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L’utilisation de la E-Cigarettes explose chez les plus jeunes

Présentée comme un outil d’arrêt du tabac par ses producteurs et comme une nouvelle incitation à fumer et à contourner les lois anti-tabac par ses détracteurs, la e-cigarette poursuit sa conquête du monde. Alors que l’Australie a définitivement interdit la e-cigarette et que l’OMS en réclame une restriction plus forte, une étude menée aux Etats-Unis montre que la e-cigarette est dorénavant le moyen le plus utilisé par les plus jeunes pour fumer, devenant ainsi la première technique d’initiation au tabagisme. Cette situation nouvelle, inédite mais logique après les investissements publicitaires massifs des industriels de la e-cigarette, met également en lumière l’incapacité voire l’abandon des instances de santé publiques face à un outil dont les dangers restent ignorés de leurs utilisateurs. Il faut bannir la e-cigarette avant qu’il ne soit trop tard.

L’étude menée aux Etats-Unis  par l’Institut National des abus de drogues (NIDA) a mesuré chez des adolescents du collège au lycée, l’utilisation d’alcools, de drogues, tabac et e-cigarettes, dont de précédentes études avaient retrouvé une augmentation exponentielle d’utilisation parmi les plus jeunes, cible marketing privilégiée des fabricants. 41 000 jeunes ont répondu à un questionnaire.

L’étude retrouve que les plus jeunes fument dorénavant plus de e-cigarettes que de tabac, banalisant dangereusement le fait de fumer selon les experts.  17% des 17-18  déclarent avoir utiliser une e-cigarette dans les mois précédents ainsi que 13.6% reconnaissaient avoir fumer des cigarettes. Parmi les 15-16 ans, les résultats montrent une utilisation respectivement à 16% et 7% et parmi les 12-14 de 8.7% et 4%. Si la consommation de e-cigarette explose en comparaison aux études réalisées en 2013, l’usage de toutes les autres drogues, cigarettes, médicaments  opiacés, MDMA, K2/spice (MJ synthétique) et alcool, sont eux en décroissance chez les moins de 18 ans.

A l’heure où les Etats-Unis, à la différence de la France, a réussi à faire passer le nombre de fumeurs en dessous de la barre des 18% de la population (36% en France), la e-cigarette pose un problème terrible de santé publique. Certes, il reste probable que fumer une e-cigarette est moins toxique que de fumer du vrai tabac, mais toujours beaucoup plus que de ne rien fumer ;  Or cette étude montre un engouement et une utilisation de plus en plus fréquente de la e-cigarette chez des jeunes non-fumeurs. Ces e-cigarettes peuvent contenir de la nicotine, substance addictive déjà rencontrée dans la cigarette, mais aussi en fonction des fabriquant, contenir des éléments nocifs, cancérigènes ou autres.

Cette année, nous sommes très inquiets du niveau d’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents“ expliquait Lloyd D. Johnston, médecin et principal auteur de cette étude “Ce serait une tragédie si ce produit détruisait les grand progrès obtenus dans la lutte contre le tabagisme des plus jeunes”.

Par ailleurs dans les Etats ayant normalisé la vente du cannabis, l’étude retrouve un taux d’utilisation de cette drogue chez 40% des 17-18 ans, souvent mixée avec de la nourriture, alors que ce taux d’utilisation n’est que de 26% dans les Etats n’ayant pas libéralisé la vente de medical marijuana, un argumenta allant contre ceux plaidant pour sa libéralisation, comme le plaidait encore récemment le quotidien Le Monde, sous prétexte que l’interdiction favorise la consommation. C’est le contraire.

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Video : Bernard Debré s’insurge contre le « mythe » d’un cannabis médical

« Si vous avez mal à la tête prenez des feuilles de saule, l’aspirine est faite avec des feuilles de saules ».

Réagissant sur BFMTV au rapport de Terra Nova prônant une légalisation du cannabis dans le cadre d’un monopole public, le député UMP Bernard Debré s’insurge contre une telle proposition. « Quand on fume cannabis longtemps (…) ça donne des troubles psychotiques gravissimes« , selon le médecin.

Cliquez ici pour voir la video sur BFMTV (1’40 »)

 

Marisol Touraine veut interdire la e-cigarette au cannabis mais sans THC

La première cigarette électronique à l’extrait de chanvre est menacée d’interdiction par le gouvernement pour incitation à la consommation de cannabis. Le concepteur du produit, a pourtant assuré ce mardi 16 décembre qu’elle est « 100% légale ».

« Je suis opposée à ce qu’un tel produit puisse être commercialisé en France », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. « Cela constitue une incitation à la consommation de cannabis (…) potentiellement répréhensible par la loi », a-t-elle estimé sur la radio RTL.

La ministre a demandé à ses services « d’étudier de façon très précise la situation de ce produit » et a affiché « l’intention de saisir le juge pour faire interdire la commercialisation de cette cigarette électronique au cannabis ».

Pourtant Antonin Cohen, un des deux concepteurs de l’appareil baptisé Kanavape, a pris soin de souligner que cette e-cigarette contenant de l’huile de chanvre « n’avait aucun effet psychotique et psychotrope et ne pouvait pas être considérée comme une alternative au pétard ». Dans une présentation devant des journalistes dans un petit théâtre parisien, il a expliqué que Kanavape, qui ne serait disponible que début janvier, n’était en aucun cas un « e-joint », la version cigarette électronique d’un pétard.

Du cannabidiol à la place du THC

« Kanavape est un vaporisateur de chanvre, une variété (de la famille du cannabis, ndlr) qui n’a aucun usage récréatif puisqu’il ne contient pas de THC », le tétrahydrocannabinol qui est le principal principe actif du cannabis avec des effets euphorisants et psychotiques. Le liquide utilisé par cette cigarette électronique contient une autre substance cannabinoïde, tirée du chanvre industriel cultivé légalement en Europe : le cannabidiol ou CBD qui est un produit « anti-psychotique », « non-euphorisant » et « relaxant ».

« Les vertus du cannabidiol (CBD) sont nombreux avec notamment des bienfaits sur le stress, la relaxation, le sommeil », explique la société fondée par Sébastien Béguerie et Antonin Cohen qui militent pour l’usage médical du cannabis. Ce dernier a souligné que compte tenu de la concentration de CBD les effets seraient « très légers ».

« Un produit pour faire le buzz »

Les spécialistes des addictions et même les partisans de l’usage thérapeutique du cannabis s’interrogent sur « l’intérêt » d’un tel produit. « Ils sortent un produit pour faire le buzz, pour attirer l’attention », affirme Fabienne Lopez présidente de Principes Actifs, association pour la promotion de l’usage médical du cannabis.La militante doute de l’effet soulageant d’un tel produit et craint qu’il ne crée la confusion chez des personnes très malades à la recherche de produits anti-douleur au moment où arrive en pharmacie le Sativex, le premier spray à base de cannabis pour soulager les douleurs de type sclérose en plaques (SEP), délivré sur ordonnance.

Le spécialiste des addictions Laurent Karila est également critique. L’usage du cannabis « est une maladie de l’adolescent et du jeune adulte, le risque de sortir un produit de ce type est que les adolescents se l’approprient », met en garde ce psychiatre de l’Hôpital universitaire Paul-Brousse, près de Paris. Lui aussi s’interroge sur « l’intérêt de sortir un produit de ce type » qui sera perçu par le grand public comme un « joint électronique » et qui risque de « ternir l’image » de la cigarette électronique comme outil nouveau et relativement efficace pour arrêter ou diminuer la consommation de tabac.

L’usage récréatif du cannabis est strictement interdit en France, où il est théoriquement passible d’un an de prison et d’une amende de 3 750 euros. Une telle sanction reste exceptionnelle. Pour autant, le gouvernement, comme ses prédécesseur de droite, a toujours rejeté l’idée de sa dépénalisation.

Avec AFP

du 16/12/2014

 

Boire ou conduire, trop de Français ne choisissent pas

La stratégie du « conducteur désigné », celui qui ne boit pas lors d’une soirée, gagne cependant du terrain, et pas seulement chez les jeunes.

Qui dit soirée « festive » dit alcool. C’est du moins ce que pensent et légitiment une grande majorité de Français. Selon l’enquête publiée vendredi 12 décembre par les associations Prévention routière etAssureurs prévention, 83 % des Français qui se rendent à une soirée – fête, dîner entre amis ou au restaurant – y consomment de l’alcool. Les trois-quarts y voient une habitude culturelle française.

Sauf qu’une fois la soirée finie, il faut bien rentrer à la maison. Ce que 78 % des Français réalisent à l’aide d’une voiture ou d’un deux-roues, la moitié en conduisant et les 28 % restants en tant que passagers. Sont-ils certains dans ce cas de ne pas dépasser le taux légal d’alcoolémie fixé aujourd’hui à 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré ?

Près de 57 % des conducteurs jurent ne jamais prendre le volant dans ces conditions. Mais ils sont près de 29 % à reconnaître avoir déjà conduit avec un taux d’alcoolémie probablement supérieur au taux légal.« 3 % DES AUTOMOBILISTES CIRCULENT AVEC UN TAUX D’ALCOOLÉMIE NON CONFORME »

« Ce résultat est inquiétant, estime Jean-Yves Salaün, directeur général de la Prévention routière. Sachant par ailleurs que la moitié des personnes interrogées affirment ne pas connaître le taux légal d’alcoolémie, cela démontre qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. » « C’est un pourcentage important, renchérit le psychologue Jean-Pascal Assailly, chercheur à l’Ifsttar et spécialiste des comportements de conduite. Je ne pense pas que les Français seraient aussi nombreux à assumer un risque de cet ordre dans un autre domaine. »

Car risque il y a. « En moyenne, on estime que 3 % des automobilistes circulent avec un taux d’alcoolémie non conforme, assure Jean-Pascal Assailly. Mais ceux-ci sont concernés par 30 % des accidents mortels sur route, une différence qui prouve à quel point l’alcool altère la conduite ».

Pis, en cas d’ivresse, la probabilité d’être tué est plus importante que celle d’être blessé. « La présence d’alcool génère essentiellement des accidents mortels car elle est souvent associée à une vitesse excessive, des stupéfiants ou l’absence de ceinture de sécurité », note l’observatoire national interministériel de la sécurité routière.

« UNE CAUSE DIFFICILE À FAIRE ÉVOLUER »

Alors que la mortalité routière due à la vitesse a régressé ces dernières années, le facteur « alcool », lui, reste stable depuis vingt ans. « C’est la cause d’insécurité routière que l’on arrive le moins à faire évoluer »,constate Jean-Yves Salaün. En cause, la diversité des pratiques, du jeune qui sort de boîte à l’alcoolo-dépendant récidiviste.

« Surtout, on n’a pas trouvé en la matière de moyens de contrôle et de sanction équivalents aux radars pour la vitesse », rappelle Jean-Pascal Assailly. La quasi-certitude d’être verbalisé a eu un effet direct sur la baisse des vitesses moyennes pratiquées sur les routes de France ces dix dernières années. Or un automobiliste sera soumis une fois tous les cinq ans en moyenne à un contrôle d’alcoolémie.

« La propension à respecter une réglementation progresse avec la probabilité d’être contrôlé, reconnait Jean-Pascal Assailly. C’est ce que l’on appelle communément la peur du gendarme. »

LE MÉCANISME DU DÉNI

D’autres facteurs psychologiques interviennent dans le fait de prendre le volant après une soirée bien arrosée et en connaissance cause. « Les gens savent très bien qu’ils font quelque chose de répréhensible, poursuit Jean-Pascal Assailly. Pour éviter de se culpabiliser, ils entrent dans le mécanisme bien connu du déni. Soit en contestant la légitimité de la norme, soit en considérant qu’elle n’est pas adaptée à leur cas personnel. »

L’enquête de la Prévention routière et d’Assureurs prévention montre quand même une évolution positive. Désigner au préalable la personne qui ne boira pas et sera chargée de raccompagner les autres est la première mesure envisagée pour éviter l’accident de la route lié à l’alcoolémie.

Déjà très répandu chez les jeunes – selon une enquête précédente de la Prévention routière –, ce réflexe tendrait à se généraliser à l’ensemble de la population. « C’est une très bonne chose qui est le fruit des campagnes que nous menons avec les pouvoirs publics depuis quinze ans », se félicite Jean-Yves Salaün.

Reste à convaincre les 41 % de Français interrogés qui, questionnés sur la solution à adopter en cas d’alcoolisation excessive, indiquent au moins une fois une mauvaise option. Par exemple, boire de l’eau ou du café, ou circuler sur de petites routes peu empruntées, alors même que deux accidents mortels sur trois avec présence d’alcool se produisent sur des routes secondaires.

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Alcool, tabac, cannabis : les ados risquent gros

Selon une expertise collective de l’Inserm, les niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis « demeurent élevés » chez les jeunes.

Les experts relèvent que les effets neurotoxiques de l’alcool sont plus prononcés chez les adolescents.

Une consommation régulière de cannabis peut altérer les résultats scolaires.

Quels messages de prévention convient-il de tenir pour les adolescents qui consomment de l’alcool, du tabac ou du cannabis ? Et comment aider les parents à dialoguer avec eux sur le sujet ? « Ce sont des questions compliquées. Et pour y répondre, la priorité est d’abord de se baser sur des connaissances scientifiques incontestables », souligne Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). C’est la raison pour laquelle cette instance a demandé à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de faire le point sur les conduites addictives des adolescents. Rendue publique jeudi 6 février, son expertise collective constate que les niveaux de consommation de l’alcool, du tabac et du cannabis « demeurent élevés » chez les jeunes.

ALCOOL DES EFFETS NEUROTOXIQUES PLUS PRONONCÉS À L’ADOLESCENCE

C’est à la fin des années collège qu’apparaissent les usages réguliers d’alcool : en 2010, 7 % des élèves de 3e déclaraient avoir bu au moins 10 fois dans le mois écoulé. Ensuite, l’usage se poursuit au lycée. En 2011, cette consommation régulière concernait 15 % des garçons et 6 % des filles de 17 ans. Au même âge, 53 % des garçons et des filles déclaraient avoir vécu, dans le mois écoulé, une alcoolisation ponctuelle importante (au moins cinq verres bus en une même occasion). Familièrement appelée« binge drinking », cette pratique est en hausse puisqu’elle n’était déclarée que par 46 % des jeunes de 17 ans en 2005.

Ces chiffres inquiètent les experts car il est désormais acquis que le cerveau des adolescents est plus vulnérable que celui des adultes face à cette consommation d’alcool surtout lorsqu’elle est massive et sur un temps très court. « Des études récentes montrent que le cerveau connaît un important processus de maturation jusqu’à l’âge de 20-25 ans. Ce processus de maturation cérébrale entraîne une plus grande vulnérabilité des adolescents chez lesquels les effets neurotoxiques de l’alcool sont plus prononcés », explique Mickael Naassila (université de Picardie).« Chez eux, l’alcool peut entraîner des atteintes des fonctions cognitives avec un impact sur la mémoire et un retard au niveau de l’apprentissage scolaire », poursuit le chercheur. Autre constat : plus la consommation d’alcool est précoce plus grand est le risque de devenir alcoolo-dépendant à l’âge adulte.

TABAC 30 % DES FILLES ET 33 % DES GARÇONS DE 17 ANS SONT DES FUMEURS QUOTIDIENS

À 17 ans, 30 % des filles et 33 % des garçons sont des fumeurs quotidiens. Chaque année, on recense 70 000 décès en France liés au tabac dont les conséquences sanitaires (cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires) sont bien connues. Mardi, en présentant le 3 e  plan cancer, François Hollande a marqué les esprits en affirmant qu’un « jeune sur deux qui fume régulièrement à 17 ans mourra avant 60 ans ». « C’est une réalité qu’il faut maintenant intégrer dans des messages de prévention qui pourront convaincre les jeunes », indique Danièle Jourdain-Menninger, en reconnaissant que la tâche n’est pas simple. « On sait que le discours ‘‘le tabac, c’est risqué pour la santé’’, cela ne marche pas chez les ados », ajoute-elle.

CANNABIS UN RISQUE DE DÉPENDANCE

En 2011, 42 % des ados de 17 ans déclaraient avoir déjà fumé au moins une fois. Quant à l’usage régulier (au moins 10 fois dans le mois), il concerne 2 % des élèves de 3e , 6 % de élèves de seconde et 7 % de ceux de terminale. À 17 ans, 5 % des jeunes présenteraient un risque « d’usage problématique » : 7 % des garçons et 3 % des filles. Les experts notent que, dans les heures suivant l’usage de cannabis, on observe des troubles cognitifs portant sur l’attention, le temps de réaction, la mémoire.« Plus on fume et plus on a du mal à organiser sa pensée. Une consommation régulière peut altérer les résultats scolaires », indique Alain Dervaux, addictologue à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.

Ces troubles cognitifs ont tendance à disparaître dans le mois suivant l’arrêt de la consommation. Mais « certains de ces troubles peuvent persister, y compris après sevrage, en particulier si la consommation a débuté avant l’âge de 15 ans », souligne l’Inserm, en précisant que les troubles cognitifs à long terme sont corrélés à la dose, la fréquence, la durée d’exposition et l’âge de la première consommation.

« Contrairement à ce qu’on pensait il y a dix ans, on sait désormais que le cannabis peut induire une dépendance. Quand on fume beaucoup, on peut se retrouver avec une envie de consommer qu’on n’arrive pas à réprimer », indique Alain Dervaux. Enfin, les experts relèvent que le cannabis peut « précipiter » la survenue de troubles psychiatriques : troubles anxieux ou dépressifs, symptômes psychotiques et schizophrénie.« Cela peut déclencher une schizophrénie chez des sujets prédisposés. C’est un événement grave mais qui reste rare puisqu’il concerne une personne qui fume sur 2000 environ », ajoute le chercheur.

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