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Drogues illicites en soins intensifs


Source Le Quotidien du Médecin – 24-09-2022

Soins intensifs cardiologiques : 9 fois plus de risque de décès ou d’urgence vitale chez les consommateurs de stupéfiants


L’étude ADDICT-ICCU, présentée par l’équipe de l’hôpital Lariboisière, recensait le pourcentage de patients consommant des drogues, parmi les 1 500 admis en Unité de soins intensifs cardiologiques pour infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque aiguë, arythmie, myocardite et embolie pulmonaire.

D’après le prélèvement des urines, 10 % consommaient des drogues (12 % d’hommes, 8 % de femmes), pour au moins une substance (9 % pour le cannabis, 2,1 % les opioïdes, 1,7 % la cocaïne, 0,7 % les amphétamines et 0,6 % la MDMA).

Cette consommation est sous-estimée puisque 43,5 % seulement déclaraient ne pas en utiliser.

Elle était associée à une probabilité d’événements indésirables majeurs (décès, arrêt cardiaque, choc
cardiogénique) près de neuf fois supérieure, après ajustement sur les comorbidités.


Le risque de complications graves était multiplié par trois pour le cannabis et par cinq pour la cocaïne, après ajustement sur l’âge et le sexe.

Il augmentait encore avec la consommation de plusieurs substances.

Double féminicide dans l’Hérault

Le suspect était sous l’emprise de la drogue et pensait qu’on voulait le tuer

MIDI LIBRE

Deux jeunes femmes ont été tuées ce vendredi soir par un homme de 22 ans qui a reconnu en garde à vue consommer du cannabis. Les victimes avaient 21 et 25 ans.

Amélie avait 21 ans, elle était élève infirmière en seconde année. Caroline, sa voisine était âgée de 25 ans. Ambulancière, elle avait pris son service en tant que pompier volontaire la semaine dernière dans la caserne de Pézenas.

Toutes les deux ont été tuées de plusieurs coups de couteau par le compagnon d’Amélie, âgé de 22 ans et qui a été interpellé par les gendarmes alors qu’il s’était rendu dans le restaurant, en face des lieux du double homicide, de ses parents. Ces derniers le voyant arriver les vêtements ensanglantés avaient prévenu les gendarmes après s’être rendus chez le couple et ayant découvert les corps des deux victimes.

Il avait fumé du cannabis

Le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, a confirmé ce samedi 15 janvier : « Le suspect affirme qu’il présente des problèmes psychologiques pour lesquels il aurait débuté un suivi ; qu’il se sentait très mal depuis plusieurs jours. Il affirme avoir fumé plusieurs joints de cannabis dans l’après-midi avec sa concubine et s’être ensuite senti particulièrement mal.

Il commençait à avoir très peur, ayant l’impression qu’on voulait le tuer. Il aurait alors voulu se rendre chez un psychologue mais sa concubine l’en aurait empêché. Ils se seraient alors battus et il aurait porté plusieurs coups de couteau à sa concubine, notamment au niveau du cou. »

La voisine se trouvait là par hasard

La voisine se trouvait là par hasard. Elle s’est présentée devant la porte et a proposé son aide. Le suspect l’a fait entrer dans son appartement et l’a tuée, elle aussi de plusieurs coups de couteau. « La voisine de l’étage supérieur serait ensuite arrivée devant leur appartement, a précisé encore le procureur Balland, alors qu’elle s’apprêtait à descendre dans la rue pour promener son chien. Elle aurait alors proposé son aide en sa qualité d’ambulancière, mais une fois entrée dans l’appartement, ils se seraient également battus et il aurait de nouveau porté plusieurs coups de couteau à cette seconde victime. Réalisant son geste, il aurait ensuite décidé de se rendre dans le restaurant familial en face de chez lui. »

Il avait l’impression de sortir de son corps

Le père du jeune qui travaillait au Super U de Roujan a expliqué que le comportement de son fils avait changé depuis qu’il consommait du cannabis environ depuis le mois de juillet dernier.

Devant les gendarmes, il a décrit son fils comme une personne plutôt renfermée sur elle-même depuis plusieurs années. Il passait énormément de temps devant son ordinateur, notamment pour jouer à des jeux vidéo violents. Il était aussi passionné de films d’horreur. Depuis qu’il consommait du cannabis, son fils aurait affirmé à sa famille qu’il avait parfois l’impression de sortir de son corps. 

Jusqu’à ce drame, ni les forces de l’ordre, ni les autorités judiciaires, ni même la famille de la concubine, n’avaient eu connaissance de l’existence d’éventuelles menaces ou violences de la part de cet homme à l’encontre de sa concubine.

D’une manière générale, cet homme était inconnu de des forces de l’ordre et de la justice. Le parquet de Béziers envisage d’ores et déjà de requérir l’ouverture d’une information judiciaire criminelle dans la journée de dimanche à l’issue de laquelle un nouveau communiqué de presse sera diffusé.

JEAN-PIERRE AMARGER

Les députés rejettent la légalisation du cannabis

Sans surprise, l’Assemblée nationale a rejeté, jeudi 13 janvier, la proposition de loi des Insoumis qui voulait légaliser le cannabis en France.

C’est un hémicycle clairsemé qui a rejeté, jeudi 13 janvier, la proposition de loi n°4746. Les députés de l’Assemblée Nationale ont voté contre le texte visant « la légalisation de la production, de la vente et de la consommation du cannabis sous le contrôle de l’État ».

Le principal article, le premier, autorisait « la production, la fabrication, le transport, l’importation, l’exportation, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi et, d’une manière générale, les opérations agricoles, artisanales, commerciales et industrielles relatifs au cannabis« . Quatre amendements qui demandaient la suppression de cet article ont été soumis au vote des députés. Sur les 80 élus, 53 ont voté pour, 24 contre.

Un texte transpartisan

La proposition de loi, rédigée par la France Insoumise, se voulait être au-dessus des clivages politiques. Des députés d’autres bords politiques ont cosigné le texte, comme la députée LREM du Loiret Caroline Janvier. Elle est favorable à « une légalisation encadrée – qui n’est pas une porte ouverte à la banalisation, encore moins à la promotion de la consommation du cannabis ».

Pour elle, les politiques de répression menées depuis cinquante ans sont inefficaces. « Les Français sont les champions d’Europe de la consommation de cette drogue ; ils occupent également une place sur le podium pour la consommation par les jeunes », a-t-elle rappelé lors des débats en séance publique.

A contrario, son collègue du groupe LREM François Jolivet, auteur de deux amendements de suppression adoptés par l’Assemblée Nationale, a redit son opposition à la légalisation du cannabis. « Les enjeux financiers sont tellement importants que ceux qui en profitent actuellement n’accepteront jamais de tout perdre. Les trafiquants reviendront et, comme leurs produits, ils seront plus forts », écrit le député de l’Indre dans son exposé sommaire qui accompagne un de ses amendements.

Source

Détente …. un feu d’artifice extraordinaire

Consommer du cannabis avant 16 ans double le risque de connaître le chômage à l’âge adulte

Par Paul-Emile François

L’expérimentation précoce du cannabis a un impact très fort sur l’avenir professionnel. Le risque de connaître une ou plusieurs périodes de chômage à l’âge adulte est fortement augmenté en cas de consommation avant 16 ans.

Consommer du cannabis avant 16 ans double le risque de connaître le chômage à l'âge adulteLANASTOCK/ISTOCK



L’ESSENTIEL

  • 40% des jeunes de moins de 17 ans en France déclarent avoir consommé du cannabis
  • Les conséquences de cette consommation sont une perte de concentration et de motivation qui pèsent sur la réussite scolaire
  • Elle augmente fortement le risque de rencontrer des difficultés d’insertion professionnelle à l’âge adulte

Fumer du cannabis à l’adolescence n’est pas seulement augmenter le risque d’une moins bonne réussite scolaire en raison des difficultés de concentration et de motivation liées à cet usage. Cela impliquerait aussi de devoir affronter plus tard des situations de chômage.

C’est ce qu’indique une étude réalisée par l’INSERM et publiée dans la revue Drug and Alcohol Dependance.

Alors que 40% des jeunes de moins de 17 ans en France déclarent avoir consommé du cannabis durant l’année écoulée et que notre pays connait l’un des plus hauts niveaux de consommation de cette drogue, l’étude établit un lien entre l’expérimentation du cannabis dite précoce (avant 16 ans) et les difficultés d’insertion professionnelle à l’âge adulte. C’est en analysant la situation de près de 1 500 jeunes adultes sur une période de 9 ans entre 2009 et 2018 que les chercheurs sont parvenus à cette conclusion.

Un risque de chômage deux fois plus élevé pour ceux qui ont consommé avant 16 ans

En entrant davantage dans le détail, leur étude précise que d’avoir débuté la consommation de cannabis avant 16 ans multiplie par deux le risque de connaître une période de chômage à l’âge adulte par rapport à ceux qui n’ont jamais consommé ce stupéfiant, un risque qui n’augmente que de 39% si la première consommation de cannabis n’a eu lieu qu’après 16 ans.

Toujours sur le registre de l’impact négatif de l’usage du cannabis à l’adolescence sur l’emploi à l’âge adulte, celui-ci multiplie par trois le risque de connaître plusieurs périodes de chômage pour ceux qui ont consommé avant 16 ans et l’augmente de 51% pour ceux qui ont consommé après 16 ans.

L’impact du cannabis sur la vie sociale et économique

« Ces résultats montrent que l’âge de la première expérience du cannabis est associé à des conséquences néfastes non seulement sur la santé mais aussi sur la vie sociale et économique des personnes et que reporter le plus tard possible cette expérimentation devrait être un objectif des politiques publiques », souligne Maria Melchior, directrice de recherche à l’INSERM et auteure de l’étude.

Source

Le rire chasse la drogue et….

apaise le covid !

Bonne année 2022

Chers Amis,

Permettez moi de relayer les vœux de notre Président (cliquez ici) pour vous offrir, au nom du CNPERT, nos souhaits chaleureux de Bonne et Heureuse année. La tradition est d’actualité, c’est d’abord une santé sauvegardée, la possibilité de nous rencontrer sans écran et enfin celle d’être écouté.

L’année 2022 devrait être celle de décisions.

La législation du cannabis serait un très mauvais signal donné aux postulants et à leurs éducateurs et inversement un encouragement au développement d’un marché jusqu’ici illégal : pourquoi se priver puisque c’est possible. On voit aussi l’extension aux autres drogues, en particulier à la cocaïne qui arrive massivement en France.

Il est plus que jamais du devoir d’un médecin de s’opposer à la prolifération des drogues et d’informer clairement et complètement nos concitoyens.

C’est le but et le rôle du CNPERT et de son blog.

Nous manquons d’abonnés et donc d’un poids suffisant pour interpeller les media et les décideurs. N’hésitez donc pas, si vous partagez notre analyse, à vous inscrire à notre blog ( cliquez sur le titre d’un article et tapez votre e mail en haut de la colonne de droite)

Vous serez informé des travaux de recherche les plus récents sur les méfaits des drogues, sur l’action des institutions nationales et internationales de lutte contre les drogues et des solutions éducatives que nous proposons. Il n’est pas trop tard pour réagir.

Bonne Année.

Jean Paul Tillement

La drogue en Corse

Shoot et crack, un remède existe

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