Cannabis chez les ados : certains profils plus dangereux que d’autres

Le cannabis a des effets délétères sur le cerveau des jeunes. Il serait particulièrement nocif pour certains utilisateurs dont la consommation augmente dans le temps.

Qui dit cannabis à l’adolescence dit gros risques pour le cerveau du jeune en construction. Mais cela dépendrait de la manière dont l’adolescent consomme durant cette phase de vie. Des chercheurs de l’Ecole de Médecine de l’université de Pittsburgh aux Etats-Unis ont mené une étude à ce sujet parue dans la revue Addiction. 158 garçons et jeunes hommes du Projet Pitt Mère et Enfant y ont pris part. Cette recherche à long terme se concentre sur des hommes à risque de comportements antisociaux et d’autres psychopathologies, selon des critères comme le revenu et la composition du foyer.

A 20 ans, les participants ont rapporté dans un questionnaire leurs habitudes de consommation de cannabis pour chaque année de leur adolescence. Ils ont aussi subi une Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle, qui révèle la connectivité du cerveau et son fonctionnement. Entre 20 et 22 ans, les volontaires ont passé des tests pour évaluer leurs résultats psychosociaux, leur taux de dépression et le niveau d’éducation.

RISQUES DE DÉPRESSION ET MOINDRE ÉDUCATION

Les résultats indiquent qu’une augmentation importante de consommation est plus délétère qu’une consommation forte, stable et constante. Les participants ayant débuté leur usage de manière occasionnelle à 15 ou 16 ans et qui ont vu leur consommation augmenter drastiquement dans les années qui suivent sont ceux qui présentent le plus de dysfonctionnements dans les circuits neuronaux de la récompense, le taux le plus élevé de dépression, et le moins bon niveau d’éducation à l’âge adulte.

Rappelons que quel que soit le profil de consommation, la consommation de ce psychostimulant n’est pas sans risque : « Bien que beaucoup de personnes pensent que le cannabis n’est pas nocif, il peut avoir des conséquences sévères sur le fonctionnement cérébral et physique, l’éducation, et la gestion de l’humeur », alerte Erika Forbes, auteure principale de l’étude.

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