Recherche

Catégorie

Tabac

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

Par Mathilde Debry

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de l’impact de la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis sur la santé des jeunes Français et sur leur future descendance. 

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

LANASTOCK / ISTOCK.


  • En France, la consommation de tabac est responsable de 75.000 décès par an.
  • 41 000 Français meurent également chaque année d’une trop grande consommation d’alcool.

Nos adolescents consomment trop de tabac, d’alcool et de cannabis,, s’inquiète l’Académie nationale de médecine. L’institution milite pour que de nouvelles mesures préventives soient mises en place afin de mieux les protéger de ces produits dangereux pour la santé.  

« Double peine »

« Les enquêtes attestent de la prévalence élevée d’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis débutant dès l’adolescence, période critique pour la maturation cérébrale, qui s’en trouve perturbée », expliquent les médecins dans un communiqué. « Les jeunes consommateurs sont exposés à une double peine : pour eux-mêmes, en raison des effets délétères directs de ces drogues, mais aussi par les marques épigénétiques qu’ils acquièrent et qu’ils pourraient transmettre à leur descendance », ajoutent-ils.

Des études chez l’animal démontrent en effet que ces marques épigénétiques modifient à la fois le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la réponse comportementale aux drogues et la vulnérabilité aux addictions. Les marques épigénétiques correspondent, en quelque sorte, à une mémoire cellulaire de l’exposition à certaines substances qui peut être transmise à la génération suivante, voire aux suivantes. « L’épigénétique des addictions devrait être mieux connue des décideurs », estiment les professionnels de santé.

De nouvelles recommandations

Au-delà de la prohibition du cannabis, de l’augmentation des prix du tabac, de l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs et de la limitation de leur publicité, l’Académie nationale de médecine recommande :

1) d’intégrer dès l’école primaire et jusque dans les structures d’enseignement supérieur une information régulière sur les dangers de ces drogues.

2) De promouvoir des actions collectives de sensibilisation sur les dommages multiples (sanitaires, sociaux et sociétaux) causés par les drogues licites et illicites, à destination prioritairement des parents, des femmes enceintes, des jeunes adultes, des professionnels de santé, des enseignants et des milieux professionnels et politiques.

3) De mettre en place une vaste campagne d’information, ciblant particulièrement les jeunes adultes en âge de procréer, sur les risques de transmission à la descendance de l’appétence aux drogues via des mécanismes épigénétiques.

4) De développer davantage les programmes d’activités sociales, culturelles et sportives afin de réduire le risque de consommation de drogue.

5) De mettre en œuvre des programmes ambitieux de recherche préclinique et clinique en vue de disposer de marqueurs épigénétiques de l’addiction aux drogues, d’étayer la transmissibilité intergénérationnelle des altérations induites de l’épigénome, voire de concevoir des stratégies thérapeutiques innovantes des addictions fondées sur l’épigénétique.

Source

Chez les collégiens, moins d’alcool, de tabac et de cannabis, mais de nouvelles addictions

par Julien Baldacchino publié le 12 janvier 2022

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies publie ce mercredi les résultats d’une enquête menée tous les quatre ans chez les jeunes en classe de 3e. Si les consommations de tabac, d’alcool et de cannabis sont en nette baisse, l’OFDT se montre vigilant sur l’essor de la e-cigarette ainsi que du gaz hilarant.

La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu'elle soit régulière ou non
La consommation de cigarettes a chuté en dix ans chez les collégiens, qu’elle soit régulière ou non © Maxppp / Christophe Petit Tesson

C’est une enquête menée tous les quatre ans (cinq cette fois-ci, Covid oblige) sur les élèves en classe de troisième : l’enquête EnCLASS, menée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies sur la santé et l’usage de substances par les adolescents, porte ses premiers enseignements, après que 1 972 élèves ont répondu début 2021 à une série de questions sur leurs pratiques. 

Ainsi, en 2021, 64,1% des élèves de 3e disent avoir déjà consommé de l’alcool au moins une fois dans leur vie, et 31,8% en ont consommé dans le mois précédant l’enquête. Si ce chiffre semble conséquent, c’est toutefois le plus faible depuis 2010, année du début de l’enquête. Et il en est de même pour tous les indicateurs, qui sont au plus bas en 2021 : 29,% des élèves de 3e ont déjà fumé des cigarettes, 3,7% en fument régulièrement. Et sur le cannabis, on est passé en dix ans de 23,9% des collégiens de 3e qui l’avaient expérimenté en 2010 à seulement 9,1% (et 3,9% qui en ont fait un usage récent) en 2021.https://e.infogram.com/e1b0019e-d98d-4ed5-803f-756628647bcb?parent_url=https%3A%2F%2Fwww.franceinter.fr%2Fsociete%2Fchez-les-collegiens-moins-d-alcool-de-tabac-et-de-cannabis-mais-de-nouvelles-addictions&src=embed#async_embed

Une baisse qui mérite toutefois que l’on prenne en compte le contexte particulier de ces deux dernières années, où les élèves se sont moins vus et où l’effet d’entraînement a pu être réduit. Malgré tout, cette baisse s’inscrit dans un mouvement déjà amorcé dès 2010. 

Cigarette électronique, gaz hilarant et jeux d’argent

Cependant, derrière cette bonne nouvelle se cachent d’autres chiffres moins encourageants. C’est le cas des chiffres liés aux cigarettes électroniques notamment, qui pour la première fois passent devant les cigarettes classiques : 34,2% des élèves de 3e disent avoir expérimenté la « vapoteuse » en 2021, contre 29,1% qui ont essayé la cigarette. Même tendance pour ceux qui ont fumé au moins une fois dans le mois précédent le sondage (10,2% pour la cigarette, 13,9% pour la « vapoteuse »). Il n’y a que chez les fumeurs réguliers que le tabac surpasse encore la cigarette électronique. L’usage de la chicha est aussi en net recul. 

L’autre information alarmante, c’est l’apparition de nouvelles addictions : pour cette édition 2021 de son enquête, l’OFDT a interrogé les collégiens sur deux nouveaux éléments. D’une part, le protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant., souvent consommé sous forme de cartouches pour siphon à chantilly. Il apparaît que 5,5% des élèves de 3e disent avoir déjà testé cette substance. 

À écouter  –  ÉCONOMIELa consommation de tabac a reculé d’un quart en 5 ans ! 2 min

L’autre élément pris en compte, ce sont les jeux d’argent et de hasard : une première enquête en 2017 montrait que plus d’un tiers des jeunes de 17 ans avait déjà joué à un jeu d’argent… alors que ceux-ci sont interdits aux mineurs. L’OFDT a alors décidé de se saisir de cette question et de l’intégrer à l’enquête. Résultat : un collégien de 3e sur quatre a déjà joué à un jeu d’argent, 9% le font au moins une fois par mois et 3% au moins une fois par semaine. Sur ces données, qui viennent d’être intégrées à l’enquête, on ne peut toutefois pas constater d’évolution par rapport aux années précédentes.

Alcool, tabac, cannabis : la pandémie accélère la chute des usages chez les élèves de troisième

Par Le Figaro avec AFP Publié il y a 9 heures, mis à jour il y a 6 heures

La pandémie, avec son cortège de confinements et de restrictions sanitaires, a réduit la vie sociale des adolescents en France et engendré une «baisse importante» de la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de troisième, selon une étude publiée mercredi 12 janvier.

Confinements successifs, couvre-feux, classes en demi-groupes… La pandémie a créé un contexte où «il y a eu moins de fêtes, moins d’occasions de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations», explique à l’AFP Julien Morel d’Arleux, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui dévoile une enquête réalisée auprès de 2000 élèves de troisième lors du premier trimestre 2021.

À LIRE AUSSI Conduite en état d’ivresse : la marge d’erreur s’applique au taux d’alcool le plus bas

L’épidémie de Covid-19 a ainsi «accentué les tendances baissières qu’on observe depuis une dizaine d’années» chez les plus jeunes, ajoute-t-il. Une évolution «encourageante», alors que la France reste parmi les premiers pays consommateurs de substances psychoactives en Europe. Selon l’étude réalisée par questionnaire anonyme, le nombre d’élèves de troisième n’ayant jamais bu d’alcool a doublé entre 2010 et 2021, passant de 16,8% à 35,9%. La consommation d’une boisson alcoolisée au cours du dernier mois, déclarée par 31,8% des élèves, atteint elle aussi son plus bas niveau depuis 2010.

«Effet protecteur chez les jeunes»

L’alcool reste la substance psychoactive la plus populaire chez ces collégiens avec 64,1% d’expérimentateurs en 2021, contre 75,3% trois ans auparavant. De plus en plus ringard, le tabac séduit aussi beaucoup moins: 29,1% des adolescents de troisième déclarent avoir déjà fumé une cigarette, contre 37,5% en 2018 et 51,8% en 2010. Le tabagisme quotidien chez les jeunes de cet âge a lui été divisé par quatre au cours des onze dernières années.

L’usage du cannabis est également en «net recul», même si son expérimentation «reste précoce», selon l’OFDT. Moins d’un élève de troisième sur dix (9,1%) en a déjà fait l’expérience, contre 16,1% en 2018 et 23,9% en 2010. L’usage au cours du mois précédant l’enquête a lui été divisé par trois en l’espace de onze ans.

À LIRE AUSSI Près d’un quart de la population française adulte consomme trop d’alcool, juge Santé publique France

Accentué par la pandémie, le recul de l’âge d’expérimentation de ces substances «a un effet protecteur chez les jeunes», reprend M. Morel d’Arleux, car la recherche a démontré que plus les consommations de substances psychoactives démarrent tard dans la vie, moins le risque de basculer dans l’addiction est important. L’OFDT alerte toutefois sur «l’accessibilité élevée» de ces produits: 19,5% élèves de troisième estiment que s’approvisionner en cannabis est assez ou très facile, une proportion qui grimpe à 31,5% concernant le tabac. Quant à l’alcool, un élève sur six a déjà connu un épisode d’ivresse.

Tabac, alcool, alimentation … Quels sont les plus gros facteurs de risque de cancers ?

Cliquez sur le titre pour agrandir le texte

L’Institut national du cancer (Inca) lance cette semaine une campagne d’information sur la prévention des cancers, et a réalisé dans cette optique une infographie qui permet d’y voir plus clair. 

Tabac, alcool, alimentation... Quels sont les plus gros facteurs de risque de cancers ?

DOUCEFLEUR / ISTOCK.


L’ESSENTIEL

  • Les cancers représentent en France la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme.
  • En 2018, le nombre total de nouveaux cas de cancer est estimé à 382 000.

« Réduire son exposition aux principaux facteurs de risques évitables de cancer, c’est se donner l’opportunité de vivre plus longtemps et en meilleure santé ». Cette semaine, l’Institut national du cancer a lancé une grande campagne de prévention, car si 10 % des cancers qui se développent chaque année sont liés à des facteurs génétiques, 1 cancer sur 4 est lié à des facteurs externes (comportements, mode de vie ou environnement).

Sensibiliser le grand public

« Nous pouvons individuellement agir sur ces facteurs externes : ne pas fumer, diminuer sa consommation d’alcool, manger équilibré et varié, se protéger du soleil et réaliser régulièrement les dépistages : autant d’actions qui favorisent une meilleure santé », écrivent les experts dans un communiqué de presse. 

Pour sensibiliser le grand public, l’Inca a réalisé l’infographie ci-dessous, qui montre que le tabac est la première cause de cancer évitable en France. Viennent ensuite l’alcool, l’alimentation, le surpoids et l’exposition trop forte au soleil.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

40% des nouveaux cas annuels pourraient être évités

« La prévention est un moyen efficace de lutter contre les cancers. Nous estimons que 40 % des nouveaux cas annuels pourraient être évités grâce à l’adoption de comportements individuels et de modes de vie permettant de diminuer l’exposition aux principaux facteurs de risque évitables de cancers », concluent l’Inca, qui publie également une édition unique d’un magazine dédié à la prévention des cancers. 

Source

Le drame des toxicomanies en France*

Un texte sur le livre du Pr Jean Costentin vient d’être publié (Juillet 2021, N° 54) dans la « Lettre aux compagnons » organe de liaison de la section de la Seine-Maritime de l’Association des membres de l’Ordre National du Mérite.

L’importance de ce sujet est liée à ses aspects sanitaires, sociaux, économiques et sociétaux. Il sera évoqué ici à partir des deux drogues licites – le tabac et l’alcool, et de la drogue illicite la plus largement consommée – le cannabis.


Plusieurs subterfuges ont été conçus pour accroître leur consommation. Leurs premiers usages surviennent de plus en plus précocement, incitant à les relier à l’ensauvagement de certains jeunes et aux guerres des bandes.
Ces drogues sont souvent associées entre elles et à d’autres drogues dont elles incitent à la consommation, par un phénomène d’escalade, aboutissant à des polytoxicomanies de plus en plus fréquentes.
L’alcool

L’alcool faisait il y a 50 ans des ravages très supérieurs à ceux qu’il produit aujourd’hui. Sa consommation, qui était en moyenne de 24 litres d’alcool pur par français et par an, s’est réduite de moitié (12 l/an), sous l’effet de politiques résolues, dont en particulier la loi Evin. Elle ne cesse hélas d’être « détricotée » sous la pression du lobby alcoolier.

C’est ainsi que la baisse régulière de sa consommation se trouve stoppée. Dans le village de mon enfance qui comptait 1.800 habitants, 18 bistrots se partageaient l’intoxication alcoolique d’une importante fraction de la population, très
majoritairement masculine. Néanmoins la population féminine n’était pas épargnée. Le syndrome d’alcoolisation fœtale (S.A.F.) qui affectait l’existence de malheureux gamins, concernait 1% d’entre eux. Il n’affecte plus que de 1% 0 naissances ; chiffre encore beaucoup trop élevé s’agissant d’un drame évitable.

Il faut, chez les femmes enceintes, redoubler le message d’une « tolérance zéro » pour toutes les boissons alcooliques.
L’alcool est consommé de façon régulière (plus de 10 fois par mois) par 11% des lycéens de seconde et par 25% des élèves de terminale. Il s’y ajoute la pratique de plus en plus fréquente de la « biture expresse » (plus académiquement nommée « alcoolisation aigüe »), dont on mesure désormais les conséquences délétères.


Induisant un coma éthylique, elle peut conduire à une inhalation du contenu gastrique, le syndrome de Mendelsson, qui est létal (par une sorte d’autodigestion du tissus broncho-pulmonaire) dans 50% des cas. La répétition du coma alcoolique induit des effets neurotoxiques qui peuvent affecter irréversiblement le fonctionnement cérébral.
Enfin, l’alcoolisation aigue ferait le lit de l’alcoolisme à l’âge adulte.


L’alcool recrute en France 9 millions d’usagers réguliers, dont 5 millions d’usagers quotidiens (incapables de s’en abstenir au moins un jour par semaine ; c’est la caractéristique des « alcoolo-dépendants » avec, parmi eux, plusieurs centaines de milliers d’ « alcooliques » (terme sans connotation péjorative, s’agissant de personnes très gravement malades, physiquement, psychiquement, socialement (marginalisation par ruptures familiales, professionnelles, amicales, clochardisation…).
L’alcool est responsable de 41.000 morts annuelles en France.


Le degré alcoolique des boissons ne cesse de s’accroître, oubliez le Beaujolais nouveau, « vin de soif », à 8° ; on n’en trouve pas à moins de 12°5. La plupart des bières sont à plus de 5°, et parfois beaucoup plus ; quant aux canettes de 250 ml, elles évoluent vers de plus hauts volumes …


Le goût de l’alcool n’étant pas plaisant au palais du jeune adolescent, pour le devenir il est dissimulé derrière les bulles du gaz carbonique, le sucre et des parfums de fruits ; il s’agit des « premix » ou « alcopops », conçus par les alcooliers pour piéger très tôt les jeunes. Quant au « Champomy » qui n’est pas rigoureusement dénué d’alcool, (au point qu’une bouteille entière pourrait correspondre à un verre de vin), il a aussi pour vocation d’associer dans l’esprit de l’enfant à la notion de fête une boisson qui ressemble au champagne.


Le Tabac


Le tabac a piégé 13 millions de français, soit 27% des 18 – 75 ans. Dans leur grande majorité ils voudraient s’en affranchir mais ne peuvent y parvenir. 2,5 % des collégiens de quatrième fument quotidiennement, ils sont 22% des lycéens de terminale à le faire.

Sa toxicité, même si elle n’est que physique, est à l’origine de 75.000 décès annuels en France. Il est à l’origine de nombreux handicaps chez ceux qui en mourront plus tard, ou qui mourront d’une autre cause. Ces handicaps affectent plus ou moins gravement leur qualité de vie (amputations consécutives à une artérite d’un membre inférieur, angine de poitrine, séquelles d’infarctus du myocarde, séquelle d’accident vasculaire cérébrale, séquelle de cancers ORL ou de la sphère respiratoire…; perturbation de la grossesse et de l’enfant qui en naîtra).

Le tabac est responsable du décès de la moitié de ses consommateurs, il abrège de 20 ans en moyenne l’espérance de
vie. L’adjonction au tabac de chromones (substances d’origine végétale), engendre, par leur combustion, des aldéhydes volatiles. Accédant au cerveau ces aldéhydes réduisent la destruction de la dopamine – le neuromédiateur du plaisir ; cette dopamine dont la nicotine du tabac produit la libération.

Ces chromones accroissent le plaisir éprouvé pendant la consommation d’une cigarette, mais elles font ensuite ressentir plus péniblement son arrêt, ce qui incite le fumeur à se saisir bien vite d’une autre cigarette…
La cigarette électronique est un moyen intéressant pour réduire la toxicité du tabac chez le fumeur  (éliminant l’oxyde de carbone et les goudrons cancérigènes). Elle est hélas, détournée par des recharges comportant des saveurs et des parfums attrayants, devenue un subterfuge pour rendre les jeunes dépendants à la nicotine, leur ouvrant la voie du tabac.

La cigarette au chocolat fait acquérir très tôt à l’enfant la gestuelle du fumeur, stimulée par la saveur du chocolat (dont certains constituants sont légèrement addictifs).
Le président de la République, prenant la mesure de la responsabilité du tabac dans les cancers (ce qui ne résume pas toute sa toxicité) souhaite que « la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première génération sans tabac de l’histoire récente ».
Applaudissons cette déclaration !

Oui, mais, pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, des députés de LaREM (stimulés par O. Véran, promu depuis lors ministre de la Santé),  associés à des députés d’autres partis, animent une mission parlementaire qui vise : à promouvoir le cannabis dit « thérapeutique » (décrété d’emblée comme tel, alors que c’est l’objet de l’expérimentation qu’ils mettent en place d’en décider) ; à se pencher sur le  cannabis dit «de confort» (alors que se multiplient dans nos villes des magasins vendant du cannabidiol sous différentes formes) ; et à envisager la légalisation du cannabis dit « récréatif » (ayant lancé, à cet effet, une « consultation citoyenne », pour obtenir l’adhésion des citoyens).

Pourtant, comme nous allons le voir, le cannabis est plus toxique que le tabac pour le corps, par une production plus importante de monoxyde de carbone et de goudrons cancérigènes, et il exerce sur le cerveau, par son
tétrahydrocannabinol / THC, de graves méfaits que n’induit pas la nicotine du tabac.

Le cannabis

Le cannabis / chanvre indien connaît depuis un demi-siècle, particulièrement en France, une expansion d’allure pandémique, qui fait de notre Nation son tout premier consommateur en Europe. En dépit de son caractère illicite (depuis 1970) il a recruté dans notre Nation 1.500.000 usagers réguliers (fumant plus d’un « joint » = tabac associé
à de la résine de cannabis/haschisch ou d’un « pétard » = cigarettes constituées de la plante elle même = marijuana) dont 900.000 en fument chaque jour, et même plusieurs fois par jour.

Ces fréquences sont élevées car, de toutes les drogues, le THC est la seule drogue qui se stocke et perdure jusqu’à 2 mois dans l’organisme, avec des effets très persistants ; c’est une drogue très lente.


Les produits en circulation ont des taux de THC qui se sont accrus en moyenne d’un facteur 6,5 au cours des trente dernières années. De nouveaux modes de consommation permettent d’accroître la cession du THC à l’organisme : pipes à eau, cigarettes électroniques délivrant du THC (à la place de nicotine), huile de cannabis ; avec en outre l’avènement de cannabinoïdes de synthèse 100 fois plus puissants que le THC.


Plus de 220.000 « dealers » vendent en France ce cannabis, qui est la drogue la moins chère du marché.
Sa large diffusion est due pour beaucoup à l’absence de toute pédagogie préventive. La France s’est vue pour cette raison décerner un carton rouge de la part de l’Office européen des toxicomanies (O.E.D.T.).

L’Education Nationale ne s’est pas du tout investie dans cette prévention. Lors d’un audit de certains de ses représentants devant une commission de l’académie nationale de Médecine, on a retenu qu’elle en était encore
au stade d’expérimentations. Les médias ont surtout communiqué sur la légalisation pratiquée par d’autres nations, et pris le parti de celle-ci.

La démagogie de certains responsables politiques n’a pas manqué de s’y ajouter. Nombre de ses méfaits, après
avoir été contestés, sont devenus irréfragables, ils ont été alors relativisés, ou même complètement occultés. C’est le cas en particulier de ses effets épigénétiques. Ils sont tels que toute personne en âge de procréer qui expose ses gamètes (spermatozoïdes ou ovules) au THC, transfère à l’enfant qu’il concevra : une vulnérabilité aux toxicomanies,
qui se manifestera à l’adolescence ; des modifications de sa maturation cérébrale faisant le lit de troubles psychiatriques ; ou encore des modifications de ses défenses immunitaires.

Ces éléments devraient faire la une des médias, alors qu’ils sont dissimulés.
Drogue de la « crétinisation », inductrice d’ivresse, de désinhibition, de comportements auto- ou hétéro-agressifs, de comportements dangereux sur la route ou dans diverses activités professionnelles, le cannabis est à l’origine d’anxiété, de dépression, de schizophrénie (affection psychiatrique grave dont on ne guérit pas) ; il incite à la consommation d’autres drogues. Sa puissance addictive est telle que 20% de ceux qui l’expérimentent en deviennent dépendants, alors qu’on ne dispose d’aucun traitement permettant de détacher de cette addiction.


Plus tôt l’essayer c’est plus vite l’adopter et c’est plus intensément se détériorer. Cette drogue s’abat sur notre jeunesse à la période de sa maturation cérébrale (12 à 22 ans), durant la période éducative, à la période de conception des projets de l’existence, de la formation de la personnalité, de l’éveil de la sexualité. Cette mue, complexe par nature, de plus en plus souvent compliquée par des aléas familiaux, peut être très significativement perturbée quand le cannabis s’y invite.


En classe de seconde on dénombre 4,5% d’usagers réguliers de cannabis, et en terminale ils sont 8%.
Outre sa toxicité physique qui l’emporte sur celle du tabac, l’échec scolaire, l’incurie, la délinquance, les pathologies psychiatriques sont les principales signatures de ce cannabis banalisé d’une façon coupable.
Si les toxicomanies ne sont pas l’apanage de notre Nation, la France, en Europe, est en pôle position pour la consommation des trois drogues que nous venons d’évoquer (Tableau ci-dessous, chiffres communiqués par l’Observatoire Français des Drogue et des Toxicomanies).

Niveaux moyens d’usage dans le mois de substances psychoactives à 16 ans en 2018-2019 en France et en Europe

(« Tendances 143 » – OFDT, février 2021)

Substance France Europe
Tabac 22% 20%
Alcool 53% 47%
Cannabis 13% 7,1%

Ces données sont inquiétantes, tant pour la santé physique et psychique des individus que pour la société. Cette situation justifie des actions fortes et résolues des pouvoirs publiques. Les toxicomanies devraient être érigées comme une grande cause nationale.

Des actions doivent s’exercer contre les lobbies, les trafics et leurs dealers, ceux qui banalisent ces drogues, ceux qui s’en font les prosélytes, ceux qui par idéologie s’appliquent à miner notre société en s’attaquant à ses jeunes. L’attention doit se concentrer sur l’application de la loi par l’institution judiciaire.

Doit être enfin mise en place une prévention digne de ce nom, par l’éducation nationale, par les clubs sportifs et
par toutes les structures qui accueillent des jeunes. Elle comportera également une information des adultes, afin qu’informés, on ne puisse plus les manipuler en leur faisant accepter l’inacceptable.

  • Le titre de cet article est celui d’un livre que l’auteur le Pr Jean Costentin a consacré à cet important sujet en 2018.

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l'alcool pour reduire les cancers
Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers© AFP/Archives/ROSLAN RAHMAN

Aller vers une France sans tabac, ce qui inclut de nouvelles hausses des prix, et limiter les excès d’alcool sont deux axes majeurs de la stratégie de lutte contre le cancer pour les dix années à venir, détaillée lundi par le gouvernement.

Les grandes lignes de cette stratégie décennale 2021-2030 avaient été annoncées en février par le président Emmanuel Macron, et le premier comité de pilotage s’est réuni lundi.

L’un des principaux objectifs de ce plan est de « réduire de 60.000 par an le nombre de cancers évitables à horizon 2040 », indique le Premier ministre Jean Castex dans le dossier de présentation.

Selon les chiffres officiels, 382.000 personnes apprennent chaque année qu’elles sont touchées par un cancer et 157.500 en meurent. Or, on estime que 153.000 cancers par an pourraient être évités.

C’est pourquoi l’action publique doit être guidée par « la perspective d’une France affranchie du tabac », selon les termes du plan. Avec 45.000 morts par an, le tabac est en effet « le premier facteur de risque de cancer ».

Le gouvernement veut donc poursuivre l’action menée dans le cadre de la lutte anti-tabac ces dernières années, qui a permis de faire baisser d’1,6 million le nombre de fumeurs entre 2016 et 2018.

« Le prix de vente de tous les produits du tabac devra converger vers les prix les plus hauts, pratiqués par les pays les plus avancés sur ce sujet (AustralieRoyaume-Uni, Irlande) », selon le plan.

Plusieurs hausses de prix ont été imposées en France ces dernières années, et le paquet de 20 cigarettes coûte désormais environ 10 euros. Mais en Australie, cela peut aller jusqu’à l’équivalent de 30 euros.

Juste derrière le tabac, « l’alcool est le deuxième facteur de risque de cancer ».¨Pourtant, « son image est positive pour la population qui l’associe à la fête, à la convivialité et au plaisir ».

C’est pourquoi la stratégie de réduction envisagée n’est pas la même que contre le tabac: il faut « prendre en compte la dualité +risque/plaisir+ propre à la consommation » d’alcool.

L’objectif n’est donc pas le zéro alcool, mais la diminution des consommations excessives, supérieure aux repères établis par les autorités sanitaires.

Cela passe par l’adoption d’un « programme national de prévention du risque alcool, interministériel et pluridisciplinaire ».

Les autres objectifs de la stratégie de lutte contre le cancer sont de « réaliser 1 million de dépistages en plus à horizon 2025, réduire de 2/3 à 1/3 la part des patients souffrant de séquelles 5 ans après un diagnostic, améliorer le taux de survie des cancers de plus mauvais pronostic à horizon 2030 », selon M. Castex.

Pour renforcer le dépistage du cancer colorectal, à partir d’octobre prochain, toute personne éligible pourra recevoir le kit nécessaire à domicile, après une commande en ligne, sans consultation médicale préalable.

En février, M. Macron avait indiqué que cette stratégie décennale s’appuierait sur un financement de 1,7 milliard d’euros pour les cinq premières années, dont 600 millions d’euros pour la recherche.

Source

Chemsex, le piège de l’addiction

Le chemsex, dangereux mélange entre sexe et drogue, est une pratique qui se développe et sur laquelle des spécialistes avertissent le public pour éviter le piège de l’addiction. Surtout quand ce sont les plus jeunes qui en font les frais. Décryptage.

D’abord pratiqué dans une dimension festive et de recherche de plaisir, le chemsex peut amener ses adeptes sur la piste dangereuse de la dépendance et les exposer à de nombreux risques pour leur santé.

Quand le piège se referme sur les plus jeunes

Pour beaucoup, dans un contexte de doute identitaire, de détresse psychique, de sensation tenace d’être mal dans sa peau, tout a commencé de manière insidieuse. «Le tabac, l’alcool, puis le cannabis sont de loin les premières substances auxquelles sont exposés les adolescents, rappelle le Dr Sylvain de Lucia, médecin à l’Unité des dépendances des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Et on observe que la consommation est plus élevée chez les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes.» 

Une situation les exposant également aux dangers du chemsex? Pour le spécialiste, c’est une évidence: «Même si le phénomène reste marginal chez les plus jeunes, certains d’entre eux, en proie à un malaise profond ou en quête de nouvelles expériences, peuvent entrer dans un engrenage très rapidement, le plus souvent par le biais de sites de rencontres. C’est alors un univers au potentiel puissamment addictif et extrême qui s’ouvre à eux et peut en faire des proies faciles.»

>> Lire aussi: Chemsex, sexe et drogue, nouvelle épidémie?

La tranche d’âge des 16-25 ans, même si elle est minoritaire parmi les consommateurs de chemsex, serait ainsi la plus vulnérable vis-à-vis des dangers de ces drogues. On compte parmi eux le risque d’addiction, de contracter des infections transmissibles par le sang (hépatite C, VIH) ou lors de rapports sexuels (VIH, chlamydia, gonorrhée, syphilis) ou d’être victime d’abus sexuels. «A cet âge-là, les jeunes sont encore en construction, l’identité se forge.

Le fait que le cerveau ne finit sa formation qu’à 25 ans a des conséquences très concrètes, par exemple sur la difficulté à mesurer les risques, à se fixer des limites ou à s’opposer à un rapport avec un partenaire insistant, alerte le Dr de Lucia. Ce mélange de naïveté et de fragilité, masqué en euphorie sous l’effet de certaines drogues et des attirances sexuelles, peut constituer un piège extrêmement périlleux.»

Source

Consommation de tabac, d’alcool et de cannabis à la fin de l’adolescence

Consommation de tabac, d’alcool et de cannabis à la fin de l’adolescence en fonction de la situation familiale et du niveau socio-économique – Impact du niveau éducatif sur les consommations à l’âge adulte – Recommandations

Pr Jean-Pierre Goullé

Une très intéressante étude1 a été menée, chez des adolescents de 17 ans, à partir des résultats de l’Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense (ESCAPAD) conduite par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT). Il s’agit de l’exploitation de la dernière enquête ESCAPAD réalisée en 2017, portant sur près de 40.000 adolescents des deux sexes dont l’objectif était d’apprécier l’impact du milieu familial (niveau socio-économique et situation familiale) sur leur consommation de tabac, d’alcool et de cannabis. La moitié vivaient dans une famille éclatée ou recomposée. Ils étaient élevés par une mère seule (15%), un parent et un beau-parent (10%), un père seul (3%), connaissaient une garde partagée (6%), ou une autre situation (9%).

Les critères de consommation utilisés ont été ceux de l’OFDT. La « beuverie express » ou binge drinking est définie par le fait d’avoir bu, au cours du mois précédent, en une occasion, au moins cinq unités alcooliques, correspondant à 50 g d’alcool pur. Le tabagisme quotidien consiste à fumer au moins une cigarette par jour pendant le mois écoulé. Quant à l’usage régulier du cannabis, il correspond à la consommation d’au moins 10 joints lors des 30 derniers jours. Globalement le tabagisme quotidien était le fait de 25% des adolescents de 17 ans, la « beuverie express » concernait 16% d’entre eux et la consommation régulière de cannabis 7%. Si la prévalence du tabagisme quotidien était pratiquement identique chez les garçons et chez les filles, la « beuverie express » et l’usage régulier du cannabis était deux fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles.

L’analyse des résultats de l’enquête montre que la prévalence estimée du tabagisme quotidien, comparativement au niveau socio-économique, a tendance à progresser légèrement lorsque le niveau socio-économique parental diminue (le ratio de prévalence augmente à 1,2 puis à 1,3 pour les plus modestes). Pour la « beuverie express », le phénomène inverse a été constaté. En ce qui concerne le cannabis, aucune différence notable n’a été trouvée quel que soit le niveau socio-économique familial.

Dans les familles éclatées ou recomposées, la situation familiale influe de manière notable sur la consommation des trois drogues. Ainsi le tabagisme quotidien est 1,5 à 1,8 fois plus fréquent chez les adolescents vivant avec une mère seule, un parent et un beau-parent, un père seul, ou en garde partagée. Chez ces mêmes adolescents, la « beuverie express » est également 1,3 à 1,4 fois plus fréquente que ceux vivant dans une famille non éclatée. Quant à l’usage régulier de cannabis il est 1,8 à 2,3 fois plus fréquent dans les familles éclatées ou recomposées.

Cette enquête confirme ce qui avait déjà été constaté, à savoir que les adolescents issus de ces familles sont plus enclins à expérimenter et à consommer régulièrement des substances psychoactives

Parvenus à l’âge adulte, l’usage de ces drogues est significativement influencé par le niveau éducatif. En effet, les enquêtes de prévalence réalisées montrent en ce qui concerne leur usage, que les ouvriers et les employés sont de plus gros consommateurs que les cadres, tandis que les professions intermédiaires occupent une position également intermédiaire2.

Afin de prévenir la consommation de ces drogues, l’Académie nationale de médecine a formulé des recommandations3 :

1) augmenter significativement les enseignements consacrés aux sciences de la vie et de la terre dans le système éducatif, afin d’intégrer dès l’école primaire et jusqu’à l’université, une information régulière sur les dangers encourus ;

2) promouvoir des actions collectives de sensibilisation, de prévention et d’information sur les risques de ces substances psychoactives ;

3) maintenir l’interdiction du cannabis, rendre dissuasif l’accès au tabac en poursuivant l’augmentation des prix, en faisant respecter l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs, et en limitant leur publicité et promotion ;

4) donner explicitement mission aux médecins scolaires et universitaires, avec le concours des infirmières, d’assurer un repérage médical des sujets consommateurs de produits addictifs ; afin de les orienter vers une prise en charge médicale adaptée.

Article rédigé à la demande des Prs Michel, Debré et Parodi de l’Académie de médecine, suite à la dernière lettre du CNPERT

1 – Use of tobacco, alcohol and cannabis in late adolescence: roles of family living arrangement and socioeconomic group. Khlat et al. BMC Public Health,2020, 20:1356   

2 – Palle C. Synthèse de la revue de littérature sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel. Observatoire français des drogues et toxicomanies, note 2015-05, 12pp.

3 – Goullé J.-P., Morel F. Consommation de drogues licites et illicites chez l’adolescent : une situation alarmante qui impose une prévention précoce. Bull Acad Natl Med, 2020, 204:4-15

Alcool, tabac, drogue : le top des professions qui en consomment le plus

La consommation d’alcool, de tabac ou de drogue varie selon les milieux professionnels, d’après le dernier baromètre de Santé publique France. On vous dévoile la liste des corps de métiers où la consommation de ces substances est la plus élevée.

Le 4 mai, Santé publique France a publié son dernier baromètre portant sur la consommation de substances psychoactives en milieu professionnel. Cette nouvelle enquête a analysé les données de 25.000 adultes âgés de 18 à 75 ans. Ces derniers ont été interrogés en 2017 sur leur consommation de drogues licites et illicites.

D’après les résultats de Santé publique France, la prise d’alcool, de tabac ou de cannabis varie selon les activités professionnelles. « Nos résultats révèlent des disparités entre secteurs d’activité, mettant ainsi en lumière les risques accrus au sein de certains secteurs en vue d’une éventuelle prévention ciblée », a souligné Viêt Nguyen-Than, responsable de l’unité addictions à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé de Santé publique France, à nos confrères de Top Santé.

Tabac : quelles sont les professions en consomment le plus ?

La consommation de tabac est par exemple plus élevée chez les hommes travaillant dans les secteurs de la construction, de l’hébergement, de la restauration et de l’immobilier. Les femmes occupant des emplois dans la restauration et l’hébergement consomment également plus de tabac que la moyenne. « L’analyse selon les catégories socioprofessionnelles montre que, chez les hommes comme chez les femmes, la proportion de fumeurs quotidiens est moins élevée parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures et plus élevée parmi les ouvriers », ont souligné les chercheurs.

Quels sont les secteurs qui consomment le plus d’alcool ?

Dans leur recherche, les scientifiques ont indiqué que « parmi les personnes en emploi, 11,7 % des hommes et 9,1 % des femmes déclarent que la consommation d’alcool au travail fait partie de la culture de leur milieu professionnel« . Ces proportions sont plus importantes dans les milieux de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche, de la construction, de l’hébergement et de la restauration. Les activités professionnelles liées aux arts, aux spectacles et aux activités récréatives ont également une consommation importante d’alcool. Ces données concernent aussi bien les hommes que les femmes.

Les chercheurs ont constaté que les professionnels travaillant dans l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale ont une consommation d’alcool moins élevée que la moyenne« La majorité des personnes en emploi ont affirmé ne jamais consommer d’alcool au déjeuner les jours de travail », ont précisé les auteurs de l’enquête, avant d’ajouter que « respectivement 22,3 % des hommes et 6,8 % des femmes en consomment au moins une fois par mois. »

Cannabis : quelles sont les professions les plus concernées ?

En 2017, 44,8 % des Français âgés de 18 à 64 ans ont déclaré avoir déjà consommé du cannabis selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Dans son dernier rapport, Santé publique France a observé que la proportion d’expérimentateurs masculins de cannabis est plus importante dans les milieux de l‘hébergement, de la restauration, des arts, du spectacle et des activités récréatives« Parmi les femmes en emploi, la proportion d’expérimentatrices de cannabis est supérieure à la moyenne dans les secteurs de l’information et communication, des activités spécialisées, scientifiques et techniques, des arts, des spectacles ainsi que des activités récréatives », ont complété les chercheurs.

Alcool, tabac, drogue : des disparités selon les métiers

« Cette étude met en évidence des disparités d’usages de substances psychoactives parmi les actifs occupés et quelques tendances sont observées. Les différents indicateurs suggèrent des niveaux d’usage plus élevés que la moyenne dans le secteur de l’hébergement et restauration pour pratiquement tous les produits (hors alcool quotidien), chez les hommes comme chez les femmes », peut-on lire dans le document de Santé publique France.

Selon les produits, certains secteurs d’activités ont cependant des niveaux de consommation inférieurs à la moyenne. C’est notamment le cas de l’administration publique, des activités scientifiques et techniques ainsi que de l’enseignement avec la consommation de tabac.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :