« Nous allons interpeller les députés sur la légalisation du cannabis »

 

Elisa Martin, la Première adjointe en charge de la tranquillité publique à la Ville de Grenoble, est sortie de son silence concernant la sécurité et le trafic de drogue qui “gangrène” la ville, pour reprendre les propos de Jean-Yves Coquillat, procureur de la république (édition du 26 juillet), lui-même réagissant au désarroi des habitants des deux tours du quartier Jouhaux (édition du 25 juillet) qui n’en peuvent plus de vivre au milieu d’une poignée de dealers qui dictent leur loi.

« Le poids des stupéfiants dans la ville nous préoccupe autant qu’il préoccupe les habitants, commence l’élue. Il ne s’agit pas d’un fait grenoblois mais bien d’un phénomène national et même international. Nous trouvons évidemment écho aux propos du procureur mais il s’agit d’avoir un regard lucide sur Grenoble qui est une place du grand banditisme depuis un certain temps maintenant. Dans son ouvrage “Mafias” (Fayard), le juge d’instruction Gilbert Thiel consacre un chapitre entier sur Grenoble…

Nous sommes confrontés à des groupes mafieux à la fois organisés et violents qui n’hésitent pas à happer les adolescents du quartier pour en faire des “guetteurs”. A notre niveau, nous faisons notre part, nous coopérons avec les services de police tout en ayant une politique éducative continue.

Nous n’avons pas hésité à ouvrir des accueils loisirs en direction des ados au cœur des quartiers chauds que ce soit Mistral, Lys Rouge ou Très-Cloîtres parce que nous pensons qu’il faut continuer à garder un échange avec les populations. Le cadre législatif ne fonctionne pas, l’interdiction suscite du désordre. Nous allons donc interpeller les députés pour une réponse législative et poser la question de la légalisation du cannabis.

A partir du mois d’octobre, nous allons lancer une campagne de communication pour sensibiliser les consommateurs de cannabis afin de leur rappeler que lorsqu’ils viennent acheter leur drogue, ils soutiennent un système de terreur et de mise en danger des plus jeunes. Ils n’en ont peut-être pas conscience une fois chez eux, assis confortablement sur le canapé à fumer. Le problème est à la fois d’ordre public mais aussi de santé publique ».

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L’exposition prénatale à l’alcool favorise le risque d’addiction

La connaissance des effets de la consommation d’alcool au cours d’une grossesse ne date pas d’hier. En effet, déjà dans la Bible, on pouvait lire « tu vas concevoir et porter un fils : maintenant ne bois pas de vin ou de boissons fortes ». Et, l’un des nombreux dangers associés à l’exposition alcoolique prénatale est un risque accru d’addiction.

Effets de l'alcool prénatal sur le futur enfant

Grossesse et alcool ne font pas bon ménage

Les Français, mauvais élèves

En France, la notion de dangers lors de la consommation de boissons alcoolisées pendant une grossesse reste floue. Ainsi, une enquête de l’Inpes en 2015 laisse transparaître le manque de connaissances des Français concernant les risques d’une alcoolisation prénatale. Seulement 25% des personnes interrogés affirmaient que toute consommation d’alcool pendant la grossesse comporte un risque pour le futur enfant. Cependant, la majorité des participants avaient conscience que le risque pour l’enfant existe pour une alcoolisation excessive. Près de 37 % affirmaient que le danger est présent uniquement dans les cas où la consommation quotidienne.

Finalement, le message important est que les connaissances scientifiques actuelles ne permettant pas de déterminer une quantité d’alcool sans risque pour l’enfant. Ainsi, par principe de précaution, l’abstention est de mise. Il est conseillé aux femmes enceintes de ne pas consommer d’alcool tout au long de la grossesse.

Les dangers encourus par l’enfant

Les effets causés par l’alcoolisation fœtale sont nombreux, très divers et certainement sous-diagnostiqués. Ces troubles vont de la forme la plus classique, mais aussi la plus grave appelée « le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale » (SAF) à des formes incomplètes se manifestant par des difficultés d’apprentissage avec ou sans problème d’adaptation sociale.

Le SAF comprend :

  1. Une dysmorphie faciale (une distance raccourcie entre le coin interne et le coin externe de l’œil, amincissement de la lèvre supérieure et un sillon naso-labial allongé et lisse) ;
  2. Un retard de croissance ;
  3. Des troubles du développement neurologique se manifestant parfois par un retard mental, et le plus souvent par des difficultés d’apprentissage et des troubles sensoriels, du langage, du comportement, de l’insertion sociale, d’adaptation, etc.

Cependant, la forme la plus fréquente se traduit par des troubles neuro développementaux, un échec scolaire, de la délinquance et la consommation de produits dangereux.

Consommation prénatale d’alcool et addiction : le lien dévoilé

L’une des conséquences observables d’une exposition prénatale à l’alcool est le risque accru de développer une addiction dans le restant de la vie. Des chercheurs américains se sont attachés à découvrir la raison de ce lien entre alcool et addiction.

Avant toute chose, il convient de revenir rapidement sur les mécanismes cérébraux mis en jeu dans une addiction. Tout se déroule au niveau du « circuit de la récompense » qui va être sur-stimulé par les drogues. Le circuit de la récompense est un groupement de neurones dans le cerveau responsable des sensations de plaisir. Et, le messager chimique entre les divers neurones le constituant est la dopamine. Les drogues vont augmenter la quantité de ce messager (ou plus scientifiquement neurotransmetteur) au niveau du circuit de la récompense créant ainsi une sensation de plaisir intense que la personne va donc naturellement chercher à retrouver par la suite.

Le chercheur Roh-Yu Shen, soutenu par le NIH (National Institute of health) et le NIAAA (National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism) a réussi à répondre à la question : pourquoi l’exposition prénatale à l’alcool augmente-t-elle la probabilité de développer une addiction par la suite ?

La clé du mystère semble liée aux endocannabinoïdes, des substances chimiques produites par le cerveau. Les endocannabinoïdes jouent un rôle important au niveau d’une zone particulière du cerveau (Aire tegmentale ventrale, ATV) où ils vont affaiblir les neurones à dopamine dits « excitateurs » du circuit de la récompense.

Lorsque le cerveau du fœtus a été exposé à l’alcool, les endocannabinoïdes ont un effet réduit (par rapport à un cerveau qui n’a pas été exposé) sur les neurones à dopamine impliqués dans les comportements d’addiction. La conséquence de cette modification est que les neurones à dopamine présents dans le cerveau deviennent plus sensibles aux effets de la drogue. En effet, ces derniers perdent l’habitude d’être affaiblis et vont au contraire se renforcer. Cette plus grande sensibilité, implique une quantité moindre de substance pour développer une dépendance.

Les scientifiques précisent que comprendre le rôle que les endocannabinoïdes jouent dans l’augmentation de la sensibilité du cerveau aux addictions, c’est être capable de développer de nouvelles thérapies pour lutter contre leurs effets. On peut ainsi espérer, voir arriver très prochainement de nouvelles armes pour lutter contre les addictions.

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Un court-métrage poignant et éducatif : Addiction

Loin des clichés liés à l’addiction, l’association Cellofan’ a dévoilé, il y a quelques jours à la Maison des adolescents, un court-métrage poignant et éducatif intitulé Addiction. Une manière pour l’association de parler de l’addiction autrement et surtout sans porter de jugement

ADDICTION from Cellofan’ on Vimeo.

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Santé: le mélange cannabis et café serait MORTEL !

1000 effet cannabis et café

Une récente étude s’est intéressée au mélange entre cannabis et café. Les résultats ne sont pas encourageants pour les consommateurs.

LE CANNABIS ET LE CAFÉ SE COMPLÈTENT L’UN L’AUTRE

L’étude en question s’est intéressée aux différents composants du cannabis et du café. À savoir le combo entre THC, substance présente dans la dopamine relâchée par le cannabis, et le café. Ou n’importe quel autre excitant d’ailleurs. Mais vous vous en doutez, le mélange n’est pas forcément agréable pour le corps ou l’esprit.

En effet, consommer du cannabis en buvant du café accentue les effets de la drogue. Mais le magasine newsweed qui a repris l’info, l’analyse ainsi : « D’une part, de petites doses de caféine semblent renforcer les effets du THC. D’autre part, une trop forte dose de caféine augmente la consommation de cannabis et en diminue l’effet, ce qui peut provoquer une dépendance au THC, à la caféine ou aux deux combinés. »

DES TESTS ONT ÉTÉ FAIT SUR DES SINGES ACCROCS AU CANNABIS

Les scientifiques à l’origine de cette étude ont expérimentés leurs résultats sur un groupe de singe. Déjà, niveau morale éthique, c’est pas top. Ils leur ont administré de la MSX-3, substance proche de la caféine, ainsi que du THC. Ils ont remarqué que plus la dose de caféine augmentait, plus le THC disparaissait lentement du corps des singes.

En d’autres termes, l’effet du cannabis est très fortement augmenté en fonction de la dose de café ingurgitée. Cela peut ainsi mener à une dépendance croissante, voir des troubles psychologiques graves. Certains entraînant une mort cérébrale.

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Le mot du jour Chemsex

PAR ORLANE DURIMEL

ACTUALITÉ
Cette pratique sexuelle qui implique la prise de drogues dures se répand partout en Europe, notamment au sein de la communauté homosexuelle. Elle inquiète les médecins et associations qui en voient les effets dévastateurs.

Pourquoi on en parle ?

Le terme de chemsex a été évoqué à plusieurs reprises lors de la Neuvième Conférence Scientifique sur le VIH qui s’est déroulé du 23 au 26 juillet à Paris. En effet, les spécialistes du sida pointent du doigt ce nouveau jeu sexuel qui participe à une propagation du VIH.

Le chemsex, qu’est-ce que c’est ?

Contraction de « chemicals » (drogues chimiques en anglais) et de sexe, le chemsex est une pratique qui consiste à avoir des rapports sexuels tout en étant sous psychotropes, c’est-à-dire des produits ayant un effet sur l’activité cérébrale au niveau du système nerveux. L’alcool, le tabac, la caféine ou encore le cannabis sont par exemple de psychotropes naturels.

Seulement, les usagers du chemsex ne sont pas des adeptes des produits naturels. Ils préfèrent les produits de synthèses aux effets bien plus puissants. La pratique amuse et stimule les plaisirs mais entraîne une baisse de vigilance chez les deux partenaires.

Une fois la drogue injectée dans le sang les usagers deviennent vite accro même si la consommation est occasionnelle(Photo : Pixnio)

La pratique du chemsex, apparue au Royaume-Uni à la fin des années 2000, est très courante au sein de la communauté homosexuelle. « Les usagers n’utilisent plus de préservatifs et se partagent même les aiguilles pour s’injecter de la drogue, affirme Vincent Leclercq, membre de la plateforme téléphonique de l’association AIDES et de la Coalition Internationale Sida. C’est devenu une pratique à risque qui expose de plus en plus aux MST et au VIH. »

De la vente à bas prix sur internet

Depuis quelques années, l’émergence d’un nouveau marché est apparue, de nouvelles catégories de produits sont accessibles et vendus très facilement et à bon prix. « Ils prennent de la 3MMC ou de la 4MEC, des drogues dures avec un très fort potentiel addictif », selon Vincent Leclercq. Souvent mélangés à d’autres drogues avant d’être consommées, ces produits de synthèses sont très dévastateurs et se vendent à seulement 10 € le gramme quand la cocaïne se trouve à 60 ou 80 € le gramme.

Les drogues se trouvent facilement sur internet et il est possible de se faire livrer à domicile. Le marché est entretenu par le site de rencontre gay « Grindr », où les adeptes de chemsex sont nombreux.

Une addiction rapide

La pratique qui se répand inquiète les professionnels de la santé. « Les quantités absorbées sont très importantes, l’effet de la drogue est beaucoup plus direct et en plus, le potentiel additif est multiplié », s’inquiète un membre de Fédération Addiction. Nous n’avons pas de remède miracle hormis les cures de désintoxication, et les séances de psychologues. »

Selon un rapport de l’Onu cette semaine, le sida a tué 1 million de personnes dans le monde en 2016. (Photo : Photobanque gratuite)

 

Pour l’instant, il est « impossible détablir des statistiques sur le nombre de personnes concernées, ni sur les drogues consommées », ajoute-t-ilMais l’augmentation du nombre de « chemsexeurs » se vérifie sur le terrain. Vincent Leclercq estime ainsi qu’une vingtaine d’appels par jour au dispositif d’écoute de AIDES concerne le chemsex. « Ils sont en détresse face à leur consommation de produits, trois semaines suffisent pour devenir accro. »

Les victimes du chemsex « décrochent très rapidement », ajoute-t-il. Ils perdent leurs emplois, n’ont plus de vie sociale, font des overdoses, des comas et parfois même succombent en plein acte sexuel. Le manque de vigilance les expose en plus au risque de la contamination par le virus du sida.

C’est pourquoi le sujet a été abordé à la Conférence Scientifique sur le VIH. Selon un rapport de l’Onu cette semaine, le sida a tué 1 million de personnes dans le monde en 2016. En seulement un an, 1,8 million de nouveaux cas a été répertorié, soit une nouvelle contamination toutes les 17 secondes environ.

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Cannabis chez les ados : certains profils plus dangereux que d’autres

Le cannabis a des effets délétères sur le cerveau des jeunes. Il serait particulièrement nocif pour certains utilisateurs dont la consommation augmente dans le temps.

Qui dit cannabis à l’adolescence dit gros risques pour le cerveau du jeune en construction. Mais cela dépendrait de la manière dont l’adolescent consomme durant cette phase de vie. Des chercheurs de l’Ecole de Médecine de l’université de Pittsburgh aux Etats-Unis ont mené une étude à ce sujet parue dans la revue Addiction. 158 garçons et jeunes hommes du Projet Pitt Mère et Enfant y ont pris part. Cette recherche à long terme se concentre sur des hommes à risque de comportements antisociaux et d’autres psychopathologies, selon des critères comme le revenu et la composition du foyer.

A 20 ans, les participants ont rapporté dans un questionnaire leurs habitudes de consommation de cannabis pour chaque année de leur adolescence. Ils ont aussi subi une Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle, qui révèle la connectivité du cerveau et son fonctionnement. Entre 20 et 22 ans, les volontaires ont passé des tests pour évaluer leurs résultats psychosociaux, leur taux de dépression et le niveau d’éducation.

RISQUES DE DÉPRESSION ET MOINDRE ÉDUCATION

Les résultats indiquent qu’une augmentation importante de consommation est plus délétère qu’une consommation forte, stable et constante. Les participants ayant débuté leur usage de manière occasionnelle à 15 ou 16 ans et qui ont vu leur consommation augmenter drastiquement dans les années qui suivent sont ceux qui présentent le plus de dysfonctionnements dans les circuits neuronaux de la récompense, le taux le plus élevé de dépression, et le moins bon niveau d’éducation à l’âge adulte.

Rappelons que quel que soit le profil de consommation, la consommation de ce psychostimulant n’est pas sans risque : « Bien que beaucoup de personnes pensent que le cannabis n’est pas nocif, il peut avoir des conséquences sévères sur le fonctionnement cérébral et physique, l’éducation, et la gestion de l’humeur », alerte Erika Forbes, auteure principale de l’étude.

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Les drogues seraient responsables de 33 % du déficit français annuel

TABAC, ALCOOL ET DROGUES ILLICITES COÛTENT 19,2 MILLIARDS D’EUROS PAR AN

En 2015, à la demande de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), Pierre Kopp a réalisé une étude sur le coût social des drogues en France. Selon cette enquête, chaque année, ce sont 19,2 milliards d’euros qui sont facturés à l’État français à cause des drogues, soit 1 % de son PIB.

Pour réaliser son enquête sur le coût des drogues pour la société française, Pierre Kopp s’est basé sur des données stables datant de 2010. Selon son analyse, l’État dépense 19,2 milliards d’euros tous les ans pour soigner les répercussions du tabac (13,8 milliards d’euros), de l’alcool (3 milliards d’euros) et des drogues illicites (2,4 milliards d’euros) sur la santé des Français. Une somme qui représente 1 % du PIB français.

En d’autres termes, les dépenses étatiques liées à ces addictions représenteraient 33 % du déficit budgétaire annuel. Les taxes de ces produits ne sont pas suffisamment élevées pour permettre l’équilibre du « budget tabac, alcool et drogues illicites ». En effet, alors que les frais médicaux engendrés par les consommations de tabac (25,9 milliards d’euros) et d’alcool (7,7 milliards d’euros) sont salés ; les recettes perçues par l’État avec les taxes tabac et alcool remboursent moins de la moitié des soins prodigués.

Le tabac est l’addiction la plus coûteuse pour le monde 

Pierre Kopp a calculé le coût social des drogues selon plusieurs critères : la valeur des vies humaines perdues, les pertes de qualité de vie et de production, les dépenses en prévention, les répressions et soins, l’économie des retraites non versées, les taxes prélevées sur l’alcool et le tabac … Selon ce chercheur en économie, les coûts sociaux de l’alcool et du tabac sont identiques (120 milliards d’euros chacun).

Celui des drogues illicites est évalué à 8,8 milliards d’euros. (à comparer avec le budget 2017 de la JUSTICE : 8,9 milliards)

Le tabac est sans hésitation la drogue responsable du plus grand nombre de décès. En revanche, les fumeurs vivent plus longtemps (71 ans) que les alcooliques (63 ans). Fumer est également l’addiction la plus coûteuse au monde.

Selon une étude publiée par Tobacco Control en janvier 2017, 6 % des dépenses mondiales liées à la santé sont causées par le tabagisme. En France, les paquets de cigarettes tarifés à 1,50 euro en 1990 sont désormais vendus à  près de 7 euros. Pourtant, selon le cabinet Microeconomix, si le coût pour la société était pris en compte, le prix juste d’un paquet de tabac serait supérieur à 13 euros.

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