Les élèves de 3e du collège de l’Atlantique ont participé à une séance de prévention sur la consommation de drogues, de tabac et d’alcool. À cette occasion, l’ouvrage de témoignages « Paroles d’ados » a été distribué aux 80 jeunes aytrésiens
Les élèves des classes de 3e du collège de l’Atlantique ont assisté à une animation de prévention contre les drogues, lundi 27 avril, avant de se voir remettre un…
La popularité du PTC, un cannabis de synthèse vapoté et difficile à détecter, inquiète les autorités en Île-de-France. En Seine-et-Marne, plusieurs affaires impliquent des adolescents, parfois dans des collèges, des lycées ou des foyers de l’enfance.
Le phénomène alerte les autorités judiciaires et sanitaires. Comme le rapporte Le Parisien le 2 mai, le « PTC », pour « Pète ton crâne », est cité dans plusieurs enquêtes menées en Île-de-France, notamment en Seine-et-Marne. Ce cannabis de synthèse, souvent consommé via une cigarette électronique, est particulièrement difficile à repérer : il est inodore, indétectable par les chiens spécialisés et échappe aux tests rapides. Une fiole coûte environ 10 euros, ce qui facilite sa diffusion auprès d’un public jeune.
Le tribunal correctionnel de Meaux a récemment condamné deux vendeurs de PTC, âgés de 19 et 25 ans, à quatre ans de prison, dont deux ferme, et trois ans de prison, dont 18 mois ferme. Tous deux ont été incarcérés à l’issue de l’audience. Le plus jeune, étudiant en prépa ingénieur et sans antécédent judiciaire, a expliqué avoir commencé à consommer au lycée avant de vendre le produit pour financer sa propre addiction.
Des adolescents particulièrement exposés
Les magistrats se montrent fermes dans ces dossiers, en raison de la dangerosité du produit et de l’âge des consommateurs ciblés. Dans l’affaire jugée mi-avril, le parquet avait requis jusqu’à cinq ans de prison, dont trois ferme, et 10 000 euros d’amende contre le « cuisinier » du trafic. Le substitut du procureur Alexandre Boulin a dénoncé une drogue « particulièrement destructrice sur des cerveaux en construction ».
Les signalements proviennent souvent d’hospitalisations de mineurs après des malaises. Le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès, évoque notamment des faits de consommation et de revente dans des foyers de l’enfance à Tournan-en-Brie et Combs-la-Ville. Des malaises d’élèves ont aussi été signalés dans un collège du sud de la Seine-et-Marne. En février 2025, l’Agence nationale de sécurité du médicament avait déjà alerté sur les risques liés au vapotage de substances psychoactives illicites chez les mineurs.
Un trafic difficile à endiguer
Selon Laurent Mercier, directeur interdépartemental de la Police nationale de Seine-et-Marne, cette drogue, apparue en France en 2020, a commencé à se diffuser dans le département en 2024. Les enquêteurs ont travaillé sur des dossiers à Meaux, Mitry-Mory, Lagny-sur-Marne, Thorigny-sur-Marne ou encore Moissy-Cramayel. Côté gendarmerie, une quarantaine de procédures liées au PTC ont été recensées.
En mars 2025, une opération menée après une enquête de la brigade des stupéfiants du commissariat de Meaux a permis la saisie de 199 fioles et de six bouteilles de PTC, soit près de 10 litres. Les forces de l’ordre disent aussi avoir découvert trois bidons de cinq litres cette année. Face à un produit discret, souvent repéré lors de contrôles routiers ou de fouilles devant les établissements scolaires, les autorités misent également sur la prévention dans les collèges et les lycées.
John (prénom d’emprunt utilisé pour notre article) se souvient parfaitement de ses visites au centre d’addictologie de Charente, situé près d’Angoulême. Il s’y rendait pour essayer de ne plus succomber à ses cravings, ses envies irrépressibles de boire de l’alcool. Mais, sa vie a changé depuis plusieurs mois. Il est enfin parvenu à réduire drastiquement sa consommation d’alcool. Lui, qui buvait tous les jours, s’autorise désormais un verre de temps en temps lors d’occasions spéciales et a même fait une croix sur l’alcool fort. Ce changement, il le doit à l’étude clinique à laquelle il a participé. Elle lui a été suggérée par l’addictologue Philippe Batel.
Un nouvel espoir
Comme John, 14 volontaires souffrant d’alcoolisme testent ce nouveau médicament, l’Oxybate de sodium, censé les empêcher d’avoir envie de boire de l’alcool au centre Charentais. Cette molécule est originellement connue en France, par les narcoleptiques. Mais depuis fin juillet 2025, le centre d’addictologie de Charente fait partie des trois centres dans le pays à la tester pour ses vertus sur l’alcoolisme.
L’alcool est une lourde addiction, difficile à se débarrasser. Alors, quand le docteur Philippe Batel a parlé de cette étude à John, ce dernier n’a pas hésité : « J’avais une consommation d’alcool trop importante, qui nuisait à mes relations, à ma vie et à ma santé personnelle« , relate-t-il.
Le royaume a légalisé cette substance en 2022 et expédié déjà, légalement cette fois, d’importantes quantités vers plusieurs pays.
En 2025, le Maroc a produit 2000 tonnes de cannabis légal, soit 4% de plus qu’en 2024. L’activité est en pleine extension.
Comme le rappelle le média Asharq Business, lors de la légalisation du cannabis en 2022, sa culture était circonscrite à trois régions du nord du Maroc.
Depuis, la filière connaît une expansion fulgurante.
En 2025 seulement, 4.000 nouvelles autorisations ont été octroyées.
C’est un palmarès dont la Bretagne pourrait se passer. Elle est sur le podium des régions françaises où les jeunes consomment excessivement de l’alcool, du tabac et des stupéfiants. Avec des conséquences graves pour leur santé et un coût global qui se chiffre en milliards d’euros par an. Des actions de prévention vont être lancées.
Sur l’affiche, la France est une grappe hexagonale aux mille raisins et le slogan sonne comme une injonction: «Buvez du vin et vivez joyeux», tandis qu’à quelques mètres, lui répond une pin-up qui s’asperge d’eau fraîche et décrète: «les belles plantes ne s’arrosent pas à l’alcool».
Bienvenue dans la France d’avant la loi Évin et dans les discordances de représentations de l’alcool au fil du temps, mises à l’honneur dans une exposition: «Ivresse», présentée depuis vendredi et jusqu’à..…
Près de 600 conducteurs ont été contrôlés lors d’une opération de police axée sur l’alcool au volant menée le 21 avril à Garnich et Clemency.
595 automobilistes ont été soumis à un contrôle d’imprégnation alcoolique, ce 21 avril, à l’occasion d’une opération menée par la police à Garnich, dans la rue des Trois Cantons, et à Clemency, rue de Bascharage.
Dans quatre cas, l’examen s’est relevé positif et deux procès-verbaux ont été dressés, tandis que dans deux autres cas, des avertissements taxés ont été dressés. À noter que ces contrôles ont été réalisés même en l’absence de tout indice grave.
Six infractions concernant des documents de bord ont été relevées, notamment l’expiration du contrôle technique dans quatre cas. Dans deux autres cas, soit le conducteur n’était pas en mesure d’exhiber un certificat d’immatriculation valide, soit il circulait avec une vignette fiscale expirée.
Deux conducteurs n’étaient pas en mesure de présenter un permis de conduire valide et un autre dont le permis lui avait été retiré antérieurement a vu son véhicule saisi et un PV dressé à son encontre. Aucun permis de conduire n’a été retiré sur place.
Des fumeurs de cannabis se souviennent avec assurance de mots jamais prononcés et de tâches jamais accomplies. Cette confusion ne relève pas d’un simple oubli mais d’une fabrication active de faux souvenirs par le cerveau intoxiqué.
L’impact du cannabis sur la mémoire ne se limite pas à des trous noirs ou à des oublis passagers. Une nouvelle étude révèle que le THC pousse le cerveau à inventer des événements qui ne se sont jamais produits, transformant les consommateurs en témoins peu fiables de leur propre réalité.
Des mots jamais prononcés reviennent en mémoire avec une précision troublante
Des chercheurs de la Washington State University ont enfermé 120 utilisateurs réguliers de cannabis dans des chambres de vaporisation contrôlées. Chaque participant inhalait soit un placebo, soit 20 mg de THC, soit 40 mg. Une heure plus tard, les scientifiques leur lisaient des listes de mots thématiquement liés. Par exemple, rêve, lit, réveil, fatigue, oreiller. Pourtant, le mot dormir n’apparaissait jamais dans ces énumérations.
Or les participants intoxiqués juraient avoir entendu ce mot fantôme. Ils le reconnaissaient avec une confiance qui défiait la réalité objective des enregistrements audio. Cette certitude trahissait un mécanisme neurologique précis. Le cerveau sous THC reconstruit activement les lacunes en puisant dans des associations sémantiques, créant ainsi des souvenirs cohérents mais entièrement fabriqués.
Les doses n’ont montré aucune différence d’effet. Que les volontaires aient inhalé 20 ou 40 mg de THC, le taux de faux souvenirs restait identique. Cette observation contredit l’idée répandue selon laquelle seules les consommations massives altèrent profondément la cognition. Même une intoxication modérée suffit à déclencher ce processus de fabrication mémorielle, rendant impossible pour le consommateur de distinguer plus tard ce qu’il a réellement vécu de ce que son esprit a inventé.
L’étude, publiée dans le Journal of Psychopharmacology, s’appuyait sur le paradigme DRM, une méthode validée depuis des décennies pour étudier les faux souvenirs chez les populations saines. En adaptant ce protocole au contexte du cannabis, l’équipe de Carrie Cuttler et Ryan McLaughlin a démontré que le THC agit comme un catalyseur de confusion cognitive bien au-delà du simple oubli.
Quinze systèmes de mémoire sabotés par l’impact du cannabis sur la mémoire
Le cannabis ne se contente pas de perturber un seul type de mémoire. Sur 21 systèmes cognitifs testés, 15 montraient des dysfonctionnements significatifs. Les participants intoxiqués oubliaient des tâches futures qu’ils devaient accomplir, un phénomène appelé mémoire prospective. Ils confondaient la source d’une information, attribuant par exemple à leur propre expérience des faits racontés par quelqu’un d’autre.
Cette confusion de source représente un danger insidieux dans les contextes juridiques. Un témoin oculaire sous cannabis pourrait sincèrement croire avoir vu un suspect commettre un acte, alors qu’il a simplement entendu quelqu’un en parler. L’équipe a observé ce mécanisme avec une précision troublante lors des tests de reconnaissance. Les volontaires ne distinguaient plus les souvenirs encodés sous intoxication de ceux qu’ils avaient construits après coup.
La mémoire de travail s’effondrait également. Les participants peinaient à retenir temporairement des séquences chiffres-lettres pourtant simples. Cette dégradation affecte directement la capacité à mener des conversations cohérentes ou à suivre des raisonnements complexes. En parallèle, leur mémoire épisodique se fragmentait, rendant difficile le rappel d’événements spécifiques vécus pendant l’expérience.
DÉCRYPTAGE – Selon une vaste analyse internationale, le risque d’hémorragie cérébrale ou de la formation de caillots est nettement plus élevé avec la consommation de ces drogues. Un danger largement méconnu, et qui concerne aussi les jeunes consommateurs.
Les drogues récréatives ne sont pas seulement un phénomène social : elles constituent aussi un véritable problème de santé publique. Et parmi les risques encourus par les consommateurs, une nouvelle analyse publiée dans l’International Journal of Stroke confirme que le cannabis, la cocaïne et les amphétamines augmentent significativement le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), y compris chez les plus jeunes. Des chercheurs de l’université de Cambridge ont passé au crible les données de plus de 100 millions de personnes.
Leurs conclusions sont sans ambiguïté : cocaïne et amphétamines doublent le risque d’AVC et, chez les moins de 55 ans, le risque lié aux amphétamines est même multiplié par trois. Le cannabis, souvent perçu comme plus anodin, augmente ce risque de 37 %. Et les chercheurs montrent que ce sont bien ces substances elles-mêmes qui augmentent le risque d’AVC, indépendamment du tabagisme, de la précarité ou d’autres comportements souvent associés.