De la fête à la dépendance, un consommateur d’ice raconte

 PAPEETE, le 16 octobre 2017 – A 48 ans, Roura tente de sortir de l’enfer de l’ice. Après en avoir consommé pendant plus de 10 ans et être passé par la case prison deux fois, il tente de s’accrocher à une vie saine, loin de toute addiction. 

 

Roura, 48 ans, a consommé de l'ice pendant près de 15 ans.

Roura, 48 ans, a consommé de l’ice pendant près de 15 ans.
D’une main fébrile, Roura attrape une cigarette. Il en allume le bout et tire une longue taffe dessus. Quelques secondes à peine suffisent, il souffle la fumée. Il jette un coup d’œil à ce bout de tabac roulé et lâche : « L’ice, c’est vraiment de la merde! » Sourire. Son visage s’adoucit. Roura ne veut pas ajouter au drame. Si le quadragénaire a accepté de sortir du silence, ce n’est pas pour le plaisir de revoir ses vieux démons. Il parle pour alerter sur ce phénomène qui l’inquiète. « Je vois de plus en plus de jeunes, des gamins de 14 ou 15 ans qui prennent de l’ice. C’est inquiétant ! Il faut arrêter ça tout de suite », s’insurge l’homme de 48 ans. Ce dernier maîtrise son sujet. Il est tombé dedans voilà près de 15 ans.Roura a perdu son père à 14 ans. Le gamin d’alors aime la fête, les sorties entre copains et surtout les découvertes. Un soir, un ami lui propose d’essayer le paka. Sans hésitation, il en fume. « Au début, on était des bleus, on ne savait pas ce qu’on faisait, on avait des feuilles, on fumait ça, on était tout content. » Mais très vite, les bleus deviennent des experts.

10 ans après la première taffe, le groupe de jeunes s’initie aux drogues dures. Première expérience : le LSD. « On était en bringue, un ami m’a proposé. J’ai accepté juste pour voir. Puis c’est devenu occasionnel, on se marrait bien, je trouvais ça relaxant », confesse-t-il, toujours dans un sourire. Quelques temps après, il goûte à la cocaïne. Là aussi, la dépendance devient rapide. « Je pouvais m’en fournir car je travaillais. » La vie continue doucement, entre le travail et la bringue. Mais en 2003, une nouvelle rencontre trouble cet ordre.

IMPOSSIBLE D’ARRÊTER

« Un copain m’a proposé de l’ice. J’appréhendais un peu car j’entendais plein de choses dessus. Mais comme toujours, j’ai voulu essayer. La première bouffée, je n’ai rien ressenti. Mais après, je me sentais lourd. » Comme avec le LSD et la cocaïne, au départ, Roura n’en prend que les week-ends pour s’amuser. Puis le fêtard se prend au jeu.

Ces semaines commencent à tourner autour de cette nouvelle substance. « Je me suis dit que je ne deviendrai jamais dépendant. Je pensais pouvoir arrêter à la fin de l’année où j’ai commencé et finalement… », souffle-t-il, en allumant une cigarette. Sa consommation est régulière. Les effets sur sa personne sont immédiats : il ne dort plus, ne mange plus, ne boit plus. « C’est le truc qui te booste pour travailler. Je me sentais plus en forme, moins fatigué. Je faisais tout le temps la fête, j’allais bosser et je recommençais. Je n’avais plus besoin de dormir », décrit l’ex accro.

Ces sensations ne sont qu’une impression. Le corps de Roura se détériore à une vitesse folle. Famille et amis tirent la sonnette d’alarme. En vain. Le consommateur perd près de 10 kilogrammes en l’espace d’un an. « Je faisais comme si tout allait bien », se souvient-il aujourd’hui.

DESTINATION PRISON

Au bout de plusieurs mois de consommation, le corps fatigue et ne suit plus. Une raison d’arrêter? Pas du tout. Roura s’enfonce un peu plus dans son quotidien de drogué. Il commence à dealer.

Un jour, il est embarqué par les forces de l’ordre. Un collègue de défonce l’a dénoncé. Il plonge pour trafic de stupéfiants. Une première fois libérée, il se refait prendre quelques mois plus tard. En tout, il aura passé plus de trois ans en prison pour une poignée de cristaux. « J’ai fait une petite dépression en sortant. Cela a été dur. Heureusement que ma famille était là. Mais ils m’ont dit que si je retombais dedans, ils ne voudraient plus me voir. C’est normal. Je ne peux pas les confronter à nouveau à tout ça… C’est la hantise de tous les parents que leur enfant tombe dedans… »

Roura l’a compris, la liberté n’a pas de prix : à l’intérieur comme à l’extérieur de la prison. Toutes ces années, son pire geôlier ne se trouvait pas à Nuutania mais dans un petit sachet. L’ice l’a enfermé dans un cercle vicieux duquel il a beaucoup de mal à sortir.

Assis dans son salon en cours d’aménagement, l’enfant du pays songe à tout ça. Il se rappelle cette fois où il a cru mourir. Un soir, après avoir fumé de l’ice mélangé à de l’alcool et d’autres drogues, son cœur s’est mis à tambouriner dans sa poitrine. Il a cru qu’il allait se décrocher. « Je me suis fait peur, lâche-t-il. J’avais quelque chose d’hyper chargé et j’ai cru que j’y passait. » Les séquelles de l’ice sont toujours visibles sur son visage. Roura désigne ses dents rongées par la drogue.

Quatre ans après sa sortie de prison, l’homme de 48 ans mène sa vie entre son travail d’artisan et l’aménagement de sa maison. Il espère dire adieu à l’ice dans les mois qui viennent. « Je vais mieux, assure Roura, comme pour se rassurer lui-même. Quand je vois ce qui se passe, je m’inquiète. Je ne sais pas où notre jeunesse va aller avec ça. L’ice est un problème de société aujourd’hui. Il s’est démocratisé au fil des années. Personne n’est épargné ! »

« Une drogue énormément addictive »

Depuis plusieurs années, les équipes du centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie ont constaté la montée en puissance de la consommation d’ice sur le territoire. Les accros à cette drogue sont de plus en plus jeunes.

Dans une enquête menée en 2016, 3 % des jeunes interrogés ont déclaré avoir consommé au moins une fois de l’ice. « Cela ne devrait pas exister. L’influence de l’ice est partout, reconnaît Marie-Françoise Brugiroux, interviewée en septembre à ce sujet. C’est devenu presque banal. Ce n’est plus tabu comme avant. »

Comment s’en sortir?

Le centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomaine ( CCSAT) a été créé en 1984 à la direction de la santé. C’est le seul service spécialisé en addictologie de la Polynésie française. Il assure un accompagnement et des soins spécialisés en ambulatoire gratuits et anonymes à toutes les personnes, adolescentes ou adultes et leur entourage.

Les consultations ont lieu dans les locaux du service à la Direction de la Santé, rue des Poilus Tahitiens.  Téléphone : 40 46 00 67

Le site Internet permet notamment aux visiteurs de tester leur consommation d’alcool ou de drogue et permet de situer le degré de son addiction.

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L’inquiétante explosion du nombre d’intoxications à la cocaïne en France

Paris, le lundi 14 août 2017 – Dans une note, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) alerte sur l’explosion du nombre d’intoxications à la cocaïne relevé en France par les centres d’addictovigilance.

Ainsi, selon les statistiques de ce réseau, le nombre des signalements d’intoxication à la cocaïne a doublé entre 2015 et 2016 et les données préliminaires pour 2017 confirment cette tendance…Néanmoins les chiffres exacts n’ont pas été communiqués, ces derniers étant « en cours d’analyse » comme l’a déclaré un porte-parole de cette institution à l’Agence France presse (AFP).

Cette augmentation serait liée à la pureté accrue de la cocaïne disponible dans notre pays. Des récents travaux de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) ont ainsi démontré que « le taux moyen de pureté des échantillons saisis dans la rue se situe à 51 % en 2016, soit une teneur en nette hausse depuis 2011 où la teneur moyenne était de 27 % ». L’OFDT craignait également dans le même rapport que « cette hausse pourrait continuer à favoriser la nouvelle accélération de la diffusion de cocaïne récemment observée ».

L’ANSM signale également « qu’une enquête nationale d’addictovigilance est en cours afin de mieux circonstancier les cas et l’évolution de la consommation de cocaïne en France », dont les résultats seront présentés prochainement.

Les signes qui doivent alerter le professionnel de santé

L’ANSM évoque en outre, les signes généraux, complications cardiovasculaires, neurologiques et psychiatriques d’une intoxication à ce produit.

L’institution rappelle à ce titre aux professionnels de santé «  l’intérêt de réaliser une analyse toxicologique pour rechercher la présence de cocaïne devant un tel tableau ; de déclarer tout cas grave de pharmacodépendance et d’abus au CEIP-A* dont le professionnel de santé dépend ou sur le site signalement-sante.gouv.fr ; de se rapprocher du centre d’addictovigilance de leur secteur géographique  pour toute information complémentaire ».

Frédéric Haroche

RÉFÉRENCE
*Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance addictovigilance
Source : Jim.fr

Donald Trump promet d’anéantir l’épidémie de drogues, sans déclarer d’état d’urgence

Le président américain Donald Trump promet des actions policières plus sévères pour contrer l’épidémie d’usage d’opiacés dans son pays qui tue des dizaines de milliers d’Américains chaque année, une crise sans précédent.

« C’est un problème d’une ampleur jamais vue. Entre temps, les poursuites pour stupéfiants ont baissé ces dernières années », a déclaré le président américain depuis son club de golf au New Jersey mardi, accompagné par le secrétaire d’Etat à la Santé, Tom Price, selon CNN.

Selon ses chiffres, il y a quatre fois plus d’overdoses depuis 1999 alors que les poursuites ont baissé de 23% ces 5 dernières années. « Je suis confiant qu’en œuvrant avec nos soins de santé et services d’application de la loi nous allons combattre cette épidémie mortelle et que les Etats-Unis vont gagner », a-t-il déclaré à Bedminster où il s’est octroyé 17 jours de vacances.

« La meilleure façon d’éviter une addiction à la drogue et une overdose est d’empêcher les gens d’en abuser avant toute chose. S’ils ne commencent pas, ils n’auront pas de problème. S’ils commencent, c’est horrible d’arrêter« , a poursuivi le président, qui a nommé M. Price pour mener des actions face au problème.

Donald Trump a mis en cause tant l’héroïne tant que les antidouleurs sous prescription, des antalgiques opiacés puissants et addictifs, comme responsables de l’épidémie. M. Price a indiqué que 52.000 personnes avaient succombé à une overdose de toutes drogues confondues depuis 2015. « Quand on voit l’équivalent d’un stage mourir chaque année cela nécessite de l’attention. » En dépit de ces chiffres, et d’une recommandation d’une commission mise sur pied à ce sujet, le président Trump n’a pas déclaré l’état d’urgence au sujet de la crise des opiacés ni annoncé de nouvelles mesures.

Source

« Il y a 4 ans, la drogue avait fait de moi un monstre »

Dejah, sortie de l'enfer de la drogue, et son bébé, en Arizona, en décembre 2016

Dejah, en 2012, alors sous l'emprise de l'héroïne et du crystal meth

En Arizona, en ce Noël 2016, Dejah, 26 ans, a l’allure d’une pom-pom girl, fraîche et pétillante. Mais la jeune maman qui pose fièrement avec son bébé est une survivante. Il y a quatre ans, Dejah était accro à l’héroïne et à la méthamphétamine, plus communément appelée crystal meth.

Pour célébrer sa quatrième année d’abstinence, Dejah a courageusement posté sur les réseaux sociaux une photo d’elle à l’époque où la drogue était son obsession. « Sur l’une des photos, c’est moi au pire de mon addiction. Je venais de me faire arrêter par la police. A l’époque, je m’injectais par intraveineuse toute sorte de substances, notamment du cristal meth. J’étais une épave. »

Dejah est tombée dans l’enfer lors d’une soirée entre copains. « Pour la première fois, j’ai pris des pilules pour évacuer stress et problèmes familiaux. Et très vite, je tournais avec six prescriptions de médicaments. J’ai tenu ainsi pendant trois ans. A 20 ans, j’ai senti que j’avais besoin d’aide, qu’il fallait que j’arrête. » Dejah entame une cure de désintoxication. On lui prescrit de la méthadone, mais elle ne respecte pas le protocole de soins.

« J’étais devenue un monstre, je me fichais bien de mourir »

« J’ai été mise à la porte de la réhab, regrette Dejah. J’ai essayé de me sevrer seule de mon addiction aux antidouleurs. Je pensais sincèrement y arriver. J’ai passé huit jours dans des souffrances affreuses. Physiquement, je ne sentais plus mes mains, je vomissais tout le temps. » Elle accepte la proposition d’un copain, fume avec lui pour la première fois de l’héroïne. « Il m’a dit que ça m’aiderait à arrêter de vomir, je n’aurais jamais dû me laisser tenter. Mais ce jour-là, j’étais si fragile. Je suis devenue accro à la sensation. J’étais foutue ! » Dejah sombre.

 « L’héroïne en intraveineuse était devenue ma raison de vivre. Je ne pouvais pas m’arrêter : je voulais ma drogue si désespérément que plus rien d’autre n’existait. » Elle découvre le crystal meth, une drogue de synthèse aux effets dévastateurs. « J’étais devenue un monstre. Je me fichais de tout, je ne me souciais plus de personne. La seule chose qui comptait, c’était la prochaine dose et je me fichais bien de mourir. J’étais un zombie. Je ne pesais plus que 43 kg, mais j’avais le sentiment d’être désirable et sexy. Je me sentais invincible.« 

« Mon grand-père est mort quand j’étais en détention… je sais qu’il veille sur moi »

En décembre 2012, Dejah rend visite à son grand-père pour son anniversaire. Avant son addiction, ils étaient très complices. « La drogue m’avait éloignée de lui, comme de tous ceux qui voulaient mon bien, dit Dejah. Je l’ai serré dans mes bras, je lui ai dit que je l’aimais. J’étais sincère. Il voyait mon allure de junkie, et j’ai lu la tristesse et la déception dans son regard. Il m’a juste dit que je lui faisais de la peine et que je valais mieux que ça. Je suis allée pleurer dans les toilettes et, dans le reflet du miroir, j’ai vu le monstre que j’étais devenue. » Le soir-même, en revenant de la maison de retraite, Dejah est arrêtée pour possession de drogue. Avant d’aller en prison, elle a son grand-père au téléphone. « Il m’a dit qu’il avait confiance en moi et je lui ai promis que je ne toucherai plus à la drogue. J’ai suivi une cure lors de ma détention. La bataille a été rude, mais je l’ai remportée. Aujourd’hui, je suis clean, je vis sans substitut. » Mais son grand-père n’est plus là. « Il est mort alors que j’étais en détention, mais j’ai la conviction qu’il veille sur moi. »

Source

Héroïnomanies : mise en garde et recommandations.

Par les Professeurs J. P. Goullé et J. Costentin

L’héroïne occupe une place singulière parmi les substances addictogènes parce qu’elle induit rapidement après les premières consommations un état de dépendance et un syndrome de sevrage quelques heures après la dernière prise.

Il convient de distinguer 3 types de troubles liés à la consommation d’héroïne :

  • ceux qui sont directement provoqués par la consommation : physiques (constriction pupillaire, baisse de vigilance), comportementaux (euphorie puis apathie, agitation ou sidération), sensoriels (illusions visuelles, auditives, tactiles voire hallucinations),
  • ceux qui sont liés à l’usage telle l’envie impérieuse (« craving ») à la vue de toute substance ressemblant à l’héroïne,
  • le syndrome de sevrage soit à l’arrêt de la consommation soit après administration d’un antagoniste (naloxone, naltrexone).

En France le nombre d’individus ayant expérimenté la prise d’héroïne a crû de  20 % entre 2010 et 2014. Ce constat est naturellement préoccupant.

La prévalence de consommation est 2 fois plus élevée chez les hommes, maximale avant l’âge de 30 ans. Certains traits psycho comportementaux génétiquement déterminés sont des facteurs de risque d’une évolution vers une addiction durable : l’impulsivité et la recherche de sensations.

Les traitements de substitution ne sont pas des traitements de l’héroïnomanie : ils sont des stratégies de réduction des risques en particulier infectieux. Ils sont une étape possiblement utile tant que l’accès à l’abstinence ne peut être visé****.

En France méthadone et buprénorphine sont largement prescrites. Le débat sur la pertinence d’ouvrir à titre expérimental une salle d’injection supervisée à Paris serait acceptable à la condition d’une méthodologie d’évaluation qui a trop fait défaut dans les expériences menées ailleurs**, *. L’Académie de médecine a rappelé en 2013 son avis sur les salles de shoot: toute expérimentation suppose une méthodologie, des critères de jugement et un calendrier définis à l’avance***.

La méthadone reste le traitement de substitution modèle. Le recours à la buprénorphine devrait être réservé aux cas moins sévères. Et la Suboxone devrait être beaucoup plus souvent prescrite qu’elle ne l’est actuellement. Tout ceci indique la nécessité d’une compétence en addictologie pour un bon usage de ces médications.

L’Académie nationale de médecine recommande :

  • une prise en charge des héroïnomanes par des praticiens ayant reçu une formation spécifique en addictologie. Dans le cas où l’abstinence n’est pas immédiatement accessible, la stratégie de réduction des risques doit privilégier la prescription de méthadone, voire de Suboxone® ;
  • une politique de large mise à disposition, de spray de naloxone, pour pallier les effets d’une éventuelle surdose ;
  • de soutenir la création de structures de post sevrage médical d’accompagnement, de réadaptation, de réinsertion sociale et professionnelle ; ainsi que les associations de patients labellisées dans ce domaine.
  • de mettre en œuvre l’intensification d’actions d’information sur les toxicomanies, débutant très tôt dans le cursus éducatif.

Bibliographie

* Marshall BD, Milloy MJ, Wood E, Montaner JS, Kerr T. Reduction in overdose mortality after the opening of North America’s first medically supervised safer injecting facility: a retrospective population-based study. Lancet. 2011 Apr 23;377(9775):1429-37.

** Potier C, Laprévote V, Dubois-Arber F, Cottencin O, Rolland. Supervised injection services: what has been demonstrated? A systematic literature review. B. Drug Alcohol Depend. 2014 Dec 1; 145:48-68

***Salles de consommation contrôlée de drogues (« salles d’injection »)

Bull; Acad. Natle Méd., 2013, 197, n° 2, 503-505, séance du 5 février 2013

****Soyka M, Kranzler HR, van den Brink W, Krystal J, Möller HJ, Kasper S, WFSBP, Task Force on Treatment, Guidelines for Substance Use Disorders. World J. Biol. Psychiatry. 2011; Aug; 12(5):397