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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

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Pourquoi le cannabis surdosé pose problème : les explications des soignants d’Esquirol à Limoges

Pourquoi le cannabis surdosé pose problème : les explications des soignants d'Esquirol à Limoges

Les joints ne sont plus ce qu’ils étaient © Thierry LINDAUER

Le cannabis d’aujourd’hui contient un dosage en THC qui le rend plus addictif qu’avant. 

Ce n’est plus le cannabis de papa, celui des années 70. Le produit préféré des Français après l’alcool et la cigarette est aujourd’hui bien plus dosé en THC, le tétrahydrocannabinol qui est la molécule à l’origine de ses effets psychotropes. Avec des conséquences importantes sur les consommateurs.

« Dans les années 75, le taux de THC dans la résine tournait autour de 2 à 5 % confirme Pascal Nequier, infirmier au Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CAPSA) Bobillot, qui dépend de l’hôpital Esquirol à Limoges. Aujourd’hui, on arrive à des taux de 28 % en moyenne. »

La police scientifique a même détecté des taux dépassant les 50 % dans du cannabis présenté sous une forme différente, le butane hash oil, une technique qui consiste à extraire du cannabis, à l’aide de gaz butane, une huile très pure.

Un effet plus massif

Cette nouvelle offre des trafiquants, qui est aussi rendue possible par une sélection plus fine des graines lors de la production, crée la demande de produits plus puissants, et y répond. « Plus le cannabis est chargé en THC, plus l’effet obtenu est massif. Cela signifie que les consommateurs ont besoin de « se défoncer » de manière plus importante » explique Pascal Néquier.

En matière d’effets, le docteur Catherine Chevalier, médecin responsable du CAPSA Bobillot, constate que « plus le pourcentage en THC augmente, plus il y aura d’effets anesthésiants, déconnectant de la réalité ».

« C’est comme si on consomme un verre de cidre et la même quantité en vodka, ce n’est pas le même effet »

DOCTEUR CATHERINE CHEVALIER

L’image du cannabis est pourtant restée la même : « Les gens de 50 ou 60 ans qui en parlent sont restés sur ce qu’était le cannabis quand ils étaient jeunes, confirme le docteur Chevalier. Mais ce n’est pas par hasard que nous avons beaucoup plus de gens dépendants au cannabis aujourd’hui que dans les années 70 ou 80. » La praticienne estime à « au moins 15 % » le nombre de consommateurs qui sont aujourd’hui dépendants du cannabis.

Le nombre de personnes citant le cannabis comme le produit leur posant le plus de problèmes dans les CAPSA a progressé de 55 % entre 2010 et 2016. La problématique est particulièrement inquiétante chez les jeunes. Quatre sur 10 ont expérimenté le cannabis à l’âge de 17 ans (source OFDT), et 7,2 % en consommeraient régulièrement au même âge.

Inquiétude pour les jeunes

Ce chiffre inquiète le docteur Chevalier car « le problème de ces produits fortement dosés, chez les très jeunes, c’est qu’ils ont des effets sur l’apprentissage, sur la mémoire immédiate, sur la gestion des émotions ». En matière de conduite des véhicules, ces forts pourcentages de THC induisent un retard d’appréhension du danger, des temps de réaction diminués, une vision perturbée.

Particularité française, la forte consommation de cannabis sous forme de résine ajoute une toxicité pulmonaire aux effets délétères de la consommation. « Et concernant les fumeurs qui prennent un peu d’âge, ajoute le docteur Chevalier, les études ont montré un lien entre la consommation de cannabis et les accidents vasculaires. Notre population de patients vieillit, et nous avons observé plusieurs cas d’accidents vasculaires. »

Le travail des soignants pour aider les personnes dépendantes à s’en sortir est compliqué par ce cannabis du XXIe siècle. Non pas par le taux de concentration en lui-même, mais par ce qu’il induit. « Les problématiques restent les mêmes, mais quelqu’un qui va commencer à toucher à des concentrations plus élevées de THC va avoir envie d’effets massifs. Soit il achète du cannabis plus concentré et le prix est plus élevé, soit la concentration est moindre et dans ce cas, il va en consommer plus. »

« Plus le produit coûte cher, plus le besoin d’en revendre est important pour pouvoir payer sa consommation. »

PASCAL NÉQUIER, INFIRMIER

Au-delà des conséquences physiques et psychiques, il y a les conséquences matérielles : la perte de points sur le permis, la perte du permis, la perte d’emploi, l’obligation de revendre ses biens, les dettes… « Et même quand nous travaillons sur le sevrage, la réinsertion sociale, la réponse judiciaire arrive parfois quatre ans après. On paye l’addition à ce moment-là, alors qu’on est parfois réinséré, et on repart sur des problématiques sociales. En matière d’addiction, la problématique, c’est la rechute, créée souvent par une instabilité sociale ou émotionnelle, pas forcément par le produit. »

Question sevrage, le cannabis est considéré comme une drogue lente. « Quand on est un consommateur régulier, on peut avoir du cannabis dans le corps 30 à 40 jours après la consommation, explique le docteur Chevalier. Le sevrage dépend de la quantité que l’on consomme, mais aussi du problème qui est caché derrière. Si vous arrêtez la molécule sans prendre en charge les troubles anxieux, le stress post-traumatique, ça n’aboutit pas. »

La cocaïne monte en flèche


« La consommation de cocaïne est en grande augmentation à Limoges ces dernières années. » Ce constat du docteur Chevalier corrobore une donnée nationale, avec cette particularité, selon la spécialiste, que « nous sommes sur une zone où nous avons une consommation importante, en comparaison avec d’autres régions ».

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) confirme qu’une récente baisse des prix a rendu plus accessible cette drogue, qui se négocie à environ 60 à 80 € le gramme. Elle est même vendue « à 0,1 gramme, au prix d’un ticket resto » selon l’OFDT. « C’est le produit qui nous pose le plus de soucis actuellement, s’inquiète le docteur Chevalier. Nos consultations nous montrent que de plus en plus de gens sont en difficulté avec la cocaïne, qui touche tous les milieux sociaux. »

La consommation de cocaïne s’est simplifié. « Aujourd’hui les gens la « basent », explique le docteur Chevalier, c’est-à-dire qu’ils la fument sous forme de crack. » Pour la rendre fumable, il est nécessaire d’y ajouter de l’ammoniaque ou du bicarbonate de soude. La consommation ainsi facilitée accélère plus encore « une dépendance psychique et physique qui fait que l’on est obligé d’augmenter très rapidement les consommations, pointe le médecin limougeaud. Du coup, les gens se retrouvent dans de graves difficultés pour arrêter. »

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Contre l’alcool au volant pendant l’Euro, ce spot belge est redoutable

Dans ce clip de prévention, un homme ultra-riche a fait fortune en pariant sur la mort des jeunes tués sur la route.

BELGIQUE – Limiter le nombre de morts sur la route, à tout prix. Pendant l’Euro, les Belges s’engagent pour réduire les risques d’accident au volant. Comme vous pouvez le voir dans le spot publicitaire ci-dessusBruxelles Mobilité, l’équivalent de la Sécurité routière en Belgique, s’attaque à la conduite sous influence. Leur dernière campagne très second degré détourne les codes des paris sportifs pour cibler les jeunes. Et rappeler que, quel que soit le moyen de déplacement, la conduite sous l’emprise de drogue ou d’alcool peut être mortelle.

Selon le service public régional de la capitale belge, l’alcool et les drogues jouent un rôle dans 13% des accidents graves -c’est-à-dire avec des morts et blessés graves- à Bruxelles. L’usage de certaines substances constitue une “tendance” problématique. Ainsi, on apprend qu’en 2020, 14% des conducteurs bruxellois de moins de 34 ans affirmaient par exemple inhaler au moins une fois par mois du gaz hilarant avant de prendre la voiture. 

L’euphorie du déconfinement, la période de l’Euro et la popularité des Diables rouges renforcent les craintes d’une conduite à risque dans la capitale belge. Avec ce spot de prévention volontairement cynique, Bruxelles Mobilité espère marquer les esprits.

En France, un spot avec Philippe Etchebest

En France, la réouverture des terrasses avait suscité les mêmes inquiétudes. La Sécurité routière s’est offert un clip avec le célèbre cuisinier et juré de “Top Chef” Philippe Etchebest. Tout est bon pour inciter les jeunes à ne pas prendre le volant après avoir consommé de l’alcool. 

Pour rappel, dans l’Hexagone, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang supérieur ou égal à 0,5 g/l de sang (ou 0,2 g/l si vous avez un permis probatoire). Le taux d’alcool maximal autorisé est de 0,5 g/l de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.

Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne, explique la Sécurité routière sur son site. Ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé, du degré de fatigue ou de stress, mais aussi en lien avec le tabagisme ou simplement avec les caractéristiques physiques de la personne: pour les plus minces, chaque verre peut représenter un taux d’alcool de 0,30 g.

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Salles de shoot : le bilan vient de sortir

Jean Costentin 16 juin 2021 3 minutes de lecture

L’évaluation du fonctionnement des « salles de consommation à moindre risque », ou salles de shoot (SdS), de Paris et de Strasbourg intervient après six ans.

Aucun interviewé par les médias ne requiert leur fermeture ; au contraire, plusieurs propositions : les pérenniser en les multipliant ; en dédier au crack (forme fumée de la cocaïne) pour « la colline du crack » (porte de la Chapelle) et du « stalincrack » (rue de Stalingrad).

Notre CNPERT, non interrogé, demande :


– d’agir en amont pour tarir l’accès à ces drogues ;
– une assistance aux toxicomanes en nature, excluant les allocations en argent liquide permettant d’acheter ces drogues ;
– le traitement médical des victimes des toxicomanes en milieu spécialisé fermé, la Justice prononçant l’injonction de soins ;
– l’instauration d’une rupture avec le comportement injecteur. Sans rejeter le sevrage sans substitution, qui a donné de bons résultats, une substitution de l’héroïne par la méthadone (per os) ou la buprénorphine (sublinguale), à doses dégressives, visera l’abstinence (oubliée), pour restaurer un certain équilibre psychologique et une réinsertion sociale.

Loin d’une stratégie médicale humaniste et sanitaire, prévalent : interdiction d’interdire, renoncement, fatalisme, démagogie, satisfaction des pulsions toxicophiles, investissements sans retour pour l’Homme et pour la société.

Loin de prendre « les manettes du toxicomane » avant qu’il puisse s’en ressaisir, on lui autorise l’interdit, on adoucit ses injections, éliminant leur caractère dissuasif contribuant au ressaisissement. Une supervision médicale rassurante incite à « forcer » sur la dose, les overdoses plus nombreuses ne sont pas létales, étant rattrapées à temps par l’hôpital tout proche.
Sans ces SdS, par la libre disposition des seringues et l’information des toxicomanes, l’injection de drogues n’est plus responsable de contamination par le VIH ou les hépatites. La naloxone (antagoniste de l’héroïne), administrable en tous lieux et par quiconque, pallie une surdose de morphinique. Ainsi disparaissent les justifications invoquées pour la création des SdS.

Des médecins surveillent des individus s’injectant des drogues impures, aux doses inconnues (coupages), en solutions ni stériles ni apyrogènes. Ils les laissent ressortir dans des états où ils peuvent se livrer à diverses exactions. J’ai vu dans le quartier de Lariboisière un gaillard faisant de l’exhibitionnisme et un autre déféquant au milieu d’un trottoir… Interpellés, ils ne pourront rendre responsables les médecins qui les ont mis dans ce triste état, puisqu’on leur a fait signer un document les dédouanant de toute responsabilité.

Pour un bilan positif, on interroge leurs personnels médicaux qui ne tarissent pas d’éloges (sauvegarde des emplois oblige) et on demande la caution de l’Institut national des sciences et de la recherche médicale (INSERM) qui se prononce en leur faveur. Dans son « bilan », on ne trouve pas le nombre de ces pauvres hères ayant été détournés de leurs démons. L’INSERM se fourvoie dans des problèmes sociétaux, comme il l’a fait autrefois pour des instances qui voulaient légaliser le cannabis. N’ayant pas été suivis, les drames subséquents sont moins nombreux. Sur le cannabis, il serait dans son rôle d’expliquer aux citoyens ses effets épigénétiques, mettant en garde ceux en âge de procréer des risques pour leur progéniture.

Les riverains de la « SdS » parisienne estiment leur quartier sinistré. Le rapport répond que les seringues abandonnées y sont moins abondantes. Des éboueurs traquant ces seringues coûteraient moins que ces dispendieuses SdS…

Les défenseurs de ces SdS requièrent aussi la légalisation de toutes les drogues, recrutant par avance de futurs utilisateurs pour ces SdS.

L’alcool est dangereux pour la santé ?

Chemsex, le piège de l’addiction

Le chemsex, dangereux mélange entre sexe et drogue, est une pratique qui se développe et sur laquelle des spécialistes avertissent le public pour éviter le piège de l’addiction. Surtout quand ce sont les plus jeunes qui en font les frais. Décryptage.

D’abord pratiqué dans une dimension festive et de recherche de plaisir, le chemsex peut amener ses adeptes sur la piste dangereuse de la dépendance et les exposer à de nombreux risques pour leur santé.

Quand le piège se referme sur les plus jeunes

Pour beaucoup, dans un contexte de doute identitaire, de détresse psychique, de sensation tenace d’être mal dans sa peau, tout a commencé de manière insidieuse. «Le tabac, l’alcool, puis le cannabis sont de loin les premières substances auxquelles sont exposés les adolescents, rappelle le Dr Sylvain de Lucia, médecin à l’Unité des dépendances des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Et on observe que la consommation est plus élevée chez les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes.» 

Une situation les exposant également aux dangers du chemsex? Pour le spécialiste, c’est une évidence: «Même si le phénomène reste marginal chez les plus jeunes, certains d’entre eux, en proie à un malaise profond ou en quête de nouvelles expériences, peuvent entrer dans un engrenage très rapidement, le plus souvent par le biais de sites de rencontres. C’est alors un univers au potentiel puissamment addictif et extrême qui s’ouvre à eux et peut en faire des proies faciles.»

>> Lire aussi: Chemsex, sexe et drogue, nouvelle épidémie?

La tranche d’âge des 16-25 ans, même si elle est minoritaire parmi les consommateurs de chemsex, serait ainsi la plus vulnérable vis-à-vis des dangers de ces drogues. On compte parmi eux le risque d’addiction, de contracter des infections transmissibles par le sang (hépatite C, VIH) ou lors de rapports sexuels (VIH, chlamydia, gonorrhée, syphilis) ou d’être victime d’abus sexuels. «A cet âge-là, les jeunes sont encore en construction, l’identité se forge.

Le fait que le cerveau ne finit sa formation qu’à 25 ans a des conséquences très concrètes, par exemple sur la difficulté à mesurer les risques, à se fixer des limites ou à s’opposer à un rapport avec un partenaire insistant, alerte le Dr de Lucia. Ce mélange de naïveté et de fragilité, masqué en euphorie sous l’effet de certaines drogues et des attirances sexuelles, peut constituer un piège extrêmement périlleux.»

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Dans quelles régions boit-on le plus d’alcool ?

Connaissez-vous vraiment les régions françaises ? Jusqu’au premier tour des régionales, nous vous proposons de les redécouvrir chaque matin en data sous un angle inattendu, sérieux ou amusant. Aujourd’hui, la consommation d’alcool dans les régions.

Illustration domaine public/Pixabay – Photomontage JML

En moyenne, un Français sur dix boit de l’alcool quotidiennement – un chiffre en constante diminution, tout comme celui de la consommation globale. Au début des années 1960, chaque Français absorbait chaque année 200 litres d’alcool en moyenne, contre moins de 80 aujourd’hui.

Boire quotidiennement de l’alcool reste une pratique plus fréquente dans le sud de la France, notamment en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, et dans une moindre mesure en région PACAselon une série d’enquêtes publiées l’an dernier par Santé Publique France. Une tendance historique, mais qui tend à s’estomper. C’est dans l’actuelle Occitanie que la consommation quotidienne a le plus baissé ces dernières décennies: au début des années 2000, quasiment un adulte sur trois y buvait encore tous les jours.

Les Hauts-de-France se situent aussi légèrement au-dessus de la moyenne. La palme de la région la plus sobre, du moins en métropole, revient à l’Ile-de-France où moins d’un habitant sur quatorze boit de l’alcool sur une base quotidienne. VOIR LA CARTE

Le nez rouge breton ?

C’est bien connu : l’alcool doit se consommer avec modération, un conseil que toutes les régions ne suivent pas forcément à la lettre. Et notamment la Bretagne, où le taux des « alcoolisations ponctuelles importantes » (six verres d’alcool ou plus lors d’une unique occasion) est le plus élevé de France : plus de 20 % des adultes boivent ainsi de manière excessive tous les mois, contre 16,2 % dans l’ensemble de la France. Les autres régions sont loin derrière, la Guadeloupe (et l’Ile-de-France en métropole) remportant le titre de région la plus raisonnable.

A noter que la consommation quotidienne d’alcool n’est pas plus élevée en Bretagne qu’ailleurs. Avec 10,7 % des adultes buvant tous les jours, la région se trouve dans la moyenne nationale. En revanche, lorsqu’on y boit, on y boit plus. Ce phénomène d’alcoolisation excessive semble surtout concerner les hommes et les plus de 30 ans, relève Santé Publique France dans son bulletin. Il a pour corollaire « des taux régionaux de mortalité pour les principales pathologies en lien avec l’alcool supérieurs à la moyenne métropolitaine », note l’organisme. VOIR LA VIDEO

La France du vin et celle de la bière

Que boit-on dans les régions françaises ? Sans surprise, la consommation de vin est plus développée dans le sud de la France, notamment en Nouvelle-Aquitaine où plus d’un tiers des adultes en boit toutes les semaines. Elle reste en revanche rare dans les outremers. La région Grand Est et les Hauts-de-France, eux, restent plutôt fidèles à la bière, même si elles n’en détiennent pas le record de consommation. Quant aux alcools forts, ils sont davantage prisés dans les outremers et les régions de la moitié ouest de l’Hexagone, notamment la Normandie et les Pays-de- la Loire. Effet calvados et cognac, même si ce dernier est produit en Nouvelle Aquitaine ?  

On retiendra surtout certains particularismes. En métropole, la Bretagne détient le triple record de fréquence de consommation de bière, de vin et d’autres boissons alcoolisées (en dehors des alcools forts, type cidre ou chouchen).

Le Centre-Val de Loire boude volontiers la bière et le Grand Est se risque rarement sur les alcools forts. Et alors que la boisson la plus fréquemment consommée dans l’Hexagone reste le vin, les Hauts-de-France sont la seule région métropolitaine où la fréquence de consommation de la bière est presque aussi élevée.  

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Dans quelles régions boit-on le plus d’alcool ?

Connaissez-vous vraiment les régions françaises ? Jusqu’au premier tour des régionales, nous vous proposons de les redécouvrir chaque matin en data sous un angle inattendu, sérieux ou amusant. Aujourd’hui, la consommation d’alcool dans les régions.Par JML – 

Illustration domaine public/Pixabay – Photomontage JML

En moyenne, un Français sur dix boit de l’alcool quotidiennement – un chiffre en constante diminution, tout comme celui de la consommation globale. Au début des années 1960, chaque Français absorbait chaque année 200 litres d’alcool en moyenne, contre moins de 80 aujourd’hui.

Boire quotidiennement de l’alcool reste une pratique plus fréquente dans le sud de la France, notamment en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, et dans une moindre mesure en région PACAselon une série d’enquêtes publiées l’an dernier par Santé Publique France. Une tendance historique, mais qui tend à s’estomper. C’est dans l’actuelle Occitanie que la consommation quotidienne a le plus baissé ces dernières décennies: au début des années 2000, quasiment un adulte sur trois y buvait encore tous les jours.

Les Hauts-de-France se situent aussi légèrement au-dessus de la moyenne. La palme de la région la plus sobre, du moins en métropole, revient à l’Ile-de-France où moins d’un habitant sur quatorze boit de l’alcool sur une base quotidienne. 

Le nez rouge breton ?

C’est bien connu : l’alcool doit se consommer avec modération, un conseil que toutes les régions ne suivent pas forcément à la lettre. Et notamment la Bretagne, où le taux des « alcoolisations ponctuelles importantes » (six verres d’alcool ou plus lors d’une unique occasion) est le plus élevé de France : plus de 20 % des adultes boivent ainsi de manière excessive tous les mois, contre 16,2 % dans l’ensemble de la France. Les autres régions sont loin derrière, la Guadeloupe (et l’Ile-de-France en métropole) remportant le titre de région la plus raisonnable.

A noter que la consommation quotidienne d’alcool n’est pas plus élevée en Bretagne qu’ailleurs. Avec 10,7 % des adultes buvant tous les jours, la région se trouve dans la moyenne nationale. En revanche, lorsqu’on y boit, on y boit plus. Ce phénomène d’alcoolisation excessive semble surtout concerner les hommes et les plus de 30 ans, relève Santé Publique France dans son bulletin. Il a pour corollaire « des taux régionaux de mortalité pour les principales pathologies en lien avec l’alcool supérieurs à la moyenne métropolitaine », note l’organisme

La France du vin et celle de la bière

Que boit-on dans les régions françaises ? Sans surprise, la consommation de vin est plus développée dans le sud de la France, notamment en Nouvelle-Aquitaine où plus d’un tiers des adultes en boit toutes les semaines. Elle reste en revanche rare dans les outremers. La région Grand Est et les Hauts-de-France, eux, restent plutôt fidèles à la bière, même si elles n’en détiennent pas le record de consommation. Quant aux alcools forts, ils sont davantage prisés dans les outremers et les régions de la moitié ouest de l’Hexagone, notamment la Normandie et les Pays-de- la Loire. Effet calvados et cognac, même si ce dernier est produit en Nouvelle Aquitaine ?  

On retiendra surtout certains particularismes. En métropole, la Bretagne détient le triple record de fréquence de consommation de bière, de vin et d’autres boissons alcoolisées (en dehors des alcools forts, type cidre ou chouchen).

Le Centre-Val de Loire boude volontiers la bière et le Grand Est se risque rarement sur les alcools forts. Et alors que la boisson la plus fréquemment consommée dans l’Hexagone reste le vin, les Hauts-de-France sont la seule région métropolitaine où la fréquence de consommation de la bière est presque aussi élevée.  

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Bordeaux. Un accord à 30 millions de dollars pour développer un traitement contre l’addiction au cannabis

Aelis Farma, une société de technologie installée à Bordeaux (Gironde) vient de signer un accord avec le laboratoire spécialiste des addictions Indivior. D’un montant de 30 millions de dollars, celui-ci vise à accélérer le développement et la mise sur le marché du premier traitement pharmacologique des troubles liés à la consommation de cannabis, dont l’addiction et la psychose, rapporte Sud Ouest, mardi 8 juin.

« Un besoin médical croissant et insatisfait »

« Plus de 8 millions de personnes ont été diagnostiquées avec une addiction au cannabis en Europe et aux États-Unis. Ces chiffres devraient augmenter dans les années à venir du fait de la légalisation de plus en plus répandue de l’usage récréatif du cannabis » a expliqué le Dr Pier Vincenzo Piazza, cofondateur et président de l’entreprise bordelaise, cité par nos confrères. Selon lui, la psychose induite par cette substance est également la première cause d’admission aux urgences en Europe.

De son côté, le PDG d’Indivior, Mark Crossley, a affirmé qu’il s’agissait « d’une opportunité formidable pour développer des traitements innovants pour les troubles liés à la consommation de drogues pour lesquels le besoin médical est croissant et insatisfait », note le quotidien régional. De nouveaux essais doivent être réalisés pour évaluer l’efficacité de la molécule.

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Alcool : pas de niveau sans danger pour la santé, même en terrasse

05/06/2021

Il n’existe pas de seuil en dessous duquel l’alcool est sans risque pour la santé, assènent des experts alors que nombre de Français se réjouissent de pouvoir à nouveau boire un verre en terrasse en ces temps de COVID.
L’alcool encore responsable de 41.000 décès par an en France

Une terrasse de restaurant à Arcachon, le 19 mai.Photo : AFP/VNA/CVN

« Toute consommation – même faible – a un effet délétère pour la santé », soulignent-ils dans un rapport d’« expertise collective » de l‘Inserm, publié vendredi 4 juin, sur la réduction des dommages associés à l’alcool, que consomment près de 43 millions de personnes en France.

Les niveaux de consommation demeurent élevés, notamment chez les jeunes, alors qu’on dénombre en France « 41.000 morts par an (dont 11.000 femmes) pour un coût social estimé à 118 milliards d’euros« , notent-ils dans ce document de 700 pages, assorti de recommandations.

Ils préconisent ainsi de durcir la loi Evin de 1991, « considérablement affaiblie » ces dernières années, en interdisant la publicité sur internet et dans l’espace public, et d’augmenter le prix (en taxant les boissons au gramme d’alcool ou avec un prix minimum comme en Ecosse). Ils suggèrent également de « réduire la disponibilité de l’alcool » (via les plages horaires de vente et le nombre de commerces ou de licences) et de « rappeler les repères de consommation à risque faible » (pas plus de 2 verres par jour et pas tous les jours) ainsi que « la plus grande vulnérabilité biologique des femmes vis-à-vis de l’alcool ».

Alcool et une soixantaine de maladies

Les experts déplorent par ailleurs que « les moyens alloués » pour lutter contre ce fardeau ne soient pas « à la hauteur des enjeux ». D’après deux études, la consommation régulière (10 fois ou plus dans le mois) concerne un jeune sur dix en classe de seconde et un jeune sur quatre en terminale.

Les plus de 50 ans ne sont pas en reste : depuis 2013, leur niveau de consommation d’alcool a augmenté, notamment les épisodes d‘ »alcoolisation ponctuelle importante » (la beuverie express ou binge drinking) et de consommation à risque d’alcool (plus de deux verres quotidiens). Cette nouvelle expertise a été réalisée à la demande de la Direction générale de la santé et de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). La précédente datait de 2001.

La consommation d’alcool est responsable directement ou indirectement d’une soixantaine de maladies, dont des cancers comme le cancer du sein et des maladies cardiovasculaires.

Elle est également la première cause d’hospitalisation et la deuxième cause de mortalité évitable en France (après le tabac), rappellent les experts, qui lui dénient des effets protecteurs. « Il faut arrêter de dire que c’est bon pour le cœur », lance à propos du vin rouge Mickaël Naassila, chercheur Inserm du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances à Amiens.

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