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Tabac

Une évolution !!

Quant aux soldats 10 paquets de cigarettes par semaine ….

« Pour être un homme »

Tabac et alcool à l’origine de près 40 % des cancers dans le monde

selon une méta-étude parue dans le « Lancet »
Publié le 19/08/2022
Crédit photo : Phanie

Elle confirme ce que l’on savait déjà : près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à un facteur de risque donné, dont en premier lieu le tabac et l’alcool, conclut une méta-étude publiée ce 19 août dans le « Lancet ». « Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », écrivent leurs auteurs qui plaident pour un renforcement des mesures de prévention pour lutter plus efficacement contre la maladie. 

Ces travaux réalisés dans le cadre du Global Burden of Disease, un vaste programme de recherche financé par la fondation Bill Gates, sont d’une ampleur sans équivalent, impliquant plusieurs milliers de chercheurs dans la majeure partie des pays du monde.Ils permettent donc de connaître plus en détail les facteurs de risques selon les régions du monde même si, dans l’ensemble, ses conclusions confirment ce qui était déjà connu : le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer (33,9 %), suivi par l’alcool (7,4 %).

Prévention et dépistage

Surtout, ces conclusions plaident pour accorder une grande place à la prévention en matière de santé publique, puisque nombre de ces facteurs de risques se rapportent à des comportements qui peuvent être changés ou évités. Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas.

Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces. Dans un commentaire indépendant, publié dans la même édition du « Lancet », deux épidémiologistes ont appuyé ces conclusions, estimant également que l’étude souligne l’importance de la prévention.

Ces deux commentateurs, Diana Sarfati et Jason Gurney, ont toutefois appelé à ne pas forcément prendre pour argent comptant la précision des estimations données, remarquant que le recueil des données est par nature sujet à de nombreuses insuffisances dans plusieurs pays.

SOURCE

Propositions du CNPERT : Prologue et Synopsis

            IPrologue

Notre Nation est minée de longue date par les ravages physiques du tabac (75.000 décès annuels avec souvent, au préalable, de nombreux handicaps affectant la qualité de vie des tabagiques) et par les ravages physiques et psychiques de l’alcool (41.000 décès annuels, avec de nombreux handicaps et de grandes détresses psychiques et sociales, dont nombre d’actes de violence, sur les femmes et dans les familles). Tous ces drames sont la rançon du caractère licite de ces drogues et l’expression d’appétits capitalistes insatiables qui tirent de ces intoxications de masse, de somptueux bénéfices, que sans cesse  ils s’appliquent à faire croître.

L’attrait commun des humains pour les drogues est redoublé par d’éventuelles perturbations familiales, environnementales, relationnelles, éducatives… Cet ensemble est exacerbé par un appât du gain qui s’exprime à toutes les étapes du parcours des drogues. En regard de ces différents facteurs les considérations humanistes, morales et sanitaires ne pèsent pas lourd. C’est ainsi que l’on aboutit au désastre des toxicomanies, qui affecte particulièrement notre Nation ; puisqu’elle apparait en Europe aux premiers rangs des consommateurs de nombreuses drogues.

Le CNPERT affiche dans son intitulé les objectifs qu’il s’assigne : réunir les informations épidémiologiques et toxicologiques les plus pertinentes sur les drogues en circulation ; analyser l’importance de leur consommation et de leurs méfaits ; suggérer les moyens à mettre en œuvre pour contenir et mieux encore faire reculer leurs consommations.

            Pour les lecteurs pressés, sont synthétisées  en  trois pages les actions de prévention que nous suggérons,  et pour tous les autres lecteurs sont présentés  sur une vingtaine de pages les attendus et les modalités de mise en œuvre de ces suggestions.

Ces propositions s’adressent à tous les citoyens français, avec l’espoir qu’ils insuffleront à leurs élus leurs préoccupations et leurs requêtes. Le CNPERT vous prie donc d’en assurer la plus large diffusion et vous en remercie.

II – Synopsis des propositions du CNPERT

       visant à faire régresser les drogues et toxicomanies

            Tabac – Alcool

-Enseigner dès l’école primaire les méfaits de ces deux drogues.

-Mettre en œuvre dès maintenant toutes les dispositions permettant d’atteindre en 2030 l’ambition d’une génération sans tabac, exprimée par le Président de la République.

-Accroître les prix du tabac et de l’alcool.

-Faire respecter l’interdiction de leurs ventes aux mineurs.

-Généraliser les facultés et les hôpitaux « sans tabac ».

-Multiplier les messages de prévention.

-Interdire toutes les formes de leur publicité.

-Utiliser le nouveau service national pour faire des jeunes appelés des éducateurs dénonçant les méfaits de toutes les drogues.

-Réduire la production d’alcool, le degré alcoolique des vins, le volume des flacons de bière.

-Multiplier les contrôles routiers et professionnels de l’alcoolémie.

-Interdire les « happy hours » ; interdire les dons d’alcool par les alcooliers aux soirées festives comme incitation à la consommation.

-Lier la restitution d’un permis suspendu après constat d’une alcoolisation routière à une  vérification de l’abstinence attestée par la mesure dans les cheveux de l’éthylglucuronide.

-Encourager le développement d’une gastronomie pouvant se marier avec des boissons non alcooliques. 

-Supprimer les boissons alcooliques dans les « pots » d’entreprises et les réunions professionnelles.

-Interdire la vente et la consommation d’alcool lors des manifestations sportives.

-Responsabiliser les personnels des bars dans la prévention des ivresses.

-Rappeler que le fœtus ne supporte pas l’alcool ; qu’il est menacé par le syndrome d’alcoolisation fœtale ; les pictogrammes apposés sur les boissons alcooliques doivent être parfaitement lisibles.

Cannabis

-Enseigner dès l’école primaire les méfaits de cette drogue.

-Lutter contre les lobbies au service de la diffusion du cannabis ; dénoncer les médias qui sont leurs relais.

-Empêcher le détournement des e-cigarettes par des recharges « d’huile de cannabis » et des divers produits à base de cannabis ou de cannabinoïdes de synthèse.

-Interdire la vente aux mineurs des pipes à eau.

-Interdire la vente des feuilles de papier à cigarette « grand format », qui ne servent qu’à la confection de « pétards ».

-Signaler publiquement et au conseil de l’ordre, les comportements de certains addictologues qui banalisent cette drogue, en font l’apologie et militent pour sa légalisation.  

-Appliquer, en l’aménageant, la prohibition du cannabis édictée par la loi de 1970. L’amende de 200 € infligée au possesseur et/ou au consommateur de cannabis devrait être inscrite sur un fichier informatisé, permettant de multiplier son niveau au prorata du nombre de récidives ; avec au delà de 3 récidives, l’obligation de suivre un stage payant d’information sur les méfaits de la drogue ; stage comportant à son issue un contrôle des connaissances acquises (le stage étant réitéré si le niveau est insuffisant), avec mise en place d’un suivi médical comportant des contrôles urinaires périodiques.

-Faire évoluer la loi afin de pouvoir s’assurer que les urines sont exemptes de cannabinoïdes chez les candidats à l’inscription dans les facultés de Santé, aux épreuves du permis de conduire, à l’admission dans la police, la gendarmerie, l’armée, les professions de Santé, la magistrature, l’enseignement, ainsi qu’à des postes de responsabilité (surveillants des centrales nucléaires, conducteurs d’engins, chauffeurs des transports en commun…) ; des contrôles devront également pouvoir être effectués au cours de leurs carrières professionnelles.

-Dans le processus d’accréditation des hôpitaux psychiatriques, une large place doit être accordée à l’appréciation des mesures prises pour  y empêcher l’intrusion des drogues.

-Traquer les dealers et mettre à profit leur incarcération pour les former à des activités professionnelles, dont ils devront ultérieurement justifier de l’exercice.

-Appliquer des contrôles fiscaux pour faire justifier de ressources honnêtes ceux ayant un haut train de vie inexpliqué.

Opioïdes- morphiniques

-Ces analgésiques majeurs, opioïdes ou apparentés (tramadol), ne devront pas être prescrits sans raisons impérieuses ;

-Ne pas être prescrits trop tôt, à de trop fortes doses et trop longtemps.

-Mettre fin au détournement de la buprénorphine à haut dosage, destinée à faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur ; cette buprénorphine que s’injectent désormais près de 100.000 de ses « bénéficiaires » ;  son détournement étant facilité par la forme Lyoc récemment commercialisée. Ne devrait être autorisée que la prescription de Suboxone®, qui prévient un détournement par la voie intraveineuse.

-Renforcer la surveillance de la délivrance de la buprénorphine à haut dosage (BHD) commercialisé sous le nom de Subutex®, pour empêcher les multi prescriptions  et multi délivrances qui,  par revente du produit, recrutent aux morphiniques de jeunes toxicophiles, qui vont plonger dans la morphinomanie (mode d’initiation estimé à 30%) .

-Inscrire l’usage des traitements de substitution aux opioïdes, dans un schéma de décroissance visant l’abstinence à plus ou moins long terme.

-Renforcer la prohibition du cannabis qui, par un effet épigénétique, accroit l’appétence pour les morphiniques.

Cocaïne et crack

-Accroître les dispositifs de surveillance et les saisies pour que la rareté des produits en accroisse le prix.

-Traquer les dealers autour des regroupements de crackers.

-Renvoyer dans leurs pays d’origine les crackers dealers en situation irrégulière.

-Traiter en clinique les crackers schizophrènes.

-Traiter en des centres spéciaux (à créer), fermés à tout apport de drogues, ceux dont la dépendance ne résulte pas d’un processus psychotique.

-Renforcer la prohibition du cannabis qui, par un effet épigénétique, accroit l’appétence pour la cocaïne.

Autres propositions

-Remplacer autant que possible les allocations en espèces par des allocations en nature dédiées au logement, à l’habillement, à l’alimentation par des bons ne permettant pas l’achat de boissons alcooliques ou de toute autre drogue.

-Instaurer une éducation civique sanitaire, de l’école à l’université et dans les filières professionnelles, accordant une très large place aux toxicomanies et au dopage.

-Arrêter le versement de subventions à des associations complaisantes avec les drogues et toxicomanies.

-Enseigner à tous ceux qui interviennent auprès des toxicomanes, de ne pas confondre une indispensable empathie avec la moindre collusion.

-Contrôler de façon régulière le fonctionnement qualitatif et quantitatif des structures d’accueil et d’aide pour les personnes malades de la drogue (CAARUD, CSAPA…)

-Former de façon spécifique aux dangers des toxicomanies tous les professionnels qui exercent au contact des jeunes.

-Empêcher l’entrée dans les « rave parties » (pour autant qu’elles soient autorisées) de toutes les drogues illicites, par la fouille à l’entrée des véhicules et des participants ;

-Suppression des comptoirs où certaines associations se livrent à une analyse très sommaire des drogues qui leur sont soumises ; cette pseudo «réduction des risques» faisant croire au caractère légal de l’intoxication et donnant une fausse sécurité sur les produits consommés.

-Appeler « drogues » les drogues, et « toxicomanes » ceux qui en abusent, sans recourir à des circonvolutions langagières qui en dissimulent la nature et les dangers (telles  « substances », « substances psychoactives », « substances d’abus »..).

-S’attaquer au Cyber marché noir des drogues avec les techniques modernes permettant de l’entraver.

 -Traçage des paiements (dont « dark web ») des substances illicites, suppression des commerces déguisés de drogues sous formes de « sels de bain », « étalons pour laboratoire de chimie » ; effectuer la saisie des flux financiers générés par ces trafics internationaux.

Prochain Article : III -Développements des suggestions  précédentes : A – Introduction le 19 juin

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

Par Mathilde Debry

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de l’impact de la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis sur la santé des jeunes Français et sur leur future descendance. 

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

LANASTOCK / ISTOCK.


  • En France, la consommation de tabac est responsable de 75.000 décès par an.
  • 41 000 Français meurent également chaque année d’une trop grande consommation d’alcool.

Nos adolescents consomment trop de tabac, d’alcool et de cannabis,, s’inquiète l’Académie nationale de médecine. L’institution milite pour que de nouvelles mesures préventives soient mises en place afin de mieux les protéger de ces produits dangereux pour la santé.  

« Double peine »

« Les enquêtes attestent de la prévalence élevée d’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis débutant dès l’adolescence, période critique pour la maturation cérébrale, qui s’en trouve perturbée », expliquent les médecins dans un communiqué. « Les jeunes consommateurs sont exposés à une double peine : pour eux-mêmes, en raison des effets délétères directs de ces drogues, mais aussi par les marques épigénétiques qu’ils acquièrent et qu’ils pourraient transmettre à leur descendance », ajoutent-ils.

Des études chez l’animal démontrent en effet que ces marques épigénétiques modifient à la fois le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la réponse comportementale aux drogues et la vulnérabilité aux addictions. Les marques épigénétiques correspondent, en quelque sorte, à une mémoire cellulaire de l’exposition à certaines substances qui peut être transmise à la génération suivante, voire aux suivantes. « L’épigénétique des addictions devrait être mieux connue des décideurs », estiment les professionnels de santé.

De nouvelles recommandations

Au-delà de la prohibition du cannabis, de l’augmentation des prix du tabac, de l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs et de la limitation de leur publicité, l’Académie nationale de médecine recommande :

1) d’intégrer dès l’école primaire et jusque dans les structures d’enseignement supérieur une information régulière sur les dangers de ces drogues.

2) De promouvoir des actions collectives de sensibilisation sur les dommages multiples (sanitaires, sociaux et sociétaux) causés par les drogues licites et illicites, à destination prioritairement des parents, des femmes enceintes, des jeunes adultes, des professionnels de santé, des enseignants et des milieux professionnels et politiques.

3) De mettre en place une vaste campagne d’information, ciblant particulièrement les jeunes adultes en âge de procréer, sur les risques de transmission à la descendance de l’appétence aux drogues via des mécanismes épigénétiques.

4) De développer davantage les programmes d’activités sociales, culturelles et sportives afin de réduire le risque de consommation de drogue.

5) De mettre en œuvre des programmes ambitieux de recherche préclinique et clinique en vue de disposer de marqueurs épigénétiques de l’addiction aux drogues, d’étayer la transmissibilité intergénérationnelle des altérations induites de l’épigénome, voire de concevoir des stratégies thérapeutiques innovantes des addictions fondées sur l’épigénétique.

Source

Chez les collégiens, moins d’alcool, de tabac et de cannabis, mais de nouvelles addictions

par Julien Baldacchino publié le 12 janvier 2022

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies publie ce mercredi les résultats d’une enquête menée tous les quatre ans chez les jeunes en classe de 3e. Si les consommations de tabac, d’alcool et de cannabis sont en nette baisse, l’OFDT se montre vigilant sur l’essor de la e-cigarette ainsi que du gaz hilarant.

La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu'elle soit régulière ou non
La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu’elle soit régulière ou non © Maxppp / Christophe Petit Tesson

C’est une enquête menée tous les quatre ans (cinq cette fois-ci, Covid oblige) sur les élèves en classe de troisième : l’enquête EnCLASS, menée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies sur la santé et l’usage de substances par les adolescents, porte ses premiers enseignements, après que 1 972 élèves ont répondu début 2021 à une série de questions sur leurs pratiques. 

Ainsi, en 2021, 64,1% des élèves de 3e disent avoir déjà consommé de l’alcool au moins une fois dans leur vie, et 31,8% en ont consommé dans le mois précédant l’enquête. Si ce chiffre semble conséquent, c’est toutefois le plus faible depuis 2010, année du début de l’enquête. Et il en est de même pour tous les indicateurs, qui sont au plus bas en 2021 : 29,% des élèves de 3e ont déjà fumé des cigarettes, 3,7% en fument régulièrement. Et sur le cannabis, on est passé en dix ans de 23,9% des collégiens de 3e qui l’avaient expérimenté en 2010 à seulement 9,1% (et 3,9% qui en ont fait un usage récent) en 2021.https://e.infogram.com/e1b0019e-d98d-4ed5-803f-756628647bcb?parent_url=https%3A%2F%2Fwww.franceinter.fr%2Fsociete%2Fchez-les-collegiens-moins-d-alcool-de-tabac-et-de-cannabis-mais-de-nouvelles-addictions&src=embed#async_embed

Une baisse qui mérite toutefois que l’on prenne en compte le contexte particulier de ces deux dernières années, où les élèves se sont moins vus et où l’effet d’entraînement a pu être réduit. Malgré tout, cette baisse s’inscrit dans un mouvement déjà amorcé dès 2010. 

Cigarette électronique, gaz hilarant et jeux d’argent

Cependant, derrière cette bonne nouvelle se cachent d’autres chiffres moins encourageants. C’est le cas des chiffres liés aux cigarettes électroniques notamment, qui pour la première fois passent devant les cigarettes classiques : 34,2% des élèves de 3e disent avoir expérimenté la « vapoteuse » en 2021, contre 29,1% qui ont essayé la cigarette. Même tendance pour ceux qui ont fumé au moins une fois dans le mois précédent le sondage (10,2% pour la cigarette, 13,9% pour la « vapoteuse »). Il n’y a que chez les fumeurs réguliers que le tabac surpasse encore la cigarette électronique. L’usage de la chicha est aussi en net recul. 

L’autre information alarmante, c’est l’apparition de nouvelles addictions : pour cette édition 2021 de son enquête, l’OFDT a interrogé les collégiens sur deux nouveaux éléments. D’une part, le protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant., souvent consommé sous forme de cartouches pour siphon à chantilly. Il apparaît que 5,5% des élèves de 3e disent avoir déjà testé cette substance. 

À écouter  –  ÉCONOMIELa consommation de tabac a reculé d’un quart en 5 ans ! 2 min

L’autre élément pris en compte, ce sont les jeux d’argent et de hasard : une première enquête en 2017 montrait que plus d’un tiers des jeunes de 17 ans avait déjà joué à un jeu d’argent… alors que ceux-ci sont interdits aux mineurs. L’OFDT a alors décidé de se saisir de cette question et de l’intégrer à l’enquête. Résultat : un collégien de 3e sur quatre a déjà joué à un jeu d’argent, 9% le font au moins une fois par mois et 3% au moins une fois par semaine. Sur ces données, qui viennent d’être intégrées à l’enquête, on ne peut toutefois pas constater d’évolution par rapport aux années précédentes.

Alcool, tabac, cannabis : la pandémie accélère la chute des usages chez les élèves de troisième

Par Le Figaro avec AFP Publié il y a 9 heures, mis à jour il y a 6 heures

La pandémie, avec son cortège de confinements et de restrictions sanitaires, a réduit la vie sociale des adolescents en France et engendré une «baisse importante» de la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de troisième, selon une étude publiée mercredi 12 janvier.

Confinements successifs, couvre-feux, classes en demi-groupes… La pandémie a créé un contexte où «il y a eu moins de fêtes, moins d’occasions de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations», explique à l’AFP Julien Morel d’Arleux, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui dévoile une enquête réalisée auprès de 2000 élèves de troisième lors du premier trimestre 2021.

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L’épidémie de Covid-19 a ainsi «accentué les tendances baissières qu’on observe depuis une dizaine d’années» chez les plus jeunes, ajoute-t-il. Une évolution «encourageante», alors que la France reste parmi les premiers pays consommateurs de substances psychoactives en Europe. Selon l’étude réalisée par questionnaire anonyme, le nombre d’élèves de troisième n’ayant jamais bu d’alcool a doublé entre 2010 et 2021, passant de 16,8% à 35,9%. La consommation d’une boisson alcoolisée au cours du dernier mois, déclarée par 31,8% des élèves, atteint elle aussi son plus bas niveau depuis 2010.

«Effet protecteur chez les jeunes»

L’alcool reste la substance psychoactive la plus populaire chez ces collégiens avec 64,1% d’expérimentateurs en 2021, contre 75,3% trois ans auparavant. De plus en plus ringard, le tabac séduit aussi beaucoup moins: 29,1% des adolescents de troisième déclarent avoir déjà fumé une cigarette, contre 37,5% en 2018 et 51,8% en 2010. Le tabagisme quotidien chez les jeunes de cet âge a lui été divisé par quatre au cours des onze dernières années.

L’usage du cannabis est également en «net recul», même si son expérimentation «reste précoce», selon l’OFDT. Moins d’un élève de troisième sur dix (9,1%) en a déjà fait l’expérience, contre 16,1% en 2018 et 23,9% en 2010. L’usage au cours du mois précédant l’enquête a lui été divisé par trois en l’espace de onze ans.

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Accentué par la pandémie, le recul de l’âge d’expérimentation de ces substances «a un effet protecteur chez les jeunes», reprend M. Morel d’Arleux, car la recherche a démontré que plus les consommations de substances psychoactives démarrent tard dans la vie, moins le risque de basculer dans l’addiction est important. L’OFDT alerte toutefois sur «l’accessibilité élevée» de ces produits: 19,5% élèves de troisième estiment que s’approvisionner en cannabis est assez ou très facile, une proportion qui grimpe à 31,5% concernant le tabac. Quant à l’alcool, un élève sur six a déjà connu un épisode d’ivresse.

Tabac, alcool, alimentation … Quels sont les plus gros facteurs de risque de cancers ?

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L’Institut national du cancer (Inca) lance cette semaine une campagne d’information sur la prévention des cancers, et a réalisé dans cette optique une infographie qui permet d’y voir plus clair. 

Tabac, alcool, alimentation... Quels sont les plus gros facteurs de risque de cancers ?

DOUCEFLEUR / ISTOCK.


L’ESSENTIEL

  • Les cancers représentent en France la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme.
  • En 2018, le nombre total de nouveaux cas de cancer est estimé à 382 000.

« Réduire son exposition aux principaux facteurs de risques évitables de cancer, c’est se donner l’opportunité de vivre plus longtemps et en meilleure santé ». Cette semaine, l’Institut national du cancer a lancé une grande campagne de prévention, car si 10 % des cancers qui se développent chaque année sont liés à des facteurs génétiques, 1 cancer sur 4 est lié à des facteurs externes (comportements, mode de vie ou environnement).

Sensibiliser le grand public

« Nous pouvons individuellement agir sur ces facteurs externes : ne pas fumer, diminuer sa consommation d’alcool, manger équilibré et varié, se protéger du soleil et réaliser régulièrement les dépistages : autant d’actions qui favorisent une meilleure santé », écrivent les experts dans un communiqué de presse. 

Pour sensibiliser le grand public, l’Inca a réalisé l’infographie ci-dessous, qui montre que le tabac est la première cause de cancer évitable en France. Viennent ensuite l’alcool, l’alimentation, le surpoids et l’exposition trop forte au soleil.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

40% des nouveaux cas annuels pourraient être évités

« La prévention est un moyen efficace de lutter contre les cancers. Nous estimons que 40 % des nouveaux cas annuels pourraient être évités grâce à l’adoption de comportements individuels et de modes de vie permettant de diminuer l’exposition aux principaux facteurs de risque évitables de cancers », concluent l’Inca, qui publie également une édition unique d’un magazine dédié à la prévention des cancers. 

Source

Le drame des toxicomanies en France*

Un texte sur le livre du Pr Jean Costentin vient d’être publié (Juillet 2021, N° 54) dans la « Lettre aux compagnons » organe de liaison de la section de la Seine-Maritime de l’Association des membres de l’Ordre National du Mérite.

L’importance de ce sujet est liée à ses aspects sanitaires, sociaux, économiques et sociétaux. Il sera évoqué ici à partir des deux drogues licites – le tabac et l’alcool, et de la drogue illicite la plus largement consommée – le cannabis.


Plusieurs subterfuges ont été conçus pour accroître leur consommation. Leurs premiers usages surviennent de plus en plus précocement, incitant à les relier à l’ensauvagement de certains jeunes et aux guerres des bandes.
Ces drogues sont souvent associées entre elles et à d’autres drogues dont elles incitent à la consommation, par un phénomène d’escalade, aboutissant à des polytoxicomanies de plus en plus fréquentes.
L’alcool

L’alcool faisait il y a 50 ans des ravages très supérieurs à ceux qu’il produit aujourd’hui. Sa consommation, qui était en moyenne de 24 litres d’alcool pur par français et par an, s’est réduite de moitié (12 l/an), sous l’effet de politiques résolues, dont en particulier la loi Evin. Elle ne cesse hélas d’être « détricotée » sous la pression du lobby alcoolier.

C’est ainsi que la baisse régulière de sa consommation se trouve stoppée. Dans le village de mon enfance qui comptait 1.800 habitants, 18 bistrots se partageaient l’intoxication alcoolique d’une importante fraction de la population, très
majoritairement masculine. Néanmoins la population féminine n’était pas épargnée. Le syndrome d’alcoolisation fœtale (S.A.F.) qui affectait l’existence de malheureux gamins, concernait 1% d’entre eux. Il n’affecte plus que de 1% 0 naissances ; chiffre encore beaucoup trop élevé s’agissant d’un drame évitable.

Il faut, chez les femmes enceintes, redoubler le message d’une « tolérance zéro » pour toutes les boissons alcooliques.
L’alcool est consommé de façon régulière (plus de 10 fois par mois) par 11% des lycéens de seconde et par 25% des élèves de terminale. Il s’y ajoute la pratique de plus en plus fréquente de la « biture expresse » (plus académiquement nommée « alcoolisation aigüe »), dont on mesure désormais les conséquences délétères.


Induisant un coma éthylique, elle peut conduire à une inhalation du contenu gastrique, le syndrome de Mendelsson, qui est létal (par une sorte d’autodigestion du tissus broncho-pulmonaire) dans 50% des cas. La répétition du coma alcoolique induit des effets neurotoxiques qui peuvent affecter irréversiblement le fonctionnement cérébral.
Enfin, l’alcoolisation aigue ferait le lit de l’alcoolisme à l’âge adulte.


L’alcool recrute en France 9 millions d’usagers réguliers, dont 5 millions d’usagers quotidiens (incapables de s’en abstenir au moins un jour par semaine ; c’est la caractéristique des « alcoolo-dépendants » avec, parmi eux, plusieurs centaines de milliers d’ « alcooliques » (terme sans connotation péjorative, s’agissant de personnes très gravement malades, physiquement, psychiquement, socialement (marginalisation par ruptures familiales, professionnelles, amicales, clochardisation…).
L’alcool est responsable de 41.000 morts annuelles en France.


Le degré alcoolique des boissons ne cesse de s’accroître, oubliez le Beaujolais nouveau, « vin de soif », à 8° ; on n’en trouve pas à moins de 12°5. La plupart des bières sont à plus de 5°, et parfois beaucoup plus ; quant aux canettes de 250 ml, elles évoluent vers de plus hauts volumes …


Le goût de l’alcool n’étant pas plaisant au palais du jeune adolescent, pour le devenir il est dissimulé derrière les bulles du gaz carbonique, le sucre et des parfums de fruits ; il s’agit des « premix » ou « alcopops », conçus par les alcooliers pour piéger très tôt les jeunes. Quant au « Champomy » qui n’est pas rigoureusement dénué d’alcool, (au point qu’une bouteille entière pourrait correspondre à un verre de vin), il a aussi pour vocation d’associer dans l’esprit de l’enfant à la notion de fête une boisson qui ressemble au champagne.


Le Tabac


Le tabac a piégé 13 millions de français, soit 27% des 18 – 75 ans. Dans leur grande majorité ils voudraient s’en affranchir mais ne peuvent y parvenir. 2,5 % des collégiens de quatrième fument quotidiennement, ils sont 22% des lycéens de terminale à le faire.

Sa toxicité, même si elle n’est que physique, est à l’origine de 75.000 décès annuels en France. Il est à l’origine de nombreux handicaps chez ceux qui en mourront plus tard, ou qui mourront d’une autre cause. Ces handicaps affectent plus ou moins gravement leur qualité de vie (amputations consécutives à une artérite d’un membre inférieur, angine de poitrine, séquelles d’infarctus du myocarde, séquelle d’accident vasculaire cérébrale, séquelle de cancers ORL ou de la sphère respiratoire…; perturbation de la grossesse et de l’enfant qui en naîtra).

Le tabac est responsable du décès de la moitié de ses consommateurs, il abrège de 20 ans en moyenne l’espérance de
vie. L’adjonction au tabac de chromones (substances d’origine végétale), engendre, par leur combustion, des aldéhydes volatiles. Accédant au cerveau ces aldéhydes réduisent la destruction de la dopamine – le neuromédiateur du plaisir ; cette dopamine dont la nicotine du tabac produit la libération.

Ces chromones accroissent le plaisir éprouvé pendant la consommation d’une cigarette, mais elles font ensuite ressentir plus péniblement son arrêt, ce qui incite le fumeur à se saisir bien vite d’une autre cigarette…
La cigarette électronique est un moyen intéressant pour réduire la toxicité du tabac chez le fumeur  (éliminant l’oxyde de carbone et les goudrons cancérigènes). Elle est hélas, détournée par des recharges comportant des saveurs et des parfums attrayants, devenue un subterfuge pour rendre les jeunes dépendants à la nicotine, leur ouvrant la voie du tabac.

La cigarette au chocolat fait acquérir très tôt à l’enfant la gestuelle du fumeur, stimulée par la saveur du chocolat (dont certains constituants sont légèrement addictifs).
Le président de la République, prenant la mesure de la responsabilité du tabac dans les cancers (ce qui ne résume pas toute sa toxicité) souhaite que « la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première génération sans tabac de l’histoire récente ».
Applaudissons cette déclaration !

Oui, mais, pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, des députés de LaREM (stimulés par O. Véran, promu depuis lors ministre de la Santé),  associés à des députés d’autres partis, animent une mission parlementaire qui vise : à promouvoir le cannabis dit « thérapeutique » (décrété d’emblée comme tel, alors que c’est l’objet de l’expérimentation qu’ils mettent en place d’en décider) ; à se pencher sur le  cannabis dit «de confort» (alors que se multiplient dans nos villes des magasins vendant du cannabidiol sous différentes formes) ; et à envisager la légalisation du cannabis dit « récréatif » (ayant lancé, à cet effet, une « consultation citoyenne », pour obtenir l’adhésion des citoyens).

Pourtant, comme nous allons le voir, le cannabis est plus toxique que le tabac pour le corps, par une production plus importante de monoxyde de carbone et de goudrons cancérigènes, et il exerce sur le cerveau, par son
tétrahydrocannabinol / THC, de graves méfaits que n’induit pas la nicotine du tabac.

Le cannabis

Le cannabis / chanvre indien connaît depuis un demi-siècle, particulièrement en France, une expansion d’allure pandémique, qui fait de notre Nation son tout premier consommateur en Europe. En dépit de son caractère illicite (depuis 1970) il a recruté dans notre Nation 1.500.000 usagers réguliers (fumant plus d’un « joint » = tabac associé
à de la résine de cannabis/haschisch ou d’un « pétard » = cigarettes constituées de la plante elle même = marijuana) dont 900.000 en fument chaque jour, et même plusieurs fois par jour.

Ces fréquences sont élevées car, de toutes les drogues, le THC est la seule drogue qui se stocke et perdure jusqu’à 2 mois dans l’organisme, avec des effets très persistants ; c’est une drogue très lente.


Les produits en circulation ont des taux de THC qui se sont accrus en moyenne d’un facteur 6,5 au cours des trente dernières années. De nouveaux modes de consommation permettent d’accroître la cession du THC à l’organisme : pipes à eau, cigarettes électroniques délivrant du THC (à la place de nicotine), huile de cannabis ; avec en outre l’avènement de cannabinoïdes de synthèse 100 fois plus puissants que le THC.


Plus de 220.000 « dealers » vendent en France ce cannabis, qui est la drogue la moins chère du marché.
Sa large diffusion est due pour beaucoup à l’absence de toute pédagogie préventive. La France s’est vue pour cette raison décerner un carton rouge de la part de l’Office européen des toxicomanies (O.E.D.T.).

L’Education Nationale ne s’est pas du tout investie dans cette prévention. Lors d’un audit de certains de ses représentants devant une commission de l’académie nationale de Médecine, on a retenu qu’elle en était encore
au stade d’expérimentations. Les médias ont surtout communiqué sur la légalisation pratiquée par d’autres nations, et pris le parti de celle-ci.

La démagogie de certains responsables politiques n’a pas manqué de s’y ajouter. Nombre de ses méfaits, après
avoir été contestés, sont devenus irréfragables, ils ont été alors relativisés, ou même complètement occultés. C’est le cas en particulier de ses effets épigénétiques. Ils sont tels que toute personne en âge de procréer qui expose ses gamètes (spermatozoïdes ou ovules) au THC, transfère à l’enfant qu’il concevra : une vulnérabilité aux toxicomanies,
qui se manifestera à l’adolescence ; des modifications de sa maturation cérébrale faisant le lit de troubles psychiatriques ; ou encore des modifications de ses défenses immunitaires.

Ces éléments devraient faire la une des médias, alors qu’ils sont dissimulés.
Drogue de la « crétinisation », inductrice d’ivresse, de désinhibition, de comportements auto- ou hétéro-agressifs, de comportements dangereux sur la route ou dans diverses activités professionnelles, le cannabis est à l’origine d’anxiété, de dépression, de schizophrénie (affection psychiatrique grave dont on ne guérit pas) ; il incite à la consommation d’autres drogues. Sa puissance addictive est telle que 20% de ceux qui l’expérimentent en deviennent dépendants, alors qu’on ne dispose d’aucun traitement permettant de détacher de cette addiction.


Plus tôt l’essayer c’est plus vite l’adopter et c’est plus intensément se détériorer. Cette drogue s’abat sur notre jeunesse à la période de sa maturation cérébrale (12 à 22 ans), durant la période éducative, à la période de conception des projets de l’existence, de la formation de la personnalité, de l’éveil de la sexualité. Cette mue, complexe par nature, de plus en plus souvent compliquée par des aléas familiaux, peut être très significativement perturbée quand le cannabis s’y invite.


En classe de seconde on dénombre 4,5% d’usagers réguliers de cannabis, et en terminale ils sont 8%.
Outre sa toxicité physique qui l’emporte sur celle du tabac, l’échec scolaire, l’incurie, la délinquance, les pathologies psychiatriques sont les principales signatures de ce cannabis banalisé d’une façon coupable.
Si les toxicomanies ne sont pas l’apanage de notre Nation, la France, en Europe, est en pôle position pour la consommation des trois drogues que nous venons d’évoquer (Tableau ci-dessous, chiffres communiqués par l’Observatoire Français des Drogue et des Toxicomanies).

Niveaux moyens d’usage dans le mois de substances psychoactives à 16 ans en 2018-2019 en France et en Europe

(« Tendances 143 » – OFDT, février 2021)

Substance France Europe
Tabac 22% 20%
Alcool 53% 47%
Cannabis 13% 7,1%

Ces données sont inquiétantes, tant pour la santé physique et psychique des individus que pour la société. Cette situation justifie des actions fortes et résolues des pouvoirs publiques. Les toxicomanies devraient être érigées comme une grande cause nationale.

Des actions doivent s’exercer contre les lobbies, les trafics et leurs dealers, ceux qui banalisent ces drogues, ceux qui s’en font les prosélytes, ceux qui par idéologie s’appliquent à miner notre société en s’attaquant à ses jeunes. L’attention doit se concentrer sur l’application de la loi par l’institution judiciaire.

Doit être enfin mise en place une prévention digne de ce nom, par l’éducation nationale, par les clubs sportifs et
par toutes les structures qui accueillent des jeunes. Elle comportera également une information des adultes, afin qu’informés, on ne puisse plus les manipuler en leur faisant accepter l’inacceptable.

  • Le titre de cet article est celui d’un livre que l’auteur le Pr Jean Costentin a consacré à cet important sujet en 2018.

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l'alcool pour reduire les cancers
Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers© AFP/Archives/ROSLAN RAHMAN

Aller vers une France sans tabac, ce qui inclut de nouvelles hausses des prix, et limiter les excès d’alcool sont deux axes majeurs de la stratégie de lutte contre le cancer pour les dix années à venir, détaillée lundi par le gouvernement.

Les grandes lignes de cette stratégie décennale 2021-2030 avaient été annoncées en février par le président Emmanuel Macron, et le premier comité de pilotage s’est réuni lundi.

L’un des principaux objectifs de ce plan est de « réduire de 60.000 par an le nombre de cancers évitables à horizon 2040 », indique le Premier ministre Jean Castex dans le dossier de présentation.

Selon les chiffres officiels, 382.000 personnes apprennent chaque année qu’elles sont touchées par un cancer et 157.500 en meurent. Or, on estime que 153.000 cancers par an pourraient être évités.

C’est pourquoi l’action publique doit être guidée par « la perspective d’une France affranchie du tabac », selon les termes du plan. Avec 45.000 morts par an, le tabac est en effet « le premier facteur de risque de cancer ».

Le gouvernement veut donc poursuivre l’action menée dans le cadre de la lutte anti-tabac ces dernières années, qui a permis de faire baisser d’1,6 million le nombre de fumeurs entre 2016 et 2018.

« Le prix de vente de tous les produits du tabac devra converger vers les prix les plus hauts, pratiqués par les pays les plus avancés sur ce sujet (AustralieRoyaume-Uni, Irlande) », selon le plan.

Plusieurs hausses de prix ont été imposées en France ces dernières années, et le paquet de 20 cigarettes coûte désormais environ 10 euros. Mais en Australie, cela peut aller jusqu’à l’équivalent de 30 euros.

Juste derrière le tabac, « l’alcool est le deuxième facteur de risque de cancer ».¨Pourtant, « son image est positive pour la population qui l’associe à la fête, à la convivialité et au plaisir ».

C’est pourquoi la stratégie de réduction envisagée n’est pas la même que contre le tabac: il faut « prendre en compte la dualité +risque/plaisir+ propre à la consommation » d’alcool.

L’objectif n’est donc pas le zéro alcool, mais la diminution des consommations excessives, supérieure aux repères établis par les autorités sanitaires.

Cela passe par l’adoption d’un « programme national de prévention du risque alcool, interministériel et pluridisciplinaire ».

Les autres objectifs de la stratégie de lutte contre le cancer sont de « réaliser 1 million de dépistages en plus à horizon 2025, réduire de 2/3 à 1/3 la part des patients souffrant de séquelles 5 ans après un diagnostic, améliorer le taux de survie des cancers de plus mauvais pronostic à horizon 2030 », selon M. Castex.

Pour renforcer le dépistage du cancer colorectal, à partir d’octobre prochain, toute personne éligible pourra recevoir le kit nécessaire à domicile, après une commande en ligne, sans consultation médicale préalable.

En février, M. Macron avait indiqué que cette stratégie décennale s’appuierait sur un financement de 1,7 milliard d’euros pour les cinq premières années, dont 600 millions d’euros pour la recherche.

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