Dépénalisation du cannabis : l’Académie de médecine alerte encore les pouvoirs publics

L’Académie de médecine prend de nouveau position contre la dépénalisation du cannabis, dans un communiqué signé de Jean-Pierre Goullé, Jean Costentin, Jean-Pierre Olié, et Claude-Pierre Giudicelli, au nom de la commission V (Santé mentale-Neurosciences-addictions).

La rue Bonaparte a souhaité réagir pour répondre à une tendance qui semble se diffuser dans la société : « La demande d’une dépénalisation de la détention de cannabis se fait de plus en plus insistante ; en même temps, les réserves, jusque-là acceptées, sur son usage thérapeutique sont régulièrement contestées. »

L’ Académie déploie trois arguments :

  • La teneur du cannabis en son principe actif le tétrahydrocannabinol a été multipliée par 6,5, ce qui amplifie ses effets cardiovasculaires et neuropsychiatriques. La précocité de l’exposition au cannabis aggrave les altérations cérébrales et les effets psycho-cognitifs.
  • L’Académie souhaite poser la question du lien entre la consommation des jeunes Français et la mauvaise position de la France au classement PISA des performances éducatives.
  • Enfin, le lien entre consommation de cannabis et conduites à risque avec conséquences mortelles lors d’accidents de la voie publique est désormais connu.

L’Académie redoute qu’une dépénalisation du cannabis ou que l’autorisation de l’usage thérapeutique soient interprétées comme un message de tolérance, voire d’incitation à l’usage du cannabis par les adolescents et préadolescents.

Les académiciens mettent en garde les pouvoirs publics et demandent que l’information des jeunes sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale et que d’intenses campagnes d’information soient menées. Et voit dans le nouveau service national « une opportunité à ne pas manquer pour avertir les jeunes en y faisant intervenir des acteurs motivés des filières de Santé ».

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