Bernard Kouchner et les quatre autres « médecins de la drogue » publient un livre accablant. Pour eux !

par Jean Costentin

Ils étaient cinq pour faire leurs sottises et ils voudraient en faire davantage.

C’est ce que je retiens du livre Toxic 1,dont je me suis infligé la lecture (focalisation sur les toxicomanies oblige).

« Toxic », ce livre l’est à tous les égards. Ce sont les élucubrations de cinq comparses (Bernard Kouchner, Patrick Aerberhard, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Lebeau et William Lowenstein) qui, irrépressiblement, à l’automne de leur vie, signent et persistent dans toutes leurs sottises émises au cours des trente dernières années.

Réjouissons-nous : en dépit des alternances politiques, qui auraient pu offrir à leurs thèses des fenêtres de plus grandes occasions, notre société n’a pas cédé à toutes leurs pressions qui visent, in fine, à la légalisation de toutes les drogues, à commencer par le cannabis. Certes, nous leur devons, au moins en partie, que la France soit championne européenne de la consommation des drogues (toutes confondues). Mais on imagine où nous en serions s’ils avaient été davantage entendus…

En couverture de l’ouvrage, les esquisses de leurs visages sont ponctuées de points noirs – dernière poussée d’acné juvénile ? Quoi qu’il en soit, leur lecture m’a donné des boutons.

Sous le titre « Toxic », un sous-titre : « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Ils se revendiquent donc comme les seuls à avoir fait sa promotion ; le moment venu, cela facilitera l’instruction du procès de ces « cinq médecins du gang », comme ils s’autodésignent.

Dans un long chapitre, ils se racontent, sombrant dans l’auto et l’hétéro-congratulation : baroudeurs, Che-guévaristes ; confondant allègrement engagements politiques, engagements humanitaires (Médecins du monde, Médecins sans frontières…), toxicomanies ; avec un besoin irrépressible de faire parler d’eux. Jeunes ambitieux, ils vilipendèrent Claude Olievenstein (créateur du centre Marmottan, qui fut en son temps le shogun français de l’addictologie). Comme au Far-West, où il fallait atteindre Kit Carson pour devenir « le meilleur tireur de l’Ouest ». Ils ont tiré sur Olievenstein et ils réitèrent, alors qu’il n’est plus là pour se défendre.

Bernard Kouchner, comme pour s’excuser d’avoir été ministre d’un gouvernement « de droite », souligne, à plusieurs reprises, que ses idées étaient plus faciles à faire passer sous des ministres se présentant comme tels (Simone Veil, Michèle Barzach, Philippe Douste-Blazy, Roseline Bachelot).

Les cinq comparses exhalent une grande suffisance ; ils ont compris à la place des autres. Le drogué n’est pas le malade qui justifie que tout soit fait pour le guérir ; très au-delà de l’empathie, ils font dans la collusion revendiquée (humanitaire n’est pas synonyme d’humanisme ni d’éthique médicale).

Ils prétendent que l’interdiction des drogues empêche la prévention et l’information ; ignorant, ce faisant, que chaque année, en France, 130.000 décès sont imputables au tabac et à l’alcool, qui sont drogues licites. Répétant depuis quarante ans les mêmes sottises, ils se sont fermés aux évidences et entretiennent leur errance par un psittacisme affligeant. Ils ignorent résolument que divers aspects de la réduction des risques en font naître de bien plus importants.

Les moyens consacrés aux addictions et le nombre de leurs victimes n’ont jamais été aussi élevés, tandis que leur taux de guérison est pitoyable. Cela impose de repenser l’information, la prévention, la prise en charge des victimes, la répartition des moyens, le fonctionnement des structures – conclusions aux antipodes de celles du « gang des cinq ». Aussi faut-il enfin le démasquer et le neutraliser, car ils affirment que « l’audace qui les tient depuis plus de 30 ans n’est toujours pas apaisée » ; qu’ils « n’ont pas désarmé, et que leur combat continue ».

Notes:

  1. Toxic, B. Kouchner et coll., « Le combat des 5 médecins de la drogue ». Éd. Odile Jacob, mai 2018

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Les dentistes alertent des risques du cannabis sur les dents

Des études scientifiques démontrent que le joint fait plus de ravages en bouche que la cigarette. – AFP

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le cœur

Boire beaucoup d’alcool, très vite, en très peu de temps, voilà ce qu’on appelle le binge-drinking. Cette façon de consommer l’alcool très en vogue chez les jeunes en quête de sensations fortes pourrait avoir des conséquences à long terme bien plus graves qu’une simple gueule de bois.

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le coeurLIGHTFIELDSTUDIOS/ISTOCK

Différentes études démontrent déjà que le binge-drinking est une pratique dangereuse qui provoque de nombreux troubles à court terme : intoxication éthylique aiguë, black out, perte du sommeil… Des recherches menées à la Vanderbilt University School of Nursing, dans le Tennessee, révèlent aujourd’hui que cette pratique est aussi néfaste sur le long terme.

Des risques cardiovasculaires élevés

Les recherches menées par Mariann Piano, doyenne associée à la recherche à l’université de Vanderbilt démontrent que les risques cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, le cholestérol ou encore la glycémie sont plus élevés chez les jeunes adultes qui pratiquent fréquemment le binge-drinking. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, on commence à parler de binge-drinking à partir de 5 unités (verres standards) consommés rapidement pour les hommes contre 4 pour les femmes.

Des symptômes différents pour les hommes et les femmes

Cette étude, publiée dans le Journal of the American Heart Association démontre par ailleurs des syndromes différents chez les hommes et les femmes. Chez les premiers, cette consommation excessive d’alcool a des effets sur le cholestérol et amène une hypertension artérielle plus élevée : deux facteurs qui contribuent aux développements des maladies cardiovasculaires. Les femmes concernées ont elles, généralement, des taux de glycémie plus élevés que les abstinentes.

Pour les chercheurs, les jeunes adultes ne doivent pas ignorer que l’alcoolisme répété peut avoir des effets sur le long terme. « Le danger va au-delà des mauvais résultats scolaires et d’un risque accru de blessures accidentelles » alerte Mariann Piano.

Une génération qui boit plus vite que la précédente

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné l’hypertension artérielle, le cholestérol, la glycémie et d’autres risques cardiovasculaires chez 4 710 adultes âgés de 18 à 45 ans sur deux périodes d’un an. Parmi eux, 25,1% des hommes et 11,8 % des femmes disent avoir pratiquer le binge-drinking plus de 12 fois dans l’année. Par ailleurs, un étudiant d’université sur 5 signale au moins trois épisodes de binge-drinking au cours des deux dernières semaines précédents l’entretien. « Un taux record » pour la directrice de l’enquête.

En 2016, une étude de l’INPES, révélait déjà que le nombre de jeunes ayant connu l’ivresse plusieurs fois au cours de l’année avait considérablement augmenté au cours des 10 dernières années, mettant en lumière cette nouvelle façon de consommer l’alcool.

Comparativement aux anciennes générations, cette propension à multiplier les épisodes de beuverie et sa régularité exposent donc ces jeunes à un risque accru de méfaits liés à l’alcool dans le futur.

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Alcool au volant : attention au dosage (RTL)

L’association Prévention routière profite de cette période estivale pour mettre en garde les conducteurs tentés de prendre le volant après avoir consommé de l’alcool. Christophe Ponzio rappelle également qu’il faut faire très attention au dosage, car, entre le verre que l’on se fait servir dans un bar et au cours d’un barbecue entre amis, la quantité d’alcool peut aller du simple au double.

Il faut se méfier car le taux limite peut ainsi très vite être franchi, alerte Anne Lavaud, déléguée générale de Prévention routière. Quand on est invités ou lorsque l’on reçoit, on a tendance à avoir la main beaucoup plus lourde et on sert des verres qui sont beaucoup plus importants : il ne faut alors pas se fier à la fameuse règle qui dit que l’on peut reprendre le volant après deux doses bar.

Le risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par huit et demi en moyenne chez les conducteurs alcoolisés. « Il faut combattre toutes les idées reçues qui laissent supposer que l’on peut reprendre le volant même si on a un peu bu, en laissant les fenêtres ouvertes, en prenant les petites routes, en roulant doucement, ou bien pire, en prenant un bonbon à la menthe », rappelle Anne Lavaud. Des solutions peu fiables, alors que dormir sur place ou désigner une personne qui ne boira pas et qui conduira, c’est beaucoup plus sûr.

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Combien boire de verre de vin sans s’abîmer la santé ?

Des scientifiques de l’Université de Cambridge ont mené une étude afin de déterminer quelle dose d’alcool pourrait être considérée comme étant quasi sans risque pour la santé humaine. Ils ont même donné le nombre exact de verres de vin ou de pintes de bière qu’un individu pourrait consommer chaque semaine, relate la revue The Lancet.

Des scientifiques britanniques de l’Université de Cambridge ont décidé de calculer la dose d’alcool à consommer par semaine qui ne nuirait pas à la santé d’un individu, lit-on dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à leurs conclusions, les scientifiques ont analysé les données sur l’état de santé de 600.000 personnes issues de 19 pays ainsi que la quantité d’alcool qu’elles consomment.Les scientifiques ont réduit tous les types d’alcool à des unités conventionnelles appelées «drink» et ont établi une quantité minimale de «drink» qui serait sans risque pour la santé. En outre, ils ont également établi des liens entre l’espérance de vie et l’alcool consommé.

Ainsi il s’est avéré qu’une dose sans grave risque pour la santé humaine serait de 14 «drink» par semaineCela équivaut à environ six verres de vin ou à six pintes de bière. Il faut aussi faire une pause de deux jours entre chaque consommation d’alcool, poursuivent les scientifiques.

Vin bleu
© PHOTO. RENÉ LE BAIL
Ceux qui boivent régulièrement 18 «drink» ou plus par semaine verront leur espérance de vie se réduire de cinq ans en moyenne.

La consommation de 10 à 15 «drink» par semaine réduit la durée de vie d’un à deux ans.

Les scientifiques soulignent toutefois que toute dose d’alcool aura des effets néfastes pour la santé. Même une petite quantité, comme de 10 à 15 «drink» pendant sept jours coûtera six mois de vie, concluent-ils.

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Les buralistes  prêts à se dévouer pour vendre du cannabis

Par le Professeur Jean Costentin : Président du CNPERT (Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

En toute honnêteté au regard de la Loi, les buralistes tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente de produits nocifs. Ce faisant, prenant appui sur des dépendances qu’ils installent puis qu’ils s’appliquent à entretenir, ils précipitent nombre de leurs clients, selon les produits vendus, dans la maladie, la marginalisation, la déchéance physique et psychique, la ruine.

Parmi les produits toxiques qu’ils dispensent, citons : le tabac sous formes de cigarettes ; ou de tabac brut (à fumer dans une pipe ou à rouler) ; le tabac à priser (qui n’est plus guère prisé) ; le tabac à chiquer (plus assez chic pour perdurer) ; le papier à cigarettes, dont la version grand format n’a d’existence que pour fabriquer des « pétards » (cigarettes de chanvre indien / marijuana). Par surcroît de nombreux buralistes tiennent également un débit de boisson qui leur permet de dispenser aussi des tasses de café (drogue bien vénielle, mais drogue tout de même) ; des boissons alcooliques consommées sur place (vins, bière, pastis, whisky et autres spiritueux…).

Pour mémoire, rappelons que leur négoce est responsable, chaque année en France, de 79.000 morts avec le tabac et contribue aux 49.000 morts imputés à l’alcool.

Ces buralistes font aussi dans les produits des jeux, générateurs de dépendance. Ces produits peuvent, sinon mener à la ruine, du moins entretenir un état de pauvreté chronique ; ils s’adressent à des personnes qui mobilisent leurs maigres ressources sur le mode « en carrosse ou en galoche ». De plus aisées, peuvent être précipitées dans le dénuement, par ces agresseurs que sont les billets de la loterie nationale et autres produits de « la Française des jeux » : jeux de grattage ; le Cash, à 5 € le billet ; L’Euromillion à 2 € le billet ; le Loto  à 2 € le billet ; L’Amigo, qui a remplacé le Rapido,  (jeu en ligne avec des tirages à haute fréquences)…

Cette propension des buralistes à surfer sur les faiblesses humaines avec leurs pitoyables conséquences ne leur suffit plus, puisqu’ils se déclarent maintenant prêts à vendre du cannabis.

On doit continuer de leur interdire la vente des cigarettes électroniques/e-cigarettes et leurs recharges de nicotine*. La vente de ces produits est interdite aux mineurs, car ils constituent un mode d’entrée dans la dépendance nicotinique. Or nombre de buralistes ne respectent pas l’interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs, on ne peut donc leur faire confiance avec cette alternative à la cigarette. De plus il serait malencontreux que l’acheteur d’une recharge de nicotine soit confronté à l’exposition des paquets de cigarettes dont il essaie de se détacher…

Dans l’opprobre on peut toujours faire pire ; leur demande d’être autorisés à vendre du cannabis en est une illustration. Savent-ils bien que la toxicité du cannabis l’emporte de loin sur celle du tabac ?

Ils devraient tout au contraire diversifier leur commerce pour atténuer le poids des drogues qu’ils dispensent et qu’ils vont devoir réduire. Leur négoce devrait s’ouvrir à bien d’autres produits d’une parfaite innocuité.

De grâce qu’ils n’aggravent pas leur image altérée par les drames auxquels ils contribuent, en leur ajoutant ceux du cannabis.

*« Le désastre des toxicomanies en France » J. Costentin, Ed. Docis 2018

 

Ce n’est pas « l’abus d’alcool » qui est dangereux, c’est l’alcool !

Une unité d’alcool représente 10g d’alcool pur, quelle que soit la boisson, pour un verre servi au bar ou au restaurant. A la maison, chez les amis, les doses peuvent être beaucoup plus généreuses !
Pour se faire une idée, sachez que une unité d’alcool correspond à :

Un demi de bière ou une bolée de cidre
Un verre de rosé, de sangria, une coupe de champagne (10cl)
Un apéritif (6 cl de porto, vermouth par ex.) à 20 degrés
Une dose (3cl) de whisky, de gin à 40 degrés
Une dose (2cl) de pastis ou de cognac, vodka à 45 degrés

L’eau, la glace pilée, le soda ou le jus de fruit que l’on ajoute ne changent pas la dose d’alcool.

Ex. Le mojito, c’est une dose de rhum
Un Bellini, une dose de champagne
Une vodka orange, une dose de vodka

Si le diluant est aussi alcoolisé, les unités s’additionnent

Un Spritz, une dose de prosecco (vin pétillant) et une dose d’apéritif
Un Manhattan, deux doses de whisky et une dose d’apéritif
Une margarita, deux doses d’alcool fort

Des repères par bouteille

Amusez-vous à compter un lendemain de fête :
Une bouteille de vin =7 unités
Une canette de bière à 5° = 1,5 unités ; Attention, la même canette à 10° = 4 unités
Une bouteille de whisky ou de digestif à 40° = 22 unités
Une bouteille de pastis à 45° = 25 unités

Que dit L’Organisation Mondiale de la Santé ?

pour les femmes, un maximum de 2 unités par jour
pour les hommes, un maximum de 3 unités par jour
Pas plus de 4 unités en une seule occasion
Au moins un jour par semaine sans alcool

Cas particuliers

0 alcool pour les enfants, même au mariage de la cousine !
Pour les femmes 0 alcool durant la grossesse et l’allaitement
Si vous êtes malade, sous traitement abstenez-vous

Alors, si vous avez forcé sur le rosé, pensez aux mocktails, au thé glacé, aux smoothies et autres jus, c’est toujours du sucre, mais sans alcool. Si c’est difficile, pensez à vous faire aider.

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Cannabis : Bernard Kouchner pérore chez Thierry Ardisson

Par Jean Costentin

Il y a quarante ans, ma grand-mère me disait : « Il n’y a que les sots qui ne changent pas. »

À cette époque, le journal Libération publiait « l’appel du 18 joint », requérant (déjà) la légalisation du cannabis. Parmi ses signataires figurait un certain Bernard Kouchner ; il précisait qu’il était médecin, pour faire ressortir sa position à contre-emploi. Les déjà lointaines fumées des barricades de Mai 1968 continuaient d’intoxiquer quelques esprits vulnérables. L’écrivain Marcel Jouhandeau conseillait à ces-héros (liaison facultative) des barricades : « Rentrez chez vous, dans dix ans vous serez tous notaires. » Visionnaire, mais dans l’euphémisme, car ces révolutionnaires d’opérette allaient prospérer, au-delà du notariat, comme patrons de grandes sociétés (Nouvelles Frontières, FNAC, etc.) et même comme ministres : Moscovici, Mélenchon.

N’oublions pas Kouchner : ne fut-il (en deux mots) pas élevé plusieurs fois à la dignité de secrétaire d’État, mais aussi de ministre (Santé, Affaires étrangères…). Son affrontement au « trou de la Sécu » lui valut le surnom de « Bernard Coûte cher ». II s’est auto-glorifié d’avoir été l’instigateur des « salles de shoot » pour les toxicomanes.

Épaulé par Nicole Maestracci, ex-secrétaire du Syndicat de la magistrature, ascendant trotskiste, placée à la tête de la « Mission interministérielle de lutte (sic) contre les drogues et toxicomanies » (MILDT), il a commandité avec elle au professeur Roques un rapport comparatif sur les drogues. Ils avaient découvert en cet universitaire, pharmacien, éminent chimiste, une expertise extemporanée sur les drogues et toxicomanies.

Leur commande était implicitement d’affirmer que le cannabis était moins dangereux que le tabac et l’alcool ; raison évidente de ne pas continuer à l’interdire. Usant d’arguments partiels et partiaux, à partir de critères de dangerosité personnels et biaisés, la commande fut vite honorée et les médias lui réservèrent un accueil enthousiaste. À la fumée du tabac qui s’élève des salles de rédaction et des studios s’ajoutent souvent des vapeurs d’alcool et l’odeur du shit.

Une autre commande était passée à l’INSERM, pour établir un bilan sur le cannabis, mobilisant le sérieux de cet Institut national des sciences et de la recherche médicale. Les personnes auditées avaient été choisies pour être majoritairement favorables à la légalisation du cannabis. Si quelques-uns, d’un avis contraire, ont pu l’exprimer, la rédaction finale a éteint leurs voix. Heureusement, le législateur, au moment de trancher ce sujet, en dépit du réconfort apporté par les rapports commandités, a eu la main tremblante ; l’autre majorité politique qui lui a succédé a quelque peu rafraîchi ces esprits en ébullition…

Quarante ans après cet « appel du 18 joint », Bernard Kouchner, dans une émission télévisée d’Ardisson sur C8 (3 juin 2018), a voulu prouver qu’il était épargné par la maladie d’Alzheimer en ressortant ses anciennes antiennes. Péremptoire, affirmatif, suffisant, pontifiant, poncifiant, il est apparu fixé au stade cannombilical. Il n’a rien appris ni rien compris sur ce grave sujet sanitaire, social, sociétal. Il n’a, bien sûr, fait aucune référence aux multiples études toxicologiques, pharmacologiques, cliniques, épidémiologiques qui se sont accumulées. Le temps, pour lui, s’était arrêté il y a quarante ans. Il me revenait, avec émotion, la définition des sots de ma défunte grand-mère.

Les autres invités de l’émission demeurèrent bouche bée, ils se couchèrent, sans nerf ; nul n’osa contester cette sommité fleurie, coiffée d’une canitie sans calvitie. Seul l’avocat Gilles-William Goldnadel exprima une discrète réserve. Si B.K. (comme le bacille au même acronyme) avait alors excipé de son diplôme de médecin, cela aurait justifié une protestation auprès du Conseil de l’ordre pour incitation à des comportements nuisibles à la santé (ce qui peut faire encourir une interdiction d’exercer la médecine).

J’ai des scrupules à résumer sa très riche carrière à cette saillie déplorable, mais elle a déjà provoqué beaucoup de drames. Si, par malheur, ses recommandations étaient suivies, plus grand-chose de ses œuvres n’aurait grâce à mes yeux.

2 verres d’alcool par mois pendant la grossesse suffiraient à réduire le QI de votre enfant

Futures mamans, soyez vigilantes avec l’alcool que vous consommez, même si vous pensez déjà l’être ! D’après une nouvelle étude de chercheurs allemands, même deux verres d’alcool par mois pendant votre grossesse peuvent avoir un impact sur le quotient intellectuel de votre bébé.

Les scientifiques de l’Université de l’Hôpital d’Erlangen, en Allemagne, se sont intéressés à 500 nouveaux-nés et plus particulièrement à leur taux d’éthylglucuronide , une molécule qu’on retrouve dans le foie quand il assimile de l’alcool.

Ils ont ensuite déterminé quel taux correspondait aux enfants dont les mères avaient bu environ deux verres par mois, et ils se sont aperçus, 6 ans plus tard, que les enfants qui avaient les taux d’éthylglucuronide les plus élevés avait un quotient intellectuel 4 points plus bas que ceux des enfants de mères qui ne consommaient jamais d’alcool.

Plus le taux augmente, plus le QI diminue, de même que les capacités de concentration de l’enfant.

Coffee-shops : le ministère de la Justice demande aux parquets de sévir

Les gérants de ces magasins ont exploité un flou juridique sur la teneur en THC, une pratique à laquelle la garde des Sceaux veut mettre fin.

Dans une note que franceinfo s’est procurée, le ministère de la Justice demande aux procureurs de poursuivre « avec une particulière fermeté » les responsables de boutiques vendant des produits dérivés du cannabis.

Cette note a été envoyée lundi 23 juillet par le directeur des affaires criminelles et des grâces pour mettre fin à la floraison des coffee-shops un peu partout en France.

Les gérants de ces magasins ont exploité un flou juridique, prétextant qu’ils pouvaient vendre des produits dérivés du cannabis à condition que leur teneur en THC (delta-9-tétrahydrocannabinol) soit inférieure à 0,20%.

Plusieurs coffee-shops déjà fermés à Paris, Bordeaux ou Dijon

Or, rappelle la note, cette teneur autorisée de 0,20% « s’applique à la plante de cannabis et non pas au produit fini qui en serait issu ». La plante est utilisée dans le bâtiment et le textile (sous forme de fibres contenues dans les tiges) ou dans l’alimentation (sous forme de graines).

Par conséquent, de nombreux coffee-shops sont dans l’illégalité. Ceux qui sont encore ouverts devraient fermer leurs portes rapidement.
Plusieurs établissements ont déjà été fermés ces dernières semaines, notamment à Paris, Bordeaux ou Dijon, et certains de leurs dirigeants mis en examen.

Source FranceInfo

Cannabis : attention à l’intoxication chez l’enfant

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L’augmentation du nombre de cas d’enfants intoxiqués après avoir ingéré du cannabis, surtout sous forme de résine, doit attirer l’attention sur ce risque réel.

En 2015, l’Agence française du médicament avait conduit une enquête qui recensait 140 enfants intoxiqués au cannabis sur la période 2010 – 2014 (cinq ans), dont neuf qui avaient dû être hospitalisés dans un service de réanimation. A la suite de plusieurs cas graves, une nouvelle enquête a été réalisée et elle montre une augmentation sensible du nombre de cas recensés (sans parler de ceux qui ne le sont pas) : 194 intoxications entre 2015 et 2017 (trois ans).

Des conséquences graves

Cette seconde étude met aussi en évidence une proportion plus importante d’enfants pris en charge pour un coma, une complication respiratoire sévère ou des convulsions. L’ingestion de cannabis sous forme de résine arrive en tête des causes d’intoxication. Les cas d’enfants hospitalisés en réanimation ont nettement augmenté : 13% contre 7% dans l’enquête précédente. Au moins cinq enfants ont été intubés, avec une assistance respiratoire prolongée. On notera que certains enfants ont été conduits aux urgences plus de 24 h après l’ingestion. Les explications avancées par les parents portent sur la crainte de la stigmatisation ou des conséquences légales.

Comme l’explique la revue médicale Prescrire, en cas de consommation de cannabis dans l’entourage d’un enfant, il est indispensable de tenir le produit hors de sa portée. Cela paraît évident, mais les cas d’intoxication montrent que cette nécessité n’est pas respectée par tous.

Les symptômes possibles d’une intoxication ? Pupille dilatée, baisse du tonus musculaire, trouble de l’équilibre et des mouvements, hypothermie, tachycardie (rythme cardiaque trop rapide), dépression respiratoire, voire coma. Au moindre signe d’alerte, il est crucial de contacter immédiatement un service d’urgence.

Source

 

Alcool et tabac : une réduction moyenne de leur consommation diminuerait considérablement la mortalité par cancer

Une nouvelle étude sur 20 ans démontre pour la première fois l’efficacité d’une réduction moyenne de la consommation d’alcool et de tabac sur le taux de mortalité par cancer. Une pierre dans le jardin du gouvernement.

Alcool et tabac : une réduction moyenne de leur consommation diminuerait considérablement la mortalité par cancerWAVEBREAKMEDIA/ISTOCK


Des chercheurs du Centre for Alcohol Policy Research (CAPR), en Australie, ont montré qu’une réduction de la consommation de tabac et d’alcool permettrait de diminuer considérablement les décès par cancer à l’échelle d’un pays.L’étude, publiée dans le Journal de l’American Medical Association, prolonge une étude publiée l’an dernier par le Dr Jiang et ses collègues qui avaient constaté que la réduction de la consommation d’alcool réduirait les taux de cancer du foie, de cancer du pancréas et de cancers ORL.

Une relation linéaire

Les chercheurs ont utilisé des données de santé et de consommation de ces produits remontant jusqu’aux années 1930 pour établir le lien entre les taux de tabagisme et de consommation d’alcool et la mortalité par cancer à l’échelle de la population.

Et il apparaît que fumer 500 grammes de tabac en moins par habitant et par an réduirait de 8% le nombre total de décès par cancer sur 20 ans. De même, boire trois litres d’alcool en moins par habitant et par an réduirait de 12% le nombre total de décès par cancer sur 20 ans. C’est 24 paquets de cigarettes et 40 bouteilles de vin par an.

Une preuve de l’impact sanitaire

Le Dr Jason Jiang, auteur principal de l’étude, a déclaré qu’il était important de comprendre l’impact considérable de cette étude sur la santé publique.
« Nous savions qu’il existait un lien étroit entre la consommation d’alcool et de tabac et le risque de cancer, mais peu d’études avaient examiné l’impact à l’échelle d’un pays », a déclaré le Dr Jiang. « Nous avons maintenant la preuve des avantages à long terme pour la santé d’adopter une approche collective pour réduire le tabagisme et la consommation d’alcool ».

Les politiques doivent passer à l’action

Contrairement à ce qui se passe en France, où des discussions sans fin au plus haut niveau de l’Etat sur la toxicité de l’alcool contenu dans le vin désespèrent les spécialistes, les décideurs politiques doivent désormais cesser de ménager les lobby des alcooliers.

Il est temps de passer les messages indispensables de santé publique sur le risque de cancer associé à une consommation de tabac et d’alcool : en réduisant la consommation d’alcool et de tabac, ce serait près d’un cancer sur 5 qui pourrait être évité !

Un manque de volonté sur le vin

Les preuves que l’alcool et le tabac augmentent le risque de décès avec 8 types de cancers sont désormais largement établies. L’alcool du vin n’est pas moins toxique que l’alcool de la bière ou du cognac. Même si nombre d’études suscitées par le lobby du vin disent le contraire.

Les politiques doivent travailler avec les acteurs de santé publique pour minimiser les effets néfastes sur la santé de ces comportements qui sont donc réellement à risque.

Source

Enquête sur les nouvelles drogues de synthèse

Disponibles en un clic, les NPS profitent d’une faille juridique pour se répandre comme une traînée de poudre.

Quand Jean-Louis* a ses envies de « paradis artificiels », il ne passe plus par des contacts douteux, des dealers véreux et s’exonère des virées glauques dans les quartiers peu fréquentables. Calé dans son canapé, son ordinateur portable sur les genoux, il achète ses drogues préférées sur… Internet. Dix minutes plus tard, la commande est enregistrée. Il a même eu droit à une offre de réduction spéciale été. « Tout se fait en ligne, c’est rapide et facile, explique-t-il. Et il n’y a plus qu’à se faire livrer. »

Ecoutez Geoffrey Bonnefoy et Victor Garcia nous parler de leur enquête autour des nouveaux produits de synthèse, ces drogues 2.0  Cliquez ici

Quatre jours plus tard, ses achats arrivent par courrier, sous pli discret. A l’intérieur, pas de cocaïne ni de cannabis, qui tomberaient sous le coup de la loi sur l’usage de stupéfiants (un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende), mais des dérivés synthétiques aux noms barbares : ETH-LAD, 2C-D, 5F-AKB48, 3-FPM, etc. Certains imitent les effets de l’herbe en les démultipliant, d’autres sont des hallucinogènes dérivés du LSD ou de la mescaline, ou encore des stimulants aux effets se situant entre la cocaïne et la MDMA. « J’aime aussi le 2C-E, de la même famille que le 2C-D, et le 6-APB, un psychédélique », ajoute Jean-Louis, comme s’il se trouvait devant une boîte garnie de chocolats.

Une pléiade de moyens de paiement  ….Lire la suite

Alcoolisme: Des médecins dénoncent le «cynisme» du plan de prévention du lobby de l’alcool

ADDICTION Dans une tribune publiée dans le journal « Le Monde » ce mardi, addictologues et des médecins dénoncent le « cynisme » du financement du plan gouvernemental de prévention de l’alcool par les lobbys du secteur…

Jeremy Vial  – Publié le 10/07/18

Alcool. Image d'illustration.
Alcool. Image d’illustration. — Svancara Petr—Petr Sva/AP/SIPA

La prévention de l’alcoolisme financée par le lobby du secteur passe mal. Dans un texte paru dans Le Monde ce mardi, divers spécialistes de santé ont dénoncé un texte présenté le 27 juin à l’Elysée, où le lobby de l’alcool proposait d’apporter son aide financière – à hauteur de 5 millions d’euros sur quatre ans – au plan de santé publique sur la prévention de l’alcoolisme.

« Son discours [du lobby] est d’une simplicité angélique : Laissez-nous faire ! Croyez-nous sur parole ! Dormez braves gens ! Faites confiance à notre sens des responsabilités ! », écrivent ainsi les signataires de la tribune. Ces derniers pointent du doigt le montant investi par le lobby de l’alcool dans ce plan de prévention de l’alcoolisme, mais aussi un conflit d’intérêts dans ce dossier.

Interpellés en février dernier par Emmanuel Macron, les producteurs et négociants de vins, spiritueux et bières avaient proposé, fin juin, de participer au financement des actions de prévention contre la dépendance à l’alcool, qui fait 135 morts par jour en France. Le lobby qui finance la prévention, l’annonce faisait l’effet d’une grande première dans l’Hexagone. Une décision qui avait enthousiasmé les uns, sans convaincre les autres.

Pour les spécialistes de santé réunis autour du texte relayé par Le Monde, l’objectif du lobby de l’alcool est avant tout « de créer un nuage de fumée, et d’empêcher toute politique de prévention efficace ». Parmi les signataires de la tribune figurent les addictologues Michel Reynaud et Amine Benyamina, la pneumologue Irène Frachon et l’épidémiologiste Catherine Hill. Ces derniers y voient le « cynisme d’un lobby qui ne cherche qu’à préserver ses propres intérêts, quelles qu’en soient les conséquences ». Pour rappel, la consommation d’alcool en France est l’un des plus élevés au monde avec 11,6 litres d’équivalent ­alcool pur par habitant en 2016, soit davantage que la Russie.

Plutôt 100 millions d’euros

Outre le « cynisme » des lobbyistes, les signataires de la tribune dénoncent le « conflit d’intérêts » que représente, selon eux, la présence d’Audrey Bourolleau au poste de conseillère Agriculture de l’Elysée. L’affaire avait été révélée puis détaillée par Mediapart. Avant de rejoindre les équipes d’Emmanuel Macron, Audrey Bourolleau occupée le poste de déléguée générale du lobby du vin.

De plus, une partie du texte rédigé par les spécialistes de santé porte sur le financement de la prévention de l’alcoolisme. Ils épinglent notamment la « pingrerie » du lobby de l’alcool, qui « essaie de faire passer un financement hypothétique de la prévention de 5 millions d’euros pour un apport décisif, alors que les chiffres d’affaires cumulés de la filière se comptent en milliards. »

Enfin, les instigateurs de la tribune demandent plus de moyens avec la création « d’un fonds prévention alcool digne de ce nom », qui « bénéficie de la même dotation que le fonds tabac et soit sous la responsabilité du ministère de la Santé ». Un fonds tabac qui s’élève à 100 millions d’euros.