Cannabis ‘more harmful than alcohol’ for teen brains

Le cannabis ‘plus nocif que l’alcool’ pour le cerveau des adolescents (traduction en bas de cette page)
A teenager smoking cannabisImage copyright GETTY IMAGES

Teenagers using cannabis are causing long-lasting damage to their developing brains, a Canadian study suggests.

It found the impact on thinking skills, memory and behaviour was worse than that of teenage drinking.

The researchers, from the University of Montreal, urged teenagers to delay their use of cannabis for as long as they felt able.

The study tracked and tested 3,800 adolescents over four years, starting from around the age of 13.

Drinking alcohol and taking drugs, such as cannabis, at a young age is known to cause problems with cognitive abilities such as learning, attention and decision-making as well as academic performance at school.

This study found these problems increased as cannabis use increased – and the effects were lasting, unlike those of alcohol.

The teenagers, from 31 different Canadian schools, gave details of their drug and drinking habits once a year.

Their brain skills were also tested every year in school using computer-based cognitive tests.

Developing brains

Although levels of cannabis use in the study were low compared with alcohol use, 28% of the teenagers still admitted to some kind of use.

This compared with 75% of the teenagers who said they drank alcohol at least occasionally.

Prof Patricia J Conrod, lead study author, from the department of psychiatry at Montreal, said she had expected alcohol to have had more of an impact on the teenagers’ brains.

CannabisImage copyrightGETTY IMAGES

But, instead, the research detected greater increases in errors in cognitive tests on the teenagers using cannabis – while they were taking the drug and after they had stopped.

These effects were seen in working memory, reasoning and their ability to control their behaviour.

« Their brains are still developing but cannabis is interfering with that, » Prof Conrod said, of teenagers.

« They should delay their use of cannabis as long as they can. »

She also said the findings highlighted the importance of drug-prevention programmes.

Cannabis is thought to be the most widely used illegal drug in the UK.

It can be addictive and using it has been shown to increase the risk of developing psychotic illnesses, particularly in adolescents.

Giving up cannabis can lead to withdrawal symptoms, such as sleeping problems and mood swings, experts say.

The study is published in the American Journal of Psychiatry.

Une étude canadienne suggère que les adolescents qui utilisent le cannabis causent des dommages durables à leur cerveau en développement.

Il en ressort que l’impact sur les capacités de réflexion, la mémoire et le comportement était pire que celui de la consommation d’alcool chez les adolescents.

Les chercheurs, de l’Université de Montréal, ont exhorté les adolescents à différer leur consommation de cannabis aussi longtemps qu’ils le pourraient.

L’étude a suivi et testé 3 800 adolescents sur une période de quatre ans, à partir d’environ 13 ans.

Boire de l’alcool et se droguer, comme le cannabis, dès le plus jeune âge est connu pour causer des problèmes d’aptitudes cognitives comme l’apprentissage, l’attention et la prise de décision, ainsi que le rendement scolaire à l’école.

Cette étude a révélé que ces problèmes augmentaient à mesure que la consommation de cannabis augmentait – et les effets étaient durables, contrairement à ceux de l’alcool.

Quels sont les risques pour la santé de la consommation de cannabis?
Les adolescents, issus de 31 écoles canadiennes différentes, ont donné des détails de leurs habitudes de consommation de drogue et d’alcool une fois par an.

Leurs habiletés cérébrales ont également été testées chaque année à l’école à l’aide de tests cognitifs informatisés.

Développer les cerveaux
Bien que les niveaux de consommation de cannabis dans l’étude aient été faibles par rapport à la consommation d’alcool, 28% des adolescents ont néanmoins admis une certaine forme de consommation.

Ceci comparé à 75% des adolescents qui ont déclaré avoir bu de l’alcool au moins occasionnellement.

La professeure Patricia J Conrod, auteure principale de l’étude, du département de psychiatrie de Montréal, a déclaré qu’elle s’attendait à ce que l’alcool ait davantage d’impact sur le cerveau des adolescents.

Mais au lieu de cela, la recherche a mis en évidence une plus grande augmentation des erreurs dans les tests cognitifs chez les adolescents consommateurs de cannabis – pendant qu’ils prenaient la drogue et après l’avoir arrêté.

Ces effets ont été observés dans la mémoire de travail, le raisonnement et leur capacité à contrôler leur comportement.

« Leurs cerveaux sont encore en développement, mais le cannabis interfère avec cela », a déclaré le professeur Conrod, à des adolescents.

« Ils devraient retarder leur consommation de cannabis aussi longtemps qu’ils le peuvent. »

Elle a également déclaré que les résultats soulignaient l’importance des programmes de prévention de la toxicomanie.

Le cannabis est considéré comme la drogue illicite la plus largement utilisée au Royaume-Uni.

Il peut entraîner une dépendance et son utilisation augmente le risque de développer des maladies psychotiques, en particulier chez les adolescents.

L’abandon du cannabis peut entraîner des symptômes de sevrage, tels que des problèmes de sommeil et des sautes d’humeur, selon les experts.

L’étude est publiée dans l’American Journal of Psychiatry.

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Cette start-up veut faire du vin sans alcool un juteux business

Le Petit Béret

Le Petit Béret a mis au point des technologies qui lui permettent de fabriquer un vin qui n’a jamais contenu d’alcool. Une première qui lui ouvre les portes des très attrayants marchés moyen-orientaux.

« Le temps ne fait rien à l’affaire » (à la façon de G. Brassens)

Les p’tits cons-ommateurs de cannabis rejoignent les vieux cons-ommateurs

Pr. Jean Costentin  – Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

La toxicomanie est faite de continuums ; continuum des produits qui s’ajoutent par ordre d’intensités d’effet et de toxicités croissantes ; continuum générationnel, les jeunes cons-ommateurs d’hier devenus inéluctablement les vieux cons-ommateurs d’aujourd’hui.

 La revue Drug and Alcohol dependence, 2018, 191, 337-381, dans un article intitulé : « Marijuana use by middle-aged and older adults in the United States, 2015-2016 », montre un accroissement du nombre d’adultes d’âge moyen et de séniors qui s’adonnent à cette toxicomanie. Cette publication a l’intérêt de s’intéresser à des adultes d’âge moyen (9% de consommateurs) et des plus de 65 ans ( 3% ) ; population qui était passée jusqu’à maintenant « sous les radars ».

Essayons d’imaginer la sociologie de ces vieux fumeurs de shit.

Il y a ceux qui ont débuté tôt cette addiction et qui n’en ont pas été gravement affectés, même si leurs parcours familiaux et/ou professionnels  ont été plus chaotiques, avec une altitude de croisière plus basse qu’elle n’eut été s’ils s’en étaient abstenus. Parmi eux certains n’ont jamais arrêté de consommer; la tolérance à certains effets gênants du cannabis les y a aidés.

D’autres, dont les activités imposaient qu’ils s’en abstiennent, ont arrêté. Mais à l’heure de la retraite, désoeuvrés, sans famille ou s’en étant détachés, ils s’étourdissent et trompent leur ennui, leurs regrets, leur inutilité ou leurs échecs, en renouant  avec la fumée du cannabis. Pour ne pas encourir les condamnations prévues par la loi, ils militent évidemment pour l’abolition de la loi qui le prohibe.

N’oublions pas les « Bobos » qui s’encanaillent en fumant du shit, pour retrouver des jouissances de leurs jeunes années sur les barricades de Mai 1968 ; cette « vérolution » qui leur a donné l’illusion d’avoir eu, les pauvrets, le courage de leurs aïeux qui dressèrent des barricades au XIIIème siècle. Ils requièrent aussi la légalisation de toutes les drogues. C’est dans leur nature pétitionnaire ; acutisée par le plaisir « d’emmerbéter » le « catho » et le « bourgeois tradi » ; la sensation d’être vraiment urbains, branchés, au dessus du vulgum pecus et conchiant le populisme.

Référons nous aussi au « jeunisme » dans deux de ses assertions : épauler les revendications des jeunes, sans se donner le mal de trier entre celles qui sont justifiées et celles qui leur sont délétères ; ou encore repousser les limites du vieillissement, en mimant les pratiques d’une frange de la jeunesse.

Concédons à ces individus mûrs, et pour certains déjà blets, qu’à leur âge les méfaits du cannabis seront moindres ou différents de ceux qui affectent nos ados. Déplorons que pour satisfaire leurs caprices ils se moquent éperdument d’exposer  nos jeunes à cette drogue si délétère.

Indifférents au fait de mourir plus idiots, ils n’est pas dans leurs plaisirs de se coucher moins sots qu’ils se sont levés.

L’usage nouveau du cannabis chez les adultes d’âge moyen et chez les séniors justifie, en tous cas, d’effectuer des études spécifiques sur les conséquences sanitaires de cette drogue à leurs âges.

On peut leur savoir gré de se prêter bénévolement à cette expérimentation ; mais avec leur manie de tout vouloir se faire rembourser, attendons nous à les voir revendiquer, avec la légalisation du cannabis, la participation de la « sécu » à leurs dépenses.

Cannabis de synthèse : 71 overdoses en deux jours sur le campus américain de Yale

100 fois plus puissante que le cannabis

par Charlotte Arce

Connu sous les noms de « K2 » ou « Spice », le cannabis de synthèse continue à faire des victimes sur les campus américains. La semaine dernière, ce sont 71 cas d’overdose qui ont été recensés sur le campus de l’Université de Yale, aux États-Unis.

Les étudiants la surnomment « K2 », « Spice », « Black Mamma » ou encore « Mr. Nice Guy ». Encore relativement peu connu en France, ce cannabis de synthèse poursuit son inquiétante progression sur les campus américains, où il jouit d’une impressionnante notoriété malgré les risques pour la santé.

Le site de CBS rapporte ainsi qu’à la mi-août, cette drogue synthétique a occasionné plus de 70 overdoses en l’espace de 2 jours à New Haven, Connecticut, où se trouve le campus de la prestigieuse Université de Yale. Selon les autorités, la plupart des cas d’overdose ont eu lieu au New Haven Green, un parc du centre-ville tout proche de l’Université. 6 victimes ont été retrouvées dans un état grave mais aucun décès n’a été signalé.

Une drogue 100 fois plus puissante que le cannabis… et bien plus dangereuse

Ce n’est pas la première fois que ce fameux cannabis de synthèse fait des ravages chez les jeunes Américains. Facile à acheter sur Internet, cette drogue synthétique est réputée pour produire les mêmes effets que le véritable cannabis, mais aussi de décupler ses effets. 85 à 100 fois plus puissante que la marijuana, elle est par ailleurs indétectable via les tests de dépistage car privée de THC, le principe actif du cannabis.

Ce qui ne l’empêche pas d’être extrêmement dangereuse pour la santé. Interrogée par Ouest France, le Dr Agnès Cadet-Taïrou, responsable du pôle Tendances récentes et nouvelles drogues à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) met en garde les éventuels consommateurs : « Ces molécules, les cannabinoïdes synthétiques, sont nombreuses et diffèrent selon les produits. Elles sont surtout beaucoup plus puissantes que le THC. »

Un enjeu de santé publique aux États-Unis

D’où les multiplications d’overdoses outre-Atlantique. CBS rapporte ainsi que plus tôt cette année, le K2 a été associé à au moins 22 cas de saignements graves – du nez, des gencives et de l’urine – dans la région de Chicago. En 2017, des dizaines de personnes au regard vide ont été aperçues en train de trébucher comme des zombies dans un quartier de Brooklyn après avoir consommé cette drogue de synthèse.

Et la recrudescence n’est pas près de s’arrêter. En 2012, le National Institute on Drug Abuse révélait que 11% des adolescents américains avaient déjà testé le cannabis de synthèse.

« Ces produits peuvent être vendus sur Internet sous forme de poudre ou de liquide, mais ils sont surtout mélangés à des feuilles broyées ressemblant au cannabis standard, poursuit le Dr Cadet-Taïrou. Il s’en vend également sous forme dite ‘e-liquide’, utilisée avec des cigarettes électroniques. Et comme il existe une multitude de molécules, il est à la fois difficile de savoir précisément ce qu’il y a dedans et il n’existe pas d’effets standards : pour certains, le produit aurait un effet relaxant, sédatif ; pour d’autres, c’est un euphorisant. Mais les effets secondaires sont nombreux. »

Les conséquences sur la santé sont souvent désastreuses : accidents cardiaques, problèmes de rein et de foie, confusions, malaises, tensions artérielles, états psychiatriques délirants et paranoïaques qui conduisent parfois à la mort.

L’objectif désormais, aux États-Unis : mieux informer le public sur les ravages causés par le K2 et lutter contre son expansion auprès des étudiants et adolescents. Pour en finir avec ces multiplications d’overdoses, le gouvernement fédéral a déjà interdit de nombreux cannabinoïdes synthétiques spécifiques, tandis que des États et des villes comme New York ont adopté leurs propres lois visant d’autres cannabinoïdes synthétiques.

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Canada: «la légalisation du cannabis est une catastrophe annoncée»

Jérôme Blanchet-Gravel

Le Canada s’inspire-t-il de la ville d’Amsterdam? On pourrait le croire, car la consommation du cannabis sera bientôt légalisée à l’échelle du pays. Pour le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et l’ex-enquêteur Paul Laurier, cette décision aura de graves conséquences. Sputnik s’est entretenu avec eux.

Le 17 octobre prochain, la marijuana deviendra légale au Canada. Le Canada deviendra ainsi le premier pays du G7 à légaliser «l’or vert». L’usage du cannabis était interdit depuis 1923, mais l’État fédéral autorisait sa consommation à des fins médicales depuis 2001.

Concrètement, le gouvernement canadien autorisera la possession d’une quantité de cannabis allant jusqu’à 30 grammes. La commercialisation du produit sera assurée par des sociétés d’État, gérées par les gouvernements provinciaux. Sans surprise, la consommation du pot sera également réservée aux adultes, l’âge minimal pouvant varier en fonction des provinces (18 ans au Québec, 19 ans en Ontario).

Jusqu’à 30 grammes autorisés pour les adultes

Le Premier ministre Justin Trudeau est si fier de son coup qu’il estime que le Canada pourrait donner l’exemple à des pays alliés. Selon lui, la légalisation de la marijuana est une décision «progressiste», qui serait avant tout prise pour le bien commun des Canadiens, du point de vue de la santé et de la sécurité publiques.

Le premier argument invoqué est que la légalisation de la marijuana privera de nombreux criminels de leur lucratif commerce. On pense effectivement que les sociétés d’État chargées de vendre le pot remplaceront les revendeurs illégaux. Dans cette optique, le gouvernement canadien pense assurer un meilleur contrôle, surtout auprès des jeunes.

«Le Règlement sur le cannabis contribuera à protéger la santé et la sécurité des Canadiens, en particulier les jeunes, et favorisera une industrie légale concurrentielle en mesure de supplanter le marché illicite. Il énoncera les règles relatives à la production, à la distribution, à la vente, à l’importation et à l’exportation de cannabis en toute légalité», peut-on lire dans le communiqué de presse du gouvernement.

Mais surtout, en légalisant le cannabis, le gouvernement canadien espère renflouer ses caisses. Statistique Canada estime qu’environ 4,9 millions de Canadiens âgés de 15 à 64 ans ont acheté du cannabis en 2017, leurs dépenses totalisant environ de 5,7 milliards de dollars canadiens (3,75 milliards d’euros). Parmi eux, 90% ont acheté du cannabis à des fins récréatives.

Vente de pot: un marché lucratif pour les gouvernements?

Après la légalisation, pour chaque gramme de cannabis vendu à moins de 10 dollars canadiens (6,60 €), une taxe d’environ 0,98 dollar canadien (0,65 €) sera prélevée par l’État fédéral, lequel redistribuera un quart de la somme aux provinces. À ce montant s’ajouteront les taxes fédérales et provinciales à la consommation, qui oscillent entre 10% à 15%.

À première vue, le projet peut donc paraître prometteur, mais plusieurs voix se sont élevées pour le critiquer, voire le dénoncer. Ainsi, le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu se dit complètement opposé à la légalisation du cannabis.Interrogé par Sputnik, M. Boisvenu a rapidement évoqué «une catastrophe appréhendée» dans ce dossier. Et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, le sénateur met en garde contre l’engorgement du système judiciaire. Le gouvernement canadien pense décharger le système en limitant les arrestations pour possession de marijuana, mais en fait, il ne fera que déplacer le problème. Notamment en raison du nombre élevé de contestations de la loi qui est à prévoir.

«Beaucoup de dossiers vont aller jusqu’en Cour Suprême. On pensait libérer les palais de justice des causes [cas, nldr] de « pot », mais il va y avoir beaucoup plus de causes de contestation du règlement, notamment car les lois des provinces sur la marijuana ne sont pas totalement en phase avec la loi fédérale.»

Deuxièmement, Pierre-Hugues Boisvenu pense que le projet de loi nuira aux peuples autochtones et ne contribuera pas vraiment à éradiquer la production illégale. D’ailleurs, la Gendarmerie royale du Canada s’était déjà prononcée sur le sujet: selon le plus haut corps policier du pays, le crime organisé ne sera pas écarté du marché.

«À mon avis, les conséquences de la légalisation sont sous-estimées par les gouvernements. Il y a d’abord des problèmes majeurs au niveau des réserves autochtones. Pour les Premières Nations, la légalisation sera un fléau. Déjà, ces peuples étaient aux prises avec des problèmes de drogue, et maintenant ils vont être aux prises avec plus de trafiquants et de production illégale. Il faut bien comprendre que la légalisation ne va pas du tout abolir le marché noir», a affirmé M. Boisvenu à Sputnik.

Le sénateur québécois s’inquiète aussi du nombre de gens intoxiqués qui conduiront leur véhicule, estimant dangereuse la conduite sous l’effet du stupéfiant. Il rappelle de plus que le test permettant de détecter cette substance dans l’organisme est beaucoup plus élaboré que l’alcotest… alors qu’il ne permet même pas de démasquer les gens qui ont mangé et non fumé de la marijuana… Et encore une fois, il craint une multiplication des contestations judiciaires, car les autorités ne seront pas prêtes à composer avec le phénomène.

Marijuana et conduite automobile: un cocktail explosif

L’ex-enquêteur de la Sûreté du Québec, Paul Laurier, partage l’avis de M. Boisvenu à ce sujet. Ce qui l’inquiète le plus est la sécurité routière. Non seulement la consommation de marijuana est dangereuse en soi pour les automobilistes, mais combinée à l’alcool et à d’autres drogues, elle pourrait faire des ravages. M. Laurier parle aussi de la combinaison fatale de textos et de marijuana au volant. Il rappelle qu’une fraction de seconde d’inattention suffit souvent pour créer des accidents mortels.

«Ma plus grande crainte, ça va être sur les routes. On va déplacer le problème. La police n’interviendra pas dans la rue, mais va devoir s’occuper des accidents causés par la consommation de pot. Les policiers vont intervenir sur beaucoup plus d’accidents. […] On va donc se retrouver avec une période de flottement. On a forcé le Sénat à passer cette loi-là, à dire oui, mais c’est évident qu’on n’est pas prêts. Les rapports scientifiques n’ont pas été considérés».

Un petit chien

Paul Laurier est aussi convaincu que la légalisation de la marijuana contribuera à démystifier, voire à banaliser sa consommation. En faisant du cannabis un produit comparable à l’alcool, le gouvernement Trudeau envoie le message que son usage n’est pas dramatique, voire tout à fait normal.

«La légalisation va généraliser et banaliser la consommation de la marijuana. Il va y avoir des effets nocifs sur la santé, c’est certain. Il y aura aussi des effets nocifs sur la santé mentale. Ce sont les gens qui vont payer pour cette expérience-là. […] La légalisation du cannabis, c’est un écran de fumée», s’est insurgé M. Laurier dans une entrevue avec Sputnik.

M. Laurier a aussi souligné que le crime organisé n’allait pas cesser du jour au lendemain de vendre du cannabis et que le Canada entrerait dans une «difficile période de transition». Ce que pense aussi M. Boisvenu. Paul Laurier a ajouté que beaucoup d’argent du crime organisé avait même été investi dans la production légale de marijuana.

marijuana

Enfin, si le Canada est le premier pays du G7 à légaliser la marijuana, il faut toutefois rappeler qu’il n’est pas le premier État nord-américain à le faire. Le gouvernement fédéral des États-Unis n’a jamais légalisé le pot, mais le Colorado, Washington, l’Oregon, l’Alaska, le Nevada et la Californie l’ont fait en tant qu’États. Le Canada s’est inspiré de l’expérience américaine pour mettre en œuvre sa propre politique.Justin Trudeau sait-il qu’en 2014, les cas d’ingestion involontaire de cannabis par des enfants de moins de neuf ans ont augmenté de 34% au Colorado et que les accidents de la route impliquant des fumeurs de pot ont bondi de 75% en trois ans dans ce même État?

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Cannabis thérapeutique: un comité officiel va évaluer son intérêt

De l’Insane OG, une souche de marijuana présentée au « Dr. Greenthumb », le dispensaire phare de médecine et de loisirs qui a ouvert le 15 août 2018 à Sylmar en Californie AFP/ARCHIVES – FREDERIC J. BROWN

L’Agence du médicament ANSM a créé un comité pour « évaluer la pertinence de développer en France l’utilisation thérapeutique du cannabis », et ses premières conclusions seront connues « d’ici la fin de l’année », a-t-elle annoncé lundi.

Les propositions de ce comité « seront basées sur l’analyse de l’ensemble des données scientifiques disponibles et l’expérience d’autres pays l’ayant déjà mis en place, en prenant en compte le point de vue des patients », a indiqué l’ANSM dans un communiqué.

« Des représentants associatifs, des professionnels en santé et en sciences humaines seront étroitement associés aux travaux de ce Comité, soit en qualité de membres, soit en étant auditionnés », a précisé l’Agence, selon laquelle les membres de cette structure seront nommés « dans les prochaines semaines ».

« Une première réunion se tiendra courant octobre et le Comité remettra ses premières conclusions d’ici la fin de l’année », selon l’ANSM.

Nommé pour un an, ce comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) devra évaluer « l’intérêt thérapeutique du cannabis pour le traitement de certaines pathologies » et « les modalités de mise à disposition du cannabis dans le cadre d’une utilisation médicale ».

Dans une tribune publiée en juillet, plusieurs élus PS, LREM et EELV ont demandé la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, qui pourrait selon eux apaiser les souffrances de 300.000 patients, en rappelant qu’une trentaine de pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage médical.

Ces élus et médecins font valoir « l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques ».

En France, les médicaments à base de cannabis peuvent faire l’objet d’une Autorisation de mise sur le marché (AMM) depuis 2013.

Dans les faits, un seul en a bénéficié: le Sativex, spray destiné à soulager des malades atteints de sclérose en plaques. Il a obtenu cette autorisation en janvier 2014 mais n’est toujours pas commercialisé, en raison d’un désaccord sur son prix de vente.

En revanche, la consommation des joints de cannabis est pénalisée quel qu’en soit l’usage: la loi française ne fait pas de distinction entre leur usage récréatif et thérapeutique.

En juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait affirmé qu’elle n’excluait pas d’autoriser les cigarettes de cannabis à usage thérapeutique si elles apportent « un plus » par rapport aux médicaments déjà autorisés.

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K2, la drogue de synthèse qui inquiète les USA

PAR BRUNO ALVAREZ

ACTUALITÉ
Les autorités sanitaires américaines ont lancé l’alerte devant le nombre croissant et préoccupant d’overdoses ces derniers mois. Le « K2 » ou « Spice », un cannabis de synthèse 100 fois plus puissant que la marijuana, fait des ravages aux États-Unis. Pour le moment, la France est encore épargnée par le phénomène.

Un cannabis de synthèse environ 100 fois plus puissant que la marijuana inquiète les autorités sanitaires américaines. Car cette drogue fait des ravages aux États-Unis où, à la mi-août, une soixantaine d’étudiants de la prestigieuse université de Yale ont été victimes d’overdose liée à ce produit. Et les cas se multiplient de plus en plus chez les jeunes Américains.

À la mi-juillet déjà, la Food and Drug Administration avait averti les consommateurs que du cannabis synthétique, coupé avec de la mort-aux-rats, avait provoqué l’hospitalisation de centaines de personnes victimes de graves hémorragies et entraîné au moins quatre décès.

Un effet très nocif et parfois fatal

Appelé « K2 », « Spice », ou encore « Black Mama » par les initiés, le cannabis de synthèse contient des substances psychotropes qui reproduisent les effets du cannabis naturel. « Mais ces molécules, les cannabinoïdes synthétiques, sont nombreuses et diffèrent selon les produits. Elles sont surtout beaucoup plus puissantes que le THC, le composant actif du cannabis », explique le Dr Agnès Cadet-Taïrou, responsable du pôle Tendances récentes et nouvelles drogues à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Comparé au principe actif du cannabis traditionnel, la version synthétique dite « K2 » contient des molécules beaucoup plus nombreuses et plus puissantes. (Photo : d’illustration : EPA)

 

« Ces produits peuvent être vendus sur internet sous forme de poudre ou de liquide, mais ils sont surtout mélangés à des feuilles broyées ressemblant au cannabis standard, poursuit la spécialiste. Il s’en vend également sous forme dite « e-liquide », utilisée avec des cigarettes électroniques. Et comme il existe une multitude de molécules, il est à la fois difficile de savoir précisément ce qu’il y a dedans et il n’existe pas d’effets standards : pour certains, le produit aurait un effet relaxant, sédatif ; pour d’autres, c’est un euphorisant. Mais les effets secondaires sont nombreux. »

Accidents cardiaques, problèmes de rein et de foie, confusions, malaises, tensions artérielles, états psychiatriques délirants et paranoïaques… Et donc de récents cas de décès aux États-Unis.

Drogue apparue au début des années 2000

C’est là-bas que cette drogue est apparue au début des années 2000. 11 % des adolescents américains avaient déjà testé au moins une fois cette substance en 2012, selon le National Institute on Drug Abuse.

La famille des cannabinoïdes de synthèse comprend une centaine de substances différentes, interdites en France depuis 2009. La plus connue, présente dans la variété dite « Spice », est composée de l’AMB-Fubicana, un dérivé de l’AB-Fubicana, qui n’est autre qu’un antidouleur.

Mais si les effets varient, c’est que les trafiquants modifient la formule pour élaborer ce cannabis ultra-puissant. Ainsi, ils compliquent le travail des autorités qui établissent la liste des substances illicites aux États-Unis.

Pas encore répandue en France

En France, cette drogue de synthèse n’est pas encore très répandue même si l’on sait que les adolescents consomment beaucoup de cannabis. En 2017, l’étude ESCAPAD de l’OFDT évaluait que 4 % des jeunes de 17 ans déclaraient « avoir déjà consommé un produit imitant les effets d’une drogue », en majorité un cannabinoïde de synthèse.

« À Mayotte, il y a eu une vague de surdoses avec un produit similaire appelé « la chimique » en 2015, précise le Dr Agnès Cadet-Taïrou. Mais en métropole, la situation n’est pas dramatique. En tout cas, pas comparable à celle des États-Unis. Mais cela ne veut pas dire que la menace n’existe pas », prévient la spécialiste française, qui reste très mesurée.

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L’alcool serait dangereux pour la santé dès le premier verre

TF1    JT 20H

D’après une étude scientifique récente, les dégâts de l’alcool apparaissent dès le premier verre consommé.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 02/09/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 2 septembre 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 02/09/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 2 septembre 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

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Le cannabis persiste jusqu’à 6 jours dans le lait maternel

Le cannabis persiste jusqu’à 6 jours dans le lait maternel
Le cannabis persiste jusqu’à 6 jours dans le lait maternel

Selon des chercheurs américains, le THC (principe actif du cannabis) pourrait persister jusqu’à 6 jours après consommation dans le lait maternel. Devant le manque de données concernant l’impact neurologique sur les nourrissons, les scientifiques appellent naturellement les femmes allaitantes à stopper toute prise de marijuana.

Des scientifiques de l’Université de Californie à San Diego ont cherché à savoir quels composants du cannabis pénètrent dans le lait maternel et combien de temps ils y restent. Pour cela, ils ont étudié 54 échantillons provenant de jeunes mères consommant du cannabis à des degrés divers.

Résultat, ils ont détecté du tétrahydrocannabinol, ou THC, le principal composant psychoactif de la marijuana, dans 63% des échantillons de lait maternel. Et ce jusqu’à six jours après la dernière consommation déclarée par la mère.

« La quantité de THC potentiellement absorbée par le nourrisson était relativement faible », explique Christina Chambers, principale auteure de ce travail. « Mais nous ne savons toujours pas si cette dose peut être délétère pour le bébé. » Les conseils des chercheurs ne peuvent donc aller que dans le sens de ceux de l’Académie américaine de pédiatrie. A savoir, s’abstenir de toute consommation au cours de l’allaitement.

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Bientôt quatre nouvelles salles de shoot à Paris ?

Anne Souyris, adjointe Santé et Relations avec l’AP-HP du maire de Paris, vient de proposer la création de quatre nouvelles salles de shoot. Une aberration ne venant jamais seule, elle y adjoint (évidemment), pour satisfaire toute la population des toxicomanes, un bus itinérant pour aller au-devant des fumeurs de crack, dans les rues de la capitale.

Il y a quatre ans, le ministre de la « Santé », Marisol Touraine, assignait à ces salles de shoot un caractère expérimental dont les résultats devaient être analysés pendant six ans ; leur existence serait alors reconsidérée. Les résultats doivent être jugés si positifs que madame Souyris propose déjà d’en ouvrir plein d’autres. Ce fut pourtant dans la douleur que les habitants du quartier de la gare du Nord accueillirent cette salle ; douleur qui, d’ailleurs, n’est toujours pas calmée.

Cette grande première, qui n’a que deux ans d’existence, n’a été suivie que par Strasbourg, après une inconvenante course-poursuite pour savoir qui, de Paris ou de Strasbourg, pourrait se glorifier d’être la première ville à s’en doter – ainsi qu’à s’endetter, car leur coût de fonctionnement est exorbitant.

La proximité de l’hôpital Lariboisière venait sécuriser le processus d’accueil des « overdoses », justification principale du « Shootez-vous en toute sécurité ». Cela a été une incitation à l’auto-administration de plus fortes doses de drogues ; ainsi, le nombre d’« overdoses » s’est accru, mais la mortalité s’est réduite, du fait de la sécurité apportée par l’hôpital voisin.

Les deux arguments principaux de ces salles de shoot étaient, au nom de la « réduction des risques », la prise en charge des overdoses et la prévention de la contamination par les virus du SIDA et de l’hépatite C, résultant de l’échange de seringues contaminées. Ces deux arguments sont fallacieux.

On dispose, désormais, d’un agent bloquant les récepteurs sur lesquels agissent l’héroïne, la morphine, la méthadone et d’autres opioïdes, pour déclencher l’inhibition de la respiration, qui caractérise « l’overdose » ; il s’agit de la naloxone : Nalscue®, qui peut être administrée, en spray, par quiconque, en tous lieux, hors les salles de shoot.

Depuis longtemps, la contamination par le virus du SIDA n’est plus le fait des toxicomanes, qui accèdent librement et le plus souvent gratuitement à la fourniture de seringues et d’aiguilles. Elle est, principalement, le fait de pratiques homosexuelles masculines, avec des partenaires multiples, s’adonnant à des injections de drogues stimulantes pour leur permettre d’« assurer » (les cathinones sont très en vogue dans cette « indication »). On lira sur ce sujet le bulletin épidémiologique hebdomadaire du 19 septembre 2017 qui donne des chiffres précis obtenus à partir d’un questionnaire auto-anonyme réalisé en 2015.
On peut alors se poser la question si, plutôt que de salles de shoot supplémentaires, ce n’est pas d’« homo-sexodromes » dont la capitale devrait se doter.

Un collectif d’une dizaine d’associations agissant contre les toxicomanies (dont j’avais assuré la coordination) avait contesté, avec maints arguments à l’appui, le principe de ces salles de shoot ; l’Académie nationale de médecine ainsi que celle de pharmacie avaient exprimé, d’une façon très argumentée, leurs réserves. Ils n’ont pas été entendus.

Aujourd’hui, les personnels de ces salles s’appliquent à en justifier le bien-fondé (défense de leur emploi oblige) alors que les objections et critiques précédemment émises se vérifient chaque jour. Et l’on aboutit à ce grand écart entre ceux qui voudraient les faire fermer et ceux qui voudraient les multiplier.

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Facebook combat (enfin) la vente de drogue sur son réseau social

Une crise majeure aux USA

Facebook a pris très au sérieux la vente de stupéfiants qui était facilitée par son réseau social depuis quelques années. Plusieurs mesures ont été mises en place à la suite d’un rapport du CDC qui rapporte que 30 000 Américains sont morts d’une overdose de substances opioïdes.

Facebook et drogue.jpg© iStock / maselkoo99

Pour lutter contre la vente de drogues sur son réseau social, Facebook a banni de sa recherche de nombreux termes relatifs à ces substances illicites. Sont notamment concernés les noms de nombreuses drogues opioïdes, très addictives. Il s’agit d’un changement qui arrive quelques heures après la publication d’un rapport par le CDC (Centre de contrôle des maladies et de la prévention aux USA) selon lequel 30 000 Américains sont morts en 2017 suite à une overdose d’opioïde, soit 50 % de plus qu’en 2016.

Il s’avère que Facebook est devenu au fil du temps une véritable place de marché pour vendeurs et acheteurs de drogues, où sont organisées rencontres et transactions. Avec la mise en place de ce filtrage, Facebook espère pouvoir contrer ce phénomène. À noter qu’il ne s’applique qu’aux pages et non pas aux profils. On peut donc trouver des utilisateurs qui contournent le changement opéré par Facebook en modifiant le nom de leur profil, avec celui d’une drogue en particulier. Facebook va donc devoir encore travailler sur son outil pour le rendre plus efficace.

L’idée est aussi de se servir de ce système pour faire de la prévention. Ainsi, aux États-Unis, si vous tapez « acheter Xanax », un seul résultat s’affiche et présente la mention « Besoin d’aide ? Si vous ou une personne que vous connaissez lutte contre une substance opioïde, nous souhaitons aider en offrant confidentiellement un traitement, en plus d’informations sur la prévention. » Le message est suivi d’un lien vers le site gouvernemental d’aide contre l’addiction aux drogues.

capture d'écran message drogue.jpg© TechCrunch

Facebook travaille dessus depuis plusieurs mois

Précisons que cette volonté de Facebook de mettre un terme à la vente de stupéfiants ne date pas d’hier. En novembre 2017, Mark Zuckerberg s’étonnait d’apprendre que son réseau social était le théâtre d’un gigantesque réseau de vente de drogues. Cinq mois plus tard, en avril, le PDG de Facebook était entendu au Capitole pour répondre aux questions de personnalités politiques, suite au scandale Cambridge Analytica.

L’homme politique David McKinley avait alors demandé à Mark Zuckerberg : « Votre plateforme est utilisée pour acheter des drogues très addictives sans prescription. Avec le respect que je vous dois, Facebook permet ce genre de pratique, par conséquent vous faites du mal aux gens. Êtes-vous d’accord avec ces propos ? » Le PDG n’avait alors pas répondu directement à la question en se justifiant : « Il y a de nombreux secteurs de contenus où nous devons faire un meilleur travail pour faire respecter nos règles. »

En juin, Facebook annonçait travailler sur de nombreuses restrictions en matière de drogue. Il avait notamment annoncé qu’un lien vers un site d’aide contre l’addiction à la drogue serait mis en place. L’objectif était clairement de montrer que le réseau social ne fermait pas les yeux devant certaines dérives de sa plateforme. À voir si ces nouvelles dispositions seront, à terme, déployées sur d’autres versions que la seule mouture américaine de Facebook.

Quelles drogues consomme-t-on le plus dans le monde?

Publié le vendredi 17 août 2018 

Plusieurs emballages de plastique contenant du fentanyl sont présentés sur une table en bois après avoir été saisis par les autorités.

Plusieurs paquets de fentanyl saisis à l’aéroport international O’Hare de Chicago en novembre 2017 Photo : Reuters/Joshua Lott

Bernard Kouchner et les quatre autres « médecins de la drogue » publient un livre accablant. Pour eux !

par Jean Costentin

Ils étaient cinq pour faire leurs sottises et ils voudraient en faire davantage.

C’est ce que je retiens du livre Toxic 1,dont je me suis infligé la lecture (focalisation sur les toxicomanies oblige).

« Toxic », ce livre l’est à tous les égards. Ce sont les élucubrations de cinq comparses (Bernard Kouchner, Patrick Aerberhard, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Lebeau et William Lowenstein) qui, irrépressiblement, à l’automne de leur vie, signent et persistent dans toutes leurs sottises émises au cours des trente dernières années.

Réjouissons-nous : en dépit des alternances politiques, qui auraient pu offrir à leurs thèses des fenêtres de plus grandes occasions, notre société n’a pas cédé à toutes leurs pressions qui visent, in fine, à la légalisation de toutes les drogues, à commencer par le cannabis. Certes, nous leur devons, au moins en partie, que la France soit championne européenne de la consommation des drogues (toutes confondues). Mais on imagine où nous en serions s’ils avaient été davantage entendus…

En couverture de l’ouvrage, les esquisses de leurs visages sont ponctuées de points noirs – dernière poussée d’acné juvénile ? Quoi qu’il en soit, leur lecture m’a donné des boutons.

Sous le titre « Toxic », un sous-titre : « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Ils se revendiquent donc comme les seuls à avoir fait sa promotion ; le moment venu, cela facilitera l’instruction du procès de ces « cinq médecins du gang », comme ils s’autodésignent.

Dans un long chapitre, ils se racontent, sombrant dans l’auto et l’hétéro-congratulation : baroudeurs, Che-guévaristes ; confondant allègrement engagements politiques, engagements humanitaires (Médecins du monde, Médecins sans frontières…), toxicomanies ; avec un besoin irrépressible de faire parler d’eux. Jeunes ambitieux, ils vilipendèrent Claude Olievenstein (créateur du centre Marmottan, qui fut en son temps le shogun français de l’addictologie). Comme au Far-West, où il fallait atteindre Kit Carson pour devenir « le meilleur tireur de l’Ouest ». Ils ont tiré sur Olievenstein et ils réitèrent, alors qu’il n’est plus là pour se défendre.

Bernard Kouchner, comme pour s’excuser d’avoir été ministre d’un gouvernement « de droite », souligne, à plusieurs reprises, que ses idées étaient plus faciles à faire passer sous des ministres se présentant comme tels (Simone Veil, Michèle Barzach, Philippe Douste-Blazy, Roseline Bachelot).

Les cinq comparses exhalent une grande suffisance ; ils ont compris à la place des autres. Le drogué n’est pas le malade qui justifie que tout soit fait pour le guérir ; très au-delà de l’empathie, ils font dans la collusion revendiquée (humanitaire n’est pas synonyme d’humanisme ni d’éthique médicale).

Ils prétendent que l’interdiction des drogues empêche la prévention et l’information ; ignorant, ce faisant, que chaque année, en France, 130.000 décès sont imputables au tabac et à l’alcool, qui sont drogues licites. Répétant depuis quarante ans les mêmes sottises, ils se sont fermés aux évidences et entretiennent leur errance par un psittacisme affligeant. Ils ignorent résolument que divers aspects de la réduction des risques en font naître de bien plus importants.

Les moyens consacrés aux addictions et le nombre de leurs victimes n’ont jamais été aussi élevés, tandis que leur taux de guérison est pitoyable. Cela impose de repenser l’information, la prévention, la prise en charge des victimes, la répartition des moyens, le fonctionnement des structures – conclusions aux antipodes de celles du « gang des cinq ». Aussi faut-il enfin le démasquer et le neutraliser, car ils affirment que « l’audace qui les tient depuis plus de 30 ans n’est toujours pas apaisée » ; qu’ils « n’ont pas désarmé, et que leur combat continue ».

Notes:

  1. Toxic, B. Kouchner et coll., « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Éd. Odile Jacob, mai 2018

Source

Les dentistes alertent des risques du cannabis sur les dents

Des études scientifiques démontrent que le joint fait plus de ravages en bouche que la cigarette. – AFP
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