Comment la cocaïne change rapidement notre cerveau

Des chercheurs américains affirment que, dès la première prise de cocaïne, de nouvelles structures apparaissent dans le cerveau.

Cela pourrait expliquer le mécanisme de la toxicomanie.

Comment la cocaïne change rapidement notre cerveau
© iStockphoto

Consommer de la cocaïne, même une seule fois, est loin d’être une pratique anodine. Selon une étude publiée par la revue Nature Neuroscience et rapportée par BBC News, la prise de cocaïne peut modifier la structure du cerveau dans les heures qui suivent la consommation. Une équipe de chercheurs américains des universités de Californie, Berkeley et UC San Francisco a prouvé que de nouvelles structures du cerveau liées à l’apprentissage et à la mémoire commencent à apparaitre juste après la prise de drogue, chez l’animal. « Les souris ayant manifesté les changements cérébrales les plus marquants ont une nette préférence pour la cocaïne. Les experts décrivent cette réaction comme l’addiction du cerveau à l’apprentissage », indique le site BBC News.  Source

Publicités

Mike Tyson (ex champion du monde des Poids lourds) : drogue et alcool

«Je suis sur le point de mourir parce que je souffre d’un alcoolisme vicieux, a lancé Tyson lors d’une conférence de presse à New York. Je n’ai pas bu ni pris de drogue en six jours, et pour moi, c’est un miracle. J’ai menti à tout le monde qui pensait que j’étais sobre. C’est mon sixième jour de sobriété. Je ne vais plus jamais toucher à ça.» «Je suis un mauvais garçon parfois.

J’ai fait beaucoup de mauvaises choses et je veux être pardonné. Je veux changer ma vie. Je veux vivre une vie sobre. Je ne veux pas mourir. »

Source

Editorial : Salle de drogue, qu’injecte-t-on ?

Les salles d’injection pour les toxicomanes dits injecteurs sont proposées dans un double but, sécuriser les injections individuelles des drogues et supprimer les désordres qu’entrainent les injections « sauvages » dans les endroits publics. D’où l’idée de proposer et de réserver un endroit spécifique pour pratiquer ces injections. Cet endroit, cette salle, pourrait recevoir les drogués dans un cadre sécurisé proposant un minimum d’hygiène, désinfectant, seringue à usage unique, solvant et un matériel propre.

Ces salles veulent répondre à une double mission, l’obligation de venir en aide au toxicomane, personne fragilisée et en danger (d’empoisonnement, de surdosage ou à l’opposé de syndrome de privation) et d’assurer la tranquillité des riverains. Cette double mission est partagée par les tenants et les opposants de l’ouverture de ces salles. A ce stade, tout le monde est d’accord et l’on comprend la tentation d’un  élu local d’ouvrir rapidement une de ces salles. Pourtant, d’autre structures d’accueil et de soins existent déjà, ont démontré leur efficacité et leur existence n’est, semble t’il, pas prise en compte dans ce projet.

Il n’est pas acceptable par les professionnels de santé dont la mission est de soigner, de guérir si possible mais certainement pas d’entretenir une toxicomanie qui reste une maladie dont la plupart des patients veulent se défaire. Il convient de rappeler un grand principe médical : on ne soigne jamais une addiction par la substance qui en est à l’origine (alcool,….). Nous avons déjà développé ces arguments, c’est au plan technique, les fautes médicales et pharmaceutiques majeures dans la conception de ces salles que nous voulons souligner ici.

La première est que la drogue injectée n’est pas identifiée. Le visiteur de ces salles apporte sa propre drogue, le plus souvent plusieurs. Elles proviennent d’une ou de plusieurs filières non identifiées et évidemment secrètes. Leur fourniture dépend exclusivement des grossistes (narcotrafiquants) et non des revendeurs, « dealers » souvent eux mêmes toxicomanes et servant de simples relais obligés. L’approvisionnement est donc entièrement contrôlé  comme l’est évidemment la fluctuation de ses coûts. Le « dumping » est une bonne façon d’introduire une nouvelle substance sur le marché.

On ne sait donc ni ce que l’on injecte ni à quelle dose (le danger  de surdosage ou à l’opposé celui de privation existe), malheureusement, l’organisation affichée de ces salles n’en tient pas compte. Avec ce produit inconnu, l’utilisateur fabrique lui-même la solution qu’il s’injectera. La façon de procéder a été souvent présentée, cuiller et flamme, la solution utilisée n’est pas stérilisée avant l’emploi. Outre les dangers dus à la présence d’autrs toxiques associés à la drogue ou de surdosage,e risque infectieux individuel demeure.

Au total, on accepte l’injection intraveineuse d’une solution non stérilisée d’un(ou plusieurs produits) que l’on ne connait pas à une dose non précisée. Qui accepterait pour lui-même ou un proche, pareil bricolage ?

Plus grave encore est la méconnaissance des substances injectées. On sait qu’elles « évoluent » et que l’imagination de certains chimistes est telle que l’offre de substances nouvelles est permanente. De source officielle, on signale l’apparition en France d’une nouvelle drogue chaque semaine, c’est dire que cette production atteint un niveau industriel.

Or, toujours par les mêmes sources, on apprend que seules certaines d’entre elles sont ensuite utilisées de façon importante. Il y a donc un déchet, certaines ont été éliminées. A l’évidence,

C’est parce qu’elles n’étaient pas assez actives ce qui suppose qu’elles ont été essayées sans succès. On voit ici le risque d’introduire  des substances non identifiées dans ces salles et d’en faire des bancs d’essais des nouvelles drogues.

La compassion à laquelle on souscrit tous, ne doit pas exclure la raison. On ne peut médicalement et humainement accepter et de fait cautionner de telles injections. Passant outre l’éthique médicale,  ce qui reste hautement discutable, il devrait néanmoins être possible de vérifier la nature du produit injecté et stériliser sa solution. Impossible techniquement, dira- t-on ? Non, que ce soit l’identification d’une substance ou la stérilisation d’une solution, ces techniques sont courantes et réalisables à l’hôpital. C’est dans ce cadre et avec ces moyens qu’il faut accueillir les toxicomanes injecteurs.

L’argument le plus souvent opposé est qu’ils ne veulent pas d’un accueil hospitalier. Il a pourtant de nombreux avantages, accueil, sécurité, discrétion, prise en charge globale avec la présence de services de réanimation en cas d’accident. A-t-on suffisamment expliqué et diffusé toutes ces possibilités ? Mais, soit, éliminons l’offre hospitalière. Il y a alors beaucoup d’autres structures d’accueil tant publiques que privées. Qui les connait ? CAARUD, CSAPA, CSST, la fédération française d’Addictologie, les associations de parents, etc…..

Une initiative intéressante serait d’en diffuser l’existence (comme il est fait actuellement pour les salles d’injection) et les moyens et, au moins, de les prendre en compte et de les intégrer dans un dispositif global de  réduction des risques et d’offre de soins.

Jean-Paul Tillement

Légalisation du cannabis: le président uruguayen prêt à faire « marche arrière »

Le président uruguayen  José Mujica a indiqué mardi qu'il était prêt à faire

Le président uruguayen José Mujica a indiqué mardi qu’il était prêt à faire « marche arrière » si l’Etat se retrouvait « dépassé » par la légalisation du cannabis, objet d’un projet de loi qui doit encore être ratifié par le Sénat. | DANIEL CASELLI

Le président uruguayen José Mujica a indiqué mardi qu’il était prêt à faire « marche arrière » si l’Etat se retrouvait « dépassé » par la légalisation du cannabis, objet d’un projet de loi qui doit encore être ratifié par le Sénat.

« C’est une expérience », a souligné le président lors d’une interview exclusive à l’AFP. « Naturellement, comme pour toute expérience, il y a un risque et nous devons avoir l’intelligence de dire que si elle nous dépasse, nous enclencherons la marche arrière.

Nous ne devons pas nous braquer. »

La Chambre des députés a approuvé fin juillet un projet de loi qui, s’il est ratifié par le Sénat, ferait de ce petit pays sud-américain le premier au monde où l’Etat contrôlerait la production et la vente du cannabis.

« Nous devons demander à la communauté internationale de nous aider », a ajouté M. Mujica. Il a reconnu que ses voisins, l’Argentine et le Brésil, pouvaient avoir des « inquiétudes » en raison de ce projet de loi, « mais en même temps ils vont nous regarder avec grand intérêt ».

« Je crois que nous pouvons vraiment apporter quelque chose à l’humanité », a-t-il estimé. « Etre un banc d’essai qui permette de dégager des pistes pour affronter ce problème, de donner de nouveaux outils pour lutter contre les addictions à la drogue ».

« Je reconnais qu’il peut y avoir des risques, il y en a sûrement », poursuit le président. « Ce qu’on sait déjà, c’est que la voie qu’on a prise jusqu’à présent n’a pas permis de régler le problème ».

Le président uruguayen a souligné que l’objectif de ce projet n’était pas une libéralisation totale du cannabis mais son contrôle par l’Etat. Il a rappelé que le gouvernement prévoit de durcir les peines de prison contre ceux qui cultiveront cette drogue sans être inscrits dans un Registre des usagers.

« N’ayez pas de doute », a-t-il insisté. « Pour ceux qui ne sont pas enregistrés, nous allons tendre vers un durcissement » des peines, selon lui.

Lutter contre le trafic de drogue

La consommation n’est actuellement pas pénalisée en Uruguay, contrairement à son commerce. Si le texte était approuvé par le Sénat, les consommateurs, résidents en Uruguay, majeurs et inscrits dans un Registre des usagers, pourraient acheter jusqu’à 40 grammes par mois dans des pharmacies autorisées.

M. Mujica avait récemment assuré qu’il tenterait de convaincre ses concitoyens, dont 62% sont opposés à cette loi selon un récent sondage, du bien-fondé de cette « expérience dans l’intérêt du monde » entier.

Selon lui, ce texte vise principalement à couper les consommateurs des réseaux mafieux et à lutter contre le trafic de drogue, une lutte qui coûte chaque année quelque 80 millions de dollars (environ 60 millions d’euros) aux Uruguayens.

« Nous ne voulons pas laisser ce marché aux narcotrafiquants », a-t-il expliqué à l’AFP. « Il ne s’agit pas d’une défense de la marijuana. Aucune addiction n’est bonne ».

Interrogé pour savoir si ce projet de loi était un premier pas vers la légalisation future de drogues dures, M. Mujica a refusé de « s’avancer à le dire à ce stade ».

« Ce que je crains le plus, c’est ce qui vient. Et ce qui vient, ce sont les drogues synthétiques, celles qui sont fabriquées en laboratoires », a-t-il dit. Alors que le cannabis « est une drogue d’origine agricole, plus facile à contrôler si on le souhaite ».

Source

Salle de shoot : première victoire pour l’association qui poursuit Ayrault

Le Conseil d’État vient de donner son feu vert à la plainte de l’association Parents contre la drogue qui conteste la décision du premier ministre de créer des salles de shoot.

L’association Parents contre la drogue a franchi un premier pas dans sa plainte contre la décision du premier ministre d’autoriser la création d’une salle de shoot. Celle-ci est censée ouvrir ses portes à Paris, au 39, boulevard de la Chapelle. Le Conseil d’État a reconnu, le 26 juillet, que l’association était «recevable à agir», même si la décision du premier ministre n’a été que «verbale» et reprise par l’AFP en février dernier. Les hauts magistrats ont par ailleurs estimé que la décision du chef du gouvernement n’était pas de nature réglementaire. Elle n’aurait, selon l’association plaignante, «aucune habilitation juridique». Le Conseil d’État a transmis le recours au tribunal administratif de Paris.

Source

L’Organe de contrôle des stupéfiants demande à l’Uruguay de revoir son projet de loi sur le cannabis

1 août 2013 – L’entité des Nations Unies chargée de surveiller la production et la consommation des stupéfiants à travers le monde a exhorté jeudi l’Uruguay à revoir son projet de loi qui autoriserait la vente de cannabis à des fins non médicales.

Si elle venait à être adoptée, cette loi serait en effet en contradiction avec les dispositions des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues, en particulier la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, à laquelle l’Uruguay est partie.

Selon l’Organe de contrôle des stupéfiants, cette loi aurait également de graves conséquences pour la santé et le bien-être de la population, ainsi que pour la prévention de l’abus de cannabis chez les jeunes.

L’Organe exhorte en conséquence les autorités uruguayennes à veiller à ce que le pays respecte le droit international, qui limite l’usage de stupéfiants, dont le cannabis, à des fins médicales et scientifiques exclusivement.

Basé à Vienne, l’Organe de contrôle des stupéfiants est une entité de contrôle indépendante et quasi judiciaire, qui est chargé d’appliquer les Conventions internationales des Nations Unies de contrôle des drogues.
«Conformément à son mandat, l’Organe a toujours cherché à maintenir le dialogue avec le Gouvernement de l’Uruguay sur ce sujet, en proposant notamment l’envoi d’une mission au plus haut niveau dans le pays », indique l’Organe dans un communiqué de presse, avant d’appeler les autorités uruguayennes à examiner soigneusement toutes les conséquences dudit projet de loi avant de prendre une décision.

L’Organe exprime également son regret devant le refus du Gouvernement de recevoir l’une de ses missions, avant la soumission de ce projet de loi devant le Parlement.