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Si le pire n’est jamais sûr, avec le cannabis il le devient

Pr. Jean Costentin Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

Après la féria de Mai 1968, une loi de décembre 1970 prohiba le commerce et l’usage du cannabis ; à la même époque ses effets thérapeutiques étant modestes et son potentiel addictif élevé, il fut évincé de la pharmacopée. La suite a été écrite par des soixante huit attardés s’appliquant à annihiler ces dispositions. Ces sirs, jamais purs font que le pire jamais sûre, le devient.
La loi prohibant le cannabis n’est connue que de ceux qui veulent l’abroger. Ni enseignée, ni justifiée, elle apparaît tel un oukase.


Les méfaits physiques et psychiques de son constituant, toxicomanogène, le THC, sont largement ignorés. Qui sait, par exemple, que ses effets épigénétiques, opérant sur les gamètes de ses consommateurs, pourront faire hériter leur progéniture d’une vulnérabilité : aux toxicomanies, à l’autisme, à la schizophrénie, aux troubles dépressifs, à des perturbations cognitives, à des malformations congénitales, à des déficits de l’immunité…?


La prohibition est inefficace car la loi n’est pas appliquée. Les dealers présentés par la police à la justice, sont aussitôt relâchés, avec classement sans suite.
La guerre contre le cannabis pour être perdue devrait avoir été livrée ; or les simulacres de résistance n’ont été qu’une série de concessions. La désobéissance à la loi est devenue une simple infraction, sanctionnée par une contravention de 200 €, qui ne laisse même pas une mémoire informatique, qui permettrait d’en majorer le montant en cas de récidive.


L’éducation nationale oppose une splendide indifférence à la montée du péril ; elle expérimente encore la façon d’aborder le sujet et empêche d’éminents praticiens de le faire bénévolement à sa place. Comme Vassili dans « Maîtres et serviteurs » (Tolstoï) : « Touche pas Nikita, c’est pour les maîtres » ! La défaite cannabique sera consommée qu’elle n’aura tiré aucune cartouche. Pourtant notre rang est pitoyable (27 ième ) au classement PISA des performances éducatives. L’éradication du cannabis de toute la
sphère éducative (enseignés et enseignants) élèverait significativement ce rang.


Longtemps des médias, à l’instar de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, ont relativisé la pandémie cannabique. Révélant le chiffre de 1.500.000 usagers réguliers, faisant des français les premiers consommateurs Européens, ils utilisent ces chiffres pour estimer que l’irréversible est atteint, imposant la reddition (une légalisation de cette drogue, puis des autres).


Une mission parlementaire, initiée par O. Véran avant qu’il soit ministre de la Santé, vise à légaliser le cannabis sous toutes ses formes. S’y dépense intensément un porte-parole de La REM (J.-B. Moreau, agriculteur), voulant couvrir de chanvre indien sa campagne Creusoise. Avec d’autres députés, subvertis par le lobby cannabique, il prône l’organisation d’un référendum pour légaliser le cannabis « récréatif ».

Ces mêmes missionnaires, avant l’obtention des résultats de la caricature d’expérimentation qu’ils
ont initiée, concluent à l’intérêt « thérapeutique » du cannabis. Ils se substituent sans vergogne  aux spécialistes des médicaments et transgressent les règles qui président à la reconnaissance de tout médicament digne de ce nom.

Le cannabis « de confort » et son cannabidiol (CBD) diffusent de façon explosive ; grâce aux florilèges débridés de la publicité ; bon pour tout et bon pour tous ; il s’invite au repas ridicule de Boileau : « Aimez-vous le CBD, on en a mis partout » (« passez muscade » !).


L’effondrement du bon sens et de la science engendrera-t-il la force d’un rebond salutaire ? On peut en douter car, ayant touché le fond, les fossoyeurs continuent de creuser. Une convergence d’intérêts variés œuvre à la légalisation du cannabis « récréatif » ; en mobilisant : les appétits irrépressibles des cannabinophiles ; celui insatiable de groupes capitalistes ; les écologistes adeptes d’une régression
économique ; les tenants du wokisme, de la cancel culture et ceux qui veulent détruire notre civilisation ; des politiciens démagogues qui voient dans cette drogue un moyen de transformer des insurgés en résignés ; sans oublier de nombreux idiots utiles…


Notre société soufre de nombreux maux, l’anesthésie cannabique, en précipitant son trépas, serait son euthanasie. Au pessimisme que ces constats inspirent, substituons l’optimisme d’une victoire contre cette drogue. Elle dépend de notre capacité d’en faire très largement connaître les multiples méfaits sanitaires et sociaux.

La folie du CBD !

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La folie du CBD !

Mesdames et messieurs, le cannabis n’est pas une drogue douce !

Par Dr Imane Kendili
Psychiatre-addictologue

Le cannabis est la seule drogue scientifiquement prouvée ayant un lien avec la genèse de la maladie mentale.

Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de bouffées délirantes chez des jeunes de 16 ou 17 ans post-toxiques et pour être plus précise sous cannabis.
Ma réflexion d’aujourd’hui s’érige sur des piliers purement bio-psycho-sociaux intimement liés à ma pratique quotidienne, et celles de nombreux collègues psychiatres ou psychologues à travers le monde. Pas besoin d’être addictologue principalement pour savoir que le Delta-9-THC a bien des répercussions délétères sur la santé mentale des jeunes et moins jeunes.


Reprenons quelques définitions de base. Si on parle de cannabis industriel, soit le chanvre, il est important de le préciser et d’informer principalement les jeunes de son utilité et des réalités. Le chanvre est un type de cannabis ayant une très faible teneur en THC et qui est utilisé pour ses fibres dans la production de corde, dans l’industrie automobile, dans le textile et la cosmétique. Ceci n’a aucun lien avec le cannabis sous forme de résine appelé encore haschisch qui est riche en THC.


Les joints ne sont pas récréatifs et en aucun cas l’effet est anodin. L’impact sur le cerveau est prouvé, plus le cerveau est jeune, plus les effets sont irréversibles. Les troubles cognitifs, l’impact sur les capacités intellectuelles, la concentration, la mémoire, la capacité de résolution de problèmes, et j’en passe, sont perceptibles, évidents et impactant sur les jeunes, les moins jeunes et la société.

L’image cinématographique du fumeur de joint est très évocatrice si mon discours n’est pas clair ; elle n’est pas liée à Wall Street mais à la négligence corporéo-vestimentaire, au chômage, aux jeunes, embués de fumée, adossés à un mur de quartier, attendant le temps qui passe… Le syndrome amotivationnel est la conséquence la plus fréquente quand ce n’est pas une schizophrénie ou un trouble bipolaire d’installation chronique.


Venez assister à une annonce diagnostique de maladie mentale chronique en réunion familiale. On y laisse, nous soignants, des plumes. On a mal. On pleure intrinsèquement nos jeunes fragiles, fragiles de leur intelligence, de leur sensibilité, de leurs angoisses, de leurs capacités sociales limitées pour lesquels le cannabis annonce une vie d’adulte en bonne santé mentale avortée.

Le cannabis est une drogue hallucinogène. Dans les années 1960-70, un “joint” contenait 10 mg de THC en moyenne. Il peut en contenir jusqu’à 150 mg aujourd’hui. Chez les personnes à risque, il induit des bouffées délirantes avec hallucinations, délire et paranoïa pouvant mener à des passages à l’acte auto ou hétéro-agressif graves. Allez faire un tour au centre psychiatrique universitaire précisément au service des urgences et régalez vous.
Bonjour la psychose ! Bonjour la violence ! Bonjour le suicide social !

Vous allez me dire pas pour tous. Je vous fais le calcul. Trois facteurs de risque combinés multiplient par 6 le risque de dépendance et par 4 le risque de maladie mentale chronique. Pour expliquer de façon simple, un adolescent dont le père est dépendant, avec des parents divorcés, vivant dans un quartier où il y a des dealers a plus de chance de devenir dépendant qu’un adolescent dont les parents ne sont pas consommateurs et qui vit dans un quartier où les drogues sont plus difficiles à obtenir.

D’où la nécessité de politiques de prévention suivant divers modes soit de terrain avec des acteurs sociaux mais aussi des acteurs de santé avérés formés pour une prévention en amont chez les personnes ayant des facteurs de risque (cumul de facteurs de risque) de développer une dépendance.


Par la suite, des antécédents de maladie mentale dans la famille, particulièrement de trouble bipolaire ou de schizophrénie, présagent d’une genèse possible de maladie mentale chronique multipliée par 55 par rapport à la possibilité de maladie mentale chez un fumeur sans antécédents familiaux. Vous vous demandez où je veux en venir.

Le vote du Maroc pour la légalisation du cannabis à l’ONU me choque et choque les travailleurs en santé mentale. Sauf si on précise qu’on veut la légalisation du chanvre pour l’industrie ou l’utilisation régulée en industrie pharmaceutique ou cosmétique. L’interprétation serait alors différente.
Mais alors de quel cannabis parle-t-on ?


Mes patients malades psychotiques ou addicts me demandent déjà si je vais leur permettre de consommer le fameux CBD ou des doses faibles de cannabis à sa légalisation.
Excusez ma hantise ! Excusez ma peur ! Excusez mes angoisses !
Une sensibilisation et une politique de prévention sont nécessaires et obligatoires car l’avenir de nos jeunes en dépend.

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Qu’est-ce qu‘une drogue ou un produit stupéfiant ?

ANALYSE JURIDIQUE

Yann Bisiou est Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, spécialiste du droit de la drogue – laboratoire CORHIS

Avec le CBD, les plus hautes juridictions françaises tentent d’avancer en terrain miné

Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État travaillent actuellement pour déterminer si le CBD n’est qu’un « produit de consommation courante » ou un produit stupéfiant.

Atlantico : Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État saisi travaillent actuellement sur des considérations liées au cannabis et au CBD. La question centrale semble être de déterminer si le CBD n’est qu’un produit de consommation courante  ou un produit stupéfiant. Quels sont les enjeux ?   

Yann Bisiou : Entre la Cour de cassation, le Conseil d’État, la Cour de Justice de l’Union européenne, il y a eu 12 arrêts sur cette affaire. L’enjeu est de savoir si le cannabis est un stupéfiant. Le CBD n’est pas classé comme stupéfiant en droit international, mais il est extrait du cannabis. Le droit interdit a priori tout ce qui est extrait du cannabis et indirectement la question était de savoir si indirectement le CBD devait être un stupéfiant, non pas en tant que tel, mais parce qu’il était issu du cannabis. La réponse commune est : non. 

Le problème du CBD, c’est qu’il n’a pas d’effet psychotrope donc les risques pour la santé justifient-ils de le considérer comme stupéfiant, sachant qu’il n’est pas un produit dopant ? Il avait donc une incohérence car on pouvait sanctionner quelqu’un qui consommait du CBD mais pas un sportif dans une compétition s’il en utilisait. 

La difficulté technique et juridique que l’on a est qu’il n’y a pas de définition de stupéfiant dans le droit français. Un stupéfiant est un produit classé comme stupéfiant. Et déterminer ce qu’est un produit stupéfiant pose un problème très concret : l’alcool. Or on ne veut pas prohiber l’alcool et on sait que de toute façon ce serait un échec. C’est pour cette raison qu’en 1961 on a préféré ne pas donner de critère et établir une liste. Tous ceux qui sont sur la liste sont des stupéfiants et ceux qui y ressemblent y seront ajoutés. Au début c’était une dizaine de produits, aujourd’hui c’est près de 400. Pour moi, c’est le concours Lépine des pharmacologues et cela nuit à la lisibilité.

Dans quelle mesure les motifs purement sanitaires sont-ils problématiques pour définir les termes est -il problématique ? Pourquoi le terrain juridique est-il miné ?   

Comme je vous l’expliquais, il n’y a pas de critères, donc nous avons essayé de déterminer ce qui pouvait permettre d’établir un classement. On voit que les données essaient d’identifier les risques pour la santé mais sans lien de causalité établi et avec parfois des niveaux de risques très faibles sur certains produits. Pour certains, c’est 4 ou 5 décès en 10 ans dans l’UE.

Or si l’on regarde les risques de la « vie courante », 8 personnes meurent ébouillantées en France chaque année. C’est beaucoup moins pour des substances comme l’éphédrine, qui est classée comme stupéfiant, dont on a juste entendu quelques déclarations de personnes qui se sentaient mal après en avoir consommé. Et pour les quelques décès dans lesquels ce produit est impliqué, les personnes avaient consommé tellement de choses différentes qu’il était difficile d’imputer quoi que ce soit à une substance en particulier.

Quand on place des substances très peu usitées, ce n’est pas un problème, mais le CBD est utilisé par beaucoup de gens et fait l’objet d’un vrai commerce ces dernières années. Il y a des enjeux économiques mais aussi en matière de libertés individuelles. Si des milliers de personnes deviennent du jour au lendemain des usagers de stupéfiants, ils peuvent se retrouver soudainement sanctionnés d’une amende forfaitaire délictuelle de 135€. Il y a eu des saisies, des confiscations.

L’arrêté est entré en vigueur le 1er janvier 2022, immédiatement suivi d’un recours. Le Conseil d’Etat a auditionné l’affaire le 14 et a rendu sa décision il y a quelques jours. Entre temps, les gendarmes ont poursuivi certaines personnes. Le référé rend de nouveau la vente de CBD légale donc les décisions de justice vont tomber, mais ce n’est pas automatique. 

Quelles sont les pistes pour sortir de l’ornière ? 

La décision du Conseil d’Etat rend les choses claires, le CBD est légal en France à condition que le produit n’ait pas plus de 0,3% de THC (la molécule qui provoque les effets psychotropes du cannabis). La décision est encore provisoire, puisque c’est un référé – même s’il est bien développé et a mis du temps à être rendu -, donc le Conseil d’Etat va devoir juger sur le fond. Vu les éléments du référé, on voit mal comment au fond, le Conseil d’Etat dirait autre chose. La situation est donc assez sécurisée. 

Il faut se rappeler qu’avant 2018, le CBD ne posait pas de problème. En 2017, interrogé par Science et Vie, le Ministère de la santé estimé que le produit avait l’air légal. Réinterrogée en janvier 2018, Agnès Buzyn a confirmé cela, tout en expliquant que cela ne plaisait pas au gouvernement. L’Etat a alors commencé à dire que le CBD était un stupéfiant car issu du cannabis. 

Pour faire le distinguo sur le plan juridique entre produit de consommation courante et stupéfiant, comment avancer ? 

Le Conseil Constitutionnel, dans sa décision du 7 janvier, a donné une piste. Il explique que pour qu’un produit soit stupéfiant, il faut qu’il soit psychotrope, qu’il crée un risque de dépendance et un risque de danger pour la santé. Il y a donc des critères mais le Conseil Constitutionnel en fait une condition nécessaire mais non suffisante.

En clair, le gouvernement n’est pas obligé de classer comme stupéfiant tous les produits correspondants à ces critères. C’est une décision assez maligne mais elle ne précise pas complètement les critères ou la procédure permettant d’établir si un produit est à risque ou non. Ce mardi, va avoir une autre audience devant le Conseil Constitutionnel sur deux autres QPC qui avaient été déposées et où l’Union des professionnels du CBD va reposer cette question.

On peut espérer que le Conseil d’Etat statue sur le fond et donne des critères, après tout c’est lui qui a remonté des QPC en ce sens au Conseil Constitutionnel. La Cour de cassation qui jusqu’à présent estimait qu’il n’y avait pas de problème avec la définition des stupéfiants a elle aussi inversé sa jurisprudence.

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Le « K2 », drogue à vapoter, se répand dans les lycées du Centre-Bretagne 

Publié le 21 janvier 2022
Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne.
Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne. (Photo Pixabay)

Réputé être bon marché et discret, le « K2 » est un cannabinoïde de synthèse qu’on retrouve régulièrement dans les cigarettes électroniques des lycéens du Centre-Bretagne.

En Centre-Bretagne, on appelle ça le « K2 ». En Normandie, le PTC (Pète ton crâne). Et en 2019, on parlait de Buddha Blues. Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques (CE) des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne.

Suite

Le cannabidiol

Le cannabidiol (CBD) ; résumé de quelques connaissances

Pr. Jean Costentin – neurobiologiste, pharmacologue,

Membre de l’académie nationale de médecine.

Le THC est le principe psychotrope addictif majeur du cannabis. Malgré son statut illicite, il est consommé de façon régulière par 1.500.000 de nos concitoyens,  faisant de notre Nation sa toute première consommatrice en Europe. 

Ses méfaits multiples et souvent graves l’ont déconsidéré auprès de la majorité de nos concitoyens. Néanmoins, pour conquérir leur clientèle et rentabiliser les nombreuses serres qui devaient le produire, à des fins hâtivement qualifiées de «thérapeutiques » mais aussi scandaleusement de « récréatives », un composé voisin, le cannabidiol / CBD a été mis en exergue. Ce CBD, présent en abondance variable dans le chanvre indien selon ses cultivars, est le métabolite immédiat du cannabigérol/CBG, le précurseur immédiat du tétrahydrocannabinol/THC. Il est quantitativement le deuxième des cannabinoïdes du cannabis ; certains cultivars ont été sélectionnés pour leur production de CBD qui l’emporte sur cette du THC. 

La publicité très intense du CBD s’est d’abord appliquée à le démarquer du THC, en lui déniant tout caractère psychotrope. Néanmoins, bien vite, afin d’élargir ses indications, diverses activités de ce type lui ont été imparties.

Des études, souvent très partielles, lui décrivent des effets analgésiques (modestes), antiépileptiques (dans les syndrome de Dravet et de Lennox-Gastaut, qui sont des formes graves d’épilepsie infantile), anxiolytiques et même antipsychotiques. Avec  beaucoup plus d’enthousiasme que de preuves expérimentales lui sont décrits des effets : anti-stress, anti-insomnie, anti-dépresseur, anti-émétique, anti-inflammatoire, anti-oxydant, anti-athéroscléreux, neuroprotecteur, anti-cancéreux (sein), anti-psoriasique, une stimulation du développement osseux, une action sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), sur les prostatites… Cette énumération, pourtant incomplète, ne laisse d’étonner sous l’angle pharmacologique. Des laboratoires se sont jetés, à publicité déployée, dans la commercialisation d’huiles à hautes teneurs en  cannabidiol.

Le CBD étant 100 fois plus hydrophile que le THC, son accès au cerveau au travers de la barrière hémato-encéphalique est moindre, tout comme sa persistance cérébrale. 

Il agirait sur plusieurs cibles biologiques :             

– Il n’agit pas (au moins selon les modalités usuelles) sur les récepteurs aux endocannabinoïdes, du type CB1, responsables des effets psychotropes du THC.  Malgré sa faible affinité pour ceux-ci, par un mécanisme allostérique, il pourrait exercer un antagonisme des effets du THC. L’idée a été complaisamment diffusée que le CBD potentialiserait les effets utiles du THC tandis qu’il relativiserait ses effets nuisibles (sorte de miracle de la phytothérapie).  

– les récepteurs D2 de la dopamine (comme agoniste partiel, à l’origine d’effets antipsychotiques, à l’instar de l’aripiprazole) ; 

– certains types de récepteurs de la sérotonine (à l’origine d’effets anxiolytiques) ; 

-certains types de récepteurs du glutamate (pouvant expliquer ses effets antiépileptiques)

-un effet inhibiteur  de la dégradation d’une substance endocannabinoïde, l’anandamide – A.E.A., qui stimule les récepteurs CB1, sur lesquels agit le THC.

-Une étude montre qu’au contact de l’acidité extrême du suc gastrique (pH2), le CBD se transforme, pour partie au moins, en THC.

-il serait également un agoniste d’un récepteur canal, TRPV-1, (sur lequel agit la capsaïcine du piment), pouvant être impliqué dans une action anti-inflammatoire, et analgésique.

Les mécanismes d’action d’une substance sont fréquemment non univoques, mais quand on en propose un trop grand nombre,  c’est qu’aucun d’eux n’est réellement patent.

Le CBD est autorisé comme médicament et commercialisé sous la dénomination  d’Epidiolex® pour le traitement de certaines formes d’épilepsies infantiles (syndrome de Dravet, syndrome de Lennox-Gastaut). La commission de transparence ne lui reconnait, en association à une benzodiazépine (le clobazam), qu’une amélioration du service médical rendu d’un niveau mineur (ASMR IV).

Une autorisation de mise sur le marché a été bien antérieurement donnée à une association de THC au CBD – le Sativex®, pour le traitement des spasmes douloureux de la sclérose en plaques. Pourtant, 6 ans après avoir obtenu  cette autorisation, ce Sativex n’est toujours pas disponible dans les pharmacies, (mais est néanmoins accessible, avec le statut d’autorisation temporaire d’utilisation =A.T.U.). Cette réticence est due à son ASMR,  au prix élevé qu’en demande le laboratoire qui le commercialise (Almiral),  au faible taux de remboursement (15%) qui lui a été accordé en relation avec cette ASMR jugée insignifiante (niveau V). Les médias l’avaient alors présenté comme une révolution thérapeutique dans le traitement des symptômes liés à une spasticité modérée à sévère due à une sclérose en plaques, culpabilisant presque les autorités d’avoir tant différé la mise à disposition de ce médicament irremplaçable à des patients dont il allait transformer la vie  (effet d’une confusion très fréquente, dés qu’il s’agit du cannabis, entre la publicité, l’idéologie et la sciences pharmaco-thérapeutique).

Par voie orale le CBD, au contact du liquide gastrique, au pH très acide, se transforme en THC et en un autre dérivé, très proche mais un peu moins actif, le Δ8 tétrahydrocannabinol (M. John et coll. Identification of psychoactive degradants of cannabidiol in simulated gastric and physiological fluid. Cannabis and cannabinoid Research Vol. 1, N°1.). Cette transformation, au moins partielle, explique les effets secondaires (observés lors des études cliniques, chez 45% des utilisateurs, enfants en particulier), associant somnolence et fatigue. Cette transformation constitue une des  explications à l’attrait que manifeste certain adultes pour ce « médicament ». Par contre, le  recours à d’autres voies d’administration (transcutanée, fumée, résorbée par les muqueuses nasales, oro-pharyngées) ne comporteraient pas une telle transformation chez l’Homme.

S’agissant de l’effet le mieux documenté du CBD sur des épilepsies infantiles, il faut noter qu’il ne s’exprime qu’ajouté aux autres médicaments préalablement  associés, pour traiter l’affection et non point isolément. 

Le CBD pourrait majorer l’action de ces médicaments associés par des interactions avec leur métabolisme. Une étude s’est penchée sur ce sujet. (Kocis P et Vrana K ; Delta-9-tetrahydrocannbinol and cannabidiol drug-drug interactions, 2020, Medical Cannabis and canabinoids).

Le CBD est très lié aux protéines du plasma. Entrant en compétition avec différents médicaments qui leurs sont également très liés, il les déplace, augmentant leur fraction libre, active, et partant leurs effets ; ce qui a des conséquences pour ceux  dont la marge thérapeutique est faible ; i.e. dont la dose active est proche de la dose toxique. Ainsi la  cyclosporine et le tacrolimus (immunosupresseurs) ; la phénytoïne et l’acide valproïque (antiépileptiques) ; la warfarine (anticoagulant) ; la quinidine (antiarythmique) ; la lévothyroxine (hormone thyroïdienne)…  

Le CBD  est métabolisés par des enzymes hépatiques :

-par les cytochromes P 450 (ceux des types 1A2, 2B6 qu’il inhibe et induit, ainsi que par  les cytochromes 2C8, 2C9, 2C19 qu’il induit). Ils le transforment en dérivés plus  hydrophiles, ce qui diminue son accès cérébral et facilite son élimination rénale. 

-puis par des enzymes, UDP-glucuronyl transférases, (UGT des types 1A9 et 2B7), qui associent les métabolites formés par les enzymes précédentes à l’acide glucuronique, en des conjugués plus faciles à éliminer par le rein dans les urines, ou par la bile dans les fèces. Ces UGT 1A9 et 2B7 sont impliquées dans l’élimination de l’acide valproïque (antiépileptique), du propofol (anesthésique général), de l’acide mycophénolique   (immunosuppresseur), du digabatran (anticoagulant), avec des phénomènes de compétition.

Le CBD inhibe la glycoprotéine P (GpP) impliquée dans la résorption et l’excrétion de nombreux médicaments,  il modifie ainsi leur efficacité.

Ses effets ne sont pas reliés de façon linéaire à sa concentration plasmatique,  ainsi, sur l’anxiété, ils décrivent une courbe en U inversé (effet croissant avec la concentration jusqu’à une certaine valeur puis diminuant, ensuite alors que la concentration continue d’augmenter),  ce qui complique les choix posologiques… 

La toxicité du CBD a été étudiée chez l’animal, et plus directement chez les patients traités par l’Epidiolex®. Des troubles digestifs sont assez fréquents (nausées, vomissements, anorexie, diarrhée) avec des modifications biologiques exprimant une atteinte hépatique (augmentation des transaminases et de la gamma glutamyl transpeptidase (Huestis MA et coll. Cannabidiol adverse effects and toxicity. Curr. Neuropharmacol.  2019, 17, 974-89. 

L’appréciation des intérêts éventuels du CBD est polluée par l’intrication d’un mercantilisme exacerbé, de publicités délirantes et de recherches encore très partielles, donnant lieu à des exégèses précipitées. Son innocuité est loin d’être établie, sa commercialisation est pratiquée sans contrôle ni limites, au point qu’un journal de Pontoise faisait la publicité d’une pizzeria qui en introduisait dans ses pizzas. 

Le CBD se décline en une très grande variété de formes commerciales (huile, baumes, crèmes, gels, lotions, gélules, chocolats, cookies, bonbons, chewing-gum, suppositoires, recharges pour cigarettes électroniques, vaporisateurs thermiques…    

Une confusion déplorable est entretenue entre médicament et produit de confort,  évitant soigneusement de parler de placébo. Le CBD se trouve aussi mis au service de la banalisation du cannabis auprès d’une opinion publique largement désinformée.

 Il est urgent d’instaurer de la rigueur dans l’analyse des activités  potentiellement utilisables du CBD, en lui appliquant les bonnes pratiques qui prévalaient  pour décider d’élever une substance à la dignité d’un médicament. 

Connaissez vous le CBD ?

Cliquez ici :Début du sujet à 29’35 »

Le cannabis médicinal engendre des maladies cardiovasculaires graves

Source: Université Laval1Le cannabis médical est de plus en plus prescrit aux personnes souffrant de douleurs chroniques, mais son usage ne serait pas sans risque. Une étude qui vient de paraître dans BMC Cardiovascular Disorders associe le cannabis médical à une hausse de 44% du risque de problèmes cardiovasculaires graves.

Arsène Zongo, de la Faculté de pharmacie et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, et six chercheurs de l’Université de l’Alberta et de l’Université de Toronto, ont examiné l’incidence des visites à l’urgence ou des hospitalisations en raison d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral chez 18 653 patients à qui on avait prescrit du cannabis médical. Ils ont fait le même exercice pour un groupe de 51 243 patients comparables sur le plan des caractéristiques sociodémographiques, des habitudes de vie et de certains indicateurs de santé.

Pendant le suivi des sujets – qui a été de 8 mois en moyenne -, l’incidence des événements cardiovasculaires graves a atteint 7,19 par 1000 personnes dans le groupe cannabis et 5,67 par 1000 personnes dans le groupe témoin, soit une augmentation de 44% du risque.

Lorsque tous les événements cardiovasculaires, peu importe leur gravité, ont été considérés dans les analyses, leur incidence était de 28,34 par 1000 dans le groupe cannabis et de 19,0 dans le groupe témoin, soit une hausse de 47% du risque.

L’étude ne permet pas d’établir de lien de cause à effet entre le cannabis médical et les problèmes cardiovasculaires, mais elle appelle à la prudence, commente Arsène Zongo.

Le chercheur rappelle qu’il n’existe pas encore de démonstration scientifique de l’efficacité du cannabis médical pour la grande majorité des conditions pour lesquelles il est prescrit. « Ce sont des considérations juridiques et non des preuves scientifiques qui ont conduit le Canada à légaliser l’usage du cannabis médical en 2001. »

Le profil de sécurité du cannabis médical est encore mal connu, mais il se précise à mesure que son usage croît dans la population. « Considérant le peu de preuves scientifiques démontrant l’efficacité du cannabis médical, il est important que les médecins évaluent bien les bénéfices et les risques avant d’en prescrire à leurs patients, souligne le professeur Zongo. Il serait hasardeux d’en prescrire à des personnes qui ont des problèmes cardiaques connus sans assurer un suivi très serré de ces patients. »

Source

Les cannabidioties qui ont trompé l’opinion

par le Professeur Costentin

Fin mars, l’OMS a retiré le cannabis du tableau des drogues les plus nocives, où il figurait depuis 1961.

Les 53 pays membres ont donc ouvert la voie à la reconnaissance de ses vertus thérapeutiques. Il est vrai que le cannabis est, depuis longtemps, l’objet de manipulations par ceux qui militent pour sa légalisation. Évoquons, pour les contredire, quelques-unes de leurs entourloupes.

« La loi de 1970 qui le prohibe est obsolète »

Le temps ne conduit pas inéluctablement à l’obsolescence, les données sur cette drogue ont confirmé les dangers pressentis et en ont révélé d’autres, encore plus graves.

« Cannabis = jeunesse = liberté »

Enlevant dans cette équation le terme jeunesse, apparaît l’égalité idiote entre cannabis (drogue, assujettissement) et liberté ; 1.300.000 Français, jeunes en majorité, se sont fait passer les menottes du cannabis, annonçant pour certains la camisole.

« Le cannabis, lui, ne tue pas »

Qu’à la différence de l’héroïne des doses élevées de cannabis ne soient pas létales ne permet pas de conclure à son innocuité. Sa toxicité l’emporte sur celle du tabac souvent associé, avec une toxicité physique intrinsèque (infarctus du myocarde, AVC, cancer du testicule…) et surtout psychique (ivresse, désinhibition avec prise de risques sur la route, au travail, auto– ou hétéro-agressivité, dépressions et suicides, schizophrénie comportant 10 % de morts violentes, incitation à l’adjonction d’autres drogues (dont l’héroïne et ses overdoses)…

« Aux vieux l’alcool, aux jeunes le cannabis »

Le cannabis incite à la consommation d’alcool ; leur usage simultané est source d’accidents routiers et professionnels. La consommation de cannabis explose chez les jeunes ; 20 % d’entre eux en sont dépendants, parfois dès le collège. Drogue de la crétinisation, à l’âge des activités éducatives ; inducteur d’anxiété, de dépression, de schizophrénie, de consommation d’autres drogues. Les futurs parents en puissance devraient savoir (mais qui le leur dit ?) que son THC imprime des marques épigénétiques sur leurs gamètes, faisant transmettre à leur progéniture une vulnérabilité aux toxicomanies et à différents troubles psychiatriques.

« Légaliser le cannabis fera disparaître trafics et dealers »

Les trafics de drogues et leurs violences gangrènent notre nation. Ils survivront à la légalisation du cannabis par la vente, à plus bas prix que le cannabis « de régie », de produits plus fortement dosés en THC et par la proposition d’autres drogues.

« Légaliser le cannabis permettra d’engranger des taxes »

L’apport au budget de taxes prélevées sur le cannabis fait rêver les contribuables ignorant que celles sur le tabac et l’alcool ne couvrent pas la moitié des dépenses de santé qu’ils induisent. Pour un dollar qu’encaisse l’État du Colorado ayant légalisé le cannabis, il doit en débourser quatre pour couvrir les dépenses entraînées par cette drogue (santé mentale, physique, accidents, frais de justice…), sans compter l’incurie des consommateurs qui, de contribuables qu’ils devraient être, deviennent des assistés sociaux.

« Chacun mène sa vie comme il l’entend »

Oui, au cœur de l’Amazonie ; mais en société, ça ne devrait pas être aux frais de la collectivité. Si l’on est dangereux pour soi, ce doit être à ses frais, en prenant soin de ne pas l’être pour autrui ; en n’hybridant pas à sa convenance libéralisme et socialisme, sur le mode « le plaisir c’est tout pour moi, et ce qu’il en coûte c’est pour l’État ».

« La légalisation permettrait de faire une réelle prévention »

Les non-fumeurs de cannabis justifient leur abstention par sa toxicité (60 %) ou par son interdiction (40 %). Une légalisation fera penser aux premiers que ça n’est pas très dangereux et aux autres qu’ils n’ont plus le devoir d’y renoncer.

Vingt ans de prévention auprès des collégiens et lycéens m’ont convaincu qu’une légalisation multiplierait les consommateurs et rendrait plus difficiles les actions de prévention. L’Éducation nationale, très défaillante, en étant encore au stade des « expérimentations »…

« Le cannabis récréatif »

Il est urgent de déciller les yeux de ceux que ces formules ont dupés avec cette tromperie suprême des députés Jean-Baptiste Moreau et Caroline Janvier, de LREM, ainsi que Robin Reda (LR), à la proue de sa légalisation. Leur « récré », avec ce cannabis, se terminera tragiquement. Retenons leurs noms.

Source

Enquête citoyenne sur le cannabis « récréatif »

La députée donne ses réponses avant de poser ses questions

Professeur Jean Costentin

Dans cette période dominée par le coronavirus, la consultation des Français par une mission parlementaire sur leur perception du cannabis comme drogue « récréative » est indécente. L’expression « récréative » est jugée trompeuse par les spécialistes informés qui savent depuis longtemps que la « récré » cannabique engendre de nombreux drames.


Les initiateurs de cette consultation ne cachent pas leur souhait de légaliser cette drogue, mais leur main tremble, aussi cherchent-ils l’appui (assuré) de ses 1.500.000 consommateurs. Ils sont pressés car des données récentes sur ce cannabis (tels ses effets épigénétiques) s’ajoutant à d’autres méfaits, empêcheraient cette légalisation s’ils étaient connus.


Une enquête, opportune celle-là, serait d’évaluer les connaissances qu’ont nos concitoyens et nos « décideurs » des méfaits du cannabis. Cela guiderait le développement d’une indispensable pédagogie s’exerçant depuis l’Ecole jusqu’au troisième âge, palliant enfin les carences d’information que dénonce pour la France l’Observatoire Européen des toxicomanies.

C’est seulement après que l’on pourrait interroger les Français sur une éventuelle évolution du statut législatif du cannabis.
L’enquête devrait alors être diligentée par des juges impartiaux, et non par madame Janvier (députée LREM du Loiret), rapporteur sur le « cannabis récréatif » de la mission parlementaire. N’a t-elle pas exprimé dans le journal Ouest-France du 23 janvier 2021 la réponse qu’elle veut obtenir aux questions qu’elle pose ? Tenant ainsi la plume de ceux qu’elle interroge.


Réfutons les arguments qu’elle y développe –

« Le cannabis étant légalisé, les taxes perçues permettront de faire de la prévention ». C’est ainsi en autorisant cette drogue que l’on réduirait le nombre de ses consommateurs ?? Les taxes issues du tabac, n’ont pas empêché 13 millions de nos citoyens d’en abuser irrépressiblement, conduisant à 75.000 décès annuels et à de multiples handicaps ; ces taxes couvrent à peine la moitié des dépenses de santé qui lui sont imputables ! Au Colorado pour 1 $ de taxes encaissées sur le cannabis légalisé, l’Etat doit débourser 4,5 $ pour couvrir les dépenses qui en résultent.
-Alors que c’est l’objet d’une des questions de « l’enquête citoyenne », elle affirme que « la toxicité et les risques de dépendance de l’alcool et du tabac sont largement supérieurs à ceux du cannabis ». Cette affirmation fausse la disqualifie comme rapporteur de cette enquête.


-« C’est le sens de l’Histoire » que de légaliser le cannabis ; ce type d’argument a servi à toute les sauces, et même pour justifier le pire et de décocher ses flèches: « approches idéologiques ou morales »,
« confusion », « amalgames », « fantasmes».

Voilà pour ceux qui ne pensent pas comme elle. Il nous en faudrait plus pour renoncer à nous opposer à ses thèses, car nous disposons des solides connaissances biologiques, cliniques, épidémiologiques
qui manquent à Mme Janvier.
-« Pour que des territoires cessent d’être abimés par le trafic » ; elle assène que la légalisation supprimera les trafics. Que fait-elle des individus abimés par cette drogue, leur nombre déjà effarant, pour une drogue illicite, ne pourrait qu’être accru par sa légalisation.
La démocratie accorde le même poids à la voix de chacun ; pour ne pas pervertir ce grand principe chaque citoyen doit être rigoureusement informé et non pas trompé, comme madame C. Janvier s’y emploie.

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