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Beaucoup plus fort en THC, le nouveau cannabis accroît le risque de dépendance

Plus chargé en THC, la molécule à l’origine des effets psychotropes, le cannabis en circulation évolue, et les drogues de synthèse se développent. Plusieurs agences régionales de santé s’inquiètent.

C’est une évolution qui s’est faite à bas bruit et qui commence à inquiéter les autorités sanitaires. La litanie des annonces de saisie de cannabis en France masque une autre réalité : la hausse très significative du THC – le tétrahydrocannabinol, la molécule à l’origine des effets psychotropes –, ainsi que la poursuite de l’expansion des produits de synthèse. Plusieurs agences régionales de santé (ARS) ont tiré la sonnette d’alarme, ces derniers mois. Ces produits entraînent un risque de dépendance accru et leurs effets peuvent, dans certains cas, entraîner une hospitalisation.

Selon les chiffres du service national de la police technique et scientifique (PTS), le taux moyen de THC dans la résine de cannabis saisie par les services répressifs a triplé en vingt ans. « Jusqu’aux années 2000, celui-ci tournait entre 6 % et 8 % », explique Céline C., experte juridique en produits stupéfiants, ingénieure et chef de la section stupéfiants du laboratoire de police scientifique de Lyon. Il a ensuite progressé doucement jusqu’à l’année 2010, « qui est une année charnière ».

Depuis, la concentration de THC dans la résine de cannabis a bondi de 11 % en moyenne, à « 28 % en 2019 ». Il arrive parfois que les services de la police scientifique détectent des taux grimpant jusqu’à 50 %, voire plus, pour du cannabis présenté sous une autre forme dans le produit final. C’est le cas par exemple du BHO, pour « butane hash oil », qui consiste à extraire de l’herbe de cannabis avec du gaz butane, une huile très pure pouvant atteindre 80 % de THC.

Une pureté recherchée par les trafiquants


Plus récemment, la PTS a même analysé un gel de cannabis, contenu dans une petite seringue en plastique, atteignant 91 % de THC. Une pureté désormais recherchée par les trafiquants, du producteur au vendeur, qui s’adaptent comme toute autre entreprise à une demande allant dans ce sens. Ils ont modifié leur mode de production en sélectionnant les graines, à dessein.

Il n’est plus rare désormais de lire sur les réseaux sociaux, Snapchat pour l’essentiel, des annonces de dealeurs promouvant l’arrivée récente de tel ou tel produit baptisé, par exemple, triple frappe ou « frappe trois fois filtrée », et mis en avant pour sa puissance psychoactive. L’herbe de cannabis serait pour sa part moins concernée par cette hausse de THC. Avant 2000, son taux de THC était de 4 % en moyenne et tourne entre 10 % et 13 % ces dernières années, note la PTS.

L’expérimentation du cannabis médical en France commence


Parallèlement à l’augmentation du taux de THC dans le cannabis, une autre tendance préoccupe les professionnels de santé : la diffusion croissante de drogues de synthèse. Ces molécules synthétiques imitent et amplifient les effets de certains produits.

A l’automne 2020, l’alerte est d’abord venue du centre d’addictovigilance de Marseille et de l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). En décembre, le centre d’addictovigilance de Bordeaux et l’ARS Nouvelle-Aquitaine ont emboîté le pas. En cause : les réactions inhabituelles observées chez plusieurs consommateurs de cannabis. A Marseille, des clients réguliers, pensant avoir acheté de l’herbe classique – composée de THC et de cannabidiol (une autre molécule contenue dans la plante) –, se sont retrouvés en sueur, fiévreux, pris de vertiges et de tremblements, de nausées, voire de vomissements. A Bordeaux, plusieurs mineurs ont dû être hospitalisés.

Les pharmacologues du centre d’addictovigilance de Marseille effectuent alors des investigations. Aucune trace de THC n’est repérée dans les analyses. En revanche, sont détectés du CBD et, plus inquiétant, un cannabinoïde de synthèse au nom barbare, le « MDMB-4en-Pinaca ». Le même élément sera retrouvé chez les adolescents bordelais. Il s’agit d’une molécule produite par des laboratoires clandestins, censée reproduire les effets du THC. Se présentant sous forme de poudre, elle est généralement vaporisée directement sur les résidus végétaux ou intégrée à des produits destinés à être vapotés. Dans le cas marseillais, elle avait été pulvérisée sur des têtes de cannabis au CBD, à l’insu des consommateurs.

« Il s’agit de substances qui, pour des doses largement inférieures, sont beaucoup plus fortes. C’est le cannabis puissance 100 », alerte Joëlle Micallef
Si cette molécule agit dans le cerveau sur les mêmes récepteurs que le THC, « ce n’est pas juste le Canada Dry du cannabis, alerte la docteure Joëlle Micallef, présidente du Réseau français d’addictovigilance et directrice du centre PACA. Il s’agit de substances qui, pour des doses largement inférieures, sont beaucoup plus fortes. C’est le cannabis puissance 100. » En fonction du dosage, particulièrement difficile à maîtriser, les conséquences sont variables : malaise, vertige, tachycardie, bad trip, agressivité, voire, dans les cas les plus sévères, AVC, infarctus, jusqu’au décès.

En 2019 et 2020, ce sont douze cas de décès liés à la consommation de MDMB-4en-Pinaca qui ont été déclarés à l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, dont huit en Hongrie, trois au Royaume-Uni et un en Suède. « Dans chaque cas, d’autres substances psychoactives avaient été identifiées », précise la direction générale de la santé (DGS). Le produit a été détecté sur le marché européen en 2017. « Sa présence est signalée en hausse entre début 2019 et fin 2020 dans vingt et un Etats de l’Union européenne, la Turquie et la Norvège », indique la DGS.


En France, c’est à Mayotte et à La Réunion que la molécule a été identifiée pour la première fois. On y consomme de la « chimique », soit des cigarettes remplies de tabac et imprégnées d’un, voire plusieurs cannabinoïdes de synthèse. Le MDMB-4en-Pinaca circule désormais plus largement sur le territoire. Entre septembre et décembre 2020, le système national d’identification des substances et des toxiques (Sintes) l’a identifié dans treize collectes d’échantillon d’herbe. S’y ajoutent huit cas de forte suspicion.

Concernant 2021, au 3 février, il avait déjà été identifié dans vingt et une autres collectes. Sont concernées les régions Bretagne, Bourgogne, Centre, Hauts-de-France, Ile-de-France, Nouvelle-Aquitaine, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes. « La hausse des signalements, constatée début 2021, reste difficile à interpréter et peut révéler une forte réactivité du réseau Sintes autant qu’une diffusion accélérée du produit sur le territoire », indique la DGS.

« Au regard des seules informations disponibles à ce jour, l’annonce de la circulation de ces produits doit demeurer circonstanciée, rapporte l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans un document du 5 février 2021. Il n’existe actuellement pas d’éléments permettant d’évaluer la proportion de produits de ce type circulant en France. » En outre, l’OFDT précise : « Il faut différencier ce phénomène de la survenue d’effets inattendus/indésirables découlant de la consommation de cannabis à forte teneur, dont la présence s’accroît depuis plusieurs années. Seule l’analyse de la composition des produits consommés peut en déterminer la nature. »

« Ce qui nous alerte, c’est la tendance évolutive »


Pour la docteure Micallef, il ne faut pas s’arrêter au nombre de cas identifiés. Car la plupart des consommateurs passent sous les radars. Pour analyser les produits, encore faut-il que les personnes arrivent à l’hôpital ou soient repérées par les professionnels de santé. Encore faut-il, également, que des analyses soient réalisées, que des liens de cause à effet soient déterminés ou que le produit soit collecté. « Quand on a cinq cas, c’est qu’en réalité on en a cinq cents, rapporte la professeure. Ce qui nous alerte, c’est la tendance évolutive. Quand on voit que les cas augmentent, que le produit arrive dans différentes régions, qu’il touche tout type de public, c’est plus important qu’un chiffre. Pour nous, il ne manque rien pour faire une sensibilisation nationale sur le sujet. »

Les cannabinoïdes de synthèse ne sont pas nouveaux. Ils appartiennent plus largement aux « nouveaux produits de synthèse », identifiés au niveau mondial au début des années 2000. Ces produits, néanmoins, connaissent « une dynamique soutenue de production et de diffusion, à partir de laboratoires chinois principalement », explique la DGS. De nouvelles molécules, pour la plupart issues de la recherche scientifique, sont mises sur le marché régulièrement, afin d’échapper à la loi sur les stupéfiants.

En Europe, les premiers cannabinoïdes de synthèse ont été détectés en 2008, en Allemagne et en Autriche, dans des produits vendus sous le nom de « Spice ». « C’était un mélange de plantes, commercialisé sur Internet comme de l’encens, mais qui était en fait fumé, explique Reynald Le Boisselier, directeur du centre d’addictovigilance de Caen. Aujourd’hui, les molécules sont plus puissantes, et on observe une diversification des usages. » En France, entre 2008 et 2017, soixante-huit cannabinoïdes de synthèse ont été identifiés, d’après l’OFDT.

« Toute une série d’effets qu’on ne connaît pas »


Dans la région de Caen, le phénomène est devenu visible en 2018. Plusieurs dizaines de lycéens ont développé des effets indésirables après avoir vapoté un e-liquide appelé « Pète ton crâne ». Des cannabinoïdes de synthèse y étaient incorporés. « Ces substances n’ont pas eu d’études cliniques poussées. Il y a toute une série d’effets qu’on ne connaît pas, notamment chez des personnes très jeunes, qui n’ont pas d’antériorité médicale et dont on ne connaît pas les fragilités individuelles », alerte le professeur Le Boisselier. « Il y a une volonté de faire goûter et de diffuser ces produits, souligne la docteure Micallef. Le marketing de certains sites est travaillé, ils surfent sur certains effets de mode comme le vapotage, moins stigmatisant. »

Toutefois, de façon contre-intuitive, d’après les chiffres de l’OFDT, et bien qu’il soit encore trop tôt pour mesurer l’impact des confinements successifs, l’usage de cannabis chez les adolescents a observé une tendance à la baisse jusqu’en 2017. Cette année-là, 39 % des jeunes de 17 ans déclaraient en avoir déjà fumé ; ils étaient 50 % en 2002. Toujours d’après l’OFDT, en 2017, près de 4 % des jeunes de 17 ans déclaraient « avoir déjà consommé un produit imitant les effets d’une drogue ».

Néanmoins, face à du cannabis « plus chargé » et à des drogues de synthèse plus puissantes, le potentiel de dépendance et les risques augmentent. « On a vu les cas compliqués se multiplier », observe la docteure Micallef. « La pratique est tellement répandue que ceux qui essayent de se sevrer, à moins de s’isoler complètement des copains, ont du mal », rapporte Emmanuelle Peyret, addictologue à l’hôpital pour enfants Robert-Debré, qui ajoute : « Ils se tournent aussi vers des choses beaucoup plus dures, tous les dérivés d’opiacés qui se trouvent dans la pharmacie des parents. On a de plus en plus de situations inquiétantes. »

L’alcool : étude de marché et de développement avec prévision de croissance jusqu’en 2030

ETUDE PAYANTE

L’étude de marché L’alcool comprend des informations principales sur le produit telles que la portée, la segmentation et la perspective. De même, il comprend les statistiques de l’offre et de la demande, la viabilité des investissements et les segments qui limitent la croissance d’une industrie. Il fournit spécifiquement L’alcool la demande de produits, les procédures annuelles et la phase de croissance de l’industrie. La zone de marché attendue de L’alcool, ainsi que celles fournies, aide les principaux fournisseurs, décideurs et professionnels à  ……CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

Les cannabidioties qui ont trompé l’opinion

par le Professeur Costentin

Fin mars, l’OMS a retiré le cannabis du tableau des drogues les plus nocives, où il figurait depuis 1961.

Les 53 pays membres ont donc ouvert la voie à la reconnaissance de ses vertus thérapeutiques. Il est vrai que le cannabis est, depuis longtemps, l’objet de manipulations par ceux qui militent pour sa légalisation. Évoquons, pour les contredire, quelques-unes de leurs entourloupes.

« La loi de 1970 qui le prohibe est obsolète »

Le temps ne conduit pas inéluctablement à l’obsolescence, les données sur cette drogue ont confirmé les dangers pressentis et en ont révélé d’autres, encore plus graves.

« Cannabis = jeunesse = liberté »

Enlevant dans cette équation le terme jeunesse, apparaît l’égalité idiote entre cannabis (drogue, assujettissement) et liberté ; 1.300.000 Français, jeunes en majorité, se sont fait passer les menottes du cannabis, annonçant pour certains la camisole.

« Le cannabis, lui, ne tue pas »

Qu’à la différence de l’héroïne des doses élevées de cannabis ne soient pas létales ne permet pas de conclure à son innocuité. Sa toxicité l’emporte sur celle du tabac souvent associé, avec une toxicité physique intrinsèque (infarctus du myocarde, AVC, cancer du testicule…) et surtout psychique (ivresse, désinhibition avec prise de risques sur la route, au travail, auto– ou hétéro-agressivité, dépressions et suicides, schizophrénie comportant 10 % de morts violentes, incitation à l’adjonction d’autres drogues (dont l’héroïne et ses overdoses)…

« Aux vieux l’alcool, aux jeunes le cannabis »

Le cannabis incite à la consommation d’alcool ; leur usage simultané est source d’accidents routiers et professionnels. La consommation de cannabis explose chez les jeunes ; 20 % d’entre eux en sont dépendants, parfois dès le collège. Drogue de la crétinisation, à l’âge des activités éducatives ; inducteur d’anxiété, de dépression, de schizophrénie, de consommation d’autres drogues. Les futurs parents en puissance devraient savoir (mais qui le leur dit ?) que son THC imprime des marques épigénétiques sur leurs gamètes, faisant transmettre à leur progéniture une vulnérabilité aux toxicomanies et à différents troubles psychiatriques.

« Légaliser le cannabis fera disparaître trafics et dealers »

Les trafics de drogues et leurs violences gangrènent notre nation. Ils survivront à la légalisation du cannabis par la vente, à plus bas prix que le cannabis « de régie », de produits plus fortement dosés en THC et par la proposition d’autres drogues.

« Légaliser le cannabis permettra d’engranger des taxes »

L’apport au budget de taxes prélevées sur le cannabis fait rêver les contribuables ignorant que celles sur le tabac et l’alcool ne couvrent pas la moitié des dépenses de santé qu’ils induisent. Pour un dollar qu’encaisse l’État du Colorado ayant légalisé le cannabis, il doit en débourser quatre pour couvrir les dépenses entraînées par cette drogue (santé mentale, physique, accidents, frais de justice…), sans compter l’incurie des consommateurs qui, de contribuables qu’ils devraient être, deviennent des assistés sociaux.

« Chacun mène sa vie comme il l’entend »

Oui, au cœur de l’Amazonie ; mais en société, ça ne devrait pas être aux frais de la collectivité. Si l’on est dangereux pour soi, ce doit être à ses frais, en prenant soin de ne pas l’être pour autrui ; en n’hybridant pas à sa convenance libéralisme et socialisme, sur le mode « le plaisir c’est tout pour moi, et ce qu’il en coûte c’est pour l’État ».

« La légalisation permettrait de faire une réelle prévention »

Les non-fumeurs de cannabis justifient leur abstention par sa toxicité (60 %) ou par son interdiction (40 %). Une légalisation fera penser aux premiers que ça n’est pas très dangereux et aux autres qu’ils n’ont plus le devoir d’y renoncer.

Vingt ans de prévention auprès des collégiens et lycéens m’ont convaincu qu’une légalisation multiplierait les consommateurs et rendrait plus difficiles les actions de prévention. L’Éducation nationale, très défaillante, en étant encore au stade des « expérimentations »…

« Le cannabis récréatif »

Il est urgent de déciller les yeux de ceux que ces formules ont dupés avec cette tromperie suprême des députés Jean-Baptiste Moreau et Caroline Janvier, de LREM, ainsi que Robin Reda (LR), à la proue de sa légalisation. Leur « récré », avec ce cannabis, se terminera tragiquement. Retenons leurs noms.

Source

Attention à (l’abus) l’alcool

Cet effet n’est pas valable que sur les chats !

Ethylotest

EN SAVOIR PLUS

Au Maroc, les doutes des petites mains du cannabis …

photo  mohamed merghou et wadie zoujami, deux cultivateurs de cannabis du rif. illégale, la production est dans les faits tolérée par les autorités, mais les profits vont davantage dans les poches des trafiquants et des grossistes que des paysans.

La prochaine légalisation de la production à usage thérapeutique pourrait sortir de « la zone grise » des milliers de cultivateurs. Mais vont-ils vraiment y gagner au change ?

La neige tombe en cette fin mars sur les hauteurs du Rif qui, aux beaux jours, se couvriront de plants de cannabis. Engoncé dans son manteau, Mohamed Merghou est pensif. Que va devenir Beni Mansour, son village, haut-lieu de la culture du kif comme on l’appelle au Maroc, après

Attention à l’abus d’alcool ?

NON : ATTENTION A L’ALCOOL

Voici la bande annonce . Pour voir l’émission cliquez sur

https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/2344391-alcool-les-strategies-pour-nous-faire-boire.html

“Cash Investigation” « Alcool : les stratégies pour nous faire boire », jeudi 1er avril sur France 2

Jeudi 1er avril à 21:05, Elise Lucet présentera sur France 2 un nouveau numéro du magazine “Cash Investigation” qui sera consacré à l’alcool et aux stratégie pour nous en faire boire.

S’attabler à une terrasse de café pour boire un petit verre, beaucoup d’entre nous en rêvent !

Pourtant l’épidémie de la Covid 19 n’a pas fait baisser notre consommation d’alcool. Les ventes en ligne ont augmenté de 40 % en 2020. Une aubaine pour les fabricants et notamment notre champion français, le groupe Pernod-Ricard qui, avec ses 32 marques, réalise en 2020 un chiffre d’affaires de plus de 8 milliards d’euros.

Plusieurs anciens commerciaux de la marque Ricard se sont confiés à LIRE LA SUITE

Combien de temps faut-il pour se sevrer de l’alcool ?

Par Marie Desange -19 mars 2021

Lorsqu’une personne est dépendante de l’alcool, ne pas boire est un vrai défi. Une désintoxication à l’alcool se produit lorsqu’une personne cesse de boire et que l’alcool commence à quitter son organisme. Mais combien de temps dure le processus de désintoxication ?

Pendant le sevrage, on peut développer plusieurs symptômes . Dans certains cas, les symptômes peuvent mettre la vie en danger. Lorsqu’une personne est prête à arrêter de boire, elle doit envisager de demander une aide professionnelle pour réduire l’intensité des symptômes. Nous abordons également les signes de dépendance, certains symptômes de sevrage auxquels une personne peut s’attendre lors d’une désintoxication, et la façon de traiter ces symptômes.

Combien de temps cela prend-il pour se sevrer de l’alcool?

Les symptômes de sevrage alcoolique de stade 1 peuvent inclure l’anxiété, l’insomnie et les nausées.
La désintoxication initiale prend environ une semaine. Cependant, une personne peut trouver que ses symptômes continuent pendant plus longtemps. Dans la plupart des cas, on peut s’attendre à la chronologie suivante :

Environ 8 heures après le dernier verre, la phase initiale des symptômes de sevrage commence.
– Après environ 24 à 72 heures, les symptômes atteignent généralement leur maximum.
– environ 5 à 7 jours après , les symptômes peuvent diminuer en intensité.
– Après la première semaine, certains effets secondaires, en particulier les effets psychologiques, peuvent persister.

Symptômes de sevrage

Les symptômes de sevrage de l’alcool se produisent généralement en trois étapes :

Phase 1 : Les premiers symptômes, qui comprennent les nausées, l’anxiété, l’insomnie et les douleurs abdominales, ont tendance à apparaître dans les 8 heures suivant le dernier verre.
Étape 2 : Les symptômes peuvent inclure l’hypertension artérielle, une augmentation de la température corporelle, un rythme cardiaque anormal et la confusion. Ces symptômes commencent généralement 24 à 72 heures après le dernier verre.
Stade 3 : Les symptômes commencent généralement 2 à 4 jours après le dernier verre et peuvent inclure de la fièvre, des crises, des hallucinations et de l’agitation.
Au fur et à mesure que l’alcool quitte l’organisme, la personne devrait commencer à remarquer une diminution des symptômes. La plupart des gens ont tendance à constater une réduction des symptômes dans les 5 à 7 jours.

En plus des symptômes physiques, une personne ressentira probablement des effets secondaires psychologiques, comme des envies d’alcool ou de l’anxiété. Enfin, il est important de noter que, dans certains cas, le sevrage alcoolique peut entraîner des symptômes mettant la vie en danger. Une personne en sevrage peut souffrir du syndrome de sevrage alcoolique, qu’elle ait bu pendant des semaines, des mois ou des années.

Le syndrome de sevrage peut être dangereux, en particulier si la personne souffre d’hallucinations ou de crises graves. C’est pourquoi il est conseillé de se rendre dans un centre de désintoxication, où le personnel peut aider à surveiller l’aggravation des symptômes.

Traitement lors du sevrage

Lorsque la désintoxication a lieu dans un centre médical, les professionnels de la santé utilisent souvent des médicaments pour traiter les symptômes du sevrage. Les médecins peuvent prescrire des benzodiazépines pour gérer les crises et autres symptômes de sevrage de l’alcool.

Dans un centre de désintoxication, l’équipe soignante surveillera la température corporelle, la pression sanguine et la respiration de la personne. En amont,  une personne peut choisir de réduire progressivement sa consommation d’alcool sur plusieurs semaines. Dans ce cas, la personne doit travailler avec un médecin pour élaborer un programme qu’elle peut suivre en toute sécurité pour réduire sa dépendance.

Si une personne se désintoxique lentement, elle peut être en mesure d’éviter les symptômes du sevrage alcoolique. Un médecin peut également recommander certains changements alimentaires ou des suppléments, comme les vitamines B-1 (thiamine) et B-9 (acide folique), pour aider l’organisme à faire face à la diminution de la consommation d’alcool.

Signes de la dépendance à l’alcool

Comme pour les autres dépendances, la dépendance à l’alcool peut avoir des effets négatifs sur la vie d’une personne.

Les signes de la dépendance à l’alcool varient d’une personne à l’autre, mais ils peuvent inclure les éléments suivants:

– boire en cachette ou seul
– perte de mémoire à court terme
– se trouver des excuses pour boire, par exemple en disant que c’est pour gérer le stress ou pour se détendre
– irritabilité
– des sautes d’humeur extrêmes
– changer d’apparence ou d’amis
– préférer la boisson aux obligations ou aux responsabilités
– sensation de gueule de bois, même si vous ne buvez pas
– isolement des amis et des membres de la famille

Tout le monde peut développer un trouble lié à l’alcool. Il est important de demander de l’aide si l’on pense que l’on devient dépendant de l’alcool.

Quand demander de l’aide

On doit chercher de l’aide si on remarque que soi-même ou un de ses proches présente des symptômes de trouble de la consommation d’alcool. Demander de l’aide peut être un défi pour la personne qui lutte contre la dépendance. Les proches et les amis peuvent aider en faisant savoir à la personne qu’elle n’est pas seule dans sa lutte.

Si vous avez des doutes sur votre lien à l’alcool, répondez à ces quelques questions:

– Avez-vous déjà eu l’impression que vous devriez réduire votre consommation d’alcool ?
– Les gens vous ont-ils agacé en critiquant votre consommation d’alcool ?
– Vous êtes-vous déjà senti mal ou coupable de votre consommation d’alcool ?
– Avez-vous déjà pris un verre le matin pour vous calmer ou pour surmonter une gueule de bois ?

Si vous répondez « oui » à l’une de ces questions. Dîtes le vous bien, c’est l’heure de vous faire aider.

Dans la plupart des cas, il faut environ une semaine pour se désintoxiquer de l’alcool. Une personne peut parfois devenir dépendante de l’alcool en quelques semaines, mais dans d’autres cas, cela peut prendre plusieurs années. Lorsqu’une personne décide d’arrêter de boire, elle doit envisager de demander une aide professionnelle. Cette aide peut prendre la forme d’une cure de désintoxication ou de l’aide de votre médecin traitant pour réduire progressivement votre consommation d’alcool pendant quelques semaines.

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