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Cocaïne : la France face aux ravages concrets de la déferlante

La baisse des prix et l’augmentation de la qualité de la cocaïne permettent au marché de la drogue d’être en forte expansion en France et en Europe. L’addiction à la cocaïne et les ravages du crack chez les toxicomanes représentent un vrai défi de santé publique.

Pour retrouver le premier article de Xavier Raufer sur le « tsunami » de cocaïne qui déferle sur la France et en Europe : cliquez ICI

Le 24 juin 2021, l’ONUDC (DC : Drogues & crime) alerte : « Les chaînes livrant la cocaïne vers l’Europe se diversifient, ce qui fait baisser les prix, monter la qualité et menace l’Europe d’une nouvelle expansion du marché de la cocaïne ». De fait, depuis au moins trois ans, cette drogue inonde les ports d’Europe : Anvers, Rotterdam, Hambourg ; désormais, Le Havre, Dun­kerque. Du cône nord de l’Amérique du Sud, via les Caraïbes et l’Afrique, les cartels ont ciblé l’Europe comme marché N°1. Au prix de gros, le kg de coke s’y vend bien plus cher qu’à Miami ou au nord du Mexique. Plus, un marché énorme : 4 millions de cocaïnomanes plus ou moins ré­gu­liers dans l’Union européenne – 600 000 en France.

Côté « accumulation primitive du capital » (comme dit Karl Marx), la cocaïne, sa production et son trafic, sont explosifs : la fortune à portée de main. Une tonne de cocaïne pure à ± 90% (cas fréquent, à présent) vendue sans encombre en Europe aux demi-gros­sistes, bénéfice : 60 mil­lions d’euros. Trois aller-retour Colombie-Europe, on est multi­millionnaire. Trois ans sans ré­pression, milliardaire.

Bien sûr, ces milliards à portée de bandits primitifs et brutaux déchaînent une folle violence : enlèvements, séquestrations, homicides, tortures, attentats ; d’autant que, si les papys de la French Connection ne touchaient jamais à leur héroïne, les caïds de la coke usent fort d’une poudre qui les enrage à plus de crimes encore. Rappel : quand le crack (cocaïne du pauvre) dé­ferle aux États-Unis vers 1987, le carnage de jeunes dealers (surtout Noirs, de 1988 à 1993) s’entretuant pour saisir ou protéger des fiefs, est terrible – 15 homi­cides par JOUR :

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Désormais, la cocaïne est partout en France, à échelle quasi-industrielle. Octobre passé à Mar­seille 10e, un labo clandestin de coupage/emballage est trouvé par hasard : presses hy­drau­liques, bassines, paquets prêts à vendre – décorés d’un joli papillon. Signe que les gros­sistes (Colombiens… Mexicains…) sont à pied d’œuvre, comme au Havre, 2 300 dockers, 3 mil­lions de conte­neurs par an – dont ± 6 000 inspectés à fond… Là, ou à Dunkerque, les émis­saires des car­tels font comme chez eux : intimidation, violence, assassinat : au Havre, de 2016 à 2020, 26 kid­nappings ou tentatives, de complices rétifs ou apeurés.

Sortant du port du Havre (septembre et octobre 2021) un camion frigorifique, puis une four­gonnette, sont braqués en plein jour par des commandos en noir, armés et ca­goulés, tirant en plein jour sur leurs cibles, genre attaque de la diligence. Dans un des véhi­cules, 690 kg de co­caïne. Rapide calcul : en boîte de nuit, à 40 euros le « rail » d’1/2 gramme, ces braqueurs pal­paient 55 millions d’euros… Or de tels bracos ont forcément réussi – com­bien ? Mystère : les narcos ont le succès modeste.

Pire, Dunkerque : port prétendu inviolable (hauts grillages, barbelés, caméras…), en octobre passé. À quai sous scellés judiciaires, un gros minéralier où l’on a saisi une tonne de cocaïne. Un com­mando d’une dizaine d’hommes y surgit, malmène longuement l’équipage cosmopolite de 20 marins, fouille le navire de fond en comble, puis s’évapore. Ils avaient « un accent slave » dit le capitaine Roumain. Que cherchaient-ils ? Mystère. La sécurité portuaire n’a rien vu.

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Concrètement, cette versatile cocaïne achève son périple dans les beaux quartiers certes – mais surtout, comme crack, dans l’enfer des portes du nord de Paris, Clignancourt, la Chapelle, Aubervilliers, la Villette. Là, les habitants vivent terrés, traqués ; les femmes sortent, bombe lacrymogène en main ; les salariés du cru sont escortés au métro par des vigiles. Tous ou presque Sahéliens et clandestins, les dealers squattent les trottoirs ou se battent à la ma­chette. Sur leur petit nuage, les bobos-Hidalgo déplorent un « espace public désorganisé ».

Pour se défoncer au crack, le caillou est à 5 euros, la galette, à 10-15 €. Une addiction brutale voire fatale – nul traitement n’existe. Au nord de Paris, donc, un millier de « crackeux » cer­veau grillé, hagards, yeux vitreux, en guenilles ou dénudés. Souffrant le martyre en cas de manque, ils peuvent voler, agresser, se prostituer pour le prochain caillou.

Depuis trente ans, diverses autorités (Préfecture de police, Mairie de Paris, etc.) déshabillent Pierre pour habiller Paul, baladent les « crackeux » de « colline du crack » en Jardins d’Éole ou en square Forceval ; se renvoient les zombies, façon patate chaude. Comme on verse de l’eau dans un trou, un récent plan anti­crack-Pa­ris a gaspillé 25 millions d’€ en 3 ans. Le 24 sep­tembre, M. Darmanin promettait que les crackeux resteraient square Forceval (Paris XIXe, côté Pantin) « quelques heures ou jours ». Bientôt 100 jours plus tard, ils y croupissent toujours.

Drogue en Corse : « la toxicomanie, c’est une maladie, ce n’est pas un vice »

Écrit par Axelle Bouschon
Au centre Addictologies France de Bastia, la prise en charge des patients se décline ainsi en trois volets : social, médical, et psychologique.
Au centre Addictologies France de Bastia, la prise en charge des patients se décline ainsi en trois volets : social, médical, et psychologique. • © Axelle Bouschon / FTV

C’est un fléau chaque année plus présent sur l’île. Mais dont on parle peu. Nous vous proposons toute cette semaine une série d’enquêtes, à la rencontre de ceux qui luttent contre ce phénomène, de ceux qui consomment, mais aussi de ceux qui en vivent. 2ème épisode, aux côtés d’une association.

Il est 8h30, passants et voitures affluent à un rythme régulier, le long de la rue royale, à Bastia. Au rond-point de la résidence A Tramunta, en face du chemin menant à l’hôpital de Falconaja, le centre d’Addictions France ouvre ses portes, et se remplit au gré des arrivées des employés. Ce lundi 25, ils sont cinq et une stagiaire à travailler.

Une pile de documents sous le bras, Déborah Baron se…. CLIQUEZ POUR LIRE LA SUITE

Ce mauvais diagnostic posé par la France sur le « tsunami » de cocaïne qui déferle sur l’Europe

La France et l’Union européenne doivent faire face à un vaste trafic transcontinental de cocaïne livrée par tonnes et qui rapporte des milliards aux trafiquants et aux réseaux.

Expertise collective, complexe appareil de renseignement : un grand État peut-il se tromper de guerre ? Ô combien. Exemple énorme, la « guerre à la drogue » lancée en juin 1971 par Richard Nixon, qui crée en 1973 la DEA Drug Enforcement Administration, outil fédéral spécifique. Or cette « guerre » ne cible que le plus visible : le cannabis (des hippies) et l’héroïne (drogue des Noirs et des vétérans-toxicomanes rentrés du Vietnam). La cocaïne ? La Maison blanche et de DEA la négligent, quoique Pablo Escobar & co. lancent alors sur l’Amérique du Nord un tsu­nami de « chlor­hydrate de cocaïne » (nom savant de la drogue) puis de crack (proto-cocaïne à fumer). Was­hington corrige la colossale bévue en 1984 : à Miami, un jury fédéral inculpe Pablo Es­co­bar et les chefs d’un cartel de Medellin actif mais impuni depuis dix ans. Trop tard : les États-Unis absorbent alors 400 tonnes de « coke » par an, les guerres de gangs (pour contrô­ler le gâ­teau) font 15 morts par jour (surtout, Noirs) et les cartels ont créé dans toute l’Amérique du Nord un maillage de distribution des drogues, toujours actif en 2021.

50 ans plus tard, l’Union européenne et la France font-t-elles la même bourde ? C’est hélas pos­sible car le gouvernement français cible par électoralisme ces petits dealers de cités dont le négoce reste le cannabis. M. Darmanin et ses troupes mul­tiplient ces futiles opérations coup-de poing où l’on saisit quelques kilos d’un haschisch fumé, en France, à raison d’une tonne par jour ; et capture des sous-fifres libérés à l’instant par la justice de M. Dupond-Mo­retti. Ce, quand sévit un colosse criminel, toujours plus riche et puissant. Démonstration.

D’abord, les données du problème cocaïne pour la France et l’Europe ; les chiffres ci-après étant tout sauf hyperboliques, plutôt au bas de la fourchette :

• Comparée aux autres stupéfiants, la cocaïne est une machine à fric inégalée. Livrée en gros en France, pure à ± 80%, les grossistes la payent en moyenne ± 32 000 €/kilo (32 millions d’€ la tonne). Puis la cocaïne est coupée (la tonne pure devient 1,5 t.) ; le prix, niveau demi-gros­siste, passe à ± 45 000 €/kilo. Enfin, la vente de rue se fait vers 70€ le gramme, 40€ le 1/2 g.

• Bien sûr, cette « accumulation primitive du capital  » enrichit surtout le haut de la pyramide crimi­nelle, caïds et cadres des gangs. Exemple : ce caïd achète, pour sa clientèle régionale, 500 kg de cocaïne en gros puis la revend à des patrons de « fours » (points de deal) au prix du kilo coupé. Pour cette seule transaction, il gagne ± 6,5 millions d’euros. Moins ses frais : entretien du gang, logistique, avocats, corruptions diverses, train de vie… Bénéfice net de la seule opé­ration (sans encombres policiers ou douaniers) : 6 millions d’€.

• Combien de cocaïne ainsi livrée en France, à bon port ? Les experts d’Anvers et Rotterdam, ports d’où la « coke » inonde l’Europe, disent en saisir 10%. La douane française étant perfor­mante, accordons-leur le (généreux) taux de saisie de 25%. 1/4 saisi, 3/4 livrés aux nar­cos. Donc : 13 tonnes saisies par nos douanes en 2020, ± 40 t. livrées aux semi-grossistes. Là, le profit annuel du haut de la pyramide (de gros à demi-gros) est à ce seul niveau de ± 520 mil­lions d’€. Voyons maintenant les profits cascadant du haut en bas du circuit de vente, du kilo en gros (± 32 000 euros) au 1/2 gramme en boîte de nuit (40 €) : ce profit total du né­goce de la cocaïne en France (métropole) approche le milliard et demi d’€. Profit total annuel, souli­gnons-le, renouvelé chaque douze mois.

• Niveau Union européenne (et ses ± 4 millions de cocaïnomanes) le problème est pire. D’abord, malgré tout l’activisme de Washington et les serments de régimes locaux corrompus ou impuissants, le cône nord de l’Amérique latine produit toujours plus de cocaïne ; le marché N°1 mondial des cartels, de la Colombie au Mexique, étant désormais l’Europe.

• Exemple, le port d’Anvers (Belgique) : 120 km(Paris intra-muros : 105 km2), 64 000 salariés directs (alentours, 80 000 autres vivent du port), 7,5 millions de conteneurs traités en 2020. 66 t. de cocaïne saisies en 2020 (sans doute 100 t. à Anvers, fin 2021). Rappel : en 2010, ± 50 t. de co­caïne étaient saisies pour toute l’Union européenne. Combien de dockers, grutiers, doua­niers, employés et fonctionnaires de la fourmilière d’An­vers, prêts à gagner 10 000€ à détour­ner les yeux ou prêter un badge d’accès ? 100 000€ pour une grosse « extraction » de drogue ? Pire à Rotterdam, inquiétant pour des ports fran­çais, Le Havre en tête.

Ce, quand une chaîne logistique mondiale toujours plus automatisée et accélérée complique le travail des douanes ; la police étant toujours plus confrontée aux guerres de gangs visant au contrôle d’une telle mine d’or : fusillades, attentats à la bombe, jets de grenades, règlements de comptes, enlèvements, tortures, etc.

Là est le pire danger, pour l’Europe et la France : des caïds riches à milliards (les principaux opèrent depuis le Maghreb, le Golfe, l’Andalousie, etc.), pouvant corrompre des élus et fonc­tionnaires ; stipendier des pirates informatiques pour manipuler les structures portuaires ; in­filtrer l’économie légale, l’immobilier etc., pour y recycler et blanchir leurs profits – et acquérir plus de puissance encore.

Tel est le défi lancé à la France et l’Union européenne, par le macro-trafic transcontinental d’une cocaïne livrée par tonnes et rapportant des milliards. Un second article exposera le pro­blème des micro-trafics en France même : « crack » au nord-est de Paris, guerres de la « coke » dans des ports français.

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La consommation de drogues des 18-24 ans ?

La consommation de drogues des 18-24 ans ? Métro, boulot, bédo …Enquête sur la place du cannabis dans la vie quotidienne des jeunes.

L’usage de drogue est aujourd’hui une réalité pour plusieurs millions de jeunes Français. C’est ce que confirme l’étude* confiée par High Society à l’Ifop, qui a interrogé mi-novembre, 1 205 jeunes âgés de 15 à 24 ans sur leur consommation et leurs habitudes.

Il ressort notamment une réelle banalisation du cannabis dans cette génération : 47% des personnes interrogées en ont déjà fumé au moins une fois, soit plus de 3,5 millions de jeunes concernés ces dernières années. Largement utilisé à titre festif, le cannabis accompagne également certains consommateurs dans divers moments de la vie quotidienne, au travail, en cours, au volant ou encore avant une relation sexuelle.

S’ils disent avant tout rechercher un effet décontractant, les jeunes subissent aussi les effets nocifs des drogues : plus de la moitié des consommateurs ont déjà déploré d’en avoir pris et plus d’une jeune femme sur trois a regretté d’avoir eu un rapport sexuel après avoir usé de stupéfiants.

Face à cette hausse de la consommation, les campagnes de prévention et de sensibilisation se succèdent. Si elles ne convainquent pas l’ensemble des consommateurs, elles obtiennent toutefois des résultats concrets pour une partie d’entre eux : 29% des jeunes interrogés indiquent avoir stoppé ou diminué leur consommation après avoir eu connaissance de campagnes de cette nature.

Enfin, et à rebours de récentes études montrant que près d’un Français sur deux serait favorable à la légalisation du cannabis (notamment celle menée par l’Observatoire des drogues et toxicomanies -OFDT – fin 2018), les 15-24 ans sont seulement 35% à souhaiter que le prochain président de la République s’engage dans cette voie, y compris parmi les sympathisants de partis politiques favorables à une telle légalisation.

Cannabis : presque deux fois plus de jeunes concernés en 20 ans

Le cannabis arrive très largement en tête des stupéfiants consommés régulièrement ou pas par les jeunes âgés de 15 à 24 ans. La proportion de celles et ceux qui en ont déjà consommé a considérablement augmenté en 20 ans.

  • 47% des jeunes interrogés par l’Ifop ont déjà consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie (ils étaient 25% en 2001)
  • Les jeunes femmes sont plus nombreuses (50%) à avoir déjà consommé du cannabis que les jeunes hommes (44%)
  • 5% des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont déjà pris quelques fois ou plusieurs fois de la cocaïne, du LSD, de l’héroïne ou de l’ecstasy.
  • Plus d’un jeune sur 10 (11%) a déjà inhalé du protoxyde d’azote, autrement appelé gaz hilarant

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Drogues. Consommateurs, trafiquants : qui sont les 220 000 personnes mises en cause chaque année ?

Selon les chiffres publiés ce mardi 30 novembre par le ministère de l’Intérieur, plus de 220 000 personnes sont mises en cause dans des histoires de drogues chaque année depuis 2016. Mais la majorité sont des consommateurs.

Environ 208 000 personnes ont été mises en cause en moyenne chaque année depuis 2016 pour usage et/ou trafic de stupéfiants par les services de police et de gendarmerie, selon les chiffres publiés ce mardi 30 novembre 2021 par le ministère de l’Intérieur.

Sur les 220 000 mis en cause, 179 000 sont des consommateurs

En moyenne, 44 000 personnes ont été interpellées pour trafic, 179 000 pour consommation et 2 000 pour d’autres infractions. Dans ce total, 17 000 contrevenants ont été arrêtés pour trafic et usage, souligne dans un rapport le service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI).

Entre 2016 et 2020, la consommation et la vente de drogue concernent près d’une interpellation sur cinq (18 %) par les forces de l’ordre, soit le troisième motif derrière les atteintes aux personnes (35 %) et aux biens sans violence ni menace (27 %).

Plus d’arrestations pour trafic

Si le nombre de mis en cause pour usage de stupéfiants a légèrement baissé entre 2016 et 2019 (-3 %), les arrestations pour trafic ont bondi de 15 % sur la même période.

Les infractions constatées pour consommation et trafic ont logiquement baissé sur les neuf premiers mois de 2020, en raison du premier confinement dû à la pandémie de Covid-19, avant de rebondir au dernier trimestre (+22 % d’usagers mis en cause par rapport au dernier trimestre 2019) dans le contexte de l’expérimentation puis la généralisation des amendes forfaitaires délictuelles (AFD). Celles-ci permettent aux forces de l’ordre de sanctionner sur place sans passer par une procédure chronophage.

Des hommes de moins de 30 ans

Les données permettent également de dessiner le profil du consommateur et du trafiquant : à une écrasante majorité, il s’agit d’hommes (91 %), Français neuf fois sur dix, et âgés de moins de 30 ans (74 %). Selon que l’on détient de la drogue pour sa seule consommation personnelle ou pour en faire commerce, la réponse pénale diffère.

Plus de la moitié des personnes mises en cause pour usage (55 %) font l’objet d’une alternative aux poursuites ou d’une composition pénale – mesure qui permet d’éviter un procès lorsque des faits d’une faible gravité sont reconnus par l’auteur – avec une amende à payer sept fois sur 10. En revanche, près d’un mis en cause sur six pour trafic (59 %) passe par la case jugement et 80 % environ sont condamnés à la prison.

La France, grande consommatrice de stupéfiants

La France est le pays de l’Union européenne qui compte en proportion le plus de consommateurs de stupéfiants, avec 45 % des 15-64 ans qui ont déjà consommé du cannabis au cours de leur vie, contre 27 % dans l’ensemble de l’UE, selon les derniers chiffres de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

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Philadelphie : les trottoirs de l’enfer

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Joana, fille de Daniel Balavoine

Mon nom n’est pas une excuse

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La fille de Daniel Balavoine publie Les Lions endormis, une bande dessinée inspirée de son propre combat contre son addiction à la cocaïne.Partager 

Joana Balavoine porte un nom qui parle à beaucoup, mais on ne la connaît pas. Elle prend aujourd’hui le risque de raconter, en livrant les détails les plus intimes, sa bataille contre la drogue. C’est en bande dessinée, dans Les Lions endormis, avec Sylvie Gaillard au scénario et Fanny Montgermont au dessin(1).

« Raconter le côté laid »

Le trait est doux, les couleurs pastel, mais l’histoire très dure : celle du cercle infernal de la dépendance à la cocaïne qu’a connue la jeune femme, aujourd’hui âgée de 35 ans. «Je me drogue (…). Mon corps est rempli de drogue», avoue la protagoniste. L’incapacité à vivre un quotidien structuré, les dégâts sur la santé et l’image de soi, les crises d’angoisse… Joana Balavoine, qui n’a pas connu son père, tué dans un accident d’hélicoptère cinq mois avant sa naissance, n’a rien voulu cacher. «On s’est dit que ce serait intéressant de raconter le côté laid de la drogue, en y mêlant une histoire sincère, mon intimité, dit la chanteuse à l’AFP. Comme j’ai eu la chance de m’en sortir, c’est devenu, je ne dirais pas une nécessité, mais un devoir, de témoigner. De donner d’un peu d’espoir.»https://instagram.com/p/CS4gWH0qgqx/embed

Introspection

Le parcours de cette «fille de» n’est pas celui de tout le monde. L’argent venu de la vente des disques de son père, et les portes qui s’ouvrent grâce à son patronyme feront que les lecteurs ne s’y reconnaîtront pas forcément. Mais ils pourront apercevoir une part d’eux-mêmes dans la difficulté à trouver sa juste place, l’instabilité sentimentale et les bonnes et mauvaises surprises que l’on peut avoir avec ses proches. «Si, ne serait-ce que dans un détail, une personne peut se dire : moi je suis un peu comme ça… Peut-être que ça la tirera (hors de la drogue NDLR) (…) L’idée de cette BD et son message, c’est une invitation à se regarder soi-même. Et si on ne regarde pas dans le moindre détail, on n’est pas sûr de s’en sortir», estime Joana Balavoine.

C’est très particulier de pouvoir grandir sans avoir sa présence

JOANA BALAVOINE

L’introspection, pour elle, a signifié faire la paix avec l’absence d’un père pourtant omniprésent dans sa vie, tant les gens qu’elle rencontre parlent de lui. «On entend tellement de choses. J’ai fini par ne plus écouter.» Daniel Balavoine n’apparaît que de manière très fugace dans Les Lions endormis.

Selon sa fille, «c’est très très particulier de se trouver, de pouvoir grandir, sans avoir sa présence. Et en même temps il est là, et en même temps il faut le partager avec tout le monde», explique la fille de l’interprète de Sauver l’amour. «À différentes périodes, j’ai écouté différentes chansons. Et je crois que ce qu’il y a de plus fort, ce qui me touche en permanence, c’est : Aimer est plus fort que d’être aimé.

Aimer faire quelque chose, aimer quelqu’un, aimer son travail». Joana Balavoine travaille aujourd’hui à sa carrière de chanteuse, en duo avec une autre interprète, Seemone. «Libre», dit-elle, après des années d’enfermement dans la toxicomanie.

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Alcool, tabac, drogue : le top des professions qui en consomment le plus

La consommation d’alcool, de tabac ou de drogue varie selon les milieux professionnels, d’après le dernier baromètre de Santé publique France. On vous dévoile la liste des corps de métiers où la consommation de ces substances est la plus élevée.

Le 4 mai, Santé publique France a publié son dernier baromètre portant sur la consommation de substances psychoactives en milieu professionnel. Cette nouvelle enquête a analysé les données de 25.000 adultes âgés de 18 à 75 ans. Ces derniers ont été interrogés en 2017 sur leur consommation de drogues licites et illicites.

D’après les résultats de Santé publique France, la prise d’alcool, de tabac ou de cannabis varie selon les activités professionnelles. « Nos résultats révèlent des disparités entre secteurs d’activité, mettant ainsi en lumière les risques accrus au sein de certains secteurs en vue d’une éventuelle prévention ciblée », a souligné Viêt Nguyen-Than, responsable de l’unité addictions à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé de Santé publique France, à nos confrères de Top Santé.

Tabac : quelles sont les professions en consomment le plus ?

La consommation de tabac est par exemple plus élevée chez les hommes travaillant dans les secteurs de la construction, de l’hébergement, de la restauration et de l’immobilier. Les femmes occupant des emplois dans la restauration et l’hébergement consomment également plus de tabac que la moyenne. « L’analyse selon les catégories socioprofessionnelles montre que, chez les hommes comme chez les femmes, la proportion de fumeurs quotidiens est moins élevée parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures et plus élevée parmi les ouvriers », ont souligné les chercheurs.

Quels sont les secteurs qui consomment le plus d’alcool ?

Dans leur recherche, les scientifiques ont indiqué que « parmi les personnes en emploi, 11,7 % des hommes et 9,1 % des femmes déclarent que la consommation d’alcool au travail fait partie de la culture de leur milieu professionnel« . Ces proportions sont plus importantes dans les milieux de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche, de la construction, de l’hébergement et de la restauration. Les activités professionnelles liées aux arts, aux spectacles et aux activités récréatives ont également une consommation importante d’alcool. Ces données concernent aussi bien les hommes que les femmes.

Les chercheurs ont constaté que les professionnels travaillant dans l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale ont une consommation d’alcool moins élevée que la moyenne« La majorité des personnes en emploi ont affirmé ne jamais consommer d’alcool au déjeuner les jours de travail », ont précisé les auteurs de l’enquête, avant d’ajouter que « respectivement 22,3 % des hommes et 6,8 % des femmes en consomment au moins une fois par mois. »

Cannabis : quelles sont les professions les plus concernées ?

En 2017, 44,8 % des Français âgés de 18 à 64 ans ont déclaré avoir déjà consommé du cannabis selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Dans son dernier rapport, Santé publique France a observé que la proportion d’expérimentateurs masculins de cannabis est plus importante dans les milieux de l‘hébergement, de la restauration, des arts, du spectacle et des activités récréatives« Parmi les femmes en emploi, la proportion d’expérimentatrices de cannabis est supérieure à la moyenne dans les secteurs de l’information et communication, des activités spécialisées, scientifiques et techniques, des arts, des spectacles ainsi que des activités récréatives », ont complété les chercheurs.

Alcool, tabac, drogue : des disparités selon les métiers

« Cette étude met en évidence des disparités d’usages de substances psychoactives parmi les actifs occupés et quelques tendances sont observées. Les différents indicateurs suggèrent des niveaux d’usage plus élevés que la moyenne dans le secteur de l’hébergement et restauration pour pratiquement tous les produits (hors alcool quotidien), chez les hommes comme chez les femmes », peut-on lire dans le document de Santé publique France.

Selon les produits, certains secteurs d’activités ont cependant des niveaux de consommation inférieurs à la moyenne. C’est notamment le cas de l’administration publique, des activités scientifiques et techniques ainsi que de l’enseignement avec la consommation de tabac.

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Une campagne de sensibilisation contre la drogue lancée « avant la fin de l’été »

Une semaine après la proposition d’Emmanuel Macron d’ouvrir un « grand débat » sur le sujet, le gouvernement lancera une nouvelle campagne de sensibilisation contre la drogue « avant la fin de l’été ».

Le gouvernement va lancer « avant la fin de l’été » une compagne de sensibilisation contre la drogue, a annoncé Gérald Darmanin dans un entretien au Journal du dimanche.

« La dernière campagne de sensibilisation contre la drogue date de 30 ans ! Le gouvernement en lancera une nouvelle avant la fin de l’été sous l’autorité du Premier ministre », a déclaré au JDD le ministre de l’Intérieur, qui a fait de la lutte contre les trafics de stupéfiants sa priorité.

70 000 amendes pénales

Sur le volet répressif, Gérald Darmanin a affirmé que les services de police avaient mené depuis janvier « plus de 1 300 opérations de démantèlement des points de deal », avec « des saisies importantes et régulières » à la clef.

Par ailleurs, « plus de 70 000 amendes pénales » ont été délivrées à des consommateurs depuis le 1er septembre, date de leur généralisation.

Dans une interview fleuve au Figaro lundi dernier, Emmanuel Macron avait souhaité le lancement d’« un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères » sans détailler comment cette consultation pourrait être menée.

« La France est devenue un pays de consommation et donc, il faut briser ce tabou », avait estimé le chef de l’État. La France est le premier pays d’Europe en nombre de consommateurs de cannabis avec 1,5 million d’usagers réguliers

« Le cannabis est devenu une drogue dure », a déclaré Gérald Darmanin au JDD, rappelant la hausse « considérable » du niveau de THC, la molécule psychotrope du cannabis.

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