« Le désastre des toxicomanies en France » par le Pr Jean Costentin

Présentation du dernier livre du Pr Jean Costentin : «  » – Editions Docis – par le Pr Jean-Pierre Goullé

Le dernier ouvrage du Pr Jean Costentin, intitulé « Le désastre des toxicomanies en France » est le cinquième d’une longue série consacrée aux toxicomanies, dont le premier « Halte au cannabis », a été publié il y a 12 ans. Comme les précédents, ce livre est le témoin d’un engagement de tous les instants, depuis plus de 20 ans, motivé par son farouche combat contre toutes les toxicomanies.

Rappelons à cet égard que Jean Costentin préside le Centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies. Cet ouvrage qui comporte 365 pages, est un long cri de colère contre leurs méfaits, qu’elles soient licites, alcool et tabac ; ou illicites, cannabis en premier lieu. Il lutte également avec force, comme il le dit si bien, contre des idées qui prospèrent, entretenues par les médias, avec duplicité, à laisser se développer les toxicomanies et ses conséquences catastrophiques pour la santé publique.

Il s’agit d’un livre, fort bien écrit, au style alerte, riche de très nombreuses informations, destiné aussi bien aux professionnels de santé, qu’au grand public, parents, enseignants, éducateurs, mais aussi aux adolescents, tant il se lit avec une facilité déconcertante.

Dans son préambule, l’auteur cite ce qu’écrivait à propos des drogues illicites, il y a tout juste 30 ans le Pr Pierre Deniker :
« Du point de vue médical et sanitaire, il n’est pas question d’accepter le développement d’un mal nouveau, sous prétexte qu’il ressemble à celui que nous connaissons déjà. Les dégâts produits par l’alcoolisme et le tabagisme ne nous disposent pas, au contraire à subir passivement ceux des toxicomanies. Il ne s’agit pas de choisir entre la peste et le choléra qui sont déjà là. Il s’agit bien d’empêcher une troisième épidémie, sorte de lèpre… ».

Dans une première partie, il traite successivement des généralités sur les drogues, les toxicomanies et les addictions, avec des chapitres spécifiques sur le tabac, l’alcool, le cannabis, la cocaïne, les amphétamines, les opioïdes, sans oublier toutes les nouvelles drogues de synthèse dont le nombre ne cesse de croître, ni les médicaments détournés de leurs indications thérapeutiques. Il démonte également les circuits d’une activité particulièrement lucrative et les profits considérables engrangés par ce commerce.

Au-delà des 130 000 vies perdues chaque année, il rappelle les chiffres abyssaux de leur coût annuel pour la Nation, estimé à 250 milliards d’euros. Il s’oppose avec véhémence aux salles de shoot et fut l’un des premiers à dénoncer le détournement d’usage du Subutex®.

Quant à ce que l’on appelle improprement le « cannabis thérapeutique » souhaité par certains, alors que nous disposons de molécules plus actives dans chacune de ses indications ; il fustige cette démarche dont l’objet hypocrite est en réalité la légalisation de l’usage récréatif, sur le mode de ce qui a été fait dans d’autres pays.

Il accuse les graves insuffisances des plans gouvernementaux dans ce domaine, ainsi que les organismes officiels, pour les carences coupables dont ils ont fait preuve au cours des deux dernières décennies et qui portent comme il le dit, la mémoire, l’empreinte digitale du désastre de ces toxicomanies.

Face à ce terrible constat, mais sans concession, Jean Costentin évoque les différentes pistes qui s’offrent à nous pour sortir du gouffre, comme il le dit très bien. Il prend pour modèle la Suède, qui confrontée à ce problème par le passé, a réussi à résoudre sa crise par l’éducation, la pédagogie et l’enseignement.

Ces piliers, constituent donc pour lui les bases essentielles de la lutte contre ces toxicomanies. Le rapport 2017 de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies, qui du fait de l’absence d’information et de prévention dans les programmes éducatifs, décerne dans ces domaines un carton rouge à la France, semble donner raison au Pr Costentin.

Le lecteur trouvera en fin d’ouvrage, divers documents annexés, pour l’essentiel des échanges de correspondances et des commentaires très intéressants, qui l’enrichissent considérablement.
Ce livre doit trouver sa place dans toutes les bibliothèques familiales, tant il est à la portée de tous.

Disponible chez :

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« Assez de cet enfer » par Jacques Le Marrec

Comment n’être pas traumatisé devant une problématique qui ne cesse de naviguer entre :
Les deux rives de la Méditerranée (Celle de la côte Africaine et celle de l’Europe),
Deux courants de pensée (Ceux qui requièrent la légalisation du cannabis et ceux qui dénoncent la chaîne de complaisance et de complicité avec le lobby de la drogue)
– Et cerise sur le gâteau, un terrorisme omniprésent !

En 2003, l’invasion américaine de l’Irak déclencha une guerre civile entre chiites et sunnites irakiens.
La branche irakienne d’Al-Qaida y développa un djihad spécifiquement anti chiite, et forma, avec le renfort d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein, la matrice de l’actuelle organisation Etat islamique (EI).

L’auteur met en scène les membres d’une famille de Berbères du Rif marocain qui pour survivre, s’expatrieront et combattront contre les cartels et le djihad
La drogue et la désinformation piègent les jeunes populations, comme elle rend esclaves les producteurs de cannabis et les jeunes djihadistes

Acheter ce livre  12€

Un livre d’un d’entre nous

Notre ami  Jean-Paul Tillement a été à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui ont du fuir précipitamment devant les hordes islamiques et qui attendent qu’on les aide à retrouver leur liberté et leur terre.

Ce témoignage éloquent veut relayer l’appel de ces irakiens qui n’ont d’autre tort que celui de refuser la conversion forcée ou la mort.

Ce livre est  en vente aux éditions Fiacre au profit des Chrétiens d’Orient (cliquez ici)

Pr Jean Costentin Président du CNPERT

Editorial : un livre pour l’été : La dopamine dans tous ses états (par J. Costentin)

On ne compte plus les étoiles dans le ciel, on ne compte plus non plus les neurones du cerveau humain.

Les spécialistes avancent le chiffre d’un milliard. Sachant qu’ils peuvent se connecter deux à deux, mais parfois à trois ou quatre, le nombre de combinaisons possibles suit un mode exponentiel très élevé pratiquement impossible à évaluer.

Mais chaque connexion  est indirecte, établie par un  médiateur (neuromédiateur)  libéré par la stimulation d’une fibre et qui stimule une autre. On conçoit donc l’importance des neuromédiateurs dans le fonctionnement cérébral.  Chacun est spécifique de la fibre qui l’a sécrété, tous n’ont pas la même importance.

L’un des mieux connus est la dopamine.

Sujet cher à notre Président,  il nous en révèle les effets et ses distorsions pathologiques. La présentation est originale ; après en avoir décrit les nombreuses fonctions physiologiques, il montre comment elle intervient dans différentes maladies hélas très communes et fréquentes,, Parkinson, dépressions, schizophrénie, psychoses etc…Leur présentation utilise des cas concrets  observés par l’auteur, ce sont des vignettes cliniques où le rôle anormal du médiateur est expliqué ainsi que les  symptômes qui en résultent.

Ses thèmes touchent au quotidien, personnel ou relationnel, ils sont d’une grande importance pratique. Ils ont été rédigés à l’intention d’un large public  cultivé.

Bel été au contact de cette dopamine pour une rentrée plus éclairée sur, je cite :

«  Le fonctionnement de notre disque dur cérébral, l’essence de notre être et de nos comportements, avec cette dopamine qui est le mat central de la neurobiologie »

La dopamine dans tous ses états

Professeur  Jean Costentin, aux Editions Docis,

8 rue de la Rosière,     75015 Paris, 179 pages, 25 euros + 3,50 euros de frais de port

ou Amazon

Une lecture recommandée :  La douleur transcendée par les artistes

Patrice QueneauUn livre de notre collègue et ami le Doyen Patrice Queneau aux Editions Glyphe, Paris,  2014, 138 pages

L’auteur, professeur émérite de Thérapeutique médicale, spécialiste de la douleur, est  un soignant et un enseignant. Il décrit dans un langage simple, didactique ce que  doit être la démarche d’un médecin devant un syndrome douloureux, comment appréhender la souffrance qui en résulte par une double démarche, celle qu’il doit mener et celle qu’il doit suggérer pour guider et accompagner son patient. Double réflexion où l’on reconnait le spécialiste mais aussi et surtout l’humaniste.

Sa démonstration  s’appuie sur des témoignages éloquents, qui mieux que les artistes  pouvaient observer, transcrire et restituer  l’intimité de la souffrance pour tenter de la maîtriser. Il fait appel aux travaux de peintres, de sculpteurs,  d’ écrivains qui ont exprimé leurs propres blessures ou celles d’autre souffrants qui les ont interpellées . il en résulte un ouvrage magnifiquement illustré qui rassemble des tableaux célèbres, des sculptures, des textes mais aussi des caricatures où chacun à sa manière démystifie la souffrance, la rend accessible et finalement au moins en partie maîtrisable.

Les médicaments ne sont pas oubliés, l’auteur leur donne toute leur place et souligne leur efficacité, il les situe dans une démarche globale faite d’une écoute attentive et d’un suivi personnalisé .

Traité de Thérapeutique que devraient lire tous les soignants et d’abord tous les étudiants, il intéressera  aussi ceux qui souffrent, ceux qui les entourent et plus simplement  ceux et celles pour qui l’humanisme médical  reste un pilier de notre métier.

Pour vous procurer ce livre cliquez ici ; un cadeau de Nouvel An original et instructif

Les Médecins de Venise, par le Dr André Fabre

« Ce livre est l’aboutissement d’une vie. Déjà jeune médecin, je rêvais de Venise et mis toutes mes économies dans l’achat d’un petit « motoscafo » avec lequel je remontais et descendais le Grand Canal, explorant jour après jour les canaux et de la lagune.

Si je ferme les yeux, monte encore en moi l’odeur de pourriture glauque de l’eau et, dans les oreilles, je garde l’écho de nos voix lorsque nous passions sous un pont.

Au Grand Canal, défilaient devant nous deux rangées de palais comme jadis, au Théâtre Mogador, les toiles peintes en « trompe l’oeil » de « Une nuit à Venise ». Passant devant le grand dôme de la Salute puis arrivant à Saint Marc, Venise apparaissait, entrevue entre les deux colonnes de la « Piazzetta » comme un rêve ou plutôt, le décor de quelque fabuleuse séance de magie.

Les années ont passé, ma passion pour Venise ne s’est pas éteinte. Devenu médecin, je pris conscience de ce que nombre de mes semblables avaient, bien avant moi, ressenti : la même fascination pour la Ville Sérénissime. » Pour acheter ce livre cliquez ici

Les Medecins de Venise par Andre Fabre