Quand la consommation chronique de cannabis provoque des vomissements à répétition

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Un syndrome de plus en plus rapporté chez les consommateurs chroniques de cannabis commence à prendre des proportions épidémiques, rapportent des pharmacologues réunis au sein du réseau français d’addictovigilance. Le syndrome d’hyperémèse cannabique, caractérisé par des épisodes répétés de nausées et vomissements, fait l’objet d’une étude à paraître le 1er janvier 2018 dans la revue Drug and Alcool Dependance.

Ce syndrome a été initialement décrit en Australie en 2004. En France, les premiers cas n’ont été rapportés qu’en 2013. Le nombre de cas a régulièrement augmenté depuis 2015, jusqu’à atteindre aujourd’hui 29 notifications, indiquent les membres du réseau français d’addictovigilance.

Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC), également appelé syndrome cannabinoïde, progresse en trois phases. La première débute par des signes avant-coureurs, comportant des nausées matinales, une peur de vomir et un inconfort abdominal. Ces symptômes cycliques évoluent pendant plusieurs semaines ou mois.

La deuxième phase est caractérisée par des épisodes de vomissements incoercibles, accompagnés de nausées intenses, persistantes, invalidantes, ainsi que de fortes douleurs abdominales. Dans certains cas, les vomissements incontrôlables peuvent entraîner une déshydratation sévère. Ces crises douloureuses durent généralement moins d’une semaine.

Prise compulsive de douches chaudes

Les symptômes ont l’étonnante particularité d’être temporairement soulagés par la prise compulsive de douches chaudes ou de bains chauds, voire très chauds. Cet effet bénéfique est un élément clé du diagnostic de SHC.

Il se produit ensuite une phase de Lire la suite

Quand les artistes donnent l’exemple …

L’actrice Mathilde Seigner placée en garde à vue pour alcool au volant après un accident

BOIRE OU CONDUIRE – L’actrice Mathilde Seigner a été placée en garde à vue pour conduite en état alcoolique, ce vendredi 29 décembre. La nuit dernière, elle a perdu le contrôle de son véhicule et a heurté la barrière d’un grand lycée parisien.

Entre boire et conduire, on ne le dira jamais assez, mais il faut choisir. Selon les informations de LCI, la comédienne Mathilde Seigner, qui conduisait sous l’effet de l’alcool, a perdu la nuit dernière le contrôle de son véhicule, qui est venu s’encaster dans les barrières du lycée Henri IV, dans le 5e arrondissement de Paris. Les faits se sont déroulés aux alentours de 3 heures du matin. Tôt dans la matinée, Mathilde Seigner a été placée en garde à vue pour conduite en état alcoolique.

Selon Closer, les riverains ont alerté les pompiers qui ont, à leur tour, alerté la police. « Elle était vraiment très alcoolisée, il a été décidé de différer la mesure de garde à vue », a raconté une source médicale au magazine people. Toujours selon la publication, l’actrice ne souffre que de blessures légères au niveau du nez, provoquées par le choc. Hormis cela, aucun blessé n’est à déplorer.

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Des scientifiques ont découvert où pourrait être bloquée l’addiction à la nicotine

Grâce à des tests réalisés sur des souris, les chercheurs ont réussi à identifier la partie du cerveau où la dépendance à la nicotine pourrait être enrayée

Des chercheurs spécialisés dans l’étude du système cérébral de l’Université Rockefeller, aux Etats-Unis, ont réussi à localiser chez des souris la partie du cerveau où l’addiction à la nicotine pourrait être bloquée.

Les scientifiques ont réussi à identifier des cellules nerveuses particulièrement réceptives à la substance. En sollicitant ces neurones dans le cerveau de souris, les scientifiques ont été capables d’endiguer l’addiction à la nicotine de ces animaux.

Des cellules baptisées Amigo1

L’étude s’est principalement concentrée sur deux petites régions interconnectées du cerveau, l’habenula et l’interpeduncular nucleus (IPN), connues pour être impliquées dans l’addiction aux drogues.

Quand l’hanebula reçoit une dose de nicotine, elle répond en envoyant un signal à l’IPN. Celui-ci réduit les effets de la drogue, limitant finalement l’envie de fumer. Cependant, après une exposition chronique à la nicotine, un groupe de neurones, surnommé Amigo1 par les chercheurs, altère cet effet de freinage. En d’autres termes, le message d’arrêt de fumer n’est pas délivré.

Pour voir si ces neurones Amigo1 sont vraiment des facteurs de dépendance, l’équipe a exposé un groupe de souris-test à la nicotine pendant six semaines. Sur une partie d’entre elles, les chercheurs ont modifié un gène récepteur de la substance dans ces cellules Amigo 1. Toutes ont été placées dans une chambre «pure», juste à côté d’une autre où elles avaient précédemment reçu une eau traitée avec de la nicotine

Des résultats visibles uniquement chez la souris

Dans les faits, les souris dont les neurones Amigo1 ont été réduits au silence n’ont pas montré une préférence pour la nicotine, tandis que leurs pairs dépendants ont continué à revenir dans la chambre exposée pour en recevoir plus.

Si jusqu’à présent, ces résultats n’ont été visibles que chez la souris, le cerveau humain partage des caractéristiques similaires avec ces animaux.

Les chercheurs sont ainsi convaincus que cette découverte peut nous apprendre beaucoup sur la dépendance humaine et donner des pistes pour de futurs traitements.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le tabagisme tue plus de 6 millions de fumeurs chaque année. Près de 8 millions de décès devraient être causés par le tabac chaque année dès 2030.

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Les dangers de l’usage du cannabis

Mise en garde de l’Académie de médecine.

Jean-Pierre GOULLÉ, Jean COSTENTIN et Jean-Pierre OLIÉ au nom de la Commission V.
Malgré son interdiction, la consommation de cannabis n’a cessé d’augmenter dans notre pays alors que les conséquences médicales néfastes du cannabis ne sont plus à prouver. Entre 2010 et 2014 l’usage de cannabis a  progressé de 38% chez les 16-64 ans et l’usage régulier a cru de 41%, selon les dernières données de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et de l’Institut national de prévention et d’éducation  pour la santé (INPES). Les jeunes français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe ; cette consommation débutant de plus en plus tôt, pour certains vers l’âge de 12 ans (OFDT et INPES).

Près de un jeune sur deux qui meurt d’un accident de la route était sous l’emprise du cannabis.
Parallèlement à cette progression des consommations, la teneur en principe actif du cannabis, le T.H.C. proposé à l’achat, n’a cessé de croître ; sa concentration moyenne dans les résines saisies en France a été, en 23 ans,
multipliée de 6,4 (Ann. Tox. Anal. 2006, OFDT 2013, SINTES 2016).

Ceci constitue un facteur d’aggravation des risques d’effets indésirables sur la santé physique et psychique. L’usage du cannabis est associé à des troubles
psychiques tels que les schizophrénies dont les taux d’incidence sont plus élevés chez les consommateurs de cannabis qu’en population générale.

Depuis des décennies, l’Académie nationale de médecine a porté une grande attention aux risques engendrés par l’usage et l’abus des drogues licites (tabac, alcool) ou illicites (cannabis et autres telles que cocaïne, héroïne,
amphétamines…), tout particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes.
L’Académie estime devoir rappeler que la consommation de cannabis ne doit pas être banalisée.

Elle recommande donc :
la mise en œuvre d’intenses campagnes s’adressant de façon prioritaire aux parents, aux éducateurs et aux personnels enseignants ;
– que l’information des jeunes, en particulier adolescents et jeunes adultes, sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale, englobant des actions de prévention du tabagisme, et des consommations de cannabis et d’alcool

Pour plus d’informations, visitez : www.academie-medecine.fr
CONTACT PRESSE : Virginie Gustin (00 33) 6 62 52 43 42 virginie.gustin@academie-medecine.fr
Académie nationale de médecine 16, rue Bonaparte 75006 Paris –

Tel (00 33) 1 42 34 57 70

Les quatre effets inévitables de l’alcool sur notre peau

L’alcool est dangereux pour la santéet ce n’est pas non plus le meilleur ami de notre peau. Avec les fêtes, il se peut qu’on ait fait quelques excès. Alors voici les quatre effets ennuyeux (mais vrais) de l’alcool sur notre peau.

«  Boire de l’alcool est l’une des pires choses que vous puissiez faire à votre peau. » Cette affirmation (sentence ?)  de Michaella Bolder, spécialiste de la peau,  au «  ELLE UK » est sans appel.  En effet, l’alcool est une toxine avec peu de nutriment. Il affaiblit le foie qui joue le rôle de station d’épuration de notre organisme et n’est pas tendre non plus avec notre épiderme, la preuve par quatre :

1. DÉSHYDRATATION

Tel un diurétique, l’alcool favorise la déshydrations de l’organisme et notamment de la peau. Si l’on encourage à boire beaucoup d’eau après les excès c’est notamment pour éliminer les toxines de l’alcool et permettre au corps de se réhydrater. Sans cela, la peau s’assèche, devient terne et les rides et petites ridules se trouvent alors davantage marquées.

Le bon geste en cas d’excès : boire beaucoup d’eau et bien hydrater sa peau de l’extérieur avec une crème riche ou enrichie en acide hyaluronique, une huile pour le visage ou un masque de nuit avant d’aller se coucher.

2. GONFLEMENT

L’alcool a des effets inflammatoires sur le corps et la peau n’y échappe pas. Cernes gonflés, teint gris, rougeurs… autant de petits désagréments qui, à terme, laissent des marques visibles sur notre visage.

Le bon geste en cas d’excès : l’eau est toujours la meilleure amie des excès. Par ailleurs, put opter pour une monodiète ou des jus detox pendant une journée afin de purifier son organisme. Côté visage, on réalise des ablutions d’eau fraîche, on hydrate et on jette son dévolu sur des patchs pour le regard que l’on aura placé la veille dans le frigo. L’effet glacé soulagera et décongestionnera les yeux creusés et/ou bouffis.

3. POUSSÉE D’ACNÉ

Les boissons alcoolisées ont une forte teneur en sucre.  Or, il n’y a rien de pire pour la peau et le phénomène de « glycation ». Ce terme un peu barbare est l’un des mécanismes propre au vieillissement de l’épiderme après le phénomène d’oxydation et les problèmes hormonaux. Avec son apport en sucre, l’alcool augmente déraisonnablement le glucose présent dans notre sang. De quoi abîmer nos cellules, celles-là mêmes qui ont besoin de toutes leurs forces pour se régénérer et nous garantir une peau souple et rebondie. L’épiderme est alors moins propice à combattre les effets du temps ainsi que les agressions extérieures. Dans ce cas, impossible d’échapper aux poussées d’acné et autres petites marques gênantes.

4. MICROBIOTE PERTURBÉ

L’alcool peut sévèrement diminuer les (bonnes) bactéries présentes dans nos intestins qui forment notre microbiote c’est-à-dire notre flore intestinale. « Le microbiote humain (…) est l’ensemble de tous les micro-organismes présents sur et dans notre corps, sur la peau, dans la bouche, dans les zones anale et génitale, ainsi que dans l’intestin. (…) Il joue un rôle décisif dans nos défenses », déclare la dermatologue Yaël Adler dans son livre « Dans ma peau » (éd. Solar). Or, si nos défenses sont fragilisées, c’est la porte ouverte aux infections mais aussi aux nombreux problèmes de peau comme l’eczéma.

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Contresens sur l’A6 : le conducteur positif à l’alcool et aux stupéfiants

Jeudi 28 décembre 2017 à 17:28

Par Lisa GuyenneFrance Bleu Bourgogne

L’automobiliste à l’origine de la collision mortelle en contresens sur l’A6, dans la nuit de mardi à mercredi, présentait un taux d’alcool élevé et était positif au cannabis, selon les dernière analyses.

Mâcon, France

On en sait davantage sur les circonstances de ce drame qui a fait trois morts, dont un père de famille et une fillette de 4 ans. « Le conducteur en face présentait un taux d’alcool de 1,91 g/l de sang et était positif au cannabis« , a indiqué ce jeudi la substitut du procureur de Chalon-sur-Saône, Mme Martin. Soit un taux presque 4 fois supérieur à ce qui est autorisé. Cela pourrait expliquer pourquoi il n’a pas réagi aux nombreux appels de phares et coups de klaxon du patrouilleur autoroutier qui avait tenté de l’alerter.

Le pronostic vital de l’adolescent n’est plus engagé

On ignore en revanche, pour l’heure, le tracé exact qu’a emprunté cet homme de 69 ans, originaire de Saône-et-Loire, pour se retrouver à contresens, ce mardi soir, sur l’autoroute A6 à hauteur de Mâcon.

Quant à l’adolescent de 13 ans qui avait été évacué en urgence absolue, « son pronostic vital n’est plus engagé, et les nouvelles sont rassurantes« , a complété le parquet. Son frère de 13 ans également, ainsi que la mère de famille, sont toujours pris en charge à l’hôpital.

Les contresens, pas si rares dans la région

Ce n’est pas la première fois que ce type d’accident se produit sur nos routes. Au mois de juillet, toujours sur l’A6 mais à hauteur de Montigny-lès-Beaune, deux personnes étaient décédées. Même scénario en septembre 2016, sur l’A38 : un mort et deux blessés graves, dont le sénateur François Patriat, dont la voiture avait été heurtée par un chauffeur qui roulait en sens inverse.

En Saône-et-Loire, selon les chiffres de la préfecture, le dernier accident mortel remonte à avril 2015, encore une fois sur l’A6, au niveau de Charnay-lès-Mâcon. En mars 2013, sur la RCEA, un autre contresens avait fait un mort et un blessé grave près de Ciry-le-Noble. Un à deux contresens sont signalés chaque mois sur la RCEA, dont « la configuration des accès est plus propice », indique la préfecture.

Adolescents et cannabis … Que faire ?

L’usage de cannabis est souvent un objet de tension entre l’adolescent et sa famille inquiète des conséquences. L’expérience acquise par les auteurs auprès des familles ayant vécues ces situations montre l’intérêt de les aider à mieux se mobiliser pour accompagner l’adolescent dans la construction de sa motivation au changement.
L’objectif de ce manuel est de permettre aux parents de comprendre leur rôle et les outiller pour interagir avec leur adolescent. Il s’agit de les renforcer dans leurs compétences parentales, expliquer les particularités de l’accompagnement d’un adolescent usager et identifier des structures d’aide.

« D’ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus du tout d’alcool »

 

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D’après un professeur britannique, d’ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus d’alcool, sauf en de rares occasions, pour quelques irréductibles. Selon lui, les consommateurs vont peu à peu se tourner vers l’alcool synthétique qui permet de profiter visiblement des effets de l’ivresse sans tous les défauts de l’alcool.

David Nutt est un psychiatre, spécialiste des drogues et des effets que ces drogues ont sur le cerveau. Il est aussi spécialiste de l’addiction, de l’anxiété et du sommeil. Il a créé une société pour essayer de mettre au point un alcool synthétique qu’il appelle «  alcosynth  ».

En fait, cet alcool synthétique est un simple mélange de benzodiazépines, c’est-à-dire qu’il fait un mélange d’anxiolytiques qui permettent notamment de traiter l’insomnie, qui sont des anti-anxiété, etc., de façon à remplacer l’alcool classique.

L’alcool classique est en effet une toute petite molécule qui est simplement de l’éthanol, qui est métabolisé par le foie. Mais celui-ci ne peut métaboliser qu’à peu près 15 à 17 milligrammes par heure, et cet alcool métabolisé dans le foie est transformé en une autre molécule qui est acétaldéhyde ou éthanal, qui elle est toxique. C’est cette molécule-là qui provoque les fameux vomissements, la fameuse gueule de bois et qui va détruire petit à petit le foie.

Quels effets secondaires?

Le médecin constate qu’il y a à peu près 3 millions de morts par an directement à cause de l’alcool. En France c’est 40.000 personnes par an. Le chercheur voulait donc trouver une solution qui empêche cet effet de dégradation du foie et tous les problèmes hépatiques, etc., en remplaçant l’alcool par quelque chose qui donne le même effet au niveau cérébral: l’état d’ivresse, la perte d’anxiété, la perte des inhibitions.

Les benzodiazépines sont des molécules qui vont agir au niveau cérébral à peu près avec les mêmes effets que l’éthanol qui arrive au niveau du cerveau. Le problème, c’est qu’on ignore encore les effets secondaires des benzodiazépines si on en de façon récréative et régulière.

David Nutt a d’ailleurs eu quelques soucis avec la couronne britannique: il était le responsable du service « drogues » au niveau de l’État britannique, et il a été licencié  après avoir un jour publié que « l’ecstasy était plus inoffensif que monter à cheval ».
On ne sait pas encore comment se composerait le produit distibué par « Alcarelle », la société fondée par David Nutt à cet effet, puisque le brevet n’a pas été déposé.

 

L’alcool au volant, source d’accidents à travers l’Europe

INFOGRAPHIE – La hausse du prix de l’alcool aurait plus d’impact que l’abaissement à 0 g/l du seuil d’alcoolémie autorisé au volant.

Alcool et vitesse sont les deux principaux risques en cause dans les accidents de la route. Mais jusqu’où faut-il réduire les seuils autorisés? Faut-il se concentrer sur l’âge des conducteurs? Taxer davantage l’alcool?

Lorsque l’on compare les mesures prises dans différents pays d’Europe, les plus évidentes ne sont pas forcément les plus efficaces. Un paradoxe apparent qui montre l’écart entre les réglementations et les comportements individuels.

Ainsi, lorsqu’il existe une heure limite de vente d’alcool dans les bars, les consommateurs modifient leur comportement en achetant leurs boissons plus tôt ou en se dépêchant de boire.

En 2007, la politicienne anglaise Jane Griffiths le déplorait encore deux ans après que l’Angleterre et le Pays de Galles avaient assoupli la loi interdisant la vente d’alcool après 23 heures: «Des générations entières de jeunes ont appris à boire autant qu’ils le pouvaient en un minimum de temps.»

Conséquence positive de l’extension de l’accessibilité à l’alcool – c’est assez rare pour être signalé -, des chercheurs anglo-saxons ont calculé que la fin de cette interdiction avait permis de réduire de 23 % le nombre d’accidents de la route survenus entre 21 heures et 3 heures du matin, en Angleterre et au pays de Galles, les vendredis et samedis soir!

Augmenter les prix de vente

Ce n’est pas cette mesure, très particulière, qui a retenu l’attention de José Castillo-Manzano, professeur d’économie appliquée à l’université de Séville, et de ses collègues du département d’économie de l’université de Barcelone, lorsqu’ils se sont plongés dans les données des 28 pays de l’Union européenne. Même si les réglementations concernant l’alcool au volant occupent une bonne partie de leur étude publiée dans la revue Transportation Research.

Les chercheurs espagnols ont envisagé un maximum de paramètres en tenant compte des spécificités de développement des pays, notamment s’agissant des infrastructures et du trafic routier des pays ou des taux d’équipement en véhicules de la population. «Nos résultats montrent que les stratégies qui visent à réduire la consommation d’alcool sont clairement efficaces pour réduire le nombre d’accidents de la route, écrivent-ils. Elles sont même plus efficaces que d’autres mesures générales de sécurité routière telles que la limitation de vitesse.»

En revanche, aller jusqu’à «zéro alcool n’apparaît pas comme la panacée, selon eux. Pour être précis, nos résultats supporteraient surtout une augmentation des prix de vente de l’alcool, par exemple à travers une augmentation des taxes.» «C’est une étude avec une méthodologie très rigoureuse», remarque le Pr Michel Reynaud (faculté de Paris Sud), président du Fonds actions addictions. «Elle confirme que c’est toujours une politique globale de réduction de la consommation d’alcool qui est efficace, ajoute-t-il, que les mesures isolées n’ont pas d’effet.» L’illustration parfaite qu’une politique nationale de santé est par essence interministérielle.

L’alcool, deuxième cause de mortalité

«Le Royaume-Uni, malgré une limite d’alcoolémie fixée à 0,8 g/l, a une mortalité très faible alors que la République tchèque, qui l’a fixée à zéro, a une forte mortalité (voir infographie). Il est vrai que la mesure n’est pas appliquée!» poursuit le Pr Reynaud.  D’ailleurs, l’éthylotest n’y a été instauré qu’en 2010 alors que le seuil d’alcoolémie à zéro date de… 1953!

Les accidents sont sensiblement plus fréquents dans l’est de l’Europe, soulignent les auteurs. «Des facteurs tels qu’une forte consommation d’alcool et des prix relativement bas en raison d’un faible taux de taxation peuvent expliquer cela, remarquent-ils, surtout en l’absence d’une législation sur l’alcool au volant.»

Sur le plan individuel, évidemment, tout le monde s’accorde sur les dangers de l’alcool au volant, même si une proportion conséquente de la population est ignorante des seuils à partir desquels il est interdit de conduire.

Le risque d’accident est presque triplé pour une alcoolémie de 0,8 g/l.

De nombreux pays européens, dont la France, ont d’ailleurs abaissé le seuil à ne pas dépasser par un conducteur à 0,5 g/l (0,2 g/l pour les permis probatoires).

Les ravages causés par l’alcool ne se limitent évidemment pas à la route. «L’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable de France et est encore la cause de 49.000 décès sur notre territoire et de plus de 7 % des maladies et décès prématurés en Europe», remarque Hélène Rossinot, présidente d’Euronet Platform, qui associe les étudiants chercheurs en santé publique sur le continent. «L’Europe fait de gros efforts au niveau de la prise en charge et de la prévention des addictions depuis quelques années, mais ce n’est pas encore suffisant, ajoute-t-elle. Nous devons être plus percutants dans nos campagnes de prévention, les commencer bien plus tôt, au lycée voire en fin de collège.»

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Substances synthétiques et vapotage : les nouveaux dangers du cannabis (France info)

La consommation de cannabis « débute de plus en plus tôt, pour certains vers l’âge de 12 ans« , alerte l’Académie de médecine dans un communiqué. Et ses modes de consommation varient : plus de THC, cannabinoïdes de synthèse, vapotage… ce qui fait craindre à l’Académie un risque de banalisation de la consommation.

Celle-ci indique en effet que les jeunes Français sont les premiers consommateurs de cannabis d’Europe. En outre, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), depuis 2014, le prix de la résine et de l’herbe de cannabis baissent de façon significative (le gramme de résine est passé de 7,3 à 7 euros, tandis que le prix du gramme d’herbe est passé de 10,4 à 10 euros), ce qui les rend d’autant plus accessibles. Résultat : entre 2010 et 2014, l’usage de cannabis occasionnel a progressé de 38 % chez les 16-64 ans, et son usage régulier a augmenté de 41 %.

Schizophrénies et infections broncho-pulmonaires

Mais ce qui inquiète encore plus l’Académie, c’est la teneur en THC du cannabis consommé en France, qui augmente d’année en année. Selon l’OFDT, les produits à base de cannabis sont « de plus en plus diversifiés et de plus en plus forts en THC, comme le suggère le taux moyen observé par l’Institut national de la police scientifique (INPS) qui atteint en 2016 le nouveau record de 23 %, contre 6,5 % en 2000 et 11,1 % en 2010« . Derrière cette augmentation spectaculaire, une réelle « standardisation par le haut » : les usagers se sont en effet habitués à plus haute teneur en THC, d’où une forte attente.

A lire aussi : « Le dialogue pour briser le tabou du cannabis »

Bien que le cannabis soit considéré comme une drogue douce, ses dangers sont multiples. Selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, les risques liés à sa consommation peuvent être immédiats, mais aussi agir sur le long terme. En effet, l’usage de cannabis a, entre autres, un impact direct sur la conduite (près d’un jeune sur deux qui décède dans un accident de la route est sous l’emprise du cannabis) et favorise  « la survenue de troubles psychiques tels que les schizophrénies« , selon l’Académie de médecine. C’est également un facteur d’infections broncho-pulmonaires.

Des inquiétudes sur le cannabis de synthèse et le vapotage

Néanmoins, la résine et l’herbe de cannabis ne sont plus les seuls produits qui inquiètent les autorités de santé. L’OFDT évoque en effet « l’intérêt particulier pour l’inhalation de cannabinoïdes de synthèse conditionnés sous forme d’« e-liquide »« , qui est en forte augmentation depuis cet été. « Les fumeurs de cannabis de synthèse achètent Spice [une drogue censée reproduire les effets du cannabis naturel] sur Internet. Ils le font par périodes, c’est rarement régulier, car c’est un peu pour la défonce, c’est récréatif. En général, ils ne s’en remettent pas facilement. Ils ont des effets psychotiques, paranoïaques, ou des hallucinations d’une durée plus longue« , a confié à l’OFDT un infirmier du Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie de Marseille.

Le vapotage de cannabis gagne également du terrain, et l’OFDT déplore une tendance récente à la fabrication artisanale de cire et d’huile à partir d’herbes de cannabis. Les villes de Bordeaux, Lille, Lyon et Marseille seraient les premières concernées par cette consommation en vaporisateur ou en e-cigarette. Aussi l’Académie de médecine en appelle-t-elle aux pouvoirs publics, et demande « la mise en œuvre d’intenses campagnes s’adressant de façon prioritaire aux parents, aux éducateurs et aux personnels enseignants ; que l’information des jeunes, en particulier adolescents et jeunes adultes, sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale« .

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