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Le « K2 », drogue à vapoter, se répand dans les lycées du Centre-Bretagne 

Publié le 21 janvier 2022
Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne.
Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne. (Photo Pixabay)

Réputé être bon marché et discret, le « K2 » est un cannabinoïde de synthèse qu’on retrouve régulièrement dans les cigarettes électroniques des lycéens du Centre-Bretagne.

En Centre-Bretagne, on appelle ça le « K2 ». En Normandie, le PTC (Pète ton crâne). Et en 2019, on parlait de Buddha Blues. Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques (CE) des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne.

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Le cannabidiol

Le cannabidiol (CBD) ; résumé de quelques connaissances

Pr. Jean Costentin – neurobiologiste, pharmacologue,

Membre de l’académie nationale de médecine.

Le THC est le principe psychotrope addictif majeur du cannabis. Malgré son statut illicite, il est consommé de façon régulière par 1.500.000 de nos concitoyens,  faisant de notre Nation sa toute première consommatrice en Europe. 

Ses méfaits multiples et souvent graves l’ont déconsidéré auprès de la majorité de nos concitoyens. Néanmoins, pour conquérir leur clientèle et rentabiliser les nombreuses serres qui devaient le produire, à des fins hâtivement qualifiées de «thérapeutiques » mais aussi scandaleusement de « récréatives », un composé voisin, le cannabidiol / CBD a été mis en exergue. Ce CBD, présent en abondance variable dans le chanvre indien selon ses cultivars, est le métabolite immédiat du cannabigérol/CBG, le précurseur immédiat du tétrahydrocannabinol/THC. Il est quantitativement le deuxième des cannabinoïdes du cannabis ; certains cultivars ont été sélectionnés pour leur production de CBD qui l’emporte sur cette du THC. 

La publicité très intense du CBD s’est d’abord appliquée à le démarquer du THC, en lui déniant tout caractère psychotrope. Néanmoins, bien vite, afin d’élargir ses indications, diverses activités de ce type lui ont été imparties.

Des études, souvent très partielles, lui décrivent des effets analgésiques (modestes), antiépileptiques (dans les syndrome de Dravet et de Lennox-Gastaut, qui sont des formes graves d’épilepsie infantile), anxiolytiques et même antipsychotiques. Avec  beaucoup plus d’enthousiasme que de preuves expérimentales lui sont décrits des effets : anti-stress, anti-insomnie, anti-dépresseur, anti-émétique, anti-inflammatoire, anti-oxydant, anti-athéroscléreux, neuroprotecteur, anti-cancéreux (sein), anti-psoriasique, une stimulation du développement osseux, une action sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), sur les prostatites… Cette énumération, pourtant incomplète, ne laisse d’étonner sous l’angle pharmacologique. Des laboratoires se sont jetés, à publicité déployée, dans la commercialisation d’huiles à hautes teneurs en  cannabidiol.

Le CBD étant 100 fois plus hydrophile que le THC, son accès au cerveau au travers de la barrière hémato-encéphalique est moindre, tout comme sa persistance cérébrale. 

Il agirait sur plusieurs cibles biologiques :             

– Il n’agit pas (au moins selon les modalités usuelles) sur les récepteurs aux endocannabinoïdes, du type CB1, responsables des effets psychotropes du THC.  Malgré sa faible affinité pour ceux-ci, par un mécanisme allostérique, il pourrait exercer un antagonisme des effets du THC. L’idée a été complaisamment diffusée que le CBD potentialiserait les effets utiles du THC tandis qu’il relativiserait ses effets nuisibles (sorte de miracle de la phytothérapie).  

– les récepteurs D2 de la dopamine (comme agoniste partiel, à l’origine d’effets antipsychotiques, à l’instar de l’aripiprazole) ; 

– certains types de récepteurs de la sérotonine (à l’origine d’effets anxiolytiques) ; 

-certains types de récepteurs du glutamate (pouvant expliquer ses effets antiépileptiques)

-un effet inhibiteur  de la dégradation d’une substance endocannabinoïde, l’anandamide – A.E.A., qui stimule les récepteurs CB1, sur lesquels agit le THC.

-Une étude montre qu’au contact de l’acidité extrême du suc gastrique (pH2), le CBD se transforme, pour partie au moins, en THC.

-il serait également un agoniste d’un récepteur canal, TRPV-1, (sur lequel agit la capsaïcine du piment), pouvant être impliqué dans une action anti-inflammatoire, et analgésique.

Les mécanismes d’action d’une substance sont fréquemment non univoques, mais quand on en propose un trop grand nombre,  c’est qu’aucun d’eux n’est réellement patent.

Le CBD est autorisé comme médicament et commercialisé sous la dénomination  d’Epidiolex® pour le traitement de certaines formes d’épilepsies infantiles (syndrome de Dravet, syndrome de Lennox-Gastaut). La commission de transparence ne lui reconnait, en association à une benzodiazépine (le clobazam), qu’une amélioration du service médical rendu d’un niveau mineur (ASMR IV).

Une autorisation de mise sur le marché a été bien antérieurement donnée à une association de THC au CBD – le Sativex®, pour le traitement des spasmes douloureux de la sclérose en plaques. Pourtant, 6 ans après avoir obtenu  cette autorisation, ce Sativex n’est toujours pas disponible dans les pharmacies, (mais est néanmoins accessible, avec le statut d’autorisation temporaire d’utilisation =A.T.U.). Cette réticence est due à son ASMR,  au prix élevé qu’en demande le laboratoire qui le commercialise (Almiral),  au faible taux de remboursement (15%) qui lui a été accordé en relation avec cette ASMR jugée insignifiante (niveau V). Les médias l’avaient alors présenté comme une révolution thérapeutique dans le traitement des symptômes liés à une spasticité modérée à sévère due à une sclérose en plaques, culpabilisant presque les autorités d’avoir tant différé la mise à disposition de ce médicament irremplaçable à des patients dont il allait transformer la vie  (effet d’une confusion très fréquente, dés qu’il s’agit du cannabis, entre la publicité, l’idéologie et la sciences pharmaco-thérapeutique).

Par voie orale le CBD, au contact du liquide gastrique, au pH très acide, se transforme en THC et en un autre dérivé, très proche mais un peu moins actif, le Δ8 tétrahydrocannabinol (M. John et coll. Identification of psychoactive degradants of cannabidiol in simulated gastric and physiological fluid. Cannabis and cannabinoid Research Vol. 1, N°1.). Cette transformation, au moins partielle, explique les effets secondaires (observés lors des études cliniques, chez 45% des utilisateurs, enfants en particulier), associant somnolence et fatigue. Cette transformation constitue une des  explications à l’attrait que manifeste certain adultes pour ce « médicament ». Par contre, le  recours à d’autres voies d’administration (transcutanée, fumée, résorbée par les muqueuses nasales, oro-pharyngées) ne comporteraient pas une telle transformation chez l’Homme.

S’agissant de l’effet le mieux documenté du CBD sur des épilepsies infantiles, il faut noter qu’il ne s’exprime qu’ajouté aux autres médicaments préalablement  associés, pour traiter l’affection et non point isolément. 

Le CBD pourrait majorer l’action de ces médicaments associés par des interactions avec leur métabolisme. Une étude s’est penchée sur ce sujet. (Kocis P et Vrana K ; Delta-9-tetrahydrocannbinol and cannabidiol drug-drug interactions, 2020, Medical Cannabis and canabinoids).

Le CBD est très lié aux protéines du plasma. Entrant en compétition avec différents médicaments qui leurs sont également très liés, il les déplace, augmentant leur fraction libre, active, et partant leurs effets ; ce qui a des conséquences pour ceux  dont la marge thérapeutique est faible ; i.e. dont la dose active est proche de la dose toxique. Ainsi la  cyclosporine et le tacrolimus (immunosupresseurs) ; la phénytoïne et l’acide valproïque (antiépileptiques) ; la warfarine (anticoagulant) ; la quinidine (antiarythmique) ; la lévothyroxine (hormone thyroïdienne)…  

Le CBD  est métabolisés par des enzymes hépatiques :

-par les cytochromes P 450 (ceux des types 1A2, 2B6 qu’il inhibe et induit, ainsi que par  les cytochromes 2C8, 2C9, 2C19 qu’il induit). Ils le transforment en dérivés plus  hydrophiles, ce qui diminue son accès cérébral et facilite son élimination rénale. 

-puis par des enzymes, UDP-glucuronyl transférases, (UGT des types 1A9 et 2B7), qui associent les métabolites formés par les enzymes précédentes à l’acide glucuronique, en des conjugués plus faciles à éliminer par le rein dans les urines, ou par la bile dans les fèces. Ces UGT 1A9 et 2B7 sont impliquées dans l’élimination de l’acide valproïque (antiépileptique), du propofol (anesthésique général), de l’acide mycophénolique   (immunosuppresseur), du digabatran (anticoagulant), avec des phénomènes de compétition.

Le CBD inhibe la glycoprotéine P (GpP) impliquée dans la résorption et l’excrétion de nombreux médicaments,  il modifie ainsi leur efficacité.

Ses effets ne sont pas reliés de façon linéaire à sa concentration plasmatique,  ainsi, sur l’anxiété, ils décrivent une courbe en U inversé (effet croissant avec la concentration jusqu’à une certaine valeur puis diminuant, ensuite alors que la concentration continue d’augmenter),  ce qui complique les choix posologiques… 

La toxicité du CBD a été étudiée chez l’animal, et plus directement chez les patients traités par l’Epidiolex®. Des troubles digestifs sont assez fréquents (nausées, vomissements, anorexie, diarrhée) avec des modifications biologiques exprimant une atteinte hépatique (augmentation des transaminases et de la gamma glutamyl transpeptidase (Huestis MA et coll. Cannabidiol adverse effects and toxicity. Curr. Neuropharmacol.  2019, 17, 974-89. 

L’appréciation des intérêts éventuels du CBD est polluée par l’intrication d’un mercantilisme exacerbé, de publicités délirantes et de recherches encore très partielles, donnant lieu à des exégèses précipitées. Son innocuité est loin d’être établie, sa commercialisation est pratiquée sans contrôle ni limites, au point qu’un journal de Pontoise faisait la publicité d’une pizzeria qui en introduisait dans ses pizzas. 

Le CBD se décline en une très grande variété de formes commerciales (huile, baumes, crèmes, gels, lotions, gélules, chocolats, cookies, bonbons, chewing-gum, suppositoires, recharges pour cigarettes électroniques, vaporisateurs thermiques…    

Une confusion déplorable est entretenue entre médicament et produit de confort,  évitant soigneusement de parler de placébo. Le CBD se trouve aussi mis au service de la banalisation du cannabis auprès d’une opinion publique largement désinformée.

 Il est urgent d’instaurer de la rigueur dans l’analyse des activités  potentiellement utilisables du CBD, en lui appliquant les bonnes pratiques qui prévalaient  pour décider d’élever une substance à la dignité d’un médicament. 

Connaissez vous le CBD ?

Cliquez ici :Début du sujet à 29’35 »

Le cannabis médicinal engendre des maladies cardiovasculaires graves

Source: Université Laval1Le cannabis médical est de plus en plus prescrit aux personnes souffrant de douleurs chroniques, mais son usage ne serait pas sans risque. Une étude qui vient de paraître dans BMC Cardiovascular Disorders associe le cannabis médical à une hausse de 44% du risque de problèmes cardiovasculaires graves.

Arsène Zongo, de la Faculté de pharmacie et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, et six chercheurs de l’Université de l’Alberta et de l’Université de Toronto, ont examiné l’incidence des visites à l’urgence ou des hospitalisations en raison d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral chez 18 653 patients à qui on avait prescrit du cannabis médical. Ils ont fait le même exercice pour un groupe de 51 243 patients comparables sur le plan des caractéristiques sociodémographiques, des habitudes de vie et de certains indicateurs de santé.

Pendant le suivi des sujets – qui a été de 8 mois en moyenne -, l’incidence des événements cardiovasculaires graves a atteint 7,19 par 1000 personnes dans le groupe cannabis et 5,67 par 1000 personnes dans le groupe témoin, soit une augmentation de 44% du risque.

Lorsque tous les événements cardiovasculaires, peu importe leur gravité, ont été considérés dans les analyses, leur incidence était de 28,34 par 1000 dans le groupe cannabis et de 19,0 dans le groupe témoin, soit une hausse de 47% du risque.

L’étude ne permet pas d’établir de lien de cause à effet entre le cannabis médical et les problèmes cardiovasculaires, mais elle appelle à la prudence, commente Arsène Zongo.

Le chercheur rappelle qu’il n’existe pas encore de démonstration scientifique de l’efficacité du cannabis médical pour la grande majorité des conditions pour lesquelles il est prescrit. « Ce sont des considérations juridiques et non des preuves scientifiques qui ont conduit le Canada à légaliser l’usage du cannabis médical en 2001. »

Le profil de sécurité du cannabis médical est encore mal connu, mais il se précise à mesure que son usage croît dans la population. « Considérant le peu de preuves scientifiques démontrant l’efficacité du cannabis médical, il est important que les médecins évaluent bien les bénéfices et les risques avant d’en prescrire à leurs patients, souligne le professeur Zongo. Il serait hasardeux d’en prescrire à des personnes qui ont des problèmes cardiaques connus sans assurer un suivi très serré de ces patients. »

Source

Les cannabidioties qui ont trompé l’opinion

par le Professeur Costentin

Fin mars, l’OMS a retiré le cannabis du tableau des drogues les plus nocives, où il figurait depuis 1961.

Les 53 pays membres ont donc ouvert la voie à la reconnaissance de ses vertus thérapeutiques. Il est vrai que le cannabis est, depuis longtemps, l’objet de manipulations par ceux qui militent pour sa légalisation. Évoquons, pour les contredire, quelques-unes de leurs entourloupes.

« La loi de 1970 qui le prohibe est obsolète »

Le temps ne conduit pas inéluctablement à l’obsolescence, les données sur cette drogue ont confirmé les dangers pressentis et en ont révélé d’autres, encore plus graves.

« Cannabis = jeunesse = liberté »

Enlevant dans cette équation le terme jeunesse, apparaît l’égalité idiote entre cannabis (drogue, assujettissement) et liberté ; 1.300.000 Français, jeunes en majorité, se sont fait passer les menottes du cannabis, annonçant pour certains la camisole.

« Le cannabis, lui, ne tue pas »

Qu’à la différence de l’héroïne des doses élevées de cannabis ne soient pas létales ne permet pas de conclure à son innocuité. Sa toxicité l’emporte sur celle du tabac souvent associé, avec une toxicité physique intrinsèque (infarctus du myocarde, AVC, cancer du testicule…) et surtout psychique (ivresse, désinhibition avec prise de risques sur la route, au travail, auto– ou hétéro-agressivité, dépressions et suicides, schizophrénie comportant 10 % de morts violentes, incitation à l’adjonction d’autres drogues (dont l’héroïne et ses overdoses)…

« Aux vieux l’alcool, aux jeunes le cannabis »

Le cannabis incite à la consommation d’alcool ; leur usage simultané est source d’accidents routiers et professionnels. La consommation de cannabis explose chez les jeunes ; 20 % d’entre eux en sont dépendants, parfois dès le collège. Drogue de la crétinisation, à l’âge des activités éducatives ; inducteur d’anxiété, de dépression, de schizophrénie, de consommation d’autres drogues. Les futurs parents en puissance devraient savoir (mais qui le leur dit ?) que son THC imprime des marques épigénétiques sur leurs gamètes, faisant transmettre à leur progéniture une vulnérabilité aux toxicomanies et à différents troubles psychiatriques.

« Légaliser le cannabis fera disparaître trafics et dealers »

Les trafics de drogues et leurs violences gangrènent notre nation. Ils survivront à la légalisation du cannabis par la vente, à plus bas prix que le cannabis « de régie », de produits plus fortement dosés en THC et par la proposition d’autres drogues.

« Légaliser le cannabis permettra d’engranger des taxes »

L’apport au budget de taxes prélevées sur le cannabis fait rêver les contribuables ignorant que celles sur le tabac et l’alcool ne couvrent pas la moitié des dépenses de santé qu’ils induisent. Pour un dollar qu’encaisse l’État du Colorado ayant légalisé le cannabis, il doit en débourser quatre pour couvrir les dépenses entraînées par cette drogue (santé mentale, physique, accidents, frais de justice…), sans compter l’incurie des consommateurs qui, de contribuables qu’ils devraient être, deviennent des assistés sociaux.

« Chacun mène sa vie comme il l’entend »

Oui, au cœur de l’Amazonie ; mais en société, ça ne devrait pas être aux frais de la collectivité. Si l’on est dangereux pour soi, ce doit être à ses frais, en prenant soin de ne pas l’être pour autrui ; en n’hybridant pas à sa convenance libéralisme et socialisme, sur le mode « le plaisir c’est tout pour moi, et ce qu’il en coûte c’est pour l’État ».

« La légalisation permettrait de faire une réelle prévention »

Les non-fumeurs de cannabis justifient leur abstention par sa toxicité (60 %) ou par son interdiction (40 %). Une légalisation fera penser aux premiers que ça n’est pas très dangereux et aux autres qu’ils n’ont plus le devoir d’y renoncer.

Vingt ans de prévention auprès des collégiens et lycéens m’ont convaincu qu’une légalisation multiplierait les consommateurs et rendrait plus difficiles les actions de prévention. L’Éducation nationale, très défaillante, en étant encore au stade des « expérimentations »…

« Le cannabis récréatif »

Il est urgent de déciller les yeux de ceux que ces formules ont dupés avec cette tromperie suprême des députés Jean-Baptiste Moreau et Caroline Janvier, de LREM, ainsi que Robin Reda (LR), à la proue de sa légalisation. Leur « récré », avec ce cannabis, se terminera tragiquement. Retenons leurs noms.

Source

Enquête citoyenne sur le cannabis « récréatif »

La députée donne ses réponses avant de poser ses questions

Professeur Jean Costentin

Dans cette période dominée par le coronavirus, la consultation des Français par une mission parlementaire sur leur perception du cannabis comme drogue « récréative » est indécente. L’expression « récréative » est jugée trompeuse par les spécialistes informés qui savent depuis longtemps que la « récré » cannabique engendre de nombreux drames.


Les initiateurs de cette consultation ne cachent pas leur souhait de légaliser cette drogue, mais leur main tremble, aussi cherchent-ils l’appui (assuré) de ses 1.500.000 consommateurs. Ils sont pressés car des données récentes sur ce cannabis (tels ses effets épigénétiques) s’ajoutant à d’autres méfaits, empêcheraient cette légalisation s’ils étaient connus.


Une enquête, opportune celle-là, serait d’évaluer les connaissances qu’ont nos concitoyens et nos « décideurs » des méfaits du cannabis. Cela guiderait le développement d’une indispensable pédagogie s’exerçant depuis l’Ecole jusqu’au troisième âge, palliant enfin les carences d’information que dénonce pour la France l’Observatoire Européen des toxicomanies.

C’est seulement après que l’on pourrait interroger les Français sur une éventuelle évolution du statut législatif du cannabis.
L’enquête devrait alors être diligentée par des juges impartiaux, et non par madame Janvier (députée LREM du Loiret), rapporteur sur le « cannabis récréatif » de la mission parlementaire. N’a t-elle pas exprimé dans le journal Ouest-France du 23 janvier 2021 la réponse qu’elle veut obtenir aux questions qu’elle pose ? Tenant ainsi la plume de ceux qu’elle interroge.


Réfutons les arguments qu’elle y développe –

« Le cannabis étant légalisé, les taxes perçues permettront de faire de la prévention ». C’est ainsi en autorisant cette drogue que l’on réduirait le nombre de ses consommateurs ?? Les taxes issues du tabac, n’ont pas empêché 13 millions de nos citoyens d’en abuser irrépressiblement, conduisant à 75.000 décès annuels et à de multiples handicaps ; ces taxes couvrent à peine la moitié des dépenses de santé qui lui sont imputables ! Au Colorado pour 1 $ de taxes encaissées sur le cannabis légalisé, l’Etat doit débourser 4,5 $ pour couvrir les dépenses qui en résultent.
-Alors que c’est l’objet d’une des questions de « l’enquête citoyenne », elle affirme que « la toxicité et les risques de dépendance de l’alcool et du tabac sont largement supérieurs à ceux du cannabis ». Cette affirmation fausse la disqualifie comme rapporteur de cette enquête.


-« C’est le sens de l’Histoire » que de légaliser le cannabis ; ce type d’argument a servi à toute les sauces, et même pour justifier le pire et de décocher ses flèches: « approches idéologiques ou morales »,
« confusion », « amalgames », « fantasmes».

Voilà pour ceux qui ne pensent pas comme elle. Il nous en faudrait plus pour renoncer à nous opposer à ses thèses, car nous disposons des solides connaissances biologiques, cliniques, épidémiologiques
qui manquent à Mme Janvier.
-« Pour que des territoires cessent d’être abimés par le trafic » ; elle assène que la légalisation supprimera les trafics. Que fait-elle des individus abimés par cette drogue, leur nombre déjà effarant, pour une drogue illicite, ne pourrait qu’être accru par sa légalisation.
La démocratie accorde le même poids à la voix de chacun ; pour ne pas pervertir ce grand principe chaque citoyen doit être rigoureusement informé et non pas trompé, comme madame C. Janvier s’y emploie.

L’enquête citoyenne de la mission parlementaire sur le cannabis « récréatif »

par le Professeur Costentin

En cette période dominée par la pandémie coronavirale, il parait décalé, sinon indécent, qu’à l’instigation d’une mission parlementaire, soit effectuée une « consultation citoyenne » des Français sur leur perception du cannabis, en tant que drogue « récréative ».

Le terme « récréatif » est un euphémisme trompeur car les spécialistes les mieux informés expriment de longue date, sans que ce soit repris par les médias, que cette récréation cannabique engendre de nombreux drames.

Les initiateurs de cette consultation ne cachent pas leur souhait d’aller vers la légalisation de cette drogue. Comme leur main tremble, ils cherchent l’appui (qui leur est garanti) de ses 1.500.000 consommateurs et d’un certain nombre de béotiens, soudain distraits d’une attention focalisée sur la Covid.  

« Béotiens » car dans leur grande majorité, ils ne sont pas informés et même souvent désinformés quant aux méfaits de cette drogue.

Des données récentes sur ce cannabis (tels ses effets épigénétiques) s’ajoutant à une longue liste d’autres méfaits, sont méconnues des concitoyens, faisant que cette enquête est biaisée.

Une autre enquête, opportune celle-là, serait d’évaluer la connaissance qu’ont nos concitoyens et nos « décideurs » des principaux méfaits du cannabis. Ses résultats orienteraient le développement d’une pédagogie s’étendant sur toutes les époques de la vie (Ecole, Collège, Lycée, Université, vie professionnelle, troisième âge), permettant enfin de pallier les carences d’information que dénonce pour la France l’Observatoire Européen des toxicomanies (OEDT).

Ce n’est qu’après avoir apprécié les effets de cette pédagogie que l’on pourrait interroger les Français sur une éventuelle évolution du statut législatif du cannabis.

Mme Janvier députée LREM

Cette enquête devrait alors être diligentée par des juges impartiaux, et non par madame C. Janvier, (députée LREM du Loiret), rapporteur thématique du volet « cannabis récréatif » de la mission parlementaire qui « planche » sur cette drogue

En effet, elle exprime dans les médias, a priori, pourquoi elle veut faire évoluer la loi. Interroger après avoir exprimé la réponse qu’elle veut obtenir, revient à tenir la plume de celui qui répond; ceci s’apparente à une malversation.
Dans sa déclaration au quotidien « Ouest France » du 23-I-2021) madame Janvier multiplie les affirmations fausses telles :
-Le cannabis étant libéré, les taxes perçues permettront de faire de la prévention ; exemple typique d’une pétition de principe ; C’est en autorisant la consommation de cette drogue que l’on va réduire le nombre de ses consommateurs ???

Les taxes issues du tabac, n’empêchent pas que 13 millions de nos citoyens en abusent irrépressiblement, conduisant annuellement à 75.000 décès et à de multiples handicaps ; d’autant que ces taxes couvrent à peine la moitié des dépenses de santé induites par le tabagisme !

Au Colorado pour 1 $ de taxes encaissées sur le cannabis légalisé, l’Etat doit débourser 4,5 $ pour couvrir les dépenses qu’il induit (accidents, justice, affections diverses, en particulier psychiatriques, incurie des consommateurs…)

 -« Comme la légalisation se fait partout dans le monde, ne soyons pas les derniers ». La France n’aurait-elle plus de prétentions à l’exemplarité ? Elle est, certes, en Europe, la première Nation consommatrice de cannabis.
-Bien que ce soit l’objet d’une des questions posées par l’enquête citoyenne, Mme Janvier affirme que « la toxicité et les risques de dépendance de l’alcool et du tabac sont largement supérieurs à ceux du cannabis » ; cette affirmation fausse la disqualifie pour la fonction qui lui est impartie.
-« C’est le sens de l’Histoire »  que de légaliser le cannabis (argument servi à toute les sauces, pour même justifier le pire (communisme, nazisme…).
– Puis ses flèches s’abattent ensuite, comme à Gravelotte : « approches idéologiques ou morales », « confusion », « amalgames », « fantasmes». Merci pour ceux qui ne pensent pas comme elle ; mais Il en faudrait davantage pour leur faire honte de s’opposer à ses thèses, étant dotés de solides connaissances biologiques, cliniques, épidémiologiques., qui font si manifestement défaut à Mme Janvier ..

-« Pour que des territoires cessent d’être abimés par le trafic » ; argument qu’elle assène comme si la légalisation allait supprimer les trafics. Et que fait-elle des individus abimés par cette drogue, leur nombre déjà effarant, s’agissant d’une drogue illicite, ne pourra qu’être accru par sa légalisation.
En démocratie la voix de chacun est prise en considération ; pour ne pas pervertir ce grand principe, il faut que chaque citoyen soit rigoureusement informé et non sciemment trompé.

Consultation citoyenne sur le cannabis « récréatif »

Jean Costentin

Contribution supplémentaire à sa banalisation croissante dans l’opinion, les citoyens sont à nouveau interrogés, du 13 janvier au 28 février, sur la légalisation du cannabis « récréatif », mais cette fois, c’est par une mission parlementaire.

Après l’UDI, dont le président, Jean-Christophe Lagarde, faisait savoir qu’à titre personnel, il était favorable à cette légalisation, c’est au tour du parti des Républicains (LR) de se fissurer sur ce point ; après les maires LR de Reims et de Charleville-Mézières, prêts à l’expérimenter dans leurs villes, et un député LR de l’Essonne, Robin Reda, pour présider cette mission parlementaire. LREM n’apparaît qu’en seconde position.

Le vice-président de cette commission est Jean-Baptiste Moreau, porte-parole de la REM (évitez l’anagramme), agriculteur dans la Creuse. Sans « creuser », on constate qu’un lien d’intérêt est patent, puisqu’il veut faire de son département celui de la culture du cannabis.

Même si l’urgence est ailleurs, à l’ombre du Covid-19, d’aucuns poussent leurs pions et pressent le pas, sachant que si les informations que taisent les médias venaient à être connues du public, elles mettraient un coup d’arrêt à leurs manœuvres.

Selon un schéma bien rodé ailleurs pour familiariser le chaland avec l’inconcevable, on fait miroiter des propriétés thérapeutiques au cannabis. Ce fut la tâche (mettons un accent circonflexe) précédente de cette mission d’auditer sur le cannabis qu’elle a qualifié d’emblée de « thérapeutique » pour mettre en place des essais devant tester cette hypothèse (la charrue avant les bœufs). Les médias ont joué simultanément de l’argument du « partout ailleurs » ; ainsi la France, qui donnait des leçons au monde entier, devrait emboîter le pas à de plus imprudents qu’elle.

Dans cette consultation citoyenne, plusieurs arguments majeurs devraient être adressés par de nombreux citoyens contre le cannabis dit « récréatif ».

On sait déjà qu’avec sa légalisation, « la récré » se terminera mal, à l’instar de la légalisation du tabac et de l’alcool, responsables, en France, de respectivement 75.000 et 41.000 décès annuels avec, en outre, de multiples handicaps qui obèrent nos comptes sociaux. Prenant en charge les coûts inhérents aux maladies, notre nation ne doit pas faciliter leur expansion, puisqu’elle peine, même souvent à crédit, à secourir toutes les affections (congénitales ou acquises) qui sont, elles, inévitables.

Le cannabis est plus toxique pour l’appareil respiratoire que le tabac, en engendrant 6 fois plus de goudrons cancérigènes, de substances irritantes et d’oxyde de carbone. Sa toxicité cardio-vasculaire en fait la 3e cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ; il est responsable d’artérites et d’accidents vasculaires cérébraux.

Il perturbe le déroulement de la grossesse ; il l’abrège ; il est tératogène ; l’enfant qui naît d’une maman consommatrice de cannabis comporte un risque accru : de mort subite, d’hyperactivité avec déficit de l’attention, de retard du développement psychomoteur, de plus grande vulnérabilité aux toxicomanies à l’adolescence.

Les individus en âge de procréer qui exposent leurs gamètes au tétrahydrocannabinol du cannabis, transmettent à leur enfant, par un mécanisme épigénétique : une vulnérabilité aux toxicomanies, des anomalies de leur développement cérébral, une sensibilité accrue aux troubles du spectre de l’autisme, à la schizophrénie, à des perturbations de leurs capacités cognitives (capacité d’apprendre) ou encore de leur système immunitaire. Ajoutons ses effets accidentogènes sur la route ou au travail, ses effets désinhibiteurs avec prise de risques, l’induction de dépressions avec leurs risques de suicide, l’induction d’autres toxicomanies. C’est la drogue de « la crétinisation », qui nous relègue au 27e rang du classement PISA.

Alors que nous n’avons pas su enrayer le développement pandémique de sa consommation, faisant des Français ses tout premiers consommateurs européens, avec 1.400.000 « usagers régulier », sa légalisation fera exploser le nombre de ses consommateurs, qui tendra au moins vers les 5 millions d’alcoolo-dépendants et même les treize millions de tabagiques.

Les études qui se multiplient sur les effets épigénétiques du cannabis révèlent de nouvelles incriminations de son THC.

Il est impératif que le législateur, en dépit des pressions mercantiles qu’il subit, ou de tentations démagogiques préélectorales, intègre ces informations et mesure leur portée avant de hasarder notre nation dans la légalisation de cette drogue dont tous les éléments connus assurent que ses conséquences seraient funestes.

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LE CANNABIS À USAGE MÉDICAL NE SERAIT FINALEMENT PAS SI EFFICACE QUE ÇA

Récemment publiées dans la revue BMJ Supportive & Palliative Care, ces études montrent qu’il y a un manque évident de données scientifiques justifiant l’efficacité du cannabis en tant que traitement palliatif dans la prise en charge de la douleur et le traitement de l’insomnie chez les patients atteints de cancer.

Crédits Pixabay

Ces études ont été indispensables, car de plus en plus de personnes sont concernées. En effet, des millions de personnes dans le monde traitent actuellement des problèmes de santé (ou plutôt leurs symptômes) tels que le cancer ou l’anxiété par ce moyen.

C’était d’ailleurs pour répondre à la demande de l’OMS que ces études portant sur la réelle efficacité des cannabinoïdes ont été effectuées.

Les chercheurs et l’OMS avancent que le cannabis ne serait pas efficace contre la douleur et l’insomnie

Les études en question sont composées de 2 parties. La première partie se focalisait sur l’impact du cannabis sur le sommeil, tandis que la deuxième partie était centrée sur les effets du cannabis dans le traitement des douleurs liées au cancer.

Pour la première partie, les chercheurs ont pu constater que le cannabis aide effectivement des gens à mieux dormir. Cependant, le cannabis serait néfaste pour le sommeil lorsqu’il est consommé en grande quantité.

De plus, les personnes qui sont habituées à en consommer présentaient des problèmes pour s’endormir ou pour rester endormies. Un souci dû au seuil de tolérance plus élevé de leurs organismes, selon les chercheurs.

Ces derniers ont d’ailleurs trouvé que l’usage de cannabis n’a pas montré d’impact notable sur « la facilité avec laquelle les gens s’endormaient ou sur la façon dont ils se réveillaient tôt ou tard ».

Pour la deuxième partie de l’étude, dont les résultats ont été publiés lundi, cinq études cliniques comparant les effets antidouleur du cannabis et des comprimés placebo ont montré que les résultats étaient les mêmes. Pour celle-ci, 1 442 personnes ont été les sujets de ce test par le biais de « scores de douleur ».

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