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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Mois

décembre 2020

50 ans de ministres de l’Intérieur qui déclarent la guerre à la drogue

Par Aurélien BERNARD
Ministres de l'Intérieur et guerre à la drogue

Un total de 3.952 lieux de vente de stupéfiants a été recensé en France métropolitaine et en Outremer par le ministère de l’Intérieur, a indiqué dimanche Gérald Darmanin dans une interview au Parisien. En sus, il a annoncé la création d’une nouvelle rubrique sur le site de la police nationale pour permettre aux citoyens de signaler un point de deal.

« Je souhaite que la police et la gendarmerie s’attaquent à chacun d’entre eux. Je communiquerai tous les mois le nombre de points de deal démantelés sur le territoire », a déclaré le ministre de l’Intérieur.

50 ans de guerre à la drogue

La prohibition des stupéfiants en France fête ses 50 ans le 31 décembre 2020. 50 années qui nous placent aujourd’hui au rang de 1er consommateurs de cannabis en Europe, avec une consommation annuelle valorisée à plus de 3 milliards € rien que pour le cannabis.

Et si l’on peut suspecter Gérald Darmanin de faire de la communication, mettant sur le même pied islamisme radical et consommation de stupéfiants, voulant à la fois libérer les citoyens du diktat des trafics et, terrible en même temps, les impliquer dans la lutte contre le trafic, il poursuit finalement 50 ans d’intensification de la guerre aux stupéfiants portée par le costume de l’Intérieur.

Le précédent ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait lui aussi déclaré la guerre au trafic de stupéfiants lors d’un déplacement à Marseille de 4 ministres et l’annonce d’un « nouveau plan stup’ ». Il en avait également profité pour renommer l’OCRTIS en OFAST, sans doute pour faire oublier que la précédente DEA française était accusée d’être un des principaux importateurs de cannabis en France. Avant cela, c’était l’amende Poulliat qui était inaugurée en grande pompe, après une fausse expérimentation qui n’aura même pas attendue d’être évaluée pour être généralisée, tout en perpétuant une grande tradition raciste française née le 31 décembre 1970.

Raymond Marcellin, alors ministre de l’Intérieur, déclarait le 26 juillet 1971, que pour punir les trafiquants de drogue « il faudra aller jusqu’à la peine de mort si les peines actuelles ne sont pas suffisamment dissuasives. »

« Le ministre veut ainsi que soit renforcée la répression du trafic des stupéfiants dont la sévérité avait déjà été accrue par une loi du 31 décembre 1970. Il reprend ainsi une proposition de M. Gaston Defferre. maire de Marseille – l’un des principaux carrefours de la drogue en France, – qui le 8 juin dernier avait réclamé, lui aussi, la peine de mort. En déclarant que la lutte contre les stupéfiants est une  » affaire nationale « ,

M. Marcellin retrouve l’ expression qu’avait employée récemment le président des Etats-Unis pour qualifier une menace, aux proportions de plus en plus alarmantes » peut-on lire dans un article du Monde du 28 juillet 1971.

Tous ses successeurs iront aussi sur un vocabulaire martial pour envisager la lutte contre les stupéfiants, soit contre les consommateurs soit contre le trafic, exception faite de Bruno Leroux et Mathias Fekl qui ne sont restés respectivement que 4 puis 3 mois en poste. En voici une sélection :

  •  Michel Poniatowski (1977)  : « Il y a un problème en Hollande, a-t-il dit, c’est que les lois ne permettaient pas une action suffisamment pressante sur les drogués. »
  • Christian Bonnet (1980) : « En fait, il n’y a pas de drogues douces et de drogues dures. De la drogue douce on glisse fatalement à la drogue dure… « . Christian Bonnet a également dédié 200 fonctionnaires de police à la lutte exclusive contre les stupéfiants 600 autres « avaient été formés à la lutte contre le trafic de drogue, et, enfin, qu’une collaboration suivie avec les polices des pays voisins et lointains portait ses fruits dans le démantèlement des laboratoires et des réseaux »
  • Jacques Chirac et Charles Pasqua (1987) : « Le gouvernement Chirac a en effet mené une politique plus stricte en la matière (entre autres sous l’influence de Charles Pasqua, Ministre de l’Intérieur) que les gouvernements socialistes qui l’ont précédé. Albin Chalandon, à l’époque Garde des Sceaux, aurait lui-même annoncé une croisade contre la drogue, qui visait surtout l’usager de drogue. »
  • Paul Quiles (1989) : « le ministre a lancé  » une véritable guerre à la drogue « , qui devient la  » priorité  » de son action ministérielle ». Et déjà l’apparat d’une « fermeté » française : « Faut-il légaliser l’usage de drogues pour mieux contrôler leur consommation et leur trafic ? […] A ces questions qui intéressent tout autant les services chargés de la santé publique, le ministre de l’intérieur entend apporter des réponses policières. Il a engagé la police à appliquer sans faille le plan à dominante nettement répressive proposé par le préfet Broussard.  » La France n’a qu’une seule attitude face à ce fléau mondial qu’est la drogue : la fermeté « , a confirmé M. Quilès.  » Cette fermeté s’appuie sur une loi _ la loi du 31 décembre 1970 _ qui n’a jamais été remise en cause et qui condamne aussi bien l’usage, la revente que le trafic, a poursuivi le ministre. Drogues douces et drogues dures, le même régime répressif s’applique. »
  • Philippe Marchand (1991) : « La lutte contre la drogue reste une priorité qui justifie les moyens importants qui lui sont consacrés ainsi que le développement constant de la coopération internationale. L’effort sera maintenu en particulier sur la surveillance de la circulation des capitaux issus du trafic des stupéfiants. »
  • Jean-Louis Debré (1997) : Jean-Louis Debré pointait une « attitude laxiste à l’égard de la drogue » et déclarait : « Je me demande si après avoir connu la gauche caviar, nous ne sommes pas en train de voir arriver la gauche pétard. »
  • Jean-Pierre Chevènement (2000): « Il conviendra de lutter plus efficacement encore contre le trafic de stupéfiants. »
  • Dominique de Villepin (2004) : « C’est pourquoi la lutte contre les stupéfiants constitue une priorité absolue pour la sécurité en France. Face à cette menace nouvelle, nous devons mettre en place des moyens nouveaux. »
  • Nicolas Sarkozy (2007, alors président) : « Il faut renforcer la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogues qui fait des ravages dans un certain nombre de nos quartiers. Il faut renforcer la lutte contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogues qui fait des ravages dans un certain nombre de nos quartiers. L’économie souterraine est une menace pour notre société, elle impose une non-société, dépourvue de droits et de devoirs. Elle aboutit à la ghettoïsation de zones et à la prise en otage de populations entières qui sont les premières victimes des voyous. C’est pourquoi, elle doit être combattue vivement. »
  • Michèle Alliot-Marie (2008) : « Michèle Alliot-Marie déclare la guerre aux trafiquants et à l’économie souterraine dans les quartiers. « 
  • Brice Hortefeux (2010) : « Brice Hortefeux intensifie la lutte contre la drogue »
  • Claude Guéant (2011) : « Guéant veut «nettoyer» St-Ouen des deals de drogue »
  • Manuel Valls (2012) : « le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a rappelé lundi que la lutte contre le trafic de drogue était une « guerre de tous les instants qui ne peut souffrir aucune faiblesse »
  • Bernard Cazeneuve (2015) : « Bernard Cazeneuve intensifie la lutte contre le trafic de drogue à Saint-Ouen »

Manque d’originalité

La guerre à la drogue française est née un 31 décembre 1970, dans un contexte international, scientifique et politique complètement différent. Nixon était au pouvoir aux Etats-Unis et avait lancé la guerre à la drogue notamment pour discréditer la communauté noire. La France, comme tout le monde, avait suivi les Etats-Unis dans cette vision prohibitionniste.

Gérald Darmanin n’a rien inventé mais ne s’est pas non plus renouvelé. Si ses prédécesseurs ont échoué, arrivera-t-il à faire mieux en reprenant les mêmes recettes ?

Dry January : quels sont les bienfaits de ce défi de passer un mois sans alcool ?

31 jours sans alcool ; vous êtes prête à relever le challenge ? On parie que oui quand vous connaîtrez tous les bienfaits du dry january.

Le foie gras, les chocolats, le champagne, les vins rouge et blanc, les cocktails… Chaque année, c’est la même chose, on termine décembre avec un foie et un corps en vrac. Et si on ne regrette pas vraiment ces excès (après tout, on ne vit qu’une fois), on ressent généralement le besoin d’une bonne détox.

Perdre du poids : voici les alcools les moins caloriques à siroter lors du réveillon

Depuis quelques années, le « Dry January« , lancé outre-Manche en 2013, gagne de plus en plus d’adeptes. Le concept : ne pas boire d’alcool (du tout) pendant tout le mois de janvier.

En général, votre portefeuille vous dit merci et votre corps aussi ; voici pourquoi.

Dry January : des effets sur le poids

Alcool = sucre. Même une boisson alcoolisée peu calorique reste une bombe qui sera métabolisée en priorité par l’organisme.

D’autant plus que le rhum ou la petite vodka qui font plaisir sont rarement consommés seuls. Et qui dit cocktail dit sodas, sirops et autres diluants, ce qui revient à multiplier la mise.

L’arrêt de l’alcool pendant un mois devrait donc vous permettre de perdre un peu de poids. On ne vous parle pas de 10kg, mais peut-être 1 à 4kg, selon les métabolismes. Et c’est déjà pas mal.

Dry January : des bienfaits pour votre sommeil

Cela peut sembler étonnant ; on s’est tous vu après trois verres de rouge, et clairement, on ne rêve que d’une chose : retrouver les bras de Morphée. Mais vous avez beau tomber comme une masse, la qualité de votre sommeil en pâtit et vos batteries ne sont pas pleinement rechargées le lendemain.

L’arrêt de l’alcool pendant quelques semaines permet d’améliorer nettement la qualité de votre sommeil.

Dry January : des effets sur le foie

Une période d’excès comme celle des fêtes de fin d’année est un danger pour le foie, qui peut se retrouver surchargé en graisses. On appelle ça la stéatose. Le fait de ne pas boire pendant quelques temps permettra heureusement à votre corps de s’en remettre.

Vous retrouverez un foie sain, ce qui vous permettra de renforcer votre système immunitaire. Pas de refus par les temps qui courent…

Dry January : des effets sur votre consommation de l’alcool tout au long de l’année

Le fait de ne plus boire d’alcool fait prendre conscience de sa consommation et permet de se déshabituer. Après un dry january, il est donc fort probable que vous consommiez moins d’alcool tout au long de l’année.

Pour information, afin de limiter les risques liés à l’alcool, la consommation maximum conseillée est de 10 verres d’alcool standard par semaine, sans dépasser 2 verres par jour. Maximum. Surtout, pas tous les jours : il faut garder minimum trois jours d’abstinence par semaine.

Alors, prêt(e) ?

Source

19/2/2020 : Assemblée Nationale

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Elle prépare pour Noël des biscuits au cannabis, ses parents sont hospitalisés

SPACE CAKE Ils ont été pris de vertiges, nausées, palpitations et problèmes circulatoires et ont dû recevoir un traitement

Il ne s’attendait pas à fêter Noël de cette façon. Un couple allemand originaire de Wismar a été hospitalisé jeudi 24 décembre, après avoir mangé des biscuits préparés par sa fille. Cette dernière avait visiblement trouvé géniale l’idée d’ajouter du cannabis dans sa préparation, rapporte Swissinfo. Ce que ses parents n’ont visiblement pas digéré.

Le père a été le premier à ressentir des symptômes. Pris de vertiges, nausées, palpitations et problèmes circulatoires, il a dû être pris en charge par les secours. Ces derniers sont ensuite revenus pour transférer la mère de famille à l’hôpital, elle aussi se sentant mal à son tour. Tous deux hospitalisés, les parents ont reçu un traitement complémentaire.https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/src/fm5x8f/zone/1/showtitle/1?tagparamdecoded=actu%2Fvideo_actu/

Une enquête ouverte pour lésions corporelles graves

C’est en revenant au domicile familial cette deuxième fois que les secouristes ont compris les symptômes du couple avaient été provoqués par la recette des biscuits concoctés par leur fille. Cette dernière pourrait être poursuivie pour lésions corporelles graves et violation de la loi sur les stupéfiants. Une enquête a ainsi été ouverte.

Quant aux biscuits, ils ont été confisqués par la police.

France : hospitalisés après avoir consommé un puissant cannabis

Quatre consommateurs réguliers de drogue originaires de la Gironde, ont eu la mauvaise idée de prendre un puissant cannabis appelé MDMB-4en-PINACA. La drogue de synthèse a fait son effet, et les quatre hommes se sont retrouvés à l’hôpital. Selon le Centre d’addictovigilance de Bordeaux, ce cannabinoïde de synthèse décuple la puissance des effets du THC, le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis.

« Les effets apparaissent à des doses particulièrement faibles (une bouffée de cigarette suffit), cela explique d’ailleurs qu’ils soient utilisés en pulvérisation sur de l’herbe vendue pour du cannabis » ajoute le Centre d’addictovigilance. Les médecins ont pu constater chez les quatre infortunés, des vomissements, des nausées, des hallucinations, un malaise, de la tachycardie avec hypotension, un sentiment de mort imminente ou encore une amnésie. Des symptômes qui se présentent rarement chez les consommateurs réguliers de cannabis.

Une drogue qui aurait déjà causé des décès

Selon le quotidien régional Sud-Ouest qui a rapporté l’information, ces girondins auraient pu mourir parce que cette drogue de synthèse apparue en Europe en 2017 aurait déjà causé des décès du fait de sa dangerosité. Pour rappel, c’est le laboratoire de pharmacologie toxicologie du CHU de Bordeaux qui a analysé l’herbe consommée par les quatre individus. Il a découvert dans cette plante le « MDMB-4en PINACA » en question.

Aux États-Unis, la légalisation du cannabis dope la corruption

POLITICO (ARLINGTON) En donnant à des élus locaux le pouvoir de réguler une activité qui se chiffre en millions de dollars, de nombreux États américains ont créé un terreau fertile pour la corruption et le favoritisme, rapporte Politico.

En 2015, Jasiel Correia était une étoile montante du Parti démocrate. Ce fils d’immigrés capverdiens était devenu maire de Fall River, ville portuaire ouvrière du Massachusetts, à seulement 23 ans, ce qui lui avait valu les félicitations de la sénatrice Elizabeth Warren et du député Joe Kennedy. Mais quatre ans plus tard, des agents fédéraux l’ont fait sortir de chez lui menottes aux poignets : Correia était accusé d’avoir tenté d’extorquer près de 600 000 dollars à des distributeurs de cannabis “en échange de l’octroi de licences lucratives pour vendre de l’herbe dans sa ville”, indique Politico.

Pour le site américain, la chute du jeune maire de Fall River est loin d’être un cas isolé. Elle est emblématique “d’un boom de la corruption liée au cannabis à travers tout le pays, du Massachusetts à la Californie en passant par l’Arkansas” :

Ces dix dernières années, 15 États ont légalisé le marché de la marijuana récréative pour les adultes de plus de 21 ans, et 17 autres ont légalisé la marijuana médicale. Mais dans leur empressement à limiter le nombre de vendeurs agréés et à donner aux municipalités le contrôle de l’emplacement des dispensaires, ils ont créé autre chose : un marché pour la corruption locale.”

Presque tous les États qui ont légalisé la marijuana donnent à des élus locaux le pouvoir d’approuver des licences ou de contrôler leur nombre, souligne Politico. Ces élus, aux mandats souvent modestes, doivent prendre des décisions dont les conséquences se chiffrent en millions de dollars, et ces restrictions ont incité les entrepreneurs du marché du cannabis à faire de grosses contributions aux campagnes des élus ou à engager des lobbyistes :

Pour certains entrepreneurs, les paiements peuvent être vus comme un ticket d’entrée vers le prospère marché du cannabis. Pour certains politiciens, l’attrait d’un pot-de-vin ou d’une faveur peut être irrésistible.”

À Fall River, ville de 90 000 habitants, la mairie de Jasiel Correia facturait les lettres d’approbation locale entre 100 000 et 250 000 dollars de pots-de-vin. En mai, deux élus de Calexico, près de la frontière californienne avec le Mexique, ont été accusés d’avoir sollicité des pots-de-vin auprès d’un agent du FBI infiltré. Un mois plus tard, José Huizar, conseiller municipal de Los Angeles, était arrêté, accusé lui aussi de corruption dans le cadre de marchés immobiliers et de distribution du cannabis.

La solution : moins de restrictions ?

Des allégations de corruption ont également été signalées dans les administrations de certains États, poursuit Politico. Une ancienne élue du Maryland, Cheryl Glenn, a ainsi été condamnée à deux ans de prison en juillet dernier pour avoir accepté des pots-de-vin en échange du vote d’une loi favorable à des entreprises de cannabis médical.

À lire aussi : États-Unis. En Californie, le confinement fait les affaires des producteurs de cannabis

Selon Politico, ces affaires ne sortent pas de nulle part. Le FBI a en effet mis en garde l’ensemble des États américains contre les problèmes de corruption liés à l’industrie du cannabis. Les États progressistes comme la Californie et le Massachusetts ne sont en outre pas les seuls concernés. Des programmes de distribution du cannabis à des fins médicales dans des États plus conservateurs comme l’Arkansas et le Missouri ont également fait l’objet d’allégations de corruption.

Certains États semblent pourtant être restés à l’abri des polémiques sur la corruption liée au cannabis. Leurs points communs ? Ils attribuent un nombre limité de licences par un système de loterie, comme l’Arizona, ou ils n’en limitent pas le nombre, comme le Colorado ou l’Oklahoma. La preuve, pour de nombreux acteurs du secteur, que les autorités devraient simplement laisser le marché réguler lui-même l’activité, conclut Politico.

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ALLEMAGNE : ELLE MET DU CANNABIS DANS SES BISCUITS DE NOËL, SES PARENTS FINISSENT À L’HÔPITAL

Une bien mauvaise idée.

Pour pimenter un peu son réveillon de Noël, une jeune fille a agrémenté ses biscuits de Noël d’un peu de cannabis avant de les servir à ses parents. Résultat : le couple a fini hospitalisé à Wismar (Allemagne).

Quelques minutes après les avoir dégustés, le père et la mère ont été pris de vertiges, de nausées et de palpitations, nécessitant l’appel à deux reprises des secours, rapporte SwissInfo.

Lors de leur deuxième intervention, les pompiers ont découvert que la jeune fille du couple, âgée de 24 ans, avait ajouté à sa recette quelques grammes de cannabis.

Une enquête a donc été ouverte pour lésions corporelles graves et violation de la loi sur les stupéfiants. Quant aux biscuits restants, ils ont été confisqués par la police.

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Voici les âges auxquels il est le plus dangereux de boire de l’alcool

Publié le 23/12/2020

Il est bien entendu très néfaste pour la santé de consommer de l’alcool de manière excessive, quel que soit son âge. Une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) montre cependant qu’il existe des périodes de la vie où le cerveau est plus particulièrement sensible aux effets de l’alcool. Les chercheurs ont rassemblé une quinzaine d’études et identifié trois périodes charnières.

  • La gestation, lorsque le fœtus se développe dans le ventre de la mère. « Même une consommation modérée d’alcool pendant la grossesse est associée à une baisse des capacités cognitives et comportementales chez l’enfant », soulignent les auteurs. 10 % des femmes enceintes boivent pourtant de l’alcool durant leur grossesse.
  • L’adolescence (15-19 ans), où la consommation d’alcool se traduit souvent par le binge drinking. « 20 % des 15-19 ans en Europe déclarent boire de façon excessive occasionnellement », s’alarment les chercheurs.
  • Or, « plusieurs études montrent que cette consommation excessive à l’adolescence est associée à une réduction du volume néocortical, à un développement moindre de la matière blanche et à des déficits faibles à modérés dans un large éventail de fonctions cognitives », notent les auteurs.
  • Les personnes âgées (plus de 65 ans), dont la consommation d’alcool est plus rare et méconnue. Pourtant, là encore, la consommation même modérée d’alcool après 65 ans augmente les risques de souffrir de lésions cérébrales (bien qu’on ne dispose pas de preuves suffisantes pour savoir si cela se traduit par un déclin cognitif prématuré).

Outre l’âge, le sexe joue également un rôle important. Selon une étude parue en juin 2020, les femmes seraient ainsi plus sensibles aux effets nocifs de l’alcool en cas de binge drinking pour des raisons hormonales.

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La drogue livrée à domicile

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