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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Date

22 juin 2018

Dépénalisation du cannabis : l’Académie de médecine alerte encore les pouvoirs publics

L’Académie de médecine prend de nouveau position contre la dépénalisation du cannabis, dans un communiqué signé de Jean-Pierre Goullé, Jean Costentin, Jean-Pierre Olié, et Claude-Pierre Giudicelli, au nom de la commission V (Santé mentale-Neurosciences-addictions).

La rue Bonaparte a souhaité réagir pour répondre à une tendance qui semble se diffuser dans la société : « La demande d’une dépénalisation de la détention de cannabis se fait de plus en plus insistante ; en même temps, les réserves, jusque-là acceptées, sur son usage thérapeutique sont régulièrement contestées. »

L’ Académie déploie trois arguments :

  • La teneur du cannabis en son principe actif le tétrahydrocannabinol a été multipliée par 6,5, ce qui amplifie ses effets cardiovasculaires et neuropsychiatriques. La précocité de l’exposition au cannabis aggrave les altérations cérébrales et les effets psycho-cognitifs.
  • L’Académie souhaite poser la question du lien entre la consommation des jeunes Français et la mauvaise position de la France au classement PISA des performances éducatives.
  • Enfin, le lien entre consommation de cannabis et conduites à risque avec conséquences mortelles lors d’accidents de la voie publique est désormais connu.

L’Académie redoute qu’une dépénalisation du cannabis ou que l’autorisation de l’usage thérapeutique soient interprétées comme un message de tolérance, voire d’incitation à l’usage du cannabis par les adolescents et préadolescents.

Les académiciens mettent en garde les pouvoirs publics et demandent que l’information des jeunes sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale et que d’intenses campagnes d’information soient menées. Et voit dans le nouveau service national « une opportunité à ne pas manquer pour avertir les jeunes en y faisant intervenir des acteurs motivés des filières de Santé ».

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Où en sont les Français avec le cannabis ?

Une enquête réalisée par l’Ifop pour Terra Nova dresse le portrait d’une opinion en train de changer. 51 % des Français seraient ainsi favorables (40 % ont une opinion contraire) à «une régulation et un encadrement du cannabis» géré par l’état et selon certaines règles bien établies (interdit aux mineurs, au volant et dans les lieux publics).

Les Français reconnaissent les effets positifs que pourrait apporter une telle réforme (recettes fiscales, renforcement de la lutte contre le marché illégal) mais souhaitent, à une très large majorité, l’organisation d’un grand débat. L’enquête nous apprend également que les sympathisants de gauche sont les plus nombreux à avoir déjà «tiré sur un pétard» (Ecologistes 55 % et LFI 52 %), Les Marcheurs ne sont plus que 29 % et Les Républicains 22 %.

Mais surprise, au Rassemblement national (ex-FN), ils sont 39 % à avoir essayé. Comme les Insoumis, l’électorat du RN est jeune et les moins de 35 ans sont 45 % à avoir bravé cet interdit.

Les jeunes du département s’engagent contre les addictions aux drogues et à l’alcool

Les jeunes du CDJ pour la remise du Prix Charles Gottlieb.

Les jeunes du CDJ pour la remise du Prix Charles Gottlieb. Photo CG

Les Conseillers départementaux jeunes (CDJ) des Alpes-Maritimes lancent ce jeudi une campagne de communication contre les conduites addictives.

Top départ à 15 heures.

« #JyTouchePas« , la campagne de sensibilisation sur les conduites addictives portée par les jeunes conseillers départementaux jeunes a été lancée ce jeudi, en présence de Charles Ange Ginésy et Joëlle Arini, respectivement président et vice-présidente du Déportement ainsi que d’Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.

Les jeunes du conseil départemental sont répartis en commissions, l’une sur la santé, la solidarité et l’éducation, et l’autre sur l’environnement, le patrimoine et la sécurité.

Ce sont les jeunes eux-mêmes qui ont planché sur la thématique de l’addiction et qui ont cherché quels était les moyens les plus efficaces pour sensibiliser le plus efficacement leurs pairs.

FACE AUX DROGUES, ÇA VARIE

Les addictions, telles que le cannabis et l’alcool, touchent tous les publics mais les jeunes sont particulièrement vulnérables au phénomène.

>> RELIRE. Les adolescents de plus en plus accros aux drogues dures et au porno

Même si la consommation est en recul par intermittences, les comportements des adolescents restent très variables et soumis à des effets de mode.

Les 27 jeunes élus de la commission sécurité ont donc travaillé depuis deux ans sur la conception d’une campagne de communication et de prévention, à destination des collégiens du département.

Elle est à la fois axée sur les risques encourus pour la santé, et sur les bons comportements à adopter lorsqu’on se trouve confronté à ce type de phénomène

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