Cannabis : combien de schizophrénies pourraient être évitées ?

Le lien entre consommation de cannabis et psychose est aujourd’hui bien établi. Un effet-dose a d’ailleurs été mis en évidence, le cannabis fortement concentré étant à l’origine d’un risque encore plus important (voir Cannabis et psychose : une question de dose). Cependant la responsabilité du cannabis dans l’incidence de la psychose est mal connue. Afin de déterminer la part des premiers épisodes psychotiques attribuables au cannabis, les auteurs d’une étude épidémiologique publiée dans le Lancet ont comparé 901 cas à 1 237 contrôles interrogés dans 17 centres répartis dans toute l’Europe (et au Brésil) entre 2010 et 2015.
Comparés aux contrôles, les sujets ayant présenté un premier épisode psychotique étaient plus souvent des hommes, ils étaient plus jeunes, généralement issus de minorités ethniques et avaient un niveau d’étude plus bas. La consommation quotidienne de cannabis entraînait une multiplication par 3,2 (intervalle de confiance à 95 % IC95 : 2,2-4,1) du risque de premier épisode psychotique, alors que la consommation quotidienne de cannabis fortement concentré (THC ≥ 10 %) entraînait une multiplication par 4,8 de ce risque comparé aux personnes n’en ayant jamais consommé. Ces résultats étaient ajustés sur l’âge, le genre, l’origine ethnique, le niveau d’éducation, le statut professionnel, et la consommation d’autres substances.

Environ 20 % de cas attribuables au cannabis

En posant comme postulat un lien causal entre consommation de cannabis et premier épisode psychotique, et en utilisant la prévalence de la consommation de cannabis, on peut ainsi estimer que 20,4 % des premiers épisodes psychotiques étaient attribuables à la consommation quotidienne de cannabis (IC95 : 17,6-22,0 %) sur l’ensemble des sites. L’utilisation de cannabis à forte teneur en THC expliquait quant à elle 12,2 % des cas.
Cet effet variait fortement en fonction des sites. A Amsterdam où 13,1 % des contrôles et 51 % des cas consommaient quotidiennement du cannabis et où le cannabis concentré est largement répandu (53 % des contrôles en ayant déjà consommé), 43,8 % des premiers épisodes psychotiques pouvaient être attribués à la consommation quotidienne de cannabis (IC95 : 34,0-64,1 %), et 50,3 % à l’utilisation de cannabis contenant plus de 10 % de THC (IC95 : 27,4-66,0). En revanche, dans le Puy-de-Dôme, où seuls 6 % des contrôles consomment du cannabis tous les jours, et où le cannabis fortement concentré est rare (3,7 % des contrôles en ont déjà fumé), seuls 1,2 % des nouveaux cas sont attribuables à une consommation quotidienne, et l’effet n’est pas significatif.
A Paris enfin, 20,8 % des nouveaux cas de troubles psychotiques sont attribuables à la consommation quotidienne de cannabis (IC95 13,5-36,1 %) et 18,9 % à la disponibilité du cannabis concentré (IC95 : 14,6-36,0).

Il y aurait deux fois moins d’entrées dans la psychose à Amsterdam sans cannabis concentré

Plus globalement, il semblait bien exister une corrélation significative entre la consommation quotidienne de cannabis ou l’utilisation de cannabis fortement concentré, et le taux d’incidence de premiers épisodes psychotiques (p = 0,0109 et p = 0,0286). Ainsi à Londres (où 11,7 % des contrôles consomment quotidiennement, et où 26 % des contrôles ont déjà fumé du cannabis à plus de 10 % de THC) l’incidence est de 45,7 cas pour 100 0000 habitants, contre 21 cas pour 100 000 habitants à Bologne (où seuls 4,6 % des contrôles sont consommateurs et 8,7 % de contrôles ont déjà consommé du cannabis fort).
Les auteurs insistent sur l’impact de la disponibilité du cannabis contenant plus de 10 % de THC. Ils estiment ainsi que sa disparition ferait passer l’incidence des premiers épisodes psychotiques de 37,9 à 18,8 cas pour 100 000 habitants dans la ville d’Amsterdam.

Quels messages retenir ?

Les messages de santé publique sur le cannabis sont très peu audibles. Les médecins et la population en connaissent mal les dangers, qui sont souvent sous-estimés ou mal compris. Cette étude souffre bien entendu des limites inhérentes aux évaluations rétrospectives, mais il s’agit néanmoins à ce jour de l’estimation la plus précise disponible de l’impact du cannabis sur la population eu égard au risque de schizophrénie.Elle devrait permettre de clarifier nos connaissances sur le sujet, et donner un caractère plus percutant aux efforts de communication en la matière.

Le cannabis, en particulier lorsqu’il est à plus de 10 % de THC et qu’il est consommé tous les jours a un impact majeur sur le nombre de premiers épisodes psychotiques. Il est très probable que la diminution de sa consommation permettrait de limiter l’incidence et la prévalence de la schizophrénie, en même temps qu’elle en réduirait la sévérité et la résistance thérapeutique. Un effort doit également être fait pour limiter l’accès aux formes de cannabis les plus fortes. Cependant, l’interdiction de la consommation et de la vente de cannabis rend aujourd’hui impossible la régulation de la teneur en THC, comme on le fait par exemple pour le degré d’alcool, qui est strictement contrôlé.

Dr Alexandre Haroche

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CANNABIS : MA FEMME PÈTE LES PLOMBS TOUT LE TEMPS.

Source : Drogue info service

Par KIkou13 

Bonjour à tous,

Je fais appel au forum bien évidemment pour trouver de l’aide.

Ma femme (40 ans) qui est consommatrice de cannabis très régulière depuis son adolescence me fait des crises à répétition.
Nous avons un enfant de 7 ans et un 2ème est en route pour bientôt.
Cela fait 10 ans que l’on se connais mais à mis quelques années à m’avouer sa consommation (car j’avais des doutes…).

Renfermement sur soit, pas du tout sociable, crise de nerfs à répétition (plusieurs fois par mois) et amplifiée lorsqu’il y a rupture de produit, c’est toujours la faute des autres « la mienne », mensonges sur sa vie au quotidien…

Depuis 7 ans j’élève quasimment seul notre enfant (heureusement que ma famille est là pour m’aider…).
Elle est désengagée totalement de son rôle de maman depuis la naissance de notre ange et me reproche la complicité avec notre enfant.
(A 3 ans notre enfant m’appelais papa et maman…).

Je m’occupe de tout maison, ménage, école, sorties… et elle trouve toujours de quoi se plaindre.
Avec le temps, je viens de perdre mon emploi car il est devenu très compliqué de gérer travail avec les déplacements que cela nécessite, maison et crises dépressives et de graves manques de respect dans ses paroles (insultes…)…Mes épaules sont tellement lourdes que je n’arrive plus à avancer et donc pour le coup je me suis consacré à prioriser l’éducation de notre enfant.

Le 2ème enfant arrive ( je sais vous allez vous poser la question « mais pourquoi faire un 2ème? ==> elle ne voulais plus d’enfant et donc j’ai été « surpris lorsqu’elle m’a annonce être enceinte…), elle continue toujours sa fumette malgré la grossesse (j’ai peur !!!).

je n’en peu plus, j’ai tout essayé : discussions (impossibles), j’ai jeté à plusieurs reprises cette « merde » à la poubelle (elle s’en procure tout le temps comment? je sais pas), alerté ses amis (peu être complices), sa famille (elle s’en fou complètement)!!!!

j’ai épuisé mon sac d’histoires auprès de notre enfant pour justifier les crises de sa maman.
j’ai même tourné en dérision ses crises afin qu’elle ne se rende pas compte du mal qu’elle fait à tout l’entourage.

J’avoue que que je ne sait plus que faire et me tourne vers ce site et ce forum comme dernière solution, chance ou on peut appeler cela comme on veux car cela est devenu TOXIQUE.
J’ai voulu divorcer il y a quelques temps et pour l’équilibre familial de notre enfant j’ai tout mis en suspend…

Je vous remercie pour votre aide et vos conseils.

Un papa vraiment, mais vraiment désespéré !!!!

Ces scientifiques ont guéri des rats alcooliques

en leur bombar­dant le cerveau avec des lasers

par  Laura Boudoux  | 22 mars 2019

Des cher­cheurs sont parve­nus à inver­ser le désir d’al­cool de rats de labo­ra­toire, pour­tant rendus extrê­me­ment dépen­dants. Une étude publiée le 18 mars 2019 montre que des lasers peuvent tempo­rai­re­ment désac­ti­ver « une popu­la­tion neuro­nale spéci­fique » du cerveau, afin d’en­tra­ver le désir d’al­cool. Les scien­ti­fiques assurent égale­ment que l’uti­li­sa­tion de lasers réduisent les symp­tômes physiques du sevrage chez ces rats dépen­dants à l’al­cool.

« Cette décou­verte est fasci­nante, nous déte­nons un nouveau morceau du puzzle pour comprendre le méca­nisme neuro­nal à l’ori­gine de la consom­ma­tion d’al­cool », se féli­cite Olivier George, de l’Ins­ti­tut de recherche Scripps. « Nous étions en mesure de contrô­ler la moti­va­tion de rats très dépen­dants à la consom­ma­tion d’al­cool, simple­ment en pres­sant un bouton », s’émer­veille le scien­ti­fique.

« En implan­tant des fibres optiques dans le cerveau, et en acti­vant un laser inhi­bant spéci­fique­ment ces neurones, nous pour­rions réduire consi­dé­ra­ble­ment l’al­coo­lisme », assure Olivier George. Une telle utili­sa­tion des lasers est en revanche encore loin d’être appli­cable sur les humains. « Ce travail néces­site l’uti­li­sa­tion de tech­no­lo­gies de pointe, qui ne sont pas encore approu­vées pour être utili­sées chez l’homme. Il faudra peut-être attendre 15 à 30 ans avant de voir des alcoo­liques avec des implants céré­braux qui les aident à contrô­ler leur envie », conclut le cher­cheur.

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Le vin est bel et bien un alcool comme les autres

media 

Le vin est bel et bien un alcool comme un autre, à consommer avec modération.Pixabay

Retrouvez la chronique nutrition de Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l’ONG Santé Diabète à Bamako au Mali. Cette semaine, il parle de la consommation de vin, un alcool comme les autres.

Pourquoi la polémique autour de la consommation de vin et de son impact sur la santé est-elle si vive depuis des années en France ?

Car, en France, depuis des décennies, le lobby du vin tente de convaincre que le vin ne doit pas être considéré comme un alcool comme les autres en insistant sur le fait que le vin fait partie de notre patrimoine et que, par conséquent, sa consommation fait partie de notre culture nationale. Ce lobby est arrivé à convaincre de nombreuses personnalités qui multiplient les déclarations souvent dramatiques pour la santé publique dans les médias. La dernière polémique sur le sujet est liée à une prise de parole du Ministre de l’Agriculture Français, Didier Guillaume, qui, invité par une chaine de télévision, a déclaré « Le vin n’est pas un alcool comme les autres. Je n’ai jamais vu un jeune sortir de boîte de nuit saoul car il a bu du côté du Rhône ».

Ceci est bien sûr totalement faux car même si le vin fait bien partie intégrante du patrimoine français, la molécule d’alcool contenue dans le vin est exactement la même que celle contenue dans n’importe quelle boisson alcoolisée. La consommation de cette alcool présentera donc les mêmes risques pour la santé.

Quels sont ces risques pour la santé ?

L’éthanol, qui est l’alcool présent dans toutes les boissons alcoolisées, est produit par la fermentation des sucres de différentes matières végétales. La consommation d’alcool en excès présente de très nombreux effets négatifs pour la santé.

En premier lieu, l’alcool étant très calorique, lorsqu’il est consommé en excès, il peut entraîner un risque de poids important qui pourra conduire à l’obésité. Ensuite, il y a tous les effets toxiques dramatiques d’une consommation en excès d’alcool qui va augmenter les risques de cirrhoses du foie, de cancer, de maladies cardiovasculaires, de démences mais aussi aura des conséquences dramatiques sur le fœtus et le développement du bébé chez la femme enceinte. Enfin, une consommation en excès d’alcool aura aussi des conséquences sociales avec une augmentation des agressions mais aussi des accidents de la route.

Toutes ces conséquences ont un impact épidémiologique majeur. En effet, la consommation d’alcool et la 2ème cause de mortalité en France et responsable d’environ 3 millions de décès par an dans le monde.

Il est important de rappeler aussi, qu’en 2018, le journal scientifique The Lancet a publié une étude qui démontre que les effets toxiques de l’alcool démarrent dès la consommation du premier verre et augmentent avec l’augmentation de la consommation.

En dehors de la dangerosité de l’alcool, est ce que des bienfaits santé du vin n’ont pas été démontrés ?

De nombreuses études ont démontré que le vin contient des polyphénols en grande quantité comme par exemple le resvératrol. Ces polyphénols jouent deux rôles principaux : un rôle d’antioxydant et un rôle protecteur sur la dysfonction endothéliale c’est-à-dire sur les anomalies qui affectent l’endothélium. Ce sont les polyphénols qui vont prévenir la survenue de maladies cardio-vasculaires. Mais attention : cet effet positif potentiel pour la santé concerne principalement le vin rouge, car c’est lui qui contient la grande quantité de polyphénol, et à condition de consommer des quantités très faible. Autrement l’effet s’inverse et la toxicité de l’alcool va prendre le dessus.

En conclusion quelles sont vos recommandations pour nos auditeurs qui souhaitent adopter ce régime alimentaire ?

L’Organisation Mondiale de la Santé, l’OMS, recommande :

  • Pas plus de 21 verres par semaine pour l’usage régulier chez l’homme (3 verres/jour en moyenne)
  • Pas plus de 14 verres par semaine pour l’usage régulier chez la femme (2 verres/jour en moyenne)
  • Jamais plus de 4 verres par occasion pour l’usage ponctuel

L’OMS recommande également de s’abstenir au moins un jour par semaine de toute consommation d’alcool. Enfin, l’OMS recommande aucune consommation d’alcool durant la grossesse. Aujourd’hui, beaucoup de pays abaissent ces recommandations avec une consommation maximale d’un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes.

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« Le cannabis n’est pas une drogue douce mais une drogue lente

  • Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je ne suis pas médecin, mais je vois ce que je vois. J’observe. Je discute, je parle, j’écoute.

Il ne se passe pas une journée ou presque sans que l’on me vante les mérites du cannabis, vous savez, le machin qui se fume et que c’est même vachement bien de le fumer.

On me le vante pour ses vertus… Charles, tu sais, c’est super bien, ça fait pas de mal, c’est que des plantes, en plus ça détend, ça te ferait le plus grand bien. Ca calme les douleurs, ça permet de mieux dormir, c’est en un mot « génial ». Charles, l’usage thérapeutique, Charles, l’usage récréatif, Charles, Charles, Charles…

On me le vante comme produit de placement! Charles tu sais, c’est la révolution verte, le cannabis est en train d’être légalisé, regarde au Canada ou aux Etats-Unis, franchement, tu devrais acheter des actions de producteurs de Cannabis, on va se gaver et gagner tout plein de sous!!! Je trouve que gagner de l’argent c’est, très très bien, et je ne fais pas le moraliste de bas étage sur ce sujet, mais je rajouterai tout de même… pas n’importe comment!!

Les propositions pour investir dans le cannabis abondent! Si vous rentrez la recherche « investir dans le cannabis » vous aurez des pages et des pages sur Google.

C’est le moins que l’on puisse dire. Un petit tour sur Internet et vous serez pourvu pour les 10 prochaines décennies en herbe d’agrément…

Cela représentera un marché valant certainement des milliards, les milliards de l’aliénation. Pourquoi pas.

J’ai hâte de voir les politiques « socialement responsables » que mettront en place ces firmes avec sans doute une mention sur les paquets de « shit » (merde en anglais) du genre « trop de chichon c’est pas très bon », « pour votre bien (et celui de nos actionnaires) merci de vous droguer avec modération » ou encore « un joint ça va, deux joints c’est trop, et 3 joints bonjour les fuites »…. ma femme me glisse à l’oreille que l’on ne parle pas de plomberie…

C’est « cool » la fumette, et pas fumer c’est être un vieux con…

Et bien, non ce n’est pas cool, le cannabis n’est pas une drogue douce, et n’est pas non plus « récréatif » parce qu’il peut avoir de terribles conséquences trop souvent occultées, et que dans presque tous les cas, il y en a une dont je peux visualiser chaque jour les effets massifs sur notre jeunesse. J’y reviendrai.

Je vous passe le fait qu’il y a plus de particules cancérigènes dans le cannabis que dans le tabac, je vous passe le fait que l’on meurt d’avoir fumé dans des accidents de voitures comme on meure avec trois verres de trop, se tuer soi-même étant une chose, tuer les autres en étant une autre, je vous passe même le fait que quand « on chichonne » beaucoup, on finit par « beaucoup déconner »… Pour le moment scientifiquement, on a de très gros doutes, et les médecins s’accordent à dire que le cannabis joue un rôle (et pas uniquement lui) dans la décompensation de maladies psychiatriques comme par exemple la schizophrénie… et oui!

Pourtant ce que je vois c’est des mous au lieu de la force de la jeunesse.
Pourtant ce que je vois, c’est des « fous » là où il y avait des gens « normaux ».
Pourtant ce que je vois, c’est des parents qui disent « je ne sais plus quoi faire ».
Pourtant ce que je vois, c’est des jeunes qui ne « travaillent pas ».
Pourtant ce que je vois, ce ne sont pas des gens qui se sont « amusés », je vois des gens tristes et malheureux. Il n’y a rien de récréatif dans le malheur.

Je ne vois rien de « cool ».
Je ne vois rien de beau.
Je ne vois rien d’enthousiasmant, ou d’emportant.

Vous me direz, Charles, l’alcool c’est la même chose. Oui l’alcool détruit à forte dose, mais je vois des gens joyeux quand ils ont bu un verre ou deux, je vois même des gens heureux de faire la fête. Pour les alcooliques il n’y a plus aucun bonheur.

Mais je ne vois aucun fumeur de cannabis heureux, je ne vois que des gens éteints, réduits à l’état de larve. Pas un seul. J’en vois des milliers, dans chaque famille, c’est une épidémie massive d’extinction de notre envie.

Il faut remplacer les LBD par le LBC!

Remarquez, pour le contrôle social c’est parfait, ils sont d’une mollesse exemplaire. Très peu de différence entre un mollusque sur son rocher et un jeune (ou moins jeune) fumeur de cannabis sur son canapé. Ils y restent accrochés consciencieusement. Le mollusque comme le fumeur de cannabis ne représente aucune menace.

D’ailleurs si quelqu’un pouvait suggérer à notre Castaner de remplacer les Lanceurs de Balles de Défense les LBD par des LBC des lanceurs de boulettes de cannabis, je peux vous assurer que rapidement les gilets jaunes seraient couchés et avachis sur les trottoirs….

Christophe, franchement, personne ne te dit jamais rien place Beauvau? Mon cricri tu es vraiment très mal conseillé! Distribution de « beuh » gratuite à tous les protestataires… et puis au besoin « Yaka » faire des grenades lacrymo au cannabis, franchement aucune ambition dans l’innovation appliquée au maintien de l’herbe… heu, de l’ordre! Et là, plus un pavé de lancé… bien trop lourd!

« Monsieur Sannat, le « chichon », n’est pas une drogue douce, c’est une drogue lente! »

Je papotais avec le principal du collège de mon « grand » et je m’ouvrais à lui il y a quelques jours de ce phénomène alarmant, mais qui ne semble alarmer que moi, et qu’il m’a confirmé en tous points, même au collège. Il m’a surtout, je trouve donné la meilleure définition de l’effet massif de ces drogues dîtes  improprement douces sur nos enfants et sur nos adolescents, des effets qui touchent des millions de nos enfants.

« Monsieur Sannat, ce n’est pas une drogue douce, c’est une drogue lente, cela les ralentit terriblement, ils deviennent totalement mous, sans énergie, sans envie, sans ambition, ils sont dans un autre monde, et nous ne pouvons plus les ramener, la seule chose que je peux faire, c’est de ne pas couper le lien pour préserver l’avenir, enfin, pour préparer leur retour, bien hypothétique dans la réalité ».

Voilà ce triste et dramatique constat.

Le cannabis, n’est pas dangereux en soi, à courts termes et à faibles doses quoique nous soyons tous très différents dans la façon de réagir.

Le cannabis désocialise parce qu’il ralentit aussi bien votre esprit que l’ensemble de vos capacités.

Alors que la jeunesse est le moment de toutes les promesses, de toutes les énergies, de toutes les envies, et de tous les possibles, le moment de tous les rêves, de toutes les ambitions, même les plus folles, ce moment magique où il y encore quelques miettes de la naïveté de l’enfance, et pas tout à fait la lourdeur des effets du prix de la vie et les stigmates des orages qu’il faudra affronter; supprimer ce moment extraordinaire à nos enfants en banalisant les drogues « douces » est un crime massif contre le potentiel de notre jeunesse et de nos enfants.

Le cannabis n’est pas récréatif, il vole la vie de nos enfants, il vole les pulsions de vie, il fait de nos enfants de « dériveurs » dans une autre réalité, ils ne sont plus tout à fait ici, ils sont encore pas entièrement ailleurs.

J’ai compris, enfin, pourquoi nos « jeunes » sont si nombreux à ne pas « travailler », à ne pas « faire d’effort », ce n’est pas qu’ils ne le veulent pas, ils ne le peuvent pas.

Dieu n’était pas un fumeur de Havanes, le diable, lui, oui.

Tout ce qui abolit notre volonté, tout ce qui réduit nos pulsions de vie est une forme de mal qui doit être désigné comme le mal et combattu comme le mal.

Nos enfants, notre jeunesse, méritent bien mieux qu’une ration gratuite de drogue dite douce.

Que personne ne s’y trompe.

Par démagogie, par « modernisme », par bêtise, parce que nombreux sont déjà les parents trentenaires ou quarantenaires à « chichonner », nous volons la véritable vie de nos enfants. L’envie et la volonté sont parmi les moteurs les plus importants de la vie elle-même.

La drogue, ce n’est pas mal parce que c’est mal…

C’est mal, parce que ses effets brisent net vos potentiels et vous empêchent de vous réaliser, de vous accomplir, de participer au processus de création et d’évolution du monde, de faire votre apport à la collectivité, en un mot, les drogues douces, qui sont comme l’explique très justement le principal du collège de mon fils des drogues lentes empêcher celui qui en prend de vivre pleinement.

Enfin, nous vivons dans un monde où droguer ses gosses est normal et moderne, et de toutes les façons les déshériter sera même le summum du progressisme. Nous en parlerons demain.

Je vous laisse sur ces paroles totalement fausses

« Dieu est un fumeur de havanes
C’est lui-même qui m’a dit
Que la fumée envoie au paradis »…

La fumée n’envoie pas au paradis, elle emprisonne et fait de chacun des dériveurs. C’est plus la marque du malin que du divin, malin qui est souvent bien plus attrayant au premier abord.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Pourquoi est-ce si difficile de ne pas boire d’alcool en France ?

Alors que l’impact sanitaire de l’alcool est considérable, il est encore difficile de dire non à la proposition de boire un verre. Pourquoi ? Eléments de réponse dans l’émission Grand Bien vous fasse d’Ali Rebeihi consacrée à l’alcool en présence de journalistes, d’un addictologue et d’une ex-buveuse.

Jeune femme refusant un verre de vin
Jeune femme refusant un verre de vin © Getty / Peter Cade

En France, le rituel de l’apéritif est sacré. Or, d’après Santé publique France, 41 000 personnes sont mortes en 2015 de maladies liées à l’alcool, soit 7% des morts de l’année. Parmi elles, on trouve 30 000 hommes pour 11 000 femmes. 16 000 Français sont décédés d’un cancer, 9 900 de maladies cardio-vasculaires, 6 800 de maladies digestives, 3 000 par maladies diverses (diabète, épilepsie..) et 5 400 par accident ou suicide. Récemment, un article du Lancet (revue scientifique médicale et scientifique britannique) a mis en évidence un lien entre alcool et cancer du sein. Ces chiffres font de l’alcoolisme la deuxième cause de décès évitables après le tabac dans notre pays.

Pourtant, il est encore difficile de refuser de l’alcool

Mais les non-buveurs sont suspectés d’être des personnes ennuyeuses. Le témoignage de Mélanie, 37 ans, auditrice de Pont d’Arche :

Je ne bois pas d’alcool depuis l’adolescence. J’ai été trop marquée par une famille d’origine bretonne avec beaucoup d’alcool et de la violence physique. Mes parents ont acheté un bar. J’ai pu y observer des comportements tristes et dépravants. Comme j’avais accès assez facilement à l’alcool, mais comme cela m’angoissait, j’ai arrêté. Je suis devenue la bonne copine que les parents appréciaient parce que je raccompagnais les autres en fin de soirée.Mais à la fac, ne pas boire m’a mise de côté. On m’a reproché d’être un bonnet de nuit et de ne pas savoir s’amuser…

Souvent, l’alcool est l’un des rites de passage chez les étudiants avec souvent, derrière des marques d’alcool qui sponsorisent les soirées. Dans ce contexte, être abstinent exclut forcément.

Le non-buveur est toujours suspect 

Un autre témoignage :

Je ne bois pas, on me dit que je ne suis pas drôle et autour de moi, on se demande si je ne suis pas musulmane, ex-alcoolique ou végétarienne… 

 

Un frein culturel

Thomas Pitrel et Victor Le Grand, journalistes, auteurs de Tournée générale, un livre sur la place de l’alcool en France :

Concrètement en France, ne pas boire de vin, un produit français, c’est souvent vu comme trahir la culture française. 

Si les lobbies savent rendre l’alcool de plus en plus attractif, la gastronomie sans alcool n’existe pas vraiment. Quand on ne boit pas, on passe dans la catégorie des enfants : on nous propose un soda, du sirop ou au mieux un jus de tomates… Il n’existe pas d’apéritif réellement festif et sans alcool.

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La consommation d’alcool reste importante en France

Michel Reynaud estime que les usines de fabrication de boissons alcoolisées ne sauraient contribuer efficacement à la prévention des décès découlant de la consommation d’alcool. À la tête du Fonds Actions Addictions, le professeur explique qu’elles puisent leurs revenus de la poche des consommateurs réguliers.

Bien que la part de buveurs quotidiens se stabilise après avoir progressivement diminué entre 1992 et 2014, le nombre d’abstinents n’augmente pas pour autant.

En effet, 30.000 hommes en sont directement ou indirectement morts en 2015, contre 11 000 femmes. Quelles solutions le gouvernement compte-t-il mettre en place pour y remédier ?

41 000 décès liés à la consommation de boissons alcoolisées en 2015

Si 87 % des personnes ayant fait l’objet d’une consultation ont déclaré avoir bu de l’alcool une fois au moins durant l’année 2017, 10 % ont avoué boire de façon quotidienne. Ces derniers, qui ont entre 18 et 75 ans, ont consommé plus de 50 % des bouteilles, en tout cas sur celles qui ont été déclarées.

C’est ce que révèle l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Il analyse les données collectées au sujet des addictions dans l’Hexagone.

Ces chiffres doivent-ils alarmer ? En tout cas, les 41 000 décès enregistrés au titre de l’année 2015 concernent la consommation d’alcool. Elle peut avoir entraîné l’apparition de certaines maladies, responsables de 15 % des décès (au plus) chez les populations ayant entre 35 et 64 ans. En revanche, chez les autres tranches d’âge, le pourcentage est estimé à 8 %.

Des mesures préventives et plus encore pour contrer les pratiques addictives

Parmi les personnes décédées en raison de leurs habitudes de consommation, 3 000 individus sont atteints de troubles psychiques et psychologiques. 6 800 souffrent de troubles digestifs, tandis que 9 900 sujets ont fait un AVC ou un infarctus.

Les maladies cancéreuses ont causé 16?000 décès. 5 400 cas de décès sont rattachés à des causes externes, comme par exemple les accidents. Les grands buveurs ont-ils intérêt à souscrire une assurance décès pour assurer l’avenir de leurs enfants ?

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a soumis, en janvier dernier, un programme de sensibilisation contre l’alcoolisme et la toxicomanie. Dans cette démarche, elle incite les fabricants et des vendeurs de boissons alcooliques à participer à des actions préventives.

Quant à l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA), elle prône l’instauration d’une mesure gouvernementale visant à diminuer les risques sanitaires associés.

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