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février 2022

Reportage : face au gaz hilarant, une nouvelle drogue, la police impuissante

Jean Bexon 26 février 2022

Nous avons pu capter en vidéo une scène qui témoigne de l’impuissance des policiers face à une nouvelle substance très dangereuse. Trois individus ont consommé du protoxyde d’azote, communément appelé gaz hilarant, à côté de leur véhicule. Excédé par le tapage nocturne, un riverain a contacté la police nationale. Au bout d’une demi-heure, un équipage arrive sur place. Les images que nous avons tournées montrent que les forces de l’ordre ont effectué un simple contrôle d’identité avant de laisser repartir le véhicule.

La Citroën C4 rouge, conduite par un individu ayant consommé du protoxyde d’azote, représentait alors un danger grave. Une note du ministère de l’Intérieur indique que l’usage détourné de protoxyde d’azote, originellement utilisé comme complément alimentaire, a des effets immédiats comme la désorientation, la perte de connaissance ou encore l’asphyxie. En septembre 2021, un chauffard sous gaz hilarant a percuté grièvement quatre personnes sur les Champs-Élysées.

Dans les images que nous avons tournées, comment se fait-il que les policiers n’aient rien pu faire pour mettre hors d’état de nuire le véhicule ?

Un angle mort juridique

Contacté par nos soins, le commissariat de secteur assure que l’« affaire a été traitée sur place, un contrôle d’identité a été effectué ». Le protoxyde d’azote n’est pas classé comme drogue mais comme substance vénéneuse. Ainsi, selon le service presse de la police nationale à qui nous avons montré nos images, « la consommation détournée de protoxyde d’azote n’est pas considérée comme un délit. Pour l’instant, la loi ne prévoit pas ce cas de figure. » Alexandre Langlois, policier et responsable syndical, considère que c’est ce vide juridique qui empêche les forces de l’ordre d’assurer la sécurité de la voie publique. « Si jamais les policiers entravent la liberté de ces personnes parce qu’elles peuvent mettre en danger la vie d’autrui en ayant une conduite altérée par rapport à la prise de ce gaz, malheureusement, on pourrait leur répondre légalement que le législateur n’a rien fait », détaille le fonctionnaire. « Les policiers auraient dû s’expliquer, auraient dû faire un rapport. Ils auraient été condamnés par l’administration en dommages et intérêts pour entrave à la liberté de circulation. Il y aurait eu des procédures disciplinaires. Beaucoup de forces de l’ordre ont plus peur de leur propre hiérarchie que des délinquants dans la rue », conclut amèrement le secrétaire général du syndicat VIGI.

Pour l’heure, en France, aucun inventaire n’a encore été dressé concernant le nombre de morts sur la route lié à l’usage détourné de « proto ». À l’étranger, la police néerlandaise a compté 960 décès sur la route. Le gaz hilarant fait de moins en moins rire la police et… les victimes.

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DRY JANUARY: LES JEUNES ONT MOINS CONSOMMÉ D’ALCOOL EN JANVIER, LES PLUS DE 50 ANS ONT PLUS BU

L’opération Dry january rencontre un grand succès auprès des jeunes qui plébiscitent l’achat de bières sans alcool en grande distribution.

Le janvier sans alcool a-t-il réellement été suivi? Pour cette troisième année de l’opération « Dry january », 24% des Français assuraient qu’ils allaient lever le pied sur la boisson en ce mois de janvier 2022, selon l’organisme à l’initiative de l’opération.

Une opération qui a gagné en visibilité grâce aux réseaux sociaux ces dernières années mais qui ne se traduit pas de manière spectaculaire dans les ventes d’alcool en grande dis 202202210361 tribution. A l’exception notable des jeunes. C’est ce que révèle une étude de NielsenIQ dévoilée ce 21 février.

Comparé à janvier 2020 (2021 étant une année particulière marquée par la fermeture des débits de boissons), les moins de 35 ans ont effectivement acheté moins d’alcool lors de ce premier mois de l’année 2022. Ainsi ce sont 21.000 foyers de moins de 35 ans qui se sont détournés du rayon bière par rapport à deux ans plus tôt. Et ils sont même 46.000 à ne pas avoir acheté de spiritueux.

Si les jeunes ont moins acheté d’alcool en janvier, ce n’est pas le cas des foyers plus âgés qui eux au contraire ont surconsommé sur la période. Ce sont 103.000 foyers de plus de 50 ans de plus qui ont acheté de la bière par rapport à janvier 2020. Et côté spiritueux ils sont 127.000 de plus à y avoir fait des emplettes.

Le boom des bières sans alcool

Malgré tout, les ventes en volume d’alcools forts ont tout de même plutôt baissé par rapport aux années précédentes. Les spiritueux étaient en recul de 6% en janvier 2022 par rapport à la moyenne des mois de janvier depuis 2016.

Mais surtout NielsenIQ constate un bond très important des ventes de bières sans alcool, preuve qu’il y a bien eu un mouvement de substitution, notamment auprès des jeunes. Il s’est vendu lors de ce premier mois de l’année quelque 4,4 millions de litres de bière sans alcool, soit près du double des volumes écoulés en janvier 2020. Sur un an, la progression est de 43% alors qu’elle n’était que de 33% entre janvier 2020 et janvier 2021.

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Un succès de ces boissons sans alcool qui s’explique aussi par une offre qui s’est fortement étoffée ces dernières années. Les bières sans alcool quasiment inexistantes il y a une décennie représentent aujourd’hui 3,6% du marché total, en progression de 49% sur ces deux dernières années. Entre 2015 et 2020, on dénombrait déjà 3,6 millions de nouveaux foyers acheteurs en France selon Iri et c’était avant le lancement de l’opération Dry january.

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Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

Par Mathilde Debry

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de l’impact de la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis sur la santé des jeunes Français et sur leur future descendance. 

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

LANASTOCK / ISTOCK.


  • En France, la consommation de tabac est responsable de 75.000 décès par an.
  • 41 000 Français meurent également chaque année d’une trop grande consommation d’alcool.

Nos adolescents consomment trop de tabac, d’alcool et de cannabis,, s’inquiète l’Académie nationale de médecine. L’institution milite pour que de nouvelles mesures préventives soient mises en place afin de mieux les protéger de ces produits dangereux pour la santé.  

« Double peine »

« Les enquêtes attestent de la prévalence élevée d’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis débutant dès l’adolescence, période critique pour la maturation cérébrale, qui s’en trouve perturbée », expliquent les médecins dans un communiqué. « Les jeunes consommateurs sont exposés à une double peine : pour eux-mêmes, en raison des effets délétères directs de ces drogues, mais aussi par les marques épigénétiques qu’ils acquièrent et qu’ils pourraient transmettre à leur descendance », ajoutent-ils.

Des études chez l’animal démontrent en effet que ces marques épigénétiques modifient à la fois le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la réponse comportementale aux drogues et la vulnérabilité aux addictions. Les marques épigénétiques correspondent, en quelque sorte, à une mémoire cellulaire de l’exposition à certaines substances qui peut être transmise à la génération suivante, voire aux suivantes. « L’épigénétique des addictions devrait être mieux connue des décideurs », estiment les professionnels de santé.

De nouvelles recommandations

Au-delà de la prohibition du cannabis, de l’augmentation des prix du tabac, de l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs et de la limitation de leur publicité, l’Académie nationale de médecine recommande :

1) d’intégrer dès l’école primaire et jusque dans les structures d’enseignement supérieur une information régulière sur les dangers de ces drogues.

2) De promouvoir des actions collectives de sensibilisation sur les dommages multiples (sanitaires, sociaux et sociétaux) causés par les drogues licites et illicites, à destination prioritairement des parents, des femmes enceintes, des jeunes adultes, des professionnels de santé, des enseignants et des milieux professionnels et politiques.

3) De mettre en place une vaste campagne d’information, ciblant particulièrement les jeunes adultes en âge de procréer, sur les risques de transmission à la descendance de l’appétence aux drogues via des mécanismes épigénétiques.

4) De développer davantage les programmes d’activités sociales, culturelles et sportives afin de réduire le risque de consommation de drogue.

5) De mettre en œuvre des programmes ambitieux de recherche préclinique et clinique en vue de disposer de marqueurs épigénétiques de l’addiction aux drogues, d’étayer la transmissibilité intergénérationnelle des altérations induites de l’épigénome, voire de concevoir des stratégies thérapeutiques innovantes des addictions fondées sur l’épigénétique.

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Crack et cocaïne

Regard sur ces drogues qui défraient la chronique

Que faire pour en réduire l’emprise ?

par le Professeur Jean Costentin

Le crack est la forme base de la cocaïne, insoluble dans l’eau, qui se volatilise sans altération à une température de 90°C ce qui permet de le fumer

Ceci le distingue du chlorhydrate de cocaïne (la « neige ») soluble dans l’eau qui peut être snifé/prisé, ingéré ou injecté, mais ne peut être fumé car se volatilisant à 180°C, il subit une importante détérioration

Etant fumée, la cocaïne du crack arrive très rapidement au cerveau, où elle induit des modifications neurobiologiques soudaines, à l’origine du flash, du shoot, que recherchent ses consommateurs et qui majorent leur appétence pour la cocaïne.

-Le crack se fait très abondant en raison d’une production Andine croissante et d’une meilleure étanchéité de la frontière entre le Mexique et les U.S.A. ; aussi, il reflux sur les Caraïbes, l’Afrique, le Maroc et, de l’Espagne, il diffuse sur l’Europe.

-Son prix est nettement moindre que celui du chlorhydrate de cocaïne. Alors que le prix de ce dernier est devenu assez abordable pour n’être plus cantonné au monde du show bizz, ou à de riches personnalités. Le prix des deux formes de cette même drogue est inversement proportionnel à leur abondance et à leur accessibilité ; plus les saisies sont importantes plus le prix devrait s’accroitre ; or il continue de diminuer…

-Les consommateurs de crack s’assemblent sur les lieux de deal (à Paris le Staline crack, ou les jardins d’Eole) ; où ils pourrissent l’atmosphère du quartier et suscitent l’ire des riverains. Outre, en amont, une chasse résolue aux trafiquants, à l’origine de l’approvisionnement, une traque intense par la police en civile doit s’exercer sur les dealers rassemblés sur ces lieux.

-Les allocations « en espèces » versées aux toxicomanes, devraient être remplacées par des aides en nature, dédiées au logement, aux vêtements, aux bons de nourriture (utilisables dans les seuls magasins ne vendant ni vins ni spiritueux). Des foyers et restaurants associatifs doivent devenir les champs d’action de psychologues, de médecins, d’addictologues, qui leur dispenseront des soins (somatiques, psychologiques, psychiatriques) et les aiguilleront vers d’autres structures.

-La détention et la consommation de drogues, parce qu’elles sont illicites, devraient déclencher une procédure judiciaire conduisant à une injonction de soins en milieu fermé. Seraient alors distingués : les psychotiques (dont le crack aggrave l’état) qui seront pris en charge dans des hôpitaux psychiatriques ; et les autres consommateurs, accidentés de la vie, qui seraient accueillis dans des structures spécifiques, en milieu fermé, imperméables aux arrivées extérieures de drogues. Leur sevrage y serait instauré ainsi que les prémices de leur réinsertion sociale. Cette ambition est authentiquement médicale et humaniste ; elle est à l’opposé de la démission prônée par certains médecins qui, excipant de ce titre, militent pour la légalisation de toutes les drogues et la généralisation des salles de shoots.

-Les « crackers » entrés en France par effraction, en suivant le chemin de la drogue qu’ils consomment et qu’ils diffusent, devraient être reconduits dans leurs pays d’origine, surtout s’ils sont arrivés étant déjà dépendants. Notre nation démunie pour la prise en charge de ses propres citoyens toxicomanes n’a aucune latitude pour accueillir des sujets dépendants étrangers, qui contribuent à l’aggravation de cette toxicomanie en France.

-Sur un mode Pavlovien, le toxicomane établit une association entre drogue et plaisir, qui devient bientôt : drogue et soulagement du besoin tyrannique que cette drogue a instauré. L’adoucissement du contexte de la consommation, but avoué des « salles de shoots », renforce l’ancrage du crackophile dans sa crackophilie. A l’opposé, le sevrage « sec », injustement décrié, a donné un nombre significatif de bons résultats.

-Des vulnérabilités d’origine génétique, ainsi qu’épigénétiques, expliquent l’accrochage très rapide au crack de certains de ses consommateurs.

En France, les consommations importantes de cannabis et de cocaïne semblent corrélées. En effet, la consommation parentale de cannabis induit chez l’enfant, via des mécanismes épigénétiques, une raréfaction des récepteurs D2 de la dopamine (dans son noyau accumbens, sorte de centre du plaisir). Elle induit à l’adolescence une vulnérabilité aux toxicomanies, que les parents aient consommé du cannabis avant de procréer ou que les mamans aient consommé cette drogue pendant la grossesse.

– Des expériences récentes, réalisées chez le Rat, montrent que l’administration de cannabis (THC), par un effet épigénétique, accroît leur appétence ultérieure pour la cocaïne et, dans d’autres expériences, pour l’héroïne. Les effets que font éprouver ces drogues étant plus intenses, leur pouvoir d’accrochage l’est également. Ces effets épigénétiques du THC mettent à mal les derniers arguments de ceux qui contestent encore l’escalade des toxicomanies.

Pour lutter contre l’invasion du crack et des autres drogues qui minent notre jeunesse et notre société, il importe de ne légaliser ni le cannabis, ni aucune autre drogue et de faire régresser, autant qu’il est possible, l’addiction au tabac et à l’alcool, premières marches de cette funeste escalade qui mène à la cocaïne et à l’héroïne.

Le danger de l’alcool chez les jeunes

Gaston Alexandre 12 février 2022

Le danger de l’alcool chez les jeunes est, aujourd’hui, une réalité. L’image d’un groupe de jeunes et même d’adolescents dans les rues rassemblés autour de la célèbre « bouteille » est devenue monnaie courante dans la vie nocturne espagnole le week-end. Une image, celle des jeunes et de l’alcool, à laquelle nous nous sommes habitués mais qui ne présente peut-être pas quelques problèmes sociaux et sanitaires.

Ces dernières années, la consommation d’alcool chez les jeunes a considérablement augmenté en Espagne, étant la drogue psychoactive la plus consommée, la plus abusée et celle qui cause le plus de problèmes sociaux et de santé. Selon l’ « Enquête sur la consommation de drogues dans les écoles secondaires en Espagne », ou ESTUDES, plus de 75 % des jeunes consomment de l’alcool et le nombre de jeunes buveurs excessifs, ou buveurs épisodiques en raison d’une consommation excessive d’alcool, a augmenté leur nombre et leur fréquence de consommation depuis 2003. Et la tendance se poursuit à la hausse.

Cette généralisation de la consommation et des modes tels que la bouteille facilitent l’augmentation, chez les jeunes, de la consommation d’alcool sous forme d’ivresse. Dans cet article, nos spécialistes de Ribera Salud analysent le danger de l’alcool chez les jeunes et quelles mesures peuvent être prises pour prévenir et modérer sa consommation.

Comment l’alcool affecte-t-il le cerveau des jeunes ?

Tout au long de son cycle de vie, le cerveau subit des changements qui seront plus importants à certains moments qu’à d’autres. L’un des moments clés de l’évolution est le passage de l’enfance à l’âge adulte, c’est-à-dire l’adolescence, une période au cours de laquelle le cerveau subit une grande transformation, étant donc très vulnérable. De nos jours, il est connu, grâce à l’imagerie par résonance magnétique nucléaire, que la maturation du cerveau se termine entre 21 et 25 ans.

Si, au cours de ce moment unique de la croissance du cerveau, l’alcool interfère intensément, les conséquences peuvent être perceptibles, perturbant sa maturation correcte et, par conséquent, divers troubles peuvent apparaître ultérieurement, affectant le lobe frontal : débit sanguin réduit, faible la capacité de retenir l’information, l’attention, la capacité organisationnelle et la prise de décisions, et augmente le risque d’abus d’alcool et de dépendance ultérieurs.

Qu’est-ce que la consommation intensive d’alcool ?

La consommation intensive d’alcool (CIA), également connue sous le nom de « consommation excessive d’alcool », est une forme de consommation typique pour de nombreux jeunes et adolescents, consistant en une consommation sporadique de grandes quantités d’alcool en quelques heures. C’est là le véritable problème de consomment 6 boissons alcoolisées ou plus (60 gr. d’alcool), pendant un intervalle de 2 heures et à laquelle un taux d’alcootest de 0,5 g/l est atteint.

Il représente une forme de consommation liée à des conséquences sociales et sanitaires égales ou même plus importantes que celles résultant d’une consommation régulière à risque, y compris le développement ultérieur d’un abus ou d’une dépendance à l’alcool.

Quels sont les risques liés à la consommation intensive d’alcool chez les jeunes ?

  • Physique : Vomissements, évanouissements, lacunes temporaires, altération de la maturation cérébrale
  • Sociale : Causer de l’embarras, devenir grossier ou désagréable, regretter les comportements pendant la consommation
  • Professionnels/Écoles : Ne pas assister au travail/en classe en raison à l’indisposition, aux faibles performances, au manque de responsabilité, à l’impact sur les processus d’apprentissage et de mémoire.
  • Comportements à risque associés : Combats, rapports sexuels non protégés, hooliganisme, conduite imprudente, comportement violent, dommages matériels, risque accru de développer une dépendance accrue

Que peuvent faire les parents ?

  • Il est très important que les parents retardent autant que possible l’âge de consommation d’alcool de leurs enfants. Il ne devrait pas être normal qu’ils boivent si tôt.
  • Soyez un bon exemple. Si vos enfants voient que vous abusez de l’alcool, ils apprendront ce comportement.
  • Il parle des risques immédiats de la consommation d’alcool et pas tellement d’alcoolisme. Faites-le de manière positive et agréable. Renseignez-vous sur ces risques.
  • Soyez un père, pas un ami. De nombreux parents, dans l’intention d’approcher leurs enfants adolescents, cessent d’exercer les fonctions de parents, par exemple, les inviter à une gorgée, acheter la boisson, tolérer la consommation à certaines dates, les laisser boire à la maison.
  • soutien affectif, la confiance et l’ouverture des canaux de communication ne suffisent pas, la supervision et le contrôle sont également nécessaires.
  • Grâce à toutes ces mesures, vous transmettrez des attitudes et des valeurs positives pour la prévention de la consommation et/ou de l’abus d’alcool.

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La boisson qui affaiblit le système immunitaire

PAR NATHALIE YANN PUBLIÉ LE 12/02/2022

La boisson qui affaiblit le système immunitaire

Vous vous sentez fatiguée, vous attrapez des virus à répétition, en particulier en hiver ? Peut-être n’est-ce pas dû à une simple fragilité. Une boisson largement consommée en France a tendance à affaiblir le système immunitaire…

Avoir un système immunitaire en bonne santé, c’est la meilleure façon d’éviter les maladies qui nous pourrissent la vie. Du rhume à la gastro en passant par le Covid-19 et même la grippe ! Plus le système immunitaire est en forme, plus il est à même de lutter contre les virus et autres microbes, d’où l’intérêt d’en prendre soin. 

Qu’est-ce qui peut affaiblir le système immunitaire ? 

De nombreux facteurs ont tendance à affaiblir le système immunitaire. La fatigue, une alimentation trop riche, le fait de ne pas manger assez de fruits et légumes… Mais il n’y a rien de pire que l’alcool pour l’épuiser et l’empêcher de faire son travail. 

Pourquoi ? Eh bien, pour plusieurs raisons. Non seulement le fait de boire de l’alcool déshydrate l’organisme, à cause de ses propriétés diurétiques, mais en prime il perturbe également la santé intestinale, empêchant le corps d’absorber les nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner.

Par ailleurs, les cocktails alcoolisés riches en sucres augmentent le taux de sucre dans le sang, ce qui  perturbe la production de cellules immunitaires, mais aussi leur fonctionnement. 

Boire avec modération dérègle-t-il le système immunitaire ? 

Malheureusement, la réponse est oui.

Pas besoin d’être ivre pour que l’alcool ait un impact négatif sur le système immunitaire. Cette boisson entraîne en effet un dérèglement hormonal, qui perturbe la production de vasopressines, les hormones dont le rôle est de réguler l’activité des reins, et donc l’évacuation des toxines par l’urine.

Évidemment, plus la consommation d’alcool est importante, plus les dégâts seront importants. L’idéal est de suivre les recommandations des organismes de santé officiels : pas plus de deux verres d’alcool par jour, et surtout : pas tous les jours !

Comment renforcer son système immunitaire ? 

Pour mieux affronter les maladies hivernales, mais aussi être plus en forme et en meilleure santé tout au long de l’année, il est important de prendre soin de son système immunitaire. Et même de le booster ! Vous l’aurez compris : éviter l’alcool permet d’éviter bien des désagréments.

Pour aller encore plus loin, n’oubliez pas de vous hydrater en buvant de l’eau régulièrement, prenez le temps de bien dormir la nuit, misez sur les probiotiques, la vitamine C et le magnésium. Bref, faites le plein de bonnes choses et adoptez une meilleure hygiène de vie. Votre corps et votre santé vous diront merci. 

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Alcool : pourquoi les jeunes boivent ils ?

Mardi 8 février 2022

Comment passer une soirée entre jeunes sans boire ? Boire c’est faire comme tout le monde, c’est faire partie du groupe.

Globalement, la consommation d'alcool baisse régulièrement en France.
Globalement, la consommation d’alcool baisse régulièrement en France. © Getty – gilaxia

Il y a ces jeunes qui ne boivent pas tous les jours, qui ne se définissent pas du tout comme dépendants et qui pourtant cherchent l’ivresse lors de soirées. Mais est-ce que toutes les générations n’ont pas ce passage alcoolisé dans leur vie ?

La consommation d’alcool chez les jeunes

Depuis les années 60, la consommation d’alcool a baissé de moitié en France. 10% de la population consomme plus de la moitié de l’alcool consommé. Globalement, les Français boivent moins de vin au repas du midi et réservent cette consommation à des moments de convivialité.
Nicolas Palierne, sociologue spécialisé dans l’étude de alcoolo-dépendance, précise que c’est d’ailleurs dans ce cadre familial que les jeunes font leur première expérience de l’alcool, soit par une initiation par une figure masculine le plus souvent, soit par des verres dérobés et des verres consommés entre amis.

Consommer de l’alcool est un marqueur du changement de statut, de l’enfant à l’adulte.

Une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies auprès de presque 2 000 jeunes montre que la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis était en forte baisse en 2021 chez les élèves de 3ème. La vente d’alcool est interdite aux mineurs.

Ce que boire veut dire

L’alcool est une substance qui donne du plaisir et qui est en même temps dangereuse. C’est assez paradoxal. Dans le premier verre consommé par les jeunes lors de soirées, il y a une recherche d’effet psychotrope. Les consommateurs ont tendance à oublier qu’il n’y a pas de plaisir dans le premier verre. Boire dans une soirée entre jeunes, c’est un marqueur qui montre que l’on fait partie du groupe. L’alcool a une fonction sociale rappelle Nicolas Palierne. Etre dans une certaine ivresse modifie le registre de la communication.

Les jeunes ont une consommation centrée sur les effets de l’alcool.

Les jeunes boivent, dans l’ordre, des alcools forts, de la bière, du champagne. Les  prémix sont des boissons prisées des jeunes, composées d’alcool et de jus de fruit ou de soda, qui couvrent le goût de l’alcool. 

Les risques sur la santé

Le cerveau humain se développe et atteint sa maturité à 25 ans. Le cerveau des jeunes est particulièrement vulnérable aux substances psychoactives comme l’alcool.
Le « binge-drinking » (alcoolisation ponctuelle importante) est une tendance actuelle. Il s’agit de boire beaucoup en peu de temps, six verres en moins de deux heures. Cela augmente le seuil de tolérance à l’alcool. Le binge-drinking touche aussi les adultes.

Avec l’alcool, il n’y a pas de courbe ascendante d’euphorie.

L’alcool est classé par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une molécule cancérigène avérée depuis 1988, y compris dans le cadre d’une faible consommation. La France reste d’ailleurs dans les pays plus gros consommateurs d’alcool.
L’alcoolisation peut avoir un impact sur la vie sociale et scolaire, avec par exemple des troubles de l’humeur. 

La dépendance à l’alcool

Le risque de cette alcoolisation massive jeune adulte, c’est d’installer une dépendance. A noter que cette alcoolisation concerne une minorité de jeunes. L’addiction consiste à être dans l’incapacité à sa passer de boire de l’alcool. Il est difficile de reconnaitre cette dépendance, car c’est une image stigmatisante.

Le désastre des toxicomanies en France

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Le Dictionnaire critique du cannabis

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