Lettre du CNPERT N° 59

Au sommaire :

  • Les chiffres noirs du tabac soulignent des disparités régionales – Pr Jean-Pierre Goullé
  • Bientôt des sodas au cannabis ? – Pr Jean-Pierre Goullé
  • La France au premier rang européen de la consommation de cannabis – Pourquoi ? Pr. Jean Costentin
  • Cannabis : l’Assemblée nationale adopte la création d’une amende forfaitaire.
    Jurisprudence européenne. Pr. Jean-Pierre Goullé.
  • Les niveaux inquiétants d’usage du cannabis et de la cocaïne en France en 2017
    – Pr Jean-Pierre Goullé
  • Syndrome d’alcoolisation fœtale et épigénétique – Docteur Carole Brasse-Lagnel
  • Mais oui, le cannabis tue – Professeur Jean Costentin

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Lettre du CNPERT N° 45

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la lettre du CNPERT N° 45

  • Editorial du docteur Patrick MURA, paru dans la revue Toxicologie Analytique & Clinique
  • Quelles motivations animent les militants de la légalisation du cannabis ? Professeur Jean Costentin
  • A propos d’un livre « La brimade des stupéfiants » de Johann Hari
  • Rapport européen 2016 sur l’usage des drogues à 16 ans. Les données françaises, (septembre 2016) Pr. Jean-Pierre Goullé
  • Comment « l’Obs » apporte sa pierre à la légalisation du cannabis en France Pr Jean Costentin
  • DU NOUVEAU EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE (J.O. du 26 août 2016)

Editorial: Les méfaits du cannabis ne sont pas encore suffisamment connus !!!

Pourquoi la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas

Pr. J. Costentin

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Pourquoi donc la prohibition

Ne remplit-elle pas sa fonction ?

Veuillez remarquer tout d’abord

Que ceux-là même qui le déplorent

Se trouvent parmi les tous premiers

à avoir ruiné ses effets

 

Arguant que la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas en France, le secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement, J.-M. Leguen, relativisant ses méfaits sanitaires (ce qui est malencontreux s’agissant d’un médecin), prône la légalisation de cette drogue. En politicien roué il assortit évidemment sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le citoyen réprobateur, « le bigot de la prohibition » selon ses termes. C’est à sa déclaration qu’un tel bigot répond ici.

On peut constater avec lui que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les français de devenir, parmi les 28 états membres de l’Union européenne, les recordmans de consommation de cette drogue. Mais ensuite l’analyse des « bigots de la prohibition » s’oppose à la sienne. Ils estiment qu’avant d’envisager de renoncer à cette prohibition il est urgent de déterminer pourquoi, et par la faute de qui, cette prohibition ne fonctionne pas ; on saura alors ce qu’il faut faire pour quelle fonctionne.

Remarquons tout d’abord qu’en matière de toxicomanies, outre le cannabis, les français entretiennent des rapports singuliers avec les drogues, battant d’autres records de consommation ; ainsi pour le tabac (13 millions de fumeurs) et pour l’alcool (4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants ; deux drogues dont le statut licite n’a pas empêché ces records. Records aussi pour le détournement des produits de substitution aux opiacés (codéine, Subutex, méthadone…), pour l’héroïne (250.000 morphino-dépendants), pour l’usage / l’abus des hypnotiques, ou encore des benzodiazépines….Cette propension nationale aux abus justifie les contraintes visant à les contenir.

La loi de prohibition du cannabis est largement méconnue des adolescents. Elle l’est aussi de leurs parents, hormis après qu’ils soient allés chercher au commissariat leur rejeton, pris en flagrant délit de consommation, d’achat ou de vente d’herbe (marijuana) ou de résine (haschisch) de cannabis.

Cette loi est méconnue des adolescents parce qu’elle n’est pas enseignée (excepté lors des rares interventions de la gendarmerie dans les collèges et lycées) ; qu’elle n’est pas rappelée par les médias qui majoritairement (dans le sillage entre autres de « Libération » qui en 1976 lança « l’appel du 18 joints » ou du « Monde ») militent impudemment, impunément et imprudemment pour le cannabis pour tous.

Cette loi est incomprise, à défaut d’être expliquée et plus encore justifiée à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; expliquant pourquoi le cannabis est délétère tant pour la santé physique que psychique ; ces aspects sur lesquels on a désormais tant à dire. A défaut de cet argumentaire la loi apparait tel un oukase de « papys grognons », conçu pour « emmerbéter les mômes ». On voit croître le nombre des parents qui l’ignorent, qui y contreviennent eux-mêmes et qui se mettent ainsi hors-jeu pour en faire la pédagogie.

Les enseignants, qui voient leurs efforts ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves et les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pasformés pour en parler.

Dans mes actions pour mettre en garde vis-à-vis du cannabis et décrire ses méfaits, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maitres (IUFM) de mon académie. Cette

obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes parait délibérée. A aucun moment on ne s’enquiert de la consommation éventuelle de drogues de ces apprentis éducateurs.

Instituer au cours d’une visite médicale de recrutement, la recherche de drogues dans l’urine des candidats éclairerait sur ce point. « Vous n’y pensez pas », fut-il répondu à ma suggestion, comme si elle était totalement incongrue. Pourtant,-il semble évident de ne pas confier à des toxicomanes le soin d’enseigner à nos jeunes et de leur parler des drogues et des toxicomanies.

Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte quelques cent mille dealers de cannabis, que ne les a-t-on prévenus beaucoup plus tôt ?

Nos jeunes sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées : L. Jospin dans la campagne présidentielle d’il y a 16 ans ; récemment de membres du gouvernement : C. Duflot, V. Peillon, J.-M. Baylet, J.-M. Leguen ; un ancien ministre de l’intérieur D. Vaillant ; Le groupe Europe Ecologie les Verts du Sénat déposant un projet de loi visant à la légalisation du cannabis, (E. Benbassa), ou à l’assemblée nationale d’une députée (Y. Le dain). On est donc aux antipodes d’une dissuasion systématique….

La mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (MILDT) ; a eu pour directrice N. Maestracci, puis pour directeur D. Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs. Ils mobilisèrent pour banaliser cette drogue quelque supplétifs obligés (B. Roques et son fallacieux rapport, J.-P. Tassin, W. Lowenstein…..).

Ces directions de la MILDT ont même poussé leur activisme jusqu‘à entraver l’action des préventeurs (dont j’étais) qui intervenaient bénévolement, dans les lycées et collèges, pour décrire les méfaits du cannabis. Leur opposition à nos actions nous a fait revisiter leur acronyme, devenu Mission Interministérielle de Lutte contre les Détracteurs des Toxicomanies.

Quand, à un prix exorbitant, la MILDT, dirigée alors par E. Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant la drogue, clip abscons pour les esprits embrumés de cannabis, il se trouvait, dans les jours suivants, une chaîne de TV pour présenter une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans faire allusion au moindre de ses méfaits.

Qui peut, dans un tel contexte, s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. C’est le contraire qui étonnerait. La pandémie cannabique, en France, est le résultat de manipulations  délibérées, entretenues, périodiquement ranimées ; la déclaration de J.-M. Le Guen en étant le plus récent avatar.

Cette situation n’est pas irréversible, si l’on veut bien se référer à l’exemple Suédois, curieusement très peu cité et partant ignoré. Il devrait pourtant inspirer, de toute urgence, nos politiques publiques. Dans les années 1970 le cannabis (pourtant bien moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse Suédoise. Il a été montré alors (S. Andreasson, 1983) ses relations avec la survenue de la schizophrénie. La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède, elle, a fait respecter, l’accompagnant d’une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats, sur les méfaits des drogues.

Aujourd’hui la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne. « Où il y a une volonté il y a un chemin » (en l’occurrence les résultats suédois), mais où prévalent la méconnaissance, la négligence, l’indifférence, les biais, l’enfumage, la complaisance, on aboutit au calamiteux record français.

Les raisons invoquées par les jeunes qui ne consomment pas de cannabis tiennent pour 60% d’entre eux à la toxicité de cette drogue et pour 40% à l’interdiction du produit. Autoriser cette drogue, fera croire à ces premiers que ce n’est pas toxique et lèvera l’interdit qui retenait les autres.

N’en déplaise à M. Menucci (député Marseillais), les vingt malfrats qui tombent annuellement, sous les balles de kalachnikov tirées par leurs concurrents sur le marché de la drogue, pèsent bien peu comparés aux dizaines de milliers de victimes du cannabis (accidents routiers et professionnels, suicides, surdoses, toxicité cardio-vasculaire, cancers, rixes….) et toutes les situations de déchéance sociale qu’il recrute. Voilà encore un exemple typique d’argument fallacieux mais récurrent.

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ne nous y trompons pas, ceux qui aujourd’hui requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Il est vrai qu’ils ont plébiscité les « salles de shoots » destinées à accueillir les multiples victimes de leurs choix irresponsables.

Réponse à la légalisation du cannabis proposée par J.-M. Le Guen, Acte II

EDITORIAL : Des effets inattendus de la libéralisation/légalisation du cannabis

 

par le Professeur Jean-Pierre GoulléPhoto Goulle

De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la modification du statut d’une drogue illicite dite « douce », le cannabis. Il convient de rappeler à ce propos que ce n’est pas une drogue « douce » mais une drogue à cinétique lente, dont les effets délétères sur la santé se sont considérablement  accrus au cours des 20 dernières années, en raison de la multiplication par un facteur quatre de la teneur moyenne en principe actif dans la drogue, le tétrahydrocannabinol (THC), ce n’est plus la même drogue.

Historiquement, l’une des raisons de ce classement en drogue « douce » – et cela était même enseigné en faculté de médecine – est lié à l’absence de récepteurs du THC (récepteurs CB1) au niveau du centre respiratoire bulbaire, d’où l’absence de risque de décès par surdose, contrairement aux morphiniques, en particulier. De plus, avec le cannabis d’antan, beaucoup plus faiblement dosé en THC, le risque de dépendance était nettement moins important.

Les chiffres récents attestent de cette dépendance accrue, puisqu’en France, les consommateurs de cannabis représentent 44% de tous les patients pris en charge pour addiction parmi les usagers de drogues illicites. Ils représentent même 62,5% des patients admis en traitement pour la première fois (rapport de l’observatoire européen des drogues et toxicomanies : OEDT, juin 2015). Certes, par son nombre moindre d’utilisateurs, en relation avec son caractère illicite, les dégâts qu’il engendre sont moindres que ceux du tabac avec 79000 morts ou de l’alcool avec 49000 décès, mais face à cette hécatombe évitable, parmi les objectifs prioritaires de santé publique figurent le zéro tabac et une réduction drastique de la consommation d’alcool.

Il serait donc criminel et cela engagerait la responsabilité de nos gouvernants de mener une politique qui pourrait être le berceau du développement d’autres addictions, alors que le coût social des drogues licites et illicites est proche de 250 milliards d’euros (le coût social des drogues en France, septembre 2015, observatoire français des drogues et toxicomanies : OFDT, voir cette lettre).

Parmi ceux qui prônent la libéralisation / légalisation, les arguments avancés sont principalement de deux ordres.

  • Pour certains, la France fait fausse route, alors que le pays dispose d’une des législations les plus strictes en matière de drogues illicites, elle caracole en tête des pays consommateurs de cannabis au niveau de l’Union Européenne, ce qui constitue pour eux un aveu de l’échec total de la politique répressive. Il convient cependant de leur faire remarquer qu’en la matière, la loi n’est pas appliquée « car la société n’est pas prête et la justice n’est que le reflet de la société » pour reprendre les propos tenus par un procureur de la république normand.
  • Pour d’autres, la libéralisation / légalisation devrait permettre de « casser » voire de faire disparaître le trafic et de rétablir ainsi la paix dans les cités, pour le plus grand bonheur de ses habitants et de ses dirigeants. De plus, le contrôle de la vente du cannabis taxé par l’état, comme cela est pratiqué dans ces pays, constituerait une manne financière très importante; d’autant qu’elle viendrait en complément des taxes perçues sur le tabac puisque la drogue est mélangée à ce dernier.

Mais c’est sans compter sur le fait que les trafiquants ne sont pas du tout décidés à abandonner un commerce aussi lucratif et finalement aussi peu risqué. Ainsi, dans les pays où de telles mesures de libéralisation / légalisation sont prises, les narcotrafiquants se sont très vite reconvertis dans le trafic de drogues encore plus addictives que le cannabis.

Aux Etats-Unis par exemple, suite à la légalisation du cannabis dans certains états, les cartels de la drogue se sont reconvertis dans le commerce de l’héroïne et ont inondé le marché, doublant rapidement le nombre d’usagers dans le pays.

A un moment où la France cherche non seulement à réduire le coût social des drogues estimé à 120,4 milliards pour le tabac, 120,1 milliards pour l’alcool et 8,7 milliards pour les drogues illicites, mais aussi à protéger la santé de ses concitoyens et surtout à réduire la véritable hécatombe constituée par les 130000 décès annuels évitables liés à ces addictions; le développement du trafic d’autres drogues illicites par le biais de la libéralisation / légalisation du cannabis, constituerait un très mauvais signal et indéniablement une erreur grave de conséquences au plan de la santé publique.

 

 

La légalisation du cannabis gronde en France , par Jean Costentin

Cher(e) Ami(e)

Vos savez que la menace de la légalisation du cannabis, gronde en France.
Pour être armé afin de s’y opposer dans les débats à table, en famille, au travail, en ville, il convient d’être informé.

Je vous adresse, à cette fin, deux articles très récents qui viennent d’être publiés dans le bulletin de l’académie nationale de Médecine, qui est vent debout contre cette folie.

La période estivale caniculaire vous laissera, je l’espère, le temps de  rafraîchir…. vos connaissances sur ce sujet très important.

N’hésitez pas à diffuser ces messages; vous savez que lorsqu’ils échappent à la doxa  libertaire de nos médias, ils gardent sur ces sujets une discrétion de violette sans parfum, ne se faisant tonitruants /truands que pour la légalisation de ce grave poison sociétal ,(relisez Baudelaire ,et ses paradis artificiels)

Bel et bon été cher(e) Ami(e); et au plaisir de renouer à la rentrée, les photopiles rechargées, pour résister.

Cliquez sur : La situation actuelle du cannabis en France

Cliquez sur : Neurobiologie des endocannabinoïdes

CNPERT blog Editorial :   500 ! 12/06/2015

500, c’est le nombre d’articles que nous avons publiés depuis la création du blog . C’est l’occasion de rendre hommage à tous ceux qui ont bien voulu s’investir dans cette tâche, auteurs, chroniqueurs,

Lecteurs assidus de la littérature internationale et bien évidemment au chef d’orchestre qu’est notre fidèle ami Guy Millant .

Le 500e article ne pouvait qu’être exceptionnel .

IL l’est : Jean-Pierre Goullé a accepté que la version originale d’un de ses articles publié dans le Figaro ( 8 Juin 2015) soit proposé à nos lecteurs : lisez le et vous comprendrez pourquoi nous persévérons dans notre cri d’alarme, scientifiquement et médicalement vérifié, vis à vis des dangers des drogues au risque de se répéter mais nécessaire pour être entendu.

La course aux cannabinoïdes prospère et ses conséquences sont dramatiques. De loin la drogue la plus consommée dans notre pays, elle suscite le zèle et l’appétit de ses fournisseurs sans scrupules. « Comment faire mieux ! ». Non seulement la teneur en principe actif a été multipliée par 4 en 20 ans pour augmenter les effets, mais aussi les effets toxique. De plus, on voit apparaître sur le marché des molécules encore plus puissantes, les cannabinoïdes de synthèse. Un dérivé synthétique est 700 fois plus actif que le tétrahydrocannabinol, avec ses effets dévastateurs aussi avec l’émergence de maladies mentales graves voire d’effets secondaires pouvant avoir une conséquence mortelle.

Le stade ultime de l’évolution du toxicomane est l’injection intraveineuse car elle apporte un effet plus rapide, plus intense, probablement plus durable. Là encore, Internet fournit de très nombreuses drogues

L’enjeu est là, économiquement très rentable sans le moindre souci des méfaits sanitaires en particulier chez les plus jeunes .

Ce message est loin d’être entendu, de nouvelles mises en garde sont nécessaires et nous nous y emploierons.

Jean-Paul Tillement

Editorial : Serge Lebigot  « Salles de shoot, ce qu’ils refusent de vous dire »

Association parents contre la drogue,

Nos lecteurs connaissent bien cet auteur grand pourfendeur des cannabinophiles et autres amateurs de drogues. Nous lui ouvrons souvent nos colonnes car il mène une lutte sans répit, courageuse et audacieuse contre les zélateurs des drogues, la permissivité des autorités responsables et la prolifération sans frein des nouvelles molécules toxicomanogènes de synthèse.Il a aussi un rôle de conseiller orientant les toxicomanes vers des centres de désintoxication et prévenant les hésitants des dangers encourus.

L’ouverture possible et incompréhensible de « salles de shoot » ne pouvait que l’amener à réagir, c’est le but de ce livre (151 pages, 16 euros). Etape ultime et souvent irréversible de l’évolution non contrôlée d’une toxicomanie, le recours à l’injection intraveineuse de solutions de substances non identifiées, partiellement purifiées, mal solubilisées et de surcroit non stérilisées ne peut qu’aboutir à des désastres. Ils sont bien connus, régulièrement rapportés dans nos colonnes et pourtant ils sont le plus souvent sous estimés voire niés dans des articles pseudo-scientifiques où l’idéologie  ne laisse aucune place à la rigueur médicale.

Cet ouvrage retrace l’histoire de ces salles, les premiers essais et leurs échecs camouflés, la création de ces centres en lieu et place de véritables structures de soins dont l’efficacité n’est pas contestable, la démission récente des autorités sanitaires  et le désastre programmé qui en résulterait.

Ce livre apporte une mine de renseignements et est un plaidoyer convaincant contre l’ouverture de ces salles. Il a reçu le soutien de deux experts internationaux et de nombreux collègues nationaux.

Initiative intéressante et inédite, il analyse objectivement les « expériences » d’autres pays, l’absence de bénéfices mesurables que l’on y constate et même parfois l’arrêt discret mais progressif de ces activités.

Toute personne confrontée à l’éventualité de l’ouverture d’une de ces salles devrait avoir lu ou devrait  lire ce livre. Elle en tirera les arguments qui  s’imposent, de bon sens et d’économie. C’est donc bien volontiers que je recommande la lecture de ce livre.

 Jean-Paul Tillement

 

Un livre sur les salles de shoot

Le publiciste et politologue français Raymond Aron avait l’habitude de se présenter en « spectateur engagé ». Pour ma part, c’est en « acteur engagé » que je m’adresse à vous…
Au lieu de trouver des solutions originales pour améliorer la vie quotidienne des français Mme Touraine, Ministre de la santé nous balance encore la recette mille fois cent fois éculée des salles de shoot. A titre expérimental, on croit rêver ! Malgré tous les avis compétents et sensés elle a choisi de persister et de signer. N’y a-t-il pas mieux à faire ?

Si les drogués posent un problème social qu’on ne peut pas nier, ce sont avant tout des malades qu’il faut soigner. La drogue est un fléau. Il faut aider et soigner les malheureux drogués. On ne soigne pas la drogue par la drogue. Est-ce qu’on soigne un alcoolique par l’alcool ? Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un médecin de traiter le diabète par des injections de sucre ? Il y a là un manque de bon sens, de la part d’un ministre coupé des réalités. Il faut guérir les toxicomanes et non entretenir leurs rêves mortels. Car la drogue tue, il n’y a pas de drogue douce. Ceux qui veulent les dépénaliser ne sont pas médecins, ou ont oublié qu’ils l’étaient. Les salles de shoot sont une imbécillité médicale, à laquelle seuls les politiques et les associations du lobby pro-drogues peuvent adhérer.

Les salles de shoot sont un écran de fumée. La vie humaine n’a pas de prix On n’expérimente pas sur des êtres humains, des malades, car les drogués, il faut le répéter, sont avant tout des malades qu’il faut soigner et non prendre comme sujets d’expérience.

La Suède, avait autrefois de salles de shoot, elle les a fermées, au profit d’une politique qui aboutit au nombre de toxicomanes le plus bas d’Europe.

S’accommoder du mal ne l’a jamais transformé en bien. Banaliser les drogues ne les a jamais rendues inoffensives. Le but premier de toute politique de la drogue devrait et doit être de viser l’abstinence. Ce n’est pas parce que le but est un idéal qu’il faut renoncer à cet idéal.

Posez-vous la question : à qui profite cette supercherie ?

Pour rétablir la vérité sur les salles de shoot, j’ai écrit un livre intitulé « Salles de shoot, ce qu’ils refusent de vous dire ».

Pour pouvoir l’éditer Parents contre la drogue a besoin de vous pour ce projet.

Même le plus petit geste est le bienvenu.

Je vous invite donc à en parler autour de vous et inciter les gens à participer même à hauteur de 5 €

http://fr.ulule.com/parents-contreladrogue/

Merci encore pour vos soutiens, vos participations.

Serge Lebigot