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Une sensibilisation aux addictions dans tous les collèges des Vosges

La gendarmerie des Vosges, avec d’autres partenaires, a publié des sets de table pour sensibiliser les collégiens aux addictions au tabac, à l’alcool mais aussi aux réseaux sociaux et aux jeux-vidéo. Ils sont distribués dans les 38 collèges publics du département.

Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges
Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges © Radio France

Comment sensibiliser les jeunes aux addictions, que ce soit aux drogues, à l’alcool, au tabac mais aussi aux jeux-vidéo ou aux réseaux sociaux ? La gendarmerie des Vosges, en partenariat avec la préfecture et le conseil départemental, diffuse dans les 38 collèges publics du département des sets de tables avec le message suivant : « Ni bien-être, ni enchantements, juste une bombe à retardement. Addict ou pas ? Essaie d’arrêter, tu sauras ». L’opération avait déjà eu lieu en 2019.

Des sets de tables qui mettent sur le même plan les addictions aux drogues, aux réseaux sociaux ou aux jeux-vidéo. Des sets qui font parler au moment de se retrouver au self comme aujourd’hui au collège Maurice Barrès de Charmes. Hugo est marqué, lui qui reconnaît passer plus de trois heures par jour sur Tik Tok : « si on est addict, ça peut ruiner notre vie. Je ne pensais pas que ça pouvait aller aussi loin d’être addict« . Des collégiens qui, pour certains, rejettent la faute sur leurs parents qui ont mis des écrans à disposition pour parfois avoir la paix.

Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges
Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges © Radio France

Des addictions très tôt

Autour de la table, le message semble porter. C’est maintenant qu’il faut en parler, dès le collège, pour le colonel Frédéric Avy, commandant du groupement de gendarmerie des Vosges : « ce sont des jeunes en train de se construire, de devenir des adultes, qui se cherchent une personnalité, et qui sont le plus vulnérable sur une génération qui a déjà le smartphone à la main, ce qui n’était pas le cas des générations précédentes« .

Les conséquences de ces addictions sont très concrètes au quotidien sur les résultats et l’état de santé des collégiens, comme le constate régulièrement Emmanuel Marchal, principal du collège Maurice Barrès de Charmes : « il y a des élèves dont on constate que les résultats scolaires ne sont pas terribles, le gamin ou la gamine n’est pas très réveillé le matin et ses camarades nous disent qu’à deux heures du matin, il communique encore sur les réseaux sociaux« . Dans certains cas, les parents sont reçus pour les sensibiliser aux risques des écrans mais difficile d’aller beaucoup plus loin.

Nantes. Une saisie de 540 boîtes de « snus », du tabac à sucer nocif et interdit

La brigade anticriminalité a surpris une transaction de cette substance illégale en France, jeudi 29 décembre, dans le quartier des Dervallières, à Nantes. Dans la voiture du vendeur et à son domicile, près de 540 boîtes, remplies de sachets contenant cette pâte de tabac très chargée en nicotine, ont été retrouvées.

Le « snus » ! Un produit à la mode, mais illégal en France. Ce tabac à sucer, qui se présente sous la forme de poudre ou de pâte, est une préoccupation en matière de santé publique. Jeudi 29 décembre, peu après 23 h, la brigade anticriminalité a surpris une transaction, à l’arrière d’une voiture, rue Louis-le-Nain, dans le quartier des Dervallières, à Nantes.

Un mineur a reconnu avoir acheté deux boîtes, qui contiennent plusieurs sachets de cette substance interdite et prête à la consommation. En faisant ouvrir le coffre de la voiture du vendeur, l’officier de police judiciaire a découvert 152 boîtes remplies de doses de « snus ». Cet homme de 23 ans a été placé en garde à vue pour vente à la sauvette et importation en contrebande de marchandise prohibée.

La perquisition à son domicile, ce vendredi, a été fructueuse, avec 391 boîtes supplémentaires retrouvées. « C’est comme pour les cigarettes électroniques, il y a de multiples parfums », observe cette source policière.

Le vendeur a expliqué, en garde à vue, s’être procuré la marchandise via un achat sur internet. La provenance de livraison pourrait être la Lituanie. Selon ses dires, chaque boîte, achetée 4 € à l’étranger, est revendue 10 € ici. Un joli profit au passage.

Des risques de cancer

Le « snus » ne se fume pas, ne se sniffe pas non plus, mais se consomme dans la bouche en le glissant entre la gencive et la lèvre supérieure. Comme pour le tabac classique, la nicotine déclenche un effet stimulant ou détendant, et augmente la dopamine qui crée dans le cerveau un sentiment de plaisir.

Ce tabac à sucer, beaucoup plus dosé en nicotine qu’une simple cigarette, renforce et accélère ces sensations. Sauf qu’il est interdit en France, car serait potentiellement nocif pour la santé. 

En contact avec la muqueuse buccale, le snus peut provoquer des risques de cancer », observe Catherine Simon, psychiatre addictologue.

« Une consommation addictive et dangereuse »

Dès 2021, l’association Alliance contre le tabac alertait sur la dangerosité de ce produit qui n’a aucune utilité dans le sevrage de la cigarette, bien au contraire : « Le snus peut provoquer des cancers du pancréas dus au passage du tabac dans le système digestif, entraîne des lésions des muqueuses dans la bouche et une rétraction irréversible des gencives. De plus, la nicotine irrite la gorge et les bronches et, par la dose présente dans les sachets de snus, entraîne rapidement une dépendance. »

L’Alliance contre le tabac pointe une « consommation addictive et dangereuse ». En Suède, le « snus » est autorisé.

Le vendeur des Dervallières risque une amende judiciaire de 2 000 €, dans le cadre d’une composition pénale. Cette procédure permet au procureur de la République de proposer une sanction pénale, quand l’infraction est de faible gravité, tout en évitant un procès.

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Alcool, tabac, cannabis: une consommation en baisse chez les collégiens français

En 2021, 64,1% avaient déjà consommé de l’alcool, 29,1% des cigarettes et 9,1% du cannabis, contre 83,2%, 51,8% et 23,9% onze ans plus tôt.

Les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis ont nettement baissé en 2021 chez les collégiens français, confirmant une tendance à l’œuvre depuis plus d’une décennie et probablement accentuée par la pandémie, selon un travail publié vendredi sous l’égide de l’OMS Europe.

Les chercheurs, qui ont sondé un échantillon de quelque 2.000 collégiens en métropole, concluent à «une accélération du déclin de l’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis chez les jeunes», dans un compte rendu publié par la revue de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFTD).

Sur les collégiens interrogés, près de deux sur trois (64,1%) ont déjà consommé de l’alcool, près de trois sur dix (29,1%) des cigarettes et près d’un sur dix (9,1%) du cannabis. En 2010, ces chiffres étaient respectivement de 83,2%, de 51,8% et de 23,9%.

Ce travail a été réalisé par plusieurs organismes français, dont l’OFTD, l’Inserm et l’École des hautes études en santé publique (EHESP), et s’inscrit dans un programme international d’études, chapeauté par l’OMS.

Les chercheurs observent aussi un déclin de la consommation récente ou quotidienne, que ce soit pour l’alcool, le tabac ou le cannabis. Ces résultats confirment une tendance générale à la baisse au cours de la dernière décennie, mais ils marquent aussi une accélération de ce déclin.

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Les 4 addictions les plus répandues chez les français

Vérifié le 06/12/2022 par PasseportSanté

Sommaire

Connaissez-vous les addictions les plus courantes en France ? Substances psychoactives et addictions comportementales, on vous révèle les 4 addictions les plus répandues chez les français…

L’addiction au tabac

Malgré une baisse du tabagisme quotidien entre 2016 et 2020, la France détient l’une des prévalences les plus élevées en Europe, ce qui lui vaut la 5? place du podium.

Selon les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, 26 % des français âgés entre 18 et 75 ans fument quotidiennement.

D’après les estimations de Santé Publique France, 75 320 décès étaient attribuables au tabagisme en 2019. Par ailleurs, les données du Centre international de recherche sur le cancer de 2018 indiquent que 20 % des cancers sont attribuables au tabac.

L’addiction à l’alcool

L’alcool figure également parmi les addictions les plus répandues chez les français.

Selon les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, l’addiction à l’alcool est à l’origine d’environ 41 000 décès par an en France. Elle est aussi la première cause d’hospitalisation.

Chaque année, 16 000 décès par cancers et 2400 accidents mortels sont directement attribuables à l’alcool.

Bien qu’il soit la première cause évitable de mortalité avant 30  ans, l’alcool est considéré comme le troisième facteur de risque de morbidité après l’hypertension artérielle et le tabac au niveau mondial.

L’addiction au cannabis

S’il est illégal en France, le cannabis est largement consommé en France. Les saisies de marijuana n’ont d’ailleurs, jamais été aussi élevées ces dernières années avec un record atteint en 2020 de 46,3 tonnes sur le territoire.

En Europe, la France est le 2? pays le plus consommateur de cannabis. Selon les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, environ 46 % des 18-64 ans ont déjà essayé. Quant aux plus jeunes, 9,7 % des garçons et 4,5 % des filles de moins de 17 ans auraient un usage régulier de cannabis.

L’addiction aux jeux d’argent et de hasard

Outre les substances psychoactives, il existe aussi des « addictions sans substance » que l’on appelle « addictions comportementales ». Ces dernières sont reconnues dans le manuel de référence des troubles mentaux.

Parmi elles, on compte l’addiction aux jeux d’argent et de hasard tels que les jeux de tirage, jeux de grattage, les paris sportifs, le poker, les jeux de casino…

Selon données de Santé Publique France datant de 2019, 28,6 % des français âgés entre 18 et 75 ans jouent au moins une fois par semaine.

D’après les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, 2 100 personnes ont été prises en charge en Centre de soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) pour une addiction au jeu en 2020.

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Tabac, cannabis, écrans, alcool : comment repérer l’addiction chez l’adolescent ?

Écrit par Hélène Joubert

L’addiction est un engrenage infernal : les substances psychoactives (drogues, tabac…) libèrent la dopamine (l’hormone du plaisir immédiat), qui active différentes zones du cerveau reliées entre elles (circuit de la récompense). Cette libération de dopamine procure un afflux de plaisir et, en contrepartie de cette satisfaction, la substance va demander au cerveau de continuer de consommer.

Un cerveau plus vulnérable chez l’adolescent

Chez l’ado, certaines régions frontales du cerveau encore immatures impliquées dans la planification et le contrôle du comportement sont peu activées. A l’inverse, la région de l’amygdale, qui gère les émotions et le stress, est suractivée, d’où une vulnérabilité exacerbée. « Chez l’adolescent, les conduites addictives ou d’usage à risque ont 4 fonctions : ressembler aux autres (mimétisme convivialité), jouir (transgresser, expérimenter, planer), assurer (s’adapter, contrôler, soulager, alerter) mais aussi fuir (disparaître, ne plus penser, délirer) » explique le Pr Catherine Laporte, médecin généraliste responsable du kit addictions du Collège de la médecine générale.

Les signes qui doivent inquiéter les parents

« Contrairement aux adultes, les adolescents n’ont pas les capacités de verbaliser leur mal-être« , précise Yara Bou Nassif, psychologue. Il voit moins ses amis, reste seul, se plaint de douleurs diffuses. Il dort mal, ne mange plus comme avant. « Un adolescent qui arrête les activités qu’il apprécie, dont les résultats scolaires déclinent brutalement…, tout cela doit alerter« , ajoute le Pr Laporte. La prévention est l’élément clé car plus la consommation s’installe tôt, plus le risque de développer une dépendance existe.

Les principales addictions chez l’adolescent

Le tabac

17,5 % des lycéens fument au quotidien, avec une augmentation continue entre la classe de seconde (14 %) et la terminale (21,5 %).

Ce qui doit alerter : une haleine et des vêtements qui changent d’odeur, les doigts jaunis, une certaine agressivité lorsque privé de cigarettes.

Les risques : des parcours scolaires plus difficiles et des abandons de scolarité plus nombreux. À l’âge adulte, des risques prouvés de cancers, en particulier des voies aérodigestives supérieures et des poumons, bronchites chroniques et pathologies cardiovasculaires. 75.000 décès annuels sont attribuables au tabac.

Comment l’aider : le médecin généraliste pourra éventuellement lui prescrire des substituts nicotiniques. La cigarette électronique peut être une option à condition qu’elle soit transitoire.

L’alcool

12 % des jeunes de 17 ans sont consommateurs réguliers (au moins 10 fois par mois). 41,5 % des lycéens ont déclaré une alcoolisation ponctuelle importante (API ou binge drinking). Elle consiste à boire au moins 5 verres d’alcool en une seule occasion dans le mois.

Ce qui doit alerter : les troubles de l’attention, le décrochage scolaire, l’isolement, et, dans des cas extrêmes, des tremblements.

Les risques : le binge drinking entraîne une destruction importante de neurones, affecte l’apparition de nouveaux neurones, provoque des accidents de la route, des chutes graves voire mortels, et, une fois à l’âge adulte, des maladies du foie et certains cancers : 49.000 décès par an lui sont attribuables.

Comment l’aider : « Nuancez vos propos en expliquant que prendre un verre peut faire partie de l’amusement mais que boire beaucoup entraîne la perte de maîtrise de soi, avec de nombreux risques à la clé« , conseille Yara Bou Nassif. Si la consommation problématique perdure et s’amplifie, des unités au sein des hôpitaux et des structures médico-sociales, les centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), peuvent prendre en charge l’adolescent.

Le cannabis

48 % des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis et 9 % sont des fumeurs réguliers. L’usage problématique ou la dépendance concerne 2 % des 18-64 ans et 8 % des 17 ans.

Ce qui doit alerter : « Des fringales inhabituelles, des yeux rouges, des sautes d’humeur ou un besoin d’isolement inhabituel » précise Maria Poblete, auteure de Cannabis : aider mon ado à s’en sortir ?Éditions L’Etudiant.

Les risques : le cannabis affecte le développement des neurones. « Plus il est consommé jeune, plus les perturbations de certaines fonctions (mémoire de travail et donc raisonnement, jugement ou compréhension du langage) sont importantes et irréversibles. Il compromet l’avenir scolaire et professionnel et le rend vulnérable vis-à-vis des troubles psychotiques, en particulier schizophréniques » indique le Dr Laporte.

Comment l’aider : proposez-lui d’en parler à un psy, ou encore de contacter un service spécialisé.

Les réseaux sociaux

A 15 ans, 5 % des garçons et 15 % des filles sont accros aux plateformes (Facebook, Instagram, TikTok….).

Ce qui doit alerter : il a les yeux rivés en permanence sur son smartphone. Il ne supporte pas de rater une info et répond à toutes les sollicitations ou aux personnes qui postent des infos. Il se met beaucoup en scène sur ses comptes.

Les risques : « Plus de 3 heures sur les réseaux sociaux par jour peut créer des troubles psychiques« , précise le Dr Laporte. « L’excès d’usage perturbe l’attention, le sommeil et les relations sociales« .

Comment l’aider : en mesurant avec lui le temps passé sur les réseaux et en lui proposant une aide psychologique et/ou les thérapies cognitivo-comportementales.

Les jeux vidéo

La proportion de joueurs « problématiques » est passée de 11 % en 2014 à 34,8 % des jeunes aujourd’hui, dont 21,9 % de joueurs « excessifs« , pratiquant des jeux, légaux comme illégaux, avec argent ou pas.

Ce qui doit alerter : des débits inhabituels sur son compte en banque ou sur votre carte de crédit, des sautes d’humeur avec des accès d’agressivité, une grande fatigue (il perd la notion de temps), un isolement (il voit moins ses copains)…

Les risques : la durée inadaptée consacrée à cette activité et le fait de perdre ou de gagner de l’argent risquent de détruire son avenir professionnel et social.

Comment l’aider : en étant disponible, en conservant des activités communes de loisirs et en prenant rendez-vous avec un spécialiste des addictions ou un psychothérapeute, si cela s’avère nécessaire.

Le rôle de la génétique dans l’addiction

Les adolescents, comme les adultes, ne sont pas tous égaux devant l’addiction. Les facteurs biologiques entrent en jeu, comme le terrain génétique et les antécédents familiaux : si l’un des parents ou l’un des membres de la famille présente une addiction, l’ado aura un risque plus élevé d’en développer une

Source.

La « puff », vous connaissez ?

« C’est très attirant, les couleurs et tout… » : la « puff », cette cigarette électronique qui vise les plus jeunes

La « puff » attire de nombreux mineurs, au risque de les faire tomber dans l’addiction à la nicotine alors même qu’ils sont censés ne pas avoir accés à cette cigarette électronique, aux couleurs arc-en-ciel et aux goûts très divers. Article rédigé par Benjamin Illy

Radio France Publié le 21/10/2022  Temps de lecture : 2 min.

Des "puffs" en vente dans un bureau de tabac. (STEPHANIE BERLU / RADIO FRANCE)
Des « puffs » en vente dans un bureau de tabac. (STEPHANIE BERLU / RADIO FRANCE)

Goût barbe à papa, pastèque glacée, myrtille givrée ou encore fraise… On ne parle pas de chewing-gums, mais bien de cigarettes électroniques multicolores, appelées « puff », qui attirent de plus en plus de jeunes, au risque de développer des addictions dès leur plus jeune âge.

« C’est très attirant, les couleurs et tout, c’est un produit qui est jetable, c’est accessible« , confie un adolescent de 17 ans, rencontré à une terrasse parisienne. Le marché est en plein boum, et sera abordé au congrès annuel de la confédération des buralistes, qui se tient ce vendredi 21 octobre.

Le sujet est sensible car le produit est très attractif chez les jeunes alors qu’il reste interdit pour les moins de 18 ans. « Il y a beaucoup de bureaux de tabac qui vendent aux mineurs, constate un adolescent. J’ai 17 ans, moi, j’en prenais principalement pour arrêter de fumer.

Mais beaucoup de gens en prennent non pas pour arrêter mais pour commencer. Il faut faire attention à la nicotine, il y a une addiction qui peut se développer très très tôt » Un peu plus loin, une fille, non fumeuse, tout juste 14 ans, a connu la puff sur les réseaux sociaux : « En fait, c’était sur Tik Tok, et on a vu une vidéo, cela m’a beaucoup influencé. »

Un marché en pleine essor

En quelques recherches sur l’application, des publications s’affichent. « Ça sent super bon, c’est super bon« , répète un jeune homme dans une vidéo, qui cumule plus de 200 000 vues. Le phénomène inquiète les tabacologues qui y voient un marketing axé essentiellement vers un public mineur, en proie à devenir rapidement dépendant.

« Clairement, les fabricants de puff ciblent les jeunes« , dénonce le professeur Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT). Elle est vendue en grande surface, vous avez des grands magasins, des chaînes qui vendent des puffs. » 

Le produit se banalise et devient même roi dans certains bureaux de tabac, avec des stands dédiés. « C’est clairement un phénomène commercial, cela a relancé l’activité vapotage qui commençait à se tasser, explique Cyril derrière son comptoir, dans le 15e arrondissement. 

On est à 8,95 euros la puff, l’équivalent de deuxc paquets de cigarettes. Je ne peux que reprocher toute démarche commerciale, s’il y en a, qui vise une clientèle mineure. On est clairement interdit aux moins de 18 ans, au même titre que les jeux, que le vapotage et que le tabac. Nous avons une politique assez stricte de demander une pièce d’identité aux consommateurs, dès qu’on a un doute.« 

Ce buraliste ajoute que la puff représente 50% de ses ventes de vapotage. La CNCT ne donne pas de chiffres précis sur les ventes globales de puff. Seule certitude, le marché de la cigarette électronique pèse globalement 140 millions d’euros sur 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires brut annuel.

La « puff », cette cigarette électronique qui vise les plus jeunes – le reportage de Benjamin Illy

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Une évolution !!

Quant aux soldats 10 paquets de cigarettes par semaine ….

« Pour être un homme »

Tabac et alcool à l’origine de près 40 % des cancers dans le monde

selon une méta-étude parue dans le « Lancet »
Publié le 19/08/2022
Crédit photo : Phanie

Elle confirme ce que l’on savait déjà : près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à un facteur de risque donné, dont en premier lieu le tabac et l’alcool, conclut une méta-étude publiée ce 19 août dans le « Lancet ». « Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », écrivent leurs auteurs qui plaident pour un renforcement des mesures de prévention pour lutter plus efficacement contre la maladie. 

Ces travaux réalisés dans le cadre du Global Burden of Disease, un vaste programme de recherche financé par la fondation Bill Gates, sont d’une ampleur sans équivalent, impliquant plusieurs milliers de chercheurs dans la majeure partie des pays du monde.Ils permettent donc de connaître plus en détail les facteurs de risques selon les régions du monde même si, dans l’ensemble, ses conclusions confirment ce qui était déjà connu : le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer (33,9 %), suivi par l’alcool (7,4 %).

Prévention et dépistage

Surtout, ces conclusions plaident pour accorder une grande place à la prévention en matière de santé publique, puisque nombre de ces facteurs de risques se rapportent à des comportements qui peuvent être changés ou évités. Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas.

Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces. Dans un commentaire indépendant, publié dans la même édition du « Lancet », deux épidémiologistes ont appuyé ces conclusions, estimant également que l’étude souligne l’importance de la prévention.

Ces deux commentateurs, Diana Sarfati et Jason Gurney, ont toutefois appelé à ne pas forcément prendre pour argent comptant la précision des estimations données, remarquant que le recueil des données est par nature sujet à de nombreuses insuffisances dans plusieurs pays.

SOURCE

Propositions du CNPERT : Prologue et Synopsis

            IPrologue

Notre Nation est minée de longue date par les ravages physiques du tabac (75.000 décès annuels avec souvent, au préalable, de nombreux handicaps affectant la qualité de vie des tabagiques) et par les ravages physiques et psychiques de l’alcool (41.000 décès annuels, avec de nombreux handicaps et de grandes détresses psychiques et sociales, dont nombre d’actes de violence, sur les femmes et dans les familles). Tous ces drames sont la rançon du caractère licite de ces drogues et l’expression d’appétits capitalistes insatiables qui tirent de ces intoxications de masse, de somptueux bénéfices, que sans cesse  ils s’appliquent à faire croître.

L’attrait commun des humains pour les drogues est redoublé par d’éventuelles perturbations familiales, environnementales, relationnelles, éducatives… Cet ensemble est exacerbé par un appât du gain qui s’exprime à toutes les étapes du parcours des drogues. En regard de ces différents facteurs les considérations humanistes, morales et sanitaires ne pèsent pas lourd. C’est ainsi que l’on aboutit au désastre des toxicomanies, qui affecte particulièrement notre Nation ; puisqu’elle apparait en Europe aux premiers rangs des consommateurs de nombreuses drogues.

Le CNPERT affiche dans son intitulé les objectifs qu’il s’assigne : réunir les informations épidémiologiques et toxicologiques les plus pertinentes sur les drogues en circulation ; analyser l’importance de leur consommation et de leurs méfaits ; suggérer les moyens à mettre en œuvre pour contenir et mieux encore faire reculer leurs consommations.

            Pour les lecteurs pressés, sont synthétisées  en  trois pages les actions de prévention que nous suggérons,  et pour tous les autres lecteurs sont présentés  sur une vingtaine de pages les attendus et les modalités de mise en œuvre de ces suggestions.

Ces propositions s’adressent à tous les citoyens français, avec l’espoir qu’ils insuffleront à leurs élus leurs préoccupations et leurs requêtes. Le CNPERT vous prie donc d’en assurer la plus large diffusion et vous en remercie.

II – Synopsis des propositions du CNPERT

       visant à faire régresser les drogues et toxicomanies

            Tabac – Alcool

-Enseigner dès l’école primaire les méfaits de ces deux drogues.

-Mettre en œuvre dès maintenant toutes les dispositions permettant d’atteindre en 2030 l’ambition d’une génération sans tabac, exprimée par le Président de la République.

-Accroître les prix du tabac et de l’alcool.

-Faire respecter l’interdiction de leurs ventes aux mineurs.

-Généraliser les facultés et les hôpitaux « sans tabac ».

-Multiplier les messages de prévention.

-Interdire toutes les formes de leur publicité.

-Utiliser le nouveau service national pour faire des jeunes appelés des éducateurs dénonçant les méfaits de toutes les drogues.

-Réduire la production d’alcool, le degré alcoolique des vins, le volume des flacons de bière.

-Multiplier les contrôles routiers et professionnels de l’alcoolémie.

-Interdire les « happy hours » ; interdire les dons d’alcool par les alcooliers aux soirées festives comme incitation à la consommation.

-Lier la restitution d’un permis suspendu après constat d’une alcoolisation routière à une  vérification de l’abstinence attestée par la mesure dans les cheveux de l’éthylglucuronide.

-Encourager le développement d’une gastronomie pouvant se marier avec des boissons non alcooliques. 

-Supprimer les boissons alcooliques dans les « pots » d’entreprises et les réunions professionnelles.

-Interdire la vente et la consommation d’alcool lors des manifestations sportives.

-Responsabiliser les personnels des bars dans la prévention des ivresses.

-Rappeler que le fœtus ne supporte pas l’alcool ; qu’il est menacé par le syndrome d’alcoolisation fœtale ; les pictogrammes apposés sur les boissons alcooliques doivent être parfaitement lisibles.

Cannabis

-Enseigner dès l’école primaire les méfaits de cette drogue.

-Lutter contre les lobbies au service de la diffusion du cannabis ; dénoncer les médias qui sont leurs relais.

-Empêcher le détournement des e-cigarettes par des recharges « d’huile de cannabis » et des divers produits à base de cannabis ou de cannabinoïdes de synthèse.

-Interdire la vente aux mineurs des pipes à eau.

-Interdire la vente des feuilles de papier à cigarette « grand format », qui ne servent qu’à la confection de « pétards ».

-Signaler publiquement et au conseil de l’ordre, les comportements de certains addictologues qui banalisent cette drogue, en font l’apologie et militent pour sa légalisation.  

-Appliquer, en l’aménageant, la prohibition du cannabis édictée par la loi de 1970. L’amende de 200 € infligée au possesseur et/ou au consommateur de cannabis devrait être inscrite sur un fichier informatisé, permettant de multiplier son niveau au prorata du nombre de récidives ; avec au delà de 3 récidives, l’obligation de suivre un stage payant d’information sur les méfaits de la drogue ; stage comportant à son issue un contrôle des connaissances acquises (le stage étant réitéré si le niveau est insuffisant), avec mise en place d’un suivi médical comportant des contrôles urinaires périodiques.

-Faire évoluer la loi afin de pouvoir s’assurer que les urines sont exemptes de cannabinoïdes chez les candidats à l’inscription dans les facultés de Santé, aux épreuves du permis de conduire, à l’admission dans la police, la gendarmerie, l’armée, les professions de Santé, la magistrature, l’enseignement, ainsi qu’à des postes de responsabilité (surveillants des centrales nucléaires, conducteurs d’engins, chauffeurs des transports en commun…) ; des contrôles devront également pouvoir être effectués au cours de leurs carrières professionnelles.

-Dans le processus d’accréditation des hôpitaux psychiatriques, une large place doit être accordée à l’appréciation des mesures prises pour  y empêcher l’intrusion des drogues.

-Traquer les dealers et mettre à profit leur incarcération pour les former à des activités professionnelles, dont ils devront ultérieurement justifier de l’exercice.

-Appliquer des contrôles fiscaux pour faire justifier de ressources honnêtes ceux ayant un haut train de vie inexpliqué.

Opioïdes- morphiniques

-Ces analgésiques majeurs, opioïdes ou apparentés (tramadol), ne devront pas être prescrits sans raisons impérieuses ;

-Ne pas être prescrits trop tôt, à de trop fortes doses et trop longtemps.

-Mettre fin au détournement de la buprénorphine à haut dosage, destinée à faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur ; cette buprénorphine que s’injectent désormais près de 100.000 de ses « bénéficiaires » ;  son détournement étant facilité par la forme Lyoc récemment commercialisée. Ne devrait être autorisée que la prescription de Suboxone®, qui prévient un détournement par la voie intraveineuse.

-Renforcer la surveillance de la délivrance de la buprénorphine à haut dosage (BHD) commercialisé sous le nom de Subutex®, pour empêcher les multi prescriptions  et multi délivrances qui,  par revente du produit, recrutent aux morphiniques de jeunes toxicophiles, qui vont plonger dans la morphinomanie (mode d’initiation estimé à 30%) .

-Inscrire l’usage des traitements de substitution aux opioïdes, dans un schéma de décroissance visant l’abstinence à plus ou moins long terme.

-Renforcer la prohibition du cannabis qui, par un effet épigénétique, accroit l’appétence pour les morphiniques.

Cocaïne et crack

-Accroître les dispositifs de surveillance et les saisies pour que la rareté des produits en accroisse le prix.

-Traquer les dealers autour des regroupements de crackers.

-Renvoyer dans leurs pays d’origine les crackers dealers en situation irrégulière.

-Traiter en clinique les crackers schizophrènes.

-Traiter en des centres spéciaux (à créer), fermés à tout apport de drogues, ceux dont la dépendance ne résulte pas d’un processus psychotique.

-Renforcer la prohibition du cannabis qui, par un effet épigénétique, accroit l’appétence pour la cocaïne.

Autres propositions

-Remplacer autant que possible les allocations en espèces par des allocations en nature dédiées au logement, à l’habillement, à l’alimentation par des bons ne permettant pas l’achat de boissons alcooliques ou de toute autre drogue.

-Instaurer une éducation civique sanitaire, de l’école à l’université et dans les filières professionnelles, accordant une très large place aux toxicomanies et au dopage.

-Arrêter le versement de subventions à des associations complaisantes avec les drogues et toxicomanies.

-Enseigner à tous ceux qui interviennent auprès des toxicomanes, de ne pas confondre une indispensable empathie avec la moindre collusion.

-Contrôler de façon régulière le fonctionnement qualitatif et quantitatif des structures d’accueil et d’aide pour les personnes malades de la drogue (CAARUD, CSAPA…)

-Former de façon spécifique aux dangers des toxicomanies tous les professionnels qui exercent au contact des jeunes.

-Empêcher l’entrée dans les « rave parties » (pour autant qu’elles soient autorisées) de toutes les drogues illicites, par la fouille à l’entrée des véhicules et des participants ;

-Suppression des comptoirs où certaines associations se livrent à une analyse très sommaire des drogues qui leur sont soumises ; cette pseudo «réduction des risques» faisant croire au caractère légal de l’intoxication et donnant une fausse sécurité sur les produits consommés.

-Appeler « drogues » les drogues, et « toxicomanes » ceux qui en abusent, sans recourir à des circonvolutions langagières qui en dissimulent la nature et les dangers (telles  « substances », « substances psychoactives », « substances d’abus »..).

-S’attaquer au Cyber marché noir des drogues avec les techniques modernes permettant de l’entraver.

 -Traçage des paiements (dont « dark web ») des substances illicites, suppression des commerces déguisés de drogues sous formes de « sels de bain », « étalons pour laboratoire de chimie » ; effectuer la saisie des flux financiers générés par ces trafics internationaux.

Prochain Article : III -Développements des suggestions  précédentes : A – Introduction le 19 juin

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