Prévention contre l’alcool : les addictologues corrigent Vin & Société

Prévention contre l’alcool : les addictologues corrigent Vin & Société

Le 27 juin, un plan de prévention contre la consommation d’alcool a été remis au Président de la République par Vin & Société, soient 558 000 acteurs de la filière vitivinicole. L’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA) y voit « un coup de force, une provocation ». Et publie sa version « revue et corrigée ».

 Ce 27 juin, Vin & Société a remis au gouvernement « sa contribution au Plan National de Santé Publique Priorité prévention ». Les 7 mesures inscrites sont les suivantes :

  • – Faire mieux respecter l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs » ;
  • – Informer sur les risques liés à la conduite sous l’influence de l’alcool » ;
  • – « Intensifier la lutte contre le binge drinking » ;
  • – « Contribuer à la diffusion du message « zéro alcool » pendant la grossesse » ;
  • – « Promouvoir les comportements responsables auprès des consommateurs » ;
  • – « Améliorer la connaissance et la mise en œuvre de la consommation responsable auprès des futurs professionnels (de la filière vitivinicole ndlr) » ;
  • – « Améliorer l’autorégulation en matière de publicité et favoriser les bonnes pratiques » ;

Les corrections de l’ANPAA en termes de santé publique

Selon l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA), « il n’y a eu aucune concertation, ni information formelle avec les acteurs de santé ». Autre point, « les objectifs affichés ne sont suivis d’aucun engagement précis, d’aucune contrainte ni interdiction qui permettrait des effets concrets ».

Opposé à ce « conflit d’intérêt », l’ANPAA publie une révision de cette contribution de Vin & Société

L’association y dresse un état des lieux précis de l’épidémiologie, énumère les mesures à mettre en place afin notamment pour la vente à emporter et les débits de boissons temporaires. Elle avance la nécessité d’interdire d’acheter de l’alcool aux caisses automatiques, de vendre de l’alcool à domicile et de faire la publicité de ces boissons sur internet. Autant de revendications absentes du le document fourni par Vin & Société.

Pour l’ANPAA, « ce “plan santé” des alcooliers est un camouflet à Santé Publique France et à l’Institut national du Cancer (INCa), dont les recommandations de leurs experts, publiées en mai 2017, sont balayées. Il est vrai qu’elles avaient le grand tort d’offrir un cadre précis et des propositions concrètes ».

Un lourd passif ?

Autre point, « l’ambiguïté » est bien réelle : la conseillère d’Emmanuel Macron à ce sujet*, Audrey Bourolleau, n’est autre qu’une ancienne déléguée générale de cette filière viticole. Pour rappel, le 2 février, l’association s’offusquait déjà de cette nomination. « De par leurs intérêts, ils ne peuvent avoir à cœur de dire toute la vérité sur les risques liés à la consommation d’alcool  ».

L’ANPAA réclame à ce jour un retour aux « sages recommandations de l’OMS. Les politiques de santé publique concernant l’alcool doivent être élaborées par des représentants de la santé publique, sans ingérence d’intérêts commerciaux ».

A noter : cette prévention constitue un enjeu de santé publique majeur quand on sait que les déboires de l’alcool coûte la vie à plus de 49 000 Français chaque année.

Source 

 

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Agressions, détritus, squats: des riverains usés par une salle de shoot à Paris

Des habitants et des professionnels du quartier, vent debout contre ce projet, dénoncent maintenant les multiples nuisances et réclament le déménagement du local dans un espace sans riverains.

De son bureau, elle est le «témoin permanent» de «courses-poursuites, bagarres, scènes d’injection et autre deals».

Elle n’ose plus téléphoner près de sa fenêtre sous peine d’être menacée par les drogués, qui pensent qu’elle appelle la police. Me Yadhira Stoyanovitch a perdu une partie de sa clientèle et fixe désormais ses rendez-vous «ailleurs»,

Source Le Figaro

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DROGUE

23.000 jeunes de moins de 16 ans consomment de la drogue !

L’Algérie fait face un énorme problème de trafic et de consommation de drogue. Voisine à l’un des plus gros producteurs de kif, elle reste menacée au quotidien par le trafic qui se chiffre en dizaines de quintaux et une forte consommation de ce poison par les jeunes, dont certains sont devenus si accrocs. Le dernier chiffre communiqué par un médecin spécialiste parle de 23.0000 jeunes de moins de 16 ans qui ont consommé de la drogue en 2017 !

Conformément à une résolution en date du 7 décembre 1987, l’Assemblée générale de l’organisation des Nations Unies a décidé de célébrer la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues  tous le 26  du mois de juin afin de consolider  l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues et ses multiples conséquences si nuisibles sur la sante et l’économie. Depuis, soutenue chaque année par la communauté internationale, cette journée a pour objectif de renforcer la sensibilisation au grand danger que sont les drogues illicites pour la société. A l’instar du reste des nations, l’Algérie a célébré ce jour particulier par l’organisation de campagnes de sensibilisation à travers les wilayas, sur les méfaits de ce fléau qui ravage de milliers de jeunes devenus des accros.
La consommation de la drogue est  devenue de plus en plus inquiétante  surtout en milieu de jeunes.  Les statistiques fournies, hier le mardi 26 Juin 2018 par  le docteur Youcef Terfaoui, médecin spécialiste des maladies non transmissibles, laissent prévoir une augmentation «sensible» du nombre de consommateurs ces dernières années.
En effet, ce médecin qui a était invité de l’émission «Kahwa ou Journane», de la chaine de télévision ‘’Ennahar’’, a révélé que le nombre de jeunes qui fréquentent les centres de prises en charge spécialisées de ce genre d’addiction, a pratiquement doublé en seulement cinq années.
Ainsi, le nombre de consommateurs de drogue qui était de 12.000 en 2012, est monté à 23.000 en 2017. Le médecin Youcef Terfaoui a précisé que les jeunes dont l’âge ne dépasse pas les 16 ans sont les plus grands consommateurs de différentes drogues et psychotropes.
Il a souligné justement que le cannabis et la drogue la plus consommée suivie des psychotropes et même de la cocaïne. Un constat qui confirme que l’Algérie tend à devenir un pays consommateur et non pas uniquement de transit de la drogue.
Les 701kg de cocaïnes interceptées récemment au port d’Oran et qui fait les choux gras des médias accréditent par ailleurs cette triste réalité. D’autres  chiffres rendus publics par  l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie dressent un tableau si sombre de l’amère situation vécue par le pays, plus 17 500 toxicomanes ont bénéficié d`une prise en charge médicale et thérapeutique au titre de l’année 2017. Sur ce nombre, plus du tiers sont des jeunes âgés de 26 à 35 ans. Selon le rapport de l’Office pour l’année 2017, la prise en charge des toxicomanes, pour soins et désintoxications, a concerné 16 218 personnes, bénéficiaires de consultations externes, 1177 autres en hospitalisation volontaire et enfin 172 toxicomanes ont fait l`objet d`injonctions thérapeutiques.
Autre chiffre qui mérite attention, sur le total des toxicomanes traités, 1 782 sont des femmes, contre 15 785 hommes (89,86%). Les statistiques ne prêtent pas à l’optimisme, puisque près de onze (11) tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie rien que pour les quatre premiers mois de l’année 2018.

Nouvelles substances psychoactives toxicomanogènes

Cet article est extrait de « L’Observatoire » , la lettre de l’Académie de pharmacie , que vous pouvez retrouver en cliquant dans la colonne de droite sur « ACADEMIE DE PHARMACIE »

Cliquez ici pour lire le document complet

Attention ! Toxicomanies exponentielles

Les nouvelles substances psychoactives toxicomanogènes, dont le nombre explose, sont particulièrement dangereuses du fait de leur teneur élevée en molécules actives et représentent une menace inédite mais grave pour la santé.

Outre un risque accru d’intoxications sérieuses, voire mortelles, des cas d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires cérébraux ont même été
signalés. Elles exercent principalement des effets stimulants sur le système nerveux central, euphorisants ou hallucinogènes, ou les deux à la fois. Leur prise est aussi associée à des comportements anormaux ou violents, mettant en danger l’utilisateur (désocialisation, automutilation, défenestration, surdose) et son environnement (agressivité, mise en danger d’autrui).

Dans son dernier rapport annuel , l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) s’alarme de cette récente prolifération portant leur nombre à plus de 620 en 2016 sur le marché européen. Avec une nouvelle drogue par semaine, la France n’échappe pas à ce nouveau phénomène inquiétant. Entre 2009 et 2016, plusieurs familles chimiques ont été identifiées:
169 cannabinoïdes de synthèse et 118 cathinones, 86 phényléthylamines, mais aussi au cours des cinq dernières années, 25 opioïdes de synthèse, dont 18 dérivés du fentanyl. En 2017, l’OEDT et l’Office européen de police ont publié des chiffres alarmants concernant le nombre de décès suite à cette consommation: 23 dus au furanylfentanyl et 1084 imputables à quatre cannabinoïdes de synthèse et à deux dérivés du fentanyl.

Non seulement ce relevé est loin d’être exhaustif en raison des multiples difficultés analytiques que posent ces molécules, mais il faut aussi tenir
compte du fait qu’elles sont plus addictogènes que les drogues illicites « traditionnelles».

Une urgence sanitaire?

Malgré une surveillance renforcée , l’OEDT se retrouve souvent démuni devant une demande accrue de la part de consommateurs à la recherche de sensations toujours plus fortes alors qu’il ne manque pas de chimistes véreux sur ce marché très lucratif et en pleine expansion. La criminalité organisée, qui a fait de ce trafic son activité principale, agit en toute impunité sur un cybermarché noir où il est désormais possible de se procurer ces nouvelles drogues très facilement et sans risque physique, ni pénal.

Le grand public doit être informé et des mesures s’imposent d’urgence pour enrayer ce phénomène avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Pierre GOULLÉ et Patrick MURA

LA CHICHA, SOUS L’ANGLE DE LA TOXICOMANIE

« Et c’est alors un véritable tsunami du principe actif du cannabis, le THC, qui envahit le sang, puis le cerveau. « 

Docteur en médecine 

Président du CNPERT
En amont du débat entre Robert Ménard et Philipe Bilger (Boulevard Voltaire du 22 juin), concernant les chicha, chilom, bang, bong ou pipe à eau, quelques développements toxicologiques seraient un utile complément.

À côté des grosses pipes à eau des bars existent des dispositifs miniaturisés. Ils sont en vente libre, à un prix d’environ vingt euros, sans exigence d’un âge minimum. Ils sont parfois exposés en vitrine ou se commandent sur Internet, avec livraison à domicile par La Poste. Ils sont prisés (si j’ose dire) par les collégiens, encore inhabiles à rouler leurs cigarettes, leurs « joints » (cigarette de tabac avec de la résine de cannabis/shit/haschich) ou leurs « pétards » (grosses cigarettes de cannabis/marijuana/herbe/beuh, en verlan) dans de grandes feuilles de papier à cigarette, vendues librement, alors qu’on ne leur connaît pas d’autre usage…

Ces pipes à eau se justifient par le fait que lorsqu’on aspire la fumée d’une cigarette ou d’un « joint », on arrête son aspiration quand la fumée échauffe trop la bouche ; ce que les mômes expriment : « J’arrête de tirer, ça me crame la gueule. » Cette aspiration n’est que d’une quarantaine de millilitres de fumée. Les fumées, barbotant dans l’eau froide de la pipe à eau, sont refroidies et le fumeur n’est plus limité à ce faible volume. De plus, l’eau retient les substances irritantes qui, sinon, susciteraient une toux qui abrégerait le séjour des fumées dans les poumons et écourterait le temps laissé à la nicotine pour diffuser au travers de la membrane des alvéoles pulmonaires dans le torrent circulatoire (et, par ce dernier, accéder au cerveau). Si l’eau piège un peu de nicotine, cela est compensé par l’inhalation d’un plus grand volume et par l’allongement du séjour dans les poumons.

Avec le cannabis, le cannabinophile en herbe (si j’ose dire) vide ses poumons, par une expiration maximale ; il allume alors (allumette ou briquet), dans le foyer de combustion de la pipe, le tabac et la résine de cannabis, puis il effectue une inspiration maximale. Pour les intimes de la physiologie respiratoire, cela mobilise le volume de réserve expiratoire (1.500 millilitres), le volume courant (tidal volume de 500 millilitres) et, enfin, le volume de réserve inspiratoire (2.000 millilitres) ; soit, au total, 4.000 millilitres de fumées ; c’est-à-dire cent fois plus que la bouffée d’une cigarette. Il se met alors en apnée inspiratoire pendant une, voire deux minutes, tel « le grand bleu ». Et c’est alors un véritable tsunami du principe actif du cannabis, le THC, qui envahit le sang, puis le cerveau. Le cannabis modèle 2018 est six fois plus riche en THC qu’il y a trente ans, cela joint (si j’ose dire) au fait qu’insoluble dans l’eau, il n’y est pas retenu. Cette modalité de consommation centuple sa cession à l’organisme. Notre jeunesse, championne européenne de la consommation de cette drogue, n’avait pas besoin de ce dispositif aggravant les méfaits de cette drogue, qui participe au « Désastre des toxicomanies en France ».

Que faire pour « limiter la casse » ? Continuer d’interdire le cannabis ; interdire la vente des grandes feuilles de papier à cigarette ; interdire la vente et l’usage des pipes à eau ; mettre enfin en place, de toute urgence, une information intense et répétitive, à la hauteur des drames qu’une société, digne de ce nom, se doit d’éviter.

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Le cannabis altère le cerveau des ados

Par Pierre Kaldy le 23.06.2018 à 17h00

Alors que le Canada s’apprête à légaliser la consommation récréative de cannabis, une étude menée à Montréal vient confirmer le risque accru de troubles psychotiques chez les adolescents qui en consomment régulièrement.

Un homme fume de la marijuana

Un homme fume de la marijuana à Ottawa de la colline parlementaire à Ottawa le 20 avril 2017. Lars Hagberg / AFP

LARS HAGBERG / AFP

La consommation de cannabis précède les premiers troubles psychotiques chez l’adolescentconclut une vaste étude canadienne menée à Montréal (Canada). Pendant quatre ans, plus de 3 700 collégiens de 13 ans ont répondu à un questionnaire régulier sur les troubles de la pensée qu’ils pouvaient avoir et leur degré de consommation de la drogue. Une analyse statistique a permis de conclure que les symptômes psychotiques (entendre des voix ou voir des images, croire entendre les pensées des autres, etc.) apparaissaient en général après avoir pris l’habitude de fumer du cannabis, et augmentaient avec cet usage.

Un risque accru chez l’adolescent

Ce même type d’étude dite prospective, quand une population non sélectionnée est suivie sur plusieurs années, avait déjà permis d’établir la responsabilité directe du tabac dans le cancer du poumon en 1956. Plusieurs grandes enquêtes en Finlande et au Royaume-Uni ont récemment souligné le risque accru de symptômes psychotiques liés à la consommation de cannabis chez l’adolescent, âge où le cerveau est en plein remodelage et ses cellules particulièrement sensibles à la substance hallucinogène de la plante, le THC.

Au moment où le Canada s’apprête à légaliser la consommation récréative de cette drogue très lucrative dans le sillage de l’Uruguay et de huit États américains, les chercheurs concluent qu’une politique de prévention vis-à-vis des jeunes et des femmes enceintes devrait être mise en place.  » Il nous reste à construire une véritable politique de prévention à l’échelle du pays.  » insiste la responsable de l’étude Patricia Conrod.

Sciences et avenir

Dépénalisation du cannabis : l’Académie de médecine alerte encore les pouvoirs publics

L’Académie de médecine prend de nouveau position contre la dépénalisation du cannabis, dans un communiqué signé de Jean-Pierre Goullé, Jean Costentin, Jean-Pierre Olié, et Claude-Pierre Giudicelli, au nom de la commission V (Santé mentale-Neurosciences-addictions).

La rue Bonaparte a souhaité réagir pour répondre à une tendance qui semble se diffuser dans la société : « La demande d’une dépénalisation de la détention de cannabis se fait de plus en plus insistante ; en même temps, les réserves, jusque-là acceptées, sur son usage thérapeutique sont régulièrement contestées. »

L’ Académie déploie trois arguments :

  • La teneur du cannabis en son principe actif le tétrahydrocannabinol a été multipliée par 6,5, ce qui amplifie ses effets cardiovasculaires et neuropsychiatriques. La précocité de l’exposition au cannabis aggrave les altérations cérébrales et les effets psycho-cognitifs.
  • L’Académie souhaite poser la question du lien entre la consommation des jeunes Français et la mauvaise position de la France au classement PISA des performances éducatives.
  • Enfin, le lien entre consommation de cannabis et conduites à risque avec conséquences mortelles lors d’accidents de la voie publique est désormais connu.

L’Académie redoute qu’une dépénalisation du cannabis ou que l’autorisation de l’usage thérapeutique soient interprétées comme un message de tolérance, voire d’incitation à l’usage du cannabis par les adolescents et préadolescents.

Les académiciens mettent en garde les pouvoirs publics et demandent que l’information des jeunes sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale et que d’intenses campagnes d’information soient menées. Et voit dans le nouveau service national « une opportunité à ne pas manquer pour avertir les jeunes en y faisant intervenir des acteurs motivés des filières de Santé ».

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Sur le même sujet :

Sondage : les Français et le cannabis

Sondage : les Français et le cannabis

Où en sont les Français avec le cannabis ?

Une enquête réalisée par l’Ifop pour Terra Nova dresse le portrait d’une opinion en train de changer. 51 % des Français seraient ainsi favorables (40 % ont une opinion contraire) à «une régulation et un encadrement du cannabis» géré par l’état et selon certaines règles bien établies (interdit aux mineurs, au volant et dans les lieux publics).

Les Français reconnaissent les effets positifs que pourrait apporter une telle réforme (recettes fiscales, renforcement de la lutte contre le marché illégal) mais souhaitent, à une très large majorité, l’organisation d’un grand débat. L’enquête nous apprend également que les sympathisants de gauche sont les plus nombreux à avoir déjà «tiré sur un pétard» (Ecologistes 55 % et LFI 52 %), Les Marcheurs ne sont plus que 29 % et Les Républicains 22 %.

Mais surprise, au Rassemblement national (ex-FN), ils sont 39 % à avoir essayé. Comme les Insoumis, l’électorat du RN est jeune et les moins de 35 ans sont 45 % à avoir bravé cet interdit.

Les jeunes du département s’engagent contre les addictions aux drogues et à l’alcool

Les jeunes du CDJ pour la remise du Prix Charles Gottlieb.

Les jeunes du CDJ pour la remise du Prix Charles Gottlieb. Photo CG

Les Conseillers départementaux jeunes (CDJ) des Alpes-Maritimes lancent ce jeudi une campagne de communication contre les conduites addictives.

Top départ à 15 heures.

« #JyTouchePas« , la campagne de sensibilisation sur les conduites addictives portée par les jeunes conseillers départementaux jeunes a été lancée ce jeudi, en présence de Charles Ange Ginésy et Joëlle Arini, respectivement président et vice-présidente du Déportement ainsi que d’Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.

Les jeunes du conseil départemental sont répartis en commissions, l’une sur la santé, la solidarité et l’éducation, et l’autre sur l’environnement, le patrimoine et la sécurité.

Ce sont les jeunes eux-mêmes qui ont planché sur la thématique de l’addiction et qui ont cherché quels était les moyens les plus efficaces pour sensibiliser le plus efficacement leurs pairs.

FACE AUX DROGUES, ÇA VARIE

Les addictions, telles que le cannabis et l’alcool, touchent tous les publics mais les jeunes sont particulièrement vulnérables au phénomène.

>> RELIRE. Les adolescents de plus en plus accros aux drogues dures et au porno

Même si la consommation est en recul par intermittences, les comportements des adolescents restent très variables et soumis à des effets de mode.

Les 27 jeunes élus de la commission sécurité ont donc travaillé depuis deux ans sur la conception d’une campagne de communication et de prévention, à destination des collégiens du département.

Elle est à la fois axée sur les risques encourus pour la santé, et sur les bons comportements à adopter lorsqu’on se trouve confronté à ce type de phénomène

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Cannabis : la ministre de la Santé compte fermer les coffee shops

Agnès Buzyn l’a déclaré, dimanche, sur RTL. Selon elle, ces établissements fermeront dans plusieurs mois.

Des personnes font la queue devant un coffee shop, dans le 11e arrondissement de Paris, le 9 juin 2018.
Des personnes font la queue devant un coffee shop, dans le 11e arrondissement de Paris, le 9 juin 2018.
(ALPHACIT NEWIM / CROWDSPARK / AFP)

« Il va falloir qu’on revoie la législation et revoir comment on met de l’ordre dans tout cela. » Face au boom actuel de coffee shops qui « détournent le droit » pour vendre un dérivé du cannabis, le gouvernement veut clarifier la loi, a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur RTL, dimanche 17 juin.

« Zone grise du droit »

A la question « auront-ils fermé dans quelques mois ? », la ministre a répondu : « Je pense qu’ils auront fermé ». Pour elle, « ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit. Le droit dit que le chanvre peut être utilisé à des fins industrielles quand il contient moins de 0,2% de THC [la substance active du cannabis]. Il ne parle pas de produits en cigarette mais de la plante. Or ces magasins détournent le droit en disant que leurs cigarettes contiennent moins de 0,2% de THC. »

« Aujourd’hui, toute vente de cannabis à usage récréatif lorsqu’il contient du THC, quelle que soit la dose, est normalement condamnable. Mais c’est vrai que la législation sur les 0,2% peut être un peu floue », a relevé Agnès Buzyn.

Enquête préliminaire ouverte

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, le 11 juin, concernant une boutique parisienne vendant un dérivé du cannabis, afin de vérifier si elle respecte la législation, a appris l’AFP, confirmant une information du Journal du dimanche (article abonnés).

Les investigations ont été confiées à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme. L’enquête porte sur les chefs d’emploi, acquisition, transport, détention, offre et cession de stupéfiants.

Madame la Ministre,  votre déclaration sur le cannabis médicament est maladroite.

Les membres du bureau du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) les professeurs J. Costentin, J.-P. Goullé, C. Giudicelli, J.-P. Tillement, le bâtonnier A. De Bézenac

 Madame A. Buzyn, ministre de la Santé, a déclaré (le 24 mai) sur « France Inter » : « l’utilisation du cannabis à des fins médicales pourrait arriver en France. Je pense que nous avons du retard. Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement. Il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes. J’ai demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de me faire remonter l’état des connaissances sur le sujet ».

 Cette déclaration a, évidemment, fait le Buzz et nous sommes de ceux qui l’ont trouvée maladroite, en ce qu’elle entretient la confusion entre le cannabis, plante toxicomanogène et le concept de médicament. Il y a quelques années l’Académie de médecine concluait une étude consacrée à cette plante : « Le cannabis : un faux médicament et une vraie drogue ».    

La France aurait du « retard » si disposant de données pharmacologiques irréfragables et importantes elle n’en tirait pas parti ; or ces données n’existent pas. Les éléments disponibles ne justifient pas le forcing d’appétits mercantiles impatients, qui font fi du sacro-saint principe « Primum non nocere » (d’abord ne pas nuire).

Les Etats qui ont franchi le pas du « cannabis médicament », sous la pression de lobbies cannabinophiles, ne se sont pas embarrassés des critères rigoureux qui, en France, président à l’élévation d’une molécule à la dignité de médicament. Sous prétexte qu’il s’agit de composants du chanvre indien, devrait-on rompre avec les précautions accumulées au cours du temps, pour améliorer la sécurité du médicament. On doit faire encore mieux à cet égard, après quelques « loupés » récents dont des médias se repaissent goulûment, alors qu’ils se passeraient de ces précautions quand il s’agit de cannabis.

On ne saurais rejeter a priori tel cannabinoïde (parmi la centaine que recèle le cannabis) s’il montrait, à l’état pur, un intérêt thérapeutique à des doses éloignées de celles suscitant des effets délétères. C’est ce que fait la pharmacologie depuis François Magendie (1783-1865) et son continuateur Claude Bernard (1813-1878).

Les Etats qui ont légalisé le cannabis à des fins récréatives, ont toujours commencé par le travestir en médicament. Notre Ministre, non suspecte de jouer de cette grosse ficelle (en chanvre), trouble néanmoins l’opinion publique, déjà terriblement désinformée sur cette drogue, en parlant globalement de cannabis.

Le THC/ tétrahydrocannabinol, unique attente des toxicomanes qui requièrent la légalisation du cannabis, est déconsidéré comme médicament du fait de son déplorable rapport bénéfices/risques. L’intensité  de chacun de ses effets thérapeutiques potentiels  est modeste, comparée à celle de médicaments disponibles. Il n’a pas de spécificité d’action (au lieu du projectile qui vise une cible biologique, c’est une grenade qui envoie des projectiles dans tous les sens), modifiant  simultanément de nombreuses fonctions, ce que l’on n’accepte plus d’un médicament. Et surtout il est invalidé par les risques nombreux et souvent graves qu’il fait courir à ses utilisateurs : Addiction, anxiété, dépression, schizophrénie, ivresse, perturbation de la conduite d’engins de tous types, désinhibition, altérations de la mémoire et de la cognition, artérites, angine de poitrine, infarctus du myocarde, immunodépression, perturbations de la grossesse et de l’enfant qui en naitra, modifications épigénétiques transmises à la descendance…

La déconfiture thérapeutique du THC étant patente, ceux qui avaient investi  dans le cannabis s’escriment à recycler le concept en promouvant son congénère, le cannabidiol (CBD), soudain paré de mille vertus. Il intensifierait les effets bénéfiques du THC et annulerait ses effets délétères (miracle de la phytothérapie !). Pour le démarquer du THC, il est prétendu que le CBD n’a pas d’effets psychotropes mais simultanément, pour le glorifier, il lui en impartissent une longue liste (comprenne qui pourra). Il est présenté comme une thériaque (ce qui en thérapeutique est devenu invalidant). Au stade de ses investigations, on ne peut présager de son avenir thérapeutique. Le fait qu’il provienne du cannabis indica, ne saurait le condamner a priori, d’autant qu’on dispose désormais de cultivars produisant du CBD en l’absence de THC.  Si de jolies fleurs odorantes poussaient sur du fumier, on ne devrait pas s’interdire de les cueillir, pour s’en parfumer…

Madame la ministre ne réitérez pas l’erreur de votre prédécesseur qui, sous la pression de lobbies, a autorisé dans la précipitation le Sativex®, présenté comme une révolution thérapeutique (contre les spasmes musculaires douloureux de la sclérose en plaques). Cinq ans plus tard il n’est pas commercialisé en France, son « service médical rendu »   étant jugé « insignifiant ». Cette « montagne a accouché d’une souris », mais elle laisse dans nombre d’esprits crédules des souvenirs himalayens. N’abdiquez pas votre bon sens, votre culture et votre éthique médicales pour complaire aux lobbies qui resurgissent et qui, pour nous entraîner dans le grand bain de la légalisation du cannabis, voudraient d’abord nous faire patauger dans le pédiluve du « cannabis-médicament ».

Une réflexion prémonitoire

Mr Serge Lebigot, Président de l’association Parents contre la drogue dans un récent article de Valeurs Actuelles (ci-dessous) pose la question  de l’intérêt de l’utilisation du cannabis. au motif d’un prétendu bénéfice thérapeutique. Rien n’est moins sur.

Son message rejoint le nôtre, n’est- ce pas plutôt une façon de tenter de banaliser ses effets addictifs? Nos lecteurs apprécieront

 

Pourquoi le champagne donne-t-il mal à la tête ?

La bonne question.- «Non, le champagne me fait mal à la tête», entend-on à chaque apéritif dînatoire. Vrai ou faux ? Nous avons posé la question aux spécialistes du luxueux breuvage.

En soirée, les bulles, c’est votre truc. Le lendemain, un peu moins. Vous êtes persuadée, comme beaucoup, que le champagne vous donne mal à la tête. Beaucoup plus que le vin rouge et la bière. Est-ce vraiment le cas ? Nous avons posé la question à deux spécialistes du luxueux breuvage.

Le soufre à l’origine de tous les maux ?

La composition du champagne, qui fait partie de la catégorie des vins blancs, ne diffère pas réellement des autres vins. De l’eau, du sucre, de l’alcool issu de la fermentation des raisins, différents types d’acides et d’autres composants comme le soufre, également appelé sulfite. «Dans tous ces ingrédients, ce qui est susceptible de causer des maux de têtes sont l’alcool qui provoque une déshydratation, et le soufre que l’on rajoute à plus forte dose dans le champagne que dans le vin rouge», explique Yan Rousselin, directeur de l’école de dégustation Cours d’œnologie and more.

Naturellement présent dans le raisin, le soufre rajouté est nécessaire dans la fabrication du champagne puisque qu’il évite au raisin de tourner et de prendre l’odeur et le goût du vinaigre. «Le soufre naturel, contrairement à celui que rajoutent les vignerons dans les moûts, ne donne pas spécialement mal à la tête», affirme Max L’Hermenier, co-auteur du livre Dans les coulisses du champagne .

La teneur en sulfites dépend également du producteur et de son mode de production. «Entre un fabricant qui fait 6000 bouteilles et un autre qui en fait 100.000, la gestion n’est pas la même. Les vignerons traditionnels contrôlent mieux la quantité de sulfites ajoutés alors que les industriels en mettent beaucoup plus, ce qui rend le champagne de moins bonne qualité», affirme Max L’Hermenier.

Le contexte de dégustation, un facteur non négligeable

Pour Yan Rousselin, «le champagne ne donne pas plus mal à la tête qu’un autre alcool». Cependant, le contexte dans lequel on le boit peut changer la donne. «C’est l’alcool des moments de fête, de l’apéritif, ou des cocktails. Ce qui veut dire qu’on le consomme avant d’avoir mangé, or l’alcool monte beaucoup plus vite à la tête quand on a l’estomac vide», indique Yan Rousselin.

Si ce que vous préférez dans le champagne, ce sont les bulles. C’est également ces dernières qui vous poussent à en consommer sans compter. «Les bulles en elles-mêmes ne donnent pas particulièrement mal à la tête, mais elles créent une sensation de fraîcheur qui rend le champagne facile à déguster», commente Yan Rousselin. En conclusion, ne vous privez pas de coupe lors du prochain apéro. Allez-y simplement avec modération et le ventre plein.

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Effets du cannabis sur la santé

Quels sont les effets de la consommation de cannabis sur la santé?

À chaque fois que du cannabis est consommé, cela peut :

  • compromettre ton aptitude à conduire de façon sécuritaire ou à faire fonctionner de l’équipement. Le cannabis peut ralentir ton temps de réaction, réduire ta capacité d’attention et nuire à ta coordination. Consommer du cannabis et conduire peut entraîner un accident de la route, des blessures graves, voire la mort.
  • rendre plus difficile d’arriver à se souvenir ou à apprendre des choses. Après avoir consommé du cannabis, tu peux avoir de la difficulté à prêter attention, à arriver à te souvenir ou à apprendre des choses, ainsi qu’à prendre des décisions. Consommer du cannabis peut réduire ta capacité de bien accomplir ton travail ou d’obtenir de bons résultats à l’école.
  • affecter l’humeur et les sentiments. Le cannabis peut générer de l’anxiété ou un sentiment de panique.
  • affecter la santé mentale. Le cannabis peut déclencher un épisode psychotique (ne pas savoir distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas, souffrir de paranoïa, avoir des pensées incohérentes et, dans certains cas, des hallucinations).

Quels sont les effets à long terme de la consommation de cannabis?

La consommation régulière de cannabis (tous les jours ou presque) et sur une longue période (plusieurs mois ou années) peut :

  • endommager les poumons et rendre la respiration difficile. La fumée du cannabis contient de nombreuses substances nocives que l’on retrouve également dans la fumée du tabac. Tout comme fumer la cigarette, le fait de fumer du cannabis peut endommager tes poumons.Note de bas de page3
  • affecter la santé mentale. La consommation régulière et sur une longue période de temps de cannabis te rend plus susceptible de souffrir d’anxiété, de dépression, de psychose ou de schizophrénie.Note de bas de page4  Les produits de cannabis à plus forte concentration (tels que les concentrés comme les cristaux [shatter], la cire [wax], les dabs) peuvent aggraver les effets de la consommation de cannabis sur la santé mentale.Note de bas de page4  Arrêter ou réduire la consommation de cannabis peut atténuer les conséquences.
  • provoquer une dépendance physique ou une accoutumance. On estime que 1 personne sur 11 (ou 9 %) qui consomme du cannabis au cours de son existence développera une accoutumance au cannabis.Note de bas de page5  Cette proportion passe à 16 % chez les personnes qui commencent à consommer du cannabis durant l’adolescence et à 1 personne sur 2 chez celles qui fument du cannabis tous les jours.Note de bas de page5

De quelle manière le cannabis affecte-t-il la santé des jeunes?

La consommation de cannabis régulière ayant commencé au début de l’adolescence et qui se poursuit dans le temps est plus susceptible d’avoir des effets néfastes. Certains de ces effets néfastes peuvent ne pas être complètement réversibles.

Les jeunes sont particulièrement vulnérables aux effets du cannabis, les recherches montrant que le cerveau n’est pas entièrement développé avant l’âge de 25 ans environ. Cela s’explique par le fait que le THC, la substance présente dans le cannabis qui provoque la sensation d’euphorie ( « high »), agit sur le même mécanisme biologique responsable du développement du cerveau.Note de bas de page6  Plus la teneur en THC du cannabis est élevée, plus la personne qui en consomme est susceptible d’en subir les effets néfastes.

Qu’en est-il de l’utilisation du cannabis à des fins médicales?

Si le cannabis peut être consommé par certaines personnes pour soulager leurs problèmes de santé, le meilleur moyen permettant de déterminer s’il est approprié pour traiter tes symptômes particuliers est d’en discuter avec un professionnel de la santé.

Santé Canada a publié de l’information destinées à aider les Canadiens et leurs médecins à prendre des décisions éclairées par rapport aux avantages ou aux risques liés à l’utilisation du cannabis à des fins médicales.

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