Editorial : le blog est en deuil.

DELAVEAU-P (1)C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès brutal du Professeur Pierre Delaveau dans la nuit du 24 au 25 Août 2014 à Tours.

Membre du CNPERT, il avait adhéré très tôt, avec enthousiasme, à l’idée de la création du blog auquel il a apporté travail, soutien et compétences. Spécialiste des plantes médicinales, il en surveillait les possibilités d’emploi thérapeutique mais aussi les déviances et plus particulièrement les toxicomanies provoquées par les plantes hallucinogènes et euphorisantes.

Son message était clair : le règne végétal peut fournir de nombreuses plantes psychoactives, bien répertoriées, facilement  accessibles.

La puissance des pourvoyeurs de drogues est telle qu’ils peuvent à partir du vivier qu’elles représentent, multiplier leurs offres dans tous les pays, pratiquement sans restriction. C’est la raison pour laquelle notre collègue s’opposait fermement à toute libéralisation de la consommation de cannabis sachant bien que ce serait le début d’une explosion de la consommation de drogues et qu’alors d’autres plantes et substances dérivées suivraient le même chemin, cannabinoïdes, cocaïne et dérivés, substances de synthèse etc…

Pourquoi en tolérer une et pas les autres ? La situation actuelle montre que le danger est bien réel avec le développement nouveau de la consommation de Khat, de solanées et de champignons hallucinogènes.

A l’évidence, le risque est grand de multiplier les toxicomanies.

Pharmacien, docteur en médecine, docteur ès sciences, Pierre Delaveau a enseigné la pharmacognosie à la faculté de pharmacie de Paris et parallèlement a dirigé le service de biologie de l’hôpital Foch de Suresnes. Membre des académies de médecine,  pharmacie et de l’académie dentaire, il avait participé à de nombreuses commissions professionnelles, administratives et réglementaires nationales et européennes.

Il était Chevalier de la légion d’honneur, officier dans l’ordre national du Mérite et officier dans l’ordre des Palmes académiques.

Il était notre référent dans le domaine des substances psychoactives d’origine végétale. Enthousiaste, passionné, il n’a cessé de multiplier les mises en garde contre la consommation des drogues et leurs méfaits, particulièrement chez les sujets jeunes lors de la maturation cérébrale.

Avec le professeur Pierre Delaveau, nous perdons un Maitre, un sage et un excellent communicant qui ne se départait jamais d’une rare élégance et d’une grande courtoisie.

Nous perdons aussi un ami fidèle, un conseiller toujours disponible et attentif, un soutien sans faille.

Nous présentons à son épouse, à ses enfants et petits enfants nos bien sincères condoléances, nous partageons leur chagrin sachant que nous conserverons le beau souvenir de la place qu’il a prise dans notre action.

Il a été enterré dans l’intimité familiale le 29 Août. Un hommage solennel lui sera rendu à l’Académie nationale de pharmacie le 17 Septembre à 14h30, 4 avenue de l’Observatoire  Paris 6e.

 JP Tillement et JP Goullé

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J’ai appris, avec une peine indicible, le décès de notre parfait et magnifique ami, le professeur Pierre Delaveau,
Beaucoup de ceux à qui j’effectue le transfert de ces mails variés le connaissaient et l’appréciaient.
Il en était un des récipiendaires de ces mails, il  appréciait beaucoup d’entre eux, mais évidemment pas tous; il m’incitait à lui en adresser d’autres.
Je poursuivrai ces envois, mais un peu plus tard.
Comme disait le poête « ne me secouez pas, je suis plein de larmes »… et je sais que beaucoup d’entre vous aussi..
Professeur Jean Costentin
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Dépistage cannabis : bientôt un test salivaire à la place d’une prise de sang

Les conducteurs contrôlés positifs au cannabis n’auront plus à se rendre à l’hôpital pour une prise de sang de confirmation.

Un simple prélèvement de salive, effectué sur place, sera effectué

Auparavant, lorsqu’un conducteur était suspecté par la police ou la gendarmerie d’avoir consommé du cannabis, il devait se soumettre à un test salivaire dont les résultats étaient immédiats. Si la consommation de drogue était détectée, le conducteur était emmené à l’hôpital pour une prise de sang de confirmation.

Désormais, la démarche va être simplifiée et accélérée. La méthode du premier test salivaire réalisé sur place va être conservée, mais elle sera complétée par un deuxième test, également salivaire, qui sera analysé dans un laboratoire ultérieurement. Plus besoin donc d’emmener le conducteur à l’hôpital.

Ce nouveau système va être expérimenté sur les conducteurs automobiles dans plusieurs départements, a annoncé le délégué interministériel à la sécurité routière Jean-Robert Lopez.

« Il sera envoyé dans un laboratoire pour confirmer d’une façon incontestable la prise d’une substance illicite », a-t-il ajouté.

Ce test qui se présente sous la forme d’un petit bâtonnet, « devrait nous permettre de pratiquer davantage de dépistages sur le bord de la route »,précise Jean-Robert Lopez, en rappelant que dans 4% des cas d’accidents, l’usage de stupéfiants est le facteur principal.

Les limites d’un test salivaire

Pour l’Académie de pharmacie, la fiabilité des tests salivaires n’est pas optimale, et n’égale pas celle des tests sanguins. Jusqu’à présent, l’analyse de sang confirmait le résultat du test dans 90% des cas. La suppression de cette démarche risque-t-elle d’augmenter les risques d’erreur ?

Les consommateurs de cannabis utilisent déjà les failles du système. Le THC, substance active de la drogue, ne passe pas dans la composition de la salive.Sa présence éventuelle est due à des résidus présents dans la bouchedu fumeur après consommation.

Plusieurs astuces existent donc pour « nettoyer » la bouche et empêcher ou limiter la détection du cannabis en cas de contrôle : faire un bain de bouche mentholé ou manger des aliments gras permettrait de tromper les tests.

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MORT ROBIN WILLIAMS : UNE VIE PLACÉE SOUS LE SIGNE DE LA DROGUE ET DE L’ALCOOL

L’acteur Robin Williams est mort. Alcoolique et drogué, il a lutté toute sa vie contre les addictions…

L’acteur Robin Williams est mort des suites d’une asphyxie, asphyxie qui aurait été provoquée par la volonté de la star de mettre fin à ses jours selon la police qui a retrouvé le corps de Robin Williams dans son appartement de R en Californie.

Un acteur rongé par les addictions

Si la mort de Robin Williams, 63 ans, est une triste surprise, les raisons qui ont peut-être guidé son geste désespéré ont en revanche un peu plus claires, en effet, la star au quatre Golden Globes et à Un Oscar luttait depuis des decennies contre ses addictions à la drogue et à l’alcool.

20 ans de sobriété balayés

La star était très ouverte sur ses addictions et n’hésitait pas à se confier afin de montrer l’exemple à ne pas suivre. Alors qu’il avait arrêté de boire de l’acool après la naissance de son fils aîné, un tournage en solitaire en Alaska l’a fait replonger après 20 ans de sobriété.

Il a raconté à ce sujet au Guardian : « J’étais dans une petite ville retirée du monde et je n’ai pensé qu’à une chose : boire, et je me suis dit « peut-être que la boisson m’aidera à me sentir moins seul ». C’est la pire chose que j’ai faîte de ma vie. » Après la première gorgée, Robin Williams a dit se sentir mieux et réchauffé, mais la seconde d’après, il a réalisé qu’il était retombé dans la spirale de l’alcool…

Après une une cure en 2006, Ribin Williams fait des allers-retours dans les centres jusqu’à la dernière, qui datait de juillet 2014.

La cocaïne a aussi pourri sa vie

Robin Williams se droguait dans les années 70 et 80. Mais, comme il l’a confié au magazine People, la disparition de son ami John Belushi à cause d’une overdose, l’a aussi aidé à se sevrer. La star déclare : « La cocaïne m’aidait à me calmer mais la tragique disparition de John m’a fait peur. En plus, j’allais devenir père… »

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Le Maroc demeure le principal exportateur de cannabis en 2013

Alger, 11 août 2014 (SPS) Avec une production de 38.000 tonnes de cannabis, le Maroc reste le principal pays exportateur de cette drogue au niveau mondial devançant l’Afghanistan, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan, a révélé un rapport de l’ONU sur les drogues en 2014.

Selon un rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC) pour l’année 2014, la superficie consacrée à la culture de cannabis au Maroc est estimée à « 57.000 hectares alors qu’elle avoisine 10.000 hectares en Afghanistan ». Ces chiffres viennent conforter le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et drogue pour l’année 2014 et publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la drogue et le trafic illicite (26 juin).

Selon le document, le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis (Hachich) vers les pays européens. Le Royaume du Maroc constitue au côté de l’Afghanistan le plus grand exportateur de cannabis dans le monde destiné notamment vers les marchés de l’Europe de l’ouest et centre à travers les canaux de l’Espagne et le Portugal, a fait ressortir le rapport qui a concerné 30 Etats européens.

78 millions d’Européens âgés entre 15 et 64 ans ont déjà consommé du cannabis au moment où les autorités européennes ont saisi près de 700 tonnes de cannabis provenant essentiellement du Maroc et Afghanistan.

Pour ce qui est du volet consommation de drogue, le document a démontré une stabilité des moyennes de consommation de drogue à travers le monde soit un taux de 5% de la population mondiale (243 millions d’individus).

Par ailleurs le nombre de toxicomanes s’élève à environ 27 millions d’individus soit 0,6% de la population adulte dans le monde (1 sur 200.000 personnes). Selon le rapport, la production d’opium est en hausse en Afghanistan où se trouve la plus importante culture de pavot dans le monde. (SPS)

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