Bernard Kouchner et les quatre autres « médecins de la drogue » publient un livre accablant. Pour eux !

par Jean Costentin

Ils étaient cinq pour faire leurs sottises et ils voudraient en faire davantage.

C’est ce que je retiens du livre Toxic 1,dont je me suis infligé la lecture (focalisation sur les toxicomanies oblige).

« Toxic », ce livre l’est à tous les égards. Ce sont les élucubrations de cinq comparses (Bernard Kouchner, Patrick Aerberhard, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Lebeau et William Lowenstein) qui, irrépressiblement, à l’automne de leur vie, signent et persistent dans toutes leurs sottises émises au cours des trente dernières années.

Réjouissons-nous : en dépit des alternances politiques, qui auraient pu offrir à leurs thèses des fenêtres de plus grandes occasions, notre société n’a pas cédé à toutes leurs pressions qui visent, in fine, à la légalisation de toutes les drogues, à commencer par le cannabis. Certes, nous leur devons, au moins en partie, que la France soit championne européenne de la consommation des drogues (toutes confondues). Mais on imagine où nous en serions s’ils avaient été davantage entendus…

En couverture de l’ouvrage, les esquisses de leurs visages sont ponctuées de points noirs – dernière poussée d’acné juvénile ? Quoi qu’il en soit, leur lecture m’a donné des boutons.

Sous le titre « Toxic », un sous-titre : « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Ils se revendiquent donc comme les seuls à avoir fait sa promotion ; le moment venu, cela facilitera l’instruction du procès de ces « cinq médecins du gang », comme ils s’autodésignent.

Dans un long chapitre, ils se racontent, sombrant dans l’auto et l’hétéro-congratulation : baroudeurs, Che-guévaristes ; confondant allègrement engagements politiques, engagements humanitaires (Médecins du monde, Médecins sans frontières…), toxicomanies ; avec un besoin irrépressible de faire parler d’eux. Jeunes ambitieux, ils vilipendèrent Claude Olievenstein (créateur du centre Marmottan, qui fut en son temps le shogun français de l’addictologie). Comme au Far-West, où il fallait atteindre Kit Carson pour devenir « le meilleur tireur de l’Ouest ». Ils ont tiré sur Olievenstein et ils réitèrent, alors qu’il n’est plus là pour se défendre.

Bernard Kouchner, comme pour s’excuser d’avoir été ministre d’un gouvernement « de droite », souligne, à plusieurs reprises, que ses idées étaient plus faciles à faire passer sous des ministres se présentant comme tels (Simone Veil, Michèle Barzach, Philippe Douste-Blazy, Roseline Bachelot).

Les cinq comparses exhalent une grande suffisance ; ils ont compris à la place des autres. Le drogué n’est pas le malade qui justifie que tout soit fait pour le guérir ; très au-delà de l’empathie, ils font dans la collusion revendiquée (humanitaire n’est pas synonyme d’humanisme ni d’éthique médicale).

Ils prétendent que l’interdiction des drogues empêche la prévention et l’information ; ignorant, ce faisant, que chaque année, en France, 130.000 décès sont imputables au tabac et à l’alcool, qui sont drogues licites. Répétant depuis quarante ans les mêmes sottises, ils se sont fermés aux évidences et entretiennent leur errance par un psittacisme affligeant. Ils ignorent résolument que divers aspects de la réduction des risques en font naître de bien plus importants.

Les moyens consacrés aux addictions et le nombre de leurs victimes n’ont jamais été aussi élevés, tandis que leur taux de guérison est pitoyable. Cela impose de repenser l’information, la prévention, la prise en charge des victimes, la répartition des moyens, le fonctionnement des structures – conclusions aux antipodes de celles du « gang des cinq ». Aussi faut-il enfin le démasquer et le neutraliser, car ils affirment que « l’audace qui les tient depuis plus de 30 ans n’est toujours pas apaisée » ; qu’ils « n’ont pas désarmé, et que leur combat continue ».

Notes:

  1. Toxic, B. Kouchner et coll., « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Éd. Odile Jacob, mai 2018

Source

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Les dentistes alertent des risques du cannabis sur les dents

Des études scientifiques démontrent que le joint fait plus de ravages en bouche que la cigarette. – AFP

Cannabis : Bernard Kouchner pérore chez Thierry Ardisson

Par Jean Costentin

Il y a quarante ans, ma grand-mère me disait : « Il n’y a que les sots qui ne changent pas. »

À cette époque, le journal Libération publiait « l’appel du 18 joint », requérant (déjà) la légalisation du cannabis. Parmi ses signataires figurait un certain Bernard Kouchner ; il précisait qu’il était médecin, pour faire ressortir sa position à contre-emploi. Les déjà lointaines fumées des barricades de Mai 1968 continuaient d’intoxiquer quelques esprits vulnérables. L’écrivain Marcel Jouhandeau conseillait à ces-héros (liaison facultative) des barricades : « Rentrez chez vous, dans dix ans vous serez tous notaires. » Visionnaire, mais dans l’euphémisme, car ces révolutionnaires d’opérette allaient prospérer, au-delà du notariat, comme patrons de grandes sociétés (Nouvelles Frontières, FNAC, etc.) et même comme ministres : Moscovici, Mélenchon.

N’oublions pas Kouchner : ne fut-il (en deux mots) pas élevé plusieurs fois à la dignité de secrétaire d’État, mais aussi de ministre (Santé, Affaires étrangères…). Son affrontement au « trou de la Sécu » lui valut le surnom de « Bernard Coûte cher ». II s’est auto-glorifié d’avoir été l’instigateur des « salles de shoot » pour les toxicomanes.

Épaulé par Nicole Maestracci, ex-secrétaire du Syndicat de la magistrature, ascendant trotskiste, placée à la tête de la « Mission interministérielle de lutte (sic) contre les drogues et toxicomanies » (MILDT), il a commandité avec elle au professeur Roques un rapport comparatif sur les drogues. Ils avaient découvert en cet universitaire, pharmacien, éminent chimiste, une expertise extemporanée sur les drogues et toxicomanies.

Leur commande était implicitement d’affirmer que le cannabis était moins dangereux que le tabac et l’alcool ; raison évidente de ne pas continuer à l’interdire. Usant d’arguments partiels et partiaux, à partir de critères de dangerosité personnels et biaisés, la commande fut vite honorée et les médias lui réservèrent un accueil enthousiaste. À la fumée du tabac qui s’élève des salles de rédaction et des studios s’ajoutent souvent des vapeurs d’alcool et l’odeur du shit.

Une autre commande était passée à l’INSERM, pour établir un bilan sur le cannabis, mobilisant le sérieux de cet Institut national des sciences et de la recherche médicale. Les personnes auditées avaient été choisies pour être majoritairement favorables à la légalisation du cannabis. Si quelques-uns, d’un avis contraire, ont pu l’exprimer, la rédaction finale a éteint leurs voix. Heureusement, le législateur, au moment de trancher ce sujet, en dépit du réconfort apporté par les rapports commandités, a eu la main tremblante ; l’autre majorité politique qui lui a succédé a quelque peu rafraîchi ces esprits en ébullition…

Quarante ans après cet « appel du 18 joint », Bernard Kouchner, dans une émission télévisée d’Ardisson sur C8 (3 juin 2018), a voulu prouver qu’il était épargné par la maladie d’Alzheimer en ressortant ses anciennes antiennes. Péremptoire, affirmatif, suffisant, pontifiant, poncifiant, il est apparu fixé au stade cannombilical. Il n’a rien appris ni rien compris sur ce grave sujet sanitaire, social, sociétal. Il n’a, bien sûr, fait aucune référence aux multiples études toxicologiques, pharmacologiques, cliniques, épidémiologiques qui se sont accumulées. Le temps, pour lui, s’était arrêté il y a quarante ans. Il me revenait, avec émotion, la définition des sots de ma défunte grand-mère.

Les autres invités de l’émission demeurèrent bouche bée, ils se couchèrent, sans nerf ; nul n’osa contester cette sommité fleurie, coiffée d’une canitie sans calvitie. Seul l’avocat Gilles-William Goldnadel exprima une discrète réserve. Si B.K. (comme le bacille au même acronyme) avait alors excipé de son diplôme de médecin, cela aurait justifié une protestation auprès du Conseil de l’ordre pour incitation à des comportements nuisibles à la santé (ce qui peut faire encourir une interdiction d’exercer la médecine).

J’ai des scrupules à résumer sa très riche carrière à cette saillie déplorable, mais elle a déjà provoqué beaucoup de drames. Si, par malheur, ses recommandations étaient suivies, plus grand-chose de ses œuvres n’aurait grâce à mes yeux.

Coffee-shops : le ministère de la Justice demande aux parquets de sévir

Les gérants de ces magasins ont exploité un flou juridique sur la teneur en THC, une pratique à laquelle la garde des Sceaux veut mettre fin.

Dans une note que franceinfo s’est procurée, le ministère de la Justice demande aux procureurs de poursuivre « avec une particulière fermeté » les responsables de boutiques vendant des produits dérivés du cannabis.

Cette note a été envoyée lundi 23 juillet par le directeur des affaires criminelles et des grâces pour mettre fin à la floraison des coffee-shops un peu partout en France.

Les gérants de ces magasins ont exploité un flou juridique, prétextant qu’ils pouvaient vendre des produits dérivés du cannabis à condition que leur teneur en THC (delta-9-tétrahydrocannabinol) soit inférieure à 0,20%.

Plusieurs coffee-shops déjà fermés à Paris, Bordeaux ou Dijon

Or, rappelle la note, cette teneur autorisée de 0,20% « s’applique à la plante de cannabis et non pas au produit fini qui en serait issu ». La plante est utilisée dans le bâtiment et le textile (sous forme de fibres contenues dans les tiges) ou dans l’alimentation (sous forme de graines).

Par conséquent, de nombreux coffee-shops sont dans l’illégalité. Ceux qui sont encore ouverts devraient fermer leurs portes rapidement.
Plusieurs établissements ont déjà été fermés ces dernières semaines, notamment à Paris, Bordeaux ou Dijon, et certains de leurs dirigeants mis en examen.

Source FranceInfo

Cannabis : attention à l’intoxication chez l’enfant

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L’augmentation du nombre de cas d’enfants intoxiqués après avoir ingéré du cannabis, surtout sous forme de résine, doit attirer l’attention sur ce risque réel.

En 2015, l’Agence française du médicament avait conduit une enquête qui recensait 140 enfants intoxiqués au cannabis sur la période 2010 – 2014 (cinq ans), dont neuf qui avaient dû être hospitalisés dans un service de réanimation. A la suite de plusieurs cas graves, une nouvelle enquête a été réalisée et elle montre une augmentation sensible du nombre de cas recensés (sans parler de ceux qui ne le sont pas) : 194 intoxications entre 2015 et 2017 (trois ans).

Des conséquences graves

Cette seconde étude met aussi en évidence une proportion plus importante d’enfants pris en charge pour un coma, une complication respiratoire sévère ou des convulsions. L’ingestion de cannabis sous forme de résine arrive en tête des causes d’intoxication. Les cas d’enfants hospitalisés en réanimation ont nettement augmenté : 13% contre 7% dans l’enquête précédente. Au moins cinq enfants ont été intubés, avec une assistance respiratoire prolongée. On notera que certains enfants ont été conduits aux urgences plus de 24 h après l’ingestion. Les explications avancées par les parents portent sur la crainte de la stigmatisation ou des conséquences légales.

Comme l’explique la revue médicale Prescrire, en cas de consommation de cannabis dans l’entourage d’un enfant, il est indispensable de tenir le produit hors de sa portée. Cela paraît évident, mais les cas d’intoxication montrent que cette nécessité n’est pas respectée par tous.

Les symptômes possibles d’une intoxication ? Pupille dilatée, baisse du tonus musculaire, trouble de l’équilibre et des mouvements, hypothermie, tachycardie (rythme cardiaque trop rapide), dépression respiratoire, voire coma. Au moindre signe d’alerte, il est crucial de contacter immédiatement un service d’urgence.

Source

 

Enquête sur les nouvelles drogues de synthèse

Disponibles en un clic, les NPS profitent d’une faille juridique pour se répandre comme une traînée de poudre.

Quand Jean-Louis* a ses envies de « paradis artificiels », il ne passe plus par des contacts douteux, des dealers véreux et s’exonère des virées glauques dans les quartiers peu fréquentables. Calé dans son canapé, son ordinateur portable sur les genoux, il achète ses drogues préférées sur… Internet. Dix minutes plus tard, la commande est enregistrée. Il a même eu droit à une offre de réduction spéciale été. « Tout se fait en ligne, c’est rapide et facile, explique-t-il. Et il n’y a plus qu’à se faire livrer. »

Ecoutez Geoffrey Bonnefoy et Victor Garcia nous parler de leur enquête autour des nouveaux produits de synthèse, ces drogues 2.0  Cliquez ici

Quatre jours plus tard, ses achats arrivent par courrier, sous pli discret. A l’intérieur, pas de cocaïne ni de cannabis, qui tomberaient sous le coup de la loi sur l’usage de stupéfiants (un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende), mais des dérivés synthétiques aux noms barbares : ETH-LAD, 2C-D, 5F-AKB48, 3-FPM, etc. Certains imitent les effets de l’herbe en les démultipliant, d’autres sont des hallucinogènes dérivés du LSD ou de la mescaline, ou encore des stimulants aux effets se situant entre la cocaïne et la MDMA. « J’aime aussi le 2C-E, de la même famille que le 2C-D, et le 6-APB, un psychédélique », ajoute Jean-Louis, comme s’il se trouvait devant une boîte garnie de chocolats.

Une pléiade de moyens de paiement  ….Lire la suite

LE CANNABIS : FAUX MÉDICAMENT ET VRAIE DROGUE 

Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier.

Jean Costentin Docteur en médecine
Des trompettes de Jéricho font à nouveau retentir leurs sonneries (qui pourraient, en l’occurrence, s’écrire avec un c sans cédille) en faveur du « cannabis thérapeutique ». Elles voudraient abattre les murailles qui protègent encore le concept de médicament.
Ce ne serait plus les pharmacologues, les toxicologues et les thérapeutes qui élèveraient une molécule à la dignité de médicament. Cela deviendrait l’apanage d’une opinion publique manipulée par des lobbies mercantiles ou mus par la volonté de détruire notre société. Reportons-nous au sondage initié par le think tank Terra Nova épaulé par « France un faux ».Le cannabis, et maintenant certains de ses cannabinoïdes, sont une anthologie de ce type de manipulations. On remarquera d’emblée que, malicieusement, les États qui ont légalisé le cannabis l’ont préalablement travesti en médicament.D’importants éléments pharmacologiques et thérapeutiques s’opposent à ces menées.

Alors que les cigarettes antiasthmatiques ont été éliminées de la pharmacopée il y a quarante ans et que le tabac fumé tue 69.000 Français chaque année, d’aucuns ont malgré tout le front de prôner l’usage de « pétards » thérapeutiques !

Un médicament est une substance pure exerçant un effet principal et, au plus, quelques effets latéraux. Le seul THC, principal principe actif, parmi cent autres cannabinoïdes présents dans le cannabis, développe à lui seul de multiples effets en raison du caractère ubiquiste de ses cibles biologiques. Il manque terriblement de spécificité d’action ; or, exit, désormais, en thérapeutique, les panacées et thériaques du passé.

Une relation effet-dose précise est indispensable pour établir une posologie adéquate ; or, le THC agit à des concentrations de l’ordre du millionième de gramme par litre de sang. Il est stocké dans les tissus riches en graisse, ce qui est suivi de son très lent relargage ; ce qui rend ses posologies très approximatives et lui confère une durée d’action de plusieurs semaines après sa dernière administration. Par surcroît, le THC interagit avec différentes substances exogènes d’usage fréquent : alcool,  xiolytiques, hypnotiques…

Mais, surtout, ce qui qualifie comme tel un médicament, c’est un très haut rapport entre les bénéfices retirés par le patient et les risques encourus en le consommant. Les bénéfices du THC sont modestes, comparés à ceux de vrais médicaments disponibles. Par contre, les risques encourus sont nombreux et parfois graves. En ce qui concerne le psychisme : c’est une drogue (génératrice d’addiction) ; inductrice d’ivresse, sédative, incompatible avec la conduite automobile et diverses activités professionnelles ; désinhibitrice, incitant à des prises de risques ; elle devient anxiogène après avoir été anxiolytique ; elle induit au long cours une dépression de l’humeur ; elle détermine ou décompense ou aggrave la schizophrénie ; elle perturbe la mémoire à la façon de la maladie d’Alzheimer ; elle trouble la cognition (« crétinisante », « le chichon, ça rend con », « la fumette, ça rend bête ») ; elle mène à l’aboulie, à la démotivation (« pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire »).

À cela s’ajoutent ses méfaits physiques : dépression de l’immunité ; toxicité cardio- vasculaire : artérites, accidents vasculaires cérébraux, déclenchement d’infarctus du myocarde ; troubles endocriniens ; elle perturbe la grossesse et a des conséquences physiques et psychiques négatives pour l’enfant qui en naîtra.

Contraints d’abandonner l’apologie de ce THC très dévalué, ceux qui veulent à tout prix trouver des justifications thérapeutiques au cannabis reportent leurs espoirs déçus sur une molécule voisine, le cannabidiol (ou CBD), toujours sournoisement associée à une petite dose de THC (0,2 %). Et c’est reparti pour des présentations enthousiastes, qui précèdent les études qui pourraient éventuellement les justifier. « Dépêchez-vous d’en prendre, pendant que ça guérit.

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Prévention contre l’alcool : les addictologues corrigent Vin & Société

Prévention contre l’alcool : les addictologues corrigent Vin & Société

Le 27 juin, un plan de prévention contre la consommation d’alcool a été remis au Président de la République par Vin & Société, soient 558 000 acteurs de la filière vitivinicole. L’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA) y voit « un coup de force, une provocation ». Et publie sa version « revue et corrigée ».

 Ce 27 juin, Vin & Société a remis au gouvernement « sa contribution au Plan National de Santé Publique Priorité prévention ». Les 7 mesures inscrites sont les suivantes :

  • – Faire mieux respecter l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs » ;
  • – Informer sur les risques liés à la conduite sous l’influence de l’alcool » ;
  • – « Intensifier la lutte contre le binge drinking » ;
  • – « Contribuer à la diffusion du message « zéro alcool » pendant la grossesse » ;
  • – « Promouvoir les comportements responsables auprès des consommateurs » ;
  • – « Améliorer la connaissance et la mise en œuvre de la consommation responsable auprès des futurs professionnels (de la filière vitivinicole ndlr) » ;
  • – « Améliorer l’autorégulation en matière de publicité et favoriser les bonnes pratiques » ;

Les corrections de l’ANPAA en termes de santé publique

Selon l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA), « il n’y a eu aucune concertation, ni information formelle avec les acteurs de santé ». Autre point, « les objectifs affichés ne sont suivis d’aucun engagement précis, d’aucune contrainte ni interdiction qui permettrait des effets concrets ».

Opposé à ce « conflit d’intérêt », l’ANPAA publie une révision de cette contribution de Vin & Société

L’association y dresse un état des lieux précis de l’épidémiologie, énumère les mesures à mettre en place afin notamment pour la vente à emporter et les débits de boissons temporaires. Elle avance la nécessité d’interdire d’acheter de l’alcool aux caisses automatiques, de vendre de l’alcool à domicile et de faire la publicité de ces boissons sur internet. Autant de revendications absentes du le document fourni par Vin & Société.

Pour l’ANPAA, « ce “plan santé” des alcooliers est un camouflet à Santé Publique France et à l’Institut national du Cancer (INCa), dont les recommandations de leurs experts, publiées en mai 2017, sont balayées. Il est vrai qu’elles avaient le grand tort d’offrir un cadre précis et des propositions concrètes ».

Un lourd passif ?

Autre point, « l’ambiguïté » est bien réelle : la conseillère d’Emmanuel Macron à ce sujet*, Audrey Bourolleau, n’est autre qu’une ancienne déléguée générale de cette filière viticole. Pour rappel, le 2 février, l’association s’offusquait déjà de cette nomination. « De par leurs intérêts, ils ne peuvent avoir à cœur de dire toute la vérité sur les risques liés à la consommation d’alcool  ».

L’ANPAA réclame à ce jour un retour aux « sages recommandations de l’OMS. Les politiques de santé publique concernant l’alcool doivent être élaborées par des représentants de la santé publique, sans ingérence d’intérêts commerciaux ».

A noter : cette prévention constitue un enjeu de santé publique majeur quand on sait que les déboires de l’alcool coûte la vie à plus de 49 000 Français chaque année.

Source 

 

Agressions, détritus, squats: des riverains usés par une salle de shoot à Paris

Des habitants et des professionnels du quartier, vent debout contre ce projet, dénoncent maintenant les multiples nuisances et réclament le déménagement du local dans un espace sans riverains.

De son bureau, elle est le «témoin permanent» de «courses-poursuites, bagarres, scènes d’injection et autre deals».

Elle n’ose plus téléphoner près de sa fenêtre sous peine d’être menacée par les drogués, qui pensent qu’elle appelle la police. Me Yadhira Stoyanovitch a perdu une partie de sa clientèle et fixe désormais ses rendez-vous «ailleurs»,

Source Le Figaro

LA CHICHA, SOUS L’ANGLE DE LA TOXICOMANIE

« Et c’est alors un véritable tsunami du principe actif du cannabis, le THC, qui envahit le sang, puis le cerveau. « 

Docteur en médecine 

Président du CNPERT
En amont du débat entre Robert Ménard et Philipe Bilger (Boulevard Voltaire du 22 juin), concernant les chicha, chilom, bang, bong ou pipe à eau, quelques développements toxicologiques seraient un utile complément.

À côté des grosses pipes à eau des bars existent des dispositifs miniaturisés. Ils sont en vente libre, à un prix d’environ vingt euros, sans exigence d’un âge minimum. Ils sont parfois exposés en vitrine ou se commandent sur Internet, avec livraison à domicile par La Poste. Ils sont prisés (si j’ose dire) par les collégiens, encore inhabiles à rouler leurs cigarettes, leurs « joints » (cigarette de tabac avec de la résine de cannabis/shit/haschich) ou leurs « pétards » (grosses cigarettes de cannabis/marijuana/herbe/beuh, en verlan) dans de grandes feuilles de papier à cigarette, vendues librement, alors qu’on ne leur connaît pas d’autre usage…

Ces pipes à eau se justifient par le fait que lorsqu’on aspire la fumée d’une cigarette ou d’un « joint », on arrête son aspiration quand la fumée échauffe trop la bouche ; ce que les mômes expriment : « J’arrête de tirer, ça me crame la gueule. » Cette aspiration n’est que d’une quarantaine de millilitres de fumée. Les fumées, barbotant dans l’eau froide de la pipe à eau, sont refroidies et le fumeur n’est plus limité à ce faible volume. De plus, l’eau retient les substances irritantes qui, sinon, susciteraient une toux qui abrégerait le séjour des fumées dans les poumons et écourterait le temps laissé à la nicotine pour diffuser au travers de la membrane des alvéoles pulmonaires dans le torrent circulatoire (et, par ce dernier, accéder au cerveau). Si l’eau piège un peu de nicotine, cela est compensé par l’inhalation d’un plus grand volume et par l’allongement du séjour dans les poumons.

Avec le cannabis, le cannabinophile en herbe (si j’ose dire) vide ses poumons, par une expiration maximale ; il allume alors (allumette ou briquet), dans le foyer de combustion de la pipe, le tabac et la résine de cannabis, puis il effectue une inspiration maximale. Pour les intimes de la physiologie respiratoire, cela mobilise le volume de réserve expiratoire (1.500 millilitres), le volume courant (tidal volume de 500 millilitres) et, enfin, le volume de réserve inspiratoire (2.000 millilitres) ; soit, au total, 4.000 millilitres de fumées ; c’est-à-dire cent fois plus que la bouffée d’une cigarette. Il se met alors en apnée inspiratoire pendant une, voire deux minutes, tel « le grand bleu ». Et c’est alors un véritable tsunami du principe actif du cannabis, le THC, qui envahit le sang, puis le cerveau. Le cannabis modèle 2018 est six fois plus riche en THC qu’il y a trente ans, cela joint (si j’ose dire) au fait qu’insoluble dans l’eau, il n’y est pas retenu. Cette modalité de consommation centuple sa cession à l’organisme. Notre jeunesse, championne européenne de la consommation de cette drogue, n’avait pas besoin de ce dispositif aggravant les méfaits de cette drogue, qui participe au « Désastre des toxicomanies en France ».

Que faire pour « limiter la casse » ? Continuer d’interdire le cannabis ; interdire la vente des grandes feuilles de papier à cigarette ; interdire la vente et l’usage des pipes à eau ; mettre enfin en place, de toute urgence, une information intense et répétitive, à la hauteur des drames qu’une société, digne de ce nom, se doit d’éviter.

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Dépénalisation du cannabis : l’Académie de médecine alerte encore les pouvoirs publics

L’Académie de médecine prend de nouveau position contre la dépénalisation du cannabis, dans un communiqué signé de Jean-Pierre Goullé, Jean Costentin, Jean-Pierre Olié, et Claude-Pierre Giudicelli, au nom de la commission V (Santé mentale-Neurosciences-addictions).

La rue Bonaparte a souhaité réagir pour répondre à une tendance qui semble se diffuser dans la société : « La demande d’une dépénalisation de la détention de cannabis se fait de plus en plus insistante ; en même temps, les réserves, jusque-là acceptées, sur son usage thérapeutique sont régulièrement contestées. »

L’ Académie déploie trois arguments :

  • La teneur du cannabis en son principe actif le tétrahydrocannabinol a été multipliée par 6,5, ce qui amplifie ses effets cardiovasculaires et neuropsychiatriques. La précocité de l’exposition au cannabis aggrave les altérations cérébrales et les effets psycho-cognitifs.
  • L’Académie souhaite poser la question du lien entre la consommation des jeunes Français et la mauvaise position de la France au classement PISA des performances éducatives.
  • Enfin, le lien entre consommation de cannabis et conduites à risque avec conséquences mortelles lors d’accidents de la voie publique est désormais connu.

L’Académie redoute qu’une dépénalisation du cannabis ou que l’autorisation de l’usage thérapeutique soient interprétées comme un message de tolérance, voire d’incitation à l’usage du cannabis par les adolescents et préadolescents.

Les académiciens mettent en garde les pouvoirs publics et demandent que l’information des jeunes sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale et que d’intenses campagnes d’information soient menées. Et voit dans le nouveau service national « une opportunité à ne pas manquer pour avertir les jeunes en y faisant intervenir des acteurs motivés des filières de Santé ».

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Sur le même sujet :

Sondage : les Français et le cannabis

Sondage : les Français et le cannabis

Où en sont les Français avec le cannabis ?

Une enquête réalisée par l’Ifop pour Terra Nova dresse le portrait d’une opinion en train de changer. 51 % des Français seraient ainsi favorables (40 % ont une opinion contraire) à «une régulation et un encadrement du cannabis» géré par l’état et selon certaines règles bien établies (interdit aux mineurs, au volant et dans les lieux publics).

Les Français reconnaissent les effets positifs que pourrait apporter une telle réforme (recettes fiscales, renforcement de la lutte contre le marché illégal) mais souhaitent, à une très large majorité, l’organisation d’un grand débat. L’enquête nous apprend également que les sympathisants de gauche sont les plus nombreux à avoir déjà «tiré sur un pétard» (Ecologistes 55 % et LFI 52 %), Les Marcheurs ne sont plus que 29 % et Les Républicains 22 %.

Mais surprise, au Rassemblement national (ex-FN), ils sont 39 % à avoir essayé. Comme les Insoumis, l’électorat du RN est jeune et les moins de 35 ans sont 45 % à avoir bravé cet interdit.

Les jeunes du département s’engagent contre les addictions aux drogues et à l’alcool

Les jeunes du CDJ pour la remise du Prix Charles Gottlieb.

Les jeunes du CDJ pour la remise du Prix Charles Gottlieb. Photo CG

Les Conseillers départementaux jeunes (CDJ) des Alpes-Maritimes lancent ce jeudi une campagne de communication contre les conduites addictives.

Top départ à 15 heures.

« #JyTouchePas« , la campagne de sensibilisation sur les conduites addictives portée par les jeunes conseillers départementaux jeunes a été lancée ce jeudi, en présence de Charles Ange Ginésy et Joëlle Arini, respectivement président et vice-présidente du Déportement ainsi que d’Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.

Les jeunes du conseil départemental sont répartis en commissions, l’une sur la santé, la solidarité et l’éducation, et l’autre sur l’environnement, le patrimoine et la sécurité.

Ce sont les jeunes eux-mêmes qui ont planché sur la thématique de l’addiction et qui ont cherché quels était les moyens les plus efficaces pour sensibiliser le plus efficacement leurs pairs.

FACE AUX DROGUES, ÇA VARIE

Les addictions, telles que le cannabis et l’alcool, touchent tous les publics mais les jeunes sont particulièrement vulnérables au phénomène.

>> RELIRE. Les adolescents de plus en plus accros aux drogues dures et au porno

Même si la consommation est en recul par intermittences, les comportements des adolescents restent très variables et soumis à des effets de mode.

Les 27 jeunes élus de la commission sécurité ont donc travaillé depuis deux ans sur la conception d’une campagne de communication et de prévention, à destination des collégiens du département.

Elle est à la fois axée sur les risques encourus pour la santé, et sur les bons comportements à adopter lorsqu’on se trouve confronté à ce type de phénomène

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Cannabis : la ministre de la Santé compte fermer les coffee shops

Agnès Buzyn l’a déclaré, dimanche, sur RTL. Selon elle, ces établissements fermeront dans plusieurs mois.

Des personnes font la queue devant un coffee shop, dans le 11e arrondissement de Paris, le 9 juin 2018.
Des personnes font la queue devant un coffee shop, dans le 11e arrondissement de Paris, le 9 juin 2018.
(ALPHACIT NEWIM / CROWDSPARK / AFP)

« Il va falloir qu’on revoie la législation et revoir comment on met de l’ordre dans tout cela. » Face au boom actuel de coffee shops qui « détournent le droit » pour vendre un dérivé du cannabis, le gouvernement veut clarifier la loi, a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur RTL, dimanche 17 juin.

« Zone grise du droit »

A la question « auront-ils fermé dans quelques mois ? », la ministre a répondu : « Je pense qu’ils auront fermé ». Pour elle, « ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit. Le droit dit que le chanvre peut être utilisé à des fins industrielles quand il contient moins de 0,2% de THC [la substance active du cannabis]. Il ne parle pas de produits en cigarette mais de la plante. Or ces magasins détournent le droit en disant que leurs cigarettes contiennent moins de 0,2% de THC. »

« Aujourd’hui, toute vente de cannabis à usage récréatif lorsqu’il contient du THC, quelle que soit la dose, est normalement condamnable. Mais c’est vrai que la législation sur les 0,2% peut être un peu floue », a relevé Agnès Buzyn.

Enquête préliminaire ouverte

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, le 11 juin, concernant une boutique parisienne vendant un dérivé du cannabis, afin de vérifier si elle respecte la législation, a appris l’AFP, confirmant une information du Journal du dimanche (article abonnés).

Les investigations ont été confiées à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme. L’enquête porte sur les chefs d’emploi, acquisition, transport, détention, offre et cession de stupéfiants.

Madame la Ministre,  votre déclaration sur le cannabis médicament est maladroite.

Les membres du bureau du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) les professeurs J. Costentin, J.-P. Goullé, C. Giudicelli, J.-P. Tillement, le bâtonnier A. De Bézenac

 Madame A. Buzyn, ministre de la Santé, a déclaré (le 24 mai) sur « France Inter » : « l’utilisation du cannabis à des fins médicales pourrait arriver en France. Je pense que nous avons du retard. Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement. Il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes. J’ai demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de me faire remonter l’état des connaissances sur le sujet ».

 Cette déclaration a, évidemment, fait le Buzz et nous sommes de ceux qui l’ont trouvée maladroite, en ce qu’elle entretient la confusion entre le cannabis, plante toxicomanogène et le concept de médicament. Il y a quelques années l’Académie de médecine concluait une étude consacrée à cette plante : « Le cannabis : un faux médicament et une vraie drogue ».    

La France aurait du « retard » si disposant de données pharmacologiques irréfragables et importantes elle n’en tirait pas parti ; or ces données n’existent pas. Les éléments disponibles ne justifient pas le forcing d’appétits mercantiles impatients, qui font fi du sacro-saint principe « Primum non nocere » (d’abord ne pas nuire).

Les Etats qui ont franchi le pas du « cannabis médicament », sous la pression de lobbies cannabinophiles, ne se sont pas embarrassés des critères rigoureux qui, en France, président à l’élévation d’une molécule à la dignité de médicament. Sous prétexte qu’il s’agit de composants du chanvre indien, devrait-on rompre avec les précautions accumulées au cours du temps, pour améliorer la sécurité du médicament. On doit faire encore mieux à cet égard, après quelques « loupés » récents dont des médias se repaissent goulûment, alors qu’ils se passeraient de ces précautions quand il s’agit de cannabis.

On ne saurais rejeter a priori tel cannabinoïde (parmi la centaine que recèle le cannabis) s’il montrait, à l’état pur, un intérêt thérapeutique à des doses éloignées de celles suscitant des effets délétères. C’est ce que fait la pharmacologie depuis François Magendie (1783-1865) et son continuateur Claude Bernard (1813-1878).

Les Etats qui ont légalisé le cannabis à des fins récréatives, ont toujours commencé par le travestir en médicament. Notre Ministre, non suspecte de jouer de cette grosse ficelle (en chanvre), trouble néanmoins l’opinion publique, déjà terriblement désinformée sur cette drogue, en parlant globalement de cannabis.

Le THC/ tétrahydrocannabinol, unique attente des toxicomanes qui requièrent la légalisation du cannabis, est déconsidéré comme médicament du fait de son déplorable rapport bénéfices/risques. L’intensité  de chacun de ses effets thérapeutiques potentiels  est modeste, comparée à celle de médicaments disponibles. Il n’a pas de spécificité d’action (au lieu du projectile qui vise une cible biologique, c’est une grenade qui envoie des projectiles dans tous les sens), modifiant  simultanément de nombreuses fonctions, ce que l’on n’accepte plus d’un médicament. Et surtout il est invalidé par les risques nombreux et souvent graves qu’il fait courir à ses utilisateurs : Addiction, anxiété, dépression, schizophrénie, ivresse, perturbation de la conduite d’engins de tous types, désinhibition, altérations de la mémoire et de la cognition, artérites, angine de poitrine, infarctus du myocarde, immunodépression, perturbations de la grossesse et de l’enfant qui en naitra, modifications épigénétiques transmises à la descendance…

La déconfiture thérapeutique du THC étant patente, ceux qui avaient investi  dans le cannabis s’escriment à recycler le concept en promouvant son congénère, le cannabidiol (CBD), soudain paré de mille vertus. Il intensifierait les effets bénéfiques du THC et annulerait ses effets délétères (miracle de la phytothérapie !). Pour le démarquer du THC, il est prétendu que le CBD n’a pas d’effets psychotropes mais simultanément, pour le glorifier, il lui en impartissent une longue liste (comprenne qui pourra). Il est présenté comme une thériaque (ce qui en thérapeutique est devenu invalidant). Au stade de ses investigations, on ne peut présager de son avenir thérapeutique. Le fait qu’il provienne du cannabis indica, ne saurait le condamner a priori, d’autant qu’on dispose désormais de cultivars produisant du CBD en l’absence de THC.  Si de jolies fleurs odorantes poussaient sur du fumier, on ne devrait pas s’interdire de les cueillir, pour s’en parfumer…

Madame la ministre ne réitérez pas l’erreur de votre prédécesseur qui, sous la pression de lobbies, a autorisé dans la précipitation le Sativex®, présenté comme une révolution thérapeutique (contre les spasmes musculaires douloureux de la sclérose en plaques). Cinq ans plus tard il n’est pas commercialisé en France, son « service médical rendu »   étant jugé « insignifiant ». Cette « montagne a accouché d’une souris », mais elle laisse dans nombre d’esprits crédules des souvenirs himalayens. N’abdiquez pas votre bon sens, votre culture et votre éthique médicales pour complaire aux lobbies qui resurgissent et qui, pour nous entraîner dans le grand bain de la légalisation du cannabis, voudraient d’abord nous faire patauger dans le pédiluve du « cannabis-médicament ».

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