La Fédération des Syndicats Unifies de l’éducation et leurs n’importe quoi

par le Pr Jean  Costentin
> Quoi de plus important pour une centrale syndicale de l’éducation que de requérir la légalisation du cannabis. Elle n’a pas manqué d’ajouter : « encadrée »; comme on sait si bien le faire pour le tabac et ses 13 millions de fumeurs irrépressibles , ainsi que pour l’alcool avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants.
> Ces enseignants n’ont manifestement pas perçu (incompétence, coupable cécité ?) la plus grande précocité des premiers usages du cannabis (dès le collège, à partir de 12 ans).
> La FSU se rassure sur l’innocuité du cannabis dans ses relations avec la schizophrenie en excipant des propos d’un addictologue Brestois qui ignore , à l’évidence, l’énorme littérature médicale établissant, de façon irréfragable,  cette relation.
Pour l’information de la FSU, le mois précédent le moment où elle proférait cette énormité, une étude (Finlandaise) établissait qu’à partir de la consommation de 5 joints (en tout, et non pas par jour) l’incidence de la schizophrenie  croissait au cours de la période 15-30 ans.
On voudrait imaginer que leur revendication n’est pas en direction des élèves qui leur sont confiés, et qu’ils ont tant de mal à  éduquer, comme en atteste leur déplorable rang au classement international PISA des performances éducatives.
Certes, une consommation doublée, voire décuplée de cannabis permettrait à leurs adhérents de s’exonérer davantage de leur faillite éducative.
Cette revendication syndicale ne serait-elle destinée à satisfaire leurs adhérents consommateurs de ce cannabis, alors qu’il se dit qu’un certain nombre d’entre eux s’adonneraient à cette drogue crétinisante ; en l’occurrence cretinisante pour eux-même  et pour leurs élèves.
Face à cette scandaleuse déclaration on est incité à demander que soit complétée la loi sur l’enseignement jusqu’à l’âge de 16 ans, afin qu’elle stipule que l’ enseignement soit dispensé par des enseignants et pour des élèves indemnes d’intoxication cannabique; ce que des contrôles réguliers permettront de vérifier; sachant maintenant qu’on ne doit pas compter sur la FSU pour y veiller.
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Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels dans les Etats de Washington et du Colorado

Pr J.-P. Goullé
Un rapport de 9 pages tire la sonnette d’alarme concernant la conduite sous l’influence de drogues aux États-Unis. Il considère qu’elle constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique 

Lire la suite en cliquant sur CNPERT lettre N°55

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE

23.000 jeunes de moins de 16 ans consomment de la drogue !

L’Algérie fait face un énorme problème de trafic et de consommation de drogue. Voisine à l’un des plus gros producteurs de kif, elle reste menacée au quotidien par le trafic qui se chiffre en dizaines de quintaux et une forte consommation de ce poison par les jeunes, dont certains sont devenus si accrocs. Le dernier chiffre communiqué par un médecin spécialiste parle de 23.0000 jeunes de moins de 16 ans qui ont consommé de la drogue en 2017 !

Conformément à une résolution en date du 7 décembre 1987, l’Assemblée générale de l’organisation des Nations Unies a décidé de célébrer la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues  tous le 26  du mois de juin afin de consolider  l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues et ses multiples conséquences si nuisibles sur la sante et l’économie. Depuis, soutenue chaque année par la communauté internationale, cette journée a pour objectif de renforcer la sensibilisation au grand danger que sont les drogues illicites pour la société. A l’instar du reste des nations, l’Algérie a célébré ce jour particulier par l’organisation de campagnes de sensibilisation à travers les wilayas, sur les méfaits de ce fléau qui ravage de milliers de jeunes devenus des accros.
La consommation de la drogue est  devenue de plus en plus inquiétante  surtout en milieu de jeunes.  Les statistiques fournies, hier le mardi 26 Juin 2018 par  le docteur Youcef Terfaoui, médecin spécialiste des maladies non transmissibles, laissent prévoir une augmentation «sensible» du nombre de consommateurs ces dernières années.
En effet, ce médecin qui a était invité de l’émission «Kahwa ou Journane», de la chaine de télévision ‘’Ennahar’’, a révélé que le nombre de jeunes qui fréquentent les centres de prises en charge spécialisées de ce genre d’addiction, a pratiquement doublé en seulement cinq années.
Ainsi, le nombre de consommateurs de drogue qui était de 12.000 en 2012, est monté à 23.000 en 2017. Le médecin Youcef Terfaoui a précisé que les jeunes dont l’âge ne dépasse pas les 16 ans sont les plus grands consommateurs de différentes drogues et psychotropes.
Il a souligné justement que le cannabis et la drogue la plus consommée suivie des psychotropes et même de la cocaïne. Un constat qui confirme que l’Algérie tend à devenir un pays consommateur et non pas uniquement de transit de la drogue.
Les 701kg de cocaïnes interceptées récemment au port d’Oran et qui fait les choux gras des médias accréditent par ailleurs cette triste réalité. D’autres  chiffres rendus publics par  l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie dressent un tableau si sombre de l’amère situation vécue par le pays, plus 17 500 toxicomanes ont bénéficié d`une prise en charge médicale et thérapeutique au titre de l’année 2017. Sur ce nombre, plus du tiers sont des jeunes âgés de 26 à 35 ans. Selon le rapport de l’Office pour l’année 2017, la prise en charge des toxicomanes, pour soins et désintoxications, a concerné 16 218 personnes, bénéficiaires de consultations externes, 1177 autres en hospitalisation volontaire et enfin 172 toxicomanes ont fait l`objet d`injonctions thérapeutiques.
Autre chiffre qui mérite attention, sur le total des toxicomanes traités, 1 782 sont des femmes, contre 15 785 hommes (89,86%). Les statistiques ne prêtent pas à l’optimisme, puisque près de onze (11) tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie rien que pour les quatre premiers mois de l’année 2018.

Nouvelles substances psychoactives toxicomanogènes

Cet article est extrait de « L’Observatoire » , la lettre de l’Académie de pharmacie , que vous pouvez retrouver en cliquant dans la colonne de droite sur « ACADEMIE DE PHARMACIE »

Cliquez ici pour lire le document complet

Attention ! Toxicomanies exponentielles

Les nouvelles substances psychoactives toxicomanogènes, dont le nombre explose, sont particulièrement dangereuses du fait de leur teneur élevée en molécules actives et représentent une menace inédite mais grave pour la santé.

Outre un risque accru d’intoxications sérieuses, voire mortelles, des cas d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires cérébraux ont même été
signalés. Elles exercent principalement des effets stimulants sur le système nerveux central, euphorisants ou hallucinogènes, ou les deux à la fois. Leur prise est aussi associée à des comportements anormaux ou violents, mettant en danger l’utilisateur (désocialisation, automutilation, défenestration, surdose) et son environnement (agressivité, mise en danger d’autrui).

Dans son dernier rapport annuel , l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) s’alarme de cette récente prolifération portant leur nombre à plus de 620 en 2016 sur le marché européen. Avec une nouvelle drogue par semaine, la France n’échappe pas à ce nouveau phénomène inquiétant. Entre 2009 et 2016, plusieurs familles chimiques ont été identifiées:
169 cannabinoïdes de synthèse et 118 cathinones, 86 phényléthylamines, mais aussi au cours des cinq dernières années, 25 opioïdes de synthèse, dont 18 dérivés du fentanyl. En 2017, l’OEDT et l’Office européen de police ont publié des chiffres alarmants concernant le nombre de décès suite à cette consommation: 23 dus au furanylfentanyl et 1084 imputables à quatre cannabinoïdes de synthèse et à deux dérivés du fentanyl.

Non seulement ce relevé est loin d’être exhaustif en raison des multiples difficultés analytiques que posent ces molécules, mais il faut aussi tenir
compte du fait qu’elles sont plus addictogènes que les drogues illicites « traditionnelles».

Une urgence sanitaire?

Malgré une surveillance renforcée , l’OEDT se retrouve souvent démuni devant une demande accrue de la part de consommateurs à la recherche de sensations toujours plus fortes alors qu’il ne manque pas de chimistes véreux sur ce marché très lucratif et en pleine expansion. La criminalité organisée, qui a fait de ce trafic son activité principale, agit en toute impunité sur un cybermarché noir où il est désormais possible de se procurer ces nouvelles drogues très facilement et sans risque physique, ni pénal.

Le grand public doit être informé et des mesures s’imposent d’urgence pour enrayer ce phénomène avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Pierre GOULLÉ et Patrick MURA

Le cannabis altère le cerveau des ados

Par Pierre Kaldy le 23.06.2018 à 17h00

Alors que le Canada s’apprête à légaliser la consommation récréative de cannabis, une étude menée à Montréal vient confirmer le risque accru de troubles psychotiques chez les adolescents qui en consomment régulièrement.

Un homme fume de la marijuana

Un homme fume de la marijuana à Ottawa de la colline parlementaire à Ottawa le 20 avril 2017. Lars Hagberg / AFP

LARS HAGBERG / AFP

La consommation de cannabis précède les premiers troubles psychotiques chez l’adolescentconclut une vaste étude canadienne menée à Montréal (Canada). Pendant quatre ans, plus de 3 700 collégiens de 13 ans ont répondu à un questionnaire régulier sur les troubles de la pensée qu’ils pouvaient avoir et leur degré de consommation de la drogue. Une analyse statistique a permis de conclure que les symptômes psychotiques (entendre des voix ou voir des images, croire entendre les pensées des autres, etc.) apparaissaient en général après avoir pris l’habitude de fumer du cannabis, et augmentaient avec cet usage.

Un risque accru chez l’adolescent

Ce même type d’étude dite prospective, quand une population non sélectionnée est suivie sur plusieurs années, avait déjà permis d’établir la responsabilité directe du tabac dans le cancer du poumon en 1956. Plusieurs grandes enquêtes en Finlande et au Royaume-Uni ont récemment souligné le risque accru de symptômes psychotiques liés à la consommation de cannabis chez l’adolescent, âge où le cerveau est en plein remodelage et ses cellules particulièrement sensibles à la substance hallucinogène de la plante, le THC.

Au moment où le Canada s’apprête à légaliser la consommation récréative de cette drogue très lucrative dans le sillage de l’Uruguay et de huit États américains, les chercheurs concluent qu’une politique de prévention vis-à-vis des jeunes et des femmes enceintes devrait être mise en place.  » Il nous reste à construire une véritable politique de prévention à l’échelle du pays.  » insiste la responsable de l’étude Patricia Conrod.

Sciences et avenir

La cocaïne s’installe durablement en Europe

La « disponibilité » et la « pureté » de la cocaïne se sont accrues en Europe, où la production de drogues s’est intensifiée, s’inquiète l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), dans son rapport annuel publié ce 7 juin.

« Nous observons actuellement en Europe un accroissement de la production et de la disponibilité des drogues », constate Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour la Migration, les Affaires intérieures et la Citoyenneté, cité en préambule du rapport, soulignant que « le marché des drogues illicites est très dynamique et flexible, et dès lors d’autant plus dangereux ».

Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe, avec 17,2 millions de consommateurs âgés de 15 à 34 ans, l’OEDT tire la sonnette d’alarme cette année sur la « résurgence » de la cocaïne. Quelque 98.000 saisies de cette drogue produite à partir des feuilles de coca ont été réalisées en 2016 dans l’Union européenne, contre 90.000 en 2015, note le rapport, relevant que la pureté du produit, malgré un prix stable (60 à 70 euros le gramme), « a atteint son degré le plus élevé de la décennie », autour de 60% en moyenne.

A lire aussi : Cocaïne : toujours plus de ravages

Plus de 92 millions d’européens ont déjà exprimenté une drogue illicite

La cocaïne serait consommée par « 2,3 millions d’Européens », soit près de 2% des personnes âgées de 15 à 34 ans, selon l’OEDT, dont les travaux sont fondés sur des données collectées en 2016 ou l’année la plus récente disponible.

Les trafiquants de cette poudre blanche, importée en majorité d’Amérique latine, ont également adapté leurs circuits d’approvisionnement dans « le contexte d’un marché des drogues dynamique », note l’étude.  Ainsi, sur les 70,9 tonnes de cocaïne interceptées en 2016 (en légère hausse par rapport à 2015), 30 tonnes l’ont été dans la seule Belgique, dont les ports à conteneurs supplantent désormais ceux de l’Espagne (15,6 tonnes), jusqu’à présent le point d’entrée maritime historique de la cocaïne en Europe.

Augmentation de la prise en charge médicale des consommateurs

La plus grande circulation de cocaïne n’est pas sans conséquence sur la santé des consommateurs européens, dont 30.300 ont été admis en traitement pour la première fois en 2016, en hausse de près de 20% par rapport à 2014. « Ces évolutions montrent qu’il est de plus en plus important d’intervenir efficacement sur le plan de la prévention, du traitement et de la réduction des risques sanitaires pour les consommateurs de cocaïne », souligne le directeur de l’OEDT, Alexis Goosdeel, cité dans la synthèse du rapport.

Plus largement, l’OEDT observe avec inquiétude l’« augmentation de la production de drogue qui a désormais lieu en Europe », où « plus de 92 millions » de personnes âgées de 15 à 64 ans « ont déjà expérimenté une drogue illicite ». Ce phénomène s’explique, selon l’étude, par des soucis de commodités, de diminution des risques de détection aux frontières, de disponibilité et de moindre coût des produits chimiques nécessaires à la production.

De nouvelles méthodes de production de drogues illicites

Les trafiquants européens ne cessent également d’innover leurs méthodes de production avec, notamment, la multiplication des laboratoires de transformation de la cocaïne, de production de MDMA (principe actif de l’ecstasy), de méthamphétamine et d’héroïne. Concernant le cannabis, la hausse de la production européenne a eu notamment pour conséquence « l’augmentation de la teneur en principe actif de la résine de cannabis […] importée » depuis le Maroc, observe l’OEDT.

Par ailleurs, certaines des nouvelles substances psychoactives (drogues ou produits de synthèse), dont 51 ont été identifiées pour la première fois en 2017 sur un total de 670 surveillées par l’OEDT, sont désormais de plus en plus souvent produites en Europe, alors qu’elles étaient jusqu’à présent importées généralement de Chine avant d’être conditionnées. Désormais, le Vieux continent « exporte […] son expertise » dans les drogues de synthèse vers « le continent américain, l’Australie, le Moyen-Orient, l’Extrême-Orient et la Turquie », constate l’OEDT.

Source

Cannabis et santé respiratoire: quel danger guette les fumeurs?

F. MALTAIS (M.D. PNEUMOLOGUE) ET M. MORISSETTE (CHERCHEUR) (1)

Pot, mari, weed. Peu importe comment vous l’appelez, le cannabis sera légalisé sous peu au Canada. Points de vente, taxes, prix, conduite sous influence, etc. ; les sujets de discordes et de préoccupations fusent de toutes parts. Mais qu’en est-il de l’impact de l’utilisation du cannabis sur notre santé, plus précisément notre santé pulmonaire ? Y a-t-il un réel danger ?

Encore de la « boucane »

Nos poumons sont faits pour respirer de l’air propre, pas de la fumée. Alors que les effets du tabagisme sur la santé des poumons sont très bien documentés, ceux du cannabis commencent à peine à être mieux compris.

Puisque les utilisateurs de cannabis consomment souvent du tabac ou d’autres drogues dommageables pour les poumons, isoler les effets propres au cannabis est un défi scientifique important. Nous savons cependant que la fumée de cannabis n’est pas sans danger.

La combustion du cannabis produit de nombreux composés qui favorisent le développement du cancer du poumon. L’inhalation du cannabis cause également la toux, la production de mucus et expose l’utilisateur à une quantité de goudron plus élevée que celle du tabac.

L’utilisation chronique de cannabis peut par elle-même, et surtout lorsqu’elle est associée au tabac, mener à la bronchite chronique, une composante de la maladie pulmonaire obstructive chronique.

La consommation de cannabis par les adolescents et les jeunes adultes est également préoccupante. En effet, exposer de jeunes personnes à la fumée de cannabis avant que le plein développement pulmonaire ne soit complété pourrait compromettre leur santé respiratoire et les rendre vulnérables aux maladies respiratoires pour le reste de leur vie.

Le THC, au-delà du « buzz »

Le principal agent actif du cannabis, celui qui crée ses effets psychotropes, le fameux « buzz », est le THC ou tétrahydrocannabinol. Mais le THC est bien plus qu’un agent psychotrope. D’un point de vue botanique, le THC est au cannabis ce que la nicotine est au tabac : une substance insecticide produite par des plantes qui cherchent à se protéger des envahisseurs.

Il faut également savoir que notre corps produit ses propres cannabinoïdes, appelés endocannabinoïdes (du grec endon qui veut dire intérieur), et ils sont très importants. On leur reconnaît plusieurs fonctions biologiques sur les systèmes immunitaire et cardiovasculaire ainsi que sur le métabolisme, pour ne nommer que ceux-là.

C’est d’ailleurs un domaine de recherche bouillonnant d’activités. Les sources externes de cannabinoïdes comme le cannabis ont donc le potentiel d’influencer le bon fonctionnement de notre système endocannabinoïde interne, et ce, à nos risques et périls.

C’est la dose qui fait le poison

Le débat concernant le lien entre le cannabis et la santé respiratoire n’est pas terminé. Sans être alarmiste, il ne faut pas non plus considérer le cannabis comme une substance inoffensive pour les poumons.

Comme pour toutes substances récréatives, il existe une relation entre l’importance de l’exposition et les risques pour la santé. Le plaisir et, surtout, la sécurité demeurent donc dans la modération… et vous savez maintenant pourquoi.

(1) François Maltais est pneumologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Mathieu Morissette est professeur au Département de médecine de la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheur de l’axe pneumologie de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Les deux font partie du collectif de chercheurs de l’Alliance santé Québec.

Source

LE CANNABIDIOL (CBD) TENTE DE VOLER AU SECOURS DU CANNABIS

Outre les intoxiqués par cette drogue, on trouve à la manœuvre des investisseurs, sans autre morale que l’espoir de revenus considérables.

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies
(CNPERT).

Après des années de déni, la nocivité du tétrahydrocannabinol (THC), principe actif majeur du cannabis, est enfin bien démontrée. Cela justifie pleinement que, dans une démarche sanitaire, soit maintenue sa prohibition, dont le législateur avait perçu les dangers dès les années 1970.

Les consommateurs ne voulant pas être privés de leur drogue ont usé de stratagèmes variés pour obtenir sa légalisation. Ils ont mis en exergue quelques activités pharmacologiques pour l’ériger en médicament. Le libéralisme américain a, sur un temps très court, autorisé le « cannabis médical », dans lequel se sont engouffrés nombre d’utilisateurs physiquement bien portants, qui ont bientôt appuyé la revendication d’une autorisation du « cannabis récréatif » (oubliant que la « récré » peut tourner au drame). As expected, les premiers constats font apparaître un accroissement du nombre des consommateurs et des accidents sous l’empire de cette drogue.

Outre les intoxiqués par cette drogue, on trouve à la manœuvre des investisseurs, sans autre morale que l’espoir de revenus considérables. Un de leurs récents subterfuges met en exergue des propriétés pharmacologiques du cannabidiol (CBD) qui coexiste, en des proportions très variables, avec le THC dans le cannabis.

Miracle de la phytothérapie à destination des gens crédules, ce CBD non seulement corrigerait les méfaits redoutés du THC, mais même en accroîtrait les effets bienfaisants. Aussi-a-t-il été proposé d’associer les deux molécules dans un médicament : le Sativex®. Les miracles thérapeutiques annoncés par des médias et la pression de lobbies cannabinophiles avaient convaincu un ministre de la Santé (Marisol Touraine) d’autoriser, d’une façon accélérée, sa mise sur le marché. Quatre ans plus tard, le médicament n’est toujours pas disponible dans les officines nationales ; cherchez l’erreur. Le prix demandé par le laboratoire espagnol a été jugé beaucoup trop élevé (s’il était effectivement « irremplaçable », il n’aurait pas de prix). Son remboursement ne serait, de surcroît, que d’un très bas niveau, parce que la commission de transparence a jugé « très faible » le service médical rendu (SMR) et « insignifiant » l’amélioration du service médical rendu (ASMR, de niveau V).

On méconnaît les cibles biologiques du CBD qui déterminent ses actions.

Précédant les démonstrations scientifiques, indispensables en matière de pharmacologie et de thérapeutique, une campagne bien orchestrée, relayée par une presse complaisante et des publicités largement diffusées, vante les effets mirobolants du CBD ; une thériaque à lui seul, une véritable panacée.

Alors que certains insistent sur l’absence d’effets psychotropes (pour bien le distinguer du THC), d’autres lui décrivent des effets antistress, anxiolytiques, antipsychotiques, antidépresseurs. Ne sont-ce là (si les mots veulent encore dire quelque chose) autant d’effets psychotropes ?

Mais l’énumération ne s’arrête pas là, nécessitant une profonde respiration pour les lire d’un seul tenant. On lui prête des effets : analgésiques (modestes), anti-épileptiques (dans le syndrome de Dravet, forme grave d’épilepsie infantile), anxiolytiques, antidépresseurs, et même antipsychotiques (cf. supra). Avec enthousiasme et à partir de données expérimentales encore plus ténues, il lui est attribué des effets : contre l’insomnie (sans en faire un hypnotique), anti-émétiques, anti-inflammatoires, anti-oxydants, anti-athéroscléreux, neuroprotecteurs, anticancéreux (sein), antipsoriasiques, stimulateurs du développement osseux. De cette énumération, qui n’est pas exhaustive, émerge un vrai problème pour le pharmacologue et pour le thérapeute : « beaucoup, c’est beaucoup trop ».

Telles des mouches attirées par le miel, des laboratoires se sont jetés à publicité déployée dans la commercialisation d’huiles à hautes teneurs en CBD. Des cultivars ont été développés pour produire des taux élevés de CBD et très peu de THC.

Ainsi, ceux qui avaient misé pour faire fortune sur le THC, désormais très dévalorisé par son rapport bénéfices/risques (bénéfices thérapeutiques que pourrait en retirer le patient mis en relation avec les risques qu’on lui ferait encourir en le lui prescrivant), pourraient, à partir des mêmes types de cultures sous serre ou dans les champs, mais en recourant à d’autres cultivars, empocher quand même la mise qu’ils avaient escomptée. C’est le type même du recyclage d’un concept à haute valeur ajoutée.

Voilà les derniers enfumages/entourloupes/manips/roulages dans la farine… dans la longue histoire du cannabis. L’enthousiasme des crédules est inusable, tout comme est intacte leur véhémence à fustiger ceux qui (comme l’auteur de ce billet) s’appliquent à leur ouvrir les yeux.

EXCLUSIF – Quel est votre niveau de dépendance à l’alcool ? Faites le test

Europe 1 publie en exclusivité un rapide test validé par l’OMS pour mesurer votre niveau d’addiction à l’alcool.

TESTLes Français consomment beaucoup trop d’alcool. C’est ce que révèle l’enquête Constances « Consommation d’alcool, conditions de travail et risques professionnels » présentée jeudi lors d’un colloque organisé par la Mildeca, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et dévoilée en exclusivité par Europe 1. En plus de cette étude d’ampleur réalisée auprès de 200.000 Français de plus de 18 ans, Europe 1 vous propose de faire un rapide test validé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour connaître votre niveau de dépendance à l’alcool.

1. A quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l’alcool ?
– Jamais (0 point)
– 1 fois par mois ou moins (1 point)
– 2 à 4 fois par mois (2 points)
– 2 à 3 fois par semaine (3 points)
– Au moins 4 fois par semaine (4 points)

2. Combien de verres standard buvez-vous au cours d’une journée ordinaire où vous buvez de l’alcool ?
– 1 ou 2 (0)
– 3 ou 4 (1)
– 5 ou 6 (2)
– 7 à 9 (3)
– 10 ou plus (4)

3. Au cours d’une même occasion, à quelle fréquence vous arrive-t-il de boire six verres standard ou plus ? 
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

4. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous constaté que vous n’étiez plus capable de vous arrêter de boire une fois que vous aviez commencé ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

5. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence le fait d’avoir bu de l’alcool vous a-t-il empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

6. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence, après une période de forte consommation, avez-vous dû boire de l’alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

7. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ? 
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

8. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s’était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ?
– Jamais (0)
– Moins d’une fois par mois (1)
– Une fois par mois  (2)
– Une fois par semaine (3)
– Tous les jours ou persque (4)

9. Vous êtes-vous blessé ou avez-vous blessé quelqu’un parce que vous aviez bu ?
Non (0)
Oui, mais pas au cours de l’année écoulée (2)
Oui, au cours de l’année (4)

10. Est-ce qu’un ami ou un médecin ou un autre professionnel de santé s’est déjà préoccupé de votre consommation d’alcool et vous a conseillé de la diminuer ?
Non (0)
Oui, mais pas au cours de l’année écoulée (2)
Oui, au cours de l’année (4)

Résultat du test

  • Vous avez un total inférieur à 8 points : niveau de risque faible

Intervention : prévention primaire
Rôle du médecin généraliste : éducation pour la santé, soutien de la politique de santé vis-à-vis de l’alcool, exemplarité.

  • Vous avez un total compris entre 8 et 15 points : niveau de risque dangereux

Intervention : conseil simple
Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, conseil bref

  • Vous avez un total compris entre 16 et 19 points : niveau de risque problématique

Intervention : conseil simple plus intervention d’aide brève et surveillance continue
Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, conseil bref, suivi

  • Vous avez un total égal ou supérieur à 20 points : niveau de risque élevé (alcoolo-dépendance)

Intervention : traitement spécialisé
Rôle du médecin généraliste : repérage, évaluation, orientation vers un spécialiste, suivi

Comparez votre niveau de dépendance avec celui des Français mis en lumière par l’enquête de grande ampleur de la Mildeca, où l’on découvrez que 30,7% des hommes de 18 à 35 ans ont un niveau de risque élevé, voire dangereux pour 5,8%. C’est dans cette même catégorie d’âge que la plus grande proportion de femmes ayant des comportements « dangereux » (12,9%) et problématique (1,6%) est recensé.

Source Europe 1

Les psychotropes : La grande menace

 11.615 personnes prises en charge pour désintoxication, alors qu’en 2015, ce nombre est passé à 85.777 et en 2016, il  a grimpé pour atteindre 21 507 personnes.

Peut-on dire que l’explosion de la violence dans les stades, les écoles, contre les femmes et les enfants, et en milieu familiale soit liée à la consommation de la drogue, qui  connait une fulgurante ascension chez les jeunes ?

Une question que se sont posés hier, les participants au séminaire sur la toxicomanie et la violence, organisé à Alger, par l’Onlcdt (Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie), sans pour autant donner une réponse claire.

Cependant beaucoup d’entre eux s’accordent à reconnaitre que les violences et l’abus de drogue est un couple qui fait bon ménage en se nourrissant l’un de l’autre. Expert, Salah Abdennouri, met l’accent sur « le danger mortel » que constitue la prolifération de la drogue en rappelant les quantités énormes de résine de cannabis saisies par les services de sécurité, et qui ont connu une hausse de 235 %,  de 2011 et 2015, avec un pic de 211,5 tonnes, en 2013.

« Si durant ces dernières années, le volume de drogue saisi a diminué moitié, en raison de l’implication des unités de l’ANP dans les opérations de lutte au niveau des frontières notamment à l’ouest du pays, celui des psychotropes a quand à lui, connu une hausse inquiétante.

Il est passé de 637.961 comprimés en 2015 à 1,072 million, en 2016 puis à 2,201 millions en 2017… », déclare l’intervenant. Il précise que cette hausse concerne aussi  le nombre de consommateurs 2010,  il y a eu 11.615 personnes prises en charge pour désintoxication, alors qu’en 2015, ce nombre est passé à 85.777 et en 2016, il  a grimpé pour atteindre 21 507 personnes.

Abdennouri, rappel les résultats d’une enquête menée en 2016 par l’Office sur la consommation d’alcool, de tabac et de drogue, et qui a touché 12.103 élèves du primaire et du collège, qui montrent que  13,3 % des enfants ont fumé au moins une fois durant les douze derniers mois,  2,3 % ont consommé des psychotropes, 2,3 % ont bu de l’alcool, 3,6 % ont pris du cannabis et 1,9 ont gouté à l’ecstasy.

Le conférencier met en avant le phénomène de la violence sous toutes ses formes, mais sans pour autant donner d’indice qui lie l’explosion de cette violence et à l’addiction à la drogue, regrettant au passage,  « l’absence » d’un système de données centralisé qui « permet à tous les intervenants d’y avoir accès », car dit-il, « le problème de la drogue et de la violence est multisectoriel ».

Les représentants de la sureté national, Salim Djenah, et de la gendarmerie nationale, Youcef Dahmani, parlent des actions de prévention et de lutte contre la drogue,  citant les volumes de saisies, sans toute fois, donner un aperçu sur le traitement des personnes impliquées, en matière de procédure, depuis leur arrestation  jusqu’à leur présentation notamment lorsque les délits de consommation de drogue, sont aggravés par le recours à la violence

Poursuivre la lecture « Les psychotropes : La grande menace »

Recommandations concernant l’alcool….

Dix recommandations concernant l’alcool, formulées par un groupe de médecins.

Le CNPERT en ajoute d’autres.

Pr. Jean Costentin

Des médecins* de différentes disciplines ont signé récemment un ensemble de recommandations, destinées au législateur, qui visent à réduire les effets désastreux de l’alcool sur la santé d’un grand nombre de nos compatriotes

Rappelons : que 4 à 5 millions de français sont incapables de se priver complètement de boisson alcoolique un jour par semaine ; que nous sommes les champions de la consommation de vin en Europe ; que 6% des alcoolo-dépendants absorbent à eux seuls la moitié de l’alcool consommé en France (ce sont les « alcooliques », terme dénué de connotation péjorative, car il s’agit de grands malades, victimes des insuffisances de la prévention et des subterfuges des alcooliers.

L’abus de l’alcool à un haut niveau en fait une drogue dure, très dure même, au point qu’un sevrage brutal mettrait en jeu le pronostic vital (ce n’est pas le cas de l’héroïne).

L’alcool tue chaque année 49.000 Français. Il est la cause de nombreux handicaps, qui ne se résument pas aux cirrhoses hépatiques. Il est à l’origine de multiples dégâts sociaux ; l’intempérance per gravidique est à l’origine du syndrome d’alcoolisation fœtale (S.A.F., qui n’a rien de safe) chez un nouveau-né sur 1000 ; ce risque est annoncé par un pictogramme, en fait quasi illisible.

Les recommandations émises par ce collectif de médecins empruntent à l’Académie de médecine beaucoup de celles qu’elle a exprimées de longue date. C’est dire notre complète adhésion à celles-ci.

Elles correspondent à la demande :
1 – d’une indication claire, lisible, contrastée, sur les flacons de la quantité en gramme d’alcool (beaucoup plus explicite que le degré°) et de sucre, ainsi que de la quantité de calories qu’ils apportent. Un pictogramme bien visible et lisible indiquant la contre-indication de la consommation de boissons alcooliques pour la femme enceinte ;
2 – du remplacement de la mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » par celle « L’alcool est dangereux pour la santé » ;
3 – de la suppression de la mention «  à consommer avec modération » ;
4 – d’interdiction de la publicité des boissons alcooliques, sur tous supports ;
5 – de la très large diffusion de la recommandation de ne pas consommer plus de dix verres standards de boisson alcoolique (apportant chacun 10 grammes d’alcool) par semaine et pas plus de deux verres standards par jour ;
6 – d’une taxation au prorata du contenu en grammes d’alcool de chaque flacon beaucoup plus explicite que le degré° ;
7 – d’un prix minimum de vente par unité d’alcool, pour toutes les formes de boissons alcooliques.

8 – que les taxes perçues servent au financement de programmes de repérage précoce de l’intempérance alcoolique, ainsi qu’au soutien apporté aux recherches sur cette drogue, pour qu’elles soient indépendantes des lobbies alcooliers.

Le CNPERT salue, sans réserve, ce manifeste qui appuie opportunément les efforts déployés dans le passé par l’Académie de Médecine. Il espère que certains de ces signataires, qui mesurent les dégâts provoqués par le statut licite de l’alcool, seront bientôt aussi clairs dans leurs expressions sur le cannabis.

Aux recommandations précédentes le CNPERT en ajoute cinq :

1 – L’interdiction de vente des « premix » ou « alcopops » destinés à piéger enfants et adolescents à l’alcool, cachant sa saveur, initialement peu agréable à leur palais, derrière le sucre, les bulles du gaz carbonique, les saveurs et arômes de fruits.
2 – L’application à dissocier dans l’esprit des jeunes la notion de vraies fêtes et la consommation d’alcool. Des boissons comme le Champomy conditionnent dès l’enfance à une telle association d’idées. Sa dénomination de « boisson sans alcool » doit être remplacée par « boisson dont le titre alcoolique est réduit »
3 – La répression de l’ivresse publique des mineurs en impliquant la responsabilité parentale, traduite par une amende.
4 – Une mise en garde, très médiatisée sur les dangers du « binge drinking » / « biture expresse » / « alcoolisation aiguë », dont la pratique se développe d’une façon inquiétante.
5 – L’exigence d’une alcoolémie nulle chez les jeunes titulaires de permis, afin de créer le stéréotype « Boire ou conduire, il faut choisir ».

* parmi les 20 signataires on relève les noms de A. Benyamina, M. Reynaud ; I.
Frachon, A. Grimaldi….

 

Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels

Conduite sous l’influence du cannabis et accidents mortels dans les états de Washington et du ColoradoPr J.-P. Goullé

Un rapport de 9 pages tire la sonnette d’alarme concernant la conduite sous l’influence de drogues aux États-Unis. Il considère qu’elle constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique. Or, cet aspect est largement occulté dans la pandémie qui touche cette consommation. Selon des estimations prudentes, 20% des accidents de la route seraient causés
par des conducteurs sous l’emprise de drogues, ce qui se traduirait chaque année par des milliers de décès, des centaines de milliers de blessés et des milliards de dommages matériels.
Après des années de baisse constante, une récente augmentation importante des décès routiers est constatée dans le pays. Il est donc urgent de réduire la conduite sous l’influence de drogues, en particulier avec des facultés amoindries par le cannabis. www.StopDruggedDriving.org.

Des études récentes menées au Colorado et dans l’état de Washington, qui ont légalisé l’usage de la marijuana, montrent une nette augmentation de la conduite sous l’;influence de cette drogue.
Dans l’état de Washington, en 2014, le nombre de conducteurs sous l’emprise du cannabis tués dans un accident mortel de la circulation a plus que doublé après la légalisation de la drogue, pour atteindre 17% selon les statistiques officielles.

Quant à l’état du Colorado, en 2015, ce sont 21% des conducteurs tués qui ont été testés positifs au cannabis. Les décès liés à cette drogue ont augmenté de 48% en moyenne sur trois ans (2013-2015), comparativement à la période avant la légalisation de la marijuana à des fins récréatives (2010-2012), période au cours de laquelle le nombre total de morts sur la route a augmenté de 11%.

Dépénalisation : Pour Agnès Buzyn : « On ne peut pas donner le signal que le cannabis est sans danger. »

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Santé et cannabis ne feraient pas bon ménage. Agnès Buzyn explique pourquoi la dépénalisation du cannabis n’est pas envisagée. 

Ne pas minimiser les conséquences du cannabis sur les plus jeunes. Pour Agnès Buzyn, ce serait un des raisons qui pousse les gouvernement successifs à ne pas poursuivre le débat sur la dépénalisation.

Un danger pour les plus jeunes 

La ministre estime que le cannabis est un véritable problème de santé publique, un « fléau« . Un observatoire du ministère de la Santé aurait observé une baisse du tabagisme mais une augmentation de la consommation de cannabis chez les plus jeunes.

L’utilisation du cannabis provoquerait même des troubles d’ordre cognitifs chez les jeunes des Français. L’apprentissage serait plus difficile chez ces consommateurs. « Ce sont des enfants qui vont avoir du mal à l’école, à l’université avec potentiellement une mise en danger de leur avenir professionnel du fait de l’utilisation du cannabis.« , d’après Agnès Buzyn.

Pour les jeunes qui « l’utilisent abondamment » et parce qu’il serait à l’origine de beaucoup d’accidents de la route, le cannabis ne risque donc pas d’être dépénalisé de sitôt.

Boire plus d’un verre d’alcool par jour réduit votre espérance de vie

Une nouvelle étude internationale conduite sur plus de 600 000 buveurs souligne les dangers de l’alcool, avec une réduction de l’espérance de vie au-delà de 7-8 verres de vin par semaine. Cet effet délétère augmente avec la consommation. 

alcool santé

Boire plus d’un verre d’alcool par jour réduit votre espérance de vie

Les chercheurs ont suivi 600 000 buveurs dans 19 pays du monde entier tout en prenant en compte leur âge, leur tabagisme, leurs antécédents de diabète, leur niveau d’éducation et leur profession. Selon leurs résultats, la limite supérieure de consommation sécuritaire était de 100 g d’alcool pur par semaine (un peu plus de 5 pintes de bière ou 8 verres ballon de vin). Boire au-delà de cette limite réduisait l’espérance de vie :

  • 100 à 200 g d’alcool ou plus par semaine étaient associées à une réduction de l’espérance de vie de 1 à 2 ans.
  • plus de 350 g d’alcool par semaine étaient liées à 4-5 ans d’espérance de vie en moins.

David Spiegelhalter, professeur à Cambridge qui n’a pas participé à l’étude, a calculé que chaque verre, au-delà des 10 par semaine, raccourcissait la vie de 15 minutes. « Bien sûr il appartient à chacun de voir s’il pense que ça vaut le coup« , a-t-il dit à Science Media Centre.

Boire moins d’alcool peut vous aider à vivre plus longtemps

Les chercheurs ont également examiné l’association entre la consommation d’alcool et différents types de maladies cardiovasculaires. Elle est associée à un risque accru d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque, d’anévrisme aortique mortel, de maladie hypertensive mortelle et d’insuffisance cardiaque sans qu’il n’existe de seuil clair. En revanche, la consommation d’alcool était associée à un risque légèrement inférieur de crises cardiaques non fatales.

Selon les auteurs, les liens entre la consommation d’alcool et ces maladies cardiovasculaires peuvent être liées à ses effets sur la pression artérielle et sur le mauvais cholestérol (HDL-C).

Pour le principal auteur de l’étude, Dr Angela Wood de l’Université de Cambridge, « Le message clé de cette recherche est que, si vous buvez déjà de l’alcool, boire moins peut vous aider à vivre plus longtemps et à réduire votre risque de plusieurs maladies cardiovasculaires. La consommation d’alcool est associée à un risque légèrement plus faible de crises cardiaques non fatales, mais cela doit être contrebalancé par le risque plus élevé associé à d’autres maladies cardiovasculaires graves – et potentiellement fatales ».

Beaucoup de pays trop laxistes avec l’alcool

Cette étude mondiale a des implications pour les pays, où les directives sur l’alcool varient considérablement.  Beaucoup de pays sont trop laxistes avec l’alcool, émettant des recommandations de santé publique qui exposent les consommateurs à un risque important. Parmi les pays qui devraient abaisser leurs recommandations, les auteurs citent l’Italie, le Portugal et l’Espagne, et à un moindre degré les États-Unis, le Canada ou la Suède. Mais ils en omettent d’autres qui ont des recommandations proches, comme la Belgique (21 verres par semaine pour les hommes, 14 pour les femmes) ou la Suisse (10 à 15 verres par semaine pour les hommes). La France est aujourd’hui plus sévère : Santé publique France avait rendu publique en mai 2017 une recommandation d’experts indépendants à 10 verres par semaine maximum.

Selon la base de données de l’Alliance internationale pour la consommation d’alcool responsable (IARD), organisation d’alcooliers, certains pays fixent la limite bien plus haut, à 40 g d’alcool pur par jour: la Corée du Sud, l’Espagne, l’Estonie, le Japon, la Roumanie ou encore l’Uruguay. Les conseils de modération semblent de toute façon mal suivis. Parmi les personnes étudiées, « environ 50% ont dit boire plus de 100 g d’alcool par semaine, et 8,4 plus de 350 g par semaine« , notent les auteurs.

Pendant ce temps, la ministre de la Santé déclare que « le vin fait partie du patrimoine gastronomique français« 

Le même jour que la publication de cette étude, le 12 avril, les ministres de la Santé Agnès Buzyn et le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert annoncent dans un communiqué avoir tenu une « première séance commune d’échanges avec les représentants de la profession viticole« . Le communiqué précise ainsi que « Accueillant favorablement la volonté des professions viticoles de s’associer aux politiques publiques de prévention, les ministres entendent conduire ces discussions dans un esprit constructif et d’ouverture » avant de conclure « Les ministres ont rappelé leur attachement à un discours public de responsabilité et de sensibilisation de la population dès lors qu’il est aussi reconnu que la consommation de vin fait partie du patrimoine gastronomique français et du rayonnement des produits des territoires français à l’international« . Erreur de timing, négation d’une évidence médicale…

Après avoir déclaré lors de la soirée débat « Alcool : un tabou français » que le vin était un alcool comme les autres, la ministre de la Santé achève son rétropédalage, très certainement obligée en coulisses d’avaler des couleuvres. La question aujourd’hui posée est de savoir si la politique de prévention est plus sensible aux intérêts de l’alcool qu’à l’intérêt général, comme le dénonçait en mars dernier la tribune de nombreux médecins intitulée « Vu du foie, le vin est bien de l’alcool« .

Près de 49 000 personnes meurent chaque année en France à cause de l’alcool. C’est la deuxième cause évitable de mortalité après le tabac. Son coût annuel a été estimé à 17,6 milliards d’euros. Toutes les études réalisées en France ou dans d’autres pays européens montrent le coût élevé des problèmes liés à l’alcool, dont un quart environ est attribuable aux dépenses de santé. Même si la consommation d’alcool a baissé depuis les années 60, nous consommons environ 12 litres d’alcool pur par habitant et par an, soit 30 % de plus que la moyenne européenne.

Ecrit par: David Bême

SOURCE

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