L’alcool et le cannabis sèment toujours la mort sur les routes

 

Pierre Nègre et le major Frédéric Friscourt sillonnent l’Hexagone pour sensibiliser les jeunes aux dangers de la conduite sous influence…

Il faut choisir : boire, fumer ou conduire. Un message que Pierre Nègre, responsable de l’association Maaf prévention, et le major Frédéric Friscourt, en charge de la communication et de la prévention à la police nationale, ne cessent de marteler aux jeunes Français à travers l’Hexagone. 

Mardi, le binôme était au World Trade Center de Grenoble pour sensibiliser 57 élèves du lycée hôtelier Lesdiguières aux dangers de la conduite sous influence (alcool et drogues diverses). « Une nécessité, puisque la mortalité routière est la première cause de décès chez les jeunes adultes », souligne Pierre Nègre.

Au programme des élèves de 2e année de BTS en hôtellerie-restauration : visite d’un espace prévention, projection d’un film “choc”, une animation par les intervenants et des questions-réponses.

Un problème presque exclusivement masculin

« L’année dernière, sur 66 morts sur les routes en Isère, 32 étaient liés à l’alcool et 24 à la drogue. 20 % des accidents mortels impliquent des conducteurs novices et la catégorie la plus touchée est celle des 16-25 ans », explique le major Friscourt.

Pierre Nègre poursuit : « Ils payent un plus grand tribut. Sur 10 jeunes, 8 sont des garçons et 2 des filles, accessoirement passagères. Il s’agit d’un problème presque exclusivement masculin. Il y a eu une amélioration sur toutes les autres catégories d’âge, mais on ne la ressent pas sur celle-ci. »

Pire, l’initiation au culte de la cuite et de la défonce « se fait aujourd’hui en 4e ou 3e , note Frédéric Friscourt. Les jeunes commencent à picoler de façon habituelle à 13-14  ans, à découvrir le cannabis et même la cocaïne. Avant d’acquérir leur première voiture. »

Des constats alarmants

Et le constat est encore plus alarmant concernant le cannabis, interpelle le policier : « En 2015, il y a eu 499 tués sur les routes liés à cette drogue, alors que, l’année dernière, le nombre était de 879 ! On estime que d’ici trois ans, il aura supplanté celui des morts liés à l’alcool. Il faut vraiment prendre en compte cette tendance ! »

Entre autres de la part des parents : «  Ils sont nombreux à penser que consommer du cannabis n’est pas grave, sauf que le produit a complètement évolué, il est beaucoup plus fort et apporte plus de troubles qu’il y a vingt ans… »

Avec des effets plus néfastes en cas de polyconsommation avec de l’alcool, un mélange explosif qui, insiste M. Nègre, « multiplie les risques par 10 » !

L’assureur et le policier espèrent que, « dans les années à venir, la prévention va être de plus en plus prise au sérieux, avec le soutien des collectivités, des établissements scolaires et des parents ». D’ici là, ils ne ménageront pas leurs efforts afin d’avertir les jeunes et les adultes. Pour la sécurité de tous.

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Un portail pour combattre les addictions en milieu professionnel

Étonnant et préoccupant : les actifs consomment plus de tabac, d’alcool, de médicaments psychotropes et de cannabis que la population générale.

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Publié le  | Le Point.fr
Les actifs fument plus que les non-actifs (illustration).
Les actifs fument plus que les non-actifs (illustration). © FRANCK LODI/SIPA
Avoir une activité professionnelle ne met pas à l’abri de la consommation de tabac, d’alcool, de médicaments psychotropes, de cannabis ou d’autres formes d’addiction, bien au contraire.
Les chiffres annoncés par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et le Fonds Action Addictions (F2A) ont de quoi surprendre.
Et ils justifient le lancement, en début de semaine, d’un portail internet pour prévenir et gérer les conduites addictives dans le monde du travail.
L’Académie de médecine avait d’ailleurs déjà alerté sur le sujet à la mi-octobre et recommandé que « des actions collectives d’information et de sensibilisation sur les dangers des drogues licites et illicites soient réalisées en milieu professionnel ». C’est donc chose faite.

Jeunes et addictions : 5 raisons de ne pas crack-er

Rédigé par Florence Vandendriessche Molinet le Mardi 28 Novembre 2017 

Dans le cadre de « la semaine de lutte contre la drogue et des addictions », l’édition 2017/2018 de « 5 raisons de ne pas cracker, s’est déroulé sur une quinzaine, du 13 au 23 novembre 2017, au centre social de Saint Jean à Ajaccio, qui a accueilli les élèves de 4è du collège Laetitia. Deux semaines s’articulant autour de 5 grands axes : Information – Éducation – Social et prévention -Sport et Culture.

Marie-Pierre Coppolani (AS) avec les élèves

Marie-Pierre Coppolani (AS) avec les élèves

Sensibiliser les jeunes sans être trop didactique, ni moralisateur, voici l’objectif de cette initiative de prévention qui visait à développer chez les jeunes des compétences psychosociales leur permettant de faire des choix éclairés et responsables. La MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et les conduites Additives) fait chaque année un appel à projet auquel le centre social répond. C’est la sixième année.

Les jeunes de 4è se prêtent au jeu
L’adolescence est une période dite de transgression, où l’individu se met facilement en rupture avec la famille et l’autorité parentale : « le choix de la classe de 4è n’est pas anodin », explique Marie-Pierre Coppolani, l’assistante sociale du collège Laetitia « car on note que c’est à l’âge de 13/14 ans que le risque de dérives se manifeste ». Ça en passe par la prise d’alcool, de cannabis ou plus grave, la cocaïne, l’héroïne.

Le tabac est aussi à l’ordre du jour.
L’événement « 5 raisons de ne pas crack-er » est apprécié de la part des collégiens qui passent un moment de détente hors cadre scolaire et qui pourtant mobilisent toute leur attention. Projections de court-métrages avec petits débats avec les élèves a ponctué les rendez-vous.
L’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie) et le service de prévention spécialisée de la FALEP ont animé par petits groupes les ateliers. Le projet a concerné cinq classes se rendant successivement dans les différents ateliers.

Chaque élève est reparti avec une clef usb contenant un petit montage vidéo réalisé par Stéphane Sereni, coordinateur des équipes et animateur sportif au centre social, composé d’une compilation d’extraits d’émission de « c’est pas sorcier », émission sur Arte ; un montage sur tous les types d’addiction. « L’objectif étant de non pas les terroriser mais juste leur donner les informations nécessaires qui pourraient générer une prise de conscience » Explique t-il.

La jeunesse aux prises de sensations fortes et nouvelles
Les jeunes sont attirés par la prise de produits, pourquoi ? Parce que ces substances procurent des sensations idéales pour s’amuser, faire la fête. Et c’est à cet âge où l’impression de passer un cap, de devenir « grand » est très présente, ce qui induit une volonté de liberté.

Une liberté qui peut se traduire par la prise de drogue, d’alcool, c’est aussi le moment de la vie où les jeunes commencent à fumer. Si boire un verre par exemple une fois, peut n’avoir aucune incidence, cela peut selon les sujets et dans la plus part des cas, donner envie d’aller plus loin encore… c’est ici que le danger survient et que l’addiction s’installe.
Le phénomène nouveau : la cocaïne qui touche de plus en plus de jeunes. Il a été montré aux élèves, lors de la manifestation, comment la cocaïne est fabriquée en Colombie, celle qui se met dans le nez et qui fait rêver ou promettant d’améliorer la performance et permettant de démultiplier son punch,  « Si un jour, ils se retrouvent devant un rail de cocaïne, ils sauront ce qu’il contient : du kérosène, de la chaux se vendant à 1000 le gramme  » ajoute Stéphane Sereni.
Sport et dopage : obligation de résultat
En termes de sport, Jean-François de Peretti animateur sportif au centre social, explique que la pression mise par la société mais aussi par la famille est surdimensionné. Les enfants et les adolescents sont dans beaucoup de cas mis dans une relation de compétitivité constante, menant le sujet à une obligation de résultat. La prévention vise à réfléchir sur l’intérêt de faire du sport sans tricher.
Dès les petites catégories, il arrive que les parents mettent une pression folle sur leurs enfants qui se mettent dans un état d’angoisse anormal et qui grandissent avec cette culture de résultat. Cela concerne le domaine sportif, l’école, la société même.
Au centre social, on sensibilise toute l’année. « C’est un travail quotidien », explique Stéphane Sereni « sur la lutte contre les addictions au travers d’ateliers sportifs. Nous faisons des rencontres sportives, nous sensibilisons les jeunes, notamment au dopage. Sur tous nos ateliers, il y a toujours un petit moment qu’on prend pour sensibiliser les jeunes au fait de devenir accroc à quelque chose, que cela soit avec produit ou sans produit ».
Devenir messager, et pourquoi pas ?
Et si, les jeunes pouvaient véhiculer les risques et dangers possibles, auprès des copains et copines qui n’ont pas eu l’information, mais aussi aux parents ! C’est un vrai challenge et possible.
Une question de transmission orale. Engager à devenir messager d’informations préservant la vie pourrait paraître ambitieux mais réalisable ; le but étant d’enrayer au mieux possible ce mal de société généré par les drogues et addictions.

Il a été évoqué « l’estime de soi » lors d’ateliers. Parler de dignité, de respect pour soi-même, pour autrui et de son environnement proche semble marquer les jeunes consciences. À la question : « pensez-vous pouvoir sensibiliser un copain qui fume au risque du tabac », la réponse est « ça va être difficile car il s’en fichera » mais ils comprennent que ce qui n’est pas fait ne se fera pas, ils semblent comprendre que la parole leur est donné pour informer.

Ces élèves de 4ème se sont vus repartir avec un tee-shirt et une clef usb avec le montage vidéo et un film d’animation (source Youtube) criant de vérité :
 qui résume l’addiction à une drogue, quelle qu’elle soit. À travers cette pépite d’or, on peut y voir autant la caféine, la cigarette ou n’importe quelle drogue dure. Cette clef usb n’est pas donnée sans raison, elle contient également, les contacts des partenaires avec numéro d’appel.

 

Hausse de la consommation de drogue et d’alcool au travail: « On se sent impuissant »

Six dirigeants sur dix ont déjà été confrontés à des problèmes d’alcool chez leurs employés, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanie. 

La consommation de cannabis et de cocaïne chez les actifs est en augmentation. Quand l’addiction s’invite dans l’entreprise, les managers et chefs d’entreprises se retrouvent souvent démunis.

Prévention alcool et cannabis, les lycéens de Champollion concernés

Restitution du projet salle Balène.

Avec beaucoup de sérieux, mais aussi parfois de franches rigolades, 136 internes du lycée Champollion se sont défoulés vendredi 17 novembre salle Balène, en s’initiant à la prévention alcool-cannabis, avec leurs proviseurs, leurs CPE, leurs surveillants et quelques parents, en compagnie de José Da Costa du théâtre Arc-En-Ciel.

Ce projet de longue haleine, qui a regroupé huit associations et organisations du Figeacois, en partenariat avec des services du Grand Figeac, trouvait là sa restitution après de nombreux ateliers ou animations menés depuis la rentrée de septembre. Il y a eu là café-débats animés par Familles Rurales, Csapa du Peyry, Espace jeunes, PIJ, Planning familial, Antenne d’Oc et prévention spécialisée de Figeac, ciné-débat «La Playa» présentée par l’Astrolabe et Stéphanie Boyé de l’ANPAA du Lot, théâtre forum avec José Da Costa, et soirées Halloween jeudi 19 octobre à l’internat, avec Didier Buffarot du service du patrimoine. «Ce travail de partenariat aurait-il fonctionné, s’interroge Nadine Ric infirmière du lycée ? Moins d’élèves ont quitté l’internat ce jeudi 19 octobre. Seulement 42. Malgré tout le lendemain, 76 étaient absents au lycée. Ce soir-là dans la ville, les maraudes se sont déroulées sans appel aux sapeurs-pompiers. La présence d’adultes sur cet événement aurait-elle eu un impact ? Tous les jeunes sont volontaires, ils adhèrent au projet, et ont tous bien participé, malgré quelques difficultés d’organisation».

Le 15 décembre, le Csapa du Peyry dévoilera le résultat du questionnaire à la réunion parents-profs des secondes et le 12 janvier pour les premières et terminales.

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Cannabis : les intoxications accidentelles chez les enfants sont en augmentation

Entre 2004 et 2014, en France, 235 enfants ont été admis aux Urgences à cause d’une intoxication accidentelle au cannabis. Un phénomène inquiétant, qui prend de l’ampleur.

On a du mal à y croire, et pourtant : d’après une récente enquête menée par la responsable des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse, le nombre d’enfants qui s’intoxiquent au cannabis chaque année par accident ne cesse d’augmenter.

Publiés dans la revue spécialisée Pediatrics, ces travaux décrivent une situation alarmante : entre 2004 et 2014, les hôpitaux français ont recensé 235 admissions d’enfants de moins de 6 ans pour intoxication au cannabis, dont 46 sur la période 2004-2009 et 183 sur la période 2010-2014.

Depuis le mois de janvier 2017, l’hôpital des enfants de Purpan (à Toulouse) a, lui, enregistré une quinzaine de cas. Par ailleurs, l’auteure a noté une nette augmentation des cas d’intoxications sévères : de plus en plus d’enfants se trouvent dans le coma à leur arrivée aux Urgences.Le cannabis, une drogue trop populaire en France

Malheureusement, l’intoxication accidentelle au cannabis concerne surtout les tout-petits : ainsi, sur les 235 enfants de moins de 6 ans hospitalisés en l’espace de 10 ans, 26 % avaient entre 0 et 11 mois, 58 % avaient entre 12 et 23 mois et seuls 5 % avaient plus de 36 mois. Plus surprenant : ce phénomène inquiétant toucherait principalement le Sud de la France, plus exposé aux trafics de stupéfiants. En effet, sur les 235 cas enregistrés, 30 environ avaient lieu à Toulouse et… 50 à Marseille.

D’après les autorités sanitaires, le cannabis est, de loin, la drogue illicite la plus consommée dans l’Hexagone. 3,4 % des hommes âgés de 18 à 64 ans en consomment régulièrement ; chez les ados âgés de 17 ans, cette statistique monte à 6,5 %.

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Cannabis, alcool et accidents mortels de la circulation

L’objectif de ce travail sur les accidents mortels de la sécurité routière en France est double :

  • Estimer le facteur de risque relatif pour un conducteur sous l’influence du cannabis ou de l’alcool d’être responsable en 2011 d’un accident mortel de la circulation routière ;
  • Comparer les résultats de 2011 à ceux obtenus lors de l’étude stupéfiants et accidents mortels de la circulation menée sur le territoire national entre 2001 et 2003.

En 2011, les procès-verbaux établis au cours d’accidents mortels impliquant 4059 conducteurs ont fait l’objet d’une analyse détaillée. Les dosages d’alcool et des drogues illicites dont le cannabis ont été réalisés dans le sang de ces conducteurs. L’étude compare les résultats obtenus pour ces analyses, chez les conducteurs responsables d’un accident mortel et chez ceux qui sont impliqués dans un tel accident sans toutefois être responsables.

Dans cette cohorte, la proportion de conducteurs sous l’influence de l’alcool est de 2,1% et sous l’influence du cannabis de 3,4%. Les sujets conduisant sous l’influence de l’alcool présentent 18 fois plus de risque d’être responsables d’un accident mortel et ceux sous l’influence du cannabis un risque multiplié par 1,7. De plus, un conducteur sur deux sous l’influence du cannabis était également alcoolisé. La présence à la fois d’alcool et de cannabis augmente par un facteur 29 (18 x 1,7) le risque d’accident mortel.

Dix ans après l’étude stupéfiants et accidents mortels de la circulation, la proportion de conducteurs alcoolisés ou sous l’influence du cannabis responsables d’un accident mortel de la circulation est restée la même, ainsi que la proportion des accidents mortels qui pourraient être évités si les conducteurs n’avaient consommé pas d’alcool ou de stupéfiant. Compte tenu du fait que le nombre global d’accidents mortels a considérablement diminué au cours de cette période (3963 tués en 2011 contre 8.000 en 2002), le nombre de victimes attribuable à l’alcool et/ou au cannabis a diminué dans les mêmes proportions. Pour les auteurs de ce travail, l’alcool, responsable du tiers des accidents mortels demeure le problème majeur en matière de sécurité routière.

Pr Jean-Pierre Goullé

J.L. Martin et al. PLoS One, 2017, 12 (11) : e0187320.

LES GRENOBLOIS SENSIBILISÉS À L’ADDICTION À L’ALCOOL LE 1ER DÉCEMBRE 2017

Grenoble accueille, après Clermont-Ferrand, le 2ème opus d’une série de rencontres publiques sur la prévention à l’alcool dans la région Auvergne Rhône Alpes. Ainsi pour sensibiliser les habitants de Grenoble aux symptômes de cette maladie et mieux les informer des chemins possibles pour s’en sortir, l’Association d’anciens alcooliques H3D fondée en 2014 par Laurence Cottet ( ex alcoolique sevrée depuis 9 ans ) animera, avec Maurice Dematteis Professeur d’addictologie au CHU de Grenoble Alpes, une rencontre publique le 1er décembre 2017 de 17h à 19h à la maison du tourisme de Grenoble, réunion baptisée « ALCOOL, PRÉVENIR LA DÉPENDANCE ».

LES ENJEUX DE LA RENCONTRE PUBLIQUE DE GRENOBLE : COMMENT PRÉVENIR LA DÉPENDANCE D’UNE MALADIE INSUFFISAMMENT IDENTIFIÉE COMME TELLE ?

« L’alcool, un produit profondément ancré dans notre société, dans notre culture, dans nos familles et dans nos habitudes. À la veille de cette fin d’année, le produit des festivités et de la convivialité… mais aussi le produit des plus grandes souffrances et des représentations les plus stigmatisantes de notre société. Comment ne pas être ambivalent face à ce produit ? Comment changer notre regard pour en parler plus facilement ?» témoigne le Professeur Dematteis.

« L’alcoolisme est une maladie qui doit être considérée comme n’importe quelle autre maladie qui se soigne. Le premier pas à franchir est d’en parler, de sortir du déni ou plus souvent de la Honte… car on croit encore qu’arrêter de boire est une question de volonté… Alors que l’on est tout simplement drogué à l’alcool et qu’il faut se faire aider. En parler, sortir de l’anonymat lorsque que l’on est passé par cette maladie permet de changer le regard de la société sur cette maladie, qui n’est donc pas honteuse. C’est mon combat d’aujourd’hui.» confie Laurence Cottet.

Parce que l’alcool fait partie des principales addictions des français, les dommages et les risques encourus liés à la consommation d’alcool (même une consommation régulière et non excessive) sont encore peu popularisés. Dans le but d’attirer l’attention sur les méfaits de l’alcool, Laurence Cottet, patiente experte*, ex alcoolique mondaine, auteur du livre « Non ! j’ai arrêté » et présidente de l’association La méthode H3D, poursuit une grande campagne de sensibilisation sous la forme de plusieurs réunions publiques en région. Ces rencontres baptisées « Alcool, prévenir la dépendance » ont débuté par une première réunion publique d’informations qui s’est tenue le jeudi 23 novembre à Clermont-Ferrand.
*Patients experts : Alcoolique abstinent soigné qui a suivi une formation et qui est devenu soignant.

L’ALCOOL, CE FLÉAU.

Selon l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (ODFT 2015), 85% des français ont consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois. 8,8 millions de français sont consommateurs réguliers parmi lesquels environ 2 millions souffrent d’une dépendance à l’alcool. Le nombre de patient pris en charge est passé de 100 000 à 200 000 ces dernières années soit environ 10%. L’alcool tue près de 49 000 personnes chaque année et son coût social s’élève à 118 milliards d’euros. Bien que cela soit méconnu du grand public, c’est un coût presque identique à celui du tabac.
Pas de critère spécifique d’âge, de sexe, de profession ou de catégorie sociale, l’alcool touche tout le monde et cause des dommages tant sur le plan professionnel, personnel, familiale ou civique. C’est une forme de maladie qui exige une prise en charge adaptée et un suivi médical, psychologique et social pour se soigner.
Malgré tout cela, 90% des personnes qui souffrent de dégâts relatifs à l’alcool (entourage compris) passe cette maladie sous silence.
Plus d’informations sur les traitements : alcoolmoinscmieux.fr
Plus d’informations sur la maladie : maladiequisesoigne.org

DES SOLUTIONS EXISTENT, EN PARLER C’EST DÉJÀ COMMENCER À AGIR !

Laurence Cottet poursuit sa campagne de sensibilisation et sa série de réunions publiques « Alcool, prévenir la dépendance ». Cette réunion animée par des experts débutera par des témoignages d’expériences et sera suivie d’un Débat Public avec la salle.
• Quels sont les 1ers signes de la dépendance à l’alcool ?
• Est-ce que l’on est dépendant si l’on consomme un verre d’alcool par jour ?
• Comment aider quelqu’un à se faire soigner ?
Autant de questions auxquelles les experts présents pourront répondre. Cette réunion est avant tout un moment d’échange qui incite au dialogue et à la réflexion afin de comprendre, identifier, orienter, soigner et aider les participants dans leurs démarches.

Plus d’informations sur les réunions publiques « Alcool, prévenir la dépendance » sur et s’inscrire : https://reunion-publique-alcool.fr/#inscription

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Michel Cymes : « Pas de cannabis si on veut éviter la surcharge pondérale ! »

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Du pétard au frigo, il y a une passerelle royale. Avec tapis rouge en prime. Quand on a pris l’habitude de son petit joint, il ne faut pas s’étonner d’en retrouver les effets sur la balance. C’est ainsi : fumer des joints ouvre l’appétit. Non pas qu’on ait réellement faim, mais c’est la sensation de faim qui est décuplée et vous conduit à vous gaver plus que de raison. Pour comprendre ce qu’il se passe, il faut s’attarder sur le rôle des cannabinoïdes. Ce sont des substances chimiques qui pullulent dans le cannabis et qui ont la particularité de réguler notre appétit.

Si vous avez faim, votre organisme produit des cannabinoïdes et vous mangez. Quand vous êtes à satiété, l’organisme cesse d’en produire et vous ne mangez plus. Le cannabis est truffé de cannabinoïdes qui agissent sur le cerveau, lequel, après quelques bouffées, réclame de la nourriture et ne se calme qu’après avoir englouti tout ce que vous avez sous la main (fromage, charcuterie, sucreries). Voilà comment on se retrouve avec des kilos en trop.

Le mécanisme a été scientifiquement démontré par une étude de l’Université de Baltimore, aux États-Unis. Un fumeur qui grille deux pétards dans la journée consomme 40% de calories en plus de ce qu’il devrait. Non content d’ouvrir l’appétit, les cannabinoïdes stimulent aussi notre odorat, comme l’a découvert un chercheur de l’InsermCela produit sur le fumeur le même effet que quand on rentre dans une boulangerie : ça sent bon et ça donne envie de goûter.

Donc pas de cannabis si on veut éviter la surcharge pondérale ! Mais vous vous doutez bien que c’est l’un des aspects du problème, et qu’il est accessoire. Car pour le reste, je rappelle que le cannabis est un formidable ralentisseur de cerveau. À cause de lui des générations de fumeurs voient une partie de leur matière grise partir en fumée (on a pu le prouver grâce à l’imagerie médicale). Cela affecte directement leur motivation, leur capacité à prendre des décisions et favorise les troubles mentaux.

Je le dis essentiellement pour les jeunes, car j’ai bien conscience que les alerter sur les effets du cannabis sur leur poids risque malheureusement de leur faire bouger une oreille sans toucher l’autre.

 

Addictions. « 70% des jeunes ont déjà goûté à l’alcool à 12 ans » © Le Télégramme

Devant des parents souvent désemparés face aux addictions de leurs enfants, le professeur Daniel Bailly, pédopsychiatre à l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille, donnera des conseils lors d’une conférence ce vendredi soir, au Palais des arts, à Vannes. 

Comment arrive-t-on de plus en plus jeune à consommer de l’alcool et des drogues ? 
Le pic maximal de ces addictions se situe entre 15 et 19 ans, mais désormais 70% des jeunes ont déjà goûté à l’alcool à 12 ans et ils sont encore plus nombreux à avoir expérimenté le tabac et le cannabis. En fait, tout se passe dès la petite enfance, avec une initiation qui se fait souvent de plus en plus jeune de manière conviviale en famille, par exemple à l’occasion d’une fête, d’une communion ou d’un mariage. Parce qu’en France, on est dans une culture d’initiation à l’alcool comme un moyen pour mieux contrôler ultérieurement la consommation de ses enfants. Or, c’est faux. L’alcool est, en réalité, la première porte d’entrée à d’autres consommations.

Certaines classes sociales sont-elles plus touchées que d’autres ? 
Le milieu socioculturel n’a pas d’influence sur la consommation. Le phénomène touche tous les milieux et toutes les régions, même le monde rural. Ce n’est pas le produit qui crée des dépendances, mais les raisons et la manière pour lesquelles il est utilisé. Il faut alors travailler sur le comportement de l’adolescent, afin de mieux le comprendre et l’aider à s’en sortir. Or, on n’a toujours pas compris cela en France.

Pour autant, existe-t-il des profils de jeunes plus enclins à tomber dans ces addictions ? 

N’importe qui ne va pas devenir dépendant, mais les premières expériences sont importantes car elles sont structurantes. Un enfant qui s’est ainsi bien senti avec l’alcool ou la drogue va vouloir retrouver ce bien-être. Les facteurs principaux sont les risques familiaux, avec des pratiques éducatives trop laxistes ou, au contraire, trop coercitives. Il y a aussi des tempéraments à risques, notamment chez l’enfant hyperactif ou dépressif. Ce sont des signes qui doivent mettre les parents en alerte.

Comment alors prévenir ces risques bien en amont ? 
L’école est le maillon le plus important pour la prévention. C’est là qu’un enfant doit apprendre à développer ses compétences pour affronter la vie et ne pas sombrer dans ces dépendances. C’est là qu’il faut lui montrer les conséquences de ces addictions qui causent des troubles, des bagarres, des comportements sexuels à risques ou encore des accidents de la route.

Une forte utilisation du smartphone peut-elle être aussi un signe de troubles chez l’adolescent ? 
Comme pour l’alcool ou la drogue, ce ne sont pas les smartphones ou les jeux vidéo qui créent des dépendances. Cette forme d’addiction n’est là encore en effet que le résultat d’une forme de mal-être. Ce sont d’ailleurs bien souvent ceux qui sont addicts des premiers produits qui deviennent accros des seconds, avec, là encore, une initiation dès le plus jeune âge.

Source
© Le Télégramme

Plongée dans l’enfer du fentanyl, la drogue qui ravage le Canada

Le Canada et les États-Unis font face à une crise sanitaire sans précédent : des milliers de personnes sont tombées dans la dépendance au fentanyl, un opioïde qui peut être jusqu’à 50 fois plus fort que l’héroïne.

Bilan : 20 000 personnes en sont mortes rien qu’en 2016 dans les deux pays. 

Source

L’inquiétante multiplication des overdoses aux opioïdes (LE MONDE)

Le nombre de patients traités par ordonnances d’antalgiques opioïdes forts, comme la morphine, l’oxycodone ou le fentanyl, a bondi de 74 % entre 2004 et 2015 : un demi-million de Français sont concernés.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO Par Pascale Santi

FILE - This July 19, 2001 file photo shows OxyContin tablets at a pharmacy in Montpelier, Vt. OxyContin, which like heroin and morphine before it, was meant to be a safer and more effective opioid. OxyContin and competitor drugs were designed to release the medication slowly over long periods of time, making them and supposedly safe and effective enough to use for months to treat chronic pain. But patients found themselves hooked and wanting more, and drug abusers found they could crush the tablets and snort or inject them, delivering the drug to the bloodstream much more quickly. (AP Photo/Toby Talbot)

Si l’épidémie de dépendance aux opioïdes qui ­sévit en Amérique du Nord (64 000 décès par overdose aux Etats-Unis en 2016) n’a pas atteint la France, les chiffres n’en demeurent pas moins préoccupants. ­Entre 2012 et 2015, 12 076 patients au total ont été hospitalisés plus de 24 heures pour overdose aux opioïdes (hors suicide), selon des données récentes du Programme de médicalisation des systèmes d’information, dévoile le professeur Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Le nombre de ­décès est passé de 1,3 par million d’habitants en 2000 à 3,4 par million en 2014. Et ces chiffres sont sous-estimés.

Qui sont ces patients ? « 40 % de ces hospitalisations sur cette ­période concernaient plutôt des femmes, d’âge médian de 62 ans, sans diagnostic de cancer, sans addiction identifiée ni traitée, ni chirurgie récente, et bénéficiant très souvent (70 % des cas) de délivrances d’antalgiques opioïdes dans les trois mois précédant l’overdose. Cela nous préoccupe, constate ­Nicolas Authier. Dans une situation possible de douleur non cancéreuse, cela évoque des problématiques de mauvais usage de ces traitements, soit en automédication (armoire à pharmacie familiale), soit sur prescription. La finalité est parfois différente de la douleur (anxiété, sommeil, moral…), avec un risque d’accoutumance, voire de véritable addiction », poursuit le spécialiste. On est loin du profil classique de l’usager de drogues.

Les prescriptions d’opioïdes forts ont explosé. En 2015, plus de 66 % de Français ont bénéficié d’au moins une ordonnance d’un médicament antalgique – les plus utilisés en France – et, pour 17,1 % de la population, d’un antalgique opioïde, soit plus que pour les benzodiazépines (13 %), selon les données de l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA).

Les antalgiques opioïdes sont répartis entre ceux dits « faibles » (comme la codéine,…

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Au fil de nos différentes lettres vous apprenez, au travers des hommages que nous leur rendons, les noms des membres du C.N.P.E.R.T. qui nous ont quittés. « Ami quand tu tombes, un Ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des partisans de J. Kessel et M. Druon ».

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« S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de se préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à notre terre »).

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  • Service Commun d’Analyses comportementales
  • Faculté de Médecine et Pharmacie
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La drogue « zombie » fait des ravages en Belgique: elle peut entraîner la mort

 La nouvelle drogue zombie, interdite, fait déjà des ravages

Sept personnes sont décédées cette année en Belgique après avoir consommé des drogues de synthèse. Les autorités mettent en garde contre la drogue zombie, interdite, mais qui fait des ravages. Un reportage de Mélanie Renda et François-Xavier Van Leeuw.

Depuis 2015, la drogue zombie fait des victimes à travers le monde. Des vidéos inquiétantes montrant ses effets circulent sur Internet. Ce cannabis synthétique s’est répandue dans plusieurs pays en trois ans. Après les Etats-Unis et le Royaume Uni, elle sévit en Belgique. La substance interdite dans notre pays a fait une première victime en mai 2017. La personne a été hospitalisée. Depuis, le nombre ne fait que s’accroître. Sept Belge ont perdu la vie après avoir consommé des drogues de synthèse.

« La différence par rapport au cannabis sous sa forme naturelle est qu’elle est beaucoup plus dosée et qu’on a surtout très peu de recul« , a expliqué Bruno Vakeneers, porte-parole de l’ASBL Transit (prévention contre les drogues) au micro de Mélanie Renda.

Le cannabis synthétique arrive par colis dans nos aéroports

En Belgique, elle se vend surtout sur Internet. Le produit de base vient très majoritairement de Chine et les ingrédients qui le composent peuvent être variés et dosés à l’infini pour avoir toujours un coup d’avance sur la loi et la réglementation. Le cannabis synthétique arrive par colis dans nos aéroports. Les drogues de synthèse n’ont pas d’odeur. Cela complique les contrôles.

« Il est très difficile à identifier par des chiens renifleurs. Le seul moyen qu’ont les douaniers pour identifier ce produit est de voir un colis suspect car il aurait des timbres chinois« , a ajouté le porte-parole de l’ASBL Transit.
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« Leur effet peut entraîner la mort »

Cette drogue peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais elle est parfois addictive et mortelle en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol (THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC« , explique à l’AFP Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américain sur l’abus des drogues. En Belgique, leur consommation reste toutefois marginale.

« Leur effet est beaucoup plus puissant que celui du cannabis classique et leur consommation, même en faibles quantités, peut entraîner des crises de panique, des troubles du rythme cardiaque et, parfois même, la mort. Les opiacés de synthèse en revanche (type fentanyl) ont déjà causé plusieurs décès cette année dans la région de Gand« , a révélé le commissaire Bruneau à La Libre Belgique au début du mois d’octobre.

« Il peut causer une anxiété extrême, de la paranoïa, des crises d’angoisse, des dissociations, un épisode psychotique et des hallucinations« , met également en garde le site internet k2zombiedc.com, qui est géré par Washington DC, une des villes les plus touchées par le phénomène, et à destination des jeunes. « Ces comportements ont été surnommés ‘l’effet zombie’« , souligne le site.

« 100 fois plus puissants que le THC »

Le cannabis synthétique peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais il est parfois addictif et mortel en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol(THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC« , explique à l’AFP Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américain sur l’abus des drogues.

« Les effets de manque étaient sévères… je n’étais tellement plus moi que j’étais juste couché en train de planer à regarder ma vie passer devant moi comme si j’étais au cinéma« , confie Taylor, un Américain.

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