué.

A son avis, avec cette formation, il y aura une décentralisation dans la répartition des spécialistes de cette matière. « Nous avions commencé la prise en charge, mais elle était juste limitée au Cepiad à l’hôpital de Fann et dans les centres psychiatriques. Cette formation vise un peu à décentraliser et démocratiser la prise en charge des consommateurs de drogue. Car les personnels qui sont dans les régions ou dans d’autres structures auront les outils pour prendre en charge les consommateurs de drogue », indique la secrétaire exécutive du Cnls.

Mme Thiam propose aux formateurs d’avoir une approche pluridisciplinaire. D’où l’élaboration des manuels de formation pour standardiser la prise en charge qui est une nécessité pour notre pays.

Faisant partie des 25 bénéficiaires, Dr Mamadou Lamine Diouf, psychiatre et pédopsychiatre, reconnaît qu’il y a une grande consommation de drogues dures et d’injection de drogue à l’intérieur du pays, alors que les centres spécialisés se trouvent à Dakar. Compte tenu de cela, il soutient que les spécialistes formés pourront, à travers le pays, outiller les intervenants. Il plaide aussi pour la prévention en demandant aux familles de ne pas écarter les jeunes qui ont une addiction à la drogue, mais de les aider à temps.

Le professeur Aïda Sylla, chef de la Division de la Santé mentale, a salué, à son tour, cette formation qui permet, à son avis, de mieux prendre en compte ces malades dans leurs localités. Elle souligne qu’avec ces formateurs, la santé mentale, souvent considérée comme « taboue », va s’ouvrir à d’autres disciplines.

Oumar KANDE

Source

Cannalex

Une analyse comparée des expériences de régulation du cannabis
(Colorado, État de Washington, Uruguay)
Rapport final synthétique / Octobre 2017
Une étude de l’INHESJ en partenariat avec l’OFDT
pour le compte du CSFRS 

Téléchargez le rapport

Addiction: Sortir de l’enfer, mode d’emploi

Comme partout dans le monde la consommation d’alcool et de drogue représentent un fléau en Martinique. Le traitement de ces addictions, plus complexe que l’on ne l’imagine, fait appel à de nombreuses structures.

En 2014 en Martinique 36% des 15 à 65 ans avouent avoir déjà fumé. Ce chiffre du baromètre santé DOM de la même année n’indique pas la fréquence de consommation. Même s’il n’existe pas de chiffre officiel sur les quantités de drogue consommées en Martinique, l’augmentation de 135% des prises sur les petites quantités de substance illicites laisse penser que le nombre de consommateur croît lui aussi. L’inspecteur Varlin de la BAC, nous livre le profil de ceux qu’il contrôle, ou interpelle dans les rues de Fort de France. « Dans la rue il y a principalement des jeunes, ceux qui consomment du crack. Mais vous pouvez aussi rencontrer des gens comme vous et moi qui fument du cannabis. Ceux là sont plus difficiles à repérer car les effets ne se voient pas tout de suite ». 
Pour comprendre ce qui a fait basculer ces gens nous sommes partis à la rencontre de Murielle. Cette femme est aujourd’hui incapable de nous donner son âge exact, elle nous dit avoir environ 45 ans mais elle se souvient de ce qui l’a entrainée dans cette descente aux enfers. « Tout ça a commencé en 1998, j’étais enceinte et mon copain ne voulait pas que je garde l’enfant, j’ai avorté et il est parti quand même. J’ai été détruite, je venais de trouver du travail je ne suis pas allée travailler pendant deux semaines et j’ai perdu mon job, c’est là que tout à commencé. On m’a proposé un joint lors d’une soirée, du joint je suis passée à l’alcool, ensuite à la cocaïne et puis maintenant le crack. J’ai voulu m’en sortir, je veux mais c’est trop difficile. J’ai tellement besoin de ça pour me sentir bien et en même temps ça me donne des sueurs froides c’est chaud ce truc ».Les campagnes de prévention, en particulier dans les écoles sont catégoriques: « Ne jamais essayer, car l’accoutumance peut être rapide » et nous l’avons vu avec le témoignage de Murielle.
Les causes du basculement peuvent être de nature multiple, tout comme la prise en charge de ce fléau, qui s’organise à plusieurs échelles.

Cannabis : les professionnels favorables (sans plébiscite) à la contraventionnalisation de sa consommation

Paris, le lundi 21 août 2017 – Suggérée par de nombreuses instances, y compris certaines  opposées à toute idée de légalisation de l’usage du cannabis, la contraventionnalisation de la consommation de cette substance devrait s’imposer en France dans quelques mois. Dès son arrivée place Beauvau, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a en effet affiché sa volonté de mettre en œuvre la volonté du Président de la République, Emmanuel Macron sur ce point. Après les premières déclarations du printemps, une mission d’information a été installée à l’Assemblée nationale au début du mois d’aout et le gouvernement espère l’adoption d’une loi avant la fin de l’année.

Débat sur le JIM !

Nous l’avons constaté dans les colonnes du JIM, la contraventionnalisation ne fait pas l’unanimité chez les experts. Le professeur Jean Costentin et le docteur William Lowenstein se sont ainsi affrontées par interviews vidéos interposées sur le JIM pour qualifier cette innovation. Quand le premier considère cette évolution de la réglementation comme un signe potentiellement dangereux et contre-productif, le docteur William Lowenstein préfère saluer ce premier pas et espère que cette volonté affichée du gouvernement d’agir dans ce domaine se confirmera.

Dépénalisation non, contraventionnalisation pourquoi pas !

Au-delà des positions très tranchées de ces deux spécialistes, les professionnels de santé observent une certaine retenue en la matière. Ces dernières années ont été marquées par un durcissement de la position des professionnels vis-à-vis de la dépénalisation du  cannabis, évolutions probablement en partie liées au renforcement des connaissances sur la dangerosité de cette substance pour le cerveau.

Sondage réalisé par le Journal international de médecine du 25 juin au 10 juillet 2017

Il apparaît aujourd’hui que les soignants sont désormais très majoritairement hostiles à l’idée d’un statut juridique qui pourrait contribuer à une augmentation de la consommation. Néanmoins, la contraventionnalisation recueille une adhésion majoritaire : selon un sondage réalisé sur notre site du 25 juin au 10 juillet, 51 % des professionnels de santé sont favorables à la contraventionnalisation. L’opposition totale à ce changement n’est affirmée que par 42 % des personnes interrogées, tandis que l’indécision concerne 7 % de professionnels, qui doivent considérer comme difficile d’évaluer par avance les conséquences de cette évolution législative .

Toucher au porte-monnaie : un argument de poids !

Le principal effet devrait concerner les forces de l’ordre, qui bien que généralement hostiles à l’idée d’une dépénalisation, soutiennent la contraventionnalisation, promesse d’un allégement de leur activité procédurière, ce qui permettra de recentrer leurs efforts sur la lutte contre le trafic. Beaucoup a de fait été dit sur le caractère particulièrement « chronophage » de l’application de la loi actuelle.

Concernant l’impact psychologique sur le consommateur, à l’heure où des peines d’emprisonnement sont rarement prononcées, beaucoup estiment que l’obligation de s’acquitter sur le champ d’une importante amende pourrait avoir des effets positifs. « Il serait beaucoup plus efficace vis-à-vis du consommateur, comme pour le policier, de faire payer une grosse amende tout de suite, plutôt que de renvoyer à un hypothétique procès » défendait l’année dernière Christophe Rouget, du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, cité par la Croix.

Cet argument séduit également ceux que la question du statut juridique du cannabis intéresse d’abord au regard de la santé publique. Il pourrait ainsi être apprécié par les professionnels de santé ayant répondu à notre sondage. La courte majorité obtenue témoigne cependant de la persistance d’interrogations, non seulement sur les réelles conséquences de la mesure (le risque d’une augmentation de la consommation, que l’allègement des peines banaliserait, est avancé par certains), mais aussi sur les modalités de son application. Les acteurs de la lutte contre les drogues espèrent en effet que l’action du gouvernement face au cannabis ne se résumera pas à cette mesure d’ordre réglementaire, mais concernera plus certainement la santé

Aurélie Haroche http://JIM.fr

Si vous êtes abonné à JIM.fr regardez :

Contraventionnalisation du cannabis : une fausse bonne idée ! Interview vidéo du Pr Costentin

L’exposition prénatale à l’alcool favorise le risque d’addiction

La connaissance des effets de la consommation d’alcool au cours d’une grossesse ne date pas d’hier. En effet, déjà dans la Bible, on pouvait lire « tu vas concevoir et porter un fils : maintenant ne bois pas de vin ou de boissons fortes ». Et, l’un des nombreux dangers associés à l’exposition alcoolique prénatale est un risque accru d’addiction.

Effets de l'alcool prénatal sur le futur enfant

Grossesse et alcool ne font pas bon ménage

Les Français, mauvais élèves

En France, la notion de dangers lors de la consommation de boissons alcoolisées pendant une grossesse reste floue. Ainsi, une enquête de l’Inpes en 2015 laisse transparaître le manque de connaissances des Français concernant les risques d’une alcoolisation prénatale. Seulement 25% des personnes interrogés affirmaient que toute consommation d’alcool pendant la grossesse comporte un risque pour le futur enfant. Cependant, la majorité des participants avaient conscience que le risque pour l’enfant existe pour une alcoolisation excessive. Près de 37 % affirmaient que le danger est présent uniquement dans les cas où la consommation quotidienne.

Finalement, le message important est que les connaissances scientifiques actuelles ne permettant pas de déterminer une quantité d’alcool sans risque pour l’enfant. Ainsi, par principe de précaution, l’abstention est de mise. Il est conseillé aux femmes enceintes de ne pas consommer d’alcool tout au long de la grossesse.

Les dangers encourus par l’enfant

Les effets causés par l’alcoolisation fœtale sont nombreux, très divers et certainement sous-diagnostiqués. Ces troubles vont de la forme la plus classique, mais aussi la plus grave appelée « le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale » (SAF) à des formes incomplètes se manifestant par des difficultés d’apprentissage avec ou sans problème d’adaptation sociale.

Le SAF comprend :

  1. Une dysmorphie faciale (une distance raccourcie entre le coin interne et le coin externe de l’œil, amincissement de la lèvre supérieure et un sillon naso-labial allongé et lisse) ;
  2. Un retard de croissance ;
  3. Des troubles du développement neurologique se manifestant parfois par un retard mental, et le plus souvent par des difficultés d’apprentissage et des troubles sensoriels, du langage, du comportement, de l’insertion sociale, d’adaptation, etc.

Cependant, la forme la plus fréquente se traduit par des troubles neuro développementaux, un échec scolaire, de la délinquance et la consommation de produits dangereux.

Consommation prénatale d’alcool et addiction : le lien dévoilé

L’une des conséquences observables d’une exposition prénatale à l’alcool est le risque accru de développer une addiction dans le restant de la vie. Des chercheurs américains se sont attachés à découvrir la raison de ce lien entre alcool et addiction.

Avant toute chose, il convient de revenir rapidement sur les mécanismes cérébraux mis en jeu dans une addiction. Tout se déroule au niveau du « circuit de la récompense » qui va être sur-stimulé par les drogues. Le circuit de la récompense est un groupement de neurones dans le cerveau responsable des sensations de plaisir. Et, le messager chimique entre les divers neurones le constituant est la dopamine. Les drogues vont augmenter la quantité de ce messager (ou plus scientifiquement neurotransmetteur) au niveau du circuit de la récompense créant ainsi une sensation de plaisir intense que la personne va donc naturellement chercher à retrouver par la suite.

Le chercheur Roh-Yu Shen, soutenu par le NIH (National Institute of health) et le NIAAA (National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism) a réussi à répondre à la question : pourquoi l’exposition prénatale à l’alcool augmente-t-elle la probabilité de développer une addiction par la suite ?

La clé du mystère semble liée aux endocannabinoïdes, des substances chimiques produites par le cerveau. Les endocannabinoïdes jouent un rôle important au niveau d’une zone particulière du cerveau (Aire tegmentale ventrale, ATV) où ils vont affaiblir les neurones à dopamine dits « excitateurs » du circuit de la récompense.

Lorsque le cerveau du fœtus a été exposé à l’alcool, les endocannabinoïdes ont un effet réduit (par rapport à un cerveau qui n’a pas été exposé) sur les neurones à dopamine impliqués dans les comportements d’addiction. La conséquence de cette modification est que les neurones à dopamine présents dans le cerveau deviennent plus sensibles aux effets de la drogue. En effet, ces derniers perdent l’habitude d’être affaiblis et vont au contraire se renforcer. Cette plus grande sensibilité, implique une quantité moindre de substance pour développer une dépendance.

Les scientifiques précisent que comprendre le rôle que les endocannabinoïdes jouent dans l’augmentation de la sensibilité du cerveau aux addictions, c’est être capable de développer de nouvelles thérapies pour lutter contre leurs effets. On peut ainsi espérer, voir arriver très prochainement de nouvelles armes pour lutter contre les addictions.

Source

Les décès par surdose par le Pr JP Goullé

En Europe, on dénombre chaque année  6 200 décès par sur dose de drogue. Ils représentent 3,4 % des décès chez les 15-39 ans, parmi lesquels les opioïdes sont responsables de 66 %des surdoses mortelles 

En France, le dispositif DRAMES (Décès en Relation avec l’Abus de Médicaments et de Substances), qui n’a pas vocation à être totalement exhaustif, renseigne de manière détaillée sur les substances impliquées dans les décès liés à l’usage abusif de substances psychoactives

En 2013, parmi les opioïdes, seuls ou en association, la méthadone est
mise en cause dans 39 %des décès, l’héroïne avec 57 décès, soit un par semaine, dans 19 % des cas et la buprénorphine dans 16 % des issues fatales. Le cannabis est impliqué dans une part plus grande de décès que la cocaïne (11 % versus 9 %) (ANSM, 2015).

Le signalement des décès par cannabis est de plus en plus important du fait d’une sensibilisation des experts à la toxicité cardiovasculaire du cannabis
(infarctus, accident vasculaire cérébral) [20].

Référence 20 :
[20] Conséquences sanitaires. Rapport national 2015 à l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies par le point focal français du réseau REITOX (réseau européen d’information sur les drogues et toxicomanies). 2015;26 pp.

Mon avis sur les dangers du cannabis

LOUISE DESCHÂTELETS

Vendredi, 7 juillet 2017

Je suis effrayé par la dangereuse banalisation du cannabis que risque d’engendrer le gouvernement Trudeau en légalisant cette substance. Le milieu médical est d’ailleurs inquiet des répercussions que ça aura pour les adolescents, les universitaires et la société en général. L’image du « vieux pot inoffensif » qu’on tente de nous faire entrer dans la tête avec cette loi est fausse.

Ça fait longtemps que le pot consommé dans la jeunesse des baby- boomer n’existe plus. Celui qui est sur le marché de nos jours a une teneur en THC (élément actif du cannabis qui agit primitivement sur deux récepteurs chimiques du cerveau) qui a explosé au cours des quarante dernières années, passant de 1à 3% en 1970, à 8 à 35%. Pour les adolescents dont le cerveau est en développement, avez-vous idée de ce que ça peut faire?

Nos jeunes canadiens de 15 à 25 ans sont en voie de devenir parmi les plus gros consommateurs de cannabis au monde. Et je ne vous parle pas du cannabis de synthèse, une dangereuse imitation contenant des additifs plus puissants et encore plus dommageables.

Selon certains scientifiques, les consommateurs réguliers de cannabis peuvent perdre jusqu’à 8% de leur quotient intellectuel. Et 25% d’entre eux, soit un jeune sur quatre, vont devenir dépendant à l’âge adulte. Sans parler des effets sur la mémoire et l’intelligence, ainsi que des effets néfastes sur les émotions et le construction des souvenirs.

À long terme, la prise de cannabis affecte la prise de décision, nuit à la concentration, affecte la capacité de penser, cause des pertes de mémoire et des troubles psychotiques, dont la schizophrénie. Et tout ça pour remplir les coffres de l’état avec les taxes qui seront perçues.

Source