Avec Elodie Gossuin (ex Miss France), l’addiction aux drogues, on en parle !

Campagne nationale de prévention sur l’addiction aux drogues

Nous pouvons tous, un jour, être touchés par l’addiction aux drogues… directement ou par le biais de notre entourage. Sensibiliser la population des coiffeurs autour d’un tel sujet, est un véritable défi que Mutex et les partenaires sociaux de la branche professionnelle de la coiffure, en partenariat avec l’ANPAA, ont relevé. Cette campagne de prévention nationale veut ainsi briser les tabous et aller plus loin dans l’échange et l’information sur la dépendance aux drogues.

Lancée fin juin, cette campagne a pour objectif premier de sensibiliser la population des coiffeurs aux problèmes liés aux drogues. En effet, les statistiques démontrent que les 18-25 ans sont les plus touchés par l’addiction aux drogues. La majorité des coiffeurs se situant dans cette tranche d’âge, il était évident pour les partenaires sociaux de la branche professionnelle de la coiffure, réunis sous Coiffure Vitalité, de s’engager dans cette campagne de prévention pour les sensibiliser.

Mais cette campagne nationale de prévention n’a pas qu’un unique objectif de sensibilisation : décomplexer les personnes touchées et leur entourage, installer une prise de parole et favoriser un discours préventif autour de conseils et d’accompagnement, représentent des enjeux tout aussi importants.

Avec Elodie Gossuin, on en parle !

Cette campagne est conçue autour de 10 épisodes visionnables tout au long de l’année, sur la page Facebook de Coiffure Vitalité. Elodie Gossuin, la célèbre animatrice, toujours aussi engagée dans les débats sociétaux, interroge des experts de l’ANPAA dans un salon de coiffure, sur divers thèmes comme : l’aide à apporter à un proche, les risques encourus en cas de consommation de drogue, savoir ne pas stigmatiser pour déculpabiliser…

Des rendez-vous pour mieux débattre

Pour compléter cette série de 10 épisodes, des jeux-concours et des rendez-vous fréquents ont aussi été prévus -toujours sur Facebook pour
échanger et débattre avec les internautes et ainsi libérer la parole.

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Vendue comme une drogue « fun », la MDMA gagne du terrain et tue parfois

À l’occasion de la 30e journée mondiale de lutte contre l’abus et le trafic de drogues, franceinfo fait le point sur la MDMA, une drogue de synthèse de plus en plus consommée. Synonyme de « fun », elle représente pourtant un vrai danger pour le consommateur.

(HENNING KAISER / DPA)

La MDMA, « fun » et moins dangereuse que les autres drogues ? Pas si sûr. À l’occasion de la trentième journée mondiale de lutte contre l’abus et le trafic de drogues, franceinfo fait le point sur la MDMA, une drogue de synthèse de plus en plus consommée.

Vendue comme une drogue « fun », la MDMA gagne du terrain et tue parfois

Composée de la même molécule que l’ecstasy, la MDMA est un type d’amphétamine, présentée en caillou que l’on écrase en poudre, laquelle est ensuite emballée en dans un petit sac fabriqué avec feuille à rouler qui se gobe (un « parachute »), ou diluée dans un liquide, ou, plus rarement, sniffée. La MDMA provoque une désinhibition, un sentiment de bien-être, d’énergie retrouvée et d’euphorie. Les consommateurs l’appellent même la drogue de l’amour.

La cocaïne et la MDMA ont gagné du terrain

Après le pic des années 1990, le nombre de décès par overdose a beaucoup diminué en France, notamment grâce aux traitements de substitution à l’héroïne. D’autres drogues ont parallèlement gagné du terrain comme la cocaïne… et la MDMA. Ce week-end, ont ainsi été saisis quelque 157 kilos de cette drogue dans un camion néerlandais à Calais. Un record.

Et si les drogues ont changé, le consommateur, lui aussi, a pris un nouveau visage. Loin de l’image du marginal dans un squat, le consommateur de cocaïne ou de MDMA est inséré, et on le retrouvera dans tous les milieux, à tous les âges. De 15 à plus de 50 ans. Le produit, lui, est particulièrement disponible et s’en procurer est très facile. Ainsi, Jules, 25 ans, directeur artistique, passe ses commandes de MDMA par SMS. Il alterne entre trois dealers qui, dans un marché devenu très concurrentiel à Paris, cajolent leurs clients.

« C’est comme Deliveroo : il suffit de demander et puis c’est parti !« 

« C’est comme Deliveroo, explique Jules. Il suffit de demander et puis c’est parti ! Après, une fois que vous êtes dans le fichier « clients », ce sont eux qui te relancent avec même parfois des offres promotionnelles : ‘deux grammes achetés, une bouteille de vodka offerte’ ou ‘un gramme acheté, un ecstasy offert’, des prix dégressifs aussi. C’est une entreprise, c’est du marketing comme pour une entreprise. Le gramme oscille entre 50 et 70 euros. Cela fait à peu près une dizaine de doses. C’est moins cher que l’alcool, avec un effet plus long et plus intense. »

Ces prix très bas ont contribué à démocratiser ces drogues. 5,5% des Français ont testé une fois au moins la cocaïne et 4,5% la MDMA, selon les derniers chiffres de l’Observatoire des Drogues et toxicomanies.

Synonymes de soirées festives et d’amusement

Faciles d’accès, peu coûteux, ces produits ont aussi la particularité d’être quasi toujours associés à la fête, synonymes de soirées et d’amusement. C’est là que se révèle le piège, selon Jean-Pierre Couteron, addictologue, président de la fédération Addiction : « Il y a des produits qui ont un grand succès parce qu’ils ne ressemblent presque pas à une drogue. C’est le cas de la MDMA avec des présentations « sympas » sous forme de gélules ou en petits parachutes. »

Des échantillons de MDMA et autres amphétamines saisis par la brigade des stupéfiants à Paris.
Des échantillons de MDMA et autres amphétamines saisis par la brigade des stupéfiants à Paris. (MATHILDE LEMAIRE / RADIO FRANCE)

« En plus, poursuit l’addictologue, ils ont un effet cool, planant, euphorisant. Ils ont une forte attractivité pour un public qui sort beaucoup, qui prend ce produit en soirées. Ils ne le prennent même pas à chacune de leur sortie, ce qui leur donne l’impression que c’est moins grave. Ils prennent cela parfois deux fois par mois et en complément d’autres drogues légales comme l’alcool. Ils ont vraiment ce sentiment que tout cela n’est pas d’une dangerosité extrême, que c’est juste l’ingrédient d’une fête réussie. Et bien sûr, ça n’est pas ça. »

Les accidents ont parfois une issue fatale

En effet, ces drogues ne sont pas anodines : les cas d’hyperthermie, de dépressions respiratoires, d’embolies pulmonaires, de crises cardiaques sont de plus en plus fréquents. Sans parler de la dépendance psychologique. Les accidents ont parfois une issue fatale : les consommateurs ne sont pas égaux face à ces substances chimiques. Une personne peut consommer dix fois de la MDMA sans problème et la onzième fois ne pas le supporter. Parfois l’accident tourne au drame. Comme le constatent à Paris les policiers du groupe OD pour « overdose » créé il y a 25 ans au sein de la brigade des stupéfiants. De jour comme de nuit, ils sont saisis, se rendent sur place dès qu’un décès lié à une consommation de drogue est constaté à Paris. Dans trois quart des cas, c’est aujourd’hui la cocaïne ou la MDMA qui tuent.

Les consommateurs pas égaux face aux substances

« Pour nous, le terme exact, c’est ‘intoxication aigüe’ à des produits stupéfiants. On n’utilise peu voire plus le terme ‘overdose’ car cela ne veut plus rien dire, explique le chef de cette unité, le commandant Patrick C. On découvre de plus en plus de gens qui meurent après avoir avalé un quart de gramme. Ce n’est pas une surdose. »

Le policier se souvient ainsi d’un jeune homme de 20 ans qui fête son anniversaire. « Ils se retrouvent à trois copains, trois étudiants, se souvient Patrick. Ils décident d’acheter de la MDMA. Ils consomment tous les trois la même dose. L’un des trois, celui qui fêtait son anniversaire, est mort, pas les deux autres. Il n’y a aucune règle en la matière. C’est là que se trouve la dangerosité du produit. »

Six ans ferme pour le dealer

Surveillance, écoutes téléphoniques, les policiers de ce groupe remontent les filières : sur les quatorze décès survenus à cause de la drogue à Paris depuis le début de l’année, le groupe OD en a élucidé quatre. « Ce qui nous intéresse, c’est identifier clairement celui qui a pu remettre la dose mortelle à la victime. C’est lui qui sera le plus souvent poursuivi pour trafic de stupéfiants mais surtout homicide involontaire. »

Derrière celui qui a livré le produit, une quasi centrale d’appel : « C’est comme un réseau, une centrale auprès de laquelle arrivent tous les SMS et appels de commande des clients. La centrale diffuse ensuite toutes ces commandes à ses petits livreurs le plus souvent à scooter. » 

Les dossiers sont complexes à traiter

Ces derniers effectuent les livraisons au domicile des consommateurs, voire sur les lieux de travail. Ces dossiers, pour les autorités, sont difficiles à traiter : les livreurs sont payés à la journée et changent souvent. « Cela rend les choses compliquées, relativise Patrick C., mais on arrive quand même à faire tomber des réseaux. » Au tribunal, les juges sont souvent plus sévères avec les dealers quand l’affaire concerne la mort d’un consommateur. Récemment un homme interpellé par le groupe OD a ainsi écopé de 6 ans de prison ferme.

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5 millions de Français ont fumé du cannabis en 2016 (Le Figaro)

Les français figurent parmi les plus gros consommateurs de cannabis en Europe

Une étude publiée vendredi par l’OFDT indique qu’un Français sur quatre a consommé du cannabis au moins une fois dans sa vie. Cette consommation touche majoritairement les jeunes et les hommes.

Le cannabis reste la drogue illicite préférée des Français. C’est que ce qu’indiquent les résultats du Baromètre santé 2016 de Santé publique France, publié vendredi par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). En effet, un adulte sur dix déclare en avoir consommé au cours de l’année dans l’hexagone au cours de l’année.

Le cannabis «occupe une place prépondérante dans les usages, tant des adultes que des adolescents», et occupe en France le rang de «produit psychoactif le plus consommé», souligne l’étude. À titre d’illustration, 17 millions de personnes âgées de 11 à 64 ans ont déclaré avoir fumé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie. Parmi eux, 5 millions ont déclaré avoir fumé au cours de l’année et ils sont 1,4 million à avoir fumé au moins dix fois par mois.

700.000 d’usagers quotidiens

La consommation de cannabis dans l’année touche surtout les plus jeunes et les hommes (28% des 18-25 ans, 35% des hommes et 21% des femmes de cette tranche d’âge). Elle diminue ensuite avec l’âge pour ne plus atteindre que 2% de la population au-delà de 55 ans. Les Français, qui sont parmi les plus gros consommateurs en Europe, sont 700.000 à déclarer être des usagers quotidiens. Les motivations pour consommer sont multiples: «Utilisé à la fois pour faire la fête, gérer le stress, trouver le sommeil, dans un cadre de sociabilité… Le cannabis s’est affirmé comme un produit transculturel, qui trouve sa place dans tous les milieux socioculturels», relève l’étude.

Contrairement à d’autres substances comme la cocaïne ou l’héroïne, la représentation de la dangerosité du cannabis apparait «volatile». Les dommages associés à une consommation régulière sont pourtant connus (troubles de la mémoire, de l’attention ou de l’apprentissage, précipitation de la survenue de troubles psychiatriques chez les individus prédisposés). Le prix moyen du gramme de résine de cannabis a fortement augmenté depuis 2006 et atteint aujourd’hui 7 euros et 11 euros pour un gramme d’herbe. Cette augmentation «semble liée à la forte hausse des taux de THC», selon l’OFDT, la teneur moyenne de la résine de cannabis ayant triplé en 10 ans pour atteindre 23%, et 11% pour l’herbe.

Selon les chiffres de la synthèse «Drogues, chiffres clés» publiée vendredi par l’OFDT, «le marché de l’herbe de cannabis en France est extrêmement dynamique», avec 71 tonnes de cannabis saisies en 2016 dont 18 tonnes d’herbe et 126.400 plants (données Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants).

Au Québec : La commercialisation du cannabis récréatif inquiète des experts

Glen Stubbe / La Presse Canadienne

Alors que la légalisation du cannabis au Canada est prévue pour le premier juillet 2018, des experts s’inquiètent à l’idée que la commercialisation de cette drogue douce n’entraîne une hausse de la consommation.

Des spécialistes de différents milieux étaient réunis au Palais des congrès de Montréal lundi dans le cadre du Forum d’experts sur l’encadrement du cannabis au Québec. L’objectif de cet événement est de nourrir la réflexion sur les mesures d’encadrement que devrait mettre en place le gouvernement du Québec, entre autres quant à la distribution et la vente de marijuana.

Citant une étude réalisée récemment au Pays-Bas, le conseiller scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), François Gagnon, a précisé que la légalisation du cannabis n’a pas eu d’impact concret sur la consommation dans le pays au cours des dernières années.

Toutefois, la commercialisation de cette drogue a entraîné au Pays-Bas une augmentation de la consommation de celle-ci. Afin d’empêcher que la marijuana récréative soit l’objet au Québec de campagnes de promotion visant à «créer de la demande», M. Gagnon a soutenu à Métro que «ça devrait être des organismes de prévention qui offrent ce service [de vente]», donnant en exemple l’organisme Bâtir son quartier.

«Si tu vas acheter du cannabis dans un dépanneur, on va vouloir te vendre des produits. Ce n’est pas le cas dans un OBNL.» – François Gagnon, conseiller scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

La chargée de projet à l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), Émilie Dansereau, a dénoncé à Métro les campagnes de marketing réalisées actuellement par des compagnies qui vendent du cannabis thérapeutique. Elle affirme entre autres que des événements artistiques sont financés par de telles compagnies et que celles-ci utilisent les réseaux sociaux pour promouvoir leurs produits à base de marijuana.

«C’est correct qu’on veuille faire de l’argent. Mais là, on doit respecter des principes de santé publique et les deux me semblent irréconciliables», a-t-elle lancé. Selon elle, ce sont les compagnies qui «produisent du cannabis médicinal qui vont vendre du cannabis récréatif» après sa légalisation, contribuant davantage à la banalisation de cette drogue par leurs campagnes de promotion.

Rencontrée en marge du forum, la professeure titulaire au département de criminologie de l’Université d’Ottawa, Line Beauchesne, a proposé la création par le gouvernement du Québec d’«un site web comme Amazon» qui deviendrait une référence pour les consommateurs de cannabis québécois. Ainsi, en se procurant leur cannabis sur un site internet «convivial», les consommateurs cesseraient selon elle de consulter les pages web de compagnies «qui ont intérêt à banaliser» la consommation de cette drogue.

Le Forum d’experts sur l’encadrement du cannabis au Québec se termine mardi soir.

Zacharie Goudreault Métro

Le cannabis augmenterait les performances cognitives des seniors… chez la souris.

Le THC, la molécule active du cannabis, aurait un impact positif sur les performances cognitives de souris âgées. Sean Bailly

Les effets du cannabis dépendent-ils de l’âge ? L’équipe d’Andreas Zimmer, de l’université de Bonn, a étudié l’impact de faibles doses de tétrahydrocannabinol (THC), la substance active du cannabis, sur les performances cognitives de souris jeunes et adultes.

Les chercheurs ont comparé le temps mis par des souris pour trouver un abri dans un labyrinthe plein d’eau. Les souris adultes mettaient plus de temps que les jeunes. Cependant, des souris adultes traitées avec du THC voyaient leurs performances s’améliorer au point de rivaliser avec les jeunes. A l’inverse, le THC diminue les performances cognitives des jeunes souris, comme on l’observe aussi chez les jeunes humains.

Chez les souris âgées traitées au THC, les chercheurs ont noté que les neurones de l’hippocampe, une zone cruciale de l’apprentissage, avaient plus d’épines dendritiques (les zones de contact avec d’autres neurones).

Le THC serait-il ainsi un remède anti-âge chez l’homme ? Difficile à dire pour le moment. Les chercheurs se sont jusqu’à présent focalisés sur l’impact du cannabis chez les jeunes, et ont peu étudié ses effets chez les personnes âgées. L’équipe d’Andreas Zimmer envisage de combler ces lacunes.

L’effet nocif du cannabis sur les aptitudes cognitives des jeunes, en revanche, se confirme.

Une nouvelle étude renforce l’idée que sa consommation précoce, avant 17 ans, influe sur le niveau d’études atteint par la suite. La plupart des travaux sur ce lien ne prenaient pas en compte de nombreux autres facteurs susceptibles d’influer sur la consommation précoce de cannabis (contexte familial, difficultés scolaires, etc.).

En s’affranchissant de ces biais et en suivant plus de 1 100 personnes, Maria Melchior, de l’institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Inserm, université Pierre-et-Marie-Curie), et ses collègues ont montré que « la consommation précoce de cannabis peut induire des difficultés scolaires, se traduisant à terme par un niveau d’études inférieur à celui obtenu par des jeunes non consommateurs, et ceci quel que soit le milieu social considéré et les difficultés psychologiques ou scolaires des jeunes ».
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Des preuves que le cannabis est la porte d’entrée à d’autres addictions

| 10.06.2017
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Consommer de façon régulière ou occasionnelle du cannabis pendant l’adolescence serait associé à un risque accru d’alcoolisme, de tabagisme ou d’usage de drogues dures à l’âge adulte. c’est ce que révèle une étude américaine parue dans the Journal of Epidemiology and Community Health, une revue du BMJ.

De nombreux facteurs pris en compte

Le débat n’est pas nouveau en soi. Ce n’est en effet pas la première fois que la marijuana se voit suspectée d’agir comme une porte d’entrée vers la consommation d’autres drogues. Mais, jusqu’ici, les preuves n’étaient pas si solides. Des chercheurs ont donc regardé cela de plus près et ont analysé les données d’une cohorte de grande ampleur : the Avon Longitudinal Study of parents and Children (ALSPAC). Les scientifiques ont observé les consommations de cannabis et si cela pouvait prédire les mésusages d’autres substances addictives au début de l’âge adulte (21 ans).

Les informations sur le recours au haschich étaient disponibles pour 5 315 adolescents entre 13 et 18 ans. Ceux-ci ont été interrogés trois fois par an, voir plus, sur cette question. Ils devaient eux-mêmes se classer dans le groupe des non-utilisateurs, celui de consommateurs occasionnels (moins d’une fois par semaine) ou régulier (une fois par semaine voire davantage). En outre, d’autres facteurs ont également été pris en compte, notamment l’éducation de la mère, ces habitudes concernant la drogue et l’alcool, le nombre d’enfants dans la fratrie, les problèmes comportementaux de l’enfant à 11 ans et s’il a commencé à boire ou à fumer avant l’âge de 13 ans. Dès que les participants ont atteint l’âge de 21 ans, ils ont de nouveau été questionnés : cette fois, sur leur consommation d’alcool, de tabac et de drogues dans les trois derniers mois.

L’apprentissage de comportement dangereux

Parmi eux, 462 ont déclaré un usage récent de ces substances :

  • 60 % ont eu recours aux amphétamines,
  • 38 % à la cocaïne,
  • 30 % à des inhalants,
  • 23 % à des hallucinogènes,
  • 16 % à des sédatifs
  • 6 % à des opioïdes.

Certains facteurs étaient très fortement liés à l’usage de cannabis à l’adolescence, notamment être de sexe masculin, le mésusage de substances addictives par la mère, ou des problèmes comportementaux, de tabac et d’alcool avant l’âge de 13 ans. Après avoir pris en considération tous ces facteurs d’influence, les adolescents qui étaient déjà consommateurs de cannabis courraient un risque plus important de consommation de drogue à l’âge de 21 ans.

En effet, la probabilité d’être dépendant à la nicotine était 37 fois supérieure pour les jeunes qui consommaient régulièrement de la marijuana par rapport au non-utilisateur. De même, celle de boire de l’alcool de manière incontrôlée triplait et celle de consommer des drogues dures était multipliée par 26.

Cet accroissement des risques de consommer des substances addictives a été constaté aussi chez ceux qui consommaient du haschich de manière occasionnel, que ce soit tôt ou tard dans l’adolescence.

En revanche, plus les participants en consommaient plus leurs risques de dépendance tabagique comme d’abus d’alcool ou de drogue augmentaient. « Un cinquième des adolescents de notre étude ont consommé du cannabis de façon régulière ou occasionnelle, et s’avéraient plus enclins à présenter des comportements nocifs au début de l’âge adulte », concluent les auteurs.

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Cannabis : des psychiatres inquiets pour les futures générations

Des psychiatres soutiennent que sur la base de leur expérience clinique, le projet de loi sur la légalisation du cannabis à des fins récréatives n’est pas acceptable dans sa forme actuelle et exposera les jeunes à des grands risques en santé mentale.

Karine J. Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ) explique que la recherche scientifique prouve que le cerveau humain continue de se développer jusqu’à l’âge d’environ 25 ans et que la consommation régulière de cannabis pendant cette période très sensible de maturation du cerveau comporte d’énormes risques.

Parmi ces risques figurent des déficits au niveau de l’attention, de la mémoire, de la vitesse de traitement de l’information et de l’intelligence. Mme Igartua précise que dans plusieurs cas, l’imagerie médicale montre des lésions causées au cerveau par le tétrahydrocannabinol (THC), une composante du cannabis.

Elle rappelle que le risque de psychose augmente de 40 pour cent chez tous ceux qui ont consommé du cannabis au cours de leur vie et que la consommation peut précipiter le déclenchement de la maladie.

À son avis, autoriser l’achat de cannabis à 21 ans au lieu de 18 ans permettrait de trouver un meilleur équilibre entre la réduction des méfaits engendrés par le marché illicite et les enseignements de la science pour protéger les générations à venir.

De plus, l’AMPQ propose de déterminer une concentration maximale de THC de tout produit de cannabis légalement en vente au Canada, et de l’indiquer clairement sur les emballages. Elle suggère aussi d’interdire toute forme de publicité visant à promouvoir la consommation du cannabis et d’imposer l’emballage neutre.

Enfin, l’Association espère la création d’un programme d’éducation dans le cursus des études, dès le début du secondaire, sur les conséquences de la prise de drogues.

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En Europe, les drogues de plus en plus dangereuses et mortelles

Les surdoses de drogues font de plus en plus de morts en Europe, où circulent de nouvelles et nombreuses substances « dangereuses » pour la santé, s’inquiète l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) dans son rapport annuel publié mardi.

« Les stupéfiants restent une menace continue, qui évolue et menace en profondeur nos sociétés », a souligné mardi le commissaire européen en charge des Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, lors d’une conférence de presse de présentation de ce document à Bruxelles.

« Aucun pays n’a encore trouvé la réponse miracle sur ces questions », a relevé de son côté la présidente du conseil d’administration de l’OEDT, Laura d’Arrigo. « Il est crucial de partager les expériences et les pratiques, celles qui ont réussi bien sûr, mais aussi celles qui ont eu moins de succès », a-t-elle exhorté.

Le cannabis reste de loin la drogue la plus populaire en Europe, devant la cocaïne, la MDMA (principe actif de l’ecstasy) et les amphétamines (amphétamine et méthamphétamine).

Deux phénomènes préoccupent plus particulièrement M. Avramopoulos: « L’augmentation, pour la troisième année consécutive, du nombre de décès par surdose » de drogue, et l’exposition croissante des jeunes « à de nombreuses drogues nouvelles et dangereuses » pour la santé, notamment les « drogues de synthèse« .

Le rapport de l’OEDT, fondé sur des données collectées en 2015 et 2016, souligne l’augmentation « grave » et « préoccupante » du nombre de décès par surdose dans les 28 Etats de l’UE ainsi qu’en Turquie et Norvège (8.441 décès en 2015, +6% par rapport à 2014), « principalement liés à l’héroïne et à d’autres opiacés » (dérivés de l’opium).

Cette hausse de la mortalité, pour la troisième année consécutive, concerne « presque toutes les tranches d’âge » et des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, la Lituanie ou la Turquie. Elle frappe plus particulièrement les 1,3 million d’Européens considérés comme des « usagers problématiques d’opiacés », un groupe particulièrement « vulnérable ».

L’OEDT souligne que dans des pays comme la France, le Danemark, l’Irlande ou la Croatie, les surdoses d’opiacés utilisés dans des traitement de substitution (méthadone et buprénorphine notamment) tuent plus que l’héroïne. Il appelle donc les Etats à s’adapter pour lutter contre « le détournement de ces substances ».

– Opiacés de synthèse: danger –

Autre préoccupation de l’OEDT, les « nouvelles substances psychoactives » (drogues ou produits de synthèse) qui « représentent toujours un défi considérable pour la santé publique en Europe », d’autant plus que ces produits se renouvellent rapidement (66 nouveautés détectées en 2016 par l’UE) et « ne sont pas assujettis aux mesures de contrôle international ».

Leur « disponibilité globale reste élevée » – l’OEDT en surveillait plus de 620 en 2016, contre environ 350 en 2013 – avec des ventes « de plus en plus clandestines », notamment « sur des marchés en ligne ou illicites », souligne le rapport.

L’OEDT s’inquiète notamment des dangers des nouveaux opiacés de synthèse à forte teneur en principe actif, qui imitent les effets de l’héroïne et de la morphine, et constituent une « menace croissante pour la santé » en Europe et en Amérique du Nord.

Car si ces substances restent encore minoritaires sur le marché des drogues, on les retrouve de plus en plus impliquées dans « des intoxications, mortelles ou non ».

Ces poudres, comprimés, gélules, voire pour certains liquides et pulvérisateurs nasaux, sont « facile à distribuer et à transporter », et donc difficiles à traquer, note l’OEDT.

Parmi ces substances figure les fentanyls, des sédatifs très puissants qui provoquent chaque année des overdoses par dizaines de milliers, notamment en Amérique du Nord. Selon le rapport, « plus de 50 décès associés à ces substances » ont déjà été signalés en Europe.

Ces fentanyls, « dont la teneur en principe actif est exceptionnellement élevée (parfois beaucoup plus que l’héroïne), représentaient plus de 60% des 600 saisies de nouveaux opiacés de synthèse signalées en 2015 », selon l’OEDT.

Quant à la cocaïne, davantage consommée dans les pays de l’Ouest et du Sud alors que les amphétamines le sont plus au Nord et à l’Est, elle semble être de plus en plus disponible dans certaines régions d’Europe, avec une hausse du nombre de saisies et une présence accrue de ses résidus dans les eaux usées, souligne le rapport.

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Un livre d’un d’entre nous

Notre ami  Jean-Paul Tillement a été à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui ont du fuir précipitamment devant les hordes islamiques et qui attendent qu’on les aide à retrouver leur liberté et leur terre.

Ce témoignage éloquent veut relayer l’appel de ces irakiens qui n’ont d’autre tort que celui de refuser la conversion forcée ou la mort.

Ce livre est  en vente aux éditions Fiacre au profit des Chrétiens d’Orient (cliquez ici)

Pr Jean Costentin Président du CNPERT

La légalisation du cannabis interdite par trois traités

Des experts en droit international et les partis de l’opposition exhortent le gouvernement de Justin Trudeau à faire part de ses intentions quant à trois traités des Nations unies qui entrent en conflit avec son plan de légaliser la marijuana récréative d’ici l’été prochain.

Le porte-parole conservateur en matière d’affaires étrangères soutient que la réputation du pays sur la scène internationale est en jeu. Peter Kent estime qu’Ottawa devrait se retirer de ces ententes avant de les enfreindre et ainsi en «respecter les signataires».

Celui qui était ministre de l’Environnement au moment du retrait du protocole de Kyoto martèle que les libéraux devraient agir «par principe» dans le cadre de tous ses rapports avec des organisations internationales.

Le Canada figure actuellement parmi les quelque 185 pays ayant ratifié ces trois accords de lutte antidrogue: la convention unique sur les stupéfiants de 1961, la convention sur les substances psychotropes de 1971, de même que la convention contre le trafic illicite de ces derniers de 1988.

Toutes exigent la criminalisation de la possession, de même que de la production de cannabis.

Le directeur du Labo de stratégie mondiale de l’Université d’Ottawa, Steven Hoffman, croit également que le Canada devrait se désister de ces traités et du même coup, envoyer un message fort quant à son progressisme en matière de drogues. Le professeur affirme que sinon, Ottawa «encourage indirectement d’autres pays à ne pas tenir compte des lois internationales».

Le porte-parole néo-démocrate en matière de justice, Alistair MacGregor, signale pour sa part que si le gouvernement compte bien légaliser la marijuana avant juillet 2018, il doit aviser l’ONU d’ici le mois prochain.

Un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a refusé de préciser ses intentions, déclarant seulement que le Canada se conforme actuellement à ses obligations sur le plan international.

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Pays-de-Galles : des moutons drogués au cannabis terrorisent un petit village

Un troupeau de moutons qui semble avoir mangé des plants de cannabis terrorise les habitants d’un petit village gallois.

Terreur au Pays-de-Galles ! Un troupeau de moutons, visiblement sous l’emprise de cannabis sème la panique dans le petit village de Rhydypandy, raconte le Daily Mail. Les animaux auraient mangé des plants de cannabis non loin de là. Quelques jours plus tôt, les habitants de cette bourgade galloise avaient découvert la plantation et les autorités de Swansea, la ville voisine, avaient ensuite assuré s’être débarrassée de tous les plants de cannabis. Mais il semble qu’il en restait encore quelques-uns et que les moutons ne les aient confondus avec de l’herbe.

« Il y a un troupeau de moutons qui se balade dans les villages et crée une forte nuisance. Ils entrent dans les jardins des particuliers, ils ont même réussi à entrer dans un bungalow et ont semé la pagaille dans une chambre« , a expliqué Ioan Richard, conseiller régional au quotidien britannique.

Celui-ci a aussi indiqué qu’un certain nombre de moutons avaient été tués dans le village, parce qu’ils vagabondaient « confus et hébétés » dans les rues de celui-ci, certains s’étant même jeté sous les roues des voitures.

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Quelle réponse pénale faut-il apporter à l’usage du cannabis?

par Laurent Lemasson
Docteur en Droit Public et Science Politique, responsable des publications à l’Institut pour la Justice

Résumé
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a récemment déclaré que des contraventions pour réprimer l’usage de stupéfiants devraient être mises en place rapidement.
A ce stade les intentions du ministre de l’Intérieur sont floues et de nombreuses questions se posent.
Toutefois, puisque tout le monde comprend bien que ce qui est en réalité principalement visé par le ministre de l’Intérieur, c’est la consommation de cannabis, il vaut d’ores et déjà la peine d’examiner attentivement cette question : sanctionner l’usage (et la détention en petites quantités) du cannabis par une simple amende serait-il une bonne idée ?
Actuellement, selon l’article L. 3421-1 Code de la Santé Publique, l’usage de stupéfiants est un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende.
L’idée de supprimer la peine d’emprisonnement pour ne plus prononcer que des amendes est plutôt populaire auprès du grand public.
Mais le grand public ignore les subtilités du code pénal et du code de procédure pénale et n’a par conséquent qu’une idée très imparfaite des tenants et des aboutissants de cette question.

Comme très souvent en matière de politique pénale le diable est dans les détails, il importe donc d’exposer soigneusement ces détails.
Il apparaît alors que contraventionnaliser l’usage et la détention du cannabis est une fausse bonne idée.

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Tabac, pas brillant

Extrait du Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire N°12 du 30 mai 2017

En 2016, plus d’un tiers des personnes de 15-75 ans déclaraient fumer en France et près de 3 Français sur 10 fumaient quotidiennement.

Ces prévalences sont stables depuis 2010, après la hausse observée entre 2005 et 2010.

L’augmentation du tabagisme chez les femmes dans les classes d’âge les plus élevées s’explique par un effet de génération déjà observé : les générations de femmes chez qui le tabagisme s’est développé sont aujourd’hui âgées de 55 à 75 ans, et une partie d’entre elles n’ont pas arrêté de fumer. La diminution du tabagisme parmi les femmes de 15-24 ans et les hommes de 25-34 ans est en revanche un résultat encourageant pour l’avenir.

L’accroissement des inégalités sociales en matière de tabagisme depuis le début des années 2000 se poursuit. La prévalence de la consommation de tabac augmente parmi les plus défavorisés en matière de diplôme et de revenus et diminue parmi les personnes ayant des hauts niveaux de diplôme et de revenus.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer une prévalence du tabagisme plus élevée parmi les populations socialement défavorisées, notamment l’utilisation de la cigarette pour gérer le stress, la difficulté à se projeter dans l’avenir, la méfiance à l’égard des messages de prévention, le déni du risque, une dépendance nicotinique plus importante, une norme sociale en faveur du tabagisme ou des événements difficiles pendant l’enfance.

De plus, le processus d’arrêt du tabac est différencié selon la situation socio économique : les fumeurs des catégories sociales moins favorisées sont aussi nombreux que les autres à vouloir et à tenter d’arrêter de fumer, mais ils y arrivent moins souvent. Afin de mieux comprendre ces inégalités, une publication française portant spécifiquement sur les usages de substances psychoactives selon la situation professionnelle (en emploi ou au chômage) concluait à la nécessité de réaliser des actions de prévention adaptées, efficaces et acceptables pour les plus défavorisés.

La prévalence du tabagisme en France (un tiers de fumeurs) reste nettement plus élevée que dans les pays voisins :

  • l’Allemagne l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas compte environ un quart de fumeurs
  • l’Italie et la Grande-Bretagne en comptent environ un cinquième.
  • Les États-Unis et l’Australie ont quant à eux un niveau de tabagisme nettement inférieur aux pays d’Europe occidentale, avec environ 15% de fumeurs parmi les adultes en 2014-2015.

Dans ces pays, aux contextes sociétaux et de politique de lutte anti-tabac variés, la tendance est, contrairement à la France, une baisse continue de la prévalence du tabagisme, plus ou moins forte selon les pays, depuis le début des années 2000.

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