« Le désastre des toxicomanies en France » par le Pr Jean Costentin

Présentation du dernier livre du Pr Jean Costentin : «  » – Editions Docis – par le Pr Jean-Pierre Goullé

Le dernier ouvrage du Pr Jean Costentin, intitulé « Le désastre des toxicomanies en France » est le cinquième d’une longue série consacrée aux toxicomanies, dont le premier « Halte au cannabis », a été publié il y a 12 ans. Comme les précédents, ce livre est le témoin d’un engagement de tous les instants, depuis plus de 20 ans, motivé par son farouche combat contre toutes les toxicomanies.

Rappelons à cet égard que Jean Costentin préside le Centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies. Cet ouvrage qui comporte 365 pages, est un long cri de colère contre leurs méfaits, qu’elles soient licites, alcool et tabac ; ou illicites, cannabis en premier lieu. Il lutte également avec force, comme il le dit si bien, contre des idées qui prospèrent, entretenues par les médias, avec duplicité, à laisser se développer les toxicomanies et ses conséquences catastrophiques pour la santé publique.

Il s’agit d’un livre, fort bien écrit, au style alerte, riche de très nombreuses informations, destiné aussi bien aux professionnels de santé, qu’au grand public, parents, enseignants, éducateurs, mais aussi aux adolescents, tant il se lit avec une facilité déconcertante.

Dans son préambule, l’auteur cite ce qu’écrivait à propos des drogues illicites, il y a tout juste 30 ans le Pr Pierre Deniker :
« Du point de vue médical et sanitaire, il n’est pas question d’accepter le développement d’un mal nouveau, sous prétexte qu’il ressemble à celui que nous connaissons déjà. Les dégâts produits par l’alcoolisme et le tabagisme ne nous disposent pas, au contraire à subir passivement ceux des toxicomanies. Il ne s’agit pas de choisir entre la peste et le choléra qui sont déjà là. Il s’agit bien d’empêcher une troisième épidémie, sorte de lèpre… ».

Dans une première partie, il traite successivement des généralités sur les drogues, les toxicomanies et les addictions, avec des chapitres spécifiques sur le tabac, l’alcool, le cannabis, la cocaïne, les amphétamines, les opioïdes, sans oublier toutes les nouvelles drogues de synthèse dont le nombre ne cesse de croître, ni les médicaments détournés de leurs indications thérapeutiques. Il démonte également les circuits d’une activité particulièrement lucrative et les profits considérables engrangés par ce commerce.

Au-delà des 130 000 vies perdues chaque année, il rappelle les chiffres abyssaux de leur coût annuel pour la Nation, estimé à 250 milliards d’euros. Il s’oppose avec véhémence aux salles de shoot et fut l’un des premiers à dénoncer le détournement d’usage du Subutex®.

Quant à ce que l’on appelle improprement le « cannabis thérapeutique » souhaité par certains, alors que nous disposons de molécules plus actives dans chacune de ses indications ; il fustige cette démarche dont l’objet hypocrite est en réalité la légalisation de l’usage récréatif, sur le mode de ce qui a été fait dans d’autres pays.

Il accuse les graves insuffisances des plans gouvernementaux dans ce domaine, ainsi que les organismes officiels, pour les carences coupables dont ils ont fait preuve au cours des deux dernières décennies et qui portent comme il le dit, la mémoire, l’empreinte digitale du désastre de ces toxicomanies.

Face à ce terrible constat, mais sans concession, Jean Costentin évoque les différentes pistes qui s’offrent à nous pour sortir du gouffre, comme il le dit très bien. Il prend pour modèle la Suède, qui confrontée à ce problème par le passé, a réussi à résoudre sa crise par l’éducation, la pédagogie et l’enseignement.

Ces piliers, constituent donc pour lui les bases essentielles de la lutte contre ces toxicomanies. Le rapport 2017 de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies, qui du fait de l’absence d’information et de prévention dans les programmes éducatifs, décerne dans ces domaines un carton rouge à la France, semble donner raison au Pr Costentin.

Le lecteur trouvera en fin d’ouvrage, divers documents annexés, pour l’essentiel des échanges de correspondances et des commentaires très intéressants, qui l’enrichissent considérablement.
Ce livre doit trouver sa place dans toutes les bibliothèques familiales, tant il est à la portée de tous.

Disponible chez :

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« Assez de cet enfer » par Jacques Le Marrec

Comment n’être pas traumatisé devant une problématique qui ne cesse de naviguer entre :
Les deux rives de la Méditerranée (Celle de la côte Africaine et celle de l’Europe),
Deux courants de pensée (Ceux qui requièrent la légalisation du cannabis et ceux qui dénoncent la chaîne de complaisance et de complicité avec le lobby de la drogue)
– Et cerise sur le gâteau, un terrorisme omniprésent !

En 2003, l’invasion américaine de l’Irak déclencha une guerre civile entre chiites et sunnites irakiens.
La branche irakienne d’Al-Qaida y développa un djihad spécifiquement anti chiite, et forma, avec le renfort d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein, la matrice de l’actuelle organisation Etat islamique (EI).

L’auteur met en scène les membres d’une famille de Berbères du Rif marocain qui pour survivre, s’expatrieront et combattront contre les cartels et le djihad
La drogue et la désinformation piègent les jeunes populations, comme elle rend esclaves les producteurs de cannabis et les jeunes djihadistes

Acheter ce livre  12€

Un livre d’un d’entre nous

Notre ami  Jean-Paul Tillement a été à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui ont du fuir précipitamment devant les hordes islamiques et qui attendent qu’on les aide à retrouver leur liberté et leur terre.

Ce témoignage éloquent veut relayer l’appel de ces irakiens qui n’ont d’autre tort que celui de refuser la conversion forcée ou la mort.

Ce livre est  en vente aux éditions Fiacre au profit des Chrétiens d’Orient (cliquez ici)

Pr Jean Costentin Président du CNPERT

Editorial : un livre pour l’été : La dopamine dans tous ses états (par J. Costentin)

On ne compte plus les étoiles dans le ciel, on ne compte plus non plus les neurones du cerveau humain.

Les spécialistes avancent le chiffre d’un milliard. Sachant qu’ils peuvent se connecter deux à deux, mais parfois à trois ou quatre, le nombre de combinaisons possibles suit un mode exponentiel très élevé pratiquement impossible à évaluer.

Mais chaque connexion  est indirecte, établie par un  médiateur (neuromédiateur)  libéré par la stimulation d’une fibre et qui stimule une autre. On conçoit donc l’importance des neuromédiateurs dans le fonctionnement cérébral.  Chacun est spécifique de la fibre qui l’a sécrété, tous n’ont pas la même importance.

L’un des mieux connus est la dopamine.

Sujet cher à notre Président,  il nous en révèle les effets et ses distorsions pathologiques. La présentation est originale ; après en avoir décrit les nombreuses fonctions physiologiques, il montre comment elle intervient dans différentes maladies hélas très communes et fréquentes,, Parkinson, dépressions, schizophrénie, psychoses etc…Leur présentation utilise des cas concrets  observés par l’auteur, ce sont des vignettes cliniques où le rôle anormal du médiateur est expliqué ainsi que les  symptômes qui en résultent.

Ses thèmes touchent au quotidien, personnel ou relationnel, ils sont d’une grande importance pratique. Ils ont été rédigés à l’intention d’un large public  cultivé.

Bel été au contact de cette dopamine pour une rentrée plus éclairée sur, je cite :

«  Le fonctionnement de notre disque dur cérébral, l’essence de notre être et de nos comportements, avec cette dopamine qui est le mat central de la neurobiologie »

La dopamine dans tous ses états

Professeur  Jean Costentin, aux Editions Docis,

8 rue de la Rosière,     75015 Paris, 179 pages, 25 euros + 3,50 euros de frais de port

ou Amazon

Une lecture recommandée :  La douleur transcendée par les artistes

Patrice QueneauUn livre de notre collègue et ami le Doyen Patrice Queneau aux Editions Glyphe, Paris,  2014, 138 pages

L’auteur, professeur émérite de Thérapeutique médicale, spécialiste de la douleur, est  un soignant et un enseignant. Il décrit dans un langage simple, didactique ce que  doit être la démarche d’un médecin devant un syndrome douloureux, comment appréhender la souffrance qui en résulte par une double démarche, celle qu’il doit mener et celle qu’il doit suggérer pour guider et accompagner son patient. Double réflexion où l’on reconnait le spécialiste mais aussi et surtout l’humaniste.

Sa démonstration  s’appuie sur des témoignages éloquents, qui mieux que les artistes  pouvaient observer, transcrire et restituer  l’intimité de la souffrance pour tenter de la maîtriser. Il fait appel aux travaux de peintres, de sculpteurs,  d’ écrivains qui ont exprimé leurs propres blessures ou celles d’autre souffrants qui les ont interpellées . il en résulte un ouvrage magnifiquement illustré qui rassemble des tableaux célèbres, des sculptures, des textes mais aussi des caricatures où chacun à sa manière démystifie la souffrance, la rend accessible et finalement au moins en partie maîtrisable.

Les médicaments ne sont pas oubliés, l’auteur leur donne toute leur place et souligne leur efficacité, il les situe dans une démarche globale faite d’une écoute attentive et d’un suivi personnalisé .

Traité de Thérapeutique que devraient lire tous les soignants et d’abord tous les étudiants, il intéressera  aussi ceux qui souffrent, ceux qui les entourent et plus simplement  ceux et celles pour qui l’humanisme médical  reste un pilier de notre métier.

Pour vous procurer ce livre cliquez ici ; un cadeau de Nouvel An original et instructif

Les Médecins de Venise, par le Dr André Fabre

« Ce livre est l’aboutissement d’une vie. Déjà jeune médecin, je rêvais de Venise et mis toutes mes économies dans l’achat d’un petit « motoscafo » avec lequel je remontais et descendais le Grand Canal, explorant jour après jour les canaux et de la lagune.

Si je ferme les yeux, monte encore en moi l’odeur de pourriture glauque de l’eau et, dans les oreilles, je garde l’écho de nos voix lorsque nous passions sous un pont.

Au Grand Canal, défilaient devant nous deux rangées de palais comme jadis, au Théâtre Mogador, les toiles peintes en « trompe l’oeil » de « Une nuit à Venise ». Passant devant le grand dôme de la Salute puis arrivant à Saint Marc, Venise apparaissait, entrevue entre les deux colonnes de la « Piazzetta » comme un rêve ou plutôt, le décor de quelque fabuleuse séance de magie.

Les années ont passé, ma passion pour Venise ne s’est pas éteinte. Devenu médecin, je pris conscience de ce que nombre de mes semblables avaient, bien avant moi, ressenti : la même fascination pour la Ville Sérénissime. » Pour acheter ce livre cliquez ici

Les Medecins de Venise par Andre Fabre

Editorial : En finir avec l’alcool, c’est possible

Nous avons reçu le dernier livre de Laurence Cottet qui traite de l’alcoolisme et dont nous présentons l’analyse.

editorial fevrier 14

Ancienne alcoolique, l’auteure a surmonté sa maladie de façon exemplaire. Méthodique et habituée à l’analyse de risques, c’était son métier, elle décrit avec précision, au jour le jour et parfois heure par heure, ce qu’a été sa vie depuis la chute jusqu’à la renaissance.

Sa dépendance à l’alcool survient après le décès de son mari, c’est ensuite la plongée dans l’horreur avec toutes ses conséquences professionnelles, relationnelles et intellectuelles. Une lente mais progressive renaissance lui succède, semée d’embuches et de difficultés multiples surmontées grâce à un caractère bien trempé, lucide, une analyse froide de la situation accompagnée d’aides nombreuses, médicales, psychologiques, un coach, des amis.

De cette expérience douloureuse mais positive, elle en a tiré une méthode, « la boite à outils pour vivre sans alcool », résumée en quatre mots :

Honte+ Honnêteté + Humilité  et  Désir           ou  H3D

Ne plus avoir honte permet d’établir des contacts médicaux. Ils sont rassurants, on ne peut avoir honte d’être malade. L’honnêteté consiste à reconnaître sa dépendance à l’alcool, révéler ce qu’on a été et subi et s’engager dans une abstinence à vie.

L’humilité, c’est d’accepter de « tendre la main », l’aide des autres, pas seulement des personnes spécialisées mais d’associations d’anciens buveurs disponibles 24 heures sur 24 et d’amis capables de vous ramener à une vie normale, festive, agréable sans alcool. Révéler sa maladie est alors « un gage d’une abstinence à vie ». On peut alors cheminer vers son désir.

Les différentes étapes de cette renaissance sont ponctuées de questions que Laurence s’est posée. Elle laisse au lecteur le soin d’y réfléchir, éventuellement de se les poser s’il veut suivre le même chemin. Cette feuille de route devient alors un guide pour tout volontaire d’une sortie de l’alcoolodépendance.

Ce livre décrit bien la survenue de l’alcoolisme lorsque  la boisson alcoolisée perd son goût et son charme pour ne plus être qu’un apport d’alcool. C’est particulièrement frappant chez une personne dont le mari était œnologue  qui avait su lui faire apprécier les qualités d’un vin. On imagine que passer d’un vin d’excellente qualité à un alcool fort et probablement sans autre intérêt qu’une teneur élevée en alcool a été un signal d’alerte, une perte de gout et de discernement.

On voit aussi les limites de la renaissance car si la dépendance physique, la crainte du delirium tremens s’éloignent, la dépendance psychique subsiste, elle impose une abstinence à vie. Belle leçon de courage et de volonté qui devrait persuader ceux et celles qui se trouvent dans une situation de dépendance qu’ils peuvent s’en sortir. La méthode est éprouvée.

Le rôle des accompagnants, en particulier des amis sans formation spécifique est souligné. N’est pas aidant qui veut et ce livre pourra éviter à des proches pourtant bien intentionnés de commettre des erreurs en croyant bien faire.

Au total, voici un livre attachant, vrai, qui montre qu’on peut se débarrasser de la dépendance à l’alcool. La renaissance a associé une volonté de fer, des traitements appropriés de professionnels, une grande solidarité des amis. La culture de l’auteure, son approche théologique, la pratique d’un sport ont été aussi de puissants moteurs de sa guérison.

Un livre convaincant, à recommander. (pour acheter ce livre 16,63€)

 Jean-Paul Tillement

Le dernier livre de Serge Lebigot ( Parents contre la drogue)

Lebigot Dossier noirRégulièrement, la question de la légalisation cannabis revient au devant de la scène, déclenchant des polémiques forcenées.

Mais la plupart du temps, on en vient toujours à nier ou minimiser les effets de cette drogue, qui ne sont pas anodins. Avec conviction et à l’aide de nombreux témoignages,

Serge Lebigot s’insurge contre cette illusion dangereuse.

Il explique avec pédagogie aux éducateurs et parents combien cette herbe peut nuire à la santé de nos jeunes…

Acheter le livre

Le défi de la maladie d’Alzheimer, 2013 lu par Pierre G.Delaveau

Nous avons lu pour vous :

Le défi de la maladie d’Alzheimer, synergies franco-québécoises.
Lavoisier éditeur, Paris, 2013, Jean-Paul Tillement, Jean-Jacques Hauw,  Vassilios Papadopoulos

Parmi les maladies actuellement dépourvues de traitement curatif, la maladie d’Alzheimer est un cas d’école. En progression constante, affectant des patients mais aussi ceux qui les entourent, posant des problèmes de prise en charge, d’accueil et de soins, cette maladie est  un défi de santé publique. Tous les pays sont concernés, la France et le Québec, n’échappant pas à la règle, ont décidé de relever ce défi en conjuguant leurs efforts selon deux « plans Alzheimer ». Ce sont des objectifs psychosociaux : aide aux personnes jeunes atteintes d’une maladie d’Alzheimer ou d’une maladie neurodégénérative apparentée et explication des aspects physiopathologiques nouveaux.

Parmi ceux-ci, théorie dite de Poursuivre la lecture « Le défi de la maladie d’Alzheimer, 2013 lu par Pierre G.Delaveau »

Sauver l’Assurance maladie par Jean Vesale – (Editions l’Harmattan)

Le nom de l’auteur Jean Vésale, peut surprendre : c’est une  excellente idée des auteurs véritables (P.Ambroise-Thomas, G.Blanchet (in memoriam), M.Huguier, M.Lagrave, A.Marcelli, G.Milhaud, C.Rossignol et J-P Tillement, tous membres de l’Académie nationale de médecine) d’avoir attribué cet ouvrage en forme d’hommage à un grand humaniste flamand du XVIe siècle fort bien connu pour ses observations anatomiques et son art de l’analyse.

Si le sujet est fort sérieux, avec cette masse budgétaire énorme qui grève le volume des dépenses financières de l’Etat, une citation de Tahar Ben Jelloun (21 mars 2011) permet de situer la question : “Les Français ont cette chance que beaucoup de peuples nous envient. La civilisation d’une société  se mesure à l’importance qu’on accorde à la santé de ses concitoyens quelques soient leur âge, leur religion, leur couleur de peau.”

C’est en 18 parties que sont étudiés de façon concentrée et précise les principaux aspects de cette question d’actualité brûlante. Tout d’abord un point sur le caractère scientifique de la médecine actuelle avec ses progrès à allure exponentielle – motif d’admiration pour les auteurs, mais sujet de graves préoccupations de la part des gestionnaires et financiers. L’idée généreuse initiale était de créer une sorte de cagnotte alimentée par un groupe restreint de bons compagnons, bien décidés à réutiliser les fonds mis de côté pour subvenir aux besoins subitement manifestés par quelques uns. Quatre principes généraux dominaient : humanisme, liberté, responsabilité et participation. Malheureusement, malgré des ajouts de recettes ultérieurement décidés (en particulier la Contribution sociale généralisée imaginée en 1991), ces grands principes manifestent leur fragilité lorsqu’ils se trouvent confrontés à la réalité. La plus grande difficulté est de réaliser une alliance entre solidarité et liberté.

Si la notion de solidarité existait depuis longtemps sous des formes variées, des accrocs ont commencé à apparaître : à la différence des systèmes habituels d’assurance fondés sur la modulation des cotisations selon les aides dispensées et surtout selon les moyens des cotisants, leur participation est identique et leur consommation est très variable. Comment alors prévoir un budget en équilibre? Différentes amodiations ont été conçues en vue de maintenir un équilibre satisfaisant. Ainsi sont apparues la notion de “petit risque”, la méfiance à apporter aux médications de confort : la définition de la santé par l’OMS a imprudemment inclus l’exigence du confort dans la préoccupation générale de la bonne santé.

Une difficulté évolutive réside dans l’apparition de nouvelles maladies, généralement associées à des dégradations métaboliques subtiles dont l’étude requiert de coûteux moyens d’investigation , dans la mise en jeu de moyens diagnostiques plus élaborés exigeant des appareillages physiques importants, de médications nouvelles beaucoup plus onéreuses que les médicaments classiques, de l’exigence considérée comme normale de soigner coûte que coûte tous les malades quels que soient leur âge et leurs moyens financiers personnels…

Si, en 1945, Pierre Laroque, chargé d’élaborer le plan général de la Sécurité sociale pouvait prétendre à un ordre social nouveau, écartant “la tradition d’étatisme bureaucratique” la réalité complexe actuelle n’a cessé d’exiger des remèdes progressivement différenciés : ordonnances de 1967 selon lesquelles la Caisse nationale d’assurance-maladie était responsable de son équilibre financier; projet annuel de financement de la Sécurité sociale et Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM); transfert de certaines compétences étatiques à l’Union nationale des Caisses d’Assurance-maladie; création de multiples organismes administratifs complémentaires…

De ces observations résultent diverses propositions susceptibles d’asseoir la prise en main de l’assurance-maladie : restaurer la démocratie sociale, créer une véritable loi des finances sociales, distinguer l’assurance maladie de la politique de santé, se doter d’un organe d’évaluation de la politique d’assurance maladie.

Chacun s’accorde à estimer que la médecine est devenue un bien de consommation courante et que les courbes sont régulièrement croissantes, souvent de façon non linéaire, mais plutôt exponentielle. Malade et perturbé dans la gestion de la vie courante, qui de nous refuse les services offerts par les soins médicaux ? Cette sollicitude à l’égard de notre “précieuse santé” a évidemment des conséquences financières qui se répercutent sur l’équilibre de l’Assurance-maladie. Le facteur âge ajoute son poids, modulé en outre par l’allongement de la durée de vie.

Parmi les questions particulière se présentent la situation des hôpitaux et celle des médicaments, ces deux immenses domaines intervenant avec un poids considérable.

Très riche de faits précis et écrit d’une plume alerte, ce petit livre de 178 pages de lecture aisée est une excellente présentation des questions principales de l’Assurance maladie que consulteront avec profit les multiples utilisateurs des services de cette administration d’Etat. Editeur L’Harmattan Paris 2012. (cliquez ici pour acheter le livre)

Pr. Honoraire P.Delaveau, membre émérite de l’Académie nationale de médecine, ancien président de l’Académie nationale de pharmacie.

« Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis », par le professeur Jean Costentin

Le professeur Jean Costentin, pharmacologue, neurobiologiste, membre titulaire des Académies nationales de Médecine et de Pharmacie et président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies vient (23 février 2012) de publier un livre, « Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis », aux Editions Odile Jacob.

A l’heure où se développe une sorte de pandémie cannabique, des mouvements d’inspiration idéologique, s’abritant parfois derrière des considérations économiques, requièrent la dépénalisation de cette drogue, afin d’en obtenir la légalisation puis, un peu plus tard, celle de toutes les drogues.

Ce livre, sans aucune concession à ces errements, détaille les multiples méfaits physiques et psychiques du cannabis, et de son principe actif majeur, le tétrahydrocannabinol (THC). Il s’ouvre sur l’énumération de 101 raisons qui plaident contre cette dépénalisation, et, dans les chapitres qui suivent sont détaillées et justifiées ces expressions lapidaires.

Il évoque l’accroissement de la teneur en THC des produits en circulation, les nouveaux modes d’administration (pipe à eau) qui en décuplent la cession à l’organisme.
La toxicité physique est soulignée au travers,
– des effets cancérogènes très supérieurs à ceux du tabac (pour la gorge et l’appareil respiratoire) ;
– de la nocivité cardiaque (infarctus) et vasculaire (artérites et accidents vasculaires cérébraux) ;
– des perturbations de la grossesse et de ses conséquences pour l’enfant à naître ;
– des perturbations endocriniennes masculines ;
– de l’immunodépression…

L’auteur tord le cou au subterfuge du « cannabis-médicament », argument du type « cheval de Troie », visant à faire pénétrer cette drogue dans la cité. La toxicité psychique du THC est détaillée, au travers de la pharmacodépendance, de l’addiction, avec leurs substrats psychique et physique :
des perturbations de la cognition ;
– du syndrome amotivationnel ;
– du développement de troubles anxieux ;
– de l’exacerbation de troubles dépressifs ;
– des relations, désormais très bien établies, avec les troubles psychotiques, dont la schizophrénie ;
– de l’induction d’autres toxicomanies, aboutissant à ces polytoxicomanies qui, se généralisant, abondent le vivier de l’héroïnomanie qui ne cesse de grossir (250.000 malades de l’héroïne en France).

L’auteur rappelle qu’en dépit de son caractère illicite ce cannabis est consommé de façon régulière dans notre nation par 1.700.000 personnes (faisant des Français les premiers consommateurs des 27 états membres de l’Europe), avec un rajeunissement des premiers usages. Or « plus tôt l’essayer c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer ».

La légalisation du cannabis ne manquerait pas, selon l’auteur, d’accroître sa consommation, la faisant tendre alors vers les chiffres de l’alcoolisme (3 millions d’alcoolo-dépendants) et pire, du tabagisme (13 millions de nicotino-dépendants). « Ce n’est pas quand tout brûle qu’il faut se débarrasser des extincteurs (la loi), même s’ils s’avèrent insuffisants ». Et l’auteur de conclure que « pire qu’une fausse bonne idée, la dépénalisation de l’usage du cannabis, serait une vraie mauvaise idée », criminelle même, car il traite dans un chapitre spécifique des diverses façons dont le cannabis peut tuer. Pour acheter ce livre 

Addictologie clinique

Résumé

L’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, les nouvelles drogues de synthèse, et même la nourriture sont autant de supports aux addictions. Mais, les jeux d’argent, les jeux en ligne, l’Internet et le visionnage des séries télévisées se sont révélés être devenus aussi de redoutables produits toxiques. Même les activités sportives et le travail que l’on pouvait penser être des remèdes peuvent devenir des drogues de choix tout aussi redoutables ! Voilà autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre. Voici un livre conçu pour  lire la suite

Cannabis : ce que les parents doivent savoir

L’expérience d’un homme de terrain 

L’auteur est le Président de l’Association Parents contre la Drogue. Il appartient au milieu associatif  qui lutte inlassablement pour sortir les toxicomanes de l’enfer de la drogue.

Il le fait avec efficacité et réalisme

Son livre est focalisé sur le cannabis dont il décrit tous les dangers, depuis la supercherie de le présenter comme une « drogue douce » jusqu’aux lésions graves irréversibles neurologiques et cardio-vasculaires en passant par la fréquence des accidents automobiles qu’il provoque et des suicides qu’il peut entrainer.

Beaucoup d’autres informations sont rassemblées, quelques unes très éloquentes : le cannabis facilite le passage à la cocaïne. « Les adolescents qui consomment du cannabis entre 12 et 17 ans sont 85 fois plus susceptibles que les autres de passer ensuite à la cocaïne ». Mais, lorsqu’ils associent  les trois drogues de passage : alcool, tabac et cannabis, le risque est 266 fois plus grand ! La vente des deux premiers est réglementée, qu’arriverait-il si le troisième était en vente libre. Facile à imaginer !

Dans un langage simple, direct, compréhensible de tous, l’auteur s’adresse aux parents auxquels il décrit les risques encourus par leurs enfants, en particulier au moment de l’adolescence.

Il propose des lignes de conduite adaptées à ces situations, parler sans braquer, expliquer sans asséner, convaincre et indiquer comment se libérer de l’emprise de la drogue.

Cet ouvrage apporte aussi une note d’espoir par des témoignages d’anciens toxicomanes qui ont réussi leur sevrage. Tous témoignent de la nécessité d’être aidé, entouré, de vouloir guérir, d’accepter les soins. On doit recommander ce livre à tous ceux et celles qui sont confrontés  à une toxicomanie, ils y trouveront les informations utiles pour être efficace.

Jean-Paul Tillement

Pour acheter le livre (16,15€)

Nouveau regard sur le cannabis par Jean COSTENTIN Professeur de Pharmacologie

Pour lire l’article du Professeur Costentin, cliquez ICI 

Résumé 

On assiste au rajeunissement de l’usage du cannabis / marijuana / shit…, à l’accroissement du nombre de personnes qui s’y adonnent et à la diffusion de produits dont la teneur en principe actif  (le tétrahydrocannabinol = THC) est décuplée relativement à celle des produits d’antan. Simultanément sont produites des données épidémiologiques qui soulignent sa nocivité, tandis que des études neurobiologiques éclairent enfin ses mécanismes d’action.

Cette revue présente diverses données récemment acquises sur les récepteurs du THC, sur les substances endogènes qui les stimulent ( endocannabinoïdes ), sur les différents effets qu’elles modulent, sur la pharmacocinétique du THC, ses propriétés addictives intrinsèques, ses interactions avec l’alcool et l’héroïne, ses effets psychotoxiques en matière d’anxiété, de dépression, de perturbations cognitives, de schizophrénie, de comportements violents.

Tous ces éléments sont en rupture flagrante avec les propos erronés et banalisants qui continuent d’être tenus sur cette drogue.

Pour lire l’article , cliquez ICI 

Jean COSTENTIN. Professeur de Pharmacologie, Unité de Neuropsychopharmacologie

FRE 2735 CNRS – Faculté de Médecine & Pharmacie – 76183. ROUEN